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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-12T17:36:52+02:00</updated>
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   <title>"Écorces, Polar forestier" Un moment de théâtre d'une grande poésie écologique hautement nécessaire</title>
   <updated>2026-01-15T14:18:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Ecorces-Polar-forestier-Un-moment-de-theatre-d-une-grande-poesie-ecologique-hautement-necessaire_a4452.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/93709726-65449531.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-01-15T12:45:00+01:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Au moment de la disparition de son père, Alba hérite de parcelles de forêts en Haute-Loire dont elle n'avait jamais entendu parler. En examinant ses affaires, elle découvre une carte forestière portant de mystérieux symboles. La voici lancée sur la piste des coupes sauvages et de reforestations massives en vue de l'exploitation intensive. Au même moment, Matéus Borja, un garde-forestier, engagé pour la préservation des écosystèmes, disparaît.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93709726-65449531.jpg?v=1768477811" alt=""Écorces, Polar forestier" Un moment de théâtre d'une grande poésie écologique hautement nécessaire" title=""Écorces, Polar forestier" Un moment de théâtre d'une grande poésie écologique hautement nécessaire" />
     </div>
     <div>
      C'est le début de cette enquête polar menée par deux gendarmes hauts en contrastes, au cœur des bois et sur les routes de l'agro-industrie. Retrouveront-ils trace de ce garde-forestier ?       <br />
              <br />
       Très engagée dans la création scénique contemporaine, Alice Carré, autrice et metteuse en scène, n'a pas dérogé, ici, à sa ligne de conduite : s'intéresser à des questions sociales, historiques et politiques, notamment celles des amnésies coloniales, des mémoires collectives ou encore des récits enfouis.       <br />
              <br />
       À ce titre, on se souvient de &quot;Brazza-Ouidah-Saint-Denis&quot; en 2021, consacré à la mémoire des tirailleurs africains ayant combattu pour la France contre le nazisme. Ou encore &quot;Kap o' mond&quot; en 2022, coécrit avec le chercheur Carlo Handy Charles autour d'Haïti et de deux jeunes hommes, l'un français, l'autre haïtien.       <br />
              <br />
       En cette nouvelle année, &quot;Écorces, Polar forestier&quot; ne déroge pas à la règle maîtresse de l'autrice-metteuse en scène ! Loin de là ! &quot;Choisir, c'est renoncer&quot; pourrait bien être son adage fétiche, s'il en est. Choisir d'être engagée, et d'avoir l'honneur, le bonheur et la grande opportunité de passer par la scène théâtrale pour crier ses inquiétudes et sa révolte. Renoncer, probablement, à d'autres choses pour sa passion du théâtre et de l'écriture, pour dire ce que beaucoup pensent tout bas en mettant les mots et les maux en fiction.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93709726-65449533.jpg?v=1768477835" alt=""Écorces, Polar forestier" Un moment de théâtre d'une grande poésie écologique hautement nécessaire" title=""Écorces, Polar forestier" Un moment de théâtre d'une grande poésie écologique hautement nécessaire" />
     </div>
     <div>
      Ici, il est probable qu'&quot;Écorces&quot; résonne et raisonne encore davantage pour Alice Carré, car le point de départ est une histoire familiale intime, mais à bien y regarder collective aussi.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;J'aime cette phrase du poète portugais Miguel Torga : &quot;L'universel, c'est le local sans les murs&quot;. J'ai dû gérer la succession de mon père à sa mort et ça m'a ouvert à un monde dont j'ignorais l'existence : la propriété, la gestion et l'exploitation forestière.&quot;</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;J'ai appris que 80 % des forêts françaises sont privées et que les propriétaires confient l'exploitation de leurs parcelles à des entreprises dont les pratiques sont catastrophiques pour l'environnement ! Le documentaire de François-Xavier Drouet, &quot;Le Temps des forêts&quot;, m'a beaucoup aidée dans ce projet et a même été une révélation&quot;</span>, confie-t-elle.       <br />
              <br />
       Il fallait y penser au schéma d'une enquête policière pour dénoncer l'exploitation forestière, les coupes rases, l'extractivisme, l'enrésinement des forêts – consistant à remplacer les feuillus par des conifères comme les Douglas par exemple –, ou encore pour rendre hommage aux gens qui luttent pour une autre exploitation forestière. Ici, Alice Carré le fait brillamment, non sans aborder la chose par le biais de l'humour, lequel lui a paru essentiel pour affronter le réel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93709726-65449567.jpg?v=1768477869" alt=""Écorces, Polar forestier" Un moment de théâtre d'une grande poésie écologique hautement nécessaire" title=""Écorces, Polar forestier" Un moment de théâtre d'une grande poésie écologique hautement nécessaire" />
     </div>
     <div>
