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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-13T20:34:32+02:00</updated>
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   <title>•Off 2025• "Le Problème lapin cartographie 7" Quand une cartographie de l'Atlas se transforme en une lumineuse farandole autour des Oryctolagus cuniculus</title>
   <updated>2025-06-08T19:44:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Le-Probleme-lapin-cartographie-7-Quand-une-cartographie-de-l-Atlas-se-transforme-en-une-lumineuse-farandole_a4247.html</id>
   <category term="Avignon 2025" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89140694-63077493.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-06-09T06:31:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Mais d'où viennent tous ces lapins qui se multiplient autour de nous, jusque dans les jardins publics de notre chère capitale ? Faut-il y voir un nouveau symptôme du dérèglement de la planète ? Le marqueur de l'évolution incontrôlable du vivant ? Vaste question, d'autant que les lapins interrogent Homo-sapiens et son monde jusqu'à l'absurde, grignotent les câbles et les choux des Kerguelen et saccagent les beaux massifs fleuris des Invalides…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89140694-63077493.jpg?v=1705914827" alt="•Off 2025• "Le Problème lapin cartographie 7" Quand une cartographie de l'Atlas se transforme en une lumineuse farandole autour des Oryctolagus cuniculus" title="•Off 2025• "Le Problème lapin cartographie 7" Quand une cartographie de l'Atlas se transforme en une lumineuse farandole autour des Oryctolagus cuniculus" />
     </div>
     <div>
      Alors, il faut agir vite, car les lapins, c'est bien connu, ont une capacité de reproduction qui dépasse l'entendement. Et si le lapin était aussi une victime née ! Et s'ils devaient remercier la sixième extinction du vivant, car ses prédateurs disparaissent à vue d'œil !        <br />
       Les Oryctalogus cuniculus, tout bien considéré, sont-ils à éradiquer ou à préserver ?       <br />
              <br />
       Saviez-vous que le lapin n'aime pas les carottes ? Que son nom latin est exclusivement au pluriel parce qu'il n'aime pas rester seul ? Ou, encore, que c'est une espèce très fourbe qui a réussi à entrer dans nos maisons, ni vu ni connu, jusque sur les lits de nos enfants ?       <br />
              <br />
       Sous des allures d'une vraie fausse conférence, Frédéric Ferrer, épaulé par une virevoltante assistante en la personne d'Hélène Schwartz, propose dans son nouveau spectacle un remarquable panorama autour du lapin et de la manière dont il interagit sur la planète.       <br />
       C'est époustouflant de maîtrise, tant dans le jeu des deux complices du moment, que dans les informations fournies, alors qu'au premier abord, on pourrait se perdre ou y voir un joyeux bazar !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89140694-63077494.jpg?v=1705914856" alt="•Off 2025• "Le Problème lapin cartographie 7" Quand une cartographie de l'Atlas se transforme en une lumineuse farandole autour des Oryctolagus cuniculus" title="•Off 2025• "Le Problème lapin cartographie 7" Quand une cartographie de l'Atlas se transforme en une lumineuse farandole autour des Oryctolagus cuniculus" />
     </div>
     <div>
      À l'origine cartographe et enseignant en géographie, Frédéric Ferrer séduit le public dès les premiers instants de la représentation. Sa tenue vestimentaire impeccable de pseudo-conférencier chevronné, et surtout son bagout sans pareil qui parfois donne l'impression de &quot;déborder&quot;, à l'image des millions de lapins sur la planète, instaurent une sorte de magie immédiate. Armé de son ordinateur et de ses exposés vidéo en PowerPoint, le propos &quot;oryctolagus cuniculusien&quot; part sur les chapeaux de roue, rapide comme la course des lapins sur les dunes bretonnes, entre autres, et embarque le public qui rit beaucoup, croyant peut-être à une farce contemporaine revisitée pour les planches.       <br />
              <br />
       Mais il n'en est absolument rien ! Tout ce que Frédéric Ferrer et Hélène Schwartz énoncent est vrai, fruit de nombreuses heures de travail et de recherches. De toute évidence, la somme d'informations réunies était bien trop pharamineuse pour qu'elles puissent entrer dans un format théâtral de 1 h 15. Alors, il a fallu faire des choix…       <br />
              <br />
       Choisir, c'est toujours renoncer et le binôme Ferrert-Schwartz en a bien eu conscience. Alors, chronomètre à rebours à l'appui, seules trente questions ont été sélectionnées… À un moment, trop, c'est trop ! La fornication intellectuelle a ses limites, même si on y prend un indéniable plaisir.       <br />
              <br />
       Et on en apprend des choses sur les lapins dans cette cartographie n° 7 ! Les deux écrans sur le plateau enchevêtrent les informations toutes plus exhaustives les unes que les autres, proposant des illustrations subtilement éclairantes, certaines émouvantes d'archives. Au début, le public rit beaucoup jusqu'à ce que le show, taillé au cordeau par les deux partenaires complices, prenne une certaine allure didactiquement sérieuse.       <br />
              <br />
       À moins que ce ne soit le savoir-faire Ferrer qui opère brillamment et que le lapin qui, a priori, impose le zigzag, ne suive finalement une tout autre trajectoire passionnée et passionnante.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Le lapin est malin, jamais là où on l'attend, toujours là où on ne l'attend pas, il joue des limites et échappe, passe sous les clôtures, bouleverse et déborde sans cesse le monde&quot;</span>, Frédéric Ferrer.       <br />
              <br />
       Lorsque vous entrerez dans la salle Jean Tardieu du Théâtre du Rond-Point – après avoir peut-être aperçu quelques lapins sur les platebandes longeant les Champs-Élysées, c'est dans un gigantesque terrier que vous pénétrerez, car <span style="font-style:italic">&quot;dire le lapin, c'est accepter de multiples entrées, le rhizome et les parenthèses, le labyrinthe des galeries et la bifurcation du raisonnement&quot;</span>, Frédéric Ferrer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89140694-63077495.jpg?v=1705914942" alt="•Off 2025• "Le Problème lapin cartographie 7" Quand une cartographie de l'Atlas se transforme en une lumineuse farandole autour des Oryctolagus cuniculus" title="•Off 2025• "Le Problème lapin cartographie 7" Quand une cartographie de l'Atlas se transforme en une lumineuse farandole autour des Oryctolagus cuniculus" />
