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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-20T14:48:54+02:00</updated>
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   <title>"Dub" Unité et harmonie dans la différence !</title>
   <updated>2026-02-12T13:20:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Dub-Unite-et-harmonie-dans-la-difference-_a4477.html</id>
   <category term="Danse" />
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   <published>2026-02-12T07:02:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Créé en 2023 par Amala Dianor, "Dub" nous plonge dans un univers musical du même nom. Au travers de différents tableaux, le chorégraphe manie avec rythme et subtilité les multiples visages du 6ᵉ art dans lequel il bâtit un puzzle artistique où ce qui lie l'ensemble est une gestuelle en opposition de styles, à la fois virevoltante et hachée, qu'ondulante et courbe.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94286063-65764219.jpg?v=1770898462" alt=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" title=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" />
     </div>
     <div>
      En arrière-scène, dans une lumière un peu sombre, la scénographie laisse découvrir sept grands carrés vides disposés les uns sur les autres. Celui situé en bas et au centre dessine une entrée. L'ensemble représente ainsi une maison, grande demeure avec ses pièces vides.       <br />
              <br />
       Devant cette scénographie, onze danseurs investissent les planches à tour de rôle, chacun y apportant sa griffe, sa marque par le style de danse qu'il incarne, comme à l'image du Dub, genre musical issu du reggae jamaïcain dont l'origine est due à une erreur de gravure de disque de l'ingénieur du son Osbourne Ruddock, alias King Tubby, en mettant du reggae en version instrumentale. En 1967, en Jamaïque, le disc-jockey Rudy Redwood va le diffuser dans un dance floor. Le succès est immédiat.       <br />
              <br />
       L'apogée du Dub a eu lieu dans les années soixante-dix jusqu'au milieu des années quatre-vingt. Les codes ont changé depuis, le mariage d'une hétérogénéité de tendances musicales est, depuis de nombreuses années, devenu courant. Le Dub met en exergue le couple rythmique basse et batterie en lui incorporant des effets sonores. Awir Leon, situé côté jardin derrière sa table de mixage, est aux commandes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94286063-65764220.jpg?v=1770898482" alt=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" title=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" />
     </div>
     <div>
      Cela démarre par une danse très ondulée avec les pieds et les mains de l'artiste qui, à l'aide de ses genoux, se plient jusqu'au sol pour ensuite remonter. Il y a une grande fluidité dans sa gestuelle, le tronc étant l'axe sur lequel ses membres inférieurs et supérieurs oscillent dans un périmètre réduit. D'autres interprètes l'accompagnent avec une grammaire corporelle différente, tout en créant une cohérence artistique.       <br />
              <br />
       Plus loin, c'est un artiste qui s'allonge en se courbant le tronc, en posant ses jambes sur les planches, pour ensuite opérer une légère remontée en effectuant un sursaut des hanches. Le corps est gracieusement rampant, tout en étant légèrement en hauteur. Il avance telle une chenille par mouvements glissants. Plus loin, une danseuse, de type dance floor, a des mouvements très vifs, tranchés et rapides, la plante des pieds bien au sol. Quand plus loin, des mouvements hip-hop à même les planches s'effectuent. Ces différentes chorégraphies sont parfois effectuées dans un même laps de temps. Dans des danses de groupe, les plats des pieds tapent au sol, de façon rythmée ; les bras sont levés pour redescendre et partir ensuite en diagonale et de côté, le tout de façon synchronisée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94286063-65764221.jpg?v=1770898534" alt=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" title=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" />
     </div>
     <div>
      À dessein, il y a une complicité entre les artistes avec lesquels s'immisce l'humour. Ce sont des vagues successives chorégraphiques qui apparaissent sous forme de tableaux, toutes reliées les unes aux autres. La dramaturgie met en avant l'unité dans ses différences, la trame du spectacle. C'est une troupe avec ses variantes artistiques, dans laquelle une hétérogénéité de styles de danse existe. En passant des uns aux autres, nous découvrons des gestuelles qui ont des points communs, celles de bras qui ondulent avec un tronc qui en fait de même. Quand, plus loin, se dessinent des mouvements brisés et hachés. C'est dans ce va-et-vient de gestiques aux formes et allures différentes et complémentaires que se dégage une harmonie, le tout souvent dans une même chorégraphie.       <br />
              <br />
       La musique accompagne la représentation au travers d'une ligne de basse et de percussions. L'expression corporelle est très rythmée, avec les plats des pieds devenant parfois le parangon de celle-ci, comme le taconeo pour le Flamenco ou les bottes pour la gumboot dance.       <br />
              <br />
       Dans la scénographie représentant la grande maison, trois danseurs sont répartis respectivement dans trois pièces situées en haut, à gauche et à droite de celle-ci. Une cohérence artistique se dégage des gestiques dans leur tension, attitude, posture, bien que séparées et presque isolées les unes des autres. Ce qui est montré et ce qui fait unité peut ainsi avoir une focale aveugle. La scénographie peut suffire à cimenter l'ensemble, avec un musicien aux commandes qui bat la mesure pour marquer le tempo.       <br />
              <br />
       Dans le tableau final, les artistes se déplacent en trio et par vague successive. À tour de rôle, ils montent de façon rythmée et cadencée vers l'avant-scène, puis laissent leur place au trio suivant pour redescendre vers le fond de scène, le tout dans une très belle dynamique pleine d'harmonie.       <br />
              <br />
       C'est beau, frais, coloré et très vivant.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Dub"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94286063-65764222.jpg?v=1770898605" alt=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" title=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" />
     </div>
     <div>
      Chorégraphie : Amala Dianor.       <br />
       Avec : Slate Hemedi Dindangila, Romain Franco, Jordan John Hope, Enock Kalubi Kadima, Mwendwa Marchand, Kgotsofalang Joseph Mavundla, Sangram Mukhopadhyay, Tatiana Gueria Nade, Yanis Ramet, Germain Zambi, Asia Zonta.       <br />
       Musique live : Awir Leon.       <br />
       Art visuel : Grégoire Korganow.       <br />
