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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-13T16:08:58+02:00</updated>
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   <title>"Fausse Note"… Face à face entre passé et présent, entre bourreau et victime</title>
   <updated>2017-09-09T16:25:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Fausse-Note-Face-a-face-entre-passe-et-present-entre-bourreau-et-victime_a1905.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/17064013-21615989.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-09-09T16:24:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Didier Caron signe ici un délicat face à face sur un sujet glissant qui aurait pu tomber dans le pathétisme ou le dogmatisme mais qui évite soigneusement ces écueils. L'ombre du passé visite un ancien nazi pour que soit révélée la vérité. Un sujet grave pour une pièce qui parvient à rester sur le fil de la comédie grâce à une structure narrative flirtant avec l'enquête policière.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17064013-21615987.jpg?v=1502432315" alt=""Fausse Note"… Face à face entre passé et présent, entre bourreau et victime" title=""Fausse Note"… Face à face entre passé et présent, entre bourreau et victime" />
     </div>
     <div>
      C'est la deuxième rencontre de ces deux hommes. Ils avaient tous les deux dix-sept ans, la première fois qu'ils s'étaient rencontrés. Cela s'était passé en 1943 ou 44, dans l'Est de l'Allemagne, un camp, Birkenau peut-être. L'un était en uniforme vert-de-gris, l'autre en tenue de prisonnier. Et chacun accompagnait son père ce jour-là. Et chacun se souvient de manière cuisante ce qui s'est passé ce jour-là. Comme un jour qui décide de l'avenir de ces deux vies : pour l'un celle d'un bourreau, pour l'autre, victime.       <br />
              <br />
       Il faut, pour ce genre de pièces à deux personnages, des ingrédients nécessaires qui sont un texte de valeur, une mise en scène claire et des interprètes convaincus par leurs personnages. Et convainquant. Christophe Malavoy et Tom Novembre sont ici habilement eux-mêmes dans les costumes préparés par Didier Caron. Ils ont tous deux amalgamé les personnages de papier avec leurs caractères, leurs sens du rythme, leurs dictions personnelles pour en faire des êtres absolument réels, incarnés, mais recréés avec les qualités propres des deux comédiens.       <br />
              <br />
       Et c'est là l'essentiel dans ce face à face toxique. Le reste du spectacle est lui aussi d'une grande précision. Une mise en scène distinguée dans un décor très stylisé, et une dynamique de scènes qui n'oublie pas le cocasse, le drôle, malgré le drame qui fait le fond de cette histoire. Qui en fait aussi le sel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17064013-21615988.jpg?v=1502432358" alt=""Fausse Note"… Face à face entre passé et présent, entre bourreau et victime" title=""Fausse Note"… Face à face entre passé et présent, entre bourreau et victime" />
     </div>
     <div>
      Une trame qui semble pourtant classique, récurrente dans le théâtre, le cinéma ou la littérature : un fantôme qui revient d'un passé que l'on a occulté, caché, oublié soi-même. Un fantôme qui réapparaît pour dévoiler la vérité, pour demander des comptes, voire pour se venger. Tel est le fil conducteur qui mène l'intrigue avec un danger persistant, angoissant et une résistance toute aussi prenante des protagonistes avalés par cette machine à remonter le temps.       <br />
              <br />
       Remonter le temps, quarante ou cinquante ans plus tard… Pour rappeler ce jour du drame qui décida de leurs deux vies. Pour ne pas oublier. Pour tenter aussi de se libérer de cette malédiction qui a dirigé leurs existences. À ce jeu, Didier Caron tente d'égaliser les dommages entre victimes et bourreau. Son projet n'est pas la mémoire - même si son histoire y puise tous ses éléments dramatiques. Il trace plutôt les portraits de l'héritage, des fils, des ceux pour qui les pères ont été, soit par leurs qualités, soit par leurs sauvageries, des références inévitables. Et c'est une vraie belle interrogation que de poser ces questionnements sur une scène.       <br />
              <br />
       La mise en scène partagée avec Christophe Luthringer est nette, inventive, elle parvient à suggérer les images et à transporter dans le temps et dans l'espace ce drame qui se déroule pourtant en temps réel. Et c'est aussi cette particularité qui suscite et aiguise l'attention : le temps réel de la représentation égale le temps du drame, et tient en haleine jusqu'au terme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Fausse Note"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17064013-21615989.jpg?v=1502432401" alt=""Fausse Note"… Face à face entre passé et présent, entre bourreau et victime" title=""Fausse Note"… Face à face entre passé et présent, entre bourreau et victime" />
