<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.larevueduspectacle.fr" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.larevueduspectacle.fr/</id>
 <updated>2026-05-17T10:26:14+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <icon>https://www.larevueduspectacle.fr/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>Au Bureau des lectures, la Comédie-Française met à l'honneur les écritures théâtrales d'aujourd'hui</title>
   <updated>2025-06-24T14:17:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Au-Bureau-des-lectures-la-Comedie-Francaise-met-a-l-honneur-les-ecritures-theatrales-d-aujourd-hui_a4269.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89523848-63286646.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-06-24T13:15:00+02:00</published>
   <author><name>Isabelle Fauvel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
À raison de trois cycles de trois lectures (écritures francophones, jeunesse et étrangères), la Comédie-Française présente chaque saison, sur les scènes du Vieux-Colombier et du Studio-Théâtre, des lectures publiques de pièces d'auteurs contemporains. Un public fidèle et enthousiaste y découvre de nouvelles formes d'écriture théâtrale et vote pour son coup de cœur.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89523848-63286646.jpg?v=1750764539" alt="Au Bureau des lectures, la Comédie-Française met à l'honneur les écritures théâtrales d'aujourd'hui" title="Au Bureau des lectures, la Comédie-Française met à l'honneur les écritures théâtrales d'aujourd'hui" />
     </div>
     <div>
      Les 14, 15 et 16 juin se tenait au Vieux-Colombier le Cycle 3 du Bureau des lectures consacré aux écritures étrangères. Au programme : &quot;Le poisson rouge de Berlin&quot; (2023) du Hongkongais Pat To Yan (né en 1975), &quot;Vania est vivant&quot; (2022) de l'auteure russe en exil Natalia Lizorkina (née en 1990) et &quot;Je meurs de ne pas mourir (la vie double de Thérèse)&quot; (2022) de l'Espagnol Paco Bezerra (né en 1978). Lues par des acteurs de la Troupe, les trois pièces faisaient preuve de qualités littéraires indéniables et, chacune dans son genre, d'une grande originalité, tant dans la forme que par la contemporanéité du sujet.       <br />
              <br />
       Ainsi, à travers le récit de la relation amoureuse vécue à distance par Sze Yin et Lin Lin, &quot;Le poisson rouge de Berlin&quot; interroge avec perspicacité notre expérience intime du monde et notre relation à autrui.  A l'heure de l'humain augmenté et de la technologie à tout-va, où avions et écrans sont supposés rapprocher les gens et remodeler l'espace-temps, les amants éprouvent une sensation de solitude et d'isolement, et leur histoire se trouve vouée à l'échec. Lue par Julien Frison, Élissa Alloula et Claïna Clavaron, cette pièce s'avère une belle découverte, d'autant que les auteurs hongkongais sont rares sur les scènes françaises.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89523848-63286647.jpg?v=1750764588" alt="Au Bureau des lectures, la Comédie-Française met à l'honneur les écritures théâtrales d'aujourd'hui" title="Au Bureau des lectures, la Comédie-Française met à l'honneur les écritures théâtrales d'aujourd'hui" />
     </div>
     <div>
      Univers tout autre avec Natalia Lizorkina, qui nous plonge, non pas dans les paradoxes de notre monde contemporain, mais dans la tragédie de la guerre et de la dictature. Dans un pays qui ne dit pas son nom et que chacun reconnaît, la Russie, une mère, dont le fils a été envoyé au front, est confrontée à une rhétorique officielle où le langage contredit littéralement les faits. Par conséquent, &quot;Vania est vivant&quot;, il n'a pas été fait prisonnier, ni torturé, il se trouve en parfaite santé, dans un pays en paix, et Alia ne pleure pas, elle rit. Lue par le doyen de la Maison Thierry Hancisse, la pièce s'avère d'une grande intelligence, remarquablement écrite, avec, dans une approche non réaliste, un rôle prépondérant accordé aux didascalies. Du grand art !       <br />
              <br />
       &quot;Je meurs de ne pas mourir&quot; raconte, quant à elle, le retour sur terre de Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582) cinq siècles après sa mort. Ce récit à la première personne donne la parole à la Sainte dans une adresse directe au public. Le monologue, lu par la sociétaire Françoise Gillard, est ponctué de courtes interventions, tels des titres de chapitres ou des répliques à venir de la Sainte, lues par un élève académicien (chaque saison, l'Académie de la Comédie-Française accueille dix jeunes issus d'écoles supérieures et d'universités d'art pour parfaire leur formation, NDLR), ce qui permet de souligner certains faits et d'apporter un écho aux propos de Thérèse.       <br />
              <br />
