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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-21T22:03:01+02:00</updated>
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   <title>"La Divine"… Quand même ! Sarah Bernhardt, "l'impératrice" et éternellement grande comédienne</title>
   <updated>2024-06-07T11:13:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Divine-Quand-meme--Sarah-Bernhardt-l-imperatrice-et-eternellement-grande-comedienne_a3932.html</id>
   <category term="Trib'Une" />
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   <published>2024-06-07T10:39:00+02:00</published>
   <author><name>Isabelle Lauriou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il faut de l'expérience pour incarner sur scène, celle que Cocteau a baptisée : "le monstre sacré" du théâtre : Sarah Bernhardt. À une comédienne débutante qui lui avait été imposée, elle lui a adressé ceci alors que cette jeune actrice lui expliquait qu'elle n'avait pas le trac : "ça viendra, avec le talent". Il faut une sacrée confiance en soi pour balancer cela. Sarah Bernhardt n'avait peur de rien mais craignait la concurrence et ses mots pouvaient être d'une grande violence.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80805168-58271977.jpg?v=1717750944" alt=""La Divine"… Quand même ! Sarah Bernhardt, "l'impératrice" et éternellement grande comédienne" title=""La Divine"… Quand même ! Sarah Bernhardt, "l'impératrice" et éternellement grande comédienne" />
     </div>
     <div>
      Cependant, il est difficile de ne pas s'attacher à ce destin hors du commun. À celle qui a parcouru le monde entier et peut se glorifier d'avoir été applaudie triomphalement, avec son tempérament dramatique et sa diction emphatique, sur les cinq continents.       <br />
              <br />
       Du caractère, c'est le moins que l'on puisse dire et elle est presque née avec. Petite, c'était une enfant colérique, têtue et affirmée qui, du haut de ses neuf ans, a dit : <span style="font-style:italic">&quot;je ferai toute ma vie ce que je veux faire&quot;.</span> Têtue, bornée et assurée, elle ne fera pas toujours l'unanimité.       <br />
              <br />
       Les années passent, le Conservatoire, la Comédie-Française, puis, une gifle plus tard, adressée à une actrice, elle quitte l'institution. Ce tempérament volcanique lui vaudra aussi de jouer dans des pièces peu reluisantes, dont les succès sont minimes, mais elle joue, elle vit la scène et ne semble guère passionnée par autre chose que le &quot;théâââââtre&quot;, les mots, les vers, les personnages. Tout cela finira par séduire un public de plus en plus grand, sans oublier sa grande idylle artistique avec Edmond Rostand qui lui offrira des rôles emblématiques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80805168-58271988.jpg?v=1717750994" alt=""La Divine"… Quand même ! Sarah Bernhardt, "l'impératrice" et éternellement grande comédienne" title=""La Divine"… Quand même ! Sarah Bernhardt, "l'impératrice" et éternellement grande comédienne" />
     </div>
     <div>
      Amputée de la jambe droite, à 70 ans, après un accident, elle continuera de jouer, assise. Si ce n'est pas de la folie, cela ! Sacrée Sarah, quelle forte femme qui aura &quot;quand même&quot; pris un peu de temps pour devenir maman.       <br />
              <br />
       Pierrette Dupoyet, que de nombreux spectateurs venus ce dimanche au théâtre de la Contrescarpe connaissent et suivent depuis des années, pour ne pas dire, des décennies, est réputée pour ne jamais s'arrêter. Elle fêtera son 41ᵉ Avignon cet été. Passionnée, elle crée, se met en scène, écrit et joue partout où son cœur la porte et semble vouloir encore la porter, pour le plaisir des spectateurs venus en nombre l'applaudir.       <br />
              <br />
       Cela n'est donc pas surprenant qu'elle incarne aussi bien une autre grande dame du théâtre. Pierrette Dupoyet est extra, douce, émouvante et terriblement captivante. Seule, en lumière, face à son miroir, elle vient conter une sacrée histoire. La Divine Sarah Bernhardt renaît et avec elle, tous les souvenirs d'une grande star du théâtre français.       <br />
              <br />
       Ce spectacle est beau et permet à celles et ceux qui ne connaissent pas ce grand nom du &quot;drama&quot; de la découvrir et aux autres, comme moi, qui l'admirent, de prendre beaucoup de plaisir à la voir revivre et grâce à Pierrette Dupoyet, ne jamais l'oublier.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Sarah Bernhardt"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80805168-58271991.jpg?v=1717751027" alt=""La Divine"… Quand même ! Sarah Bernhardt, "l'impératrice" et éternellement grande comédienne" title=""La Divine"… Quand même ! Sarah Bernhardt, "l'impératrice" et éternellement grande comédienne" />
