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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-16T05:06:43+02:00</updated>
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   <title>"L'Ombre de Venceslao", dans la lumière cruelle et fantasque du duo Matalon/Lavelli</title>
   <updated>2016-11-15T17:28:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/L-Ombre-de-Venceslao--dans-la-lumiere-cruelle-et-fantasque-du-duo-Matalon-Lavelli_a1706.html</id>
   <category term="Lyrique" />
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   <published>2016-11-15T15:56:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Créé en octobre à l'Opéra de Rennes, "L'Ombre de Venceslao", un opéra commandé par le Centre Français de Promotion Lyrique, est une œuvre baroque et grinçante, fidèle à l'esprit de la pièce du dramaturge Copi, sa source. Sur une partition du compositeur Martin Matalon, Jorge Lavelli, librettiste aussi, met habilement en scène les tribulations d'une famille argentine dans les années quarante. Réunissant cinq jeunes chanteurs de grand talent, l'opéra tournera jusqu'en 2018.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10591915-17422155.jpg?v=1479223975" alt=""L'Ombre de Venceslao", dans la lumière cruelle et fantasque du duo Matalon/Lavelli" title=""L'Ombre de Venceslao", dans la lumière cruelle et fantasque du duo Matalon/Lavelli" />
     </div>
     <div>
      On connaît bien l'action du CFPL* que dirige Raymond Duffaut. Après la reprise des &quot;Caprices de Marianne&quot; de Henri Sauguet, l'association a décidé de passer commande d'une œuvre contemporaine. L'ambition est toujours de créer des tournées de ce spectacle pour soutenir la carrière de jeunes chanteurs, tout en fédérant les forces de nombreuses maisons d'opéra françaises - et étrangères aussi. Vingt-et-une représentations dans neuf opéras français (plus celles de Santiago et Buenos Aires) sont prévues entre 2016 et 2018.       <br />
              <br />
       Ainsi, directeurs et spécialistes ont choisi deux artistes argentins - et français d'adoption : le compositeur Martin Matalon, le metteur en scène Jorge Lavelli ; ce dernier créateur d'une pièce de Copi en 1999, &quot;L'Ombre de Venceslao&quot;, choisie du coup pour devenir un opéra. Les théâtres lyriques réunis se répartissant selon leurs moyens la réalisation pratique de ce projet : décors, costumes, etc.       <br />
              <br />
       C'est donc à l'Opéra de Rennes qu'était dévolue, il y a un mois, la création de cette œuvre, profondément originale et à l'argument luxuriant comme un roman de Gabriel Garcia-Marquez ou de Luis Sepulveda. De fait, Jorge Lavelli a tiré trente-deux scènes et deux actes d'une pièce de Copi écrite dans les années soixante-dix et mettant en scène les aventures picaresques et tragiques d'une famille argentine dans les années quarante, celle du patriarche Venceslao.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10591915-17422325.jpg?v=1479224256" alt=""L'Ombre de Venceslao", dans la lumière cruelle et fantasque du duo Matalon/Lavelli" title=""L'Ombre de Venceslao", dans la lumière cruelle et fantasque du duo Matalon/Lavelli" />
     </div>
     <div>
      Venceslao perd sa femme Hortensia au premier acte, avec laquelle il a eu deux enfants, Lucio et China. Cette dernière ne rêve que d'une chose : partir avec son grand amour Rogelio… le fils illégitime que son père a eu avec sa maîtresse, brûlante comme la braise, Mechita. Mechita a un amoureux transi, Don Largui, qui suivra dans un voyage mouvementé les deux amants (Venceslao, le gaucho macho, et Mechita, vous suivez ?) à travers le continent latino, jusqu'aux Chutes d'Iguazu. Sur fond de rumeurs de coup d'État et de prise en main du pays par les Péronistes, il vaut mieux ne pas faire de vieux os dans cette vieille pampa argentine.       <br />
              <br />
       Sur scène, un cheval nommé Gueule de Rat, un perroquet persifleur et un singe évidemment très malin se joindront à une galerie de personnages hauts en couleurs, que défend superbement une équipe de jeunes chanteurs, musiciens et comédiens, emballants comme tout. Entre burlesque, absurde et mélodrame, l'opéra propose un riche voyage musical dans une mise en scène aussi inventive que concentrée, grâce à l'art fameux de Lavelli, qui n'est jamais aussi bon que quand il privilégie l'économie des moyens.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10591915-17422375.jpg?v=1479224330" alt=""L'Ombre de Venceslao", dans la lumière cruelle et fantasque du duo Matalon/Lavelli" title=""L'Ombre de Venceslao", dans la lumière cruelle et fantasque du duo Matalon/Lavelli" />
