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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-09-08T21:12:33+02:00</updated>
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   <title>"Cap au pire" L'avant-dernière œuvre de Beckett mise en corps par un Denis Lavant transcendant</title>
   <updated>2024-09-30T21:25:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Cap-au-pire-L-avant-derniere-oeuvre-de-Beckett-mise-en-corps-par-un-Denis-Lavant-transcendant_a4052.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2024-09-30T20:18:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le noir se fait et le son des voix disparaît. C'est ainsi que commence "Cap au pire" au Théâtre 14. Silence et pénombre imposent une écoute, une attention, un affût du moindre mouvement, du plus petit son qui indiquerait que le spectacle va débuter. Que quelque chose va se passer. Silence et pénombre vont pourtant accompagner, ponctuer, habiller tout le spectacle.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83160287-59578985.jpg?v=1727722558" alt=""Cap au pire" L'avant-dernière œuvre de Beckett mise en corps par un Denis Lavant transcendant" title=""Cap au pire" L'avant-dernière œuvre de Beckett mise en corps par un Denis Lavant transcendant" />
     </div>
     <div>
      Quand la lumière paraît sous forme d'un rectangle de lumière qui éclate au sol de blancheur, Denis Lavant se place l'avant des chaussures mordant ce petit rectangle comme s'il était juste au bord. Et puis le silence. Et puis <span style="font-style:italic">&quot;Encore. Dire encore. Soit dit encore. Tant mal que pis encore. Jusqu'à plus mèche encore. Soit dit plus mèche encore.&quot;</span> prononce la silhouette <span style="font-style:italic">&quot;mains inclinées sur crâne atrophié&quot;</span>, tel un spectre aux traits inversés par l'éclairage venant d'en bas. Comme les enfants font peur aux adultes en braquant une torche sous leurs mentons.       <br />
               <br />
       Il y a en effet de la gaminerie encore dans le texte de Samuel Beckett, avec des éclats d'humour qui font briller la dérision de l'existence. Il y a surtout, dans ce texte comme dans la plupart des textes de l'auteur, une exploration des profondeurs de l'âme humaine. Ou plutôt, une fouille d'un état de conscience qui se fiche bien de toute l'apparence futile et sonnante de la vie belle.       <br />
              <br />
       Dans &quot;Cap au pire&quot;, Beckett explore ce qui peut s'exprimer de l'humain lorsqu'il se trouve suspendu dans un instant. Enfermé dans un instant. L'écriture extrême, désarticulée, dégrammatalisée, désyntaxée, parfois déformée, qu'il emploie est la matière et le fond même de ce qu'il dit. Plus rythme que sens, il parvient pourtant à former des images, de l'imaginaire, un vieil homme qui tient la main d'un enfant comme un pont temporel, l'imaginaire qui semble finalement au centre même du propos.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83160287-59578993.jpg?v=1727722583" alt=""Cap au pire" L'avant-dernière œuvre de Beckett mise en corps par un Denis Lavant transcendant" title=""Cap au pire" L'avant-dernière œuvre de Beckett mise en corps par un Denis Lavant transcendant" />
     </div>
     <div>
      Denis Lavant se laisse devenir le conducteur de ce cheminement de mots. Au rythme, il ajoute le souffle, pourtant dans une immobilité totale. Le texte de Beckett bouillonne tranquillement en lui comme une marmite sur le coin du feu, et les mots s'envolent de sa bouche comme des vapeurs et dessinent dans la pénombre du plateau l'imaginaire âpre, presque cadavérique, fragile et puissant.       <br />
              <br />
