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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-10T19:28:19+02:00</updated>
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   <title>Festival confit ! Les rituels culinaires intimement associés aux problématiques questionnées par le théâtre</title>
   <updated>2025-05-30T10:23:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-confit--Les-rituels-culinaires-intimement-associes-aux-problematiques-questionnees-par-le-theatre_a4231.html</id>
   <category term="Festivals" />
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   <published>2025-05-30T10:10:00+02:00</published>
   <author><name>Isabelle Fauvel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Du 20 au 25 mai s'est tenue la 3e édition du Festival confit ! à La Garance, Scène Nationale de Cavaillon (84). Un théâtre comestible qui met, avec beaucoup de talent et d'intelligence, l'alimentation partagée au cœur de la création artistique. Lors de cette nouvelle édition, "confit !" s'est frotté à de multiples questions : historiques, familiales, sociétales, environnementales… D'un rituel culinaire libanais ("Freekeh"), pour célébrer les personnes disparues, à la confection d'un dîner insolite ("Repas de mer"), en vue de se préparer à la fin du monde, les propositions artistiques se sont avérées aussi passionnantes que savoureuses.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88908168-62930161.jpg?v=1748592823" alt="Festival confit ! Les rituels culinaires intimement associés aux problématiques questionnées par le théâtre" title="Festival confit ! Les rituels culinaires intimement associés aux problématiques questionnées par le théâtre" />
     </div>
     <div>
      Le Festival confit ! a vu le jour, il y a trois ans, avec l'arrivée de sa nouvelle directrice, Chloé Tournier, auparavant en charge de la programmation du MAIF Social Club, à Paris. Passionnée par le sujet, Chloé Tournier travaille depuis une vingtaine d'années sur les liens entre le théâtre et la cuisine. Ce fut d'ailleurs le sujet de son mémoire de fin d'études à Sciences-Po et également la thématique d'une exposition au MAIF Social Club, &quot;Matières à mijoter&quot;. Si la directrice de la Scène Nationale de Cavaillon reconnaît la gourmandise comme l'une de ses qualités, il faut dire que ce projet artistico-culinaire a toute sa légitimité sur le territoire de Cavaillon.        <br />
              <br />
       Situé dans le département de Vaucluse, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, entre le Lubéron et les Alpilles, celui-ci est particulièrement marqué par les questions agricoles, historiquement, dans sa richesse passée, mais aussi dans ses infrastructures, ses paysages marqués par l'agriculture (oliviers, vignes, etc.). C'est encore aujourd'hui un territoire qui produit beaucoup. Cavaillon, capitale du melon, ça vous dit quelque chose ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88908168-62930163.jpg?v=1748592848" alt="Festival confit ! Les rituels culinaires intimement associés aux problématiques questionnées par le théâtre" title="Festival confit ! Les rituels culinaires intimement associés aux problématiques questionnées par le théâtre" />
     </div>
     <div>
      Pour Chloé Tournier, la matière alimentaire, en tant que matière artistique, permet de nouvelles dramaturgies, mais aussi des récits politiques autres et des esthétiques relationnelles différentes, ce que viennent confirmer les deux spectacles vus ce jour-là. L'alimentation n'est pas un temps convivial offert avant, pendant ou après la représentation, mais constitue ici l'essence même du spectacle.       <br />
              <br />
       Après "Lentilles au fenouil" et "Chaussons aux tomates", Hiba Najem signe, avec </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Freekeh"</strong></span>, la troisième performance de sa série culinaire. Accompagnée d'un accordéoniste, l'artiste raconte l'histoire de Souad, sa tante disparue, à travers le Freekeh, le plat préféré de la défunte. Quarante spectateurs sont ainsi conviés à explorer les traditions et le rituel entourant les quarante jours après la mort d'un proche. Ensemble, ils dressent la table et cuisinent le fameux Freekeh, ce plat traditionnel à base de blé vert auquel s'ajoutent des légumes, diverses épices, du fromage blanc, de la menthe sèche et de l'ail.       <br />
              <br />
       Ce blé, issu d'une variété très ancienne, possède un goût délicieusement fumé, car il a été récolté avant maturité et brûlé dans son écorce. Entre les effluves de blé, d'oignons, les mélodies orientales et la voix enregistrée de la défunte sur un répondeur téléphonique se tissent des liens entre passé et présent, mémoire et partage, artistes et spectateurs. L'expérience partagée devient support de rencontre.       <br />
