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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-11T17:07:36+02:00</updated>
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   <title>Joël Pommerat réussit une splendide actualisation du "Marius" de Pagnol</title>
   <updated>2025-09-22T20:23:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Joel-Pommerat-reussit-une-splendide-actualisation-du-Marius-de-Pagnol_a4360.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/91259367-64188447.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-09-22T19:24:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est dans un décor hyperréaliste que vont apparaître les personnages principaux de la pièce de Marcel Pagnol. Une boulangerie/salon de thé qui sent le cheap, la loose et la désespérance avec sa vitrine réfrigérée, son percolateur en panne, ses viennoiseries éteintes, ses murs rassis et ses tables. Et puis surtout, derrière le comptoir, avec Marius, qui s'ennuie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91259367-64188447.jpg?v=1758562271" alt="Joël Pommerat réussit une splendide actualisation du "Marius" de Pagnol" title="Joël Pommerat réussit une splendide actualisation du "Marius" de Pagnol" />
     </div>
     <div>
      Le Marius, incarné par Michel Galera, c'est son histoire qui est racontée ici. Pourtant, Marius est ailleurs, hors de sa vie, une vie sans espoir, sevré de désirs. Une ombre dans l'ombre de son père César, le bien-nommé, empereur du domaine de la boulangerie, de l'appartement au-dessus, du peuple des quelques clients fidèles et de son fils.       <br />
              <br />
       Même si l'on connaît les films de la trilogie marseillaise de Marcel Pagnol, le vide statique de l'ouverture de scène crée un appel d'air qui mobilise et provoque une attention extrême pour ce qui va se passer, comme si tout souvenir des fameux films s'effaçait d'un coup pour assister non pas à une adaptation, mais à une nouvelle histoire.       <br />
              <br />
       Joël Pommerat réussit ce tour de force. Ce Marius est autre chose que celui de Pagnol. Contemporain, dégraissé des caricatures marseillaises tout à fait amicales et réussies que Raimu, entre autres, avait balancées dans l'imaginaire collectif et, surtout, centré autour de deux sujets opposés : les amours (et les désirs) et l'argent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91259367-64188448.jpg?v=1758562293" alt="Joël Pommerat réussit une splendide actualisation du "Marius" de Pagnol" title="Joël Pommerat réussit une splendide actualisation du "Marius" de Pagnol" />
     </div>
     <div>
      Les amours sont nombreuses, diverses, diaphanes parfois. Amour paternel, amour filial, amour tout court, et puis désir charnel, et puis désir de fuir ce lieu mort et ce destin figé qui attend Marius, ce désir de l'horizon sans fin de la mer et des enrôlements sur des navires en partance dans le port juste à côté, la liberté. Et l'argent, fruit du travail ou de lui-même, qui manque d'un côté et qui prospère chez un des clients habitués, Panisse, celui qui tente de transformer le pouvoir de sa richesse en possession de celle qu'il désire, celle qui aime Marius en secret depuis toujours.       <br />
              <br />
       Dans cette ambiance lourde où le silence semble peser à chaque seconde plus implacablement, les corps et les esprits semblent aux aguets, méfiants, en attente, malgré l'apparence bon enfant des saillies échangées qui brillent comme la surface d'un miroir à jamais opaque. De l'âme du sud, le franc-parler, les répliques adroites et hilarantes, et les colères homériques et définitives, la pièce en regorge. Et de ce qu'on cache, par pudeur, par culture, par méfiance du &quot;qu'en dira-t-on&quot;, l'intrigue nous y amène avec tranquillité.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Joël Pommerat est ainsi comme un métronome qui invente un temps fait en alternance de mots, de silences, de regards. Dans l'univers très réaliste de la boulangerie de César, les personnages sont, eux aussi, campés très réalistement, dans une interprétation très retenue, sobre, pleine, qui donne à leurs caractères autant de force et de présence que de fragilité. Ils agissent comme si le temps présent pouvait à loisir s'étendre ou se contracter au rythme des échanges et des sentiments.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91259367-64188449.jpg?v=1758562322" alt="Joël Pommerat réussit une splendide actualisation du "Marius" de Pagnol" title="Joël Pommerat réussit une splendide actualisation du "Marius" de Pagnol" />
     </div>
     <div>
      Cette distribution est un mélange entre anciens détenus devenus comédiens et comédiens professionnels de la compagnie Louis Brouillard. De 2014 à 2022, Joël Pommerat a travaillé avec des prisonniers de la Maison Centrale d'Arles avec lesquels il a construit, entre autres, ce projet de Marius adapté de Pagnol. De ces ateliers est né ce texte, mêlant les personnages et l'intrigue de la pièce de Pagnol aux expériences et aux préoccupations des incarcérés. Ces anciens détenus, intégrés aux comédiens et à la comédienne de la compagnie, créent tous des personnages plantés là sur le plateau du Rond-Point, comme s'ils y avaient toujours été. Puissants, vrais, efficaces.       <br />