     </div>
     <div>
      Toujours est-il que de ses nombreuses galeries, l'ingénieux concepteur et interprète de cette 7e cartographie s'en est sorti indemne et sans ambages.       <br />
              <br />
       Le résultat est hautement instructif et les angles abordés, qu'ils soient civilisationnels, éthiques, scientifiques ou encore écologiques, embarquent le public du Rond-Point qui constatera aussi que les lapins sont partout, même sur le plateau. Décidément…       <br />
              <br />
       Il y pleut des lapins blancs mécaniques sur le plateau, la mécanique du propos y est subtilement élaborée jusqu'à l'image finale où le duo Ferrer-Schwartz se métamorphose poétiquement, laissant sans doute à entendre qu'Homo-Sapiens et Oryctolagus Cuniculus ne sont peut-être pas si éloignés l'un de l'autre…       <br />
              <br />
       À bien y regarder, quel est celui qui interroge l'autre ?       <br />
              <br />
       Nous sommes impatients de découvrir la 8e cartographie de l'Atlas de l'anthropocène élaborée par Frédéric Ferrer, en espérant fortement qu'il y en aura une, très vite  ! Si sa complice, Hélène, n'en fit pas partie, gageons qu'elle ne sera sans doute pas bien loin, peut-être dissimulée dans un quelconque terrier sur les îles Kerguelen ou à nouveau à plat ventre chez Pascal pour filmer en toute impunité les fornications du lapin…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Problème lapin cartographie 7"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89140694-63077496.jpg?v=1705914974" alt="•Off 2025• "Le Problème lapin cartographie 7" Quand une cartographie de l'Atlas se transforme en une lumineuse farandole autour des Oryctolagus cuniculus" title="•Off 2025• "Le Problème lapin cartographie 7" Quand une cartographie de l'Atlas se transforme en une lumineuse farandole autour des Oryctolagus cuniculus" />
     </div>
     <div>
      Conception : Frédéric Ferrer.       <br />
       Avec la complicité d'Hélène Schwartz.       <br />
       Avec : Frédéric Ferrer et Hélène Schwartz.       <br />
       Régie générale et construction : Paco Galan.       <br />
       Accessoires et scénographie : Margaux Folléa.       <br />
       Costumes : Anne Buguet.       <br />
       Masques : Sébastien Baille et Einat Landais.       <br />
       Production : Vertical Détour.       <br />
       Durée 1 h 15.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre des Halles, Salle du Chapitre, rue du Roi René, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 32 76 24 51.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('contact@theatredeshalles.com')" >contact@theatredeshalles.com</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredeshalles.com/" target="_blank">>> theatredeshalles.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…</title>
   <updated>2024-06-11T13:24:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Echappee-belle-Quand-une-scene-nationale-se-met-au-vert_a3939.html</id>
   <category term="Festivals" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/80880661-58317630.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-06-11T07:24:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour sa trente-deuxième édition, le Festival du Carré-Colonnes prend ses quartiers dans le cadre verdoyant du Parc Fongravey à Blanquefort. Durant quatre jours (les deux premiers étant consacrés au public scolaire) et après une inauguration circassienne de haut vol ("Clan Cabane" de la Cie La Contrebande), les festivaliers sont invités à découvrir des formes balayant un large spectre de la création. Toutes ces propositions se conjuguent pour faire entendre la petite musique festive des arts partagés en familles et groupes d'amis. Parmi les vingt-trois performances, quelques-unes vues au hasard de la déambulation…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80880661-58310307.jpg?v=1718045504" alt="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" title="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"PSG4EVER"</strong></span> de la Cie du Terrain (de foot). Un one man show footballistique mettant en jeu les rapports d'une famille ordinaire avec l'équipe star parisienne rachetée par le Qatar en 2011. Au travers de la mémoire vive de ce supporter lambda, se rejouent (maillot et short enfilés) les heurs et malheurs de ce club mythique ayant brillé dans toutes les épreuves, sportives et autres… et se joue parallèlement leur impact sur un clan familial, soudé à la vie à la mort autour du destin de ses idoles, objets d'un culte inconditionnel. Quelques moments (Sócrates, le capitaine brésilien qui n'hésita pas à tacler la dictature militaire de son pays… mais a-t-il joué au PSG ? ) échappent aux attendus d'un récit qui s'essouffle trop vite, les passes – téléguidées à notre goût – manquant d'inventivité dramaturgique pour pouvoir susciter "for ever" la ferveur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80880661-58310308.jpg?v=1718045554" alt="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" title="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Couleur bitume"</strong></span> de la Cie La tendresse du Gravier, la bien nommée tant sa performance théâtrale allie la douceur des sentiments à l'aspect rugueux d'une critique sans concession… Deux pauvres hères aux allures clownesques nous font partager de manière joyeusement colorée leurs anecdotes de vie passée à la rue… La rue, leur territoire peuplé d'inventions de survie où se laver, faire ses besoins, mobilise des trésors d'imagination… Ainsi abrités par un parapluie faisant office de toit et d'un caddy servant de carriole, drapés dans leurs costumes en haillons et accompagnés de leur fidèle chien monté sur roulettes, ils vont parcourir de manière immobile leur rêve le plus fou : Aller voir la mer !       <br />
              <br />