              <br />
       La scénographie accompagne les trois temps du spectacle, un premier temps où, répartis en deux rangées, les spectateurs se font face, découvrant le récit d'Hiba ; un deuxième dans lequel chacun s'affaire en petits groupes dans les préparatifs (garnir la table de fleurs et de bougies, couper les légumes, préparer le fromage blanc, mettre le couvert…) ; et un troisième où le public, attablé, savoure le repas, riche de récits et de symboles.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">"En partageant un plat qui était cher à ma tante,</span> confie Hiba, <span style="font-style:italic">j'espère lui rendre hommage ainsi qu'à toutes les personnes qui ne sont plus présentes avec nous depuis quarante jours, quarante semaines ou quarante ans. Ma tante était une femme joyeuse qui aimait la vie et aimait profiter de sa beauté plutôt que de se concentrer sur sa tragédie. Je m'inspire d'elle pour célébrer sa mort en une fête."</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88908168-62930189.jpg?v=1748592873" alt="Festival confit ! Les rituels culinaires intimement associés aux problématiques questionnées par le théâtre" title="Festival confit ! Les rituels culinaires intimement associés aux problématiques questionnées par le théâtre" />
     </div>
     <div>
      Avec </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Repas de mer"</strong></span>, l'alimentation véhicule les questions environnementales sous un angle inclusif. Cuisiner pour se préparer à la fin du monde, ou plutôt pour prendre soin du monde de demain, telle est l'invitation de la compagnie belge Laika. "Peut-on sauver la planète depuis sa cuisine ?", Se demande la narratrice-comédienne. Atteinte d'écoanxiété, alors qu'elle s'apprête à devenir mère, elle cherche des solutions pour juguler ses préoccupations planétaires. Sa quête commence par la mer, un paysage qui lui est familier et dont elle est originaire. Fuyant la vie urbaine, elle nous emmène, dans un voyage sensoriel, le long des plages et des falaises, nous raconte ses rencontres avec des cueilleuses d'algues…       <br />
              <br />
       Installés autour d'elle, sur deux niveaux, dans une structure circulaire, quelque quatre-vingt spectateurs écoutent son récit (en néerlandais, surtitré en français), expérimentent différents types d'algues et des recettes innovantes entièrement végétales : du beurre marin, des chips de chêne de mer, de la mousse de poisson sans poisson, des coquilles de pleurotes de panicaut, des sushis farcis de tapenade de betteraves rouges, de riz de quinoa et de courgette jaune… le tout accompagné d'un kéfir marin (à base de spiruline forcément). En dessert, de délicieux brownies de patates douces, de baies d'argousier et de pépites de chocolat pur – les recettes de Laika sont à retrouver sur le site de <a class="link" href="https://www.laika.be/FR/cuisine" target="_blank">la compagnie.</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88908168-62930193.jpg?v=1748592906" alt="Festival confit ! Les rituels culinaires intimement associés aux problématiques questionnées par le théâtre" title="Festival confit ! Les rituels culinaires intimement associés aux problématiques questionnées par le théâtre" />
     </div>
     <div>
      Le repas est tout sauf passif, car la future mère nous invite à sentir, toucher, goûter, couper, broyer, malaxer… C'est une véritable expérience culinaire que la jeune femme dispense avec humour et une pointe de suspense. Ses plats s'avèrent incroyables et sans doute bien plus efficaces qu'un discours sur l'avenir de la planète.       <br />
              <br />
       Cette édition du festival confit ! a également vu le lancement du projet de recherche &quot;A tavola !&quot; (&quot;À table !&quot; en italien, NDLR), porté par l'artiste complice Floriane Facchini. L'idée de ce projet est de croiser les regards de chercheurs, d'artistes, d'agriculteurs et d'élus des collectivités territoriales pour transformer les pratiques des uns et des autres, agriculteurs et consommateurs, afin de préserver la biodiversité. Tout au long du processus qui s'étalera sur deux ans, des performances culinaires (&quot;les Mises en Bouche&quot;) seront proposées et un banquet artistico-culinaire-scientifique parachèvera l'aventure en mai 2027.       <br />
              <br />
       Rendez-vous donc en mai 2026 pour la 4e édition du festival confit ! et pour un premier point sur le projet &quot;A tavola !&quot;.       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88908168-62930231.jpg?v=1748593143" alt="Festival confit ! Les rituels culinaires intimement associés aux problématiques questionnées par le théâtre" title="Festival confit ! Les rituels culinaires intimement associés aux problématiques questionnées par le théâtre" />