              <br />
       Joël Pommerat réussit à créer un équilibre dans le jeu de ses différents interprètes. Ils parviennent à rendre, en écho au décor, un sublime réalisme, fait de douceur et d'éclats, de répliques bravaches et de sincérité à cœur ouvert. Le sensible émeut, les fulgurances verbales et les emportements passionnels provoquent les rires. Rien de machinal, rien de convenu dans le jeu de ces comédiens qui donnent à toute la pièce une fraîcheur captivante.        <br />
              <br />
       Et l'on se prend d'avoir envie de rester vivre encore un peu dans cette boulange pour s'imprégner encore un peu de ce temps qui semble densifier l'air entre les regards, les mots, les gestes pour leur rendre l'importance sensible qu'ils mériteraient.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Marius"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91259367-64188483.jpg?v=1758563163" alt="Joël Pommerat réussit une splendide actualisation du "Marius" de Pagnol" title="Joël Pommerat réussit une splendide actualisation du "Marius" de Pagnol" />
     </div>
     <div>
      Création théâtrale de Joël Pommerat.       <br />
       Librement inspirée de la pièce de Marcel Pagnol.       <br />
       En collaboration avec Caroline Guiela Nguyen et Jean Ruimi.       <br />
       Assistants à la mise en scène : Lucia Trotta et Guillaume Lambert.       <br />
       Avec : Damien Baudry, Élise Douyère, Michel Galera, Ange Melenyk, Olivier Molino ou Redwane Rajel (en alternance), Jean Ruimi, Bernard Traversa, Ludovic Velon.       <br />
       Scénographie et lumière : Éric Soyer.       <br />
       Direction technique : Emmanuel Abate.       <br />
       Direction technique adjointe : Thaïs Morel.       <br />
       Costumes : Isabelle Deffin.       <br />
       Création sonore : Philippe Perrin et François Leymarie.       <br />
       Renfort assistant : David Charier.       <br />
       Régie son : Fany Schweitzer et Philippe Perrin.       <br />
       Régie lumière : Julien Chatenet et Jean-Pierre Michel.       <br />
       Régie plateau : Ludovic Velon.       <br />
       Construction décors : Thomas Ramon – Artom.       <br />
       Accessoires : Frédérique Bertrand.       <br />
       Production Compagnie Louis Brouillard.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 18 au 28 septembre 2025 .</span>       <br />
       Mardi au vendredi à 20 h 30, samedi à 19 h 30 et dimanche à 15 h.       <br />
       Relâche lundi 22 septembre.       <br />
       Théâtre du Rond-Point, Salle Renaud-Barrault, 2 bis, avenue Franklin D. Roosevelt, Paris 8e.       <br />
       Téléphone : 01 44 95 98 00.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0110/fListeManifs.aspx?idstructure=0110" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredurondpoint.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       22 et 23 octobre 2025 : Théâtre du Passage, Neuchâtel (Suisse).       <br />
       25 au 28 novembre 2025 : Théâtre de Cornouaille, Quimper (29).       <br />
       2 au 4 décembre 2025 : Le Grand R, La-Roche-sur-Yon (85).       <br />
       9 au 11 décembre 2025 : La Passerelle, Saint-Brieuc (22).       <br />
       6 au 23 janvier 2026 : Théâtre National de Bretagne, Rennes (35).       <br />
       29 et 30 janvier 2026 : Le Canal - Théâtre du Pays de Redon, Redon (35).       <br />
       5 au 7 février 2026 : L'Empreinte, Brive-la-Gaillarde (19).       <br />
       21 et 22 mars 2026 : Théâtre de l'Olivier, Istres (13).       <br />
       31 mars au 2 avril 2026 : anthéa, Antipolis - Théâtre d'Antibes, Antibes (06).       <br />
       28 et 29 avril 2026 : Théâtre du Beauvaisis, Beauvais (60).       <br />
       5 et 6 mai 2026 : Les Quinconces et L'Espal, Le Mans (72).       <br />
       27 mai au 6 juin 2026 : Les Célestins, Lyon (69).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>"Intra Muros" Une possible évasion… théâtrale… entre réel et imaginaire</title>
   <updated>2025-09-05T21:51:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Intra-Muros-Une-possible-evasion-theatrale-entre-reel-et-imaginaire_a4351.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/90926083-64028952.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-09-05T19:40:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Donner un cours de théâtre dans une maison centrale est un pari mais, avant de créer un personnage, un prisonnier a sans doute aussi envie de construire un nouveau départ. Dans une fable qui puise ses ressources entre mémoire et reconstruction, c'est à un jeu à double miroir que nous convie Alexis Michalik.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90926083-64028952.jpg?v=1757097009" alt=""Intra Muros" Une possible évasion… théâtrale… entre réel et imaginaire" title=""Intra Muros" Une possible évasion… théâtrale… entre réel et imaginaire" />