       Lorsqu'on parle à Denis Lavant du personnage qu'il incarne, il rit et dit : <span style="font-style:italic">&quot;Quel personnage ?&quot;.</span> C'est tout le paradoxe. Qu'il incarne avec tout son beau talent et, cependant, c'est bien la matière même du texte, des mots, de la parole qui agit sur scène. L'écriture est cependant bien la force appelée, comme on appelle un esprit autour d'une table de salon. Tout fait référence à cette discipline qui emporte celui qui la pratique dans un autre calcul du temps, un autre espace, une vision.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Jacques Osinski empêche tout parasite susceptible de corrompre le texte. La pénombre domine pour ne laisser que l'acteur posé sur sa page blanche dire les mots. Laissant Denis Lavant dans une immobilité (qui n'empêche pas celui-ci de vivre ses mots en un joli vagabondage de l'esprit), tout le tragique, tout le comique du texte et toutes ces brisures qui montrent ces moments où l'âme tressaille et se fêle, sont ainsi mises en valeur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83160287-59578994.jpg?v=1727722630" alt=""Cap au pire" L'avant-dernière œuvre de Beckett mise en corps par un Denis Lavant transcendant" title=""Cap au pire" L'avant-dernière œuvre de Beckett mise en corps par un Denis Lavant transcendant" />
     </div>
     <div>
      Cela demande une certaine exigence pour le spectateur, mais &quot;Cap au pire&quot; donne la rare occasion de toucher des zones obscures, sortes de terrains vagues de perdition que chacun porte craintivement caché en lui.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Cap au pire"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83160287-59578996.jpg?v=1727722665" alt=""Cap au pire" L'avant-dernière œuvre de Beckett mise en corps par un Denis Lavant transcendant" title=""Cap au pire" L'avant-dernière œuvre de Beckett mise en corps par un Denis Lavant transcendant" />
     </div>
     <div>
      Texte : Samuel Beckett.       <br />
       Traduction : Édith Fournier (Éditions de Minuit)       <br />
       Mise en scène : Jacques Osinski.       <br />
       Avec : Denis Lavant.       <br />
       Lumières : Catherine Verheyde.       <br />
       Scénographie : Christophe Ouvrard.       <br />
       Costumes : Hélène Kritikos.       <br />
       Production Cie L’aurore boréale.       <br />
       Avec le soutien du Théâtre des Halles, Scène d'Avignon.       <br />
       À partir de 16 ans.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 24 septembre au 19 octobre 2024.</span>       <br />
       Mardi, mercredi, vendredi à 20 h, jeudi à 19 h et samedi à 16 h.       <br />
       Théâtre 14, Paris 14e, 01 45 45 49 77.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre14.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre14.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Cap-au-pire-L-avant-derniere-oeuvre-de-Beckett-mise-en-corps-par-un-Denis-Lavant-transcendant_a4052.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2022• Christophe Alévêque "Vieux Con" Un art maîtrisé de l'humour féroce et insolent</title>
   <updated>2022-05-28T13:55:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2022-Christophe-Aleveque-Vieux-Con-Un-art-maitrise-de-l-humour-feroce-et-insolent_a3263.html</id>
   <category term="Avignon 2022" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/64955755-46455080.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-05-28T13:51:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"On peut être vieux con et moderne à la fois !" Telle est la sentence qui se dégage sans ambages du nouveau spectacle de Christophe Alévêque, tout en étant le constat lucide d'un humoristique, d'un père et d'un humain bon vivant que l'époque que nous vivons exaspère en bien des points.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64955755-46455080.jpg?v=1648199721" alt="•Off 2022• Christophe Alévêque "Vieux Con" Un art maîtrisé de l'humour féroce et insolent" title="•Off 2022• Christophe Alévêque "Vieux Con" Un art maîtrisé de l'humour féroce et insolent" />
     </div>
     <div>
      Fidèle depuis plus de douze ans au Théâtre du Rond-Point (et réciproquement), Christophe Alévêque est à nouveau sur la scène de la salle Renaud-Barrault pour nous faire part de ses réflexions acerbes sur le monde d'aujourd'hui mais en usant de mélodies humoristiques, voire clownesques mais surtout engagées, décalées, hors des normes de plus en plus établies par les détenteurs de la bien-pensance. Le résultat nous procure des bouffées d'air salvatrices… Et il réussit encore à nous surprendre !       <br />
              <br />
