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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-17T14:17:02+01:00</updated>
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   <title>"Zélie La Pirate", un conte musical imaginé par Aurélie Cabrel, Esthen Dehut, Bruno Garcia et Olivier Daguerre</title>
   <updated>2020-11-09T08:06:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Zelie-La-Pirate--un-conte-musical-imagine-par-Aurelie-Cabrel-Esthen-Dehut-Bruno-Garcia-et-Olivier-Daguerre_a2832.html</id>
   <category term="CédéDévédé" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/51274273-39388917.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-11-09T07:11:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Avec ce livre audio, aux magnifiques illustrations expressives et colorées, voici de quoi occuper et faire rêver les enfants pendant ce deuxième confinement. "Zélie La Pirate" va séduire, grâce à une narration dynamique et des chansons rythmées, petits et grands avec une histoire riche de suspens, de trahison, de combats d'épées, mais aussi d'humour et d'amitié. Une aventure fantastique et maritime pour une jeune héroïne pleine de ressources qui deviendra une vraie femme pirate.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/51274273-39388899.jpg?v=1604777483" alt=""Zélie La Pirate", un conte musical imaginé par Aurélie Cabrel, Esthen Dehut, Bruno Garcia et Olivier Daguerre" title=""Zélie La Pirate", un conte musical imaginé par Aurélie Cabrel, Esthen Dehut, Bruno Garcia et Olivier Daguerre" />
     </div>
     <div>
      Comme tout conte… cela commence par "il était une fois"… une pirate demoiselle qui se nomme Zélie. Ado de quinze ans, elle est la fille du Capitaine McPherson, maître du plus célèbre navire de la flibusterie, l'Aramacao, et de Bella Rossa, créatrice des Galeries Laplayette, aussi volcanique qu’indépendante. Zélie ne rêve que d'une chose : devenir pirate ! Alors pour la surveiller et lui sortir cette drôle d'idée de la tête, le Capitaine a demandé à son ami Barbemolle et son magnifique perroquet de la surveiller de près.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Préface</strong></span>       <br />
       <span style="font-style:italic">"Voilà que ma fille à qui j'ai raconté tant d'histoires dans sa chambre d'enfant vient à son tour m'en raconter une. Et une belle.       <br />
       Avec du vent dans les voiles, des personnages batailleurs, des mers lointaines, des pirates, des perroquets, des jambes de bois, une héroïne jolie à croquer et des chansons comme ses amis et elle savent si bien faire. Un navire, une énigme à résoudre, d'un coup c'était moi l'enfant, et je me suis laissé embarquer."</span> <b>Francis Cabrel.</b>       <br />
              <br />
       Annoncé comme le premier chapitre des aventures de l'ado pirate, cet opus nous permet d'accompagner les premiers pas (et exploits) de la jeune fille, de découvrir son caractère frondeur et volontaire, ainsi que les personnages qui font partie de sa vie au cœur de la Mer des Saphyrs, entre le Cap des Sirènes et les Abysses du Poulpe Maudit. Il y a tout d'abord les parents nommés plus haut ainsi que Barbemolle, le plus fidèle des hommes d'équipage, et Hashtag, l'oiseau géant aux plumes multicolores.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/51274273-39388912.jpg?v=1604777660" alt=""Zélie La Pirate", un conte musical imaginé par Aurélie Cabrel, Esthen Dehut, Bruno Garcia et Olivier Daguerre" title=""Zélie La Pirate", un conte musical imaginé par Aurélie Cabrel, Esthen Dehut, Bruno Garcia et Olivier Daguerre" />
     </div>
     <div>
      Vous allez également faire la connaissance de Charles (de La Mare de l'étang Sec), aussi ambitieux qu'élégant. C'est de ce dernier que naît l'intrigue mais je n'en dirai pas plus pour ne pas divulguer la dernière partie de la fable. Menée &quot;tambour battant&quot;, celle-ci nous entraîne sur son chemin aventureux au son de musiques variées et bien orchestrées, soutenus par d'agréables mélodies et des paroles simples et aisées à retenir. Bref, un petit plaisir à écouter tout en appréciant les illustrations de Guylaine Lafleur et Aurélie Cabrel… Idéal en ces temps où même les pirates sont obligés de rester à la maison.       <br />
              <br />
       Auteurs : Aurélie Cabrel, Esthen Dehut, Bruno Garcia, Olivier Daguerre.       <br />