      &quot;Écorces, Polar forestier&quot; est une belle réussite en ce début d'année au chiffre rond et au cours de laquelle on espère fortement que les choses du vivant le soient aussi : douces, et toutes en courbes délicates. Une réussite ronde comme une pomme de pin, oscillant entre revendications affichées par le biais de six comédiennes et comédiens investis(es) et virevoltants(es). Une mention toute particulière à Marie Dèmes dans le rôle d'Alba, juste et très convaincante, et Paul Delbreil aux multiples rôles qui séduisent le public avec humour et talent conjugués. Ses divers &quot;tours de chemises&quot; allègent le propos de la pièce globalement anxiogène. Tous deux très convaincants(es) sont bardés(es) d'une fougue notoire dans leurs interprétations respectives.       <br />
              <br />
       Josué Ndofusu n'est pas en reste, loin de là, qui s'imprègne, lui aussi, de ses différents rôles avec une grande élégance et de façon très habitée. Gageons que Manon Combes saura gagner en moins d'énergie débordante au fil des représentations à venir afin que son jeu soit encore plus convaincant, notamment dans son rôle de la policière. Le stress de la Première, probablement, en est certainement la raison.       <br />
              <br />
       Dans ce spectacle, à la croisée du thriller écologique et du théâtre documentaire, dans lequel les tableaux s'enchaînent de manière fluide avec changements de décors à vue et projections poétiques de vidéos sylvestres sous la houlette de Victor Lepage, le choix d'une narratrice musicienne apporte une véritable légèreté à la dramaturgie. C'est la musicienne, comédienne et compositrice Lymia Vitte qui est convoquée dans ce rôle très original, instaurant ainsi un dialogue avec la narratrice et l'ensemble des protagonistes, en mettant en avant leur part inconsciente et toute omnisciente face à la situation. Choix dramaturgique et scénique tout à fait pertinent, appuyé par la voix de Lymia, harmonieuse et toute organique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93709726-65449570.jpg?v=1768477893" alt=""Écorces, Polar forestier" Un moment de théâtre d'une grande poésie écologique hautement nécessaire" title=""Écorces, Polar forestier" Un moment de théâtre d'une grande poésie écologique hautement nécessaire" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;J'aimerais que le public garde de cette représentation un souvenir à la fois sensoriel et sensible, mais adopte aussi une réelle prise de conscience nécessaire. Je ne souhaite pas traiter le sujet de l'exploitation forestière de façon binaire, mais au contraire en donnant à voir la complexité des choses, les contradictions, mais aussi les douleurs de ceux qui travaillent dans la forêt&quot;, </span>précise Alice Carré (propos recueillis par Aurélien Péroumal en novembre 2025).       <br />
              <br />
       Pari largement gagné. &quot;Écorces, Polar forestier&quot; est un hymne à cette forêt qui nous entoure, hors tout didactisme et manichéisme. Cette forêt, architecture du vivant, patiemment édifiée par le temps, qui a précédé l'homme et qui lui survivra peut-être. Un lieu de relations invisibles basées sur l'interdépendance et le silence. Si seulement l'être humain pouvait en prendre racines et écouter son silence bruissant afin de se montrer plus humble !       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Écorces, Polar forestier"</b></div>
     <div>
      Texte : Alice Carré.       <br />
       Mise en scène : Alice Carré.       <br />
       Collaboration à la mise en scène : Pierre-Angelo Zavaglia.       <br />
       Avec : Yassine Aït Benhassi, Manon Combes, Paul Delbreil, Marie Demesy, Josué Ndofusu, Lymia Vitte.       <br />
       Composition musicale : Benjamin James Troll et Lymia Vitte.       <br />
       Scénographie : Caroline Frachet.       <br />
       Lumières : Madeleine Campa.       <br />
       Costumes : Anaïs Heureaux.       <br />
       Vidéo : Victor Lepage.       <br />
       Complicité dramaturgique : Claire Barrabès.       <br />
       Conseil forestier : Association Recrue d'essences (Cunlhat, 63).       <br />
       Stagiaire mise en scène : Rose Étienne.       <br />
       Stagiaire costumes : Olga Roubieu.       <br />
       Compagnie Eia ! Le Bureau des Filles.       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 au 24 janvier 2026.</span>       <br />
       Lundi et mardi à 20 h, jeudi et vendredi à 19 h, samedi à 18 h.       <br />
       Théâtre de la Cité Internationale, 17, bd Jourdan, Paris 14ᵉ.       <br />
       Réservation : 01 85 53 53 85.       <br />
       <a class="link" href="https://theatredelacite.notre-billetterie.com/billets?spec=1431&amp;kld=2526" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelacite.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelacite.com</a>       <br />
              <br />
       Jeudi 22 janvier : bord de plateau, à l'issue de la représentation.       <br />
       Samedi 24 janvier, de 14 h à 19 h, atelier d'écriture avec Claire Barrabès.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       30 mai 2026 : Création forme en extérieur dans la forêt d'Évreux, Festival Les Anthroposcènes, Théâtre Le Tangram, Évreux (27).       <br />
       Tournée 26-27 : Théâtre des Gémeaux (Date à déterminer).       <br />
       Juillet 2026 : Festival d'Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2024• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin</title>
   <updated>2024-06-20T20:45:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Diego-S-appeler-Diego-etre-predestine-au-football-et-ne-pas-aimer-le-foot-la-lutte-contre-le-destin_a3963.html</id>