     </div>
     <div>
      Texte : Pierrette Dupoyet.       <br />
       Interprète : Pierrette Dupoyet.       <br />
       Mise en scène : Pierrette Dupoyet.       <br />
       Costumes : Annick Lebedyk.       <br />
       Création bande son : Jean-Marie Bourdat.       <br />
       Accompagnement musical : René Aubry, Armand Amar, Henri Torgue et Serge Houppen, Nicolas Peigney, Lorena Mc Kennit, Hugues Le Bars.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Dimanche 25 août 2024 : Festival Forêt des Livres, Château de Chanceaux, Chanceaux-près-Loches (37).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 Juin au 21 Juillet 2024,</span> Pierrette Dupoyet sera à nouveau au Festival Off d'Avignon avec :       <br />
       &quot;Louis Braille, au-delà des yeux clos&quot; à 11 h 30 au Théâtre Buffon.       <br />
       &quot;Les parias chez Victor Hugo&quot; à 16 h 15 au Théâtre Luna.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>•Off 2023• Pierrette Dupoyet illumine et irradie la mémoire de Sarah Bernhardt</title>
   <updated>2023-07-11T15:45:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Pierrette-Dupoyet-illumine-et-irradie-la-memoire-de-Sarah-Bernhardt_a3649.html</id>
   <category term="Avignon 2023" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/73903196-51405472.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-07-06T08:39:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il y a 100 ans disparaissait Sarah Bernhardt. Tragédienne autant adulée que contestée, elle est considérée comme l'une des plus grandes actrices du XIXe et du début XXe siècle. La "Divine Sarah", par ses outrances et son humour féroce, a représenté, à elle seule, le monde du théâtre. Elle a mené tous les combats, a interprété des rôles d'hommes, a joué devant 2 000 prisonniers, est allée, amputée d'une jambe, réconforter les soldats de 14-18. Elle a dirigé avec brio deux grands théâtres parisiens. Son amour de la scène reste un point de repère pour tous ceux qui savent qu'au théâtre les plus grandes émotions se vivent en direct !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73903196-51405472.jpg?v=1688627360" alt="•Off 2023• Pierrette Dupoyet illumine et irradie la mémoire de Sarah Bernhardt" title="•Off 2023• Pierrette Dupoyet illumine et irradie la mémoire de Sarah Bernhardt" />
     </div>
     <div>
      Est-il possible d'envisager un festival d'Avignon sans Pierrette Dupoyet ? Même souffrante, le bras droit dans le plâtre et plusieurs côtes cassées, elle était pourtant sur scène, il y a quelques années, à l'image de la comédienne phare du XIXe, révélée en 1869 au Théâtre de l'Odéon.       <br />
              <br />
       À l'occasion de l'anniversaire de ses 40 ans de présence fidèle dans le Off du festival, qui d'autre que Sarah Bernhardt Pierrette pouvait-elle réincarner à nouveau ? <span style="font-style:italic">&quot;Le métier de comédienne ne vieillit pas et, sans vouloir me comparer à Sarah Bernhardt, je me retrouve dans bon nombre de ses choix : porter de grands monologues, interpréter des rôles d'hommes, jouer dans le monde entier, ne jamais se laisser abattre même quand le corps défaille&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Durant ces 40 années à Avignon, Pierrette a incarné à sa manière de nombreuses personnalités telles Marie Curie, Cocteau, Boris Vian, Colette, Don Quichotte, Balzac, Rimbaud, Sœur Emmanuelle, Camus avec &quot;l'Étranger&quot;, Léonard de Vinci, Giono, Victor Hugo, Alexandra David-Néel, George Sand, Jacqueline Auriol, Mme de Sévigné, Jean Jaurès, Mme Guillotin, Tchaïkovski et, à l'occasion de cette nouvelle édition du Off, une création : &quot;Louis Braille, au-delà des yeux clos&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73903196-51405473.jpg?v=1688627391" alt="•Off 2023• Pierrette Dupoyet illumine et irradie la mémoire de Sarah Bernhardt" title="•Off 2023• Pierrette Dupoyet illumine et irradie la mémoire de Sarah Bernhardt" />
     </div>
     <div>
      Comme un symbole peut-être à qui voudra bien &quot;le voir&quot; ! Ou un message subliminal : la force est en chacun et chacune d'entre nous et nous pouvons tous et toutes à notre échelle être ou devenir des monstres sacrés pour peu que nous refusions la fatalité et les mauvais sorts que la vie nous réserve.       <br />
              <br />
