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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-08T10:06:51+02:00</updated>
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   <title>Le Studiolo de l'Exil, comme une cabane refuge dédiée à la réminiscence, au précieux souvenir d'enfants exilés</title>
   <updated>2026-05-07T19:44:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Studiolo-de-l-Exil-comme-une-cabane-refuge-dediee-a-la-reminiscence-au-precieux-souvenir-d-enfants-exiles_a4548.html</id>
   <category term="Pitchouns" />
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   <published>2026-05-08T08:10:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La cabane… lieu de notre enfance, espace de refuge, de repos, de méditation et de réflexion parfois… de jeux aussi bien sûr… Dessiner sur ses planches. Ce refuge enfantin devient ici un studiolo de l'exil pour y inscrire la mémoire de celles et ceux qui ont dû partir de chez eux, fuir leur pays. Dans le grand hall du TNG à Lyon, se dressant extérieurement comme une fière bibliothèque éphémère de bois vêtue, l'on découvre à l'intérieur de ce studiolo les représentations des images mentales des enfants de l'exil magnifiquement dessinées par l'artiste pluridisciplinaire Stephan Zimmerli.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96447713-67254562.jpg?v=1778174229" alt="Le Studiolo de l'Exil, comme une cabane refuge dédiée à la réminiscence, au précieux souvenir d'enfants exilés" title="Le Studiolo de l'Exil, comme une cabane refuge dédiée à la réminiscence, au précieux souvenir d'enfants exilés" />
     </div>
     <div>
      Raconter la traversée en bateau qui s'est bien passée… puisqu'on est vivant, se remémorer la façon dont s'habillait le grand-père et sa drôle de coupe de cheveux, la couleur du lac où l'on pêchait près du village des grands-parents, les jeux innocents d'avant, se souvenir de la couleur des maisons, d'un paysage fait de collines desséchées, d'une maison, de l'abri des moutons et d'un puits dans le désert, de Kiev sans les bombardements, de détails insignifiants comme un filet de basket déchiré ou les petites tortues libres dans le jardin clos à Barquisimeto, se rappeler les vacances d'été avec les cousins en Ukraine, la chambre à Doha et le sol jonché de poupées décapitées… tous sont des fragments de puzzles à reconstituer, de vies défragmentées à reconstituer, de petits mondes d'enfants à reconstruire.       <br />
              <br />
       C'est cela que va retranscrire d'un trait virtuose l'artiste Stephan Zimmerli, devenu un dessinateur public afin de donner forme aux mémoires invisibles, aux instants oubliés, effacés, innommés qui ressurgissent par le talent de l'écoute, de l'échange empathique… <span style="font-style:italic">&quot;Comme un écrivain public, je deviens la main d’un autre esprit.&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96447713-67254567.jpg?v=1778174382" alt="Le Studiolo de l'Exil, comme une cabane refuge dédiée à la réminiscence, au précieux souvenir d'enfants exilés" title="Le Studiolo de l'Exil, comme une cabane refuge dédiée à la réminiscence, au précieux souvenir d'enfants exilés" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Je suis artiste, dessinateur, architecte, scénographe, musicien*. Le projet &quot;Studiolo de l'exil&quot; est une sorte de synthèse de tout ça. Le studiolo est un petit espace, un endroit où on peut se concentrer et s'écouter. Une petite pièce inspirée de celles de la Renaissance. J'y invite des gens, des inconnus qui ont en commun d'être issus d'un parcours d'exil, de migration, de déplacement, volontaire ou non, qui vivent dans des villes européennes. Le premier a été créé à Florence en Italie, d'autres ont suivi dont un à Paris (Consulat Voltaire dans le 11ᵉ). D'autres apparaîtront notamment à Caen, Avignon, etc.&quot;,</span> indique Stephan Zimmerli.       <br />
              <br />
       Avec ces exilés qui vivent en France depuis un an pour certains ou depuis des décennies pour d'autres, il va essayer de replonger dans leur mémoire en illustrant, &quot;concrétisant&quot;, &quot;projetant&quot; celle-ci par le dessin. Ainsi Stephan Zimmerli leur demande de lui raconter un lieu qu'ils ont perdu, qu'ils aimeraient retrouver… <span style="font-style:italic">&quot;Et on va essayer de le reconstruire comme un portrait robot ou un storyboard en direct. Au fil du récit, je vais essayer de la redessiner.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Si, dans les autres projets de &quot;studiolo&quot; réalisés, Stephan s'adressait principalement à des adultes, cela est différent au TNG dont les actions et la programmation sont destinées au jeune public. Ce sont donc, pour la première fois, onze enfants exilés de 8 à 17 ans, venant des cinq continents, qui ont partagé leurs souvenirs avec l'artiste aux multiples talents.       <br />
              <br />
       Ainsi Meriem et Almayassa du Qatar, Oleksii, Yegor, Daniil, Mariia d'Ukraine, Elham et Sanaga d'Afghanistan, Aboubacar de Côte d'Ivoire, Malika du Kazakhstan, Isabella du Venezuela ont accepté d'évoquer ces souvenirs – qui peuvent se révéler douloureux, mais dont l'image reproduite peut être un remède apaisant – d'un lieu d'origine perdu, enfoui dans leur mémoire, qu'elles et ils aimeraient retrouver.       <br />
              <br />