       L'écriture de ce nouveau spectacle a commencé lors du premier confinement. <span style="font-style:italic">&quot;… la crise sanitaire a été plus qu'un révélateur, ça a été un vrai déclencheur… (…) C'est la réaction de la population qui m'a le plus alarmé. L'absence de débat, l'obéissance générale. J'ai trouvé ça terrible… Ce n'était plus possible, je n'étais plus en phase avec rien ! (…) Dès le deuxième jour du confinement ! J'ai pris des notes, et noté encore, jusqu'à ce que cela construise un texte puis un spectacle, qui n'est d'ailleurs pas basé sur la crise sanitaire. C'est plutôt un feu d'artifice de mauvaise humeur, qui aboutit à un grand éclat de rire ! Ce qui m'a le plus atteint, c'est cet ordre moral qui nous est tombé dessus…&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64955755-46455081.jpg?v=1648199891" alt="•Off 2022• Christophe Alévêque "Vieux Con" Un art maîtrisé de l'humour féroce et insolent" title="•Off 2022• Christophe Alévêque "Vieux Con" Un art maîtrisé de l'humour féroce et insolent" />
     </div>
     <div>
      Prenant comme fil rouge sa nouvelle paternité et la transmission qui y est associée, Christophe Alévêque fait un large tour d'horizon de tous les aléas, les maux, les changements vécus ces dernières années, tant du point de vue moral, social, sociétal qu'idéologique... quitte à devenir un &quot;vieux con résistant&quot; apte à donner des éclairages lucides mais réfléchis à sa progéniture. <span style="font-style:italic">&quot;L'empire de la bien-pensance a fait basculer le résistant ordinaire, le libre penseur, dans le camp des vieux cons… C'est toute la difficulté ! Il n'est plus du tout dans le bon couloir, le libre penseur, celui qui pense et qui s'exprime, librement, sans aucune censure.&quot;</span>       <br />
               <br />
       Avec l'aisance verbale et la talentueuse éloquence qui le caractérise, il surfe autant sur de petits agacements - bière et vin sans alcool, journée sans tabac, non-voyant au lieu d'aveugle,  mal-entendant au lieu de sourd, etc. -, petits mais révélateurs d'une pensée aseptisée, que sur des sujets à haut risque, voire explosif, comme celui, délicat, du féminisme, toujours casse-gueule pour un homme.       <br />
              <br />
       Ici, Christophe Alévêque revendique une liberté d'expression totale et sans assujettissement aux inquisiteurs d'un conformisme réducteur, une parole sans autocensure ni censure. Si les évolutions liées, entre autres, au mouvement #Metoo ont enfin permis la reconnaissance et la condamnation des violences faites aux femmes, des viols, ainsi que l'acception de notions comme le non-consentement, il est néanmoins possible de restaurer un vrai dialogue entre les deux sexes. &quot;Ne rendons plus des hommages mais des femmages.&quot; &quot;Mais où est le plaisir ? Si ça continue, le corps ne servira plus qu'à mettre des vêtements dessus.&quot; &quot;Comment je vas expliquer cela à mon petit ange ?&quot;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64955755-46455082.jpg?v=1648205657" alt="•Off 2022• Christophe Alévêque "Vieux Con" Un art maîtrisé de l'humour féroce et insolent" title="•Off 2022• Christophe Alévêque "Vieux Con" Un art maîtrisé de l'humour féroce et insolent" />
     </div>
     <div>
      Il n'hésite pas non plus à plonger dans certains paradoxes et quelques absurdités de notre actualité en insérant une récréative &quot;revue de presse&quot;. &quot;Plus on parle de laïcité, plus l'intégrisme religieux se développe, plus on parle d'écologie, plus la planète et le climat vont mal, plus on parle du vivre ensemble, plus les communautarismes se développent, plus on parle de société multiraciale, plus il y a de multi-racistes, plus la démocratie va mal, plus il y a de débats…&quot;       <br />
              <br />
       Bien sûr, bien d'autres thèmes sont abordés avec beaucoup de dérision et de sel, dispensant une jubilation communicative. Cette liberté d'expression qui peut-être, pour certains, pourrait paraître &quot;outrancière&quot;, sert de soupape salvatrice. C'est aussi ça le théâtre, une forme d'exutoire… et un art du contrepoint !       <br />
              <br />
       Pour clore ces quatre-vingt-dix minutes où l'on est sorti des sentiers balisés par la pensée officielle, le manichéisme ambiant, le victimisme institutionnel, Christophe Alévêque nous offre une reprise de &quot;Danser encore&quot; de HK, et entraîne le public - qui ne se fait pas prier - dans reprise du refrain :       <br />
       Nous on veut continuer à danser encore/       <br />