   <category term="Avignon 2024" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81107709-58476124.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-06-21T20:33:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Un tapis de course qui se transforme en pelouse, en gradins, en gril de scène ou en mur de flashs, voici l'espace de jeu au centre du plateau. Ce dispositif ingénieux, le comédien le fera évoluer tout au long de l'histoire pour imager les différents épisodes de la vie du personnage qu'il incarne. Cela commence juste avant sa naissance, un certain jour de 1998, le 12 juillet pour être exact. La date est loin d'être anecdotique, car elle va faire peser des conséquences énormes sur tout l'avenir du nouveau-né. Le 12 juillet 1998 est le jour où l'équipe de France de football bat l'équipe du Brésil, 3 buts à zéro en finale de la coupe du monde.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81107709-58476124.jpg?v=1687614617" alt="•Off 2024• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin" title="•Off 2024• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin" />
     </div>
     <div>
      L'enfant aurait pu s'appeler Zinedine, ce que son père aurait voulu, mais la maman était plutôt fan de l'équipe d'Argentine, et c'est elle qui aura le dernier mot. Le petit se prénommera Diego, comme la star de foot, Diego Maradona. Et voilà un poupon qui n'a rien demandé à personne, chargé d'une sorte de destinée qui le poursuivra toute sa vie. C'est ce trajet que Diego raconte, depuis l'enfant que la volonté paternelle pousse à devenir un grand footballeur, jusqu'à l'âge adulte où il parvient à secouer ce costume peu fait pour lui et réaliser ses propres choix.       <br />
               <br />
       Un spectacle en forme de course haletante. Une course vitale et existentielle, car sport et reconnaissance sociale partagent les mêmes angoisses. Tirant sur le fil des sentiments intimes et profonds, Diego tisse le destin d'un personnage imaginaire ou non, de l'enfance jusqu'à l'abîme de la consécration, qui, tel le papillon jetant sa chrysalide au sol, prend l'envol qu'il a choisi au lieu de celui pour lequel il a été formaté.       <br />
              <br />
       C'est un cri tendre de liberté que ce spectacle. Pris dans la toile ténue des désirs parentaux et des coïncidences de la vie, Diego est un héros ordinaire. Eh oui, une naissance n'a jamais lieu un terrain vierge. L'enfance non plus. Et donner un prénom ne suffit pas à donner à la vie d'un enfant, pas même une protection.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81107709-58476125.jpg?v=1687614659" alt="•Off 2024• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin" title="•Off 2024• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin" />
     </div>
     <div>
      Il y a dans ce spectacle une sensible interrogation sur les enchaînements d'influences qui agissent sur les êtres. Car, la réalité est que Diego, le personnage joué par Hugo Randrianatoavina, n'est pas fait pour être footballeur malgré le désir fou de son père. On assiste pendant un peu plus d'une heure la lutte de celui qui est au départ un enfant contre ce destin qui n'est pas le sien.       <br />
              <br />
       La mise en scène tout feu tout flamme de Barthélémy Fortier donne un rythme palpitant au spectacle. Hugo Randrianatoavina est un feu follet qui bondit sur toute la scène, soutenu par quelques vidéoprojections qui plantent le décor et le temps de la narration. Courses, bondissements, rebondissements alternent avec des moments de tendresse et de doute. On sent que ce personnage lui colle à la peau.       <br />
              <br />
       On a bien sûr le côté anecdotique, celui de l'histoire pleine d'épisodes du jeune Diego. Mais, il y a aussi distillé dans ce spectacle, toute une vision plus large, plus profonde. La peur de décevoir le père, la peur du père de voir ses rêves abandonnés, la crainte de n'être pas celui que l'on attendait… La lente lutte contre un destin impossible finit comme une libération bénéfique, la réalisation d'une vie. Et l'on perçoit quelque chose de touchant dans ce combat entre un fils et son père, qui montre comment deux êtres qui s'aiment peuvent parfois devoir combattre leurs sentiments pour exister.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Diego"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81107709-58476126.jpg?v=1687614688" alt="•Off 2024• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin" title="•Off 2024• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin" />
     </div>
     <div>
      Sur une idée originale de Barthélémy Fortier et Hugo Randrianatoavina.       <br />
       Texte : Alexandre Cordier.       <br />
       Mis en scène : Barthélémy Fortier.       <br />
       Avec : Hugo Randrianatoavina.       <br />
       Collaboration artistique : Nina Ballester.       <br />
       Composition et création musicale : Tommy Haullard.       <br />
       Scénographie : Emmanuel Lagarrigue.       <br />
       Création lumière : Nicolas De Castro.       <br />
       Création sonore : Clément Vallon.       <br />
       Par la Cie Ce soir-là, c’était la neige.       <br />
       Tout public à partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81107709-58476127.jpg?v=1687615412" alt="•Off 2024• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin" title="•Off 2024• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin" />
     </div>
     <div>
      <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 juin au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h 05. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre La Luna, Salle 1, 1, rue Séverine, Avignon.       <br />