       Un "sur place" émaillé d'épisodes hauts en couleur composés de tubes entonnés gaiement et de sacs plastiques attachés les uns aux autres afin de créer une robe d'Ariel haute couture… Mais aussi un voyage statique traversé par des remarques (im)pertinentes sur l'accueil réservé aux SDF : <span style="font-style:italic">"Pour faire disparaître la misère, il suffit de ne pas la regarder… ou de la déplacer"</span> (commentaire résonnant avec l'actualité av. J-O annonçant le "nettoyage social" de l'Île-de-France). D'autres réflexions, empreintes, elles aussi, de bonne humeur clownesque, fusent comme des balles à blanc : <span style="font-style:italic">"Je remercie ma mère qui se battait pour l'avortement, alors qu'elle me portait"</span>, ou encore des jeux de rôle où le couple de déshérités s'amuse à singer les mimiques maniérées, le phrasé pointu et les réflexions hors sol des gens ordinaires.       <br />
              <br />
       Et puis, foin de la bêtise environnante, la colère rentrée de ces deux illuminés sans domicile finira par éclater au grand jour, libérant le trop-plein accumulé face à la superbe affichée par "le monde qui va bien". Emprunter les codes du grotesque clownesque pour, en déclenchant les rires, percuter sans en avoir l'air nos (bonnes) consciences de gens (bien) installés… tel est le ressort dramaturgique de cet éblouissant numéro d'artistes accomplis.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80880661-58310443.jpg?v=1718045610" alt="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" title="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Ce que les dieux nous ont laissé"</strong></span> du Collectif Kahraba propose une parenthèse enchantée… Celle où deux hommes, l'un jouant divinement de la flûte libanaise, l'autre dansant au rythme des notes suaves libérées par son complice, s'adonnent à une cérémonie envoûtante… Un hymne à l'apesanteur des corps et des âmes. Un éloge de la lenteur… Transportés loin de nous-mêmes dans un espace-temps animé par le seul bruit du vent ou de la mer, bercés par la douceur enivrante qui en émane, nous vivons une expérience sensible de nature à nous faire oublier – un instant – l'agitation du monde.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80880661-58317613.jpg?v=1718097995" alt="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" title="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Les conférences de poche/Les mondes possibles"</strong></span> de la Cie Nokill. Un drôle de conférencier, Léo Lenclos, échappe à son nom pour libérer, de la manière la plus sérieuse qui soit (donc hilarante), ses visions du monde sous-tendues par des logiques implacables. Telle l'illusion de l'impossible générée par la célèbre lithographie "Relativité" de l'artiste néerlandais Escher, crayon à la main, le conférencier nous embarque dans des "dé-lires" du monde réel propres à faire vaciller notre raison biberonnée au cartésianisme réducteur de sens.       <br />
              <br />
       Construire des ponts entre mondes possibles et impossibles, réinterroger le concept de mensonge à la lumière de celui de vérité est pour le moins aussi déboussolant… qu'exaltant ! Sous nos yeux écarquillés, un empilement de traits donne ainsi naissance à la locomotive des frères Lumière déboulant en gare de La Ciotat sans pour autant effrayer les badauds (ça c'est du cinéma et ils le savaient les bougres de 1895 !), tout le reste étant une légende urbaine transformée en vérité consensuelle…       <br />
              <br />
       De même de la Guerre des mondes racontée en direct sur les ondes en 1938 par un certain Orson Welles à partir d'une adaptation du roman éponyme de l'écrivain H. G. Wells. Pour savourer en frissonnant ce canular génial, une suspension de l'incrédulité s'impose tout en sachant que ce que l'on entend n'est pas réel. Et ainsi de suite… À l'heure de l'IA fabriquant des vraies fake news, une immersion hilarante dans les dédales d'une logique apparemment absurde est plus que rafraichissante… pour ne pas dire salutaire !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80880661-58317630.jpg?v=1718098142" alt="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" title="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Mirage (Un jour de fête)"</strong></span> de la Cie Dyptik. Huit danseurs (quatre hommes et quatre femmes) animés d'une énergie fulgurante vont au rythme de musiques, toutes autant débridées, occuper le centre de l'espace circulaire à la périphérie duquel se presse un public captif… et captivé. Adeptes d'un hip-hop acrobatique, les artistes de haut vol parcourent en 3D l'espace, utilisant les agrès comme des tremplins les soustrayant à la loi de la pesanteur. Quant aux musiques électroniques à fond la caisse, elles prennent corps au travers des soubresauts transperçant de part en part. Un moment super énergisant, tissé autour d'une narration extraite de l'univers festif. À recommander aux adeptes, sans modération aucune.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80880661-58317635.jpg?v=1718098182" alt="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" title="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Les Misérables"</strong></span> de la Cie Les Batteurs de Pavés. Brandissant à bout de bras deux épais volumes de la collection Folio regroupant l'intégrale de l'œuvre de Victor Hugo, l'un des acteurs de rue interpelle malicieusement le public massé à ses pieds… <span style="font-style:italic">"Tous les personnages sont là, mis à plat dans les pages. Au début on est deux, après…"</span>. Après, effectivement, au fur et à mesure du déroulement de l'action, des spectateurs judicieusement choisis sont invités à les rejoindre. Figurants d'un casting improvisé, ils viendront compléter avec grand bonheur la "distribution"…       <br />
              <br />
       L'épopée des "Misérables" prend ainsi corps de manière totalement débridée… Une adorable petite fille toute frêle deviendra l'affreux garde national, tirant le bras dressé devant elle sur les insurgés lors des barricades de juin 1832. Un motard en combinaison noire incarnera lui l'affreux inspecteur Javert disposant de deux seuls mots répétés à l'envi : <span style="font-style:italic">"Police ! Prison !"</span>. Le tout aussi affreux tenancier Thénardier grognera lui dès que son nom sera cité…       <br />