     </div>
     <div>
      Texte : Didier Caron.       <br />
       Mise en scène : Didier Caron et Christophe Luthringer.       <br />
       Assistante mise en scène : Isabelle Brannens.       <br />
       Avec : Christophe Malavoy et Tom Novembre       <br />
       Lumières : Florent Barnaud.       <br />
       Décor : Marius Strasser.       <br />
       Costumes : Christine Chauvey.       <br />
       Son : Franck Gervais.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 21 septembre 2017 au 7 janvier 2018.</span>       <br />
       Du jeudi au samedi à 21 h, samedi à 16 h 30 et dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre Michel, Paris 8e, 01 42 65 35 02.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-michel.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-michel.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>•Avignon Off 2017• "Fausse Note"… Face à face entre passé et présent, entre bourreau et victime</title>
   <updated>2017-08-11T08:51:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2017-Fausse-Note-Face-a-face-entre-passe-et-present-entre-bourreau-et-victime_a1894.html</id>
   <category term="Avignon 2017" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/16431155-21257854.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-08-11T08:25:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Didier Caron signe ici un délicat face à face sur un sujet glissant qui aurait pu tomber dans le pathétisme ou le dogmatisme mais qui évite soigneusement ces écueils. L'ombre du passé visite un ancien nazi pour que soit révélée la vérité. Un sujet grave pour une pièce qui parvient à rester sur le fil de la comédie grâce à une structure narrative flirtant avec l'enquête policière.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16431155-21257854.jpg?v=1502432315" alt="•Avignon Off 2017• "Fausse Note"… Face à face entre passé et présent, entre bourreau et victime" title="•Avignon Off 2017• "Fausse Note"… Face à face entre passé et présent, entre bourreau et victime" />
     </div>
     <div>
      C'est la deuxième rencontre de ces deux hommes. Ils avaient tous les deux dix-sept ans, la première fois qu'ils s'étaient rencontrés. Cela s'était passé en 1943 ou 44, dans l'Est de l'Allemagne, un camp, Birkenau peut-être. L'un était en uniforme vert-de-gris, l'autre en tenue de prisonnier. Et chacun accompagnait son père ce jour-là. Et chacun se souvient de manière cuisante ce qui s'est passé ce jour-là. Comme un jour qui décide de l'avenir de ces deux vies : pour l'un celle d'un bourreau, pour l'autre, victime.       <br />
              <br />
       Il faut, pour ce genre de pièces à deux personnages, des ingrédients nécessaires qui sont un texte de valeur, une mise en scène claire et des interprètes convaincus par leurs personnages. Et convainquant. Christophe Malavoy et Tom Novembre sont ici habilement eux-mêmes dans les costumes préparés par Didier Caron. Ils ont tous deux amalgamé les personnages de papier avec leurs caractères, leurs sens du rythme, leurs dictions personnelles pour en faire des êtres absolument réels, incarnés, mais recréés avec les qualités propres des deux comédiens.       <br />
              <br />
       Et c'est là l'essentiel dans ce face à face toxique. Le reste du spectacle est lui aussi d'une grande précision. Une mise en scène distinguée dans un décor très stylisé, et une dynamique de scènes qui n'oublie pas le cocasse, le drôle, malgré le drame qui fait le fond de cette histoire. Qui en fait aussi le sel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16431155-21257870.jpg?v=1502432358" alt="•Avignon Off 2017• "Fausse Note"… Face à face entre passé et présent, entre bourreau et victime" title="•Avignon Off 2017• "Fausse Note"… Face à face entre passé et présent, entre bourreau et victime" />
     </div>
     <div>
      Une trame qui semble pourtant classique, récurrente dans le théâtre, le cinéma ou la littérature : un fantôme qui revient d'un passé que l'on a occulté, caché, oublié soi-même. Un fantôme qui réapparaît pour dévoiler la vérité, pour demander des comptes, voire pour se venger. Tel est le fil conducteur qui mène l'intrigue avec un danger persistant, angoissant et une résistance toute aussi prenante des protagonistes avalés par cette machine à remonter le temps.       <br />
              <br />
       Remonter le temps, quarante ou cinquante ans plus tard… Pour rappeler ce jour du drame qui décida de leurs deux vies. Pour ne pas oublier. Pour tenter aussi de se libérer de cette malédiction qui a dirigé leurs existences. À ce jeu, Didier Caron tente d'égaliser les dommages entre victimes et bourreau. Son projet n'est pas la mémoire - même si son histoire y puise tous ses éléments dramatiques. Il trace plutôt les portraits de l'héritage, des fils, des ceux pour qui les pères ont été, soit par leurs qualités, soit par leurs sauvageries, des références inévitables. Et c'est une vraie belle interrogation que de poser ces questionnements sur une scène.       <br />
