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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-10-15T07:06:44+02:00</updated>
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   <title>Promenade musicale souterraine au fond du Gouffre de Padirac… le nouveau challenge du pianiste Marco Poingt</title>
   <updated>2026-04-29T09:47:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Promenade-musicale-souterraine-au-fond-du-Gouffre-de-Padirac-le-nouveau-challenge-du-pianiste-Marco-Poingt_a4541.html</id>
   <category term="Concerts" />
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   <published>2026-04-28T19:38:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pianiste de jazz ô combien talentueux, compositeur inventif et généreux, sachant aussi bien naviguer dans les musiques improvisées que dans le répertoire classique ou dans les compositions latino-américaines, rencontré l'année dernière lors du festival Jazz Ô Château dans les Côtes-d'Armor, Marco Poingt se passionne pour les expériences variées, parfois audacieuses, toujours avec talent. Après avoir gravi le sommet du Kilimandjaro avec son piano électrique, il se produit, après une descente des plus spéléologiques, au fin fond du gouffre de Padirac.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96301232-67168947.jpg?v=1777405475" alt="Promenade musicale souterraine au fond du Gouffre de Padirac… le nouveau challenge du pianiste Marco Poingt" title="Promenade musicale souterraine au fond du Gouffre de Padirac… le nouveau challenge du pianiste Marco Poingt" />
     </div>
     <div>
      Chaque année, le Gouffre de Padirac propose un calendrier culturel audacieux et hors du commun. En 2026, le site phare du Lot invite le pianiste virtuose et voyageur Marco Poingt pour trois incroyables représentations dans ses profondeurs les 30 avril, 1ᵉʳ et 2 mai 2026.       <br />
              <br />
       <b>Pour commencer, pourriez-vous me donner un bref aperçu de l'origine de ce projet un peu fou ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Marco Poingt :</b> Oui, bien sûr. Il se trouve que j'ai été contacté par l'équipe du Gouffre de Padirac en décembre dernier, car nous partageons la même implication dans l'association Mécénat Chirurgie Cardiaque. Moi, en tant qu'ambassadeur, eux en tant que mécène. Tous les ans, il sauve un enfant. La présidente du Gouffre de Padirac m'a vu en concert, il y a deux ans, à la Salle Gaveau à Paris lors du Gala du Cœur, dont je suis le directeur artistique, organisé par Mécénat Chirurgie Cardiaque.       <br />
              <br />
       Elle a commencé à me suivre, notamment l'ascension du Kilimandjaro (5 895 m) avec mon piano sur le dos (mars 2025). C'est ainsi qu'elle a eu l'envie de m'inviter au Gouffre pour imaginer un projet un peu insolite. En décembre dernier, l'équipe m'a contacté pour que l'on puisse imaginer un concept avec un concert mettant en valeur la beauté de ce gouffre absolument magnifique, avec des compositions concrétisant son aspect spectaculaire, unique et sa splendeur. Ils m'ont également proposé une résidence pour puiser l'inspiration directement dans le lieu… puis pour imaginer tout un spectacle, une création, avec des compositions originales et une scénographie spécifique. Il y a beaucoup de choses complètement folles qui vont se passer lors de ces trois concerts.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96301232-67168954.jpg?v=1777407512" alt="Promenade musicale souterraine au fond du Gouffre de Padirac… le nouveau challenge du pianiste Marco Poingt" title="Promenade musicale souterraine au fond du Gouffre de Padirac… le nouveau challenge du pianiste Marco Poingt" />
     </div>
     <div>
      <b>Je crois que vous êtes resté trois jours en résidence…</b>       <br />
              <br />
       <b>M. P. :</b> En effet, trois jours, du 17 au 19 mars. Ainsi, j'ai pu vraiment m'imprégner de ce lieu. Je suis resté toute la journée dans le gouffre, dans la Salle du Grand Dôme, sur la rivière intérieure (nommée Rivière Plane) qui permet de circuler entre les salles, au sein des fissures verticales creusées au cours des deux derniers millions d’années… J'avais mon piano avec moi, un petit clavier électrique pour composer, pour essayer de trouver des idées, pour essayer d'être vraiment au cœur de mon inspiration… Et de pouvoir préparer au mieux les concerts.       <br />