       La pièce de Paco Bezerra, dont la création a été empêchée en Espagne suite aux attaques virulentes du parti d'extrême-droite Vox, reprend la vie de la Sainte sous un angle féministe et lui donne un poids contemporain. À une époque (le XVIe siècle) où la femme n'avait d'autre choix que de se marier, le couvent offrait une alternative. Thérèse aurait donc opté pour cette solution afin d'échapper au joug masculin, ce qui, aujourd'hui, pourrait la qualifier de féministe avant l'heure. Et c'est fort intelligemment que la pièce interroge la place de la femme dans le monde, tant au XVIe qu'au XXIe siècle.       <br />
              <br />
       Une écriture limpide, avec quelques fulgurances stylistiques, nous remémore, d'autre part, que la religieuse était également une femme de lettres. Sans être une comédie, la pièce emprunte beaucoup à l'humour et à l'absurde pour nous inviter à méditer sur l'existence. Et le fait de devoir, pour sa renaissance, récupérer tous les morceaux de son corps dispersé en reliques aux quatre coins de la planète n'est-il finalement pas aussi absurde que cette dispersion elle-même ?       <br />
              <br />
       Comme cela arrive parfois, le groupe des spectateurs engagés (constitué des spectateurs ayant assisté aux trois lectures, NDLR) eut beaucoup de difficulté à départager les pièces. Le coup de cœur fut donc attribué ex æquo à &quot;Vania est vivant&quot; et &quot;Je meurs de ne pas mourir&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89523848-63286714.jpg?v=1750764830" alt="Au Bureau des lectures, la Comédie-Française met à l'honneur les écritures théâtrales d'aujourd'hui" title="Au Bureau des lectures, la Comédie-Française met à l'honneur les écritures théâtrales d'aujourd'hui" />
     </div>
     <div>
      Mais comment ces trois pièces sont-elles arrivées au Bureau des lectures ? Rappelons tout d'abord que, contrairement à ce que l'on pourrait croire, les pièces d'auteurs contemporains ont toute leur place à la Comédie-Française, que ce soit au Vieux-Colombier et au Studio-Théâtre, scènes secondaires certes plus expérimentales, mais aussi Salle Richelieu où elles viennent régulièrement enrichir le Répertoire qui, à ce jour, compte pas moins de 3 500 pièces. Car le Répertoire, propre à cette Maison, répond à des règles simples.       <br />
              <br />
       Constitué de l'ensemble des pièces jouées par les Comédiens-Français Salle Richelieu, il repose sur le principe que toute œuvre, quelle que soit son époque, peut être inscrite au Répertoire par le Comité de lecture, sur proposition de l'Administrateur général. Par conséquent, le Répertoire n'est pas exclusivement &quot;classique&quot;, mais offre une représentation éclectique des dramaturgies françaises et étrangères à travers le temps. Ainsi, par exemple, &quot;Le Suicidé&quot; de Nicolaï Erdman (1900-1970) et &quot;Hécube, pas Hécube&quot; de Tiago Rodrigues (né en 1977) sont entrés cette saison au Répertoire.       <br />
              <br />
       Mis en place en 2008 par Muriel Mayette-Holtz, le Bureau des lectures a donc pour mission de dénicher les talents d'aujourd'hui. Présidé par Laurent Muhleisen, conseiller littéraire de la Maison, et composé d'une dizaine de personnalités, principalement membres de l'institution, ce comité est chargé de lire et d'évaluer l'ensemble des quelque 400 manuscrits envoyés chaque année par des auteurs et des traducteurs. Parmi tous ces textes, seuls neufs sont retenus qui, chaque saison, font l'objet de lectures publiques réparties en trois cycles : écritures francophones, jeunesse et étrangères. Les textes lus en public sont donc &quot;la crème de la crème&quot;, comme aime à le souligner Laurent Muhleisen, et c'est un régal, tant pour l'oreille que pour l'esprit, de les entendre, d'autant qu'ils sont portés par des comédiens d'excellence.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89523848-63286746.jpg?v=1750764948" alt="Au Bureau des lectures, la Comédie-Française met à l'honneur les écritures théâtrales d'aujourd'hui" title="Au Bureau des lectures, la Comédie-Française met à l'honneur les écritures théâtrales d'aujourd'hui" />
     </div>
     <div>
      Par ailleurs, au cours de chaque cycle, un "groupe de spectateurs engagés" vote, à l'issue d'une discussion "dramaturgique" animée, pour son coup de cœur. Les textes ainsi distingués sont ensuite susceptibles d'être intégrés dans une programmation future, comme ce fut le cas, par exemple, pour "Lampedusa Beach" de Lina Prosa (en 2013), "Dancefloor Memories" de Lucie Depauw (en 2015), "Massacre" de Lluïsa Cunillé (en 2020) ou encore "7 minutes" de Stefano Massini (en 2021). Et même s'ils ne sont pas montés ensuite à la Comédie-Française, ces lectures représentent pour eux un véritable coup de projecteur.  Certains auteurs, tels Yann Verburgh ou Pauline Peyrade, dont on a pu entendre les premiers textes au Bureau des lectures, sont aujourd'hui des auteurs reconnus, peut-être même nos classiques de demain…       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Au Bureau des lectures</strong></span>       <br />
       <b>Vieux-Colombier,</b> 21, rue du Vieux-Colombier, Paris 6e.       <br />