       Tél. : 04 90 86 96 28.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-laluna.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-laluna.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>•Off 2023• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin</title>
   <updated>2023-06-25T13:02:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Diego-S-appeler-Diego-etre-predestine-au-football-et-ne-pas-aimer-le-foot-la-lutte-contre-le-destin_a3625.html</id>
   <category term="Avignon 2023" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/73684532-51263855.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-06-26T07:15:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Un tapis de course qui se transforme en pelouse, en gradins, en gril de scène ou en mur de flashs, voici l'espace de jeu au centre du plateau. Ce dispositif ingénieux, le comédien le fera évoluer tout au long de l'histoire pour imager les différents épisodes de la vie du personnage qu'il incarne. Cela commence juste avant sa naissance, un certain jour de 1998, le 12 juillet pour être exact. La date est loin d'être anecdotique, car elle va faire peser des conséquences énormes sur tout l'avenir du nouveau-né. Le 12 juillet 1998 est le jour où l'équipe de France de football bat l'équipe du Brésil, 3 buts à zéro en finale de la coupe du monde.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73684532-51263855.jpg?v=1687614617" alt="•Off 2023• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin" title="•Off 2023• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin" />
     </div>
     <div>
      L'enfant aurait pu s'appeler Zinedine, ce que son père aurait voulu, mais la maman était plutôt fan de l'équipe d'Argentine, et c'est elle qui aura le dernier mot. Le petit se prénommera Diego, comme la star de foot, Diego Maradona. Et voilà un poupon qui n'a rien demandé à personne, chargé d'une sorte de destinée qui le poursuivra toute sa vie. C'est ce trajet que Diego raconte, depuis l'enfant que la volonté paternelle pousse à devenir un grand footballeur, jusqu'à l'âge adulte où il parvient à secouer ce costume peu fait pour lui et réaliser ses propres choix.       <br />
               <br />
       Un spectacle en forme de course haletante. Une course vitale et existentielle, car sport et reconnaissance sociale partagent les mêmes angoisses. Tirant sur le fil des sentiments intimes et profonds, Diego tisse le destin d'un personnage imaginaire ou non, de l'enfance jusqu'à l'abîme de la consécration, qui, tel le papillon jetant sa chrysalide au sol, prend l'envol qu'il a choisi au lieu de celui pour lequel il a été formaté.       <br />
              <br />
       C'est un cri tendre de liberté que ce spectacle. Pris dans la toile ténue des désirs parentaux et des coïncidences de la vie, Diego est un héros ordinaire. Eh oui, une naissance n'a jamais lieu un terrain vierge. L'enfance non plus. Et donner un prénom ne suffit pas à donner à la vie d'un enfant, pas même une protection.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73684532-51263856.jpg?v=1687614659" alt="•Off 2023• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin" title="•Off 2023• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin" />
     </div>
     <div>
      Il y a dans ce spectacle une sensible interrogation sur les enchaînements d'influences qui agissent sur les êtres. Car, la réalité est que Diego, le personnage joué par Hugo Randrianatoavina, n'est pas fait pour être footballeur malgré le désir fou de son père. On assiste pendant un peu plus d'une heure la lutte de celui qui est au départ un enfant contre ce destin qui n'est pas le sien.       <br />
              <br />
       La mise en scène tout feu tout flamme de Barthélémy Fortier donne un rythme palpitant au spectacle. Hugo Randrianatoavina est un feu follet qui bondit sur toute la scène, soutenu par quelques vidéoprojections qui plantent le décor et le temps de la narration. Courses, bondissements, rebondissements alternent avec des moments de tendresse et de doute. On sent que ce personnage lui colle à la peau.       <br />
              <br />
       On a bien sûr le côté anecdotique, celui de l'histoire pleine d'épisodes du jeune Diego. Mais, il y a aussi distillé dans ce spectacle, toute une vision plus large, plus profonde. La peur de décevoir le père, la peur du père de voir ses rêves abandonnés, la crainte de n'être pas celui que l'on attendait… La lente lutte contre un destin impossible finit comme une libération bénéfique, la réalisation d'une vie. Et l'on perçoit quelque chose de touchant dans ce combat entre un fils et son père, qui montre comment deux êtres qui s'aiment peuvent parfois devoir combattre leurs sentiments pour exister.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Diego"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73684532-51263858.jpg?v=1687614688" alt="•Off 2023• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin" title="•Off 2023• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin" />
     </div>
     <div>
      Sur une idée originale de Barthélémy Fortier et Hugo Randrianatoavina.       <br />
       Texte : Alexandre Cordier.       <br />
       Mis en scène : Barthélémy Fortier.       <br />
       Avec : Hugo Randrianatoavina.       <br />
       Collaboration artistique : Nina Ballester.       <br />
       Composition et création musicale : Tommy Haullard.       <br />