              <br />
       Durant les trois jours de concerts, ce ne sera que des compositions inédites, que des compositions issues de cette résidence. Mais aussi de tous ces jours (7 au total, je crois) où je suis venu depuis janvier pour organiser cet événement. Je commence à le connaître plutôt bien.       <br />
              <br />
       <b>Pour avoir également effectué le parcours avec la barque, l'une des choses que l'on peut dire sans se tromper, c'est qu'il y a un son bien particulier…</b>       <br />
              <br />
       <b>M. P. :</b> Oui, il y a un son qui est complètement dingue. Dans ce contexte, j'ai réellement cherché à exploiter tout le gouffre, c'est-à-dire qu'il va y avoir plusieurs types de pianos, un ou plusieurs pianos sur un type de piano : un piano à queue en bas du gouffre, ayant ce son acoustique spécifique avec les marteaux… associé à cette sonorité très particulière. On a ici une résonance, c'est à la fois sourd en bas, au niveau du piano, mais le son monte et, du coup, on a une espèce de réverbération naturelle qui remonte tout en haut du gouffre. Cela donne une acoustique tout à fait singulière. C'est un peu comme lorsqu'on tape dans un tuyau, cela remonte. C'est étonnant.       <br />
              <br />
       Sur la rivière, on a imaginé un piano électrique. La traversée se fera en musique donc. Là, on a plutôt une sonorité très caverneuse, avec une musique qui se projette sur toute la rivière. Et, enfin, on a imaginé, dans la dernière salle, la Salle du Grand Dôme, d'installer un piano à queue sur une plateforme flottante sur l'eau. On retrouve ici une acoustique complètement dingue avec une reverb naturelle magnifique. Et surtout un paysage qui, pour moi, a été vraiment propice à la composition. C'était un paysage film. J'avais l'impression de composer des musiques de film, d'être dans un lieu qui a une histoire, qui a une âme. En trois jours de résidence, j'ai pu réellement développer un spectre de mélodies, de sons, qui est extrêmement riche, notamment parce que les recoins de ce gouffre ont quelque chose de particulier, que ce soient les lumières, la roche.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96301232-67170294.jpg?v=1777410346" alt="Promenade musicale souterraine au fond du Gouffre de Padirac… le nouveau challenge du pianiste Marco Poingt" title="Promenade musicale souterraine au fond du Gouffre de Padirac… le nouveau challenge du pianiste Marco Poingt" />
     </div>
     <div>
      Une des choses qui m'a beaucoup marqué, ce sont, dans la Salle du Grand Dôme, ces pierres qui ressemblent à des méduses. Ce sont des concrétions calcaires millénaires qui sont sur le haut du dôme. C'est grandiose et magique. Les sons réfléchis par la roche m'ont aussi beaucoup inspiré, avec, à la fois, des silences, au début lorsque l'on commence à glisser en barque sur la rivière, et le bruit naturel des gouttes d'eau qui tombent sans cesse sous le dôme… Comme une pluie. C'est un endroit très riche et, pour un compositeur, c'est quelque chose qui est très inspirant.       <br />
              <br />
       <b>Donc, pouvons-nous dire que le public va, en quelque sorte, participer à une déambulation musicale, tout en découvrant les différentes circulations du gouffre sous un nouvel éclairage ?</b>       <br />
              <br />
       <b>M. P. :</b> C'est exactement ça. Ce que nous avons imaginé avec Magdalena Mauguéret (directrice Communication et Développement), c'est de repartir un peu des origines de la découverte du gouffre. Comme un clin d'œil à l'exploration réalisée par Édouard-Alfred Martel en 1889 à l'aide d'une simple échelle de cordes. Je vais faire pareil en effectuant une descente en rappel de 70 m pour rejoindre mon piano à queue en bas.  Le public y sera déjà et assistera à cette descente. Après avoir joué un peu, j'inviterai les gens à me suivre sur la rivière. Le &quot;voyage&quot; commencera le voyage dans le silence, ce dernier étant une partie de la musique de ma composition. Puis, au bout d'un moment, ils et elles entendront une petite mélodie sur l'eau. Cela nous mènera sous le Grand Dôme.       <br />
              <br />