     </div>
     <div>
      <b>Festival confit !</b>       <br />
       Cette 3e édition s'est déroulé du 20 au 25 mai 2025.       <br />
       Proposé par La Garance - Scène nationale, Cavaillon (84).       <br />
       <a class="link" href="https://www.lagarance.com/" target="_blank">>> lagarance.com</a>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Freekeh"</strong></span>       <br />
       Conception : Hiba Najem.       <br />
       Mise en scène et performance : Hiba Najem.        <br />
       Création musicale et musique sur scène : Samah Boulmouna.       <br />
       Coproduction La Garance.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Repas de mer"</strong></span>       <br />
       Texte : Sien Vanmaele.       <br />
       Mise en scène : Jo Roets.       <br />
       Avec : Annelotte van Aarst.       <br />
       Concept sensoriel : Peter De Bie et Sien Vanmaele,        <br />
       Musique : Jason Dousselaere.       <br />
       Scénographie : Studio Kuurjeus et Peter De Bie.       <br />
       Costumes : Manuela Lauwers.       <br />
       Dramaturgie Mieke Versyp.       <br />
       Cuisine : Sara Sampelayo Helena Verbeeck et Annelotte Van Aarst.       <br />
       Éclairage : Thomas Stevens.       <br />
       À partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 1 h 40.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>"Pauvre Bitos - Le dîner de têtes" Une pièce grinçante entre règlement de comptes et sentiment de vengeance</title>
   <updated>2024-03-01T11:30:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Pauvre-Bitos-Le-diner-de-tetes-Une-piece-grincante-entre-reglement-de-comptes-et-sentiment-de-vengeance_a3829.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/78669428-57080817.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-03-01T10:45:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, une vague d'épuration des collaborateurs s'abattait sur l'Hexagone. En écho à cette période, Anouilh a écrit un drame d'un comique et d'une truculence dont, en 1973, il disait : "Dans mon théâtre, il n'y a qu'une pièce où je me suis vraiment amusé, c'est une pièce qui a fait scandale à l'époque, c'est Pauvre Bitos. Là, j'étais très content !". Le metteur en scène Thierry Harcourt en fait une proposition des plus talentueuses, portée, entre autres, par une scénographie et le jeu de Maxime d'Aboville remarquables.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78669428-57080817.jpg?v=1709288210" alt=""Pauvre Bitos - Le dîner de têtes" Une pièce grinçante entre règlement de comptes et sentiment de vengeance" title=""Pauvre Bitos - Le dîner de têtes" Une pièce grinçante entre règlement de comptes et sentiment de vengeance" />
     </div>
     <div>
      Le rideau s'ouvre sur une belle scénographie de Jean-Michel Adam laissant voir une grande salle de réception, aux tentures baignées de couleurs sombres qui donne une atmosphère de château hanté. La mort et les fantômes du passé de la Révolution française sont joués par chaque convive, thème du dîner. L'organisateur est Maxime (Adrien Melin) incarnant Saint-Just. Sont conviés Deschamp (Adel Djemai) dans le rôle de Camille Desmoulins, Vulturne (Francis Lombrail) dans celui de Mirabeau, Julien (Étienne Ménard) est Danton quand Lila (Adina Cartianu) ou Clara Huet en alternance, sont Marie-Antoinette. Victoire (Sybille Montagne) est dans les traits de Lucile Desmoulins. Elle est promise, malgré elle, à André Bitos, qui a exercé un pouvoir juridique considéré comme dur par ses pairs lors de l'épuration, période de la fable.       <br />
               <br />
       Au travers de ces personnages historiques, c'est un règlement de comptes qui se joue contre lui, l'Histoire s'inscrivant aussi dans ses travers autant politiques que domestiques où, à cette table, chaque convive joue de son incarnation pour se venger de l'attitude de Bitos, figurant Robespierre pour ce dîner, personnifiant la Terreur avec une postérité controversée. Anouilh (1910-1987) porte un regard aussi acéré que comique sur le sentiment de vengeance que n'importe quel quidam peut avoir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78669428-57080819.jpg?v=1709288235" alt=""Pauvre Bitos - Le dîner de têtes" Une pièce grinçante entre règlement de comptes et sentiment de vengeance" title=""Pauvre Bitos - Le dîner de têtes" Une pièce grinçante entre règlement de comptes et sentiment de vengeance" />
     </div>
     <div>
      Les protagonistes, costumés en partie façon XVIIIe, nous transportent dans un espace-temps à cheval entre la Révolution française et les années 1944-1945. Bien que plus de 150 ans s'étirent avec un contexte politique différent, les dénonciations et règlements de comptes restent des constantes. Pour cette création, Anouilh a été accusé par chaque bord politique de faire le jeu de leurs adversaires, défendant la collaboration pour les uns, sacralisant la résistance pour les autres quand, durant la guerre, il s'était tenu à distance des deux bords.       <br />