     </div>
     <div>
      Avec Alexis Michalik, il faut toujours s'attendre à quelques surprises. L'auteur et metteur en scène a la capacité d'imbriquer des histoires tel un mille-feuille garni d'originalité. Ainsi, d'un simple fait, à l'image d'un cours d'eau, il est capable de le faire embrancher sur un autre cours d'eau pour le déverser dans une rivière d'événements dans laquelle des cascades d'actions se suivent. C'est cet univers dramaturgique d'imbrications d'actions qui nourrit son théâtre, les personnages étant toujours entre la réalité et l'imaginaire.       <br />
              <br />
       Cette règle a été une nouvelle fois respectée dans &quot;Intra muros&quot;. L'histoire est en somme assez banale… un cours de théâtre est donné dans une prison. Ce qui fait la force de cet art vivant est le récit qui peut en être décliné. Et dans ce domaine, Michalik possède de sérieux atouts.       <br />
              <br />
       Le spectateur est &quot;piégé&quot; d'heureuse façon car deux possibilités s'offrent à lui, soit se laisser porter par la narration de la fable, soit se laisser entraîner par le flux mnémonique d'un personnage plongé dans ses souvenirs. Cette démarcation est, à dessein, peu délimitée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90926083-64028953.jpg?v=1757097486" alt=""Intra Muros" Une possible évasion… théâtrale… entre réel et imaginaire" title=""Intra Muros" Une possible évasion… théâtrale… entre réel et imaginaire" />
     </div>
     <div>
      C'est dans cet entre-deux temporel que se situe &quot;Intra Muros&quot;, un entre-deux où le passé fait la bise au présent avec un possible futur qui se profile à l'horizon. Ce sont les trois temps dramaturgiques de cette pièce. Le quatrième mur de Diderot a été brisé dès l'entame avec une interpellation du public par le metteur en scène (Paul Jeanson).       <br />
              <br />
       Les comédiens incarnent avec fougue et gourmandise des personnages antinomiques. Nous sommes dans des figures d'opposition qu'un milieu, celui de la prison, et une situation, celle dans un atelier théâtral, relient. Les rapports sont ainsi alimentés par des refus sur lesquels viennent se greffer une complicité.       <br />
              <br />
       À différents moments, les bascules émotionnelles fonctionnent très bien. C'est Fayçal Safi (Kevin) qui, derrière un masque plutôt conciliant, devient agressif avec des pulsions destructrices. C'est Bernard Blancan (Ange) qui, sous ses airs de roc, laisse transparaître une humanité d'un père de famille. Alice de Lencquesaing (Alice), une assistante sans expérience, elle, se protège derrière un professionnalisme sans failles. De son côté, Jeanne Arènes (Jeanne), par monts et par vaux, arrive à incarner des personnages de divers profils. Enfin, Paul Jeanson (Richard), le metteur en scène, est enthousiaste à souhait dans son rôle.       <br />
              <br />
       Alexis Michalik lie le réel et la fiction comme deux faces d'un même visage, celui de la réalité théâtrale. Le drame est ainsi construit avec des vues aussi complémentaires qu'antinomiques, donnant lieu à des éclairages multiples qui montrent les coulisses des personnages et de leur histoire.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Spectacle vu une première fois en 2018.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Intra muros"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90926083-64028954.jpg?v=1757098364" alt=""Intra Muros" Une possible évasion… théâtrale… entre réel et imaginaire" title=""Intra Muros" Une possible évasion… théâtrale… entre réel et imaginaire" />
     </div>
     <div>
      Texte : Alexis Michalik.       <br />
       Mise en scène : Alexis Michalik.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Marica Soyer.       <br />
       Avec (en alternance) : Clémentine Aussourd, Christopher Bayemi, Chloé Berthier, Raphaèle Bouchard, Hocine Choutri, Jérémie Covillault, Johann Dionnet, Janik Erima, Fleur Fitoussi, Jean Fornerod, Muriel Gaudin, Magali Genoud, Thibaut Gonzalez, Antoine Kobi, Aurélie Konaté, Christian Mulot, Jean-Philippe Ricci, Fayçal Safi, Marie Sambourg, Julien Urrutia.       <br />
       Musiciens (en alternance) : Raphaël Bancou, Sylvain Briat, Raphäel Charpentier, Mathias Louis, Killian Rebreyend.       <br />
       Création lumière : Arnaud Jung.       <br />
       Scénographie : Juliette Azzopardi.       <br />
       Costumes : Marion Rebmann.       <br />
       Musique : Raphael Charpentier.       <br />
       À partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 1 h 40.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90926083-64028955.jpg?v=1757099776" alt=""Intra Muros" Une possible évasion… théâtrale… entre réel et imaginaire" title=""Intra Muros" Une possible évasion… théâtrale… entre réel et imaginaire" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 28 août 2025 au 4 janvier 2026.</span>       <br />