     </div>
     <div>
      Une succession de très beaux tableaux sublimement éclairés (par Lavelli et Jean Lapeyre) nous transporte ici et là, sur les talons de ces migrants magnifiques et dérisoires, happés par une nature inhospitalière ou une grande ville, miroir aux illusions (Buenos Aires).       <br />
              <br />
       Faisant appel à un large éventail de modes de chant (lignes chantées classiques, parlato, sprechgesang, duos, trios et quintettes) et fidèle à son esthétique compositionnelle propre - entre musique de chambre et poème symphonique - bruitiste, atonale et polymodale, Martin Matalon trouve l'inspiration non seulement dans ses influences françaises (il a travaillé avec Messiaen, Boulez et Murail) avec recours à l'électronique, mais aussi dans sa culture natale.        <br />
              <br />
       Outre le jazz, les couleurs d'un répertoire trempé au tango et au milonga (avec quatre bandonéonistes dans la fosse, sur scène à deux reprises) offrent son lot de dépaysement - même si l'impression générale, à l'écoute, ne bouscule pas les attentes de l'honnête spectateur d'opéras d'aujourd'hui.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10591915-17422621.jpg?v=1479225008" alt=""L'Ombre de Venceslao", dans la lumière cruelle et fantasque du duo Matalon/Lavelli" title=""L'Ombre de Venceslao", dans la lumière cruelle et fantasque du duo Matalon/Lavelli" />
     </div>
     <div>
      Le quintette de jeunes chanteurs choisis sur concours ne déçoit pas, loin de là (la condition pour participer, outre les qualités de chanteur, est de ne pas avoir plus de trente-deux ans). Estelle Poscio est une China poétique et la mezzo Sarah Laulan une Mechita de feu, à l'investissement ébouriffant. Le baryton Thibaut Desplantes compose un Venceslao complexe et solide, tour à tour brutal et émouvant - bluffant dans sa scène finale de fantôme.       <br />
              <br />
       Le ténor libanais Ziad Nehme est un Rogelio attendrissant. Et le Don Largui de Mathieu Gardon imprime sa marque dans cet imaginaire baroque, ainsi que le baryton nous a habitués à chacun de ses spectacles. Fin, joueur en diable, ses accents nous électrisent ou nous font fondre avec ce personnage ridicule et pathétique, grâce à un timbre de bronze et une présence indéniable. Gageons que les orchestres des opéras, qui reprendront le spectacle, auront le talent de l'Orchestre symphonique de Bretagne (pour cette création mondiale), souple, intense, homogène.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Le CFPL organise une quatrième édition de son concours &quot;Voix Nouvelles&quot; aux saisons 2017-2018 et 2018-2019.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10591915-17422667.jpg?v=1479225089" alt=""L'Ombre de Venceslao", dans la lumière cruelle et fantasque du duo Matalon/Lavelli" title=""L'Ombre de Venceslao", dans la lumière cruelle et fantasque du duo Matalon/Lavelli" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       Opéra Grand Avignon, <span class="fluo_jaune">10 et 12 mars 2017</span>.       <br />
       Centre Lyrique Clermont-Auvergne, <span class="fluo_jaune">22 mars 2017</span>.       <br />
       Théâtre du Capitole de Toulouse, <span class="fluo_jaune">2, 4, 7 et 9 avril 2017</span>.       <br />
       Opéra de Marseille, <span class="fluo_jaune">7 et 9 novembre 2017</span>.       <br />
       Opéra Orchestre National Montpellier Languedoc-Roussillon, <span class="fluo_jaune">26, 28 et 30 janvier 2018</span>.       <br />
       Opéra de Reims, <span class="fluo_jaune">13 février 2018</span>.       <br />
       Opéra de Toulon Provence Méditerranée, <span class="fluo_jaune">24 mars 2018</span>.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.cfpl.org/actualite.php" target="_blank">&gt;&gt; Centre Français de Promotion Lyrique</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;L'Ombre de Venceslao&quot; (2016).</b>       <br />
       Musique de Martin Matalon (1958).       <br />
       Livret en français de Jorge Lavelli.       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
              <br />
       Ernest Martinez Izquierdo, direction musicale.       <br />