       Enregistré au Studio Éphémère et Studio B.       <br />
       Réalisation, arrangements et prises de son : Esthen Dehut et Christophe Henin.       <br />
       Mixage et mastering : Christophe Henin au Studio B.       <br />
       Production exécutive : Aurélie Cabrel.       <br />
       Voix : Nathalie Delattre (Zélie), Moise Fussen (Barbemolle), Bruno Garcia (Hashtag et Charles de la Mare de l’Étang Sec), Patrick Waleffe (Capitaine).       <br />
       Musiciens : Hervé Tricot (batteries), Esthen Dehut et Christophe Henin (percussions), Nicolas Quaranta et Alain Rinallo (basses), Christophe Henin, Esthen Dehut et Francis Cabrel (guitares, ukulélé et mandoline), Esthen Dehut (claviers et programmations), Esthen Dehut, Christophe Henin et Alexandre Léautaud (pianos), Alexandre Léautaud (accordéon), Christophe Henin et Alexandre Léautaud (Wurlitzer).       <br />
       Choeurs : Nathalie Delattre, Aurélie Cabrel, Esthen Dehut, Moise Fussen, Bruno Garcia, Patrick Waleffe, Christophe Henin, Laurelenn Dehut et Elea Dehut.       <br />
       Illustrations : Guylaine Lafleur et Aurélie Cabrel.       <br />
       Graphisme : Renald Bergeron.       <br />
       Préface : Francis Cabrel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/51274273-39388917.jpg?v=1604777699" alt=""Zélie La Pirate", un conte musical imaginé par Aurélie Cabrel, Esthen Dehut, Bruno Garcia et Olivier Daguerre" title=""Zélie La Pirate", un conte musical imaginé par Aurélie Cabrel, Esthen Dehut, Bruno Garcia et Olivier Daguerre" />
     </div>
     <div>
      <b>● Aurélie Cabrel &quot;Zélie La Pirate&quot;.</b>       <br />
       Écrit et composé par : Aurélie Cabrel, Esthen Dehut, Olivier Daguerre et Bruno Garcia.       <br />
       Illustration : Guylaine Lafleur et Aurélie Cabrel.       <br />
       Production : Baboo Music.       <br />
       Label : Irfan.       <br />
       Distribution : toutes plateformes numériques.       <br />
       Sortie : 30 octobre 2020.       <br />
       En vente <a class="link" href="https://www.difymusic.com/zelie-la-pirate" target="_blank">&gt;&gt; sur le site du Livre CD</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Frankenweenie : la madeleine de Burton</title>
   <updated>2012-11-12T10:00:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Frankenweenie-la-madeleine-de-Burton_a779.html</id>
   <category term="Coin de l’œil" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4909601-7326169.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-11-12T10:00:00+01:00</published>
   <author><name>Gérard Biard</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Quand le papa de "Edward aux mains d’argent" livre sa version personnelle de "Frankenstein junior", c’est toute la famille du cinéma fantastique classique qu’il convoque à la veillée funèbre. Les grands anciens sont tous là, épaulés par quelques comparses croquignolesques directement issus de l’imagination "burtonienne", pour aider le petit Victor F. à ressusciter son chien Sparky. Et, accessoirement, permettre à Tim Burton de déterrer quelques fantômes intimes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4909601-7326169.jpg?v=1352653780" alt="Frankenweenie : la madeleine de Burton" title="Frankenweenie : la madeleine de Burton" />
     </div>
     <div>
      On a tous des souvenirs d’enfance, plus ou moins fantasmés par l’inévitable nostalgie qui les accompagne. Ceux de Tim Burton ont la forme de joyeux cauchemars, peuplés de créatures imaginaires et de héros de cinéma d’épouvante, uniques compagnons de solitude d’enfants hirsutes qui peinent à trouver leur place dans l’Amérique bien peignée de la <span style="font-style:italic">middle-class</span> banlieusarde des années cinquante-soixante.       <br />
              <br />
       Il y a évidemment beaucoup - voire l’essentiel - de Tim Burton dans le jeune Victor Frankenstein, petit garçon à l’imagination fertile, qui a pour seul ami son chien Sparky et les monstres issus des films fantastiques qu’il reproduit inlassablement en super 8 avec ses jouets. Quand Sparky se fait accidentellement écraser par une voiture, tout l’univers de Victor s’écroule. Mais un cours de sciences, donné par un professeur lui aussi en décalage avec la traditionnelle <span style="font-style:italic">american way of life</span>, l’amènera à tenter une expérience inédite : ressusciter Sparky grâce à la foudre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4909601-7326174.jpg?v=1352653780" alt="Frankenweenie : la madeleine de Burton" title="Frankenweenie : la madeleine de Burton" />