       Voir nos pensées enlacer nos corps/       <br />
       Passer nos vies sur une grille d'accords.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Vieux Con"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64955755-46455083.jpg?v=1648205740" alt="•Off 2022• Christophe Alévêque "Vieux Con" Un art maîtrisé de l'humour féroce et insolent" title="•Off 2022• Christophe Alévêque "Vieux Con" Un art maîtrisé de l'humour féroce et insolent" />
     </div>
     <div>
      De et avec : Christophe Alévêque.       <br />
       Mise en scène : Philippe Sohier.       <br />
       Mise en lumière : Frédéric Brémond.       <br />
       Production : Smog Prod., en accord avec Alaca Prod. et Malotino.       <br />
       Spectacle créé en juin 2020.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 au 30 juillet 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 18 h, relâche les 18 et 25 juillet.       <br />
       Cinévox Théâtre, Salle 1, 22, place de l'Horloge, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 85 00 25.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       25 juin 2022 : Hirson (02).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Christophe Alévêque "Vieux Con" Un art maîtrisé de l'humour féroce et insolent</title>
   <updated>2022-03-25T11:40:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Christophe-Aleveque-Vieux-Con-Un-art-maitrise-de-l-humour-feroce-et-insolent_a3208.html</id>
   <category term="Humour" />
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   <published>2022-03-25T09:53:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"On peut être vieux con et moderne à la fois !" Telle est la sentence qui se dégage sans ambages du nouveau spectacle de Christophe Alévêque, tout en étant le constat lucide d'un humoristique, d'un père et d'un humain bon vivant que l'époque que nous vivons exaspère en bien des points.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63287120-45658407.jpg?v=1648199721" alt="Christophe Alévêque "Vieux Con" Un art maîtrisé de l'humour féroce et insolent" title="Christophe Alévêque "Vieux Con" Un art maîtrisé de l'humour féroce et insolent" />
     </div>
     <div>
      Fidèle depuis plus de douze ans au Théâtre du Rond-Point (et réciproquement), Christophe Alévêque est à nouveau sur la scène de la salle Renaud-Barrault pour nous faire part de ses réflexions acerbes sur le monde d'aujourd'hui mais en usant de mélodies humoristiques, voire clownesques mais surtout engagées, décalées, hors des normes de plus en plus établies par les détenteurs de la bien-pensance. Le résultat nous procure des bouffées d'air salvatrices… Et il réussit encore à nous surprendre !       <br />
              <br />
       L'écriture de ce nouveau spectacle a commencé lors du premier confinement. <span style="font-style:italic">&quot;… la crise sanitaire a été plus qu'un révélateur, ça a été un vrai déclencheur… (…) C'est la réaction de la population qui m'a le plus alarmé. L'absence de débat, l'obéissance générale. J'ai trouvé ça terrible… Ce n'était plus possible, je n'étais plus en phase avec rien ! (…) Dès le deuxième jour du confinement ! J'ai pris des notes, et noté encore, jusqu'à ce que cela construise un texte puis un spectacle, qui n'est d'ailleurs pas basé sur la crise sanitaire. C'est plutôt un feu d'artifice de mauvaise humeur, qui aboutit à un grand éclat de rire ! Ce qui m'a le plus atteint, c'est cet ordre moral qui nous est tombé dessus…&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63287120-45658430.jpg?v=1648199891" alt="Christophe Alévêque "Vieux Con" Un art maîtrisé de l'humour féroce et insolent" title="Christophe Alévêque "Vieux Con" Un art maîtrisé de l'humour féroce et insolent" />
     </div>
     <div>
      Prenant comme fil rouge sa nouvelle paternité et la transmission qui y est associée, Christophe Alévêque fait un large tour d'horizon de tous les aléas, les maux, les changements vécus ces dernières années, tant du point de vue moral, social, sociétal qu'idéologique... quitte à devenir un &quot;vieux con résistant&quot; apte à donner des éclairages lucides mais réfléchis à sa progéniture. <span style="font-style:italic">&quot;L'empire de la bien-pensance a fait basculer le résistant ordinaire, le libre penseur, dans le camp des vieux cons… C'est toute la difficulté ! Il n'est plus du tout dans le bon couloir, le libre penseur, celui qui pense et qui s'exprime, librement, sans aucune censure.&quot;</span>       <br />