       Là, ce sera vraiment le bouquet final. Le public découvrira alors le piano qu'on a installé sur l'eau, sur une plateforme flottante. Spectatrices et spectateurs seront tous autour. Pour moi, rien que le fait d'entrer dans cette salle provoque un &quot;waouh !&quot;, Tellement c'est grandiose. Compte tenu des moyens que l'établissement du gouffre a mis dans ce projet, cela va être colossal. Les équipes &quot;son et lumière&quot; ont totalement collaboré avec nous pour mettre le lieu en valeur et créer du grand spectacle avec des effets lumières très travaillés. Et l'ensemble sera sonorisé. Cette conception scénographique a pour objectif de ressentir quelque chose d'immersif.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96301232-67170384.jpg?v=1777410879" alt="Promenade musicale souterraine au fond du Gouffre de Padirac… le nouveau challenge du pianiste Marco Poingt" title="Promenade musicale souterraine au fond du Gouffre de Padirac… le nouveau challenge du pianiste Marco Poingt" />
     </div>
     <div>
      <b>Combien de compositions vont naître de cette performance, physique au départ, puis très musicale ensuite ?</b>       <br />
              <br />
       <b>M. P. :</b> Il y a trois spots principaux. Sont donc nés trois œuvres un petit peu longues avec différents mouvements à l'intérieur… trois grandes ambiances… trois grands cycles de morceaux. C'est un événement unique. Pour moi, c'est encore plus grandiose que ce que j'ai fait au Kilimandjaro l'année dernière. On a vraiment exploité le lieu au maximum. Les équipes du gouffre (plus d'une cinquantaine de personnes pour ce spectacle) ont tout fait pour qu'il n'y ait aucune limite. Cela me permet de rester dans ma conduite artistique où la musique n'a aucune barrière, aucune frontière, aucune limite.       <br />
              <br />
       Ils m'ont donné tous les moyens pour que je puisse développer toutes mes idées et vraiment faire quelque chose d'artistique dans un lieu magnifique. De plus, tous nos échanges ont été chaleureux, constructifs et toujours agréables, avec une vraie stimulation pour aller le plus loin possible dans la création. Et j'ai eu de la chance quant à la bonne compréhension de mon identité artistique par Magdalena Mauguéret. Cela, d'une manière générale, a permis de concevoir le projet ensemble, de le construire avec facilité. Les idées pouvaient jaillir sans problème, les discussions étaient toujours ouvertes et, finalement, tout a été très fluide.       <br />
              <br />
       <b>◙ Propos recueillis par Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96301232-67170419.jpg?v=1777411146" alt="Promenade musicale souterraine au fond du Gouffre de Padirac… le nouveau challenge du pianiste Marco Poingt" title="Promenade musicale souterraine au fond du Gouffre de Padirac… le nouveau challenge du pianiste Marco Poingt" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">30 avril, 1ᵉʳ et 2 mai 2026</span>       <br />
       <b>Une création inédite à 103 mètres sous terre…       <br />
       Un voyage unique avec Marco Poingt</b>       <br />
       Le Gouffre, Padirac (46).       <br />
       Tél. : 05 65 33 64 56.       <br />
       <a class="link" href="https://www.gouffre-de-padirac.com/" target="_blank">&gt;&gt; gouffre-de-padirac.com</a>       <br />
              <br />
       Un enregistrement est prévu ainsi qu'un clip de l'un des morceaux composés qui permettra, en 3 minutes 30, de résumer le spectacle, de la descente du gouffre en rappel jusqu'à l'arrivée au dôme, en passant par les différentes salles traversées. Les trois œuvres créées devraient être ensuite disponibles sur plusieurs plateformes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Miss Knife" La vie en musique et en chansons !</title>
   <updated>2024-11-12T17:46:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Miss-Knife-La-vie-en-musique-et-en-chansons-_a4080.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/84188869-60151693.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-11-12T17:14:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
De ses talents de dramaturge, romancier, metteur en scène et comédien, Olivier Py passe de l'autre côté de la scène en incarnant, dans un tour de chant, Miss Knife, un personnage de "La nuit au cirque", sa 1ʳᵉ pièce, en étant aussi parolier et compositeur. Dans 18 compositions, elle chante avec mordant ses amours, sa vie avec ses désespoirs et ses rares joies.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84188869-60151693.jpg?v=1731430061" alt=""Miss Knife" La vie en musique et en chansons !" title=""Miss Knife" La vie en musique et en chansons !" />