       Scénographie : Emmanuel Lagarrigue.       <br />
       Création lumière : Nicolas De Castro.       <br />
       Création sonore : Clément Vallon.       <br />
       Production : Cie Ce soir-là, c’était la neige.       <br />
       Tout public.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <b>Vu en avant première au Cresco Saint-Mandé (94).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73684532-51263910.jpg?v=1687615412" alt="•Off 2023• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin" title="•Off 2023• "Diego" S'appeler Diego, être prédestiné au football, et ne pas aimer le foot… la lutte contre le destin" />
     </div>
     <div>
      <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 25 juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 16 h 45. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre La Reine Blanche, 16, rue de la Grande Fusterie, Avignon.       <br />
       Tél. : 01 42 05 47 31.       <br />
       <a class="link" href="https://www.reineblanche.com/calendrier/avignon" target="_blank">&gt;&gt; reineblanche.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Diego-S-appeler-Diego-etre-predestine-au-football-et-ne-pas-aimer-le-foot-la-lutte-contre-le-destin_a3625.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Féminines"… Le foot en version féminine pour une étonnante aventure humaine</title>
   <updated>2023-01-31T19:50:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Feminines-Le-foot-en-version-feminine-pour-une-etonnante-aventure-humaine_a3501.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/70492970-49162289.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-02-01T07:38:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ça commence limite "foutage de gueule", genre numéro de cirque en guise d'attraction préambulaire… Après le combat de catch de nains, pourquoi pas un match de foot féminin pour ouvrir la kermesse annuelle du journal L'Union à Reims ! Sauf que… les choses vont prendre une tournure inattendue… Avec une coupe du monde à la clé ! C'est la nouvelle et formidable histoire de femmes que nous racontent Pauline Bureau et sa compagnie La Part des Anges.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70492970-49162289.jpg?v=1675188246" alt=""Féminines"… Le foot en version féminine pour une étonnante aventure humaine" title=""Féminines"… Le foot en version féminine pour une étonnante aventure humaine" />
     </div>
     <div>
      Reims, été 68. Dans la perspective d'un événement footballistique important, coach et cadres de l'équipe locale cherche une attraction en préambule de la confrontation sportive… Et pourquoi pas des femmes courant après un ballon, c'est original et rigolo, du jamais vu ! Des filles sur un terrain de foot, voilà un divertissement apte à régaler les mâles… majoritaires sur les gradins.       <br />
              <br />
       S'ensuit un appel à candidates qui, à la grande surprise de l'initiateur, fonctionne et plusieurs répondent présentes. Mais son étonnement est total quand il les voit taper dans le ballon ; et jouer avec enthousiasme, aisance, rapidité et une immense liberté, sans retenue. Elles ont entre 16 et 32 ans, venant d'horizons différents, et sont bien décidées à faire de cette mauvaise plaisanterie divertissante l'aventure de leur vie.       <br />
              <br />
       Et, ici, Pauline Bureau nous rappelle que l'histoire du football féminin est indissociable de l'évolution de la société et de ses luttes. Femmes footballeuses, femmes ouvrières, l'un peut être l'échappatoire de l'autre, enquête historique, en quête d'histoire… Plusieurs aspects de la condition de la femme sont abordés, montrés. Et dans les années soixante, de la famille à l'usine, les exemples ne manquent pas, actualités sociales sur fond de rendement à la chaîne, de taux horaires, flagrantes et énormes disparités de salaires entre les hommes et les femmes (ça a changé ?), etc.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70492970-49162290.jpg?v=1675188983" alt=""Féminines"… Le foot en version féminine pour une étonnante aventure humaine" title=""Féminines"… Le foot en version féminine pour une étonnante aventure humaine" />
     </div>
     <div>
      Décor astucieusement conçu sur deux niveaux : en haut, c'est l'atelier prolétaire, le bas étant dédié au foot, aux coulisses, les vestiaires. Troisième élément qui prend vite son importance, l'écran format horizontal qui se déploie sur le niveau haut (usine) sur lequel est projeté un film (réalisé par Pauline Bureau et Nathalie Cabrol), face extérieure de la vie des footballeuses, en images sportives d'entraînements et de matchs filmés… en &quot;opposition&quot; à l'aspect pile de la vie intérieure de celles-ci, tant dans les vestiaires que dans des lieux plus intimes telle la chambre de Rose, l'une d'entre elles, ou la salle à manger familiale de Marinette.       <br />
              <br />
       À l'étage industrieux, ouvrières affectées à la presse hydraulique, à la chaîne, mains attachées par sécurité… oui, mais aussi expression d'une symbolique forte, attachées/détachées par le contremaître, maître… forcément masculin. Inégalités dans tous les domaines, celle salariale, historique archaïsme maintenu ; ou celle du couple où le conjoint à la posture dominante peut en venir aux viols/violences sous le prétexte d'une demande en mariage s'écrasant lamentablement devant le refus d'une compagne qui, dans sa démarche d'indépendance sportive, voit poindre une liberté sociale et morale à venir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70492970-49162291.jpg?v=1675189066" alt=""Féminines"… Le foot en version féminine pour une étonnante aventure humaine" title=""Féminines"… Le foot en version féminine pour une étonnante aventure humaine" />