     </div>
     <div>
      Bingo. Victor a tout bon et son brave toutou, rapiécé par ses soins, sautille à nouveau en jappant gaiement, prêt à aller semer la pagaille dans le voisinage, tel un Boris Karloff à quatre pattes. La ressemblance ne s’arrête pas là : comme le &quot;monstre&quot; imaginé au temps de la stricte société victorienne par Mary Shelley et immortalisé par Karloff dans les films de James Whale, le chien Sparky et son petit maître portent la même parole pour le droit à n’être pas dans la norme. Et, au passage, ils offrent une belle revanche à Tim Burton.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4909601-7326205.jpg?v=1352653781" alt="Frankenweenie : la madeleine de Burton" title="Frankenweenie : la madeleine de Burton" />
     </div>
     <div>
      Car &quot;Frankenweenie&quot; est le remake du court-métrage homonyme qu’il tourna en 1984, alors qu’il travaillait chez Walt Disney comme dessinateur. Court-métrage que le studio jugea trop noir pour son public et enterra dans ses caves, avant de virer son réalisateur… Vingt-huit ans et quelques chefs-d’œuvre plus tard, c’est toujours pour la maison Disney - qui a, il faut dire, encaissé 200 millions de dollars grâce à son &quot;Alice au pays des merveilles&quot; - qu’il signe son nouveau &quot;Frankenweenie&quot;, un long-métrage cette fois, en noir et blanc, animé &quot;à l’ancienne&quot; image par image, et… en 3D.       <br />
              <br />
       Exigence du studio, soucieux de &quot;moderniser&quot; avec un gadget opportuniste un film qu’il juge trop peu aligné sur les canons cinématographiques contemporains, ou référence voulue par Burton à certains films de science-fiction des années cinquante ? On peut s’interroger, tant &quot;Frankenweenie&quot; s’appuie sur une esthétique directement empruntée au cinéma d’épouvante classique et enchaîne les citations et les hommages.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4909601-7326232.jpg?v=1352653782" alt="Frankenweenie : la madeleine de Burton" title="Frankenweenie : la madeleine de Burton" />
     </div>
     <div>
      Tout ce que Burton a aimé - et aime toujours, preuve à l’appui - est à l’écran. On y trouve des scènes entières, reproduites plan par plan, du &quot;Frankenstein&quot; de James Whale, des extraits du &quot;Cauchemar de Dracula&quot; de Terence Fisher, Gamera, la tortue géante copine de jeu de Godzilla, une caniche qui arbore la coupe d’Elsa Lanchester dans &quot;La Fiancée de Frankenstein&quot;, une petite fille qui s’appelle Van Helsing, une momie, des machins hybrides surgis du bestiaire de la science-fiction apocalyptique des <span style="font-style:italic">fifties</span>, sans oublier un coup de chapeau appuyé à un autre grand nostalgique iconoclaste, Joe Dante, via une citation franche de &quot;Gremlins&quot;… Quant au professeur de sciences, mentor du petit Victor Frankenstein, il a sans surprise les traits de Vincent Price - et la voix de Martin Landau, qui interprétait déjà Bela Lugosi dans &quot;Ed Wood&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4909601-7326266.jpg?v=1352653782" alt="Frankenweenie : la madeleine de Burton" title="Frankenweenie : la madeleine de Burton" />
     </div>
     <div>
      Rien d’étonnant, donc, à ce que, pour les amateurs de ce cinéma que d’aucuns jugeront suranné mais qui procura mille frissons de plaisir à ses inconditionnels, &quot;Frankenweenie&quot; ait le goût entêtant d’une madeleine de Proust. Conte d’Halloween plein de malaises d’enfance et de fééries macabres, fable morale sur les motivations qui génèrent les découvertes scientifiques, le dernier né de Tim Burton est aussi un manifeste pour un cinéma certes parfois aussi rafistolé que le corniaud Sparky, mais, comme lui, capable de transmettre bien plus de passion que n’importe quel pur film de race.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4909601-7326281.jpg?v=1352653783" alt="Frankenweenie : la madeleine de Burton" title="Frankenweenie : la madeleine de Burton" />
     </div>
     <div>
      <b>● Frankenweenie</b>       <br />
       Réalisation : Tim Burton.       <br />