       Lumières et régie générale : Nicolas Tallec en alternance avec Agathe Geffroy.       <br />
       Costumes : Minuit Deux, Fabrice Couturier.       <br />
       Régie son : Emmanuel Catty en alternance avec Nicolas Chimot.       <br />
       Régie plateau : David Normand, Martin Rahard en alternance avec Thibaut Trilles.       <br />
       Direction technique : Nicolas Barrot, Véronique Charbit.       <br />
       Construction décor : Juan Cariou, Fabienne Desfleches, Paul Dufayet, Valentin Dumeige, Moïse Elkaout, Manon Garnier, Louise Gateaud, Gaëlle Le-stum, Gaelle Meurice, Fanchon Voisin.       <br />
       Graffeur décor : François Raveau.       <br />
       Durée : 1 h.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94286063-65764223.jpg?v=1770898645" alt=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" title=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 5 au 21 février 2026.</span>       <br />
       Du mercredi au vendredi à 20 h, samedi à 16 h et 20 h.       <br />
       Le 13ᵉ Art, 30, place d'Italie, Paris 13ᵉ.       <br />
       <a class="link" href="https://www.ticketmaster.fr/fr/manifestation/dub-billet/idmanif/625900/idtier/29739356" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://le13emeart.com/" target="_blank">&gt;&gt; le13emeart.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       3 et 4 mars 2026 : Espace Malraux - Scène nationale Chambéry-Savoie, Chambéry (73).       <br />
       7 mars 2026 : Groove n' Move, Comédie de Genève, Genève (Suisse).       <br />
       18 mars 2026 : Le Pin Galant, Mérignac (33).       <br />
       25 et 26 mars 2026 : Maison des arts, Créteil (94).       <br />
       28 mai 2026 : Charleroi Danse + Palais des Beaux-Arts, Charleroi (Belgique).       <br />
       3 au 5 juin 2026 : Le Maillon + Pôle Sud - CDCN, Strasbourg (67).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94286063-65764224.jpg?v=1770898740" alt=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" title=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Festival Trente Trente 2026 Épisode 3 Des visages et des corps, des sonnailles et des sons… vertiges atemporels</title>
   <updated>2026-02-08T15:12:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Trente-Trente-2026-Episode-3-Des-visages-et-des-corps-des-sonnailles-et-des-sons-vertiges-atemporels_a4473.html</id>
   <category term="Festivals" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/94195364-65693991.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-02-09T12:16:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Quatre performances appartenant à des registres différents (danse, musiques, marionnettes), mais traversées par le même désir, celui de l'impérieux besoin de libérer l'attendu de ses "conditionnements" pour l'extraire des pesanteurs qui l'arriment au sol. Au travers d'approches artistiques empruntant des voies différentes, se dévoile l'attraction magnétique exercée par ces rencontres singulières porteuses d'épiphanies terrestres.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94195364-65693991.jpg?v=1770550977" alt="Festival Trente Trente 2026 Épisode 3 Des visages et des corps, des sonnailles et des sons… vertiges atemporels" title="Festival Trente Trente 2026 Épisode 3 Des visages et des corps, des sonnailles et des sons… vertiges atemporels" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Fuck me Blind"</strong></span>, de Matteo Sedda, procure un vertige d'une intensité peu commune tant notre regard est irrésistiblement attiré par ces deux corps dansant ne faisant qu'un, corps unis dans le même mouvement circulaire à formes variables les contenant. Une danse au pouvoir hypnotique dont il faut chercher l'énergie du côté du désir qui lie ces deux hommes dont les mouvements sont focalisés autour d'un point immuable : leurs regards qui, jamais durant les trente-cinq minutes de la performance, ne se quitteront.       <br />
              <br />
       Hommage à "Blue" de Derek Jerman, réalisé comme un film testament – devenu presque aveugle du fait des complications du sida, l'artiste ne discernait que la couleur bleue –, Matteo Sedda et Marco Labellarte transcendent la piste de la Halle des Chartrons pour nous entraîner dans un trip où l'intime le dispute à l'artistique. Leurs trajectoires faites d'attractions, rapprochements, lents déplacements, poursuites effrénées, embrassades et ballet de langues chorégraphiées, agissent comme de puissants aimants opérant une fascination telle qu'elle échappe au cercle de leurs ébats pour envahir l'espace de la Halle.       <br />
              <br />
       Accompagnés d'une musique idoine aux fluctuations sonores épousant leurs trajectoires (mentales et physiques), les corps aimantés des deux amants dessinant les arabesques de leur puissante symbiose organique ont le pouvoir de nous inclure dans le vif plaisir qu'est le leur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94195364-65693993.jpg?v=1770551691" alt="Festival Trente Trente 2026 Épisode 3 Des visages et des corps, des sonnailles et des sons… vertiges atemporels" title="Festival Trente Trente 2026 Épisode 3 Des visages et des corps, des sonnailles et des sons… vertiges atemporels" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Trucs"</strong></span>, d'Alexis Toussaint et Romain Colautti de la Cie Hart Brut, "percute" le silence des transhumances des vertes prairies pour faire résonner la musicalité des sonnailles, ces cloches et clochettes attachées au cou des bovins et ovins lors des estives pyrénéennes. Ainsi, ces sonnailles ("trucs" en occitan béarnais) suspendues fièrement à un joug faisant office de castelet pour les deux musiciens en salopettes de bergers, occupent la place de choix dans ce concert de haute altitude en devenant instruments de percussion trônant à côté des tambourins à cordes et batteries boostés par un traitement électro-acoustique.       <br />
              <br />
       Libérant une énergie électrisante, les deux batteurs vont inonder la salle du T4S de leurs percussions de rockstars… "en herbe". Une expérience sonore à hauts décibels, "dépaysant" à souhait, propre à galvaniser les sédentaires des villes amollis sous l'effet de la grisaille hivernale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94195364-65694105.jpg?v=1770557644" alt="Festival Trente Trente 2026 Épisode 3 Des visages et des corps, des sonnailles et des sons… vertiges atemporels" title="Festival Trente Trente 2026 Épisode 3 Des visages et des corps, des sonnailles et des sons… vertiges atemporels" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"A time between birth and chaos"</strong></span>, de Symo Reyn, propose une tout autre ambiance sonore, une musique envoûtante nous transportant sur les rivages anciens du Moyen-Orient et de la modernité recomposée. Laissant courir ses doigts sur un instrument millénaire de la famille des cithares (le qanoûn), il le fait résonner de ses états d'âme se développant en longues nappes sonores. Donnant vie à l'instrument à cordes ayant traversé les siècles, il le remodèle au gré de ses envies de musicien expert ; le prolongeant par un capteur relié à une pléiade de pédales amplifiant ses vibrations d'origine, il donne libre cours à ses inspirations contemporaines.       <br />