       Elle l'est, un monstre sacré, Pierrette Dupoyet, intarissable Pierrette ! Et pour peu qu'on la connaisse hors les planches, elle sait toujours nous séduire tout autant parce que sa fougue conjuguée à une certaine forme d'extravagance touchante et sensible nous emporte contre vents et marées.       <br />
              <br />
       En ce quarantième anniversaire, ce spectacle sur Sarah Bernhardt - sélectionné pour représenter la culture française dans l'Océan Indien – est le trentième spectacle que l'intarissable comédienne crée à Avignon. Ce sera aussi sa centième représentation !       <br />
              <br />
       Mais on peut se demander pourquoi l'artiste si éprise de Théâtre – et des grandes figures en général – a attendu si longtemps pour évoquer ainsi cette artiste mondialement connue ? Qu'y a-t-il en cette femme extravagante, scandaleuse, tragédienne jusqu'au bout des ongles, farfelue et au caractère bien trempé qui ait pu faire patienter ainsi notre célèbre comédienne ?       <br />
              <br />
       Un double peut-être ! Une forme de miroir lui permettant de se découvrir elle-même encore davantage . Le miroir qui attire ou que l'on appréhende toujours plus ou moins, symbole de dualité, de vérité et d'éveil qui pousse à la quête incessante de notre propre vérité. Peu importe après tout, parce que dans ce spectacle rôdé à l'extrême où, à de très nombreux moments, Sarah et Pierrette ne font qu'une, où l'on découvre une actrice doutant d'elle-même en craignant les trous de mémoire, ayant le trac et, quelque part, plus fragile que l'on ne le pense, le spectateur n'en perd pas une miette. Il pénètre dans l'âme de Sarah, embrasse à plein cœur le travail incarné d'une artiste vouée corps et âme au Théâtre, d'une femme artiste engagée et rien ne semble pour l'instant vouloir l'arrêter.       <br />
              <br />
       Seule sur scène, Pierrette Dupoyet illumine et irradie… et, à travers les mots et traits d’humour nombreux qui émaillent la pièce, elle emporte le spectateur sans le lâcher une seconde. À noter, un instant de théâtre sans nulle autre pareil –  il fallait y penser – est celui où la comédienne plaisante sur les jeunes artistes débutantes et ingénues qui n’articulent pas et où elle nous donne une leçon de prononciation époustouflante. Pour peu que l’on pratique un tant soit peu le théâtre, on sait pertinemment que ces exercices de diction sont essentiels, mais les réussir à ce point, c’est de la haute voltige !        <br />
              <br />
       Mais, bien sûr, être seule sur les planches, c'est prendre des risques ! Nous nous interrogeons sur le fait que notre célèbre comédienne connaisse véritablement le sens de ce mot, elle qui se jette sans compter dans ce qui paraît impossible. Ou alors elle l'a toujours revisité…       <br />
              <br />
       Sarah Bernhardt avait adopté un crocodile qu'elle a vu agoniser de longues heures parce qu'il n'avait rien trouvé de mieux que d'avaler son petit chien !       <br />
              <br />
       Pierrette croque à pleines dents et à pleine fougue le théâtre pour notre plus grand bonheur. Pas de petit chien dans le ventre, mais bien d'autres choses ! À nulles autres pareilles.       <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Le Théâtre est utile et laisse une trace dans le cœur, le ventre et la tête du spectateur&quot;</span> (sic).       <br />
       Merci, Pierrette et bon anniversaire !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Sarah Bernhardt"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73903196-51405478.jpg?v=1688627417" alt="•Off 2023• Pierrette Dupoyet illumine et irradie la mémoire de Sarah Bernhardt" title="•Off 2023• Pierrette Dupoyet illumine et irradie la mémoire de Sarah Bernhardt" />
     </div>
     <div>
      Texte : Pierrette Dupoyet.       <br />
       Mise en scène : Pierrette Dupoyet.       <br />
       Avec : Pierrette Dupoyet.       <br />
       Costume : Annick Lebedyk.       <br />
       Création bande-son : Jean-Marie Bourdat.       <br />
       Bande-son : Jean-Marie Bourdat.       <br />
       Tout public.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 29 Juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 16 h 15.       <br />
       Théâtre La Luna, Salle 2, 1, rue Séverine, Avignon.       <br />
       Réservations : 06 81 78 49 48        <br />
       ou <a class="link" href="javascript:protected_mail('pdupoyet@wanadoo.fr')" >pdupoyet@wanadoo.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-laluna.fr/spectacle/sarah-bernhardt" target="_blank">&gt;&gt; theatre-laluna.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"La réponse des Hommes" Répliques humaines aux commandements dits vains</title>
