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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-18T03:24:31+02:00</updated>
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   <title>Festival Trente Trente "Epurrs 360", "Troisième nature", "Comme un symbole", trois chorégraphies pour en finir avec le jugement identitaire</title>
   <updated>2022-01-29T17:22:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Trente-Trente-Epurrs-360--Troisieme-nature--Comme-un-symbole--trois-choregraphies-pour-en-finir-avec-le_a3161.html</id>
   <category term="Festivals" />
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   <published>2022-01-29T16:39:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le parcours de ce début d'après-midi bordelais, fertile en émotions "performatives", conduit des deux belles rotondes de La Halle des Chartrons et du Marché de Lerme - monuments historiques dédiés dorénavant aux manifestations artistiques - à L'Atelier des Marches de Jean-Luc Terrade, le créateur de ce festival. Des trois formes chorégraphiées, où les corps engagés expriment ce que les mots à eux seuls ne peuvent dire, ressort l'irrépressible désir d'en finir avec le jugement identitaire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61956877-45041196.jpg?v=1643472038" alt="Festival Trente Trente "Epurrs 360", "Troisième nature", "Comme un symbole", trois chorégraphies pour en finir avec le jugement identitaire" title="Festival Trente Trente "Epurrs 360", "Troisième nature", "Comme un symbole", trois chorégraphies pour en finir avec le jugement identitaire" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Epurrs 360"</strong></span>, du chorégraphe <b>Francis Lambert</b>, en complicité avec ses deux interprètes Wolf et Cyborg au surnom évocateur pour chacune des forces hybrides contenues dans son pseudo (homme-loup et homme-machine), renvoie à l'atmosphère des ghettos de Los Angeles des années deux mille où le Krump a pris racine. Utilisant à l'envi les codes de la rue, se lançant dans des battles effrénées, la puissance déployée par leur imposante stature et la maîtrise impeccable de leurs mouvements, font office d'uppercut savamment retenu.       <br />
              <br />
       Dès leur entrée en jeu, tapant rageusement dans un tas de poussières, baskets aux pieds et poings serrés, les deux danseurs affichent leur énergie débordante au-delà de l'intensité de la colère lovée en eux. Articulant leurs figures chorégraphiées au tempo des grondements répétitifs de la musique électro, ils alternent marches désarticulées, mouvements saccadés et bras tendus poings en avant, sans jamais se heurter l'un à l'autre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61956877-45041204.jpg?v=1643472075" alt="Festival Trente Trente "Epurrs 360", "Troisième nature", "Comme un symbole", trois chorégraphies pour en finir avec le jugement identitaire" title="Festival Trente Trente "Epurrs 360", "Troisième nature", "Comme un symbole", trois chorégraphies pour en finir avec le jugement identitaire" />
     </div>
     <div>
      En effet, si l'expressionnisme appuyé des visages et des corps reflète les tensions emmagasinées en eux, les gestes et sourires fugaces échangés les associent fraternellement dans le même trip urbain libérateur. Il ne s'agit là aucunement d'un combat, mais d'un rituel impeccablement rythmé dont le but renvoie à une cérémonie païenne d'exorcisme visant à faire voler en éclats toutes servitudes et rejets enfermant. Une explosion pacifique qui résonne comme un puissant hymne à la vie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61956877-45041213.jpg?v=1643472178" alt="Festival Trente Trente "Epurrs 360", "Troisième nature", "Comme un symbole", trois chorégraphies pour en finir avec le jugement identitaire" title="Festival Trente Trente "Epurrs 360", "Troisième nature", "Comme un symbole", trois chorégraphies pour en finir avec le jugement identitaire" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Troisième nature"</strong></span>, des chorégraphes interprètes <b>Florencia Demestri</b> et <b>Samuel Lefeuvre</b>, se présente comme une "in-forme" énigmatique recouverte d'une réplique de couverture de "sur-vie" argentée, sur laquelle viennent jouer les éclats de lumières jaune orangé s'accrochant à sa texture réfléchissante. Puis, imperceptiblement, la forme inanimée s'agite de mouvements la modelant, la sculptant, la faisant passer par des états indéterminés entre le minéral en fusion et les prémices du vivant bourgeonnant, règne végétal et animal confondus dans la même entité en devenir.       <br />
              <br />