              <br />
       Le résultat crée une parenthèse hors du temps où la nostalgie orientale et les pulsations électro contemporaines allient leur singularité pour créer un moment planant, abolissant les frontières entre tradition et modernité pour faire entendre d'autres mondes possibles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94195364-65694129.jpg?v=1770557708" alt="Festival Trente Trente 2026 Épisode 3 Des visages et des corps, des sonnailles et des sons… vertiges atemporels" title="Festival Trente Trente 2026 Épisode 3 Des visages et des corps, des sonnailles et des sons… vertiges atemporels" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Supersensible"</strong></span>, de Valerio Point de la Cie Mue, nous immerge dans le monde miniature de marionnettes à fils. Un monde ici à la fois diffusément inquiétant et imprégné d'une tendresse palpable, celle que leur voue le manipulateur leur insufflant vie avec une délicatesse sans égale.       <br />
              <br />
       Risquant un pied puis l'autre, le marionnettiste, vêtu d'une tunique noire sans affiliation précise, apparaît devant l'écran qui le masquait, sa haute taille contrastant avec les trois minuscules créatures qu'il s'apprête à animer. Accompagnant l'IRM projetée de son propre squelette mis à mal, une première marionnette sans cou ni tête fera son apparition ; il en tirera très délicatement les fils pour actionner ce corps mutilé qui, de reptation en reptation, finira par se ficher droit au sol.       <br />
              <br />
       Se tournant alors vers un sac sarcophage gisant à terre, il en ouvrira la fermeture Éclair pour en extraire une deuxième marionnette… une vieille dame fragile qu'il assoira avec d'infinies précautions sur son fauteuil roulant miniature, après avoir épousé au préalable sa posture en chien de fusil, étendant son grand corps (malade) dans une mise en abyme protectrice de sa créature. Quant à la troisième marionnette, qui aura droit aux mêmes intentions, elle aura deux jambes pour tout corps.       <br />
              <br />
       L'émotion intense communiquée par cette représentation pourrait dépasser le cadre de ce qui est montré… En effet, si on ne manque pas d'être profondément touché par la délicatesse infinie du créateur prenant soin de ses créatures avec une bienveillance peu ordinaire, la fascination produite pourrait aussi trouver sa source ailleurs… Quel sens donner à ce monde d'êtres amputés de leur intégrité dont le marionnettiste – leur créateur – prend devant nous autant soin ? N'y aurait-il pas dans le jeu de miroirs entre leur corps dégradé et celui qui leur a donné vie, un écho troublant au point de susciter un malaise diffus… un malaise lié à un désir de réparation adressé à nous, spectateurs d'un soir répondant à cet appel par de tranquilles applaudissements si appuyés soient-ils ? Au jeu des projections, il conviendrait d'ajouter celles du regardeur happé par cette saisissante représentation artistique, dont l'un des non moindres mérites est d'ouvrir grand… le champ des représentations.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vus lors de deux parcours les 24 et 28 janvier 2026 dans le cadre du Festival Trente Trente (23ᵉ Rencontres de la forme courte dans le spectacle vivant) de Bordeaux Métropole.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94195364-65694533.jpg?v=1770558913" alt="Festival Trente Trente 2026 Épisode 3 Des visages et des corps, des sonnailles et des sons… vertiges atemporels" title="Festival Trente Trente 2026 Épisode 3 Des visages et des corps, des sonnailles et des sons… vertiges atemporels" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Fuck me Blind"</strong></span>       <br />
       Danse - Création 2025 (Festival Romaeuropa - La Pelanda, Rome).       <br />
       Idée et direction : Matteo Sedda.       <br />
       Chorégraphie et performance : Marco Labellarte, Matteo Sedda.       <br />
       Son : Gio Megrelishvili.       <br />
       Dramaturgie et lumières : Margherita Scalise.       <br />
       Mentors : Igor Urzelai Hernando, Moreno Solinas.       <br />
       Durée : 35 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Représenté le 24 janvier 2026 à 21 h à la Halle des Chartrons à Bordeaux (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 au 14 mars 2026 :</span> La Balsamine (en coprogrammation avec Charleroi danse), Bruxelles (Belgique).       <br />
       21 mars 2026 : FOG Performing Arts Festival – Triennale Milano Teatro, Milan (Italie).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94195364-65694534.jpg?v=1770559339" alt="Festival Trente Trente 2026 Épisode 3 Des visages et des corps, des sonnailles et des sons… vertiges atemporels" title="Festival Trente Trente 2026 Épisode 3 Des visages et des corps, des sonnailles et des sons… vertiges atemporels" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Trucs"</strong></span>       <br />
       Musique - Création 2022 (Pau).       <br />
       Hart Brut.       <br />
       Batterie, sonnailles, tambourins à cordes, traitements électro-acoustiques : Alexis Toussaint et Romain Colautti.       <br />
       Durée : 30 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Représenté le 28 janvier 2026 à 20 h 15 au Théâtre des Quatre Saisons à Gradignan (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">13 février 2026 :</span> La Dynamo, Niort (79).       <br />
       <span class="fluo_jaune">14 février 2026 :</span> Théâtre Onyx, Saint-Herblain (44).       <br />
       21 mars 2026 : Tradicionarius, Barcelone (Catalogne).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94195364-65694535.jpg?v=1770559731" alt="Festival Trente Trente 2026 Épisode 3 Des visages et des corps, des sonnailles et des sons… vertiges atemporels" title="Festival Trente Trente 2026 Épisode 3 Des visages et des corps, des sonnailles et des sons… vertiges atemporels" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"A time between birth and chaos"</strong></span>       <br />
       Musique - Création 2022 (Paris).       <br />
       Qanoûn électroacoustique : Symo Reyn.       <br />
       Régie technique : Paul Alkhallaf.       <br />
       Durée : 30 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Représenté le 28 janvier 2026 à 21 h 10 au Théâtre des Quatre Saisons à Gradignan (33).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94195364-65694536.jpg?v=1770559853" alt="Festival Trente Trente 2026 Épisode 3 Des visages et des corps, des sonnailles et des sons… vertiges atemporels" title="Festival Trente Trente 2026 Épisode 3 Des visages et des corps, des sonnailles et des sons… vertiges atemporels" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Supersensible"</strong></span>       <br />