               <br />
       Avec l'aisance verbale et la talentueuse éloquence qui le caractérise, il surfe autant sur de petits agacements - bière et vin sans alcool, journée sans tabac, non-voyant au lieu d'aveugle,  mal-entendant au lieu de sourd, etc. -, petits mais révélateurs d'une pensée aseptisée, que sur des sujets à haut risque, voire explosif, comme celui, délicat, du féminisme, toujours casse-gueule pour un homme.       <br />
              <br />
       Ici, Christophe Alévêque revendique une liberté d'expression totale et sans assujettissement aux inquisiteurs d'un conformisme réducteur, une parole sans autocensure ni censure. Si les évolutions liées, entre autres, au mouvement #Metoo ont enfin permis la reconnaissance et la condamnation des violences faites aux femmes, des viols, ainsi que l'acception de notions comme le non-consentement, il est néanmoins possible de restaurer un vrai dialogue entre les deux sexes. &quot;Ne rendons plus des hommages mais des femmages.&quot; &quot;Mais où est le plaisir ? Si ça continue, le corps ne servira plus qu'à mettre des vêtements dessus.&quot; &quot;Comment je vas expliquer cela à mon petit ange ?&quot;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63287120-45659863.jpg?v=1648205657" alt="Christophe Alévêque "Vieux Con" Un art maîtrisé de l'humour féroce et insolent" title="Christophe Alévêque "Vieux Con" Un art maîtrisé de l'humour féroce et insolent" />
     </div>
     <div>
      Il n'hésite pas non plus à plonger dans certains paradoxes et quelques absurdités de notre actualité en insérant une récréative &quot;revue de presse&quot;. &quot;Plus on parle de laïcité, plus l'intégrisme religieux se développe, plus on parle d'écologie, plus la planète et le climat vont mal, plus on parle du vivre ensemble, plus les communautarismes se développent, plus on parle de société multiraciale, plus il y a de multi-racistes, plus la démocratie va mal, plus il y a de débats…&quot;       <br />
              <br />
       Bien sûr, bien d'autres thèmes sont abordés avec beaucoup de dérision et de sel, dispensant une jubilation communicative. Cette liberté d'expression qui peut-être, pour certains, pourrait paraître &quot;outrancière&quot;, sert de soupape salvatrice. C'est aussi ça le théâtre, une forme d'exutoire… et un art du contrepoint !       <br />
              <br />
       Pour clore ces quatre-vingt-dix minutes où l'on est sorti des sentiers balisés par la pensée officielle, le manichéisme ambiant, le victimisme institutionnel, Christophe Alévêque nous offre une reprise de &quot;Danser encore&quot; de HK, et entraîne le public - qui ne se fait pas prier - dans reprise du refrain :       <br />
       Nous on veut continuer à danser encore/       <br />
       Voir nos pensées enlacer nos corps/       <br />
       Passer nos vies sur une grille d'accords.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Vieux Con"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63287120-45659867.jpg?v=1648205740" alt="Christophe Alévêque "Vieux Con" Un art maîtrisé de l'humour féroce et insolent" title="Christophe Alévêque "Vieux Con" Un art maîtrisé de l'humour féroce et insolent" />
     </div>
     <div>
      De et avec : Christophe Alévêque.       <br />
       Mise en scène : Philippe Sohier.       <br />
       Mise en lumière : Frédéric Brémond.       <br />
       Production : Smog Prod., en accord avec Alaca Prod. et Malotino.       <br />
       Spectacle créé en juin 2020.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 mars au 3 avril 2022.</span>       <br />
       Du mardi a dimanche à 18 h 30.       <br />
       Théâtre du Rond-Point, Salle Renaud-Barrault, Paris 8e, 01 44 95 98 00 .       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredurondpoint.fr/index.htm" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Spectacle spécial &quot;présidentielle 2022&quot;,</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">les dimanches 10 et 24 avril, 1er et 2nd tour de l'élection.</span>       <br />
       Christophe Alévêque sera sur scène pour faire sa revue de presse, à partir de 18 h 30.       <br />