       Guidé par leurs récits, construits de bribes d'histoires vécues, d'anecdotes, de séquences humoristiques, de représentations lointaines de paysages jusqu'alors oubliés, l'artiste Stephan Zimmerli en esquisse en temps réel les images mentales. Reliés entre eux, ces dessins forment une fresque collective installée dans une cabane, dans le hall du TNG.  Se trouve alors à découvrir le singulier témoignage d'une mémoire façonnée par l'exil, la perte et la reconstruction.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96447713-67254589.jpg?v=1778174487" alt="Le Studiolo de l'Exil, comme une cabane refuge dédiée à la réminiscence, au précieux souvenir d'enfants exilés" title="Le Studiolo de l'Exil, comme une cabane refuge dédiée à la réminiscence, au précieux souvenir d'enfants exilés" />
     </div>
     <div>
      Ce projet réalisé au Théâtre Nouvelle Génération, CDN de Lyon, a été commandé par Odile Grosset-Grange, metteure en scène et directrice du TNG. Celle-ci développe un projet artistique dédié à l'enfance et à la jeunesse. C'est un lieu de création et de transmission autour des nouveaux récits et des auteurs vivants, un lieu d'émergence artistique et de rencontres entre les générations, les disciplines et les imaginaires. Sa programmation, résolument ouverte, interroge le monde et l'humain, et croise théâtre, danse, musique, cirque, magie, marionnettes et formes nouvelles.       <br />
              <br />
       Odile Grosset-Grange a découvert le studiolo conçu par Stephan Zimmerli au Consulat Voltaire à Paris. En arrivant au TNG en juillet 2025, elle a imaginé qu'un projet identique pourrait émerger à Lyon, considérant notamment que la cabane était un symbole caractéristique de l'enfance et que la thématique de l'exil entrait en résonance avec sa création &quot;Le Garçon à la valise&quot; (jouée en mars dernier). Cette pièce de Mike Kenny, qui raconte l'histoire de deux enfants migrants, fait entrer le studiolo dans la continuité de cette réflexion et de ce travail de la nouvelle directrice sur l'enfance exilée… La question étant : comment s'adresser aux enfants sur ce type de sujets en restant ancré dans l'enfance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96447713-67254599.jpg?v=1778174545" alt="Le Studiolo de l'Exil, comme une cabane refuge dédiée à la réminiscence, au précieux souvenir d'enfants exilés" title="Le Studiolo de l'Exil, comme une cabane refuge dédiée à la réminiscence, au précieux souvenir d'enfants exilés" />
     </div>
     <div>
      Le résultat donne un ensemble de grands dessins réalisés au fusain s'affichant comme une grande fresque collective, présentée sur les murs en bois intérieur de la cabane, installée dans le hall du TNG, qui raconte l'exil d'enfants à travers la mémoire et fait renaître des lieux de leur pays d'origine qu'ils ont dû quitter et qu'ils aimeraient retrouver. Le jeune public lyonnais – mais pas que –, après s'être déchaussé, peut s'asseoir à l'intérieur sur des coussins, peut admirer les œuvres de Stephan Zimmerli, visualiser les mondes perdus de leurs camarades exilés, mais également méditer, réfléchir sur ce monde à construire demain… qui leur appartient !       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Stephan Zimmerli est un artiste transdisciplinaire qui travaille à la croisée de l'architecture, de la scénographie, des arts visuels et de la musique. Formé comme scénographe à l'ENSAD et comme architecte auprès de Peter Zumthor à l'Accademia di Mendrisio en Suisse, il a conçu plus de 90 scénographies théâtrales avec “La Boutique Obscure”, cofondé le groupe Moriarty en tant que contrebassiste-guitariste, et construit des architectures hybrides mêlant espace, son et narration dans des structures légères. Son travail visuel, exposé à Londres, Paris, Florence, Venise &amp; Berlin, évolue aujourd'hui vers des projets de micro-architecture et de performances, où le dessin matérialise en temps réel les espaces mentaux, les souvenirs invisibles, les mémoires disloquées de personnes en exil.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le Studiolo de l'exil au TNG</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96447713-67254681.jpg?v=1778175188" alt="Le Studiolo de l'Exil, comme une cabane refuge dédiée à la réminiscence, au précieux souvenir d'enfants exilés" title="Le Studiolo de l'Exil, comme une cabane refuge dédiée à la réminiscence, au précieux souvenir d'enfants exilés" />
     </div>
     <div>
      Création du projet et scénographie : Stephan Zimmerli.       <br />
       Construction : Charlotte Camus, Guillaume Ponroy.       <br />
       Montage : Hafid Chouaf, Tom Homsombath, Stephen Vernay.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 23 avril 2026 au 30 juin 2027.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi de 14 h à 18 h.       <br />
       TNG - Théâtre Nouvelle Génération, CDN de Lyon.       <br />
       23, Rue de Bourgogne, Lyon 9ᵉ.       <br />
       Téléphone : 04 72 53 15 15.       <br />
              <br />
       D'autres projets sont en cours. En effet, Stephan Zimmerli installera d'autres cabanes aux quatre coins de la France…       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">22 mai 2026.</span>       <br />
       Comédie de Caen - CDN, Théâtre d'Hérouville, Hérouville-Saint-Clair (14).       <br />