       Jeudi, vendredi et samedi à 21 h.       <br />
       Théâtre La Pépinière,  7 Rue Louis le Grand, Paris 2e.       <br />
       Téléphone : 01 42 61 44 16.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0036/fChoixSeanceWidget.aspx?idstructure=0036&amp;EventId=239&amp;request=QcE+w0WHSuAU4cpKYUFSGpyAk+9jjn8brcATtqgPIA6OlDUzgiXh9tY3OInAUcch4NO4qeNdVaQ=" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatrelapepiniere.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatrelapepiniere.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90926083-64029566.jpg?v=1757100013" alt=""Intra Muros" Une possible évasion… théâtrale… entre réel et imaginaire" title=""Intra Muros" Une possible évasion… théâtrale… entre réel et imaginaire" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Intra-Muros-Une-possible-evasion-theatrale-entre-reel-et-imaginaire_a4351.html" />
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  <entry>
   <title>"Mon amour de grillage" Dire, partager la réalité de "l'arène carcérale" en 3D</title>
   <updated>2022-02-02T15:49:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Mon-amour-de-grillage-Dire-partager-la-realite-de-l-arene-carcerale-en-3D_a3162.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/61984653-45051882.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-01-31T09:04:00+01:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Valérie Durin, diplômée d'État de l'enseignement du théâtre, est chargée, de cours à l'Institut des Études Théâtrales (IET) Sorbonne Nouvelle. Autrice, comédienne depuis 1985 et metteuse en scène, elle crée ses propres pièces (une quinzaine) et répond à des commandes d'écriture. À la découverte des hommes, des femmes, des événements déterminants, son théâtre s'accroche au réel avant tout. L'acteur et sa fantaisie sont au centre, l'écriture emprunte, transforme, "raccommode" comme un jeu de construction. La dramaturgie devient à la fois outil de connaissance et véhicule d'émotions.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61984653-45051882.jpg?v=1643617816" alt=""Mon amour de grillage" Dire, partager la réalité de "l'arène carcérale" en 3D" title=""Mon amour de grillage" Dire, partager la réalité de "l'arène carcérale" en 3D" />
     </div>
     <div>
      Préférer l'homme à sa légende, balayer la méconnaissance à la lumière des expériences, elle questionne en s'amusant. Cela fait une dizaine d'années qu'elle tente de conjuguer théâtre et prison en organisant des ateliers à la maison d'arrêt d'Auxerre et à la prison de Joux-la-Ville en mettant en place une aventure théâtrale sur plusieurs mois. Mais à raison d'une séance hebdomadaire, avec des personnes condamnées à de longues peines, cela devient parfois le parcours du combattant.       <br />
              <br />
       Et surtout, elle y a découvert l'inverse de ce qu'elle imaginait : <span style="font-style:italic">&quot;là où j'attendais l'immobilité, j'ai découvert un milieu toujours en mouvement et, alors que je prévoyais de l'agressivité, j'ai vu des personnes calmes, souriantes, patientes, ennuyeuses ou ennuyées, ayant soif de savoir, de comprendre, de connaître, avec l'urgence de partager, de débattre là où je pensais ne trouver que résignation, obscurité et repli sur soi &quot;</span>(sic).       <br />
              <br />
       &quot;Mon amour de grillage&quot; est une histoire réelle, comique, mais aussi malheureusement désespérante vécue par Valérie Durin elle-même dans une prison française en 2020. C'est l'histoire d'une animatrice culturelle qui se débat pour mettre sur pied une pièce qui, si tout va bien et que la machine administrative fonctionne à peu près correctement, pourra se dérouler dans une vraie salle de spectacle hors les murs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61984653-45051910.jpg?v=1643617860" alt=""Mon amour de grillage" Dire, partager la réalité de "l'arène carcérale" en 3D" title=""Mon amour de grillage" Dire, partager la réalité de "l'arène carcérale" en 3D" />
     </div>
     <div>
      C'est aussi l'évocation des surveillants condamnés à cacher leurs émotions du fait de la frénésie complexe des bureaux à l'étage du SPIP. Sans oublier la bataille constante de la coordinatrice culturelle qui aimerait placer des activités dans des conditions sanitaires et pénitentiaires ardues.       <br />
              <br />
       Cette écriture naît comme un amour de vacances, subrepticement. Au cours des circulations entre les grillages des hommes et des femmes détenus, des rencontres furtives, interdites, quelques secondes au grillage pour mémoriser le numéro d'écrou de la fille ou du gars, comme on prendrait ton 06.       <br />
              <br />
       Seulement ici, pas de téléphone autorisé pour apaiser l'angoisse d'un amour naissant.       <br />