     </div>
     <div>
      En intermèdes des jeux de vestiaires, discrètement, se mêlent en contrepoint des moments plus intimes. Notamment quand Françoise, gardienne du stade et joueuse, ne sachant pas lire, demande à Marinette de lui dire ce qu'est la lettre qu'elle vient de recevoir. Par la suite, cette dernière lui apprendra petit à petit. Se joue ici aussi une partition de la solidarité… L'équipe est un groupe de femmes solidaire qui s'entraide. Idem pour Rose lorsqu'elle est battue - par celui qui aurait pu être son époux s'il avait été moins con - car elle ne veut pas devenir une épouse soumise. Elle sera accueillie, après avoir quitté le domicile des ébats et battues, par Joana.       <br />
              <br />
       L'une des grandes réussites de Pauline Bureau est de nous proposer une association ingénieuse, claire et précise, de la vie sportive et de l'intimité de ces femmes où paraît, avec comme toujours une vraie et talentueuse implication des membres de la compagnie, l'évolution de chacune d'entre elles, en reflet de ce que fut sans doute la réalité à cette époque-là… Difficile de concilier le rôle de mère de famille et une activité sportive prenante !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70492970-49162292.jpg?v=1675189157" alt=""Féminines"… Le foot en version féminine pour une étonnante aventure humaine" title=""Féminines"… Le foot en version féminine pour une étonnante aventure humaine" />
     </div>
     <div>
      Marinette, par exemple, au départ lycéenne, va grandir, changer, aller vers plus de maturité. Elle change de look, de coiffure (coupe ses cheveux), devient &quot;femme&quot;, quittant l'adolescence (du début). Dans le même temps, elle a appris à lire à Françoise. Parallèlement, les ouvrières de l'usine se mettent en grève. Elles revendiquent notamment l'égalité salariale. Tenant bon, les négociations finissent par devenir intéressantes pour elles. Le combat se transforme en victoire… But !       <br />
              <br />
       1978, Taipei. L'équipe de France (joueuses majoritairement issues de l'équipe de Reims) gagne la coupe du monde. Elles sont sacrées championnes du monde !       <br />
              <br />
       Les femmes ont pris de l'importance. L'équipe peut penser différemment. Certaines se sont libérées du carcan familial, d'autres ont appris à lire, à penser sans les hommes, à faire bouger les lignes. C'est l'histoire d'une libération, celle des femmes s'affranchissant du pouvoir des mâles. L'apport de la féminité victorieuse au sein des vieux préjugés machistes. Dans un sport qui ne s'écrivait, ne s'envisageait qu'au masculin, des femmes ont commencé à graver leurs noms, à démontrer, à mettre en avant, leur indépendance et la force obstinée de leur combat... qui doit encore - car malheureusement rien n'est définitivement acquis - se poursuivre aujourd'hui.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Féminines"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70492970-49162293.jpg?v=1675189205" alt=""Féminines"… Le foot en version féminine pour une étonnante aventure humaine" title=""Féminines"… Le foot en version féminine pour une étonnante aventure humaine" />
     </div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Pauline Bureau.       <br />
       Assistante à la mise en scène et régie plateau : Léa Fouillet.       <br />
       Avec : Yann Burlot, Rébecca Finet, Sonia Floire, Léa Fouillet, Camille Garcia, Mounir Margoum, Marie Nicolle, Anthony Roullier, Claire Toubin, Catherine Vinatier.       <br />
       Dramaturgie : Benoîte Bureau.       <br />
       Scénographie : Emmanuelle Roy.       <br />
       Composition musicale et sonore : Vincent Hulot.       <br />
       Lumière : Sébastien Böhm.       <br />
       Costumes et accessoires : Alice Touvet.       <br />
       Maquillage et coiffure : Catherine Saint-Sever.       <br />
       Perruques : Catherine Saint-Sever.       <br />
       Vidéo : Nathalie Cabrol.       <br />
       Collaboration artistique : Cécile Zanibelli et Gaëlle Hausermann.       <br />
       Cheffe opératrice : Florence Levasseur.       <br />
       Cadreurs : Christophe Touche et Jérémy Secco.       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
       Par la Compagnie La Part des Anges.       <br />
       Créé le 5 novembre 2019 à la Comédie de Caen - CDN de Normandie.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 au 18 février 2023.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 20 h, samedi à 18 h et dimanche à 16 h.       <br />
       TQI CDN du Val-de-Marne, La Fabrique, Salle Adel Hakim, Ivry-sur-Seine (94), 01 43 90 11 11 .       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-quartiers-ivry.com/saison/spectacle/feminines.htm" target="_blank">&gt;&gt; theatre-quartiers-ivry.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">3 février 2023 :</span> Centre Culturel Robert Desnos - Scène nationale, Evry (91).       <br />
       24 février 2023 : Pôle En Scènes - scène conventionnée, Bron (69).       <br />
       28 février 2023 : Théâtre du Jura, Delémont (Suisse).       <br />
       7 mars 2023 : Le Quai des Arts, Argentan (61).       <br />