       <a class="link" href="https://www.comediedecaen.com/studiolo-de-lexil/" target="_blank">&gt;&gt; comediedecaen.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Du 16 au 25 octobre 2026.</b>       <br />
       Parcours de l'art – Festival d'Art contemporain, Avignon (84).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Studiolo-de-l-Exil-comme-une-cabane-refuge-dediee-a-la-reminiscence-au-precieux-souvenir-d-enfants-exiles_a4548.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2026• "Dessiner encore"… Une adaptation théâtrale où l'humour reste très présent même si celui-ci est perlé de quelques larmes d'émotion</title>
   <updated>2026-05-05T20:04:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Dessiner-encore-Une-adaptation-theatrale-ou-l-humour-reste-tres-present-meme-si-celui-ci-est-perle-de-quelques_a4545.html</id>
   <category term="Avignon 2026" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96412936-67231918.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-05-05T18:54:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est le récit graphique "Dessiner encore" de Coco – racontant Charlie Hebdo et sa reconstruction personnelle après l'attentat du 7 janvier 2015 – qu'Hélène Degy et Salomé Villiers ont adapté. Mise en scène par Georges Vauraz, est présentée ici une part intime de ce qu'elle a vécu lors de cet attentat qui a fait douze morts, dont huit membres de l'équipe du journal, suite à des caricatures publiées qui ont fait couler beaucoup d'encre… et malheureusement énormément de sang. Le spectacle propose une narration dans laquelle le réel, la véracité, le comique et l'émotion donnent leur pleine mesure.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96412936-67231918.jpg?v=1778000758" alt="•Off 2026• "Dessiner encore"… Une adaptation théâtrale où l'humour reste très présent même si celui-ci est perlé de quelques larmes d'émotion" title="•Off 2026• "Dessiner encore"… Une adaptation théâtrale où l'humour reste très présent même si celui-ci est perlé de quelques larmes d'émotion" />
     </div>
     <div>
      Noir sur scène. Puis une lumière recouvre une scénographie dans laquelle, sur deux rangées, en forme d'escalier, sont épinglées des papiers à dessin vierges. Ils sont recouverts, au fil de la représentation, par des caricatures de Charlie Hebdo et des graphiques de &quot;Dessiner encore&quot; (2021) de Coco sur lesquels se construit la trame.       <br />
              <br />
       Le spectacle, dans une mise en scène de Georges Vauraz, d'après une adaptation théâtrale d'Hélène Degy et Salomé Villiers, se découpe en plusieurs séquences dans lesquelles nous plongeons autant dans une intimité, celle de Coco, que dans une actualité, celle des attentats de Charlie Hebdo du 7 janvier 2015. Dans une focale plus contextuelle, il est fait aussi allusion à ceux du 9 novembre 2015 à l'Hyper Cacher et du 13 novembre 2015 dans certaines rues de Paris, ainsi qu'à celui du 2 novembre 2011 avec l'incendie des locaux de Charlie Hebdo.       <br />
              <br />
       Ces deux plans, l'un intime et l'autre public, permettent de mettre en lumière une part secrète d'elle, dessinatrice à la plume acérée, avec Corinne Rey, la personne qu'elle est dans le privé. C'est une plongée autant dans les coulisses que sur scène de cette femme au vrai courage et d'une réelle pertinence dans ses caricatures.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96412936-67231949.jpg?v=1778000795" alt="•Off 2026• "Dessiner encore"… Une adaptation théâtrale où l'humour reste très présent même si celui-ci est perlé de quelques larmes d'émotion" title="•Off 2026• "Dessiner encore"… Une adaptation théâtrale où l'humour reste très présent même si celui-ci est perlé de quelques larmes d'émotion" />
     </div>
     <div>
      On y découvre aussi ses souvenirs et son combat pour se reconstruire. Y sont racontés des bouts de son enfance et ses débuts à Charlie Hebdo, avec son premier reportage, la confiance de Charb à son égard et l'appui de Cabu pour lui mettre le pied à l'étrier dans son métier. Bref, les coulisses de ce qui fait un journal et de ses relations humaines qui prennent un autre relief quand on connaît les faits tragiques qui ont suivi.       <br />
              <br />
       Et pourtant, le spectacle est aussi et surtout une bouffée d'oxygène. C'est à la fois comique et tendre, les scènes se passant le témoin des émotions avec fluidité. Certains politiciens sont présents sans pour autant que le micro leur soit tendu, le sujet n'étant pas eux, sauf dans une parodie de François Hollande et dans le cadre d'une séquence humoristique, pour leur déclaration plus ou moins appuyée à Charlie Hebdo et à la liberté d'expression, où ils sont épinglés de façon très ironique au travers d'un jeu de mime des trois comédiennes, Hélène Degy, Anna Mihalcea et Salomé Villiers en alternance avec Jessica Berthe-Godart. Elles sont Coco, chacune à tour de rôle au sein d'un même tableau ou parfois d'une même réplique, excepté quand l'une d'elles joue un autre personnage comme un psychothérapeute, Hollande, Charb ou Cabu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96412936-67232059.jpg?v=1778001859" alt="•Off 2026• "Dessiner encore"… Une adaptation théâtrale où l'humour reste très présent même si celui-ci est perlé de quelques larmes d'émotion" title="•Off 2026• "Dessiner encore"… Une adaptation théâtrale où l'humour reste très présent même si celui-ci est perlé de quelques larmes d'émotion" />