       Alors commence la danse administrative. L'autre grille ! On prend rendez-vous chez la C-PIP (Conseillère Pénitentiaire d'Insertion) et on fait une demande de PACS avec ce numéro d'écrou. Parce que qui dit PACS, dit parloir et bientôt parloir privé. Ensuite, on défait le PACS et on en demande un autre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61984653-45058309.jpg?v=1643639641" alt=""Mon amour de grillage" Dire, partager la réalité de "l'arène carcérale" en 3D" title=""Mon amour de grillage" Dire, partager la réalité de "l'arène carcérale" en 3D" />
     </div>
     <div>
      L'amour de grillage de la pièce, c'est celui d'Hajira qui, depuis qu'elle est arrivée à l'atelier-théâtre enfin mixte, bouscule les uns et les autres y compris elle-même. Elle est autorisée à côtoyer Sergio et ces deux-là ont demandé à se pacser. Mais l'amour en prison connaît souvent une fin aussi brutale que son commencement.       <br />
              <br />
       La mise en scène de &quot;Mon amour de grillage&quot;, orchestrée par Valérie Durin interprétant elle-même le rôle de l'animatrice culturelle, exploite avec une grande adresse et une grande subtilité les dérives incontournables de la bonne marche nécessaire des choses, lesquelles empêcheront largement que le spectacle avec les détenus puisse peut-être avoir lieu.       <br />
              <br />
       Peut-être ! Car beaucoup d'espoir, d'engagement et de temps sont consacrés à ce projet, mais la réalité du terrain est malheureusement toute autre. Et il faut s'en accommoder, faire avec. Pas le choix…       <br />
              <br />
       Les propos de la pièce sont forts comme des coups de gueule. Des coups de gueule comme on en pousse quand on n'en peut plus, quand on explose, ou qu'on est au bout du rouleau. La peinture du milieu carcéral y est brossée de manière très exhaustive, clairvoyante et juste.       <br />
       <span style="font-style:italic">(Nous pouvons en témoigner pour avoir, nous aussi, mené à la prison de Fresnes un atelier d'écriture chaotique, mais mémorable.)</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61984653-45060409.jpg?v=1643646589" alt=""Mon amour de grillage" Dire, partager la réalité de "l'arène carcérale" en 3D" title=""Mon amour de grillage" Dire, partager la réalité de "l'arène carcérale" en 3D" />
     </div>
     <div>
      Valérie Durin travaille toujours de la sorte, brillamment et de façon érudite. Chacune de ses créations révèle une somme de travail de recherches considérable. Elle l'a fait aussi avec un autre spectacle qui fait écho à celui-ci, &quot;Numéros d'écrou&quot; interprété avec brio par quatorze comédiens amateurs de sa Compagnie auxerroise&quot; Les Prétendants&quot;.       <br />
              <br />
       Dans &quot;mon amour de grillage&quot;, les paroles des uns et des autres, via les quatre comédiens détenus, percutent les esprits des spectateurs qui oscillent entre émotions, sourires, rires, mais aussi indignation ou révolte. Incompréhension parfois.       <br />
              <br />
       Mais rien n'est inventé dans ce spectacle qui parle de la réalité de &quot;l'arène carcérale&quot; en 3D, le tout ne laissant guère le spectateur indifférent, loin de là. Cette arène carcérale dans laquelle un individu est projeté parfois du jour au lendemain parce que sa vie en a décidé ainsi. Tout a été vécu dans cette pièce, de nombreuses situations expérimentées mises sous scellée de la pensée créatrice de l'autrice, peaufinées avec grand soin d'écriture, et transposées avec une sensibilité toute particulière.       <br />
              <br />
       C'est d'une qualité vertigineuse. Différents tableaux s'enchaînent sans aucun écueil, ne laissant que très peu de temps aux spectateurs pour s'endormir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61984653-45060448.jpg?v=1643646634" alt=""Mon amour de grillage" Dire, partager la réalité de "l'arène carcérale" en 3D" title=""Mon amour de grillage" Dire, partager la réalité de "l'arène carcérale" en 3D" />
     </div>
     <div>
      Le jeu des trois comédiens aux solides formations d'acteurs que Valérie Durin a choisis pour l'épauler dans ce projet est taillé au cordeau : Lina Cespedes, Odja Lliorca et Fabrice Gaillard. Chacun d'entre eux endosse tour à tour des rôles différents et propose un regard très affûté et exhaustif sur le milieu carcéral : un milieu dans lequel <span style="font-style:italic">&quot;la loi n'est pas appliquée&quot;</span> (sic), où les surveillants affichent un état d'esprit délétère qui nuit aux détenus dans leur ensemble, où le devoir de réserve est notoire alors que pourtant la parole est nécessaire voire primordiale.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Ici, j'ai un temps illimité pour penser, mais je n'invente rien&quot;</span>, dira un détenu. Cette pensée de détenu, entre autres, aura probablement marqué les spectateurs car, de façon très condensée mais fort subtile, Valérie Durin aborde aussi en filigrane la force et les pouvoirs du théâtre et de sa pratique. Ici ou dans &quot;l'autre monde&quot;. L'allusion est brève, mais bien entendu extrêmement pertinente et nécessaire.       <br />
              <br />