       <b>Cycle 1</b> Écritures francophones <span class="fluo_jaune">13, 14 et 15 décembre 2025.</span>       <br />
       <a class="link" href="https://reserver.comedie-francaise.fr/event/682afb1267e39ed20f95975b" target="_blank">>> Réservation en ligne</a>       <br />
              <br />
       <b>Cycle 2</b> Écritures jeunesse <span class="fluo_jaune">11, 12 et 13 avril 2026.</span>       <br />
       <a class="link" href="https://www.comedie-francaise.fr/fr/evenements/au-bureau-des-lectures-2sur3-25-26#" target="_blank">>> Infos Au Bureau de lectures 2/3</a>       <br />
              <br />
       <b>Studio-Théâtre,</b> 99, rue de Rivoli, Galerie du Carrousel du Louvre, Paris 1er.       <br />
       <b>Cycle 3</b> Écritures étrangères <span class="fluo_jaune">5, 6 et 7 juin 2026.</span>       <br />
       <a class="link" href="https://www.comedie-francaise.fr/fr/evenements/au-bureau-des-lectures-3sur3-25-26" target="_blank">>> Infos Au Bureau de lectures 3/3</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Au-Bureau-des-lectures-la-Comedie-Francaise-met-a-l-honneur-les-ecritures-theatrales-d-aujourd-hui_a4269.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"ab [intra]" Véritable somme d'énergie artistique intérieure !</title>
   <updated>2022-03-29T08:53:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/ab-intra-Veritable-somme-d-energie-artistique-interieure-_a3210.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/63352955-45689939.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-03-29T06:33:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Forte de ses dix-sept danseurs, Sydney Dance Company, dirigée par Rafael Bonachela, offre un spectacle alliant danses classique et contemporaine autour d'une exploration de l'âme humaine dans des clairs-obscurs où tout l'ensemble de la compagnie australienne s'engouffre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63352955-45689939.jpg?v=1648464873" alt=""ab [intra]" Véritable somme d'énergie artistique intérieure !" title=""ab [intra]" Véritable somme d'énergie artistique intérieure !" />
     </div>
     <div>
      Ombres et lumière sur scène avec des clartés blanches et noires qui oscillent, comme les rythmes, entre vivacité et suspensions temporelles, ou le type de danse, contemporain et classique. Comme aussi la musique de Nick Wales à la fois douce et assourdissante parfois. Ce va-et-vient et ces clairs-obscurs sont entre deux pôles sonores, luminaires et artistiques qui nourrissent de bout en bout la création de Rafael Bonachela.       <br />
              <br />
       Durant toute la représentation, les corps s'étendent de tout leur long. Parfois en solo, en duo ou en groupe. Synchronisés ou complémentaires, symétriques ou en opposition, ces différents axes rythment la scénographie comme ces chorégraphies qui racontent une exploration de nos instincts primaires et de nos pulsions. La qualité du spectacle est évidente mais pulsions et instincts ne m'ont pas paru être incarnés, sans doute car ma définition de ces deux termes est plutôt perçue au travers d'une force poussive, presque automatique comme sans pilote, voire nous submergeant, que je n'ai pas retrouvée. L'inconscient ne peut en effet être domestiqué.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63352955-45689954.jpg?v=1648464907" alt=""ab [intra]" Véritable somme d'énergie artistique intérieure !" title=""ab [intra]" Véritable somme d'énergie artistique intérieure !" />
     </div>
     <div>
      Là, les corps sont autant en harmonie que complémentaire ou en opposition au travers de différentes figures, soit physiques, soit sensuelles avec des mariages très réussis entre les protagonistes qui se découvrent et s'apprivoisent dans un rapprochement où les uns deviennent les autres comme pièces d'un même puzzle. Il y a plusieurs tempos dans les chorégraphies, pouvant être, selon les moments, apaisés et doux, comme vifs et rapides en se mariant parfois dans un même tableau.       <br />
              <br />
       Au début, les interprètes marchent, faisant quelques pas comme se cherchant entre eux pour se détacher ensuite en solo, duo ou trio pour effectuer des gestiques très souvent de grande amplitude. Le spectacle est découpé en différents tableaux avec un focus particulier effectué parfois sur un groupe de danseurs comme ce duo dans lequel une sensualité se mêle avec une souplesse des membres inférieurs et supérieurs des deux artistes qui se glissent entre eux, se frôlent, se touchent avec quelques portés toujours en douceur.       <br />
              <br />
       Tels des animas et animus, ils se fondent l'un à l'autre comme une seule pièce artistique, esthétiquement fort joli. C'est aussi beau qu'une mécanique qui se meut avec une vitesse d'exécution respectant l'écoulement du temps. Chaque seconde est nourrie de cette poésie, de cette légèreté entre deux corps qui sont appuis et forces, l'un de l'autre. Un tronc se cabre pour former un demi-cercle arrière pour s'appuyer sur le protagoniste ou un levé de jambe rotatif est effectué de façon très proche par rapport à celui-ci. Presque une fusion.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63352955-45689955.jpg?v=1648464938" alt=""ab [intra]" Véritable somme d'énergie artistique intérieure !" title=""ab [intra]" Véritable somme d'énergie artistique intérieure !" />