       Ainsi, du magma originel naîtront des formes siamoises explorant l'espace, se chevauchant jusqu'à se distinguer insensiblement l'une de l'autre. Histoire plastique d'une parthénogenèse erratique, une forêt de bras et jambes entremêlés résonne comme une "annonciation", celle de l'avènement de sujets s'autonomisant en toute liberté.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61956877-45041214.jpg?v=1643472214" alt="Festival Trente Trente "Epurrs 360", "Troisième nature", "Comme un symbole", trois chorégraphies pour en finir avec le jugement identitaire" title="Festival Trente Trente "Epurrs 360", "Troisième nature", "Comme un symbole", trois chorégraphies pour en finir avec le jugement identitaire" />
     </div>
     <div>
      Matière éminemment modelable, échappant à toute réduction d'interprétations préfabriquées, la métamorphose à vue de cette &quot;Troisième Nature&quot; s'inscrit dans les mouvements d'une poésie vivante dépliant ses secrètes ressources afin de mieux distiller un suc organique transcendant les genres.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61956877-45041234.jpg?v=1643472338" alt="Festival Trente Trente "Epurrs 360", "Troisième nature", "Comme un symbole", trois chorégraphies pour en finir avec le jugement identitaire" title="Festival Trente Trente "Epurrs 360", "Troisième nature", "Comme un symbole", trois chorégraphies pour en finir avec le jugement identitaire" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Comme un symbole"</strong></span>, <b>d'Alexandre Fandard</b>, se propose de "danser" les représentations du jeune de banlieue, celles véhiculées sans vergogne aucune par la vox populi fière de sa suprématie et portant effrontément ses valeurs érigées en modèle universel. Vécu "ordinairement" comme un maillage de stéréotypes construits, le banlieusard à peau basanée est craint, dévalué, rejeté. C'est à ce portrait-robot le rejetant hors de la commune humanité que le chorégraphe entend redonner "droit de cité"… en l'éclairant sous différents angles… afin de mieux le déconstruire dans une chute pour le moins inattendue.       <br />
              <br />
       Vêtu des attributs identifiant à vue d'œil le sujet de sa recherche, ample survêtement et casquette vissée sur le crâne, il interprète les stéréotypes du jeune de banlieue, n'économisant aucun des traits stigmatisant ce rebut d'humanité honni par "la meute des honnêtes gens" (cf. "Chasse à l'enfant" de Jacques Prévert). Du mur de la cité encaissant ses coups de pied défouloirs, aux jets de canettes sur des cibles invisibles, de la piquouse rapide dans la pliure du bras, à l'errance désœuvrée d'une existence sans horizon d'attentes, de l'éreintement des trajets transiliens suspendus à la barre de rames cacophoniques, aux transes de la musique techno, toute situation est documentée chorégraphiquement, disséquée avec soin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61956877-45041236.jpg?v=1643472375" alt="Festival Trente Trente "Epurrs 360", "Troisième nature", "Comme un symbole", trois chorégraphies pour en finir avec le jugement identitaire" title="Festival Trente Trente "Epurrs 360", "Troisième nature", "Comme un symbole", trois chorégraphies pour en finir avec le jugement identitaire" />
     </div>
     <div>
      La musique stéréoscopique ne cessera… que pour &quot;faire entendre&quot; une autre musique, une musique improbable en ce territoire, un chant incantatoire empreint d'une émotion envoûtante entonné par celui même que l'entre soi bourgeois relègue volontiers dans les sous-sols de la civilisation. Un lied de Schubert, &quot;Der Leiermann&quot; - le même qui celui qui concluait &quot;May B&quot; de Maguy Marin -, s'élève dans la profondeur de sa nuit pour dire, dans un halo de lumière, que la beauté d'autres chants ne lui est nullement &quot;étrangère&quot;. <span style="font-style:italic">&quot;Fini… c'est fini… ça va finir… ça va peut-être finir&quot;</span> (cf. la chute de &quot;May B&quot;), mais tout semble ici désormais possible…       <br />
              <br />
       <b>Ces trois spectacles ont été vus dans le cadre du Festival Trente Trente de Bordeaux-Métropole-Boulazac le samedi 22 janvier. Le premier à 15 h à la Halle des Chartrons, le deuxième à 16 h 15 au Marché de Lerme et le troisième à 17 h 45 à L'Atelier des Marches.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61956877-45041253.jpg?v=1643472597" alt="Festival Trente Trente "Epurrs 360", "Troisième nature", "Comme un symbole", trois chorégraphies pour en finir avec le jugement identitaire" title="Festival Trente Trente "Epurrs 360", "Troisième nature", "Comme un symbole", trois chorégraphies pour en finir avec le jugement identitaire" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Epurrs 360"</strong></span>       <br />
