<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.larevueduspectacle.fr" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.larevueduspectacle.fr/</id>
 <updated>2026-07-15T06:41:52+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <icon>https://www.larevueduspectacle.fr/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>"Khojaly 613", une stèle musicale pour mémoire</title>
   <updated>2017-09-19T10:55:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Khojaly-613--une-stele-musicale-pour-memoire_a1761.html</id>
   <category term="CédéDévédé" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/11345014-18905325.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-03-10T08:33:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Enregistrée en direct en septembre 2016 au Deux Mondes Festival de Mulhouse, la troisième version de l'opus 197 de Pierre Thilloy pour violon solo, clarinette et orchestre symphonique a été gravée dans un cd qui vient de paraître. D'une grande beauté, cette pièce crépusculaire traversée d'un souffle tragique entend jeter un linceul de notes sur les victimes civiles d'un massacre commis en 1992 et en commémorer la mémoire.     <div>
      Conçue comme un triptyque dont les mouvements sont réunis par les principes de la citation, de la réminiscence et de l'anticipation, la troisième version de &quot;Khojaly 613&quot; <span style="font-style:italic">(1)</span>, développée pour un orchestre symphonique, ouvre une faille temporelle tant dans sa conception qu'à l'écoute.        <br />
              <br />
       L'orchestre, le violon et la clarinette solos, trois entités évoquant les acteurs de la tragédie comme ses témoins ou l'auditeur moderne, luttent par contrastes marqués ou se rejoignent en de douloureux développements, qui suivent le déroulement du drame : s'y répondent la vue panoramique de l'événement et une méditation inquiète, envoûtante. De celle qu'appellent de tous temps les horreurs de la guerre. Une œuvre que Pierre Thilloy place sous les auspices de la paix, envers et contre toutes polémiques <span style="font-style:italic">(2)</span>.       <br />
              <br />
       Du Largo funèbre du premier mouvement, avec l'entrée inquiète du violon hantée par le glas, les percussions menaçantes et les traits de l'orchestre plein de noirs pressentiments, au Largo doloroso de l’Épitaphe du troisième, noté &quot;Quasi Hors-temps&quot;, l'œuvre déploie ses phrases lancinantes sourdant des profondeurs, ses pulsations angoissées comme ses variations contrapuntiques entre pupitres et solistes - des voix étouffées parfois jusqu'aux fortissimi cataclysmiques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La voix fragile de la clarinette lutte contre les déferlements des cordes, tandis que le violon solo sombre et tourmenté peuple ce cauchemar de visions quasi fantastiques. Ce dernier semble brièvement s'échapper de cet étau dramatique dans sa partie solo (dans le Largo de la Cadenza) pour ré-exposer au final le motif initial - une formule mélodique qui reprend en notes l'anagramme du nom du village martyr &quot;Khodaly&quot;.       <br />
              <br />
       À la fois marche militaire, plainte des civils fuyant sur fond de massacre et oraison funèbre, cette belle version <span style="font-style:italic">(3)</span> parfaitement restituée à l'enregistrement rend justice au grand talent de ses interprètes : Alain Toiron (clarinette solo de l'OSM), l'impressionnante Sabina Rakcheyeva (la violoniste créatrice en 2013 et dédicataire de l'œuvre) et l'Orchestre symphonique de Mulhouse à l'engagement total et inspiré sous la baguette de Fuad Ibrahimov, chef invité de la dernière édition du festival.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) 613, c'est le chiffre des victimes civiles d'un massacre commis à Khodaly, durant le conflit (1988-1994) entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, dans le Haut Karabagh. Zone qu'occupe illégalement l'Arménie depuis, malgré plusieurs résolutions de l'ONU.       <br />
       (2) Des manifestations pro-arméniennes sont régulièrement organisées pour annuler ou gêner les concerts qui mettent cette œuvre à leur programme.       <br />
       (3) &quot;Khodaly 613&quot; pour violon, clarinette (et parfois balaban) originalement écrite pour un orchestre de chambre, existe aussi dans une version avec quatuor à cordes.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11345014-18905325.jpg?v=1491464073" alt=""Khojaly 613", une stèle musicale pour mémoire" title=""Khojaly 613", une stèle musicale pour mémoire" />
     </div>
     <div>