       La mise en scène de cette pièce d'une heure trente est finement orchestrée au gré de simples chaises déplacées à vue pour simuler les différents lieux. Un joli chant d'Odja Llorca apporte un brin de poésie et de légèreté et dépoussière l'ambiance pour espérer en filigrane une possible transformation de cet univers fort peu connu du grand public.       <br />
       Univers dans lequel il faut être entré pour le comprendre tout à fait !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mon amour de grillage"</b></div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Valérie Durin.       <br />
       Avec : Lina Cespedes, Fabrice Gaillard, Odja Llorca, Valérie Durin.       <br />
       Création son et dispositif : Jean-Marc Istria.       <br />
       Graphisme : Sophie Torcol.       <br />
       Production : Arrangement Théâtre.       <br />
       <a class="link" href="https://arrangementtheatre.com/" target="_blank">&gt;&gt; arrangementtheatre.com</a>       <br />
              <br />
       Ce spectacle a eu lieu du 20 janvier au 23 janvier 2022.       <br />
       Théâtre de l'Épée de Bois, Salle de répétition (Studio), Cartoucherie de Vincennes, Paris 12e.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Mon-amour-de-grillage-Dire-partager-la-realite-de-l-arene-carcerale-en-3D_a3162.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La bénédiction d'Alexis Michalik, porteur d'histoires, auteur vivant et authentique !</title>
   <updated>2018-09-18T14:57:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-benediction-d-Alexis-Michalik-porteur-d-histoires-auteur-vivant-et-authentique-_a2239.html</id>
   <category term="Trib'Une" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/25620656-26806490.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-09-18T14:45:00+02:00</published>
   <author><name>Isabelle Lauriou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Michalik, lik, lik, lik, s'en va de bon matin, auteur, génial et inspiré… conquérir les salles du monde entier, en passant par Vibraye dans la Sarthe, et y déposer chacun de ses spectacles. Michalik, lik, lik, lik, que les spectateurs soient ou ne soient pas "cathos", trace sa route, redonnant au théâtre le sourire, tout comme un temps, cette "Sœur" à Dominique*.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25620656-26806490.jpg?v=1537275894" alt="La bénédiction d'Alexis Michalik, porteur d'histoires, auteur vivant et authentique !" title="La bénédiction d'Alexis Michalik, porteur d'histoires, auteur vivant et authentique !" />
     </div>
     <div>
      Peut-être ne le sait-il pas, Alexis, mais ce tube, &quot;Dominique, nique, nique&quot;, qui rime avec son nom Michalik, a lui aussi connu un immense succès. Détrônant même à son époque, Elvis Presley et les Beatles en tête des ventes. Succès mondial, millions en cascade mais fin nettement moins idyllique.       <br />
              <br />
       L'auteure du tube religieux s'en est allée rejoindre les cieux pendant qu'Alexis, lui, continue sa route avec, à l'affiche, trois pépites qu'il a lui-même écrites. C'est ce qu'on appelle un auteur prolifique.       <br />
              <br />
       Et c'est sur &quot;Intra Muros&quot; que je jette, en cette rentrée chaude et bordélique, mon dévolu.       <br />
       La Pépinière théâtre, non loin de la place de l'Opéra. Quartier chic. J'invite mon meilleur ami à m'accompagner voir la dernière création d'Alexis Michalik. Nouvelle, pas tout à fait. Elle a été créée l'an passé. J'ai loupé les premières, mais comme souvent Alexis revient et qu'il rafle en plus tous les &quot;Molière&quot;, je n'allais pas me priver d'une virée offerte à la Pépinière.       <br />
              <br />
       Alexis Michalik est un auteur vivant. Auteur de théâtre vivant. C'est important. Je crois que, désormais, toute la famille du théâtre français s'accorde à dire qu'il est un incontournable, mais il aura fallu un peu de temps pour prouver à quelques fessiers bien calés dans leur fauteuil de velours, manquant un peu de curiosité, que le théâtre du XXIe siècle pouvait enfin compter sur de nouvelles têtes pour offrir au public un autre langage, une autre forme de théâtre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25620656-26806518.jpg?v=1537275947" alt="La bénédiction d'Alexis Michalik, porteur d'histoires, auteur vivant et authentique !" title="La bénédiction d'Alexis Michalik, porteur d'histoires, auteur vivant et authentique !" />
     </div>
     <div>
      Certes, il y aura toujours les éternelles reprises de nos classiques, de Molière à Musset, de Claudel à Racine puis Feydeau ou Courteline… Mais savoir que, dans notre monde moderne, les coups d'éclat d'un Visniec, Michalik ou Pommerat sont désormais identifiés, c'est une belle avancée. D'ici vingt ans, les femmes auteures pourront peut-être, elles aussi, s'inviter chez Ruquier.       <br />
              <br />
       &quot;Intra muros&quot;, c'est un puzzle, une autre belle histoire qui, cette fois, se passe dans le milieu carcéral. Un metteur en scène vient dispenser son premier cours de théâtre en centrale, seuls deux détenus se présentent. Autant dire que le challenge n'est pas gagné !        <br />