              <br />
       Ainsi incarné par des figurants en liesse et passé à la moulinette par les deux complices très en verve, le récit progresse jusqu'à l'épiphanie de son dénouement, voyant Jean Valjean rendre l'âme (qu'il a bonne) sous le regard empli de bonté filiale de Cosette et de Marius unis grâce à lui… Cette fin mélodramatique en diable nous étant délivrée par la lecture d'une spectatrice ayant récupéré au passage le folio du début… Une fête des sens, ludique et intelligente, dynamitant l'idée répandue par certains que la saga monumentale de près de mille cinq cent pages serait de nos jours indigeste… Les deux compères suisses nous ont fait la démonstration in vivo que ces misérables-là se fourrent le doigt dans l'œil jusqu'au coude…       <br />
              <br />
       <b>Vu samedi 1er juin 2024 lors du festival Échappée Belle, dans le Parc de Fongravey à Blanquefort (33).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80880661-58318678.jpg?v=1718105242" alt="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" title="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"PSG4EVER"</strong></span>       <br />
       La Compagnie du Terrain - Île-de-France.       <br />
       Écriture et jeu : Julien Prevost.       <br />
       Co-mise en scène : Mathilde Carreau.       <br />
       Aide à l’écriture : Alexis Nys.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Couleur bitume"</strong></span>       <br />
       La Tendresse du Gravier - Nouvelle-Aquitaine (Blanquefort).       <br />
       De et avec : Eve Martin et Luc Auriol.       <br />
       Regard extérieur, écriture et mise en scène : Louis Grison, Cie L'Arbre à Vache.       <br />
       Création costumes : Anne Vergeron.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Ce que les dieux nous ont laissé"</strong></span>       <br />
       Le Collectif Kahraba - Liban.       <br />
       Conçu et interprété par Aurélien Zouki et Éric Deniaud.       <br />
       Durée : 15 minutes.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Les conférences de poche/Les mondes possibles"</strong></span>       <br />
       Nokill - Occitanie.       <br />
       Auteur et interprète : Léon Lenclos       <br />
       Production NOKILL       <br />
       Créations : "Comment ça va", créée en octobre 2023 sur invitation du Trédunion (GEM de Gaillac) et de la ville de Gaillac dans le cadre des SISM ;       <br />
       "De ce qui provoque l’étonnement à ce que l’étonnement provoque", créée en septembre 2023 sur invitation des Scènes Croisées de Lozère ;       <br />
       "Le changement climatique", créée en mai 2024 sur invitation du PNR Millevaches.       <br />
       Durée : 20 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80880661-58319077.jpg?v=1718105303" alt="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" title="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Mirage (Un jour de fête)"</strong></span>       <br />
       Compagnie Dyptik - Auvergne-Rhône-Alpes.       <br />
       Direction artistique et chorégraphie : Souhail Marchiche et Mehdi Meghari.       <br />
       Interprétation : Anabella Pirosanto, Alexandra Jezouin, Carla Munier, Yohann Daher, Charly Bouges, Camilla Melani, Konh Ming Xiong, Santiago Codon Gras.       <br />
       Création musicale : Patrick De Oliveira.       <br />
       Scénographie : Charles Boinot.       <br />
       Costumes et univers visuel : Julie Cherki.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Les Misérables"</strong></span>       <br />
       Les Batteurs de Pavés - Suisse.       <br />
       D'après Victor Hugo.       <br />
       Conception et jeu : Emmanuel Moser et Laurent Lecoultre       <br />
       Production, administration : Julie Bloch.       <br />
       Graphisme : Alex-B.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>Festival Échappée Belle</b>       <br />
       A eu lieu du 30 mai au 2 juin 2024 à Blanquefort Bordeaux Métropole (33).       <br />
       <a class="link" href="https://www.carrecolonnes.fr/festivals/programme.htm" target="_blank">>> carrecolonnes.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Echappee-belle-Quand-une-scene-nationale-se-met-au-vert_a3939.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Le Problème lapin cartographie 7" Quand une cartographie de l'Atlas se transforme en une lumineuse farandole autour des Oryctolagus cuniculus</title>
   <updated>2024-01-22T10:25:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Probleme-lapin-cartographie-7-Quand-une-cartographie-de-l-Atlas-se-transforme-en-une-lumineuse-farandole-autour-des_a3794.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/77939691-56603692.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-01-22T09:49:00+01:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Mais d'où viennent tous ces lapins qui se multiplient autour de nous, jusque dans les jardins publics de notre chère capitale ? Faut-il y voir un nouveau symptôme du dérèglement de la planète ? Le marqueur de l'évolution incontrôlable du vivant ? Vaste question, d'autant que les lapins interrogent Homo-sapiens et son monde jusqu'à l'absurde, grignotent les câbles et les choux des Kerguelen et saccagent les beaux massifs fleuris des Invalides…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77939691-56603692.jpg?v=1705914827" alt=""Le Problème lapin cartographie 7" Quand une cartographie de l'Atlas se transforme en une lumineuse farandole autour des Oryctolagus cuniculus" title=""Le Problème lapin cartographie 7" Quand une cartographie de l'Atlas se transforme en une lumineuse farandole autour des Oryctolagus cuniculus" />
     </div>
     <div>
      Alors, il faut agir vite, car les lapins, c'est bien connu, ont une capacité de reproduction qui dépasse l'entendement. Et si le lapin était aussi une victime née ! Et s'ils devaient remercier la sixième extinction du vivant, car ses prédateurs disparaissent à vue d'œil !        <br />
       Les Oryctalogus cuniculus, tout bien considéré, sont-ils à éradiquer ou à préserver ?       <br />
              <br />