   <updated>2022-12-22T12:16:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-reponse-des-Hommes-Repliques-humaines-aux-commandements-dits-vains_a3479.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2022-12-22T11:53:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La bonté divine est fabuleuse, chose entendue depuis l'an 01 de notre ère. Ainsi sa générosité est-elle sensée racheter les fautes du genre humain en réalisant, en coopération avec les pécheurs réels ou potentiels, des actes de bienfaisance pour soutenir les plus éprouvés… Des quinze œuvres de Miséricorde prescrites par l'Évangile de Saint-Matthieu, Tiphaine Raffier (dont le prénom vient de Théophane, "Dieu" et "lumineux") en retient neuf qu'elle met en jeu avec une belle liberté… Mais qu'annonce cette mystérieuse affiche présente à toutes les étapes du chemin terrestre, "Nous sommes désolés" : désolés de quoi, et de qui ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69720965-48714322.jpg?v=1671708213" alt=""La réponse des Hommes" Répliques humaines aux commandements dits vains" title=""La réponse des Hommes" Répliques humaines aux commandements dits vains" />
     </div>
     <div>
      Les pieds ancrés dans des &quot;réalités fictionnelles&quot; à faire vaciller les plus mécréants des hommes, elle invente avec ses comédien(ne)s complices des tableaux saisissants d'humanité en actes. D'&quot;Assister les malades&quot;, à &quot;Visiter les prisonniers&quot;, en passant par &quot;La Sauvegarde de la Création&quot; (ajout miséricordieux du Pape François en 2016), elle réinterroge avec maestria les actes d'entraide humaine. Pour ce faire, elle a recours à des saynètes grandeur nature, certaines filmées en gros plan et projetées en direct, soutenues par une envoûtante musique baroque et électro jouée en live par les musiciens au plateau. Cousus entre eux par des éléments récurrents (dont le retentissement d'une inquiétante sirène), ces tableaux vivants forment un ensemble fascinant conduisant… à une chute radicale.       <br />
              <br />
       D'emblée une jeune femme git, filmée sur son lit d'hôpital. La couronne florale qu'on lui scelle sur le crâne dans son cauchemar est à l'image de sa souffrance psychique. Autour d'elle vont se relayer une infirmière, un médecin, une sage-femme, un psychologue et même un photographe appelé là pour tenter de revaloriser en elle l'image d'une maternité vécue comme morbide. En effet, engagée corps et biens auprès du Programme Alimentaire Mondial, elle se sent submergée par les crises alimentaires de plus en plus nombreuses, de plus en plus sévères. Alors &quot;Donner à manger aux affamés&quot; envahit son champ psychique, obligeant à un choix draconien (qui nourrir ? qui laisser mourir ?) la laissant sans ressources… pour alimenter son propre bébé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69720965-48714323.jpg?v=1671708239" alt=""La réponse des Hommes" Répliques humaines aux commandements dits vains" title=""La réponse des Hommes" Répliques humaines aux commandements dits vains" />
     </div>
     <div>
      Une machine émet ses &quot;bip-bip&quot; réguliers tandis qu'un jeune homme attend fébrilement que son téléphone sonne. En quête d'une greffe vitale, ses dialyses occupent plus d'un tiers de son existence esseulée depuis que son compagnon l'a quitté. Le reste du temps, il le passe en visionnant des vidéos, parmi elles celle culte de Fred Astaire. Seule la mort d'un inconnu pourrait le sauver en lui procurant le précieux rein nécessaire à sa survie… &quot;Prier Dieu pour les vivants… et pour les morts&quot;.       <br />
              <br />
       La cérémonie du jeu familial - consistant à devoir offrir le cadeau que l'on a reçu à qui en fera la demande - met à l'épreuve de la réalité la générosité de chacun. Don contre don, sans calcul aucun… Qu'en sera-t-il alors, pour la mère, de la reproduction du Caravage &quot;Les Sept Œuvres de miséricorde&quot;, vues à Naples en l'Église du Pio Monte della Misericordia, ou, pour le père, du brûlant secret de famille… Échangeant en boucle le carburateur de moto, la boussole cassée du grand-père ayant sauvé l'ancêtre d'une balle meurtrière, ou encore une bouteille de gin, ce jeu explore in vivo les arcanes du don (dés)intéressé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69720965-48714325.jpg?v=1671708270" alt=""La réponse des Hommes" Répliques humaines aux commandements dits vains" title=""La réponse des Hommes" Répliques humaines aux commandements dits vains" />