     </div>
     <div>
      Il y a une alternance, par le biais de tableaux, de différents faits, moments, événements à la fois éparse et bien ordonnée qui est effectuée. Cet écheveau dramaturgique est nourri de lumières où des clairs-obscurs montrent nos trois protagonistes, dans des sortes de flashs, qui apparaissent imbriqués dans un même personnage, Coco, ou dans plusieurs autres. La musique donne un relief à ce qui fait parole et forme graphique en l'articulant de façon rythmée et mélodique. Des bruitages et des sons interviennent, qui donnent du volume, souvent tragique, aux scènes, faisant rupture avec le fil narratif.       <br />
              <br />
       Le spectacle ne reste pas dans un pré carré mortifère. Rien de tel. Dans cette création, se mêlent de la légèreté, de l'humour et des émotions allant dans un large spectre qui va de la larme au rire.       <br />
              <br />
       C'est un hommage à la vie avec ses espiègleries, à la caricature avec ses dangers et ses menaces, au droit au blasphème et à l'équipe de Charlie Hebdo, particulièrement à Charb et à Cabu. Rien que pour cela, le détour en vaut vraiment la peine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96412936-67232060.jpg?v=1778001901" alt="•Off 2026• "Dessiner encore"… Une adaptation théâtrale où l'humour reste très présent même si celui-ci est perlé de quelques larmes d'émotion" title="•Off 2026• "Dessiner encore"… Une adaptation théâtrale où l'humour reste très présent même si celui-ci est perlé de quelques larmes d'émotion" />
     </div>
     <div>
      La représentation se finit avec un arrêt sur image de nos trois protagonistes, avec la première qui tend au ciel un crayon, la seconde qui montre son poing fermé et la dernière qui a le majeur levé tel un bon doigt d'honneur. Bref, une belle image silencieuse et forte de ce que la pièce incarne… un délice de véracité théâtrale, émouvant et comique !       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>       <br />
              <br />
       Vu au Théâtre Lepic en mai 2026.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Dessiner encore"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96412936-67232147.jpg?v=1778001933" alt="•Off 2026• "Dessiner encore"… Une adaptation théâtrale où l'humour reste très présent même si celui-ci est perlé de quelques larmes d'émotion" title="•Off 2026• "Dessiner encore"… Une adaptation théâtrale où l'humour reste très présent même si celui-ci est perlé de quelques larmes d'émotion" />
     </div>
     <div>
      D'après &quot;Dessiner Encore&quot; (Éditions Les Arènes) et l'œuvre de Coco.       <br />
       Adaptation théâtrale : Hélène Degy et Salomé Villiers.       <br />
       Mise en scène : Georges Vauraz.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Pierre Devaux.       <br />
       Avec : Hélène Degy, Anna Mihalcea et Salomé Villiers en alternance avec Jessica Berthe-Godart.       <br />
       Création vidéo : Valentine Boidron &amp; Eloi Février.       <br />
       Création lumière : Denis Koransky.       <br />
       Musique : Valentin Marinelli et Clément Barbier.       <br />
       Chorégraphe : Emma Pasquer.       <br />
       Scénographie : Georges Vauraz.       <br />
       Production : Théâtre Lepic.       <br />
       Coproduction : Atelier Théâtre Actuel, Théâtre des Béliers, Prismo Production, In Fine Capital, Red Velvet, Bleue Comme Neige       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 31 janvier au 7 juin 2026.</span>       <br />
       Jusqu'au 3 mai : du mercredi au samedi à 19 h, dimanches à 15 h.       <br />
       À partir du 9 mai : samedi à 19 h et dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre Lepic, 1, avenue Junot, Paris 18ᵉ.       <br />
       Réservation : 01 42 54 15 12.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie-lepic.mapado.com/event/640684-dessiner-encore" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://theatrelepic.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatrelepic.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96412936-67232318.jpg?v=1778003028" alt="•Off 2026• "Dessiner encore"… Une adaptation théâtrale où l'humour reste très présent même si celui-ci est perlé de quelques larmes d'émotion" title="•Off 2026• "Dessiner encore"… Une adaptation théâtrale où l'humour reste très présent même si celui-ci est perlé de quelques larmes d'émotion" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 13 h 40. Relâche le jeudi.       <br />
       Théâtre des Béliers, Salle 1, 53, rue du Portail Magnanen, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 82 21 07.       <br />
       <a class="link" href="https://lesbeliers.vosbillets.fr/billetterie/representation/45/dessiner-encore" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://theatredesbeliers.com/" target="_blank">>> theatredesbeliers.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Dessiner-encore-Une-adaptation-theatrale-ou-l-humour-reste-tres-present-meme-si-celui-ci-est-perle-de-quelques_a4545.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Exploits Mortels" expose et explose sur le mode BD un univers familial déjanté et pourtant si proche de la réalité</title>