       Saviez-vous que le lapin n'aime pas les carottes ? Que son nom latin est exclusivement au pluriel parce qu'il n'aime pas rester seul ? Ou, encore, que c'est une espèce très fourbe qui a réussi à entrer dans nos maisons, ni vu ni connu, jusque sur les lits de nos enfants ?       <br />
              <br />
       Sous des allures d'une vraie fausse conférence, Frédéric Ferrer, épaulé par une virevoltante assistante en la personne d'Hélène Schwartz, propose dans son nouveau spectacle un remarquable panorama autour du lapin et de la manière dont il interagit sur la planète.       <br />
       C'est époustouflant de maîtrise, tant dans le jeu des deux complices du moment, que dans les informations fournies, alors qu'au premier abord, on pourrait se perdre ou y voir un joyeux bazar !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77939691-56603697.jpg?v=1705914856" alt=""Le Problème lapin cartographie 7" Quand une cartographie de l'Atlas se transforme en une lumineuse farandole autour des Oryctolagus cuniculus" title=""Le Problème lapin cartographie 7" Quand une cartographie de l'Atlas se transforme en une lumineuse farandole autour des Oryctolagus cuniculus" />
     </div>
     <div>
      À l'origine cartographe et enseignant en géographie, Frédéric Ferrer séduit le public dès les premiers instants de la représentation. Sa tenue vestimentaire impeccable de pseudo-conférencier chevronné, et surtout son bagout sans pareil qui parfois donne l'impression de &quot;déborder&quot;, à l'image des millions de lapins sur la planète, instaurent une sorte de magie immédiate. Armé de son ordinateur et de ses exposés vidéo en PowerPoint, le propos &quot;oryctolagus cuniculusien&quot; part sur les chapeaux de roue, rapide comme la course des lapins sur les dunes bretonnes, entre autres, et embarque le public qui rit beaucoup, croyant peut-être à une farce contemporaine revisitée pour les planches.       <br />
              <br />
       Mais il n'en est absolument rien ! Tout ce que Frédéric Ferrer et Hélène Schwartz énoncent est vrai, fruit de nombreuses heures de travail et de recherches. De toute évidence, la somme d'informations réunies était bien trop pharamineuse pour qu'elles puissent entrer dans un format théâtral de 1 h 15. Alors, il a fallu faire des choix…       <br />
              <br />
       Choisir, c'est toujours renoncer et le binôme Ferrert-Schwartz en a bien eu conscience. Alors, chronomètre à rebours à l'appui, seules trente questions ont été sélectionnées… À un moment, trop, c'est trop ! La fornication intellectuelle a ses limites, même si on y prend un indéniable plaisir.       <br />
              <br />
       Et on en apprend des choses sur les lapins dans cette cartographie n° 7 ! Les deux écrans sur le plateau enchevêtrent les informations toutes plus exhaustives les unes que les autres, proposant des illustrations subtilement éclairantes, certaines émouvantes d'archives. Au début, le public rit beaucoup jusqu'à ce que le show, taillé au cordeau par les deux partenaires complices, prenne une certaine allure didactiquement sérieuse.       <br />
              <br />
       À moins que ce ne soit le savoir-faire Ferrer qui opère brillamment et que le lapin qui, a priori, impose le zigzag, ne suive finalement une tout autre trajectoire passionnée et passionnante.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Le lapin est malin, jamais là où on l'attend, toujours là où on ne l'attend pas, il joue des limites et échappe, passe sous les clôtures, bouleverse et déborde sans cesse le monde&quot;</span>, Frédéric Ferrer.       <br />
              <br />
       Lorsque vous entrerez dans la salle Jean Tardieu du Théâtre du Rond-Point – après avoir peut-être aperçu quelques lapins sur les platebandes longeant les Champs-Élysées, c'est dans un gigantesque terrier que vous pénétrerez, car <span style="font-style:italic">&quot;dire le lapin, c'est accepter de multiples entrées, le rhizome et les parenthèses, le labyrinthe des galeries et la bifurcation du raisonnement&quot;</span>, Frédéric Ferrer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77939691-56603737.jpg?v=1705914942" alt=""Le Problème lapin cartographie 7" Quand une cartographie de l'Atlas se transforme en une lumineuse farandole autour des Oryctolagus cuniculus" title=""Le Problème lapin cartographie 7" Quand une cartographie de l'Atlas se transforme en une lumineuse farandole autour des Oryctolagus cuniculus" />
     </div>
     <div>
      Toujours est-il que de ses nombreuses galeries, l'ingénieux concepteur et interprète de cette 7e cartographie s'en est sorti indemne et sans ambages.       <br />
              <br />
       Le résultat est hautement instructif et les angles abordés, qu'ils soient civilisationnels, éthiques, scientifiques ou encore écologiques, embarquent le public du Rond-Point qui constatera aussi que les lapins sont partout, même sur le plateau. Décidément…       <br />
              <br />
       Il y pleut des lapins blancs mécaniques sur le plateau, la mécanique du propos y est subtilement élaborée jusqu'à l'image finale où le duo Ferrer-Schwartz se métamorphose poétiquement, laissant sans doute à entendre qu'Homo-Sapiens et Oryctolagus Cuniculus ne sont peut-être pas si éloignés l'un de l'autre…       <br />
              <br />
       À bien y regarder, quel est celui qui interroge l'autre ?       <br />
              <br />
       Nous sommes impatients de découvrir la 8e cartographie de l'Atlas de l'anthropocène élaborée par Frédéric Ferrer, en espérant fortement qu'il y en aura une, très vite  ! Si sa complice, Hélène, n'en fit pas partie, gageons qu'elle ne sera sans doute pas bien loin, peut-être dissimulée dans un quelconque terrier sur les îles Kerguelen ou à nouveau à plat ventre chez Pascal pour filmer en toute impunité les fornications du lapin…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Problème lapin cartographie 7"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77939691-56603742.jpg?v=1705914974" alt=""Le Problème lapin cartographie 7" Quand une cartographie de l'Atlas se transforme en une lumineuse farandole autour des Oryctolagus cuniculus" title=""Le Problème lapin cartographie 7" Quand une cartographie de l'Atlas se transforme en une lumineuse farandole autour des Oryctolagus cuniculus" />