     </div>
     <div>
      Il y a aussi cet autre solo plein de puissance au début, avec des mouvements très larges et ouverts où le danseur lève les paumes en l'air, puis les rabaisse pour repousser des deux mains quelque chose d'invisible, peut-être l'air, un éther ou une force invisible. La démarche est à la fois robuste et relâchée pour finir ensuite comme un effilochement corporel avec une respiration finale très soutenue recouvrant un silence scénique. Ainsi quelque chose de robuste physiquement s'est désagrégée au fil de l'eau comme happée par la scène.       <br />
              <br />
       Ailleurs, ce sont deux interprètes qui glissent sur les planches pour se mouvoir. Tout semble léger et pourtant l'ancrage au sol est très présent. Dans cette mosaïque de duos et de trios, les pointes de danse classique accompagnent les gestiques avec des jambes levées très haut. Des mouvements courbes s'allient à des rotations et à des déplacements comme poussés, pour ces derniers, par une force motrice.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63352955-45690012.jpg?v=1648465124" alt=""ab [intra]" Véritable somme d'énergie artistique intérieure !" title=""ab [intra]" Véritable somme d'énergie artistique intérieure !" />
     </div>
     <div>
      Puis cela avance, recule, tout en synchronisation. En groupe et campés sur le dos en gonflant le tronc avec l'appui du bas du crâne pour le faire décoller du sol de façon circulaire, les artistes appuient leurs jambes sur les plantes des pieds pour effectuer une rotation sur la droite. Auparavant, via une bascule corporelle, ils étaient placés le ventre sur les planches. Les mouvements sont beaucoup plus ramassés avec, entre autres, deux poings qui se rejoignent au creux de chaque poitrine pour effectuer un jeté de bras autant en avant qu'en arrière.       <br />
              <br />
       Ainsi, durant toute la représentation, les gestuelles évoluent à différents rythmes avec une poésie qui ne se démarque pas d'une certaine force et sans que celle-ci ne soit en tension. Légèreté et gravité s'allient avec grâce et beaucoup de sensualité.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"ab [intra]"</b></div>
     <div>
      Sydney Dance Company.       <br />
       Chorégraphie : Rafael Bonachela.       <br />
       Avec : Natalie Allen, Davide Di Giovanni, Dean Elliott, Jackson Fisch, Jacopo Grabar, Liam Green, Luke Hayward, Morgan Hurrell, Sophie Jones, Dimitri Kleioris, Rhys Kosakowski, Chloe Leong, Jesse Scales, Emily Seymour, Mia Thompson, Coco Wood, Chloe Young.       <br />
       Composition : Nick Wales (composition originale de Nick Wales avec des passages de &quot;Klātbūtne&quot; (&quot;Presence&quot;) de Pēteris Vasks).       <br />
       Lumières : Damien Cooper.       <br />
       Costumes et scénographie : David Fleischer.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
       Avec le soutien du gouvernement australien dans le cadre de la saison Australia Now 2021-2022.       <br />
              <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 23 mars au 1er avril 2022.</span>       <br />
       Mardi, mercredi et vendredi à 20 h 30, jeudi à 19 h 30.       <br />
       Chaillot - Théâtre national de la Danse, Salle Jean Vilar, Paris 16e, 01 53 65 30 00.       <br />
       <a class="link" href="https://theatre-chaillot.fr/fr" target="_blank">&gt;&gt; theatre-chaillot.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63352955-45690024.jpg?v=1648465194" alt=""ab [intra]" Véritable somme d'énergie artistique intérieure !" title=""ab [intra]" Véritable somme d'énergie artistique intérieure !" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/ab-intra-Veritable-somme-d-energie-artistique-interieure-_a3210.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Alegoría (El limite y sus mapas)"… Un flamenco à l'allure contemporaine</title>
   <updated>2022-02-08T18:11:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Alegoria-El-limite-y-sus-mapas-Un-flamenco-a-l-allure-contemporaine_a3170.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/62199864-45153681.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-02-08T17:56:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour la cinquième biennale d'art flamenco, qui se déroule du 3 au 18 février, en partenariat avec la biennale de Séville, le théâtre national de Chaillot accueille six spectacles. Ce rendez-vous, qui a lieu tous les deux ans, ouvre ses portes cette année à, entre autres, Paulo Comitre. En compagnie de Lorena Nogal, elles donnent à cet art un accent très contemporain.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62199864-45153681.jpg?v=1644340663" alt=""Alegoría (El limite y sus mapas)"… Un flamenco à l'allure contemporaine" title=""Alegoría (El limite y sus mapas)"… Un flamenco à l'allure contemporaine" />