               <br />
       C'est un procès fait à Bitos, lui qui a endossé, avec zèle ou honnêteté selon l'apriori personnel de chaque spectateur, ses habits de procureur de la république. Chaque comédien habite son personnage via son maintien et une voix, souvent énergique, posée ou d'attaque, quand, pour d'Aboville, le spectre vocal va de la timidité à la fermeté quand il ne bascule pas dans l'ivresse ou des éclats colériques. Le jeu est, à dessein, inégalement réparti en énergie, pour équilibrer les relations des uns et des autres sous des formes plus ou moins agressives.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78669428-57080867.jpg?v=1709288266" alt=""Pauvre Bitos - Le dîner de têtes" Une pièce grinçante entre règlement de comptes et sentiment de vengeance" title=""Pauvre Bitos - Le dîner de têtes" Une pièce grinçante entre règlement de comptes et sentiment de vengeance" />
     </div>
     <div>
      La mise en scène de Thierry Harcourt fait des costumes et des décors l'aiguillon de la pièce. Avant même que toute réplique ne soit dite, ceux-ci posent le contexte mêlant le domestique à la politique, des figures passées à celles de la fable, des personnages historiques à des inconnus. La pièce d'Anouilh peut être appréhendée du côté de la Terreur ou de ses adversaires, de la collaboration ou de la Résistance, au travers d'un seul et même protagoniste, André Bitos.       <br />
              <br />
       Ce qui est aussi posé est le regard subjectif mâtiné d'émotions que l'on peut avoir et qui peut déboucher sur une attitude violente pouvant épouser une radicalité politique, dangereuse de nature. Là, il s'agit de condamner Bitos avant même qu'il n'entre dans la pièce. Il incarne une double figure dans laquelle chacun peut se glisser, lâche dans l'action et courageux par conviction, ou l'inverse. À l'épuration judiciaire répondrait l'épuration sauvage. C'est ce qui fait la force de cette représentation qui brasse les contours sinueux de la psychologie des protagonistes où, derrière le portrait héroïque des révolutionnaires incarnés, peut se cacher un personnage mesquin et revanchard que l'Histoire pourrait armer autant d'une plume que d'une guillotine ou d'un fusil d'assaut.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78669428-57080889.jpg?v=1709288304" alt=""Pauvre Bitos - Le dîner de têtes" Une pièce grinçante entre règlement de comptes et sentiment de vengeance" title=""Pauvre Bitos - Le dîner de têtes" Une pièce grinçante entre règlement de comptes et sentiment de vengeance" />
     </div>
     <div>
      La mise en scène n'adopte pas de posture politique. Elle reste dans une visée théâtrale comique dans laquelle, dès le début de la représentation, Maxime laisse découvrir la table des convives en retirant une nappe avec sa couche de poussière. Comme s'il s'agissait de dépoussiérer une situation après-guerre en écho de celle de la Révolution française avec ses différentes figures historiques, toutes condamnées de façon expéditive, comme si les dés étaient déjà jetés pour André Bitos.       <br />
                <br />
       De Robespierre, toutes les figures incarnées ont eu un rapport marqué par la mort, soit en tant que fidèle allié, soit en tant qu'adversaire. Aussi, dans ce dîner, le trépas est au rendez-vous dans une échelle de temps qui brasse autant le passé, proche et lointain, que possiblement le futur. C'est tout un chacun qui se retrouve pris dans une situation qui le dépasse. La mise en scène d'Harcourt réussit le tour de force de montrer, avec relief, chaque caractère au travers d'une scénographie riche et savamment déclinée, rappelant ainsi que ce sont les événements qui font les personnages. Aussi, elle est un élément essentiel à la représentation. Au-delà de sa beauté poétique, elle sait mettre en joue la distance autant physique que psychique de nos interprètes comme dans une scène entre André Bitos et Victoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78669428-57080898.jpg?v=1709288333" alt=""Pauvre Bitos - Le dîner de têtes" Une pièce grinçante entre règlement de comptes et sentiment de vengeance" title=""Pauvre Bitos - Le dîner de têtes" Une pièce grinçante entre règlement de comptes et sentiment de vengeance" />
     </div>
     <div>