       Résultats en direct à 20 h !       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       6 avril 2022 : Nouzonville (08).       <br />
       9 avril 2022 : Villeparisis (77).       <br />
       28 avril 2022 : Sérignan (34).       <br />
       29 et 30 avril 2022 : Marseille (13).       <br />
       10 mai 2022 : Vendôme (41).       <br />
       25 juin 2022 : Hirson (02).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Christophe-Aleveque-Vieux-Con-Un-art-maitrise-de-l-humour-feroce-et-insolent_a3208.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Avignon Off 2018• Quatre clowns jetés dans le grand cirque de la politique mondiale</title>
   <updated>2018-07-22T15:24:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2018-Quatre-clowns-jetes-dans-le-grand-cirque-de-la-politique-mondiale_a2214.html</id>
   <category term="Avignon 2018" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/23925587-25981828.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-07-22T15:08:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le territoire le plus hermétique du monde a laissé pénétrer sur son sol… des clowns… oui ! Mais il faut avouer que ces créatures étranges, nez proéminents, accoutrements bizarres, visages blafards et traits surlignés s'étaient déguisés en touristes absolument basiques pour franchir les contrôles.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23925587-25981828.jpg?v=1532266047" alt="•Avignon Off 2018• Quatre clowns jetés dans le grand cirque de la politique mondiale" title="•Avignon Off 2018• Quatre clowns jetés dans le grand cirque de la politique mondiale" />
     </div>
     <div>
      Une ruse félonne pour les autorités de Corée du Nord qui n'ont pas décelé le stratagème. Comment auraient-elles pu imaginer que cette petite bande de jeunes Occidentaux décadents dissimulaient en réalité de dangereux activistes du rire ?       <br />
              <br />
       C'est ce voyage, réalisé il y a trois ou quatre ans, que la Compagnie La Cité/Théâtre raconte sur scène via le regard d'une incroyable fantaisie que permet l'art clownesque. Les codes de ce jeu si particulier, mélange savant de naïveté, de puérilité parfois, mais surtout d'une sensibilité immédiate, confrontés à cette plongée dans la prison à ciel ouvert qu'est la Corée du Nord forment un cocktail détonant. Une manière extraordinaire de mettre en relief la folie des hommes.       <br />
              <br />
       Qui en effet mieux que des fous pour parler de la folie ? Et qui mieux que des clowns sont capables de regarder sans ciller ni juger, l'absurde, la peur et la détresse humaine ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23925587-25981841.jpg?v=1532266186" alt="•Avignon Off 2018• Quatre clowns jetés dans le grand cirque de la politique mondiale" title="•Avignon Off 2018• Quatre clowns jetés dans le grand cirque de la politique mondiale" />
     </div>
     <div>
      Plateau vide, rideau rouge, les quatre personnages, chacun dressé dans sa parure personnelle, maquillages, nez et colifichets déboulent, valises en main, tombés de l'avion.Ils arrivent directement de leur voyage dans le désordre joyeux de champions de la gaffe… Ils sont enchantés, séduits, émerveillés par cette Corée du Nord complètement merveilleuse, ce peuple tout à fait charmant, cette organisation parfaite, cet accueil si bien encadré comme une bande de touristes revient d'un séjour inoubliable.       <br />
              <br />
       C'est l'axe qu'Olivier Lopez et ses comédiens ont choisi pour nous faire découvrir et savourer la culture Nord-Coréenne, ses usages, ses règles implacables. Une manière corrosive à souhait qui donne aux rires une amertume savoureuse. Derrière cette frénésie de situations cocasses et d'accidents de parcours, il y a un immense travail de création que Marie-Laure Baudain, Laura Deforge, Alexandre Chatelin, Adélaïde Langlois ont déployé.       <br />
              <br />
       D'abord, pour que chacun des quatre personnages ait son caractère particulier, son accoutrement personnel, sa manière de bouger, de parler… Une invention qui donne à l'ensemble du spectacle du ressort. Ensuite, pour se répartir les rôles, les interventions, en fonction des sensibilités de chacun et de leurs traits de caractère, de manière à ce que chaque réplique ricoche, que chaque situation provoque réactions et bouffonneries à se tordre.       <br />