     </div>
     <div>
      La lumière se lève sur un long voile bleu obscur qui recouvre toute la scène et où se détache un relief au centre. Celui-ci prend une forme de plus en plus compacte et de plus en plus libérée grâce au soulèvement qui en fait à l'arrière. Apparaissent recroquevillées entre elles Paula Comitre et Lorena Nogal qui s'en détachent.       <br />
              <br />
       La première, à seulement vingt-sept ans, est considérée comme une étoile montante du flamenco. Elle a tourné dans différents tablaos madrilènes et a réussi à s'imposer au XXIVe festival de Jerez avec sa première création &quot;Cámara abierta&quot;. Elle a reçu le prix Giraldillo &quot;Révélation&quot; pour le spectacle &quot;¡Fandango!&quot; de David Coria et David Lagos. Pour sa deuxième création &quot;Alegoría&quot;, elle a travaillé en compagnie de Lorena Nogal, danseuse-chorégraphe contemporaine. Cette collaboration apporte une couleur autre que Flamenca à la représentation.       <br />
              <br />
       C'est dans ce bout d'espace réduit - où étaient calfeutrées les deux danseuses - que prend forme une libération, autant corporelle que scénique. Cela débute par des sons bien agencés, légers, et bien rythmés, ceux d'éventails que les deux artistes ouvrent légèrement pour les refermer rapidement en les tapotant avec le bout des mains. C'est aussi ce long voile bleu obscur qui s'est levé d'elles et qui a des résonances aquatiques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62199864-45153690.jpg?v=1644340705" alt=""Alegoría (El limite y sus mapas)"… Un flamenco à l'allure contemporaine" title=""Alegoría (El limite y sus mapas)"… Un flamenco à l'allure contemporaine" />
     </div>
     <div>
      Ces sonorités donnent une rythmique aux déplacements ainsi qu'à certaines opérations comme celle où Rafael Moises Heredia monte sa batterie. Il est aidé de Lorena Nogal qui tape sur un pandeiro avec une baguette. Cette poétique du son se poursuit et elle peut être beaucoup plus brutale quand dans un autre tableau, celle-ci tape sur un pandeiro que celui-ci tient au sol puis derrière un rideau. A lieu ensuite une sorte de combat sonore entre eux presque brutal.       <br />
              <br />
       Ainsi, la chorégraphie se construit autour de &quot;bruits&quot; musicaux, comme pour notifier certaines présences, humaines ou non humaines, de leur réalité. Ceux-ci accompagnent aussi les corps des deux danseuses aux mouvements tendus, assez vifs et secs dans une gestuelle des bras où les coudes, aux angles droits, dessinent des formes géométriques. Elles s'arrêtent aussi par intermittence comme pour statufier leurs gestiques pendant quelques secondes pour repartir ensuite. Nous sommes dans une gestuelle où l'arrêt devient presque un point de recueillement qui donne une consistance particulière aux déplacements. Ceux-ci semblent construits par l'attitude réfléchie, car posée, des artistes.         <br />
              <br />
       L'approche du spectacle est très originale car le flamenco, toujours très présent, est habillé d'autres éléments artistiques que ceux traditionnellement utilisés. Le contemporain fait un bout de chemin avec lui et la batterie a pris la place du cajon. La lourde robe ocre de Paula Comitre ou les sous-pulls gris ont supplanté les couleurs chaudes et les taconéos, éléments des plus importants, voire essentiels, restent discrets.       <br />
              <br />
       Tout est autour de la fable ainsi racontée et dans lequel une sonorité totalement originale apporte un autre souffle en accompagnement du chant et de la guitare. Pour celle-ci, le rythme reste très présent avec des accords d'un tempo toujours soutenu, mais discret dans une rythmique enveloppante.       <br />
              <br />
       Quelques scènes sont en rupture comme quand Tomas de Peratte chante d'un balcon situé en arrière-scène. C'est très théâtral et pourrait rappeler, de façon inversée, l'homme étant au balcon et la femme en dessous, Cyrano et Christian avec Roxane ou Roméo et Juliette. Sa voix gutturale apporte un souffle et une véritable chaleur, voire gravité, aux chorégraphies. Il y aussi un très beau tableau où, autour d'un cercle posé au sol, Comitre et Nogal dansent au travers d'une lumière. Cela ressemble à un joli clair-obscur qui tranche avec le reste du plateau.       <br />
              <br />
       Ainsi, le flamenco a sorti sa robe et son beau costume aux accents très modernes. Comme un appel à une fusion et, pourquoi pas, un mariage durable pour créer une autre danse.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Alegoría"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62199864-45153732.jpg?v=1644340863" alt=""Alegoría (El limite y sus mapas)"… Un flamenco à l'allure contemporaine" title=""Alegoría (El limite y sus mapas)"… Un flamenco à l'allure contemporaine" />