       Jorge Lavelli, conception et mise en scène.       <br />
       Ricardo Sanchez-Cuerda, scénographie.       <br />
       Francesco Zito, costumes.       <br />
       Jean Lapeyre et J. Lavelli, lumières.       <br />
              <br />
       Thibaut Desplantes, Venceslao.       <br />
       Ziad Nehme, Rogelio.       <br />
       Estelle Poscio, China.       <br />
       Sarah Laulan, Mechita.       <br />
       Mathieu Gardon, Largui.       <br />
       Jorge Rodriguez, Coco Pellegrini.       <br />
       Germain Nayl, Gueule de Rat.       <br />
       Ismaël Ruggiero, Le Singe.       <br />
       David Maisse, Le Perroquet (voix enregistrée).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10591915-17422994.jpg?v=1479225993" alt=""L'Ombre de Venceslao", dans la lumière cruelle et fantasque du duo Matalon/Lavelli" title=""L'Ombre de Venceslao", dans la lumière cruelle et fantasque du duo Matalon/Lavelli" />
     </div>
     <div>
      Bandonéonistes :       <br />
       Anthony Millet, Max Bonnay, Victor Villena, Guillaume Hodeau.       <br />
              <br />
       Orchestre symphonique de Bretagne.       <br />
       Max Bruckert, ingénieur du son.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Des quadruplés à l'état de travestis de music-hall version nanars !</title>
   <updated>2012-06-07T16:05:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Des-quadruples-a-l-etat-de-travestis-de-music-hall-version-nanars-_a634.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4358722-6568671.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-06-07T16:01:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans "Les Quatre Jumelles", Copi fait vivre à ses quatre protagonistes atteints de gémellité prodigieuse une fin de cavale en Alaska. De celles qui voient les fugitifs s’entretuer en vivant la fin de leurs rêves qui est aussi celle de leur vie. Héros sordides se volant le pognon pour pas un rond.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4358722-6568671.jpg?v=1339077914" alt="Des quadruplés à l'état de travestis de music-hall version nanars !" title="Des quadruplés à l'état de travestis de music-hall version nanars !" />
     </div>
     <div>
      En multipliant les scènes de crime, en réitérant les morts et les résurrections l’auteur fait exploser les personnages. Quel cirque pourrait-on dire que ces quadruplés-là réduits à l’état de travestis de music-hall fortement influencés par les pires nanars. Les films d’Audiard, les Gabin, les Delon, les dollars n’ont qu’à aller se rhabiller.       <br />
              <br />
       Attention sous la pochade apparente se déroule une souffrance. La neige* est celle des toxicomanes, le rêve qui s’enfuit est celui de la jouissance libre de la vie confisquée par la dépendance. Sous la légèreté apparente, sous les facettes, comme autant de paillettes d’un music-hall glorieux, circule comme la peur souterraine de la mort.       <br />
              <br />
       La proposition scénique de Jean-Michel Rabeux révèle la pièce de théâtre. Éblouissante, elle déclenche un rire énorme qui souffle en bourrasque, au rythme de l’étonnement du spectateur et du plaisir des comédiens.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*Voir ou revoir à ce sujet le beau film de Juliet Berto : &quot;Neige&quot;. </span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Quatre Jumelles"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4358722-6568674.jpg?v=1339077972" alt="Des quadruplés à l'état de travestis de music-hall version nanars !" title="Des quadruplés à l'état de travestis de music-hall version nanars !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Copi.       <br />
       Mise en scène : Jean-Michel Rabeux.       <br />
       Avec : Claude Degliame, Georges Edmont, Christophe Sauger, Marc Mérigot.       <br />
       Décor, costumes et maquillages : Pierre-André Weitz.       <br />
       Lumière : Jean-Claude Fonkenel.       <br />
       Par la Compagnie.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Spectacle du 21 mai au 23 juin 2012.</span>       <br />
       Du lundi au samedi à 21 h.       <br />
       Théâtre de la Bastille, Paris 11e, 01 43 57 42 14.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-bastille.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-bastille.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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