              <br />
       &quot;Bienvenue en Corée du Nord&quot; est ce très beau travail, ce moment de rire et de découverte, salutaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Bienvenue en Corée du Nord"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23925587-25981855.jpg?v=1532266231" alt="•Avignon Off 2018• Quatre clowns jetés dans le grand cirque de la politique mondiale" title="•Avignon Off 2018• Quatre clowns jetés dans le grand cirque de la politique mondiale" />
     </div>
     <div>
      De : Marie-Laure Baudain, Laura Deforge, Alexandre Chatelin, Adélaïde Langlois et Olivier Lopez.       <br />
       Mise en scène : Olivier Lopez.       <br />
       Avec : Marie-Laure Baudain, Laura Deforge, Alexandre Chatelin, Adélaïde Langlois.       <br />
       Costumes : Angela Seraline.       <br />
       Décors : Luis Enrique Gomez.       <br />
       Création lumières : Éric Fourez.       <br />
       Régie plateau : Simon Ottavi.       <br />
       Régie lumières : Louis Sady.       <br />
       Compagnie La Cité/Théâtre.       <br />
       Durée : 1 h 20       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2018•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 29 juillet 2018.</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h, relâche le lundi.       <br />
       Théâtre des Halles, Salle Chapitre,       <br />
       Rue du Roi René, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 32 76 24 51.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredeshalles.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredeshalles.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2018-Quatre-clowns-jetes-dans-le-grand-cirque-de-la-politique-mondiale_a2214.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Orlando"... Un théâtre manifeste, lieu de toutes les tragédies et de toutes les dérisions</title>
   <updated>2015-04-13T06:11:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Orlando-Un-theatre-manifeste-lieu-de-toutes-les-tragedies-et-de-toutes-les-derisions_a1325.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <published>2015-04-12T20:12:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans "Orlando" d'Olivier Py, il y a la mère, grande comédienne, qui entre en scène nerveuse mêlant vie exacerbée quotidienne et répliques phrasées et paraphrasées. Il y a le fils, en quête de père, en quête d'identité, qui veut inscrire ses pas de jeune poète dans le grand œuvre du Théâââtre et vit une vie d'artiste pauvre, insouciante et amoureuse avec son amante et son amant.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7671146-11860385.jpg?v=1428865595" alt=""Orlando"... Un théâtre manifeste, lieu de toutes les tragédies et de toutes les dérisions" title=""Orlando"... Un théâtre manifeste, lieu de toutes les tragédies et de toutes les dérisions" />
     </div>
     <div>
      Il y a le père, à chaque fois putatif, grand metteur en scène et grand théoricien de la scène vivante contemporaine qui apporte la théorie définitive : d'un théâtre thérapie du monde. Il y a le ministre de la Culture médiocre, narcissique et masochiste fasciné par les comédiens et leur voue une forme de haine exaspérée. Ambivalence des sentiments, dialectiques du pouvoir.       <br />
              <br />
       Les scènes qui les réunit tous se répète cinq fois, comme autant de souvenirs d'actes, autant de souvenirs de répétitions. De répétition des mêmes scènes dans leurs variations, dans la même distribution des rôles mais dans leurs avatars respectifs.       <br />
              <br />
       La scène s'inscrit dans une cage de scène avec au lointain sa projection géométrique, sa mise en perspective. La scène est vue du côté coulisses. Jardin est à cour et cour à jardin. Le monde représenté par elle est inversé. Affectée de girations périodiques, mue par les comédiens et techniciens, la scène voit ses perspectives se dépraver : chacun de ces actes marque les étapes d'une vie sur trente ans. L'autofiction, l'autobiographie d'Olivier Py n'est pas une hypothèse. La machine théâtrale devient une formidable machine à faire remonter le passé à la surface. Jalons d'une réalité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7671146-11860463.jpg?v=1428865880" alt=""Orlando"... Un théâtre manifeste, lieu de toutes les tragédies et de toutes les dérisions" title=""Orlando"... Un théâtre manifeste, lieu de toutes les tragédies et de toutes les dérisions" />