     </div>
     <div>
      Direction : Paula Comitre.       <br />
       Idées, mise en scène et chorégraphie : Paula Comitre et Lorena Nogal.       <br />
       Artiste en collaboration : Lorena Nogal.       <br />
       Collaboration chorégraphique : Eduardo Martinez.       <br />
       Avec : Paula Comitre et Lorena Nogal (danse), Juan Campallo (guitare), Rafael Moises Heredia (percussions), Tomas de Perrate (chant).       <br />
       Conseil à la dramaturgie : Tanya Beyeler.       <br />
       Direction musicale : Jesús Torres.       <br />
       Musique : Jesús Torres, Juan Campallo, Rafael Moises Heredia, Tomas de Perrate.       <br />
       Regard extérieur : David Coria.       <br />
       Lumières : Bernat Jansà.       <br />
       Son : Angel Olalla/Gaspar Leal Baker (en alternance).       <br />
       Costumes : Belen de La Quintana, Pilar Cordero, Marina Sanza.       <br />
       Production Paula Comitre/Arte y Movimiento Producciones SL.       <br />
       Durée : 1 h 05.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62199864-45153766.jpg?v=1644340973" alt=""Alegoría (El limite y sus mapas)"… Un flamenco à l'allure contemporaine" title=""Alegoría (El limite y sus mapas)"… Un flamenco à l'allure contemporaine" />
     </div>
     <div>
      <b>Cinquième biennale d'art flamenco</b>       <br />
       Organisée en partenariat avec la Biennale de Séville.       <br />
       Rafaela Carrasco, &quot;Ariadna [al hilo del mito]&quot; (première mondiale) : 3 au 6 février 2022.       <br />
       Paula Comitre, &quot;Alegoría&quot; : 4 au 6 février 2022.       <br />
       Florencia Oz/Isidora O'Ryan, &quot;Antípodas&quot; : <span class="fluo_jaune">10 au 12 février 2022.</span>       <br />
       David Coria/Jann Gallois, &quot;Imperfecto&quot; (première mondiale) : <span class="fluo_jaune">11 au 13 février 2022.</span>       <br />
       Farruquito, &quot;Íntimo&quot; : <span class="fluo_jaune">16 au 18 février  2022.</span>       <br />
       Rafael Riqueni, &quot;Nerja&quot; : <span class="fluo_jaune">16 au 18 février  2022.</span>       <br />
       David Coria, &quot;Humano : <span class="fluo_jaune">16 au 18 février  2022.</span>       <br />
              <br />
       Chaillot - Théâtre national de la Danse,        <br />
       Salle Firmin Gémier, Paris 16e, 01 53 65 30 00.       <br />
       <a class="link" href="https://theatre-chaillot.fr/fr" target="_blank">&gt;&gt; theatre-chaillot.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Alegoria-El-limite-y-sus-mapas-Un-flamenco-a-l-allure-contemporaine_a3170.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Wo-Man/Point Zéro"… Hip-hop et contemporain en justes noces</title>
   <updated>2022-01-28T10:39:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Wo-Man-Point-Zero-Hip-hop-et-contemporain-en-justes-noces_a3160.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/61931274-45028795.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-01-28T10:18:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Autour des créations d'Amala Dianor, il y a plusieurs rencontres, celle d'abord du contemporain et du hip-hop, celle aussi d'une artiste avec son expressivité autant physique que poétique et celle ensuite de trois interprètes qui se cherchent pour se trouver ou se retrouver.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61931274-45028795.jpg?v=1643362833" alt=""Wo-Man/Point Zéro"… Hip-hop et contemporain en justes noces" title=""Wo-Man/Point Zéro"… Hip-hop et contemporain en justes noces" />
     </div>
     <div>
      Lumière un peu éteinte puis apparaît Nangaline Gomis, vive et rapide pour prendre possession de la scène. Dans &quot;Wo-Man&quot;, les mouvements sont courbes, en virgule, faits en silence et en solo, puis avec la musique électro-soul d'Awir Léon qui accompagne les différents trajets. L'espace est embrassé dans toutes ses longueurs et largeurs. Ces déplacements le sont au travers d'une certaine rondeur et gourmandise. Ceux-ci enchaînent, sans automatisme et avec un naturel poétique, des gestiques avec quelques arrêts où le tronc engage des ondulations.        <br />
              <br />
       Tout est frais et léger, comme ces effleurements des membres inférieurs sur les planches. Et pourtant, tout est physique. Une jambe se lève, un bras s'étend suivi d'un ondoiement du tronc qui descend jusqu'aux planches formant une virgule de tout le corps autour d'un mouvement hip-hop. Puis cela repart, le tronc comme moteur, pour se figer plus loin tout en caressant dans une gestuelle gracieuse, par la plante des pieds, les planches quand le haut du corps s'étire, pour rester presque figé et repartir dans une ondulation des membres supérieurs qui abaissent un peu vers le sol le tronc et les jambes. La danseuse fait des tours sur elle-même pour repartir avec force tel un jet. Des glissements &quot;balayés&quot; de pieds très rapides au travers de déplacements s'effectuent avec des ruptures où Nangaline Gomis oscille d'un rythme très rapide et vif vers d'autres beaucoup plus arrêtés ou lents.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61931274-45028797.jpg?v=1643362871" alt=""Wo-Man/Point Zéro"… Hip-hop et contemporain en justes noces" title=""Wo-Man/Point Zéro"… Hip-hop et contemporain en justes noces" />