      &quot;Pauvre Bitos et le dîner de têtes&quot; appartient à la série des pièces grinçantes d'Anouilh. La dernière scène est à double lecture. Victoire prévient André Bitos de ne pas sortir en boîte avec les autres convives pour éviter le ridicule de ceux qui veulent l'y mener, pouvant mettre ainsi à bas la république qu'il incarne. Et il décroche, à peu de choses près, un <span style="font-style:italic">&quot;c'est vous que j'aurais aimé tuer en premier&quot;</span>, par dépit amoureux ou politique, car Victoire, en parrèsiaste, lui dit la réalité de la situation sans détours. Les masques tombent, mais les sentiments persistent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Pauvre Bitos - Le dîner de têtes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78669428-57081124.jpg?v=1709290020" alt=""Pauvre Bitos - Le dîner de têtes" Une pièce grinçante entre règlement de comptes et sentiment de vengeance" title=""Pauvre Bitos - Le dîner de têtes" Une pièce grinçante entre règlement de comptes et sentiment de vengeance" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jean Anouilh, en collaboration avec Nicole Anouilh.        <br />
       Mise en scène : Thierry Harcourt.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Clara Huet.       <br />
       Avec : Maxime d'Aboville, Adel Djemai, Francis Lombrail, Adrien Melin, Étienne Ménard, Adina Cartianu, Clara Huet, Sybille Montagne.        <br />
       Décors :  Jean-Michel Adam.       <br />
       Lumières : Laurent Béal.       <br />
       Costumes : David Belugou.       <br />
       Musiques Tazio Caputo.       <br />
       Une coproduction Théâtre Hébertot, Atelier Théâtre Actuel, Canal33-Le Brigadier, Studio Fact Live, MK Prod'.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 février au 5 mai 2024.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 19 h, dimanche à 17 h 30.       <br />
       Relâche exceptionnelle le jeudi 7 mars 2024.       <br />
       Représentations exceptionnelles les mardis 5 mars, 19 mars et 2 avril 2024 à 19 h.       <br />
       Théâtre Hébertot, Paris 17e, 01 43 87 23 23.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatrehebertot.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatrehebertot.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Pauvre-Bitos-Le-diner-de-tetes-Une-piece-grincante-entre-reglement-de-comptes-et-sentiment-de-vengeance_a3829.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"La Tentation des pieuvres", Sonate épicurienne pour un quatuor, un cuisinier et cent gastronomes</title>
   <updated>2018-12-04T16:07:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Tentation-des-pieuvres--Sonate-epicurienne-pour-un-quatuor-un-cuisinier-et-cent-gastronomes_a2295.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/28404700-28041251.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-11-30T09:52:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En une démarche singulière et pluridisciplinaire, la musicienne, performeuse et conceptrice de dispositifs scéniques et sonores originaux Maguelone Vidal nous propose un voyage inattendu au pays des sens où l'ouïe et l'odorat sont sollicités par les notes sonores et olfactives d'une gastronomique "sonate" nous amenant à un final gustatif des plus gourmands.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/28404700-28041251.jpg?v=1543655678" alt=""La Tentation des pieuvres", Sonate épicurienne pour un quatuor, un cuisinier et cent gastronomes" title=""La Tentation des pieuvres", Sonate épicurienne pour un quatuor, un cuisinier et cent gastronomes" />
     </div>
     <div>
      De la cuisine naissent les mets mais aussi le bruit, les sons, le rythme. D'actes laborieux, ouvriers, s'inventent d'autres, ignorés, artistiques, sous-jacents à des gestes mécaniques, répétitifs, réalisés dans une finalité culinaire.       <br />
              <br />
       Des épluchages, coupes et découpes initiaux vont s'exprimer les premières rythmiques sous l'impulsion des mains professionnelles de Claudius Tortorici, authentique cuisinier de son état... Et confectionneur d'un plat à la réalité gourmande, une succulente bourride de petites seiches*.       <br />
              <br />
       D'une précision métronomique, les gestes du spécialiste donnent la cadence. Celle-ci petit à petit incite les musiciens à entrer dans la danse l'un après l'autre. Violoncelle, saxophones, effets électroniques, batterie. Les sons s'associent, se confrontent, s'unissent. La partition est résolument contemporaine mais fait naître des lignes mélodiques surprenantes, harmonieuses, interpellant nos organes auditifs d'un plaisir inédit, inconnu, où se mêlent la vision organique de nos fondements et pratiques alimentaires, une musique aux énergiques fulgurances improvisées et des vocalises aériennes, voire cathartiques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/28404700-28042239.jpg?v=1543658044" alt=""La Tentation des pieuvres", Sonate épicurienne pour un quatuor, un cuisinier et cent gastronomes" title=""La Tentation des pieuvres", Sonate épicurienne pour un quatuor, un cuisinier et cent gastronomes" />