       Marionnettes - Création 2025 (Le Bloc, Poitiers).       <br />
       Mue/Valerio Point.       <br />
       Conception, construction, mise en scène, manipulation : Valerio Point.       <br />
       Dramaturgie : Pauline Thimonnier.       <br />
       Collaboration artistique : Gabriel Hermand-Priquet.       <br />
       Création et interprétation sonore : Xavier Vochelle.       <br />
       Technique : Anne Marquis.       <br />
       Durée : 35 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Représenté le 28 janvier 2026 à 19 h 30 et 21 h 45 au Théâtre des Quatre Saisons à Gradignan (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       16 mai 2026 : L'Arsénic, Gindou (46).       <br />
       Du 13 au 17 avril 2026 : Stage Construction et animation d'une marionnette à fils - "Regard et premiers pas", La Grange aux Loups, Chauvigny 86).       <br />
              <br />
       <b>Festival Trente Trente       <br />
       23ᵉ Rencontres de la forme courte dans les arts vivants et performatifs</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">A eu lieu du 17 au 28 janvier 2026.</span>       <br />
       Les Marches de l'Été, 17, rue Victor Billon, Le Bouscat.       <br />
       Téléphone : 05 56 17 03 83.       <br />
       <a class="link" href="https://www.trentetrente.com/" target="_blank">>> trentetrente.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Trente-Trente-2026-Episode-3-Des-visages-et-des-corps-des-sonnailles-et-des-sons-vertiges-atemporels_a4473.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Festival Trente Trente 2026 Épisode 2 Le goût des autres… le sel de la danse, la fureur (sous) acide, la colonisation a-mère, le délire mortel</title>
   <updated>2026-02-02T10:21:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Trente-Trente-2026-Episode-2-Le-gout-des-autres-le-sel-de-la-danse-la-fureur-sous-acide-la-colonisation-a_a4466.html</id>
   <category term="Festivals" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/94010770-65606770.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-02-02T07:29:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Festival atypique, Trente Trente démultiplie les occasions d'explorer des continents artistiques très différents dans leur conception et leur contenu, mais toujours reliés à une exigence d'originalité faisant fi des goûts labellisés. Ainsi, de ces deux parcours proposés, l'un au tnba, l'autre au Glob Théâtre, ouvrant l'un et l'autre sur des univers à découvrir sans pré-avis…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94010770-65606770.jpg?v=1769884560" alt="Festival Trente Trente 2026 Épisode 2 Le goût des autres… le sel de la danse, la fureur (sous) acide, la colonisation a-mère, le délire mortel" title="Festival Trente Trente 2026 Épisode 2 Le goût des autres… le sel de la danse, la fureur (sous) acide, la colonisation a-mère, le délire mortel" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Do we need a body to dance ?"</strong></span>, de Philomène Jander, nous invite à franchir le seuil d'un univers minimaliste faisant écho à celui de Pierre Soulage, peintre dont les nuances de noir nous éclairent au-delà de sa disparition… Dans un silence abyssal, une forme tout de blanc vêtue émerge de l'obscurité profonde qui la dérobait à nos yeux pour prendre lentement possession du plateau tendu d'une toile d'un noir intact. Au gré de ses déplacements elliptiques, plus ou moins assurés, plus ou moins libérés, la danseuse va essaimer – au seul bruit du crissement des cristaux sous ses pas – le sel s'écoulant de la combinaison intégrale qui le contenait.       <br />
              <br />
       Délesté ainsi progressivement des vingt-cinq kilos de matière minérale qui contraignaient sa démarche la rendant improbable, son corps en mouvement va inscrire les arabesques de son passage sur ce sol noir jusqu'à en gommer l'existence, comme des traces cristallines magnifiées sous l'effet des lumières blanches dessinant les courbes de niveau d'un parcours ascensionnel… Aventure poétique libérant l'essence de gestes affranchis de toute histoire ancienne, "Do we need a body to dance ?" fait figure d'épure chorégraphique qui, en dépouillant de toutes pesanteurs, distille une sérénité irradiante.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94010770-65606771.jpg?v=1769885483" alt="Festival Trente Trente 2026 Épisode 2 Le goût des autres… le sel de la danse, la fureur (sous) acide, la colonisation a-mère, le délire mortel" title="Festival Trente Trente 2026 Épisode 2 Le goût des autres… le sel de la danse, la fureur (sous) acide, la colonisation a-mère, le délire mortel" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Hauts cris (Miniature)"</strong></span>, de Vincent Dupont, plonge dans une tout autre atmosphère, mis à part l'étrangeté salutaire (inquiétante ici) ressentie au contact de ces deux propositions… Assis sur un tronc, face à "l'écorché" d'une pièce meublée à l'ancienne, un homme de dos semble plongé dans un nuage de pensées anciennes. On comprendra que ce qui l'obsède, l'homme, c'est un passé qui n'arrête pas de passer en lui, un passé dont il n'a le pouvoir de faire taire les cris… Échos de ceux des é-crits d'Agrippa d'Aubigné faisant entendre dans "Les Tragiques" les supplices des protestants égorgés lors des massacres institués lors des Guerres de religion, hauts cris dont les résonances résonnent en lui pour le crucifier sur place.       <br />
              <br />
       Soutenu par l'intensité stridente d'une musique saturant l'espace, l'homme va sortir de sa torpeur pour - dans les ombres et lumières éclairant la pièce vide de vie - explorer l'espace hanté par les murmures inarticulés de ces habitants disparus. Rampant au sol, à quatre pattes, sur ses pieds branlants, il est comme une bête affolée se lançant corps et âme à la recherche de survivants qu'il sait ne pas trouver, personne ne survivant… à sa propre vie. N'ayant d'autre secours que ses cris lancés vers les cieux, vides de toute réponse, une violence irrépressible le traverse de part en part. Tronçonneuse en mains, il n'aura alors de cesse de faire exploser meubles, fauteuils, cloisons frappés d'inutilité, accordant sa fureur (de vivre ?) à celle d'Agrippa d'Aubigné qui, des siècles auparavant, concluait : <span style="font-style:italic">"Le lieu de mon repos est une chambre peinte/De mil os blanchissants et de têtes de morts/Dans le corps (cor) de la mort j'ai enfermé ma vie"…</span> Émotions (Majuscules) sonores, visuelles et plus encore…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94010770-65609297.jpg?v=1769947127" alt="Festival Trente Trente 2026 Épisode 2 Le goût des autres… le sel de la danse, la fureur (sous) acide, la colonisation a-mère, le délire mortel" title="Festival Trente Trente 2026 Épisode 2 Le goût des autres… le sel de la danse, la fureur (sous) acide, la colonisation a-mère, le délire mortel" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Failles"</strong></span>, de Joëlle Sambi, introduit dans un tout autre registre, celui du récit personnel ourdi par la grande Histoire, celle de la colonisation et décolonisation du Congo. Originaire de Kinshasa – qu'elle a quitté lors de la décolonisation pour pouvoir suivre des études –, elle y retourne, vingt-trois ans après, lors des obsèques de sa mère avec laquelle, depuis son exil en Belgique, elle n'était plus reliée que par téléphone… Comment faire œuvre (artistique, politique) de l'histoire personnelle d'un "je" ordinaire ? En mettant en perspective la (dé)construction de ce "je" avec d'autres en-jeux, ceux de la grande Histoire.       <br />