     </div>
     <div>
      Conception : Frédéric Ferrer.       <br />
       Avec la complicité d'Hélène Schwartz.       <br />
       Avec : Frédéric Ferrer et Hélène Schwartz.       <br />
       Régie générale et construction : Paco Galan.       <br />
       Accessoires et scénographie : Margaux Folléa.       <br />
       Costumes : Anne Buguet.       <br />
       Masques : Sébastien Baille et Einat Landais.       <br />
       Production : Vertical Détour.       <br />
       Durée 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 au 27 janvier 2024.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 19 h 30, samedi à 18 h 30.       <br />
       Théâtre du Rond-Point, Salle Jean Tardieu, 01 44 95 98 00.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredurondpoint.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       7 et 8 février 2024 : Centre culturel André Malraux - Scène nationale, Vandœuvre-lès-Nancy (54).       <br />
       19 avril 2024 : Manège - Scène Nationale transfrontalière, Maubeuge (59).       <br />
       16 mai 2024 : Les Quinconces L'espal - Scène nationale, Le Mans (72).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Probleme-lapin-cartographie-7-Quand-une-cartographie-de-l-Atlas-se-transforme-en-une-lumineuse-farandole-autour-des_a3794.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Désordre du discours" Quand le geste et la parole creusent ce que le discours recouvre…</title>
   <updated>2020-02-20T14:16:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Desordre-du-discours-Quand-le-geste-et-la-parole-creusent-ce-que-le-discours-recouvre_a2666.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/42960210-35620972.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-02-20T13:53:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Vouloir faire théâtre de la "Leçon inaugurale", qu'un éminent intellectuel du nom de Michel Foucault prononça lors de son intronisation au Collège de France, pourrait paraître pure gageure. Comment en effet "L'ordre du discours", digressions savantes sur les pouvoirs du langage, pouvait-il - même mis en "désordre" - devenir l'objet d'une représentation théâtrale ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42960210-35620972.jpg?v=1582204971" alt=""Désordre du discours" Quand le geste et la parole creusent ce que le discours recouvre…" title=""Désordre du discours" Quand le geste et la parole creusent ce que le discours recouvre…" />
     </div>
     <div>
      La chorégraphe metteure en scène Fanny de Chaillé et son incroyable interprète Guillaume Bailliart ont relevé à bras-le-corps ce défi à l'allure d'aporie pour faire du discours langagier une matière à sculpter, un matériau prodigieusement vivant.       <br />
              <br />
       Si l'anthropologue André Leroi-Gourhan avait montré, au début des années soixante (cf. &quot;Le Geste et la Parole&quot;), combien les évolutions du corps et du cerveau étaient intimement liées ; si, en 70, le philosophe Michel Foucault avait &quot;gauchi&quot; la sacro-sainte et rituelle &quot;Leçon inaugurale&quot; pour la transformer en morceaux choisis d'intelligence parlée, un demi-siècle plus tard, la metteure en scène et le comédien s'emploient à faire de la parole chorégraphiée le porte-voix de leur &quot;mise en pièces&quot; artistique de ce discours hors normes.       <br />
              <br />
       Point d'ordre… Dans le droit-fil de 68, Michel Foucault, libertaire en diable, annonçait sans sourciller que la société investit le langage dominant comme outil performatif garant de l'Ordre établi. Aussi allait-il articuler sa pensée mouvante autour de l'analyse critique des énoncés produits, instruments d'une mise en condition de la pensée commune. S'il est avéré qu'encadrer ce qui est dicible est l'enjeu sociétal sourdement à l'œuvre, il en résulte que pour démasquer les enjeux de pouvoir dont les mots estampillés sont porteurs, une voie(x) s'impose : décortiquer &quot;l'Ordre du Discours&quot;… pour le re-présenter en &quot;désordre&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42960210-35621031.jpg?v=1582205000" alt=""Désordre du discours" Quand le geste et la parole creusent ce que le discours recouvre…" title=""Désordre du discours" Quand le geste et la parole creusent ce que le discours recouvre…" />
     </div>
     <div>
      Ce soir, Michel Foucault, c'est Guillaume Bailliart (superbe). Col roulé compris, il va non imiter mais transcender la personnalité du philosophe pour en extraire (de sa parole mais aussi de sa gestuelle si singulière) la substantifique moelle faisant (re)vivre devant nous, assis solennellement sur les bancs d'un vrai amphithéâtre comme ont pu l'être les doctes auditeurs de l'époque, ce qu'a pu être la Leçon donnée au Collège de France ce 2 décembre 1970…       <br />
              <br />
       Où résiderait le danger de la parole qui se libérerait des rets institutionnels dans laquelle elle est &quot;conditionnée&quot; ? Qu'y a-t-il de si périlleux, de si scandaleux, dans le fait que chacun puisse produire une parole qui soit sienne ? En quoi la parole rebelle à la &quot;récitation&quot; mériterait-elle d'être frappée d'ostracisme ? Pour illustrer les procédures d'exclusion produites par des discours faisant main basse sur la singularité de la pensée au profit d'une pensée totalisante ayant seule droit de cité, plusieurs cas sont passés &quot;en revue&quot;.       <br />
              <br />
       Que ce soit la parole interdite dans les champs exemplaires de la politique et de la sexualité, la fission arbitraire entre raison et folie, ou le système du vrai et du faux gangréné par la volonté de vérité (&quot;Nietzsche, Artaud et Bataille doivent nous faire signe pour refuser la volonté de vérité utilisée comme arme d'exclusion&quot;), tout est passé au crible d'une parole incarnée dans un corps vibrant de soubresauts propres à traduire la violence contenue dans l'ordre du discours.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42960210-35621038.jpg?v=1582205047" alt=""Désordre du discours" Quand le geste et la parole creusent ce que le discours recouvre…" title=""Désordre du discours" Quand le geste et la parole creusent ce que le discours recouvre…" />