     </div>
     <div>
      Au fil de l'élaboration de la recette aux accents méditerranéens s'assemblent et se désassemblent le &quot;tac tac tac&quot; du couteau éminçant les oignons, le souffle et les bulles aquatiques du sax soprano à demi immergé dans l'eau de la plonge, le &quot;frappé glissé&quot; de la découpe des poireaux sur la planche en bois, l'effervescence sonore de ceux-ci plongés dans le bouillon chaud, son amplifié par les parois métalliques de la casserole, les battements du fouet à l'intérieur d'un bol en inox…       <br />
              <br />
       Et étape par étape, suit la réalisation de l'aïoli au répertoire musical insoupçonné où le batteur électrique, donnant sa propre mesure, tout en croches et rythmes syncopés, vient s'ajouter à l'ensemble comme autant d'improvisations maîtrisées, dans une forme de transe festive et gourmande. Jusqu'au final composé en prélude d'une montée en puissance des percussions suivie d'une petite &quot;cantate&quot; pour clochettes, puis le chant des pommes de terre, des seiches et aïoli intiment mariés, validé par le &quot;pop&quot; d'ouverture des bouteilles de blanc bio... Ce soir-là, un &quot;Miss Terre&quot; Domaine La Sénéchalière (Marc Pesnot) 2017.       <br />
              <br />
       La proposition de Maguelone Vidal met en résonance, de manière poétique, décalée, différentes perceptions sensorielles, tout en faisant appel à une pratique primitive... la table ou plus exactement le rituel du repas. Ici, dans une disposition scénique - artistique et sociale - en forme d'étoiles à huit branches (huit tentacules ?), chacun voit ou est vu. Tous, musiciens, cuisinier et public sont dans une relation intime d'émetteurs à récepteurs sensibles. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/28404700-28043322.jpg?v=1543665404" alt=""La Tentation des pieuvres", Sonate épicurienne pour un quatuor, un cuisinier et cent gastronomes" title=""La Tentation des pieuvres", Sonate épicurienne pour un quatuor, un cuisinier et cent gastronomes" />
     </div>
     <div>
      Le spectateur est immergé, grâce aux odeurs, au système de diffusion octophonique des bruits et de la musique, à la proximité visuelle, &quot;géographique, des actes commis, dans la création en temps réel ; baignant dans une grande intimité commune, non prévue - car beaucoup ne connaissant pas son voisin attablé et vice-versa -, mais dont la cérémonie est profondément inscrite dans notre ADN.       <br />
              <br />
       Le très méditerranéen cuisinier Claudius Tortorici ainsi que les quatre musiciens sont étonnants d'ouverture, de disponibilité et d'enthousiasme dans cette mise en correspondance pluridisciplinaire lumineuse et résolument singulière. Dans la deuxième partie dédiée à la dégustation, les artistes se mettant alors au service entament des conversations avec les convives avec, en fond sonore, une œuvre électroacoustique composée de paroles : celles du cuisinier, celle d’un vigneron, d’un sociologue, etc.       <br />
              <br />
       Créant une communion entre les arts premiers (musique, nourriture, oralité) et les individus, &quot;La Tentation des pieuvres&quot; renoue avec nos pratiques anciennes, archaïques, sans hiérarchie, où les échanges entre humains avaient une réelle naturalité. Dans cette production s'ajoute en complément une forme d'hospitalité (et de bienveillance) des autres… et du spectacle vivant, dans ce que nous souhaiterions qu'il ait d'universel… une capacité à nous faire évoluer.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Vu fin septembre au Théâtre d'Orléans - Scène nationale.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Tentation des pieuvres"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/28404700-28043329.jpg?v=1543665435" alt=""La Tentation des pieuvres", Sonate épicurienne pour un quatuor, un cuisinier et cent gastronomes" title=""La Tentation des pieuvres", Sonate épicurienne pour un quatuor, un cuisinier et cent gastronomes" />
     </div>
     <div>
      Conception, composition, saxophones, voix : Maguelone Vidal.       <br />
       Regard extérieur : Émilie Rousset.       <br />
       Cuisinier : Claudius Tortorici.       <br />
       Machines et instruments électroniques : Christian Zanési.       <br />
       Violoncelle, voix : Didier Petit.       <br />
       Batterie, percussions, voix : Philippe Foch.       <br />
       Ingénieur du son : Emmanuel Duchemin.       <br />
       Scénographie : Emmanuelle Debeusscher.       <br />
       Création lumiere : Laïs Foulc.       <br />
       Régie générale et lumière : Maurice Fouilhé.       <br />
       Régie plateau : Jean-Marie Deboffe.       <br />
       Régie tournée : Margaux Decaudin.       <br />