       Du 25 au 28 avril 2023 : Théâtre national Bordeaux Aquitaine - CDN, Bordeaux (33).       <br />
       8 et 9 mai 2023 : Le Radiant, Caluire-et-Cuire (69).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Feminines-Le-foot-en-version-feminine-pour-une-etonnante-aventure-humaine_a3501.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Féminines"… Le foot en version féminine pour une étonnante aventure humaine</title>
   <updated>2020-10-02T10:19:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Feminines-Le-foot-en-version-feminine-pour-une-etonnante-aventure-humaine_a2799.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/50261580-38844385.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-10-02T09:02:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ça commence limite "foutage de gueule", genre numéro de cirque en guise d'attraction préambulaire… Après le combat de catch de nains, pourquoi un match de foot féminin pour ouvrir la kermesse annuelle du journal L'Union à Reims ! Sauf que… les choses vont prendre une tournure inattendue… Avec une coupe du monde à la clé ! C'est la nouvelle et formidable histoire de femmes que nous racontent Pauline Bureau et sa compagnie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50261580-38844385.jpg?v=1575635976" alt=""Féminines"… Le foot en version féminine pour une étonnante aventure humaine" title=""Féminines"… Le foot en version féminine pour une étonnante aventure humaine" />
     </div>
     <div>
      Reims, été 68. Dans la perspective d'un événement footballistique important, coach et cadres de l'équipe locale cherche une attraction en préambule de la confrontation sportive… Et pourquoi pas des femmes courant après un ballon, c'est original et rigolo, du jamais vu !* Des filles sur un terrain de foot, voilà un divertissement apte à régaler les mâles… majoritaires sur les gradins.       <br />
              <br />
       S'ensuit un appel à candidates qui, à la grande surprise de l'initiateur (Nicolas Chupin), répondent présentes. Mais son étonnement est total quand il les voit taper dans le ballon ; et jouer avec enthousiasme, aisance, rapidité et une immense liberté, sans retenue. Elles ont entre 16 et 32 ans, venant d'horizons différents, et sont bien décidées à faire de cette mauvaise plaisanterie divertissante l'aventure de leur vie.       <br />
              <br />
       Et, ici, Pauline Bureau nous rappelle que l'histoire du football féminin est indissociable de l'évolution de la société et de ses luttes. Femmes footballeuses, femmes ouvrières, l'un peut être l'échappatoire de l'autre, enquête historique, en quête d'histoire… Plusieurs aspects de la condition de la femme sont abordés, montrés. Et dans les années soixante, de la famille à l'usine, les exemples ne manquent pas, actualités sociales sur fond de rendement à la chaîne, de taux horaires, flagrantes et énormes disparités de salaires entre les hommes et les femmes (ça a changé ?), etc.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50261580-38844386.jpg?v=1575636015" alt=""Féminines"… Le foot en version féminine pour une étonnante aventure humaine" title=""Féminines"… Le foot en version féminine pour une étonnante aventure humaine" />
     </div>
     <div>
      Décor astucieusement conçu sur deux niveaux : en haut, c'est l'atelier prolétaire, le bas étant dédié au foot, aux coulisses, les vestiaires. Troisième élément qui prend vite son importance, l'écran format horizontal qui se déploie sur le niveau haut (usine) sur lequel est projeté un film (réalisé par Pauline Bureau et Nathalie Cabrol), face extérieure de la vie des footballeuses, en images sportives d'entraînements et de matchs filmés… en &quot;opposition&quot; à l'aspect pile de la vie intérieure de celles-ci, tant dans les vestiaires que dans des lieux plus intimes telle la chambre de Rose (Louise Orry-Diquero), l'une d'entre elles, ou la salle à manger familiale de Marinette (Camille Garcia).       <br />
              <br />
       À l'étage industrieux, ouvrières affectées à la presse hydraulique, à la chaîne, mains attachées par sécurité… oui, mais aussi expression d'une symbolique forte, attachées/détachées par le contremaître, maître… forcément masculin. Inégalités dans tous les domaines, celle salariale, historique archaïsme maintenu ; ou celle du couple où le conjoint à la posture dominante peut en venir aux viols/violences sous le prétexte d'une demande en mariage s'écrasant lamentablement devant le refus d'une compagne qui, dans sa démarche d'indépendance sportive, voit poindre une liberté sociale et morale à venir.       <br />
              <br />
       En intermèdes des jeux de vestiaires, discrètement, se mêlent en contrepoint des moments plus intimes. Notamment quand Françoise (Sonia Floire), gardienne du stade et joueuse, ne sachant pas lire, demande à Marinette de lui dire ce qu'est la lettre qu'elle vient de recevoir. Par la suite, cette dernière lui apprendra petit à petit. Se joue ici aussi une partition de la solidarité… L'équipe est un groupe de femmes solidaire qui s'entraide. Idem pour Rose lorsqu'elle est battue - par celui qui aurait pu être son époux s'il avait été moins con - car elle ne veut pas devenir une épouse soumise. Elle sera accueillie, après avoir quitté le domicile des ébats et battues, par Joana (Marie Nicolle).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50261580-38844387.jpg?v=1575636090" alt=""Féminines"… Le foot en version féminine pour une étonnante aventure humaine" title=""Féminines"… Le foot en version féminine pour une étonnante aventure humaine" />