     </div>
     <div>
      C'est un concert, mais pas que. C'est beaucoup plus que cela. C'est aussi un one-woman-show. Tout s'y mêle et s'y emmêle à dessein, avec, dans le spectacle, différents champs artistiques qui se rejoignent sur scène tels que la musique, le théâtre, la chanson, la comédie et l'humour.       <br />
              <br />
       Olivier Py nous emmène à la découverte de l'un des caractères théâtraux de sa pièce &quot;La nuit au cirque&quot; (1992), Miss Knife, dans son tour de chant célébrant, entre autres, la théâtralité, les amours, le désespoir, les cafés parisiens du Vᵉ arrondissement de Paris, les rêves, la mort et les tourments. La poésie tisse les chansons accompagnées au piano et, parfois, au chant, par Antoni Sykopoulos. Olivier Py en est le parolier et a signé la musique pour la plupart d'entre elles.       <br />
              <br />
       Notre chanteuse incarne ses souffrances, ses espoirs, ses malheurs et ses désillusions dans, entre autres, &quot;Tango du suicide&quot;. Les compositions sont aussi à son image quand elle chante &quot;Mes amours défuntes&quot;, &quot;Le rôle est trop court&quot; ou &quot;J'ai trop joué mon personnage&quot;. De cet écho, elle semble avoir vécu mille vies. C'est théâtral, car elle l'est elle-même. Qui donc est-ce ? Nous la découvrons avec quelques histoires, traits d'esprit, drôleries et un rapport au public franc, direct et un tantinet provocateur. C'est une femme venue, peut-être, d'un rivage masculin, une transgenre, un troisième sexe où la gouaille outrepasse le genre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84188869-60151694.jpg?v=1731430096" alt=""Miss Knife" La vie en musique et en chansons !" title=""Miss Knife" La vie en musique et en chansons !" />
     </div>
     <div>
      Chaque chanson est un morceau d'elle-même et de sa vie. Elle est un personnage au-delà du réel, côtoyant des personnalités réelles sur un espace-temps qui s'étend sur plusieurs générations. Celui-là mélange imaginaire et réalité, fable et vérité, affabulation et truculence, où Maria Callas fait une incursion dans sa narration quand l'auteur de ses jours, Olivier Py, en fait de même.       <br />
              <br />
       L'auteur devient ainsi un personnage par un caractère qu'il a lui-même créé et qu'il incarne sur scène. C'est dans cet enchevêtrement de figures interposées où le jeu et la sincérité se disputent que Miss Knife dévoile sa profondeur. Puits sans fond où le seau peut être jeté de n'importe quelle hauteur, il en revient toujours une eau dans laquelle le spectateur peut en savourer la fraîcheur qu'il souhaite, toujours réelle, car fruit de l'imagination d'Olivier Py et de l'affabulation de sa créature.       <br />
              <br />
       Maquillée, costumée, elle est devant nous, mais est-ce elle, l'auteur qui l'incarne ou les deux à la fois ? La frontière est réellement ténue entre la création et la réalité. Elle porte avec elle cette double épaisseur de présences physique et imaginaire. C'est une ligne de crête où le masque tombe quand elle retire sa perruque. Les propos qu'elle tient semblent arrachés à son naturel quand ce qu'elle chante est le fruit d'une création. L'un est le reflet de l'autre, comme des états d'âme étalés où les chansons sont toujours accompagnées d'une humeur, d'un propos, d'une histoire et d'une gouaille.       <br />
              <br />
       L'humour est très présent. Miss Knife est mordante. Son attitude est rebelle et insolente face aux conventions sociales, le tout auréolé de traits d'esprit durant le concert. Côté costume, elle est habillée d'un bustier noir, dont elle joue avec beaucoup de gourmandise, prenant aussi la pose, par ironie et amusement. Elle réapparaît ensuite avec une fourrure rouge.       <br />
              <br />
       La présence scénique et vocale d'Olivier Py est à saluer. C'est un visage à la Janus qu'il nous montre, dramaturge et incarnant le propre caractère qu'il a créé. Il oscille par clin d'œil interposé entre l'un et l'autre, maquillant ainsi la réalité en la détournant de son cours pour donner une vérité à la fois de fable et réelle à &quot;Miss Knife&quot;. Dans cet entre-deux, l'un se marie à l'autre et fait faire, ironiquement, un baiser de Judas quand elle interpelle avec humour son créateur comme faisant partie de son univers social et artistique, telle une caution de sa réalité dans la fable qu'elle nous raconte. Et en faisant aussi, du même coup, de celle-là, une fabulation.       <br />