       Scénario : John August.       <br />
       D'après le scénario de : Leny Ripps.       <br />
       Sur une idée originale de : Tim Burton.       <br />
       Directeur de la photographie : Peter Sorg.       <br />
       Compositeur : Danny Elfman.       <br />
       Avec les voix de : Charlie Tahan, Catherine O’Hara, Martin Short, Martin Landau, Winona Ryder, Atticus Shaffer, Robert Capron, Conchata Ferrell, Hiroyuki Liao.       <br />
       En salles depuis le 31 octobre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4909601-7326292.jpg?v=1352653783" alt="Frankenweenie : la madeleine de Burton" title="Frankenweenie : la madeleine de Burton" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Tim aux crayons d’argent</title>
   <updated>2012-04-11T08:00:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Tim-aux-crayons-d-argent_a588.html</id>
   <category term="À l'affiche" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4082603-6195428.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-04-10T19:31:00+02:00</published>
   <author><name>Camille Dieuaide</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jusqu’au cœur de l’été, la Cinémathèque française propose un panoramique et 700 gros plans sur un Tim Burton en ébullition permanente.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4082603-6195428.jpg?v=1334079283" alt="Tim aux crayons d’argent" title="Tim aux crayons d’argent" />
     </div>
     <div>
      Les commissaires d’exposition qui ont donné naissance à ce grand panorama rétrospectif, inauguré au MoMa (Museum of Modern art) de New-York en 2009, se posèrent visiblement la question : une rétrospective d’un artiste vivant, c’est quoi ? Comment représenter la partie la plus &quot;vivante&quot; d’un artiste toujours parmi nous, et comment créer un chemin direct vers son œuvre en devenir ?        <br />
              <br />
       Pour commencer à y répondre, ils demandèrent  à Tim Burton l’autorisation de fouiller dans les tiroirs de sa maison actuelle. Mais ils sondèrent aussi, en archéologues, les coffres de son enfance et de son adolescence.       <br />
              <br />
       Ils ne sont pas tombés dans le panneau facile qui consiste à attirer un public de fans au moyen d’une scénographie en forme de parc d’attractions, un &quot;Burtonland&quot; avec grandes roues, gadgets bruyants, musique de foire et clinquant superficiel. Pour notre plus grand bonheur, elle fuit le côté attendu d’un grand <span style="font-style:italic">show</span> hollywoodien et a l’intelligence de prendre un parti plus fort, parce que plus sensible, en donnant la priorité aux œuvres et aux documents les plus fragiles et les plus intimes de Tim Burton. Ses dessins épars, ses griffonnages sur un coin de nappe, ses carnets de croquis, ses caricatures, ses essais successifs de costumes et de décors…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4082603-6195915.jpg?v=1334091804" alt="Tim aux crayons d’argent" title="Tim aux crayons d’argent" />
     </div>
     <div>
      C’est une exposition généreuse, dans laquelle il faut prendre le temps de scruter le moindre détail des quelques 700 documents graphiques, travaux photographiques, tableaux, sculptures, objets, courts-métrages, clips, essais de jeunesse, extraits de films, qui nous sont présentés chronologiquement et thématiquement.       <br />
              <br />
       Mais la chair de cette rétrospective, ce sont ces centaines de dessins, pour la majorité totalement inédits. Approcher ces dessins, c’est déjà pénétrer dans l’univers spécifique de Tim Burton, faiseur de mondes. Dessiner est pour lui un plaisir, un moteur de transmission, un outil qui lui permet de découvrir son propre inconscient, puis, plus tard, de communiquer ses sensations et ses idées à son équipe, sur le plateau.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4082603-6195921.jpg?v=1334092442" alt="Tim aux crayons d’argent" title="Tim aux crayons d’argent" />
     </div>
     <div>
      On pourrait croire qu’il est facile de dessiner des monstres : on trace un corps, des pieds trop grands, des oreilles poilues, une tête d’animal mi-menaçant, mi-ridicule, des antennes d’extra-terrestre… Oui. Mais Tim Burton crée des monstres vivants, émouvants, avec leur déhanchement si caractéristique, leurs humeurs changeantes, leur personnalité ambiguë. Il échafaude une galaxie de personnages branchés sur le courant alternatif de la folie, dont la complexité touche à l’absurde, à la poésie, à la fantasmagorie. Ces rencontres du troisième type nous font tour à tour rire et grimacer d’amertume.       <br />