     </div>
     <div>
      Ce corps-à-corps avec les mots peut prendre la forme d'une bouffonnerie hilarante lorsque le comédien imite de manière caricaturale &quot;le fou&quot;, ce personnage réel et fantasmé dont la parole ipso facto est invalidée sur le champ de la raison raisonnante… mais aussi considéré comme visionnaire dont la voix prophétique, à l'instar de la Pythie, est à accueillir avec dévotion. Ou, pour montrer l'aspect moutonnier de tous commentaires redondants créant des discours &quot;interminables&quot; se superposant au discours initial en le renforçant, il tambourine du poing sur son bureau pour faire &quot;entendre&quot; les gloses réduites à un vacarme informe.       <br />
              <br />
       Mais dans ce capharnaüm de mots, quel être est susceptible de redonner une unité aux textes produits si ce n'est l'auteur en personne ? Deus ex machina de la production langagière, il est celui qui seul est habilité à leur redonner ordre… pour que l'ordre du discours puisse être rétabli, et l'ordre sociétal avec. Alors, joignant le geste à la parole, dans une volonté d'autodérision saluée par les rires de l'assistance, le comédien ne faisant qu'un avec l'auteur, se coiffe d'un faux crâne chauve, se coule dans la voix de son maître. L'illusion théâtrale fonctionne en plein… suggérant en miroir que &quot;Le Discours&quot; porte en lui une volonté d'ordonner la réalité dont il convient de se déprendre pour recouvrer sa liberté de pensée.       <br />
              <br />
       Convoquant les &quot;rôles&quot; à jouer selon les situations institutionnelles (judiciaire, médicale, enseignement) où chacun est amené à produire les mots attendus, il se met à vociférer, à scander le texte &quot;théâtralement&quot;, à grimper sur le bureau, à taper nerveusement du pied… comme pour &quot;piétiner&quot; les rituels dictés par l'ordre du discours, et inviter à s'en affranchir.       <br />
              <br />
       De cette &quot;Leçon inaugurale&quot;, présentée in vivo dans un vrai amphithéâtre, par un faux Michel Foucault aussi (im)pertinent que l'original en l'art de convaincre, tant la chorégraphie impeccable de ses mouvements souligne en l'amplifiant la fougue de son propos, on sort… esbaudis. En effet, de ce grand bourdonnement incessant de mots et de cette &quot;mise en pièces&quot; d'un discours dense et complexe, il ressort le flux d'une pensée bouillonnante nous submergeant… pour nous transmettre l'envie irrésistible de penser hors des clous. Ce plaisir du refus de subir les régimes de vérité imposés par les discours institués, cette sensation d'échapper au diktat de &quot;l'Ordre du discours&quot;, agit comme une épiphanie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Désordre du discours"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42960210-35621051.jpg?v=1582205105" alt=""Désordre du discours" Quand le geste et la parole creusent ce que le discours recouvre…" title=""Désordre du discours" Quand le geste et la parole creusent ce que le discours recouvre…" />
     </div>
     <div>
      D'après &quot;L'Ordre du discours&quot; de Michel Foucault (aux Éditions Gallimard).       <br />
       Conception : Fanny de Chaillé/association Display.       <br />
       Avec : Guillaume Bailliart.       <br />
       Son et régie : Manuel Coursin.       <br />
       Durée : 1 heure.       <br />
              <br />
       <b>Spectacle hors les murs du Carré Colonnes à Saint-Médard-en-Jalles (33) présenté les 12 et 13 février à l'Amphi Renouard de l'Université Bordeaux Montaigne, dans le cadre du Festival Théâtre des images.</b>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.carrecolonnes.fr/" target="_blank">&gt;&gt; carrecolonnes.fr</a>       <br />
              <br />
       Tournée à venir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Desordre-du-discours-Quand-le-geste-et-la-parole-creusent-ce-que-le-discours-recouvre_a2666.html" />
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  <entry>
   <title>"Le Pas Grand Chose" Réapprentissage du monde commun par un fureteur de l'impossible</title>
   <updated>2019-11-20T06:37:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Pas-Grand-Chose-Reapprentissage-du-monde-commun-par-un-fureteur-de-l-impossible_a2603.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/39736962-34071416.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-11-20T06:09:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Sortant de la pénombre, coiffure en queue de rat, visage impavide, petit costume gris de clerc et orteils des pieds peints sur les chaussures, l'homme tire une charrette à bras bricolée en forme de landau ancien. Johann Le Guillerm, circassien de profession, est dans "Le pas grand chose, le génie d'une pensée réfractaire" à sa table de travail ambulante. Le bricolage est étudié. Le spectateur est face à un laboratoire portatif équipé d'un dispositif qui projette sur un écran la forme vue sur l'établi.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39736962-34071416.jpg?v=1574200417" alt=""Le Pas Grand Chose" Réapprentissage du monde commun par un fureteur de l'impossible" title=""Le Pas Grand Chose" Réapprentissage du monde commun par un fureteur de l'impossible" />
     </div>
     <div>
      L'homme conduit des expériences tâtonnantes et simplettes, observe des objets simples d'apparence, des presque-rien, de ces &quot;pas grand-chose&quot;, ces utilités concrètes ou abstraites négligées qui composent pourtant notre ordinaire… En tire des conclusions ébouriffantes pour le bon sens. Délirantes.       <br />
              <br />
       Le tracé des chiffres, ces formes rondes ou carrées, le un, le sept, le zéro, des traits, des spirales, des ombres qui se déforment, une banane qui se balance, des coquillettes qui dansent, une tige de céréale qui avance, sont regardés avec l'intensité de l'enfance partant en découverte. Cette enfance qui joue, cherche à réfléchir, à comprendre les objets. Et les déformations, selon différents angles de vue ou projections, prennent sens, Et les regroupe par tous les tris possibles ou improbables. Des ordres apparaissent. Troublants. Comme des gouttes d'eau tombant dans dans l'océan de la connaissance et des certitudes ; et venant en troubler la surface…       <br />