              <br />
       En plus des talents de metteur en scène, comédien, poète, écrivain, dramaturge d'Olivier Py, c'est aussi le compositeur et le chanteur que nous découvrons avec délice dans un véritable tour de force où il redonne naissance à une protagoniste de jeunesse, qui semble de toutes les époques car &quot;démodée avant même d'avoir commencé !&quot;.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Miss Knife"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84188869-60151746.jpg?v=1731430128" alt=""Miss Knife" La vie en musique et en chansons !" title=""Miss Knife" La vie en musique et en chansons !" />
     </div>
     <div>
      Chant : Olivier Py, Antoni Sykopoulos.       <br />
       Piano : Antoni Sykopoulos.       <br />
       Costumes : Pierre-André Weitz.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 12 novembre 2024.</span>       <br />
       Mardi, jeudi, vendredi et samedi à 20 h, dimanche à 18 h.       <br />
       Théâtre du Châtelet, Grand Foyer, Paris 1er, 01 40 28 28 40.       <br />
       <a class="link" href="https://www.chatelet.com/" target="_blank">&gt;&gt; chatelet.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Auster Loo Collective"… Un délice musical d'Ici et d'Ailleurs !</title>
   <updated>2024-10-07T17:17:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Auster-Loo-Collective-Un-delice-musical-d-Ici-et-d-Ailleurs-_a4055.html</id>
   <category term="CédéDévédé" />
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   <published>2024-10-04T09:49:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ils viennent de Belgique et pourtant le spectre musical qui se dégage de ce collectif est issu des quatre coins du monde. De l'Asie, de l'Afrique et de l'Europe, c'est un métissage d'influences qui donne à leur musique une marque très particulière où se dégage de belles compositions originales.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83259525-59639753.jpg?v=1728029612" alt=""Auster Loo Collective"… Un délice musical d'Ici et d'Ailleurs !" title=""Auster Loo Collective"… Un délice musical d'Ici et d'Ailleurs !" />
     </div>
     <div>
      L'album éponyme d'Auster Loo Collective est d'une grande richesse musicale. Nous sommes à la rencontre de différents horizons culturels. Leur sonorité traverse différentes rives géographiques venues d'Asie, d'Afrique et d'Europe sans qu'aucune ne prenne le lead, le tout restant dans des harmonies et un mariage heureux.       <br />
              <br />
       Nous sommes dans une mer musicale avec ses ondées, ses écumes, ses risées et ses vents incarnant pour chacun d'eux un tempo venu d'un ailleurs iranien, ivoirien, japonais, mexicain quand il n'est pas occidental. C'est la marque et l'originalité d'Auster Loo Collective qui est au carrefour non pas d'une mais de multiples influences, autant traditionnelles que modernes. Ce qui donne un mariage musical baigné dans un spectre artistique où les voix glissent dans des sonorités très veloutées.       <br />
              <br />
       Auster Loo Collective a été créé en 2023 et c'est à l'origine un duo composé de Simon Leleux, spécialiste des percussions à doigts (doholla, bendir) et de Lydie Thonnard (flûtes, voix). Ils ont regroupé, autour d'eux, Shahab Azinmehr (setar et chant), Bao sissoko (kora et chant), Aki Sato (koto, shamisen et chant), Vincent Noiret (contrebasse), Celestin Massot (piano) et Osvaldo Hernandez (percussions et chant).       <br />
              <br />
       Ce qui interpelle est ce mélange de notes et d'accords aussi mélodieux que cadencé. L'écoute en est aisée avec des compositions musicales exigeantes telles que &quot;Kali&quot; où Lydie Thonnard invente un langage avec son phrasé guttural et frôlant le scat. Cette chanson débute doucement, puis le rythme s'intensifie avec des vagues musicales qui se recoupent les unes aux autres, avec d'un côté les instruments à cordes, quand ce sont ensuite les percussions qui prennent le relais. Ou à l'inverse, celles-là accompagnent celles-ci quand un violon mène le bal.       <br />