      <b>● Pierre Thilloy (1970) &quot;Khojaly 613&quot;.</b>       <br />
       Label : Xanadu.       <br />
       Distribution : Hortus.       <br />
       Durée : 30'10.        <br />
       Sortie : février 2017.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Khojaly-613--une-stele-musicale-pour-memoire_a1761.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Hôtel des deux mondes"… Deux rounds avant un autre départ</title>
   <updated>2017-02-21T15:00:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Hotel-des-deux-mondes-Deux-rounds-avant-un-autre-depart_a1748.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/11226283-18665425.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-02-21T14:19:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans un lieu où la vie est en suspens, Anne Bourgeois met en scène des personnages à la crête des sentiments de résignation, de nouvel envol ou de sacrifice dans une scénographie aux accents futuristes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11226283-18665293.jpg?v=1487683942" alt=""Hôtel des deux mondes"… Deux rounds avant un autre départ" title=""Hôtel des deux mondes"… Deux rounds avant un autre départ" />
     </div>
     <div>
      Ils y arrivent et y sortent par un ascenseur. Cinq personnes, dont la vie a été happée par un événement tragique, se retrouvent dans un même endroit. Une sorte de purgatoire. Ils incarnent ce moment où l'attente devient le centre d'une existence. Cette attente est-elle pour autant crainte, frayeur, joie ou espoir ? Elle dépend des personnages, de leur résignation ou de leur combativité.       <br />
              <br />
       Deux préposés disant mot accompagnent le déroulement des scènes. Leur présence est une préfiguration d'un moment où le silence fait acte. C'est par cette lucarne qu'Éric-Emmanuel Schmitt, au travers du docteur Hess (Odile Cohen), philosophe, médite sur le sens de la vie sans que la pièce verse dans un quelconque intellectualisme.       <br />
              <br />
       Schmitt a un talent d'écriture. Nombre de ses pièces le montrent. Celle-ci est très bien écrite même si elle flirte parfois avec des travers &quot;fleur bleue&quot;. Humour et philosophie se mêlent dans une dramaturgie que l'auteur maîtrise.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11226283-18665425.jpg?v=1487683943" alt=""Hôtel des deux mondes"… Deux rounds avant un autre départ" title=""Hôtel des deux mondes"… Deux rounds avant un autre départ" />
     </div>
     <div>
      Le docteur Hess porte un joli décolleté. L'intérêt de celui-ci reste mystérieux dans un espace qui fait plutôt office de purgatoire. Le jeu des comédiens est de très bonne facture, incarné avec truculence et brio par Jean-Paul Farré, Michèle Garcia et Jean-Jacques Moreau. Le regard amoureux entre Davy Sardou et Noémie Elbaz, qui par ailleurs est remarquable tout au long de la pièce, manque toutefois de vérité comme si le silence gestuel ne pouvait être habité même en arrière-scène.       <br />
              <br />
       La mise en scène reste un tantinet dans un pré carré où la prise de risque a été quelque peu bottée en touche. Anne Bourgeois aurait sans doute pu bousculer un peu plus le texte, riche de possibilités.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Hôtel des deux mondes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11226283-18665531.jpg?v=1487684266" alt=""Hôtel des deux mondes"… Deux rounds avant un autre départ" title=""Hôtel des deux mondes"… Deux rounds avant un autre départ" />
     </div>
     <div>
      Texte : Éric-Emmanuel Schmitt.       <br />
       Mise en scène : Anne Bourgeois, assistée de Betty Lemoine.       <br />
       Avec : Davy Sardou, Jean-Paul Farré, Jean-Jacques Moreau, Michèle Garcia, Odile Cohen, Noémie Elbaz, Günther Vanseveren, Roxane Le Texier.       <br />
       Décor : Stéfanie Jarre, assistée de de Daphné Roulot.       <br />
       Lumières : Jacques Rouveyrollis, assisté de Jessica Duclos.       <br />
       Costumes : Nathalie Chevalier.       <br />
       Accessoiriste : Nils Zachariasen.       <br />
       Musique : Jacques Cassard.       <br />
       Durée : 1 h 50.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Depuis le 19 Janvier 2017.</span>       <br />
       Mardi au samedi à 21 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre Rive Gauche, Paris 14e, 01 43 35 32 31.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-rive-gauche.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-rive-gauche.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Hotel-des-deux-mondes-Deux-rounds-avant-un-autre-depart_a1748.html" />
  </entry>
</feed>
