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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-17T14:11:55+01:00</updated>
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   <title>Superbe "Tristesse" ou comment le soleil et la mort se regardent en face…</title>
   <updated>2014-02-10T22:30:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Superbe-Tristesse-ou-comment-le-soleil-et-la-mort-se-regardent-en-face_a1057.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2014-02-10T11:11:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Par moment, c’est insoutenable. Ça frôle même l’indécence, tellement ça bouleverse et ça retourne. Silvia Berutti-Ronelt, la traductrice, Guy Delamotte, le metteur en scène, parlent à la fois "d’effroi" et de "fascination". Nordey, qui l’avait monté en 2012, en avait été très ému. De "Tristesse animal noir", l’auteur allemand, Anja Hilling dit l’indicible. Avec son équipe du Panta-Théâtre, Guy Delamotte réussit l’impossible.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6310504-9516400.jpg?v=1392026978" alt="Superbe "Tristesse" ou comment le soleil et la mort se regardent en face…" title="Superbe "Tristesse" ou comment le soleil et la mort se regardent en face…" />
     </div>
     <div>
      Cette pièce se présente en trois volets, trois parties aussi différentes par leur ton, leur jeu et leur décor. D’où, certainement, une des difficultés majeures de ce texte : les comédiens doivent ajuster leur jeu ; le metteur en scène est (presque) tenu à chaque tableau de monter une nouvelle pièce tant le ton change ; et le spectateur doit bien évidemment s’adapter à ces changements de rythme. Mais ils arrivent comme une claque qu’on se prendrait en pleine figure. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Premier volet. Une partie de pique-nique, tout ce qu’il y a de plus banal.</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6310504-9516401.jpg?v=1391983029" alt="Superbe "Tristesse" ou comment le soleil et la mort se regardent en face…" title="Superbe "Tristesse" ou comment le soleil et la mort se regardent en face…" />
     </div>
     <div>
      Les choix scénographiques de Jean Haas donnent un cadre étonnamment réaliste : en fond de scène est projetée sur grand écran la vidéo d’un minibus Volkswagen avançant au cœur d’une forêt luxuriante. La voix innocente d’une petite fille plante le décor. On l’entend nous raconter l’arrivée de six personnages dans ce petit coin de paradis. Ils s’y installent avec leur barbecue et leurs bouteilles d’alcool : ils sont venus là pour partager un bon moment entre amis.       <br />
              <br />
       Et le spectateur se laisse volontiers embarquer dans leur euphorie. Très vite, on s’attache aux personnages : il y a la jeune mère, Miranda (Olivia Chatain), gracieuse et touchante à souhait avec son nourrisson. Il y a Paul aussi, son mari (Alex Selmane) ; il aime profondément sa femme qu’il défend face à Jennifer (Véro Dahuron), son ex-compagne, toujours un peu jalouse de cette relation. Avec son style un peu garçonne, cette dernière est campée avec un caractère bien trempé, pas tellement du genre à se laisser marcher sur les pieds. La description de son amant Flynn (David Jeanne-Comello) - tel un &quot;ange édenté&quot; - met du piment à la conversation.        <br />
              <br />
       Le couple homo Oskar et Martin (Timo Torikka et Thierry Mettetal) aussi est drôle et piquant. Tous ont leurs valises qu’ils trimbalent cahin-caha dans cette forêt. Tous réussissent à façonner leur personnage, à leur donner une réelle personnalité. À la fin de ce premier tableau, le piège se referme… on s’est déjà (beaucoup trop ?) attachés à eux. Vaut mieux. Parce que six, c’est beaucoup sur une scène de théâtre. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Deuxième volet ou comment faire de l’art avec la mort… </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6310504-9516404.jpg?v=1392026980" alt="Superbe "Tristesse" ou comment le soleil et la mort se regardent en face…" title="Superbe "Tristesse" ou comment le soleil et la mort se regardent en face…" />
     </div>
     <div>
      Le bruit est assourdissant. La lumière est aveuglante aussi. La forêt est en flammes, les personnages sont pris au piège. Le spectateur a chaud. Une lente descente en enfer l’attend. Pourtant ni le texte ni la mise en scène de Guy Delamotte ne manquent de poésie. Au contraire. Les personnages sont littéralement léchés par les flammes et happés par le décor sonore et visuel, un peu comme lorsqu’ils pensent que <span style="font-style:italic">&quot;Miranda crie et que le feu avale sa voix&quot;.</span>        <br />
              <br />