              <br />
       Aussi, dans une même composition, la ligne mélodique évolue dans un tempo musical très varié. Cela débute parfois par des graines de notes et d'accords, comme pour &quot;Jeegee&quot; où le violon fait irruption en soutien à une voix douce appuyée par la guitare en lead.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83259525-59639770.jpg?v=1728029665" alt=""Auster Loo Collective"… Un délice musical d'Ici et d'Ailleurs !" title=""Auster Loo Collective"… Un délice musical d'Ici et d'Ailleurs !" />
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     <div>
      Dans &quot;Aruna&quot;, c'est un beau mariage entre instruments à cordes, à vents et de percussions avec le piano en base mélodique. Dans &quot;Mueo&quot;, la guitare devient protéiforme aux accents pop, classique, voire quelque peu flamenco en appui, entre autres, du chant de Shahab Azinmehr et de la flûte de Lydie Thonnard.       <br />
              <br />
       Les sonorités sont aussi étonnantes par leur variété que par leur homogénéité. Musicalement, l'ensemble est autant disruptif qu'harmonieux. Le tempo est souvent intime, avec une voix douce qui l'accompagne. Cela s'accélère avec les percussions, le koto et le shamisen pris en relais par la flûte de Lydie Thonnard. Ainsi, les compositions de Simon Leleux sont un savant et subtil mélange de sonorités graves et aiguës où les instruments à vents et à cordes semblent jouer du frein et de l'accélérateur pour créer de belles ruptures rythmiques.       <br />
              <br />
       Le traditionnel japonais &quot;Yashijo jishi&quot; démarre par un chant grave enveloppé de Shahab Azinmehr et finit accompagné par une percussion note à note quand, plus loin, &quot;Myo&quot; est dans un rythme crescendo soutenu toujours par ce mariage d'instruments à cordes et à vent avec un piano en lead accompagné par les flûtes, le chant s'immisçant en fond sonore, le tout faisant un joli feu d'artifice musical.       <br />
              <br />
       L'album finit par &quot;Senna&quot; avec une voix douce, presque murmurante. Puis, elle devient plus appuyée, comme un chant de ralliement auquel une flûte donne un écho quasiment solaire, comme celui de l'éveil de mère Nature ou d'un recueillement. Puis cela bascule sur un autre rythme, dépouillé, uniquement accompagné de percussions, pour reprendre de façon beaucoup plus rapide.       <br />
              <br />
       L'album est très riche et est un vrai délice musical qui nous amène dans différentes contrées où l'Ailleurs a élu domicile dans l'Ici, et ce, où que soit l'auditeur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83259525-59639774.jpg?v=1728029699" alt=""Auster Loo Collective"… Un délice musical d'Ici et d'Ailleurs !" title=""Auster Loo Collective"… Un délice musical d'Ici et d'Ailleurs !" />
     </div>
     <div>
      <b>● &quot;Auster Loo Collective&quot;</b>       <br />
       Label : Igloo Records.       <br />
       Distribution : Socadisc.       <br />
       Sortie : mars 2024.       <br />
       Album enregistré au Jet Studio à Bruxelles.       <br />
              <br />
       Simon Leleux : percussions et composition,        <br />
       Lydie Thonnard : flûtes et chant,       <br />
       Shahab Azinmehr : setar et chant,        <br />
       Bao Sissoko : kora et chant,        <br />
       Aki Sato : koto, shamisen et chant,        <br />
       Vincent Noiret : contrebasse,        <br />
       Célestin Massot : piano,        <br />
       Osvaldo Hernandez : percussions et chant.        <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       14 février 25 : Ferme du Bièreau, Louvain-la-neuve (Belgique).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Auster-Loo-Collective-Un-delice-musical-d-Ici-et-d-Ailleurs-_a4055.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Ögbelerim – Music for my ancestors"… Blues ancestral de Mongolie des plus modernes !</title>
   <updated>2024-03-25T18:30:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Ogbelerim-Music-for-my-ancestors-Blues-ancestral-de-Mongolie-des-plus-modernes-_a3780.html</id>