              <br />
       La mise en scène partagée avec Christophe Luthringer est nette, inventive, elle parvient à suggérer les images et à transporter dans le temps et dans l'espace ce drame qui se déroule pourtant en temps réel. Et c'est aussi cette particularité qui suscite et aiguise l'attention : le temps réel de la représentation égale le temps du drame, et tient en haleine jusqu'au terme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Fausse Note"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16431155-21257875.jpg?v=1502432401" alt="•Avignon Off 2017• "Fausse Note"… Face à face entre passé et présent, entre bourreau et victime" title="•Avignon Off 2017• "Fausse Note"… Face à face entre passé et présent, entre bourreau et victime" />
     </div>
     <div>
      Texte : Didier Caron.       <br />
       Mise en scène : Didier Caron et Christophe Luthringer.       <br />
       Assistante mise en scène : Isabelle Brannens.       <br />
       Avec : Christophe Malavoy et Tom Novembre       <br />
       Lumières : Florent Barnaud.       <br />
       Décor : Marius Strasser.       <br />
       Costumes : Christine Chauvey.       <br />
       Son : Franck Gervais.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2017•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 30 juillet 2017.</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h 05.        <br />
       Théâtre du Chien qui Fume,       <br />
       75, rue des Teinturiers, Avignon.        <br />
       Réservations : 04 90 85 25 87.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 21 septembre 2017 au 7 janvier 2018.</span>       <br />
       Du jeudi au samedi à 21 h, samedi à 16 h 30 et dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre Michel, Paris 8e, 01 42 65 35 02.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-michel.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-michel.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Plus belle la vie… aux côtés d'Élisabeth Vitali</title>
   <updated>2015-08-15T11:34:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Plus-belle-la-vie-aux-cotes-d-Elisabeth-Vitali_a1419.html</id>
   <category term="Trib'Une" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/8142277-12704325.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-08-15T10:36:00+02:00</published>
   <author><name>Isabelle Lauriou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Bien renseignée. À Paris, le 16 juillet 2015, à 23 h 30, la température était de 30 degrés. J'étais sur ma bicyclette, pédalant, lentement, du VIIIe au XIVe, aspirant l'air chaud après un bon jus de fruits presque frais, au prix étouffant comme cette canicule qui a sévi dans notre cher Pays.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8142277-12704325.jpg?v=1439628601" alt="Plus belle la vie… aux côtés d'Élisabeth Vitali" title="Plus belle la vie… aux côtés d'Élisabeth Vitali" />
     </div>
     <div>
      Pour informer. Dans le VIIIe de Paname, il y a le Musée Jacquemart-André (que je conseille) mais aussi le Théâtre Michel. J'aurais une tendance spontanée à déconseiller le Théâtre Michel en plein été, contrainte et forcée d'avoir dû enfiler mon gilet, à l'entrée. Il semblerait que la chaleur ait perturbé la ventilation de la direction, qui, ce soir-là, s'est lâché sur la climatisation.       <br />
              <br />
       Assise et emmitouflée, flanquée d'un gilet et d'un foulard bien serré, j'attendais gentiment que le spectacle commence.       <br />
              <br />
       Sérieuse et curieuse, regardant autour de moi, j'attendais celle pour qui j'ai grimpé jusqu'ici.       <br />
               <br />
       Son nom : Élisabeth Vitali.       <br />
              <br />
       Pour vous remémorer. Élisabeth Vitali est la comédienne qui (entre beaucoup d'autres rôles) donne la réplique à Sophie Marceau dans le film de Claude Pinoteau : &quot;L'Étudiante&quot;. Année de sortie : 1988. J'avais 12 ans et, évidemment, Vincent Lindon… mais surtout &quot;Céline&quot; (Élisabeth Vitali), amie nerveuse et angoissée, du personnage principal &quot;Valentine&quot; (Sophie Marceau).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8142277-12704357.jpg?v=1439629292" alt="Plus belle la vie… aux côtés d'Élisabeth Vitali" title="Plus belle la vie… aux côtés d'Élisabeth Vitali" />
     </div>
     <div>