       Durée : 2 h, dégustation du plat comprise.       <br />
       Jauge : cent personnes par représentation.       <br />
       Production Intensités.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">30 novembre &amp; 1er décembre 2018 à 18 h 30.</span>       <br />
       Dans le cadre des Rencontres Internationales de Théâtre Musical        <br />
       et du Festival Mesure pour Mesure.       <br />
       Nouveau Théâtre de Montreuil - Centre Dramatique National, Salle Maria Casarès, Montreuil (93), 01 48 70 48 90 .       <br />
       <a class="link" href="http://www.nouveau-theatre-montreuil.com/" target="_blank">&gt;&gt; nouveau-theatre-montreuil.com</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">16 décembre 2018, 16 h et 21 h.</span>       <br />
       Le Studio, Philharmonie de Paris, Cité de la Musique, Paris 19e, 01 44 84 44 84.       <br />
       <a class="link" href="https://philharmoniedeparis.fr/fr" target="_blank">&gt;&gt; philharmoniedeparis.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée 2019.</b>       <br />
       18 janvier 2019 : Le Théâtre - Scène nationale, Mâcon (71).       <br />
       À suivre…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/La-Tentation-des-pieuvres--Sonate-epicurienne-pour-un-quatuor-un-cuisinier-et-cent-gastronomes_a2295.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>● AVIGNON OFF 2016 ● Un dîner… entre éléments d'intrigues imposés (par le spectateur) et improvisation maîtrisée</title>
   <updated>2016-07-10T13:34:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/●-AVIGNON-OFF-2016-●-Un-diner-entre-elements-d-intrigues-imposes-par-le-spectateur-et-improvisation-maitrisee_a1454.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/8362274-13106135.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-10-08T08:05:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Cinq comédiens et un DJ sont réunis pour affronter les hasards d'un Dîner… dont, soir après soir, le public peut mesurer les variations scéniques à l'infini. Un dispositif unique pour un même thème… "Le Dîner", proposé par le Collectif Jacquerie, repose sur le vieux système du canevas et de l'improvisation.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8362274-13106135.jpg?v=1444284607" alt="● AVIGNON OFF 2016 ● Un dîner… entre éléments d'intrigues imposés (par le spectateur) et improvisation maîtrisée" title="● AVIGNON OFF 2016 ● Un dîner… entre éléments d'intrigues imposés (par le spectateur) et improvisation maîtrisée" />
     </div>
     <div>
      Et miracle, le collectif, tout en multipliant à plaisir les contraintes, se joue de tous les pièges tendus par la tentation histrionique et l'appel d'archétypes trop usés qui sont le risque de l'improvisation contemporaine…       <br />
       C'est Pain bénit si l'on peut dire pour le théâtre.       <br />
              <br />
       C'est ainsi que le public connaît une partie de l'intrigue mais pas tout. Les comédiens, auxquels un vote démocratique des spectateurs impose des éléments d'intrigues, construisent leur propre scénario avec un droit de gommage ou de création et jouent sans connaître la partition de leurs partenaires ! Enfin, un régisseur en position de DJ instrumente l'histoire qui s'improvise ainsi que son espace - temps par le jeu de ses interventions et sa bande son. <span style="font-style:italic">&quot;Car il n'y a pas de spectacle sans musique&quot;</span>.       <br />
              <br />
       Terriblement exigeant, le dispositif fondé sur la réalité au temps présent, des actualités du moment, oblige chacun à trouver le comportement adéquat. Chaque comédien se sent <span style="font-style:italic">&quot;investi d'une mission qui est de rechercher toutes les failles, de mettre en état d'acuité son partenaire tout en ne le déstabilisant pas, de trouver une manière de ne pas jouer pour soi, de jouer pour l'autre, de parler pour le public qui est à la fois dedans dehors.&quot;</span> D'aider le spectateur à trouver les méandres de la prestation… <span style="font-style:italic">&quot;Dans ce théâtre, il n'y a pas de quatrième mur. Le jeu consiste à amener dans l'inconnu.&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8362274-13106159.jpg?v=1444285070" alt="● AVIGNON OFF 2016 ● Un dîner… entre éléments d'intrigues imposés (par le spectateur) et improvisation maîtrisée" title="● AVIGNON OFF 2016 ● Un dîner… entre éléments d'intrigues imposés (par le spectateur) et improvisation maîtrisée" />
     </div>
     <div>
      C'est diablement efficace. Le dîner se révèle être une véritable aventure.       <br />
              <br />