       On salue au passage l’énorme boulot sur la lumière de Fabrice Fontal (ambiance rougeâtre et ombres chinoises) et le beau travail vidéo réalisé par Laurent Rojol (superpositions d’images très contrastées) : l’animal noir d’Anja Hilling s’incarne dans un galop infernal à tel point que le spectateur se laisse emporter et finit par vivre lui aussi la tragédie de l’intérieur. Les mots d’Anja Hilling se tordent dans la bouche de nos six interprètes. Pressés, ils sont éjectés, expulsés, finissent par se rythmer, se rythment à force et décuplent leur force en se rythmant… comme une symphonie… ou, non, un requiem bien sûr.       <br />
              <br />
       Mais est-ce la partie que nous retenons le mieux ? Pas sûr. Parce qu’au bout du compte on finit par s’habituer à la douleur comme on finit par s’habituer au décor.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Troisième volet, le plus étonnant et certainement le plus réussi. </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6310504-9516409.jpg?v=1392027044" alt="Superbe "Tristesse" ou comment le soleil et la mort se regardent en face…" title="Superbe "Tristesse" ou comment le soleil et la mort se regardent en face…" />
     </div>
     <div>
      Rien à voir avec les deux précédents. Cette partie est centrée sur les survivants de la catastrophe qui cherchent désespérément un moyen de se reconstruire. Le poids de la faute est lourd. On reconnaît à peine les quelques personnages qui restent tant ils ont l’air changés. À rôle nouveau, personnage nouveau, n’est-ce pas ? Chapeau bas d’ailleurs à Véro Dahuron (qu’on avait vue dans &quot;Frida Kahlo&quot; récemment au Musée de l’Orangerie) qui ne manque pas de nous étonner : d’une partie à l’autre, elle est à peine reconnaissable.       <br />
              <br />
       Au milieu de ces décombres, le metteur en scène a eu la bonne idée d’alléger un peu les tensions avec le témoignage vidéo sur le feu de forêt d’un &quot;Raoul&quot; et d’une &quot;Josiane&quot;. Digne d’un J.T. de TF1 ! L’hyper réalisme rend évidemment la scène très drôle. Mais ce n’était là qu’une fausse respiration. Comment arriver d’ailleurs à survivre quand on a regardé la mort en face ? Ceux qui sur jouaient un peu dans la 2ème partie trouvent ici leur &quot;voix&quot; (je pense à Alex Selmane notamment). Mis à nu, la douleur est &quot;à cru&quot;, le fil qui les reliait à la vie a été rompu. Et la mise en scène de Guy Delamotte suggère avec brio cet enchevêtrement, ce no man’s land duquel ils n’arrivent plus à sortir.        <br />
              <br />
       Quant au spectateur, il en ressort rincé et paradoxalement heureux d’avoir assisté à une si grande <span style="font-style:italic">Tristesse</span>...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Tristesse animal noir"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6310504-9516430.jpg?v=1392043457" alt="Superbe "Tristesse" ou comment le soleil et la mort se regardent en face…" title="Superbe "Tristesse" ou comment le soleil et la mort se regardent en face…" />
     </div>
     <div>
      Texte : Anja Hilling.       <br />
       Traduction de Sylvia Berutti Ronelt, avec l’aimable participation de Jean-Claude Berutti.       <br />
       Mise en scène : Guy Delamotte.       <br />
       Avec : Véro Dahuron, Olivia Chatain, Alex Selmane, David Jeanne-Comello, Thierry Mettetal et Timo Torikka.        <br />
       Et la participation de Viviane Jean et Vincent Garanger (le couple de la vidéo).       <br />
       Décor : Jean Haas.       <br />
       Costumes : Cidalia Da Costa.       <br />
       Lumières : Fabrice Fontal.       <br />
       Vidéo : Laurent Rojol.       <br />
       Son : Jean-Noël Françoise.        <br />
       Régie générale : Kévin Paniez.       <br />
       Création en janvier 2014 au CDN - Comédie de Caen       <br />
       Durée : 2 heures.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Les 11 et 12 février 2014 à 20 h.</span>       <br />
       Théâtre le Volcan, scène national du Havre, 76, 02 35 19 10 20.       <br />
       <a class="link" href="http://www.levolcan.com" target="_blank">&gt;&gt; levolcan.com</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Besame mucho" Frida</title>
   <updated>2013-11-14T20:55:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Besame-mucho-Frida_a1007.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6044345-9016855.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-11-14T14:34:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En ce moment, au Musée de l’Orangerie, se déroule la très belle exposition "Frida Kahlo/Diego Rivera. L’art en fusion". À cette occasion est jouée, par le Panta-théâtre, ce que les organisateurs nomment une "déambulation théâtrale" autour de la figure de Frida Kahlo. La pièce reprend des extraits de son "Journal" et de sa correspondance traduits par Rauda Jamis. La comédienne Véro Dahuron incarne avec superbe l’histoire de ce peintre devenu au fil des ans un véritable personnage.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6044345-9016855.jpg?v=1384351364" alt=""Besame mucho" Frida" title=""Besame mucho" Frida" />