       Danse - Île-de-France.       <br />
       Conception et chorégraphie : Fabrice Lambert.       <br />
       Chorégraphie et interprétation : Wilfried Blé (WOLF), Alexandre Moreau (CYBORG).       <br />
       Compositeur : Soulfabex.       <br />
       Costumes : Rachel Garcia.       <br />
       Assistante costumière : Elsa Depardieu.       <br />
       Production : L’Expérience Harmaat.       <br />
       Durée : 25 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61956877-45041268.jpg?v=1643472873" alt="Festival Trente Trente "Epurrs 360", "Troisième nature", "Comme un symbole", trois chorégraphies pour en finir avec le jugement identitaire" title="Festival Trente Trente "Epurrs 360", "Troisième nature", "Comme un symbole", trois chorégraphies pour en finir avec le jugement identitaire" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Troisième nature"</strong></span>       <br />
       Création - Danse - Belgique (Bruxelles).       <br />
       Concept, chorégraphie : Florencia Demestri et Samuel Lefeuvre.       <br />
       Interprétation : Florencia Demestri et Samuel Lefeuvre.       <br />
       Dramaturgie : Arnaud Timmermans.       <br />
       Création lumières : Nicolas Olivier.       <br />
       Musique : Raphaëlle Latini.       <br />
       Régie générale : Aurélie Perret.       <br />
       Costumes : Vanessa Pinto.       <br />
       Compagnie Demestri &amp; Lefeuvre.       <br />
       Durée : 25 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61956877-45041413.jpg?v=1643474100" alt="Festival Trente Trente "Epurrs 360", "Troisième nature", "Comme un symbole", trois chorégraphies pour en finir avec le jugement identitaire" title="Festival Trente Trente "Epurrs 360", "Troisième nature", "Comme un symbole", trois chorégraphies pour en finir avec le jugement identitaire" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Comme un symbole"</strong></span>       <br />
       Création - Danse - Île-de-France.       <br />
       Chorégraphie, mise en scène : Alexandre Fandard.       <br />
       Interprétation : Alexandre Fandard.       <br />
       Création lumières : Chloé Sellier.       <br />
       Création sonore : Rodrig De Sa et Alexandre Fandard.       <br />
       Compagnie Al-Fa.       <br />
       Durée : 15 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Festival Trente Trente,       <br />
       19e Rencontres de la forme courte dans les arts vivants.</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 18 janvier au 10 février 2022.</span>       <br />
       Billetterie : 05 56 17 03 83 et info@trentetrente.com.       <br />
       <a class="link" href="http://www.trentetrente.com/" target="_blank">>> trentetrente.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Grands ReporTERRE #2" Une exploration éclairante du cyberféministe</title>
   <updated>2021-01-13T08:06:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Grands-ReporTERRE-2-Une-exploration-eclairante-du-cyberfeministe_a2860.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2021-01-13T07:33:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Deux fois par saison, le Théâtre du Point du Jour invite journalistes et artistes (en binômes et en regards croisés) à créer une performance mise en scène autour d'un sujet d'actualité. Après le premier Grand ReporTERRE en 2019, où le metteur en scène Sébastien Valignat et le journaliste Christophe Bourseiller ont proposé une enquête sur les mouvements de désobéissance civile, Grands ReporTERRE #2 invite la journaliste Claire Richard et le Collectif Marthe à défendre leurs "zones de liberté".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53005163-40240727.jpg?v=1610481371" alt=""Grands ReporTERRE #2" Une exploration éclairante du cyberféministe" title=""Grands ReporTERRE #2" Une exploration éclairante du cyberféministe" />
     </div>
     <div>
      Pour répondre à cette thématique, le Collectif Marthe et la journaliste Claire Richard se sont interrogées sur les luttes engagées par les cyberactivistes contre l'hégémonie masculine du Web et ses logiques capitalistes. Car dans l'histoire de l'informatique et la création du Web, là comme ailleurs, l'Histoire efface soigneusement l'apport dont les femmes sont responsables, comme si tout domaine technique leur était langue incompréhensible.       <br />
              <br />
       Au commencement, c'est une voix qui s'élève des ténèbres, puis une bribe de lumière apparaît sur scène, un lumignon à peine capable d'ouvrir l'espace et qui semble une faible fissure au fond d'une grotte ou la naissance d'un feu. Le spectacle commence comme un conte traçant une histoire qui remonte à l'origine des temps, quand le peuple des humains venait à peine de naître.       <br />