   <updated>2025-02-11T14:47:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Exploits-Mortels-expose-et-explose-sur-le-mode-BD-un-univers-familial-dejante-et-pourtant-si-proche-de-la-realite_a4150.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/86396219-61463741.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-02-11T13:39:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
François Rancillac est au théâtre ce que les chefs d'orchestres sont à la musique classique. Face à une partition textuelle complexe, il parvient grâce à son expérience, sa sensibilité et son talent de metteur en scène et de directeur d'actrices et d'acteurs à donner le concert, la représentation qui fera briller autant le compositeur que les interprètes du livret… comme on dit dans le musical. La faute à son attachement à parts égales pour les auteurs et pour les interprètes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86396219-61463741.jpg?v=1739282156" alt=""Exploits Mortels" expose et explose sur le mode BD un univers familial déjanté et pourtant si proche de la réalité" title=""Exploits Mortels" expose et explose sur le mode BD un univers familial déjanté et pourtant si proche de la réalité" />
     </div>
     <div>
      C'est encore le cas avec &quot;Exploits Mortels&quot; qui porte si mal son titre, car aucun exploit véritable ne vient traverser cette histoire. Encore que… Il est vrai que pour Josefine, la soirée d'anniversaire de sa mère est de celles qui comptent puisque ça sera sa dernière soirée. Fin du suspense. L'héroïne décède dès le début du spectacle, fauchée par une voiture à la sortie du restaurant grec où se déroule la fête.       <br />
              <br />
       Alors la construction du puzzle imaginé par Rasmus Linberg se met en place, pièce par pièce, témoignage après témoignage, devant ce bureau de l'officier de police qui prend les dépositions de chaque participant à cette soirée d'anniversaire. Des pièces de puzzle qui dépassent très vite le temps de cette soirée d'où Josefine s'est enfuie en courant dans un état si vif qu'elle ne vit pas la voiture qui fonçait sur elle dans la nuit. Une fête d'anniversaire qui remue le passé. Fête de famille. Et quelle famille !       <br />
              <br />
       L'auteur suédois s'amuse à tendre et détendre les différents liens familiaux qui unissent ce qu'on appelle une cellule familiale, qui porte si bien ce nom puisque l'on retrouve des cellules dans toutes les prisons du monde. Outre la fille, Josefine, en rupture émotionnelle avec sa mère, il y a le frère dans une continuelle attente de réussite, sa copine superficielle, le père détaché de tout, blasé, la vieille tante atteinte d'un insupportable optimisme rasant, et Maman. Maman et sa carrière débordante, suractive, sur-stressée, sur-ambitieuse et surtout insatisfaite perpétuelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86396219-61463746.jpg?v=1739282192" alt=""Exploits Mortels" expose et explose sur le mode BD un univers familial déjanté et pourtant si proche de la réalité" title=""Exploits Mortels" expose et explose sur le mode BD un univers familial déjanté et pourtant si proche de la réalité" />
     </div>
     <div>
      Cette mère est comme le tronc de l'arbre familial qui donne la sève à chaque membre, chaque branche, mais elle est aussi celle qui a fini par inoculer du poison de la déception dans les vies de toute la famille. Mais ce soir, Josefine a décidé de parler, de sortir tout ce qu'elle a sur le cœur, de jeter un grand coup de pied dans la fourmilière et de s'en libérer une bonne fois pour toutes, de commencer sa vraie vie… croit-elle. Elle est venue pour cette raison dans ce restaurant à cette soirée, uniquement pour cela.       <br />
              <br />
       Ce sont deux comédiennes qui vont interpréter l'ensemble des personnages. Léna Bokobza-Brunet et Christine Guênon, toutes deux d'une habileté impressionnante pour passer de l'un à l'autre, rôle d'un simple changement d'attitude, d'un maintien différent, d'une manière de proférer les mots personnalisée. Chacune, dans son style de jeu, a réussi à trouver une harmonie, une complémentarité rare. Bref, c'est un duo mortel.       <br />
              <br />
       Le décor, qui est modulable à la manière des puzzles en bois découpé pour les bébés, leur permet de faire évoluer la salle de restaurant, de sortir une table du sol ou d'extraire une porte pour la transformer en toilettes. Avec elles, Florian d'Arbaud joue le personnage de l'officier de police qui reçoit les dépositions et intervient par moment en régisseur son, avec des bruitages et des enregistrements qui renforcent le côté BD du décor créé par Raymond Sarti, peint en noir et blanc, à larges traits.       <br />
              <br />
       La mise en scène de François Rancillac réussit à rendre visible et le plus souvent risible le texte de Rasmus Linberg qui fait se télescoper les différents dialogues, les multiples et rapides apparitions des personnages. Ses deux comédiennes parviennent à insuffler un rythme intense à leurs rôles. Elles y ajoutent une sorte de distance qui donne des espaces dans lesquels le rire et la drôlerie peuvent s'engouffrer. Une mécanique redoutable qui transforme un drame en vision corrosive et burlesque et présente la famille comme un assemblage terrible de frustrations, de contagions et de crises perpétuelles, dans une belle bonne humeur.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu au Collège H. Barbusse, Bagneux (92).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Exploits Mortels"</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86396219-61463747.jpg?v=1739282256" alt=""Exploits Mortels" expose et explose sur le mode BD un univers familial déjanté et pourtant si proche de la réalité" title=""Exploits Mortels" expose et explose sur le mode BD un univers familial déjanté et pourtant si proche de la réalité" />