      Pour en rajouter. Élisabeth Vitali, dont le <span style="font-style:italic">Figaro Magazine</span> écrivait récemment : <span style="font-style:italic">&quot;une des meilleures comédiennes de sa génération. Grand talent, grosse personnalité. D'où sa rareté à l'écran et sur scène, où les caractères forts sont craints.&quot;</span> Ce que j'ai ri ! Pour une fois, je n'ai pas blâmé le <span style="font-style:italic">Figaro</span>, car, en effet, cette comédienne se fait trop rare. Et pour le croire, il suffit d'aller l'applaudir dans cette pièce, &quot;Coiffure et Confidences&quot;, adaptation française de la pièce &quot;Steels Magnolia&quot; (potins de femmes chez les ricains).       <br />
              <br />
       Souriante et émue, j'ai vu entrer une de mes actrices préférées, d'une rare simplicité, sur le plateau un tantinet trop décoré, et des yeux, je ne l'ai plus quittée. Elle a quelque chose de Streisand dans le regard, de Mery Streep dans l'engagement, de naturel et c'est bluffant. Une comédienne que j'imagine sans &quot;chichi&quot;, ni à vanter le nouveau régime de truc à base d'algues ou de baies de goji ni à s'exprimer sur ses gosses parce que <span style="font-style:italic">&quot;c'est tellemiiiinnn çô lô vie&quot;</span> (petite pensée pour Céline Dion, désolée). Une comédienne authentique, qui fait son métier loin des dérives médiatiques, des paparazzis survoltés, dont on ne sait pas grand-chose, si ce n'est qu'elle est douée et qui, malgré cette soi-disant forte personnalité effrayant sérieusement les productions ciné ou TV, semble bien sympathique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8142277-12704408.jpg?v=1439629590" alt="Plus belle la vie… aux côtés d'Élisabeth Vitali" title="Plus belle la vie… aux côtés d'Élisabeth Vitali" />
     </div>
     <div>
      Concentrée et amusée, j'ai suivi le destin de ces femmes qui, sur fond de frange, de ciseaux et de tasse de thé, racontent leur vie, se confient, s'émeuvent, se fâchent et se réconcilient. Élisabeth Vitali n'est pas seule sur scène. Dans ce salon de coiffure, échoué à Paimpol dans l'adaptation de Didier Caron, elle est bien entourée : Marie Hélène Lentini (excellente), Sandrine Leberre (craquante), Isabelle Tanakil (épatante), entre autres, donnent du cœur à l'ouvrage et du corps à leur personnage.       <br />
              <br />
       Touchée et les yeux embués de larmes, par celle pour qui j'ai pris froid ce soir-là, j'ai applaudi. J'ai triplement applaudi Élisabeth Vitali. Rien que pour la scène finale, courez-y ! Pour celles et ceux qui l'ont découverte avec ses yeux bleus, brillants de larmes et flippant face au jury, lors de son oral pour l'agrégation, piquant au passage la vedette à Sophie Marceau, vous la retrouverez au talent identique, à la générosité débordante face au public.       <br />
              <br />
       Pour terminer. &quot;Grand talent, grosse personnalité&quot; c'est évident. Du moins pour le talent. Je ne l'imagine pas sans personnalité et c'est tant mieux ! Dommage que cela fasse flipper. Personnellement j'ai beaucoup d'admiration pour ce genre de femme au caractère bien trempé. Ce genre de femme qui n'a besoin ni d'attaché de communication pour parler, ni de fouler le tapis de rouge avec The robe du styliste en vogue pour se faire remarquer.       <br />
              <br />
       Ravie et presqu'intimidée, je lui ai glissé un &quot;bravo&quot; alors qu'elle rejoignait un couple d'amis à la table voisine du bar de quartier. Je l'ai observée quelques instants. Simple en effet. Confortée surtout  dans l'idée qu'il ne faut pas passer à côté de cette comédienne, ni craindre la climatisation exagérée du Théâtre Michel, cet été.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Coiffure et Confidences"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8142277-12704437.jpg?v=1439630816" alt="Plus belle la vie… aux côtés d'Élisabeth Vitali" title="Plus belle la vie… aux côtés d'Élisabeth Vitali" />
     </div>
     <div>
      Texte : Robert Harling.       <br />
       Mise en scène : Dominique Guillo.       <br />
       Assistante mise en scène :Aryane Raynaud.       <br />
       Adaptation : Didier Caron.       <br />
       Avec : Marie-Hélène Lentini, Léa François, Élisabeth Vitali, Sandrine Le Berre, Isabelle Tanakil, Brigitte Faure (juin et août), Ariane Pirie (juillet).       <br />
       Décor : Olivier Prost.       <br />
       Musique : Raphaël Sanchez.       <br />
       Costumes : Christine Chauvey.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Jusqu'au 29 août 2015.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 21 h, samedi à 17 h.       <br />
       Théâtre Michel, Paris 8e, 01 42 65 35 02.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-michel.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-michel.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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