              <br />
       Quelque chose de biblique flotte à l'amorce du spectacle, un biblique où il ne sera pas question de dieux mais d'hommes et de femmes, et des attributions que les différentes sociétés, siècles après siècles, ont imposé à ces dernières : la mainmise des hommes sur l'histoire. La narration va se dérouler ainsi tout au long de la représentation, par l'intermédiaire d'une voix off qui raconte comment la mémoire sociale a pris l'habitude d'effacer les œuvres et les inventions des femmes, ou mieux, de les attribuer aux hommes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53005163-40240728.jpg?v=1610481402" alt=""Grands ReporTERRE #2" Une exploration éclairante du cyberféministe" title=""Grands ReporTERRE #2" Une exploration éclairante du cyberféministe" />
     </div>
     <div>
      Car depuis, disons le néolithique, l'Histoire retient comme signes cruciaux de l'évolution humaine, les inventions attribuées aux hommes et passe au second plan la part des femmes. Ainsi, l'invention de la lance (pour la chasse, apanage des hommes) prédomine sur celle du panier (attribuée aux femmes). Un exemple parmi d'autres. De façon plus générale, les livres d'Histoire n'attribuent jamais les développements techniques aux femmes. C'est par ce constat que les recherches du Collectif Marthe et de la journaliste Claire Richard ont débuté pour se pencher ce nouvel univers technologique : le réseau Internet et ses dérives de surveillance.       <br />
              <br />
       Sur scène, différents néons de couleurs oscillent comme d'immenses pixels, des écrans transparents sont manipulés par les deux comédiennes lorsqu'elles n'incarnent pas des personnages, une scénographie mouvante, énigmatique et comme symbolique d'un Darknet inquiétant, hypnotique. L'univers du Web est ainsi représenté à la fois comme espace de liberté et lieu de crainte, de surveillance. Difficile de représenter cet univers virtuel, un défi relevé avec inventivité par le Collectif Marthe.       <br />
              <br />
       Le texte, intelligent, vif et sensible, nous emmène vers les témoignages de ces femmes, résistantes qui giflent cette croyance en l'incapacité féminine aux inventions techniques en créant elles-mêmes des serveurs autonomes, indépendants des serveurs mastodontes qui surveillent toutes nos données, dans le but de donner un droit à la liberté d'expression à celles qui n'en ont pas. Une forme de lutte qui passe par ces infrastructures indépendantes et qui développe une pensée cyberféministe utopique où l'hégémonie binaire sexiste tente d'être dépassée, abolie : entendez par là, une utopie dé-genrée affranchie des considérations de sexe comme repère d'identité.       <br />
              <br />
       Le troisième chapitre de ces &quot;Grands ReporTERRES&quot; aura lieu jeudi 8 et vendredi 9 avril 2021 à 20 h au Théâtre du Point du Jour. Il sera mené par le metteur en scène burkinabé Aristide Tarnagda et le journaliste Boureima Salouka sur les thématiques suivantes : &quot;Comment se dresser face à l'indignité ? Comment inventer des espaces de désobéissance face aux tentations de radicalisation ?&quot;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Grands ReporTERRE #2"</b></div>
     <div>
      Création collective Collectif Marthe avec la journaliste Claire Richard.       <br />
       Écriture et recherche : Clara Bonnet, Marie-Ange Gagnaux, Claire Richard et Maybie Vareilles.       <br />
       Mise en scène : Clara Bonnet.       <br />
       Avec : Clara Bonnet et Marie-Ange Gagnaux.       <br />
       Avec les voix de l'ingénieure informatique Margarita Padilla et des interprètes Vinora Epp (la cyborg), Claire Richard, Angélique Clairand et Éric Massé.       <br />
       Collaboration : Éric Massé.       <br />
       Son : Estelle Lambert.       <br />
       Compositions musicales : Bédis Tir.       <br />
       Scénographie : Anouk Dell'aiera.       <br />
       Lumière : Quentin Chambeaud.       <br />
       Plateau : Bertrand Fayolle.       <br />
       Traduction : Julie Bonnet.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
              <br />
       Théâtre du Point du Jour, 7, rue des Aqueducs, Lyon 5e.       <br />
       Le spectacle a été représenté les 8 et 9 janvier 2021 à 16 h, devant un public restreint respectant les contraintes sanitaires en vigueur.       <br />
       <a class="link" href="https://www.pointdujourtheatre.fr/" target="_blank">&gt;&gt; pointdujourtheatre.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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