     </div>
     <div>
      L'enjeu de &quot;Visiter les prisonniers&quot; prend corps dans un face à face édifiant entre un visiteur de prison miséricordieux dans l'âme et un repris de justice à l'intelligence déliée. De leurs vifs échanges resurgit - au travers de l'itinéraire d'une vertueuse visiteuse pénitentiaire, devenant meurtrière pour n'avoir pu supporter que l'on s'affranchisse de ses soins &quot;généreux&quot; - la question essentielle de &quot;l'intérêt&quot; du don.       <br />
              <br />
       Deux frères - l'un docteur en psychologie, l'autre en musicologie - se livrent à une joute épique dont les enjeux métaphoriques abordent les tensions entre sacré et profane, entre sacré et sacrilège. Car, si la musique sacrée est soumise aux soubresauts de la crise qui la traverse, elle véhicule dans ses plis des secrets inavoués, naviguant entre harmonie recherchée et disharmonie vécue. Ainsi d'&quot;Assister les malades&quot; où l'on voit des pédophiles au profil des plus variés - certains souffrent atrocement, d'autres restent coincés dans le déni, d'autres encore en sont à revendiquer leur attirance au nom de l'amour sincère - bénéficier d'une écoute ouverte, seul comptant le cheminement conduisant à une prise de conscience des pulsions prédatrices afin d'accompagner cette humanité souffrante, sans jugement (dernier).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69720965-48714394.jpg?v=1671708319" alt=""La réponse des Hommes" Répliques humaines aux commandements dits vains" title=""La réponse des Hommes" Répliques humaines aux commandements dits vains" />
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      D'autres scènes encore de la vie humaine, tel dans un kaléidoscope géant fourmillant d'inventivité, se donneront à voir jusqu'à éclairer le dernier précepte, celui de la &quot;Sauvegarde de la création&quot;. La chute - spectaculaire - sera propre à dévoiler le sens du &quot;Nous sommes désolés&quot;, accompagnant de tableau en tableau ce voyage émouvant au centre de l'humain… L'humain libéré de la sujétion au divin et devant désormais compter sur lui seul pour sa survie (ou pas). L'humain immergé dans une scénographie idoine, un décor oppressant exaltant superbement les enjeux présents et à venir. Bouleversant.       <br />
              <br />
       <b>Vu le vendredi 16 décembre 2022, Grande Salle Vitez du TnBA Bordeaux.       <br />
       A été représenté du 14 au 17 décembre.</b>
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     <div><b>"La réponse des Hommes"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69720965-48714400.jpg?v=1671708354" alt=""La réponse des Hommes" Répliques humaines aux commandements dits vains" title=""La réponse des Hommes" Répliques humaines aux commandements dits vains" />
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      Texte et mise en scène : Tiphaine Raffier       <br />
       Avec : Sharif Andoura, Salvatore Cataldo, Éric Challier, Teddy Chawa, François Godart, Camille Lucas, Édith Mérieau, Judith Morisseau, Catherine Morlot, Adrien Rouyard.       <br />
       Et l'Ensemble Miroirs Étendus : Guy-Loup Boisneau, Émile Carlioz, Clotilde Lacroix en alternance avec Amélie Potier, Romain Louveau en alternance avec Flore Merlin.        <br />
       Dramaturgie : Lucas Samain.       <br />
       Musique : Othman Louati.       <br />
       Scénographie : Hélène Jourdan.       <br />
       Son : Frédéric Peugeot et Hugo Hamman.       <br />
       Lumière : Kelig Le Bars.       <br />
       Vidéo : Pierre Martin Oriol.       <br />
       Cadreur : Raphaël Oriol.       <br />
       Costumes : Caroline Tavernier, assistée de Salomé Vandendriessche.       <br />
       Chorégraphie : Pep Garrigues et Salvatore Cataldo.       <br />
       Production : La femme coupée en deux ; La Criée - Théâtre national de Marseille.       <br />
       Production musicale : Miroirs Étendus.
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69720965-48714401.jpg?v=1671708400" alt=""La réponse des Hommes" Répliques humaines aux commandements dits vains" title=""La réponse des Hommes" Répliques humaines aux commandements dits vains" />
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      Durée : 3 h 20 entracte compris.       <br />
              <br />
       <b>Tournées</b>       <br />
       26 et 27 avril 2023 : La Coursive, La Rochelle (17).       <br />
       11 et 12 mai 2023 : L'Archipel, Perpignan (66).       <br />
       23 et 24 mai 2023 : Maison de la Culture, Bourges (18).
     </div>
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