     </div>
     <div>
      La grande réussite de Pauline Bureau est de nous proposer une association ingénieuse, claire et précise, de la vie sportive et de l'intimité de ces femmes où point, avec comme toujours une vraie et talentueuse implication des membres de la compagnie, l'évolution de chacune d'entre elles, en reflet de ce que fut sans doute la réalité à cette époque-là… Difficile de concilier le rôle de mère de famille et une activité sportive prenante !       <br />
              <br />
       Marinette, par exemple, au départ lycéenne, va grandir, changer, aller vers plus de maturité. Elle change de look, de coiffure (coupe ses cheveux), devient &quot;femme&quot;, quittant l'adolescence (du début). Dans le même temps, elle a appris à lire à Françoise. Parallèlement, les ouvrières de l'usine se mettent en grève. Elles revendiquent notamment l'égalité salariale. Tenant bon, les négociations finissent par devenir intéressantes pour elles. Le combat se transforme en Victoire… But !       <br />
              <br />
       1978, Taipei. L'équipe de France (joueuses majoritairement de l'équipe de Reims) gagne la coupe du monde. Sont sacrées championnes du monde !       <br />
              <br />
       Les femmes ont pris de l'importance. L'équipe peut penser différemment. Certaines se sont libérées du carcan familial, d'autres ont appris à lire, à penser sans les hommes, à faire bouger les lignes. C'est l'histoire d'une libération, celle des femmes s'affranchissant du pouvoir des mâles. L'apport de la féminité victorieuse au sein des vieux préjugés machistes. Dans un sport qui ne s'écrivait, ne s'envisageait qu'au masculin, des femmes ont commencé à graver leurs noms, à démontrer, à mettre en avant, leur indépendance et la force obstinée de leur combat... qui doit encore - car malheureusement rien n'est définitivement acquis - se poursuivre aujourd'hui.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Pas tout à fait puisque le 1er match de football féminin disputé en France s'est déroulé en 1917. Puis en 1920, 1er match international disputé par les françaises en Angleterre.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Féminines"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50261580-38844388.jpg?v=1575636328" alt=""Féminines"… Le foot en version féminine pour une étonnante aventure humaine" title=""Féminines"… Le foot en version féminine pour une étonnante aventure humaine" />
     </div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Pauline Bureau.       <br />
       Assistante à la mise en sène : Léa Fouillet.       <br />
       Avec : Yann Burlot, Nicolas Chupin, Rébecca Finet, Sonia Floire, Léa Fouillet, Camille Garcia, Marie Nicolle, Louise Orry-Diquéro, Anthony Roullier, Catherine Vinatier.       <br />
       Dramaturgie : Benoîte Bureau.       <br />
       Scénographie : Emmanuelle Roy.       <br />
       Composition musicale et sonore : Vincent Hulot.       <br />
       Lumière : Sébastien Böhm.       <br />
       Costumes et accessoires : Alice Touvet.       <br />
       Maquillage et coiffure : Catherine Saint-Sever.       <br />
       Vidéo : Nathalie Cabrol, assistée de Christophe Touche.       <br />
       Collaboration artistique : Cécile Zanibelli et Gaëlle Hausermann.       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
       Par la Compagnie La Part des Anges.       <br />
       Créé le 5 novembre à la Comédie de Caen - CDN de Normandie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tournée</b></div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">2 octobre 2020 :</span> Le Volcan - Scène nationale, Le Havre (76). <b>&gt;&gt; Diffusion en direct à 20 h 30 sur France.tv</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">8 et 9 octobre 2020 :</span> L'Espace des arts - Scène nationale, Chalon-sur-Saône (71).       <br />
       <span class="fluo_jaune">12 et 13 octobre 2020 :</span> La Comète - Scène national, Chalon-en-Champagne (51).       <br />
       <span class="fluo_jaune">16 octobre 2020 :</span> L'ACB - Scène nationale, Bar-le-Duc (55)       <br />
       Du 10 au 12 novembre 2020 : Théâtre de Cornouaille - Scène nationale, Quimper (29).       <br />
       17 et 18 novembre 2020 : La Filature - Scène nationale, Mulhouse (68).       <br />
       22 novembre 2020 : Espace Michel Simon, Noisy-le-Grand (93).       <br />
       24 novembre 2020 : Le Rive Gauche - Scène conventionnée, Saint-Etienne-du-Rouvray (76).       <br />
       27 novembre 2020 : Le Quai des arts, Argentan (61).       <br />
       Du 2 au 4 décembre 2020 : Théâtre de Sartrouville - Centre dramatique national, Sartrouville (78).       <br />
       8 et 9 décembre 2020 : La Passerelle - Scène nationale, Saint-Brieuc (22).       <br />
       12 décembre 2020 : Théâtre de Saint-Maur, Saint-Maur (94).       <br />
       17 décembre 2020 : Théâtre de Laval - Scène conventionnée, Laval (53).       <br />
       5 et 6 janvier 2021 : Le ZEF - Scène nationale, Marseille (13).       <br />
       8 janvier 2021 : Théâtre municipal - Scène nationale, Sète (34).       <br />
       13 et 14 janvier 2021 : TNBA - Centre dramatique national, Bordeaux (33).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Feminines-Le-foot-en-version-feminine-pour-une-etonnante-aventure-humaine_a2799.html" />
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