     </div>
     <div>
      Texte : Rasmus Linberg.       <br />
       Traduit du suédois par Marianne Ségol-Samoy.       <br />
       Mise en scène : François Rancillac.       <br />
       Avec : Léna Bokobza-Brunet, Christine Guênon et Florian d'Arbaud       <br />
       Scénographie : Raymond Sarti.       <br />
       Conception son, régie générale et son : Florian d'Arbaud.       <br />
       Chansons composées par Bernard Cavanna.       <br />
       Construction décor : Lycée professionnel Jules Verne - DTMS - machine constructeur (Sartrouville).       <br />
       À partir de 13 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Mercredi 19 février 2025 : MJC Montchapet, Dijon (21).       <br />
       Du 8 au 10 avril 2025 : Maison des Arts du Léman - Scène Conventionnée, Thonon-les-Bains (74).       <br />
       Mardi 8 avril 2025 : Théâtre du Casino, Évian-les-Bains (74).       <br />
       Mercredi 9 avril 2025 : Salle du stade, Perrignier (74).       <br />
       Jeudi 10 avril 2025 : Maison des Jeunes et de la Culture, Douvaine (74).       <br />
       Du 14 au 18 avril 2025 : en itinérance avec le Théâtre de L'Union - CDN, Limoges (87).       <br />
       Du 20 au 22 mai 2025 : Collège Marie Curie, avec le Théâtre du Garde-Chasse, Les Lilas (93).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Exploits-Mortels-expose-et-explose-sur-le-mode-BD-un-univers-familial-dejante-et-pourtant-si-proche-de-la-realite_a4150.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles</title>
   <updated>2023-10-25T09:11:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Petit-Prince-Pour-rire-de-bon-coeur-avec-les-etoiles_a3748.html</id>
   <category term="Pitchouns" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/76099025-53857390.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-10-25T08:48:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Un aviateur, à la suite d'un souci mécanique sur son avion, doit se poser en urgence dans le désert du Sahara pour tenter de le réparer. Le lendemain de cet atterrissage forcé, il est réveillé par une petite voix insistante qui lui demande s'il peut lui dessiner un mouton ! Très surpris par cette miraculeuse apparition, l'aviateur obéit, mais aucun des dessins du mouton ne conviennent au jeune garçon. Sous l'apparence d'un conte pour enfants, Le Petit Prince relate à chaque chapitre une rencontre d'un tout jeune garçon qui le laisse perplexe : un monarque, un vaniteux, un ivrogne, un businessman propriétaire d'étoiles, un allumeur de réverbère, un vieil homme géographe, un serpent, un renard…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76099025-53857390.jpg?v=1698218119" alt=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" title=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" />
     </div>
     <div>
      Qu'est-ce qui peut bien pousser encore à mettre en scène ce célèbre livre pour enfants écrit pour des adultes ? Il s'agit là d'une question que l'on peut se poser tant de nombreuses études, analyses, versions théâtrales et scéniques, cinématographiques, musicales ont déjà été faites de cette œuvre incontournable de la littérature.       <br />
              <br />
       Probablement, les créateurs(rices) ont-ils ou ont-elles, chacun(e), en leur for intérieur, des raisons bien distinctes et toutes personnelles : une certaine identification, des valeurs communes, des interrogations existentielles sur le monde et la nature humaine, des interprétations possibles de cette histoire qui leur sont propres ? Et, à ce titre, le champ des prospectives est large ! Il semblerait que ce soit le cas pour Florence Fouéré, directrice de la compagnie la Scala du Théo Théâtre, qui a décidé de reprogrammer en cette rentrée, dans son théâtre du XVe arrondissement de Paris, une nouvelle adaptation de l'œuvre.       <br />
              <br />
       Mais comment respecter une œuvre aussi célèbre sans la dénaturer, si tant est qu'un jour, il soit possible de décrypter véritablement les intentions profondes qui y ont été celles de Saint-Exupéry !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76099025-53857391.jpg?v=1698218172" alt=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" title=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" />
     </div>
     <div>
      La fine équipe de la Scala s'y est frottée malgré tout et c'est à une bien jolie adaptation à laquelle nous avons assisté samedi 14 octobre dernier, fluide, interprétée de façon très professionnelle par les trois comédiens et comédiennes et, à certains égards, fort originale.       <br />
              <br />