       Dans cette formule, le spectateur voit comment se développent, s'amplifient les dimensions dramaturgiques du quotidien. Dans les entrefaites de la manducation partagée, entre les étapes d'ingurgitation et déglutition des mets et leurs saveurs, font irruption les savoirs et les secrets cachées. Le bel ordonnancement d'un dîner qui révèle les harmoniques et les dynamiques des uns et des autres peut basculer en scandale et en chaos… Mais pas forcément… Pas toujours.       <br />
              <br />
       Du rôti trop cuit au bris de vaisselle, de l'amant retrouvé à l'amante perdue, aux amitiés ressoudées… le rituel social de la table à manger qui stimule la parole et les passions est passé au scanner. Tout est affaire de duos, de duels, de carrés, de trios, de solos : de complicité et d'alliances d'exclusions, de rires, de larmes. Unions et désunions. La vie, en quelque sorte. Avec ses parts d'ombres et ses inaccomplis.       <br />
              <br />
       Cette performance (car c'en est une ) nécessite un travail en coulisse intensif et suscite à l'issue de la représentation un vif désir de discussion dans le public. Le spectateur à l'évidence conquis ne peut que revenir et découvrir une nouvelle histoire et la comparer à une précédente. À cette occasion, il découvre par un même comédien des types humains différents et approfondit sa connaissance des comédiens et du jeu .Tout au long de l'aventure il observe un <span style="font-style:italic">&quot;changement dans le rire qui, du trivial, peut basculer au drame&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8362274-13106169.jpg?v=1444285359" alt="● AVIGNON OFF 2016 ● Un dîner… entre éléments d'intrigues imposés (par le spectateur) et improvisation maîtrisée" title="● AVIGNON OFF 2016 ● Un dîner… entre éléments d'intrigues imposés (par le spectateur) et improvisation maîtrisée" />
     </div>
     <div>
      Il comprend que des archétypes peuvent ne pas lui être imposés comme ceux de la publicité mais dirigés (pour une fois vers lui… le public), peuvent évoluer librement et devenir des caractères et de personnages.       <br />
              <br />
       Toujours même et différente, la représentation est réjouissante, stimulante, hautement délassante, grave et émouvante. C'est que la direction d'acteur prend l'épaisseur de la vie et l'on peut soupçonner chaque comédien à bon droit de <span style="font-style:italic">&quot;se mettre intérieurement dans la peau d'un personnage d'Ibsen histoire de créer la surprise et donner le sentiment d'un spectacle rien que pour vous&quot;</span> : Spectateur.       <br />
              <br />
       Le rire est partagé ainsi que la liberté.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">En italique : éléments recueillis le 10 septembre lors d'un entretien avec Véronic Joly et Olivier Descargues.       <br />
       Le critique a vu les toutes premières moutures l'hiver dernier.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Dîner"</b></div>
     <div>
      Pièce participative improvisée.       <br />
       Conception et direction d'acteurs : Joan Bellviure.       <br />
       Avec (en alternance) : Joan Bellviure, Jean-Philippe Buzaud, Olivier Descargues, Véronic Joly, Stéphane Miquel, Maria Monedero, Juliet O'Brien, Richard Perret, Jennie-Anne Walker.       <br />
       Régie générale : Romy Deprez.       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
              <br />
       8, 9 et 10 octobre 2015.       <br />
       Jeudi et vendredi à 20 h 30, samedi à 19 h.       <br />
       Théâtre Romain Rolland, Scène Églantine, Villejuif (94), 01 49 58 17 01.       <br />
       <a class="link" href="http://trr.fr/" target="_blank">&gt;&gt; trr.fr</a>       <br />
              <br />
       Du 11 octobre 2015 au 9 février 2016.       <br />
       11 et 12 octobre à 20 h, 13 octobre à 18 h 30, 15 novembre à 20 h, 16 novembre à 18 h 30, 13 décembre à 20 h, 14 décembre à 21 h 15, 15 décembre à 18 h 30, 10 janvier à 20 h, 11 janvier à 18 h 30, 12 janvier à 21 h 15, 7 février à 14 h, 8 février à 18 h 30 et 9 février à 21 h 15.       <br />
       Théâtre de Belleville, Paris 11e, 01 48 06 72 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredebelleville.com/index.php" target="_blank">&gt;&gt; theatredebelleville.com</a>       <br />
              <br />
       <b>● AVIGNON OFF 2016 ●</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 30 juillet 2016.</span>       <br />
       La Fabrik' Théâtre,        <br />
       10, route de Lyon, impasse Favot.       <br />
       Tous les jours à 19 h 35.       <br />
       Tél. : 04 90 86 47 81.       <br />
       <a class="link" href="http://fabriktheatre.fr/" target="_blank">&gt;&gt; fabriktheatre.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/●-AVIGNON-OFF-2016-●-Un-diner-entre-elements-d-intrigues-imposes-par-le-spectateur-et-improvisation-maitrisee_a1454.html" />
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