       Et pourtant…       <br />
              <br />
       Je ne vais pas m'attarder sur l'histoire parce qu'il faut la voir. Le théâtre, il faut y aller, c'est toujours compliqué de raconter. Je vais plutôt, et une nouvelle fois, applaudir de mes doigts dansant sur un clavier un peu abîmé les comédiens. Tous les comédiens que cet auteur et metteur en scène dégaine sur le plateau. Les comédiens sont bons. Excellents, même.       <br />
              <br />
       Hier soir, il y avait : Joël Zaffarano, Nicolas Martinez, Elizabeth Ventura, Marie Sang de Bourbe, Christopher Bayemi. Et un super musicien.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25620656-26806522.jpg?v=1537275965" alt="La bénédiction d'Alexis Michalik, porteur d'histoires, auteur vivant et authentique !" title="La bénédiction d'Alexis Michalik, porteur d'histoires, auteur vivant et authentique !" />
     </div>
     <div>
      Alexis Michalik alterne ses équipes d'acteurs et, hier soir, je ne les connaissais pas tous. Moins identifiés (encore) mais magistralement bons. Voilà la réussite d'Alexis Michalik. Il maîtrise toujours son casting, et assure une direction d'acteurs soignée et précise.       <br />
              <br />
       Les comédiens s'amusent, donnent, redonnent. On rit, on s'émeut, le public n'a pas envie de les voir quitter le plateau.       <br />
              <br />
       C'est un pur moment de bonheur, c'est un grand instant de théâtre. Moderne. Avec de belles valeurs. La transmission, l'amour, les peurs, la vie quoi !       <br />
              <br />
       Je lui souhaite encore de belles heures, de l'envol, qu'il continue à remplir les salles de France, d'Amérique ou d'Océanie. Qu'il mette en valeur ce que le théâtre signifie aujourd'hui, sans lourdeur, sans cri, sans monologue qui dure des heures.       <br />
              <br />
       Sœur Sourire, et sa &quot;Dominique&quot;, a connu le succès et la malédiction. Alexis Michalik connaît le succès et, pour la France aujourd'hui, pour le théâtre, il est une vraie bénédiction.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*Sœur Sourire, de son vrai nom Jeanine Deckers (1933-1985), a connu un succès mondial en 1963 avec sa chanson &quot;Dominique&quot; dont elle était auteure, compositrice et interprète.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Intra Muros"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25620656-26806577.jpg?v=1537276149" alt="La bénédiction d'Alexis Michalik, porteur d'histoires, auteur vivant et authentique !" title="La bénédiction d'Alexis Michalik, porteur d'histoires, auteur vivant et authentique !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Alexis Michalik.       <br />
       Mise en scène : Alexis Michalik.        <br />
       Avec, en alternance : Jeanne Arènes, Christopher Bayemi, Bernard Blancan, Sophie de Fürst, Alice de Lencquesaing, Paul Jeanson, Elisabeth Ventura, Nicolas Martinez, Fayçal Safi, Joël Zaffarano.       <br />
       Musiciens, en alternance : Raphaël Bancou, Sylvain Briat, Raphäel Charpentier et Mathias Louis.       <br />
       Création lumières : Arnaud Jung.        <br />
       Scénographie : Juliette Azzopardi.        <br />
       Costumes : Marion Rebmann.        <br />
       Musique : Raphael Charpentier.        <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 28 août 2018 au 2 mars 2019.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h, matinée le samedi à 16 h.       <br />
       Relâches exceptionnelles les 8, 9, 10, 15 et 17 novembre 2018 ainsi que les 10, 11 et 12 janvier 2019.       <br />
       La Pépinière Opéra, Paris 2e, 01 42 61 44 16.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatrelapepiniere.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatrelapepiniere.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/La-benediction-d-Alexis-Michalik-porteur-d-histoires-auteur-vivant-et-authentique-_a2239.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Intra Muros"… Une possible évasion théâtrale, entre réel et imaginaire</title>
   <updated>2018-05-15T15:58:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Intra-Muros-Une-possible-evasion-theatrale-entre-reel-et-imaginaire_a2117.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/22230236-25020312.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-05-15T15:57:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Donner un cours de théâtre dans une maison centrale est un pari mais, avant de créer un personnage, un prisonnier a sans doute aussi envie de construire un nouveau départ. Dans une fable qui puise ses ressources entre mémoire et reconstruction, c'est à un jeu à double miroir que nous convie Alexis Michalik.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22230236-25020311.jpg?v=1508745563" alt=""Intra Muros"… Une possible évasion théâtrale, entre réel et imaginaire" title=""Intra Muros"… Une possible évasion théâtrale, entre réel et imaginaire" />