              <br />
       Souriante et grave, porteuse des failles qui l'ont construite, et accompagnée de ses fantômes bien vivants, d'enregistrements sonores et filmés, de musiques amplifiées, Joëlle Sambi va occuper l'espace du plateau avec force et sensibilité… Autour du cercueil – qu'elle évoque en le désignant d'un geste ample –, c'est toute une communauté mémorielle qui s'apprête à revivre… Femmes regroupées sur des nattes, hommes sur des chaises plastiques, table où sont disposés généreusement fruits et gâteaux, autant de capsules de la mémoire vive d'un pays dont elle a été si longtemps absente.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94010770-65609379.jpg?v=1769949165" alt="Festival Trente Trente 2026 Épisode 2 Le goût des autres… le sel de la danse, la fureur (sous) acide, la colonisation a-mère, le délire mortel" title="Festival Trente Trente 2026 Épisode 2 Le goût des autres… le sel de la danse, la fureur (sous) acide, la colonisation a-mère, le délire mortel" />
     </div>
     <div>
      Tout le cœur de l'Afrique, battant dans son chant amplifié par un synthétiseur, amorcera le récit des chaînes coloniales ayant entravé sa mère ; une mère dont l'affection lui a cruellement manqué, fille exilée à Bruxelles, exploitée lors des congés d'été comme femme de chambre dans un hôtel luxueux…       <br />
              <br />
       Des extraits de film rappelleront à nos mémoires paresseuses les villages entiers incendiés, les cultures locales évidées d'elles-mêmes, les milliers d'âmes gangrénées par les rapports de domination, les ignominies subies et les insultes <span style="font-style:italic">&quot;parce que nous étions des nègres&quot;</span>, une violence coloniale ordinaire infiltrée dans chaque parcelle de vie jusqu'à la mort, où la femme noire est abandonnée à ses souffrances et son nom écorché… Visage des failles béantes causées par la colonisation… mais aussi fierté – actée sur ce plateau – d'être du peuple qui a mené la lutte pour la liberté, contre l'esclavage du peuple noir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94010770-65609400.jpg?v=1769949339" alt="Festival Trente Trente 2026 Épisode 2 Le goût des autres… le sel de la danse, la fureur (sous) acide, la colonisation a-mère, le délire mortel" title="Festival Trente Trente 2026 Épisode 2 Le goût des autres… le sel de la danse, la fureur (sous) acide, la colonisation a-mère, le délire mortel" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Méditation"</strong></span>, de Stéphanie Aflalo, développe un sens de l'humour (noir) à désarçonner les plus zélés entrepreneurs des pompes funèbres ou les doctes philosophes dissertant sur le sujet, sérieux s'il en est, de la Mort… Trois conférenciers au visage passé au blanc de clown – recouvert de crème solaire, on n'est jamais trop prudent – attablés devant trois crânes solidaires vont dans un bel ensemble évoquer ce que le mot et la chose leur évoquent.       <br />
              <br />
       Après une présentation d'eux-mêmes par eux-mêmes, énoncée avec un sérieux préfigurant l'inanité abyssale de leurs propos – <span style="font-style:italic">"Bonjour, moi, c'est Jérôme Chaudière… ou Ballon d'eau chaude ou Cumulus…"</span> –, chacun y ira de ses propres associations libres (très libres). Rivalisant d'airs pénétrés, de gestes à l'appui, ils énonceront des trouvailles aux résonances… mortelles. Un exemple de ce florilège ? La première prise de paroles délivrée par la cheffe des penseurs réunis : <span style="font-style:italic">"La mort, c'est – silence concentré… – comme un feu rouge éternel sur la route du temps".</span>       <br />
              <br />
       De saillies en saillies, interrompues par deux pauses de méditation comportementale (dont une salutation au soleil…), d'un aparté adressé à une vieille dame rétive à laisser sa place sur le manège de la vie (conférenciers ayant besoin qu'elle débranche son respirateur pour recharger leur Game Boy…), ou encore d'accompagnements sonores délivrés par une bouche inspirée imitant à s'y tromper une chasse d'eau ultra-puissante engloutissant en un clin d'œil toute une existence, les trois philosophes pétris de sagesse illuminative finiront par se faire surprendre par la sonnerie interrompant brutalement leurs élucubrations terrestres…       <br />
              <br />
       Une parenthèse d'intelligence à vif et d'humour distancié faisant mortellement mouche… car ne l'oublions pas, ainsi va la vie qu'à la fin "nonobstant, on retourne au compost".       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vus lors de deux parcours, les 20 et 23 janvier 2026, dans le cadre du Festival Trente Trente (23ᵉ Rencontres de la forme courte dans le spectacle vivant) de Bordeaux Métropole (du 17 au 28 janvier 2026).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94010770-65610882.jpg?v=1769966394" alt="Festival Trente Trente 2026 Épisode 2 Le goût des autres… le sel de la danse, la fureur (sous) acide, la colonisation a-mère, le délire mortel" title="Festival Trente Trente 2026 Épisode 2 Le goût des autres… le sel de la danse, la fureur (sous) acide, la colonisation a-mère, le délire mortel" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Do we need a body to dance ?"</strong></span>       <br />
       Danse - Création 2024 (Espace Pasolini, Valenciennes).       <br />
       Chorégraphe interprète : Philomène Jander.       <br />
       Regard extérieur : Christine de Smedt et Arthur Eskenazi.       <br />
       Lumières : Sophie Lepoutre et Thea Capitanio.       <br />
       Costume : Philomène Jander et Michèle Calmeil.       <br />
       Durée : 30 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Représenté les 20 et 21 janvier 2026 au tnba de Bordeaux à 19 h (Parcours 1) et 21 h 30 (Parcours 2).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94010770-65610905.jpg?v=1769966531" alt="Festival Trente Trente 2026 Épisode 2 Le goût des autres… le sel de la danse, la fureur (sous) acide, la colonisation a-mère, le délire mortel" title="Festival Trente Trente 2026 Épisode 2 Le goût des autres… le sel de la danse, la fureur (sous) acide, la colonisation a-mère, le délire mortel" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Hauts cris (Miniature)"</strong></span>       <br />