     </div>
     <div>
      Tout est recueillement et vivacité. Au final de cette prestation, sa respiration se fait entendre, comme de plus en plus souvent dans les spectacles où s'exprime le souffle de l'effort pour montrer qu'une performance physique peut être accompagnée de grâce et de poésie.        <br />
              <br />
       La seconde chorégraphie s'intitule &quot;Point-Zéro&quot;, un trio autour d'Amala Dianor, Johanna Faye et Mathias Rassin qui débute dans le silence. Silence qui se prolonge pour être ensuite accompagné par la musique du même Awir Léon lancée par les artistes eux-mêmes via un grand panneau lumineux dont l'esthétisme laisse à désirer. Les mouvements suivent leur trajectoire puis s'arrêtent pour éviter des chocs entre interprètes qui seraient peu brutaux car le tempo est assez lent, presque suspendu parfois. Ainsi, ce lien de proximité entre danseurs pourrait être décliné verbalement par : <span style="font-style:italic">&quot;il n'est pas moi, il est différent de moi, mais je le considère en faisant avec lui&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Le pré carré, autant spatial qu'artistique, de chacun est respecté. Ils sont dans leur propre récit et leur propre dynamique. Ils se voient, s'observent, se ressentent. Différents rythmes s'enchaînent dans une parfaite symbiose entre eux. Cette main qui stoppe son allure pour éluder un heurt, cette jambe ou ce corps qui effleure le sol sont comme des demandes de mise en relation. Être en soi mais avec l'autre, faire que le mouvement de chacun puisse exister par lui-même tout en considérant l'autre, ce sont toutes ces gestiques qui au fil de la représentation font écho.        <br />
              <br />
       Au fil du spectacle, les trajectoires s'assemblent tout en s'évitant toujours pour être finalement dans une même chorégraphie qui lie contemporain et hip-hop. Ce mariage trouve sa résonance, petit à petit, comme une construction faite par bout de gestuelles pour finir dans une même dynamique qui efface ce qui pouvait être séparé. Ce sont ces différences entre danse contemporaine et hip-hop qui sont questionnées, appréhendées afin d'être mariées pour le meilleur et pour le plaisir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Wo-Man/Point Zéro"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61931274-45028818.jpg?v=1643362918" alt=""Wo-Man/Point Zéro"… Hip-hop et contemporain en justes noces" title=""Wo-Man/Point Zéro"… Hip-hop et contemporain en justes noces" />
     </div>
     <div>
      Chorégraphie : Amala Dianor.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Wo-Man&quot;</b>       <br />
       Musique : Awir Léon.       <br />
       Lumières : Nicolas Tallec.       <br />
       Costumes : Laurence Chalou.       <br />
       Avec : Nangaline Gomis.       <br />
       Durée : 20 minutes.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Point Zéro&quot;</b>       <br />
       Assistant Artistique : Alexandre Galopin.       <br />
       Musique : Awir Léon.       <br />
       Lumières : Nicolas Tallec.       <br />
       Costumes : Laurence Chalou.       <br />
       Avec : Amala Dianor, Johanna Faye, Mathias Rassin.       <br />
       Durée : 40 minutes.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 25 au 29 janvier 2022.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h (+ mercredi 25 à 14 h 30).       <br />
       Théâtre des Abbesses, Paris 18e, 01 42 74 22 77.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelaville-paris.com" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaville-paris.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       10 mars 2022 : Le Carroi, La Flèche (72).       <br />
       1er avril 2022 : Théâtres en Dracénie, Draguignan (83).       <br />
       5 au 7 avril 2022 : Bonlieu - Scène Nationale, Annecy (74).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Wo-Man-Point-Zero-Hip-hop-et-contemporain-en-justes-noces_a3160.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>My rock… and rôles : Beatles, Rolling Stones et Elvis en pas de 2 !</title>
   <updated>2016-11-24T19:52:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/My-rock-and-roles-Beatles-Rolling-Stones-et-Elvis-en-pas-de-2-_a1492.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/8595518-13547241.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-11-30T19:58:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Danse contemporaine et rock'n'roll, il fallait oser, Gallotta l'a fait. Autour, entre autres, d'Elvis Presley, des Rolling Stones, des Who, de Wilson Pickett et de Léonard Cohen, le chorégraphe crée une jonction, un pont artistique entre corps et musique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8595518-13547241.jpg?v=1448910337" alt="My rock… and rôles : Beatles, Rolling Stones et Elvis en pas de 2 !" title="My rock… and rôles : Beatles, Rolling Stones et Elvis en pas de 2 !" />