              <br />
       Tous ces travaux graphiques nous permettent de comprendre que Tim Burton ne fait pas qu’emprunter des styles comme on enfilerait des costumes issus de la garde-robe de l’étrange et du macabre - costumes gothiques, animaux imaginaires, maquillages de clowns, silhouettes d’épouvantail, accessoires de carnaval, combinaisons d’extraterrestres, architectures expressionnistes... Il développe une critique de la société humaine qui rejette l’Autre, le Différent, l’Étranger, tout en étant attirée par lui. Pour lui, c’est dans l’informe, le chaotique, la métamorphose, que le monde peut exister, c’est à la marge que la vie peut toucher au plus près l’intensité de la liberté et de la création. Mais aussi la mort, personnage récurent et incontournable de son jardin extraordinaire. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4082603-6195923.jpg?v=1334092905" alt="Tim aux crayons d’argent" title="Tim aux crayons d’argent" />
     </div>
     <div>
      <b>Légendes complètes :</b>       <br />
       ● Personnages sous vitrine et vue de l'une des salles,       <br />
       &quot;Tim Burton, L'Exposition&quot; à La Cinémathèque française        <br />
       © Stéphane Dabrowski/La Cinémathèque française.       <br />
              <br />
       ● Tim Burton, <span style="font-style:italic">Sans titre (Doodle Pad Series – Série de gribouillages sur bloc de papier)</span>. 1989–1993.       <br />
       Encre et crayon de couleur sur papier, 43,2 x 61 cm.       <br />
       Collection privée © 2011 Tim Burton.       <br />
              <br />
       ● &quot;L'étrange Noël de Monsieur Jack&quot;.       <br />
       Tim Burton, <span style="font-style:italic">Sans titre (Sally).</span> 1993.       <br />
       Polaroid, 83,8 x 55,9 cm.       <br />
       Collection privée © 2011 Tim Burton.       <br />
              <br />
       ● <span style="font-style:italic">Sweeney Todd : le diabolique barbier de Fleet Street       <br />
       (Sweeney Todd: The Demon Barber of Fleet Street).</span>       <br />
       Réalisé par Tim Burton (2007).       <br />
       Photo Credit : Leah Gallo © Warner Bros/DreamWorks LLC.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4082603-6195967.jpg?v=1334123765" alt="Tim aux crayons d’argent" title="Tim aux crayons d’argent" />
     </div>
     <div>
      ● Tim Burton, <span style="font-style:italic">Sans titre (Trick or Treat).</span> 1980.       <br />
       Crayon, encre, marqueur et crayon de couleur sur papier, 23,8 x 39,4 cm.       <br />
       Collection privée © 2011 Tim Burton.       <br />
              <br />
       ● Tim Burton, <span style="font-style:italic">Sans titre (Série Cartoons).</span> 1980–86.       <br />
       Crayon de papier sur papier, 33 × 40,6 cm.       <br />
       Collection privée © 2011 Tim Burton.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Tim Burton L'Exposition"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4082603-6196885.jpg?v=1334123893" alt="Tim aux crayons d’argent" title="Tim aux crayons d’argent" />
     </div>
     <div>
      Une exposition conçue par The Museum of Modern Art, New York.       <br />
       Commissariat : Jenny He et Ron Magliozzi avec Rajendra Roy (MoMA).       <br />
       Collaborateur artistique à La Cinémathèque française : Matthieu Orléan.       <br />
       Scénographie : Pascal Rodriguez.       <br />
       Graphisme : Marion Solvit.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 mars au 5 août 2012.</span>       <br />
       Lundi, mercredi à vendredi, de 12 h à 19 h.       <br />
       Week-end, jours fériés et vacances scolaires (14 au 29 avril et 4 juillet au 5 août) : 10 h à 20 h.       <br />
       Nocturne le jeudi jusqu’à 22 h. Fermeture le mardi et le 1er mai.       <br />
       La Cinémathèque Française, 51, rue de Bercy, Paris 12e.       <br />
       <a class="link" href="http://www.cinematheque.fr" target="_blank">&gt;&gt; cinematheque.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Tim-aux-crayons-d-argent_a588.html" />
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