       Danse - Création 2005 (Les Laboratoires d'Aubervilliers).       <br />
       Chorégraphie et interprétation : Vincent Dupont.       <br />
       Son : Thierry Balasse.       <br />
       Lumière : Yves Godin.       <br />
       Texte : Agrippa d'Aubigné.       <br />
       Travail de la voix : Valérie Joly.       <br />
       Décor : Boris Jean.       <br />
       Régie plateau : Sylvain Giraudeau.       <br />
       Régie son : Brice Kartmann / Maxime Fabre.       <br />
       Collaboration artistique : Myriam Lebreton.       <br />
       Durée : 40 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Représenté les 20 et 21 janvier 2026 au tnba de Bordeaux à 20 h 15.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94010770-65610928.jpg?v=1769967269" alt="Festival Trente Trente 2026 Épisode 2 Le goût des autres… le sel de la danse, la fureur (sous) acide, la colonisation a-mère, le délire mortel" title="Festival Trente Trente 2026 Épisode 2 Le goût des autres… le sel de la danse, la fureur (sous) acide, la colonisation a-mère, le délire mortel" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Failles"</strong></span>       <br />
       Performance - Création 2026.       <br />
       Conception : Joëlle Sambi.       <br />
       Avec : Joëlle Sambi.       <br />
       Durée : 40 minutes.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté les 22 et 23 janvier 2026 au Glob Théâtre de Bordeaux à 20 h.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94010770-65610994.jpg?v=1769967656" alt="Festival Trente Trente 2026 Épisode 2 Le goût des autres… le sel de la danse, la fureur (sous) acide, la colonisation a-mère, le délire mortel" title="Festival Trente Trente 2026 Épisode 2 Le goût des autres… le sel de la danse, la fureur (sous) acide, la colonisation a-mère, le délire mortel" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Méditation"</strong></span>       <br />
       Théâtre - Création 2024 (Festival d'Avignon, Jardin de la Vierge, dans le cadre de "Vive le sujet ! Tentatives").       <br />
       Écriture : Stéphanie Aflalo.       <br />
       Mise en scène : Stéphanie Aflalo.       <br />
       Avec : Stéphanie Aflalo, Grégoire Schaller et Jérôme Chaudière, interprète de la Compagnie de l'Oiseau-Mouche.       <br />
       Collaboration chorégraphique et dramaturgique : Grégoire Schaller.       <br />
       Durée : 35 minutes.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté les 22 et 23 janvier 2026 au Glob Théâtre de Bordeaux à 21 h.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       24 et 25 mars 2026 : Le Volcan - Scène nationale, Le Havre (76).       <br />
              <br />
       <b>Festival Trente Trente       <br />
       23ᵉ Rencontres de la forme courte dans les arts vivants et performatifs</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Ces rencontres ont eu lieu du 17 au 28 janvier 2026.</span>       <br />
       Les Marches de l'Été, 17, rue Victor Billon, Le Bouscat.       <br />
       Téléphone : 05 56 17 03 83.       <br />
       <a class="link" href="https://www.trentetrente.com/" target="_blank">>> trentetrente.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Trente-Trente-2026-Episode-2-Le-gout-des-autres-le-sel-de-la-danse-la-fureur-sous-acide-la-colonisation-a_a4466.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Dub" Unité et harmonie dans la différence !</title>
   <updated>2026-02-08T18:19:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Dub-Unite-et-harmonie-dans-la-difference-_a4106.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/85002354-60649779.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-12-17T11:11:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La dernière création d'Amala Dianor nous plonge dans l'univers du Dub. Au travers de différents tableaux, le chorégraphe manie avec rythme et subtilité les multiples visages du 6ᵉ art dans lequel il bâtit un puzzle artistique où ce qui lie l'ensemble est une gestuelle en opposition de styles, à la fois virevoltante et hachée, qu'ondulante et courbe.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85002354-60649779.jpg?v=1734432718" alt=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" title=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" />
     </div>
     <div>
      En arrière-scène, dans une lumière un peu sombre, la scénographie laisse découvrir sept grands carrés vides disposés les uns sur les autres. Celui situé en bas et au centre dessine une entrée. L'ensemble représente ainsi une maison, grande demeure avec ses pièces vides.       <br />
              <br />
       Devant cette scénographie, onze danseurs investissent les planches à tour de rôle, chacun y apportant sa griffe, sa marque par le style de danse qu'il incarne, comme à l'image du Dub, genre musical issu du reggae jamaïcain dont l'origine est due à une erreur de gravure de disque de l'ingénieur du son Osbourne Ruddock, alias King Tubby, en mettant du reggae en version instrumentale. En 1967, en Jamaïque, le disc-jockey Rudy Redwood va le diffuser dans un dance floor. Le succès est immédiat.       <br />
              <br />
       L'apogée du Dub a eu lieu dans les années soixante-dix jusqu'au milieu des années quatre-vingt. Les codes ont changé depuis, le mariage d'une hétérogénéité de tendances musicales est, depuis de nombreuses années, devenu courant. Le Dub met en exergue le couple rythmique basse et batterie en lui incorporant des effets sonores. Awir Leon, situé côté jardin derrière sa table de mixage, est aux commandes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85002354-60649781.jpg?v=1734432748" alt=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" title=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" />
     </div>
     <div>
      Cela démarre par une danse très ondulée avec les pieds et les mains de l'artiste qui, à l'aide de ses genoux, se plient jusqu'au sol pour ensuite remonter. Il y a une grande fluidité dans sa gestuelle, le tronc étant l'axe sur lequel ses membres inférieurs et supérieurs oscillent dans un périmètre réduit. D'autres interprètes l'accompagnent avec une grammaire corporelle différente, tout en créant une cohérence artistique.       <br />
              <br />