     </div>
     <div>
      En fin connaisseur de la machine théâtrale, Olivier Py installe une mise en abyme des plus réjouissantes. Dans cette histoire à vérités cachées, parsemées de tirades à grande tenue littéraire ou politique, la machine à illusions est aussi une machine à allusion, à clins d'œil. L'auteur joue sur le sens des mots et des choses. Au spectateur de s'amuser à trouver des clefs.       <br />
              <br />
       Entrecoupée d'interventions d'un bateleur à l'avant-scène qui vante, pour chaque époque, la panacée qui ferait le bonheur du monde, Orlando est placé sous le signe de la farce et assume pleinement, dans cette véritable chanson de geste picaresque, une dimension comique que le public ne rechigne pas à saluer par des salves de rires.       <br />
              <br />
       Pourtant (même pour qui n'a pas suivi dans sa carrière Olivier Py ainsi que sa troupe), une émotion intime est bien palpable. Ce théâtre animé par un sens de la dérision rejoint toutes les tragédies. Celle du meurtre du père, celles de la mort de l'amant. Celle de la vieillesse qui avance. L'énigme de la Vie. L'énigme de la beauté.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7671146-11860488.jpg?v=1428869130" alt=""Orlando"... Un théâtre manifeste, lieu de toutes les tragédies et de toutes les dérisions" title=""Orlando"... Un théâtre manifeste, lieu de toutes les tragédies et de toutes les dérisions" />
     </div>
     <div>
      Et Olivier Py en homme de théâtre pointe dans Orlando ce lieu paradoxal, ce point de renversement, ce point vide propre à toute chambre obscure qui est le point d'attente du mystère et sa réalisation. Ce point à partir duquel jaillissent l'énergie, la lumière, l'espace, le temps et qui s'incorporent dans le corps du comédien aux prises avec la parole.       <br />
              <br />
       Ce théâtre pose beaucoup de questions théosophiques : il n'est donnée qu'une réponse. Le théâtre ne donne pas le sens de la vie, il est la vie de ce qu'il est : le théâtre. Ce jaillissement poétique.       <br />
              <br />
       Dans cette pièce, Olivier Py fait ressurgir, dans sa fraicheur, le théâtre de sa jeunesse proposé au public actuel comme un théâtre de l'avenir. Un théâtre manifeste par lequel se manifeste un théâtre qui sait conjurer le vieillissement. Olivier Py trouve en Matthieu Dessertine un double de lui-même.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Orlando ou l'Impatience"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7671146-11860514.jpg?v=1428869289" alt=""Orlando"... Un théâtre manifeste, lieu de toutes les tragédies et de toutes les dérisions" title=""Orlando"... Un théâtre manifeste, lieu de toutes les tragédies et de toutes les dérisions" />
     </div>
     <div>
      Texte &amp; mise en scène : Olivier Py.       <br />
       Scénographie, décor, costumes &amp; maquillage : Pierre-André Weitz.       <br />
       Avec : Jean-Damien Barbin, Laure Calamy, Eddie Chignara, Matthieu Dessertine, Philippe Girard, Mireille Herbstmeyer, Stéphane Leach, François Michonneau.       <br />
       Lumières : Bertrand Killy.       <br />
       Musique : Stéphane Leach.       <br />
       Durée : 3 h 20.       <br />
       &quot;Orlando ou l’Impatience&quot; est publié aux Éditions Actes Sud-Papiers, juin 2014.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 au 18 avril 2015.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre de la Ville, Paris 4e, 01 42 74 22 77.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredelaville-paris.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaville-paris.com</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">5 et 6 mai 2015 :</span> 19 h 30, CDDB - Théâtre de Lorient, Lorient (56), 02 97 83 01 01.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Orlando-Un-theatre-manifeste-lieu-de-toutes-les-tragedies-et-de-toutes-les-derisions_a1325.html" />
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