     </div>
     <div>
      Danser sur de la funky ? Fastoche ! Sur du disco ? Ça s'y prête comme un Père Noël en barbe blanche. Sur du rock ? Tetete… c'est plus compliqué, mais avec quelques audaces stylistiques sorties tout droit de son imagination, cela peut le faire.       <br />
              <br />
       Là où cela se complique, c'est quand il s'agit de faire de la danse contemporaine sur du rock. Au mieux, c'est hardi, au pire &quot;casse-gueule&quot;. Mais quand Gallotta se colle à l'exercice, c'est autre chose.       <br />
              <br />
       La partie musicale du spectacle est importante puisque c'est un hommage rendu au rock 'n' roll. Dans cette large gamme de possibilités, Gallotta a choisi des chansons allant de la fin des années cinquante jusqu'aux années quatre-vingt-dix où, entre autres, les Beatles, les Rolling Stones, les Who, Elvis Presley, Nick Drave, Léonard Cohen, Bob Dylan, Kurt Cobain et Patti Smith prennent place.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8595518-13547379.jpg?v=1448911709" alt="My rock… and rôles : Beatles, Rolling Stones et Elvis en pas de 2 !" title="My rock… and rôles : Beatles, Rolling Stones et Elvis en pas de 2 !" />
     </div>
     <div>
      C'est aussi très autobiographique. Gallotta se met en scène. Il est la voix-in et off du spectacle. Habillé en noir, chapeau sur la tête, il longe la scène et raconte, siffle, chantonne pour donner le go à certaines chorégraphies.       <br />
              <br />
       Même si les parcours du rock et de la danse contemporaine sont parallèles mais ne se recoupent pas, peu de chorégraphes se sont essayés à marier les deux. Gallotta réussit l'exploit de trouver une entente artistique entre un riff de Nirvana et un pas de 2, la voix d'Elvis et une gestuelle, la guitare de Pete Townshend et un déhanché. Le chorégraphe arrive à opérer une communion artistique entre des musiques aussi différentes que Helter Skelter (Beatles) et Sister Morphine (Rolling Stones) tout en gardant une même trame chorégraphique dans des gestuelles basées sur des mouvements amples, balancés, proches et sensuels.       <br />
              <br />
       Les chorégraphies ne se laissent ainsi à aucun moment déborder par la musique. Elles imposent leur tempo corporel et sont essentiellement des duos et finissent avec Patti Smith dans une danse de groupe. La musique a toujours été un axe central de la danse. Mais doit-elle être suivie ou suivre le mouvement ? Chez Gallotta, elle devient compagnon. Chacune déroulant sa partition en chœur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"My Rock"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8595518-13547480.jpg?v=1448912352" alt="My rock… and rôles : Beatles, Rolling Stones et Elvis en pas de 2 !" title="My rock… and rôles : Beatles, Rolling Stones et Elvis en pas de 2 !" />
     </div>
     <div>
      Chorégraphie : Jean-Claude Gallotta.       <br />
       Assistanat à la chorégraphie : Mathilde Altaraz.       <br />
       Textes : Claude-Henri Buffard, Jean-Claude Gallotta.       <br />
       Avec : Alexane Albert, Ximena Figueroa, Jean-Claude Gallotta, Paul Guëllo, Ibrahim Guétissi, Georgia Ives, Fuxi Li, Bernardita Moya Alcalde, Fatoumata Niang, Jérémy Silvetti, Gaetano Vaccaro, Thierry Verger, Béatrice Warrand.       <br />
       Costumes : Jacques Schiotto et Marion Mercier assistés d'Anne Jonathan.       <br />
       Montage vidéo : Benjamin Houal, recréé par Pierre Escande.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">17 novembre au 6 décembre 2015.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 18 h 30, le dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre du Rond-Point, Salle Renaud-Barrault, Paris 8e, 01 44 95 98 00.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredurondpoint.fr/spectacle/my-rock/" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       10 décembre 2015 : La Filature, Mulhouse (68).       <br />
       15 au 17 décembre 2015 : La Comédie, Clermont-Ferrand (63).       <br />
       16 janvier 2016 : Théâtre de l'Olivier, Istres (13).       <br />
       26 janvier 2016 : Espace Culturel Aragon, Oyonnax (01).       <br />
       28 janvier 2016 : Théâtre Anne de Bretagne, Vannes (56).       <br />
       27 et 28 février 2016 : Théâtre Municipal, Vernier (Suisse).       <br />
       18 mars 2016 : Salle Zinga Zanga, Béziers (34).       <br />
       23 et 24 mars 2016 : Maison de la Culture, Bourges (18).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/My-rock-and-roles-Beatles-Rolling-Stones-et-Elvis-en-pas-de-2-_a1492.html" />
  </entry>
</feed>