       Plus loin, c'est un artiste qui s'allonge en se courbant le tronc, en posant ses jambes sur les planches, pour ensuite opérer une légère remontée en effectuant un sursaut des hanches. Le corps est gracieusement rampant, tout en étant légèrement en hauteur. Il avance telle une chenille par mouvements glissants. Plus loin, une danseuse, de type dance floor, a des mouvements très vifs, tranchés et rapides, la plante des pieds bien au sol. Quand plus loin, des mouvements hip-hop à même les planches s'effectuent. Ces différentes chorégraphies sont parfois effectuées dans un même laps de temps. Dans des danses de groupe, les plats des pieds tapent au sol, de façon rythmée ; les bras sont levés pour redescendre et partir ensuite en diagonale et de côté, le tout de façon synchronisée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85002354-60649843.jpg?v=1734432829" alt=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" title=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" />
     </div>
     <div>
      À dessein, il y a une complicité entre les artistes avec lesquels s'immisce l'humour. Ce sont des vagues successives chorégraphiques qui apparaissent sous forme de tableaux, toutes reliées les unes aux autres. La dramaturgie met en avant l'unité dans ses différences, la trame du spectacle. C'est une troupe avec ses variantes artistiques, dans laquelle une hétérogénéité de styles de danse existe. En passant des uns aux autres, nous découvrons des gestuelles qui ont des points communs, celles de bras qui ondulent avec un tronc qui en fait de même. Quand, plus loin, se dessinent des mouvements brisés et hachés. C'est dans ce va-et-vient de gestiques aux formes et allures différentes et complémentaires que se dégage une harmonie, le tout souvent dans une même chorégraphie.       <br />
              <br />
       La musique accompagne la représentation au travers d'une ligne de basse et de percussions. L'expression corporelle est très rythmée, avec les plats des pieds devenant parfois le parangon de celle-ci, comme le taconeo pour le Flamenco ou les bottes pour la gumboot dance.       <br />
              <br />
       Dans la scénographie représentant la grande maison, trois danseurs sont répartis respectivement dans trois pièces situées en haut, à gauche et à droite de celle-ci. Une cohérence artistique se dégage des gestiques dans leur tension, attitude, posture, bien que séparées et presque isolées les unes des autres. Ce qui est montré et ce qui fait unité peut ainsi avoir une focale aveugle. La scénographie peut suffire à cimenter l'ensemble, avec un musicien aux commandes qui bat la mesure pour marquer le tempo.       <br />
              <br />
       Dans le tableau final, les artistes se déplacent en trio et par vague successive. À tour de rôle, ils montent de façon rythmée et cadencée vers l'avant-scène, puis laissent leur place au trio suivant pour redescendre vers le fond de scène, le tout dans une très belle dynamique pleine d'harmonie.       <br />
              <br />
       C'est beau, frais, coloré et très vivant.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Dub"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85002354-60649867.jpg?v=1734432878" alt=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" title=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" />
     </div>
     <div>
      Chorégraphie : Amala Dianor.       <br />
       Avec : Slate Hemedi Dindangila, Romain Franco, Jordan John Hope, Enock Kalubi Kadima, Mwendwa Marchand, Kgotsofalang Joseph Mavundla, Sangram Mukhopadhyay, Tatiana Gueria Nade, Yanis Ramet, Germain Zambi, Asia Zonta       <br />
       Musicien : Awir Leon.       <br />
       Art visuel : Grégoire Korganow.       <br />
       Musique : Awir Leon.       <br />
       Lumières : Nicolas Tallec.       <br />
       Costumes : Minuit Deux, Fabrice Couturier.       <br />
       Production Kaplan - Cie Amala Dianor.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>Le spectacle s'est déroulé du 11 au 14 décembre 2024 au Théâtre de la Ville Sarah Bernhardt à Paris.</b>       <br />
       Théâtre de la Ville       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelaville-paris.com/fr" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaville-paris.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85002354-60651517.jpg?v=1734435535" alt=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" title=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">18 décembre 2024 :</span> Le Corum (dans le cadre de Montpellier Danse), Montpellier (34).       <br />
       <span class="fluo_jaune">7 février 2025 :</span> Le Forum, Fréjus (83).       <br />
       11 et 12 février 2025 : Grand Théâtre du Luxembourg, Luxembourg.       <br />
       28 février 2025 : Equinoxe - scène nationale, Châteauroux (36).       <br />
       4 mars 2025 : L'Onde, Vélizy-Villacoublay (78).       <br />
       7 mars 2025 : La Bateau Feu - scène nationale de Dunkerque (dans le cadre du Festival Le Grand Bain, Le Gymnase CDCN), Dunkerque (59).       <br />
       11 et 12 mars 2025 : Théâtre du Nord - CDN (dans le cadre du Festival Le Grand Bain, Le Gymnase CDCN), Lille (59).       <br />
       14 mars 2025 : Espace 1789, Saint-Ouen-sur-Seine (93).       <br />
       18 et 19 mars 2025 : Théâtre Sénart, Lieusaint (77).       <br />
       4 juin 2025 : Opéra Limoges (87).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85002354-60651519.jpg?v=1734435515" alt=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" title=""Dub" Unité et harmonie dans la différence !" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Dub-Unite-et-harmonie-dans-la-difference-_a4106.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"LIGHT: Bach dances" Tragique et profond !</title>
   <updated>2023-01-15T14:09:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/LIGHT-Bach-dances-Tragique-et-profond-_a3490.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/70147071-48958223.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-01-16T07:13:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans une superbe création qui lie opéra, théâtre et danse, le chorégraphe israélien Hofesh Schechter traite du rapport à la mort en s'appuyant, en off, de témoignages de gens réels. Dans une trilogie artistique où la musique baroque du compositeur allemand accompagne le spectacle du premier jusqu'au dernier geste, les artistes sont dans une composition théâtrale et portent avec eux une gamme d'émotions étendue.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70147071-48958223.jpg?v=1673786125" alt=""LIGHT: Bach dances" Tragique et profond !" title=""LIGHT: Bach dances" Tragique et profond !" />
     </div>
     <div>
      Cela démarre doucement avec une voix off. Puis d'autres témoignages, féminins et masculins, viennent se greffer et ponctuent le spectacle en racontant leurs relations à la mort. Ils sont de différents âges, de la trentaine à la septantaine. Un orchestre, côté cour, joue des compositions de Jean-Sébastien Bach (1685-1750). Côté jardin, un ensemble de chaises tient lieu de scénographie. La scène est découpée en 3 parties avec, là aussi côté jardin, une estrade en arrière-scène où les danseurs comédiens jouent, sans réplique, plusieurs tableaux avec parfois des présences éthérées qui se cachent derrière un rideau ou à un autre moment, un regard esseulé qui transperce l'embrasure de ce même rideau de voile transparent en direction de ce qui se joue plus loin sur les planches.       <br />