     </div>
     <div>
      Avec Alexis Michalik, il faut toujours s'attendre à quelques surprises. L'auteur et metteur en scène a la capacité d'imbriquer des histoires tel un mille-feuille garni d'originalité. Ainsi, d'un simple fait, à l'image d'un cours d'eau, il est capable de le faire embrancher sur un autre cours d'eau pour le déverser dans une rivière d'événements dans laquelle des cascades d'actions se suivent. C'est cet univers dramaturgique d'imbrications d'actions qui nourrit son théâtre, les personnages étant toujours entre la réalité et l'imaginaire.       <br />
              <br />
       Cette règle a été une nouvelle fois respectée dans &quot;Intra muros&quot;. L'histoire est en somme assez banale… un cours de théâtre est donné dans une prison. Ce qui fait la force de cet art vivant est le récit qui peut en être décliné. Et dans ce domaine, Michalik possède de sérieux atouts.       <br />
              <br />
       Le spectateur est &quot;piégé&quot; d'heureuse façon car deux possibilités s'offrent à lui, soit se laisser porter par la narration de la fable, soit se laisser entraîner par le flux mnémonique d'un personnage plongé dans ses souvenirs. Cette démarcation est, à dessein, peu délimitée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22230236-25020312.jpg?v=1508745584" alt=""Intra Muros"… Une possible évasion théâtrale, entre réel et imaginaire" title=""Intra Muros"… Une possible évasion théâtrale, entre réel et imaginaire" />
     </div>
     <div>
      C'est dans cet entre-deux temporel que se situe &quot;Intra Muros&quot;, un entre-deux où le passé fait la bise au présent avec un possible futur qui se profile à l'horizon. Ce sont les trois temps dramaturgiques de cette pièce. Le quatrième mur de Diderot a été brisé dès l'entame avec une interpellation du public par le metteur en scène (Paul Jeanson).       <br />
              <br />
       Les comédiens incarnent avec fougue et gourmandise des personnages antinomiques. Nous sommes dans des figures d'opposition qu'un milieu, celui de la prison, et une situation, celle dans un atelier théâtral, relient. Les rapports sont ainsi alimentés par des refus sur lesquels viennent se greffer une complicité.       <br />
              <br />
       À différents moments, les bascules émotionnelles fonctionnent très bien. C'est Fayçal Safi (Kevin) qui, derrière un masque plutôt conciliant, devient agressif avec des pulsions destructrices. C'est Bernard Blancan (Ange) qui, sous ses airs de roc, laisse transparaître une humanité d'un père de famille. Alice de Lencquesaing (Alice), une assistante sans expérience, elle, se protège derrière un professionnalisme sans failles. De son côté, Jeanne Arènes (Jeanne), par monts et par vaux, arrive à incarner des personnages de divers profils. Enfin, Paul Jeanson (Richard), le metteur en scène, est enthousiaste à souhait dans son rôle.       <br />
              <br />
       Alexis Michalik lie le réel et la fiction comme deux faces d'un même visage, celui de la réalité théâtrale. Le drame est ainsi construit avec des vues aussi complémentaires qu'antinomiques donnant lieu à des éclairages multiples qui montrent les coulisses des personnages et de leur histoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Intra muros"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22230236-25020313.jpg?v=1508745611" alt=""Intra Muros"… Une possible évasion théâtrale, entre réel et imaginaire" title=""Intra Muros"… Une possible évasion théâtrale, entre réel et imaginaire" />
     </div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Alexis Michalik.       <br />
       Assistante mise en scène : Marie-Camille Soyer.       <br />
       Avec (en alternance) : Jeanne Arènes, Christopher Bayemi, Bernard Blancan, Sophie de Fürst, Alice de Lencquesaing, Paul Jeanson, Chloé Lambert, Nicolas Martinez, Fayçal Safi, Joël Zaffarano et les musiciens Raphaël Bancou, Sylvain Briat, Raphäel Charpentier et Mathias Louis.       <br />
       Création lumières : Arnaud Jung.       <br />
       Scénographie : Juliette Azzopardi.       <br />
       Costumes : Marion Rebmann.       <br />
       Musique : Raphael Charpentier.       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">À partir du 14 septembre 2017.       <br />
       Prolongations jusqu'au 28 juillet 2018.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h, matinée le samedi à 16 h.       <br />
       La Pépinière Opéra, Paris 2e, 01 42 61 44 16.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatrelapepiniere.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatrelapepiniere.com</a>
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     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22230236-25020314.jpg?v=1508745751" alt=""Intra Muros"… Une possible évasion théâtrale, entre réel et imaginaire" title=""Intra Muros"… Une possible évasion théâtrale, entre réel et imaginaire" />
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