       Notamment via le choix de voix narratives distinctes et polyphoniques interprétées avec brio par Séverine Wolff et Olivier Courbier mais aussi par l'apport sensuel ou virevoltant de musiques de jazz comme &quot;My Favorite Things&quot; de John Coltrane, &quot;Cry me a river&quot; d'Ella Fitzgerald, &quot;So What&quot;, ou encore &quot;Ascenseur pour l'échafaud&quot; de Miles Davis. Des notes jazzy intemporelles qui renforcent le propos également intemporel de Saint-Ex.       <br />
              <br />
       Gageons que ce dernier aurait certainement apprécié ce choix musical, lui qui écoutait beaucoup de musiques variées et qui, précisément, était curieux de cette musique afro-américaine. De manière subtile, le jazz accentue l'empreinte à la fois légère et pessimiste de l'histoire et lui apporte une touche très particulière et fort agréable. Les titres n'ayant pas été choisis à la légère, de toute évidence.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76099025-53857402.jpg?v=1698218204" alt=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" title=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" />
     </div>
     <div>
      Au fil de ces jolies notes musicales, les deux comédiennes et le comédien évoluent avec grâce, interprétant à tour de rôles différents personnages, à l'exception du Petit Prince. Qui d'autre que Charlotte Jouslin aurait pu incarner avec autant de poésie et de charisme ce jeune garçon aux cheveux blonds, si sensible et si attachant ?       <br />
              <br />
       Une mention toute particulière aussi à la comédienne Séverine Wolff, élégante dans sa gestuelle de danseuse formée au CNR de Strasbourg et dont la présence à chaque personnage interprété ravit et captive. Olivier Courbier n'est pas en reste dans le rôle du Buveur, de l'Aviateur, du Roi ou encore de l'Allumeur de réverbères. Ses très beaux costumes, agrémentés de masques de la Comedia d'ell Arte, séduisent incontestablement. Et un grand bravo à Séverine Wolff pour ces bien jolies tenues confectionnées avec goût, sans oublier Annmarie Petit pour le décor de l'avion échoué, néanmoins coloré et bien présent sur scène.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76099025-53857408.jpg?v=1698218237" alt=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" title=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Dans cette mise en scène, j'ai désiré travailler sur le passage du rire aux larmes, mais aussi sur la résilience. Le texte de la pièce n'a pas été édulcoré, car je tenais à ce que petits et grands découvrent ou redécouvrent ce beau texte de la littérature&quot;,</span> Florence Fouéré.       <br />
              <br />
       Courez vite avec vos enfants, petits-enfants, ou même seul, pour découvrir cette charmante adaptation du Petit Prince au Théo Théâtre et demandez-vous, vous aussi, si &quot;les étoiles rient toujours de bon cœur le soir&quot;, si le Petit Prince meurt à la fin ou s'il est parti retrouver sa rose amoureuse…       <br />
              <br />
       Autant de questions qui vous permettront d'échapper un tant soit peu à la fureur du monde ambiant du moment. Pour continuer à avancer…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Petit Prince"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76099025-53857433.jpg?v=1698218710" alt=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" title=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" />
     </div>
     <div>
      Texte : Antoine de Saint-Exupéry.       <br />
       Mise en scène : Florence Fouéré.       <br />
       Assistant mise en scène : Olivier Courbier.       <br />
       Avec : Olivier Courbier, Charlotte Jouslin, Sévérine Wolff.       <br />
       Décor : Annmarie Petit.       <br />
       Costumes : Sévérine Wolff.       <br />
       Tout public à partir de 6 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 14 octobre au 23 décembre 2023.</span>       <br />
       Samedi à 17 h. Relâche les 28 novembre, 25novembre, 2 et 9 décembre.       <br />
       Théo-Théâtre, Paris 15e, 01 45 54 00 16.       <br />
       <a class="link" href="http://theotheatre.com/" target="_blank">&gt;&gt; theotheatre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Petit-Prince-Pour-rire-de-bon-coeur-avec-les-etoiles_a3748.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2022• "Boule de Suif" rendue vivante et vibrante par l'interprétation bondissante de Yannick Laubin</title>
   <updated>2022-06-30T17:12:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2022-Boule-de-Suif-rendue-vivante-et-vibrante-par-l-interpretation-bondissante-de-Yannick-Laubin_a3306.html</id>
   <category term="Avignon 2022" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/65639108-46791434.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-06-27T07:33:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En prenant le parti d'incarner un professeur dans sa classe pour raconter l'histoire écrite par Guy de Maupassant, Yannick Laubin met en exergue les rouages des relations entre les personnages et sculpte avec minutie la mécanique du groupe, devenant meute, puis se vautrant dans l'inhumanité. Incidence : en plus de spectateurs, voici le public transformé en classe de collège.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65639108-46791434.jpg?v=1656172780" alt="•Off 2022• "Boule de Suif" rendue vivante et vibrante par l'interprétation bondissante de Yannick Laubin" title="•Off 2022• "Boule de Suif" rendue vivante et vibrante par l'interprétation bondissante de Yannick Laubin" />