              <br />
       La voix est ferme, posée, presque monocorde. Elle est celle de celui qui sait et explique. Les gestes sont effectués avec la maîtrise, la virtuosité et la régularité d'un croupier de casino.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39736962-34071429.jpg?v=1574200447" alt=""Le Pas Grand Chose" Réapprentissage du monde commun par un fureteur de l'impossible" title=""Le Pas Grand Chose" Réapprentissage du monde commun par un fureteur de l'impossible" />
     </div>
     <div>
      L'homme dessine, déplace des pions, éclaire, manipule, présente et commente… toutes les variantes des formes qui apparaissent comme des puzzles à résoudre, autant d'énigmes qui recèlent au hasard de leurs rapprochements d'étranges harmonies. Comme une quadrature du cercle, une loi d'anamorphose universelle, un nombre d'or, une martingale du monde.       <br />
              <br />
       Il flotte bien évidemment dans le public comme le sentiment d'un tour de passe-passe de prestidigitateur, comme un soupçon d'idiotie ou de sophisme. Mais la rigueur et la logique des démonstrations de l'acteur suspendent tout jugement et le spectateur de théâtre entre dans la ronde, a le vertige. Il n'y a pas de truc ! Bien obligé de constater que la représentation de l'objet ne rend pas compte de sa totalité. Qu'il ya des espaces non représentés. Qu'une tierce dimension est à découvrir par les déformations successives. Ce que d'aucuns appellent le réel.       <br />
              <br />
       Johann le Guillerm n'est pas commun. Il est un chercheur passionné, obstiné. De ceux qui sont attentifs aux forces invisibles de la Nature. Il est mine de rien de grande pointure. Par sa présence et la méthode qu'il déploie, il percute la réalité. Fait accepter une évidence contre intuitive. Il fait de ces riens, ces pas grand-choses au centre de ses préoccupations, l'épicentre d'un tremblement de terre de la conscience, une source d'émerveillement et d'humour. Et de Connaissance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39736962-34071434.jpg?v=1574200481" alt=""Le Pas Grand Chose" Réapprentissage du monde commun par un fureteur de l'impossible" title=""Le Pas Grand Chose" Réapprentissage du monde commun par un fureteur de l'impossible" />
     </div>
     <div>
      Car, avec cette méthode théâtrale empruntant à la Science, une approche comparatiste à la fois logique et insensée, le spectateur découvre au détour d'un hasard (mais est-ce un hasard ?) que ces expériences loufoques, toutes d'observation empirique, rejoignent celles des philologues, des physiciens, des géomètres, des cartographes, des architectes, des statisticiens et autres webmestres. Attentif, le spectateur a le bonheur de surprendre l'apparition fugace d'une rose de cathédrale ou d'un dendrogramme inquiétant. Il ressent l'existence d'un monde au cœur de l'homme et qui vibre avec lui alentour <span style="font-style:italic">(1)</span>. La loi des nombres. Le chant des cygnes d'Apollon, le délire des muses <span style="font-style:italic">(2)</span>.       <br />
              <br />
       Avec ce spectacle, Johann Le Guillerm renouvelle l'apprentissage du monde commun. Avec ces presque rien, ces pas grand-choses il fait exploser l'espace mental à le laisser pantois. Révèle que toutes les civilisations, ont des symboliques en commun aussi nécessaires que l'air et l'eau.       <br />
              <br />
       Johann Le Guillerm est un fureteur de l'impossible, un cueilleur de clinamen. Ce rien à mi-chemin du néant et du tout. Ce pas grand-chose, ce clin invisible qui relie au monde, cette infime inclinaison qui est déjà une inclination, une vibration, une décision de mouvement dans l'immobilité, une puissance dans le statique, un déséquilibre dans l'équilibre, une inversion des pesanteurs ; et qui, du monde de tous les possibles, fait une décision de concrétisation, l'apparition de l'intelligence au cœur de l'idiotie, l'irruption de l'imaginaire. Dans son évidence. Une goutte d'eau.       <br />
              <br />
       Johann Le Guillerm est un artiste qui trace son chemin sans se préoccuper des catégories artistiques. Une présentation des machines qu'il construit accompagne ce spectacle.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) À ce moment de la critique, le mot environnement vient à l'esprit. Il désigne une manière de virer, de tournoyer avec nous. Le danger, ce serait de nous croire dans l’œil du cyclone et de se croire à l'abri… Johann le Guillerm qui en tant que circassien connaît bien la concentration de l'équilibre et du déséquilibre nous suggère avec simplicité d'observer et de comprendre.       <br />
       (2) Platon.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Pas Grand Chose"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39736962-34071442.jpg?v=1574200520" alt=""Le Pas Grand Chose" Réapprentissage du monde commun par un fureteur de l'impossible" title=""Le Pas Grand Chose" Réapprentissage du monde commun par un fureteur de l'impossible" />
     </div>
     <div>
      Conception, mise en scène et interprétation : Johann Le Guillerm.       <br />
       Régie lumière : Flora Hecquet.       <br />
       Régie Vidéo : David Dubost.       <br />
       Création lumière : Anne Dutoya.       <br />
       Création sonore : Alexandre Piques.       <br />
       Vidéo graphiste : Christophe Rannou.       <br />
       Costume : Anaïs Abel.       <br />
       Fabrication et construction : Silvain Ohl, Alexandra Boucan.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 28 novembre 2019.</span>       <br />
       6 novembre 2019 à 20 h, 7 et 9 novembre 2019 à 19 h, 13 novembre 2019 à 20 h, 14 et 16 novembre 2019 à 19 h, 20 novembre à 20 h, 21 et 23 novembre à 19 h, 27 novembre à 20 h, 28 novembre à 19 h.       <br />
       Maison des Métallos, Paris 11e, 01 48 05 88 27.       <br />
       <a class="link" href="https://www.maisondesmetallos.paris/" target="_blank">&gt;&gt; maisondesmetallos.paris</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Pas-Grand-Chose-Reapprentissage-du-monde-commun-par-un-fureteur-de-l-impossible_a2603.html" />
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