     </div>
     <div>
      Le spectateur est debout ; il piétine… Aux portes de l’exposition, il n’a pas encore idée du voyage qui l’attend. La comédienne tarde un peu à faire son entrée. En attendant, il observe… de chaque côté, quelques toiles de Diego Riviera, et surtout dans le fond, ce grand mur bleu. S’agit-il de celui de &quot;la casa azúl&quot;, la fameuse maison de Diego et Frida ? De cette expo couplée à un spectacle, va-t-on réussir à nous immerger dans l’œuvre et nous faire pénétrer à ce point l’univers de Frida Kahlo ? Vu le personnage, l’entreprise est de taille.       <br />
              <br />
       Tu te balances de droite à gauche avec ton masque mortuaire. Ainsi as-tu décidé de faire ton entrée... &quot;Besame mucho&quot;, Dis-tu ? Tu connais. Forcément, l’air est si connu.        <br />
       N’est-ce pas une de tes spécialités ? Rire et danser avec la mort. À quoi d’ailleurs cela sert-il de la pleurer, la mort ?       <br />
       En tutoyant de cette façon une Frida forte, une Frida drôle, une Frida tendre et sensible, tu honores avec beaucoup de justesse et d’intelligence sa mémoire. Ainsi, Guy Delamotte, avec tes choix de mise en scène, tu fais entrer de plain-pied le spectateur dans l’œuvre de ce peintre. Véro Dahuron, nous ne sommes qu’au début de la déambulation, et l’émotion est déjà forte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6044345-9016856.jpg?v=1384351369" alt=""Besame mucho" Frida" title=""Besame mucho" Frida" />
     </div>
     <div>
      Cahin caha poursuivons…       <br />
       Une planche, trois bouts de ficelle et un corset. Il nous enserre la poitrine, nous entraîne dans sa marche bringuebalante, mais nous poursuivons. Le rire fuse (parfois), le sourire reste (souvent), même si un sanglot nous étrangle (aussi). Pourtant Frida, on connaît bien ton histoire, mais voilà, il faut que je t’avoue, je me suis laissée une fois de plus avoir. Surtout avec ta diatribe finale. Pourtant tes nombreux autoportraits où est peint à chaque fois ton regard fier et droit me disaient bien de ne pas succomber.        <br />
              <br />
       Ah oui mais… ce jour-là tu as laissé tout le monde coi. Est-ce le lieu ? Il forme à lui seul comme un petit écrin. La disposition choisie des tableaux est une jolie mise en abyme de la relation Diego avec Frida… &quot;L’éléphant&quot; qui continue à garder jusqu’au bout en son sein la &quot;colombe&quot;. L’hommage est touchant.       <br />
       Est-ce aussi le privilège de pouvoir jouer au milieu des œuvres de l’artiste ? C’est sûr, ta parole et ton jeu prennent là une dimension et une résonance particulières.        <br />
       Pour le spectateur… l’expérience est singulière.        <br />
              <br />
       Ici pas de larmoiement. Les morceaux choisis du journal montrent à la fois la force et la faiblesse de cette femme. Toute l’antinomie qui n’a cessé de la poursuivre.       <br />
       Un peu à la façon de cet air connu joué au début, cette Frida interprétée par Véro Dahuron a ce quelque chose que tout le monde reconnaît. Elle est ce tout un chacun quelque peu extraordinaire capable d’émouvoir et de surmonter bien des peines…        <br />
              <br />
       Danse, danse &quot;Fridichita&quot;, même sur une jambe, peu importe, mais continue à nous hanter encore longtemps dans nos cœurs. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Frida Kahlo"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6044345-9016948.jpg?v=1384351372" alt=""Besame mucho" Frida" title=""Besame mucho" Frida" />
     </div>
     <div>
      Texte : D’après le &quot;Journal&quot; et des extraits de la correspondance de Frida Kahlo,        <br />
       traduits par Rauda Jamis.        <br />
       Mise en scène : Guy Delamotte.       <br />
       Avec : Véro Dahuron (conception et jeu).        <br />
       Costumes : Cidalia Da Costa.        <br />
       Lumières : Philippe Hérail et Fabrice Fontal.        <br />
       Régie : Kévin Paniez.       <br />
       Accessoires : Olivier Thiebault.        <br />
              <br />
       <b>Encore une seule représentation au Musée de l’Orangerie : </b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">15 novembre 2013 à 19 h. </span>       <br />
       Musée de l’Orangerie, Paris 1er, 01 44 50 43 01.       <br />
       (Accès libre, sur réservation)        <br />
       <a class="link" href="http://www.musee-orangerie.fr" target="_blank">&gt;&gt; musee-orangerie.fr</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Spectacle joué à Caen, au Panta-théâtre.</span>        <br />
       <a class="link" href="http://pantatheatre.net/" target="_blank">&gt;&gt; pantatheatre.net</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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