     </div>
     <div>
      Et puis il a l'air sympa, le prof, il dessine des caricatures sur un rétroprojecteur et il est drôle parfois, amical, enthousiaste, cool quoi. Avec la simplicité du langage direct, Yannick Laubin plante son personnage et la situation : nous allons parler d'un texte qui s'appelle &quot;Boule de suif&quot;. Au fait, c'est quoi le suif ? De la graisse, graisses animales ou autres avec laquelle on fabriquait du savon, des bougies… Boule de suif, c'est le surnom du personnage principal de Maupassant : une femme galante, une prostituée, ronde et grasse comme une boule de suif.       <br />
               <br />
       L'histoire naît d'un fait d'hiver qui inspira Maupassant. Durant l'invasion prussienne de 1870, une diligence quitte Rouen pour rejoindre Dieppe et surtout fuir l'envahisseur. L'auteur y fait monter dix personnages : un couple de nobliaux de province, un couple de bourgeois, un couple de marchands, un couple de bonnes sœurs, un républicain et une femme galante. Elle sera le centre de ce faux huis clos, celle qui va tout d'abord susciter la méfiance et le mépris de tous pour sa profession dégradante, puis l'admiration pour son courage patriotique qui la fait se révolter contre l'occupant, et puis une presque fraternité lorsqu'elle partage avec les voyageurs la nourriture qu'elle a été la seule à apporter. Ce moment ne durera pas bien longtemps : les aléas du parcours vont révéler la saleté que tous ces bien-pensants cultivent au fond de leur absence.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65639108-46791439.jpg?v=1656172895" alt="•Off 2022• "Boule de Suif" rendue vivante et vibrante par l'interprétation bondissante de Yannick Laubin" title="•Off 2022• "Boule de Suif" rendue vivante et vibrante par l'interprétation bondissante de Yannick Laubin" />
     </div>
     <div>
      Le professeur Laubin se prend au jeu d'interpréter avec fougue chacun des personnages. Il les affuble d'un élément physique ou d'une voix reconnaissable et joue à passer d'un personnage à l'autre pur interpréter toutes les scènes. Passant souvent du conteur à l'acteur, il anime l'histoire de ses caricatures dessinées en direct et projetées derrière lui, ce qui rend vivant cette histoire sensible et rugueuse. L'épopée de cette petite bande de voyageurs ne l'empêche pourtant pas de disséminer un sens qui se rapproche de nous et de détails parfois méconnus comme la genèse de la comptine &quot;Une souris verte&quot;… <span style="font-style:italic">&quot;Trempez-la dans l'eau, trempez-la dans l'huile…&quot;</span>, une jolie histoire qui, à l'origine, parlait d'un soldat vendéen (uniforme vert) que les révolutionnaires torturèrent avec l'eau et l'huile bouillante jusqu'à ce qu'il devienne… un escargot tout chaud.       <br />
              <br />
       Mais le message le plus général, le plus présent dans les groupes humains, et principalement dans les classes des collèges où il est sans cesse question de persécutions, de harcèlement, c'est le phénomène du bouc émissaire. C'est ainsi qu'est la femme galante, de son vrai nom Élisabeth Rousset, prostituée de profession, que la bonne société met au ban, qui devient si radicalement le bouc émissaire du voyage. Le professeur dresse un parallèle immédiat avec ce qui se passe dans les classes quand l'un ou l'une des élèves est différent, puis un autre, puis le suivant, phénomène remarquable qui lie la meute dans une ivresse sanglante et partagée, un sentiment de groupe face à leur victime.       <br />
       Maupassant, beau portraitiste de la société des hommes.       <br />
              <br />
       <b>Vu au Lavoir Moderne Parisien (Paris) dans le cadre du Phénix Festival qui a programmé &quot;Boule de suif&quot; du 10 au 12 juin 2022.</b>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Boule de Suif"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65639108-46791487.jpg?v=1656172985" alt="•Off 2022• "Boule de Suif" rendue vivante et vibrante par l'interprétation bondissante de Yannick Laubin" title="•Off 2022• "Boule de Suif" rendue vivante et vibrante par l'interprétation bondissante de Yannick Laubin" />
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      Adaptation de la nouvelle de Maupassant par Yannick Laubin.       <br />
       Mise en scène : Yannick Laubin.       <br />
       Avec : Yannick Laubin.       <br />
       Assistantes et assistants à la mise en scène  : Paola Secret, Iris Mirnezami, Charly Labourier, Mathieu Alexandre.       <br />
       Mise en lumière : Alice Gill Kahn et Rémi Cabaret.       <br />
       Mise en son : Antoine Cicéron.       <br />
       Musique : Jo Zeugma.       <br />
       Par la Cie Les Moutons Noirs.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 30 juillet 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 17 h 25, relâche le lundi.       <br />
       Théâtre du Roi René, Salle du Roi, 4 bis, rue Grivolas, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 82 24 35.       <br />
       <a class="link" href="http://theatreduroirene.com/festival-davignon/" target="_blank">&gt;&gt; theatreduroirene.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2022-Boule-de-Suif-rendue-vivante-et-vibrante-par-l-interpretation-bondissante-de-Yannick-Laubin_a3306.html" />
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