              <br />
       Ils semblent être des personnages mi-réels, mi-imaginaires. L'émotion, la solitude et le recueillement sont l'envers de ce qui se joue aussi de l'autre côté de la scène dans des attitudes beaucoup plus vives ou épanchées. Là, les corps sont libérés, les émotions à fleur de peau. On s'étreint, se touche ou on s'évite.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70147071-48958227.jpg?v=1673786163" alt=""LIGHT: Bach dances" Tragique et profond !" title=""LIGHT: Bach dances" Tragique et profond !" />
     </div>
     <div>
      La danse intervient par segments, comme des bouts d'histoires qui entrent par effraction. Ces irruptions créent des ruptures qui expriment de façon plus intensive les émotions où, à la fois seuls, en duo ou en groupe, les interprètes deviennent la proie d'amour, de tendresse et parfois de violence physique. Le tout est accompagné des compositions de Bach avec un orchestre assis sur des chaises. Celles-ci se composent de quelques extraits de cantates du second livre du clavier tempéré BWV 876 et d'un extrait de la suite pour orchestre n°3 BWV 1068 appelé Air.       <br />
              <br />
       Nous assistons à une trilogie artistique avec la musique baroque, la danse contemporaine et le théâtre corporel. Cela se marie avec beaucoup de subtilité. La gestuelle de groupe est de plusieurs ordres. Parfois fine, les bras ondulant comme des virgules accompagnées de leurs troncs avec des jambes qui se plissent puis qui reviennent côté jardin pour se relever. D'autres fois, avec des tempos beaucoup plus vifs où les mouvements des membres autant inférieurs que supérieurs se synchronisent. Les poignets montent puis redescendent pour effectuer un quart de tour.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70147071-48958236.jpg?v=1673786257" alt=""LIGHT: Bach dances" Tragique et profond !" title=""LIGHT: Bach dances" Tragique et profond !" />
     </div>
     <div>
      Lors d'une chorégraphie sur l'estrade, un faisceau de rayons lumineux de différentes couleurs vient se glisser dans un long tube, comme capturé. Plus tard, une lumière vive balaie les planches laissant voir les danseurs dans une gestuelle rapide et cadencée. Les tableaux se suivent mais ne se ressemblent pas, comme porteurs d'histoires à la fois uniques et différentes. L'effet est toujours de surprise car rien ne permet d'anticiper la proposition artistique qui va en émaner.       <br />
              <br />
       La représentation démarre par deux sonneries alors que les artistes étaient en pleine discussion comme attendant la cloche d'une fin de récréation avant de rentrer en classe. Les musiciens se placent sur leurs chaises, ainsi que les danseurs comédiens qui en délaissent, eux, quelques-unes. Ce vide laissé peut être la place d'un être qui n'est plus là. Au fil du spectacle, la configuration des chaises évolue pour être complètement bousculée et renversée avec un interprète qui hurle en étant rattrapé, dans l'obscurité, par les autres. Là se joue une histoire, un moment d'émotion qui est, comme pour les autres instants théâtraux, accompagné d'une chorégraphie sans qu'il y ait pour autant un mécanisme inéluctable qui semble se rejouer. Les interprètes se regardent, s'ignorent, s'émeuvent, s'empoignent ou se bousculent. Ils sont fixes, mouvants, seuls, en duo ou en groupe. Séparés ou ensemble.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70147071-48958257.jpg?v=1673786551" alt=""LIGHT: Bach dances" Tragique et profond !" title=""LIGHT: Bach dances" Tragique et profond !" />
     </div>
     <div>
      Ce sont aussi des clairs-obscurs qui se croisent avec une obscurité qui est bousculée par des lumières vives. Des chants, sopranos, contraltos, ténors et basses, sont effectués face public, tout au long de la scène ou en duo dans, pour l'une, une situation éplorée, un individu tombant sur une chaise dans les bras d'une personne. Elles s'entrelacent pour finir au sol, étendues. C'est autant théâtral, dansé que chanté. Ces tableaux sont comme des respirations dans lesquelles Bach est l'essence, la quintessence de la création d'Hofesh Schechter. Sa musique se glisse au travers de tous ces moments portés de temps en temps par des voix d'opéra. L'orchestre accompagne ces tableaux vivants qui se jouent à fleur de peau comme cette femme assise sur une chaise, esseulée, presque désespérée. Plus loin, les danseurs sont debout, s'écroulent, fuient, tournent ou courent en ligne droite. C'est autant physique que fragile.       <br />
              <br />
       Fixes, mouvantes, cassantes, ondulantes, vives ou au ralenti, les chorégraphies déploient toute une symbolique du mouvement avec des gestiques théâtrales. Les corps deviennent des réceptacles émotionnels où les protagonistes sont parfois victimes de situations tragiques qui, à dessein, les dépassent. C'est un magnifique mariage entre théâtre, danse, musique, chants d'opéra et témoignages. Comme un ultime hommage à la mort, cette grande mystérieuse. Un spectacle délicieux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"LIGHT: Bach dances"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70147071-48958269.jpg?v=1673786586" alt=""LIGHT: Bach dances" Tragique et profond !" title=""LIGHT: Bach dances" Tragique et profond !" />
     </div>
     <div>
      Direction artistique, chorégraphie : Hofesh Shechter       <br />
       Direction artistique : John Fulljames       <br />
       Direction musicale : Lars Ulrik Mortensen       <br />
       Décors et costumes : Tom Scutt       <br />
       Conception lumière : Paule Constable       <br />
       Danseurs : Robinson Cassarino, Chieh-Hann Chang, Frédéric Despierre, Rachel Fallon, Emma Farnell-Watson, Natalia Gabrielczyk, Adam Khazhmuradov, Yeji Kim, Rosalia Panepinto, Jill Su-Jen Goh, Niek Wagenaar.       <br />
       Sopranos : Mary Bevan, Jennie Lomm, Chisa Tanigaki.       <br />
       Contraltos : Mia Bergström, Kristin Mulders.       <br />
       Ténors : Gerald Geerink, Zahid Siddiqui.       <br />
       Basses : Jakob Bloch Jespersen, Yannis François.       <br />
       Par la Hofesh Shechter Company en collaboration avec le Concerto Copenhagen.       <br />
       Coproduction : Royal Danish Theatre et Hofesh Shechter Company.       <br />
              <br />
       <b>Les représentations ont eu lieu du 6 au 8 janvier 2023 à la Philharmonie de Paris.</b>       <br />
       <a class="link" href="https://philharmoniedeparis.fr/fr" target="_blank">&gt;&gt; philharmoniedeparis.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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