   <category term="CédéDévédé" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/77377901-56249536.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-12-15T15:49:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour sa première création, Batsükh Dorj, en collaboration avec le musicien ethnomusicologue français Johanni Curtet, sort un album où le voyage artistique se déroule sur les terres de la république de Touva, à la frontière de la Mongolie. C'est une très belle découverte d'une riche culture où le khöömei, l'un des six chants mongols, accompagné d'instruments typiques de cette région du monde, tels le tsuur et l'igil, plongent les compositions de l'artiste au sein de sa lignée ancestrale, de la nature et du surnaturel.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77377901-56249536.jpg?v=1702739850" alt=""Ögbelerim – Music for my ancestors"… Blues ancestral de Mongolie des plus modernes !" title=""Ögbelerim – Music for my ancestors"… Blues ancestral de Mongolie des plus modernes !" />
     </div>
     <div>
      C'est dans un coin reculé de Mongolie, à Tsengel, pays aux vastes terres d'étendues arides que naît en 1990 Batsükh Dorj. En octobre 2023, il sort un magnifique LP aux sonorités blues avec en toile de fond trois traditionnels accompagnés d'une grande majorité de créations de son cru. De qualité musicale indéniable, il nous fait découvrir la culture de la République de Touva. Les Touvains sont un peuple turcophone situé en Sibérie dans la fédération de Russie, à la frontière de la Mongolie. Ils sont un peu plus de 300 000 habitants.       <br />
              <br />
       C'est d'abord une voix, celle de Batsükh Dorj chantant en khöömei, l'un des six chants diphoniques typiques de Mongolie qui donne à l'album sa couleur et son atmosphère. On le découvre dans &quot;Ogbelerim&quot; (My Ancestors/Mes ancêtres) où cela débute avec des cordes, qui semblent grincer par jalon, accompagnées d'une guitare et la voix gutturale de Batsükh Dorj. Celle-ci est à la fois haut perchée et de tonalité basse et forte. Venant de la gorge, comme si elle était pressée, elle produit une harmonie composée de différents types vocaux dont celui très caractéristique d'un bourdon. Sa voix est souvent en écho à une musique mêlant, selon les compositions, le tsuur (type de flûte), la guimbarde (idiophone), le igil (sorte de vielle), le khomus (sorte de guimbarde), le doshpuluur (instrument à cordes), les sabots de cheval attinduyou et le sifflet nasal khai.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77377901-56249542.jpg?v=1702739895" alt=""Ögbelerim – Music for my ancestors"… Blues ancestral de Mongolie des plus modernes !" title=""Ögbelerim – Music for my ancestors"… Blues ancestral de Mongolie des plus modernes !" />
     </div>
     <div>
      Cet album est aussi, et surtout, dû à une rencontre entre notre artiste et Johanni Curtet, un musicien ethnomusicologue français, qui a permis d'accoucher de compositions aux sonorités très riches. Aux accents blues, mélodiques, souvent avec ses instruments à cordes et quelques fois baroques avec ceux à vent, les chants incarnent parfois la Nature comme pour &quot;Anchin irii&quot; (un chasseur) où il y a cette impression très forte d'être à cheval grâce à l'utilisation de sabots attinduyou en entendant en parallèle le pépiement des oiseaux avec les instruments à cordes. Le vent est incarné par la flûte Tsuur, typique de Mongolie, dans &quot;Bainak&quot; qui nous fait entendre le souffle froid de Sibérie. La guimbarde est aussi utilisée dans &quot;Khomus&quot; pour effectuer l'appel aux chamans.       <br />
              <br />
       Les créations de Batsükh Dorj font étonnamment écho aux compositions traditionnelles. Nulle démarcation artistique ne semble faite entre les deux, comme signature de la continuité d'une même culture traversant les siècles. Musicalement, des accents blues de l'Altaï marquent chaque chanson, ancrée à la terre, à la Nature, à la surnature et aux ancêtres. Tout porte le poids de l'héritage culturel, social et familial.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77377901-56249549.jpg?v=1702739930" alt=""Ögbelerim – Music for my ancestors"… Blues ancestral de Mongolie des plus modernes !" title=""Ögbelerim – Music for my ancestors"… Blues ancestral de Mongolie des plus modernes !" />
     </div>
     <div>
      Les mélodies s'égrènent, portées par des accords qui semblent traverser les saisons et les époques. Dans cette odyssée spatio-temporelle, les notes à la tonalité parfois aiguë apportent une autre fraîcheur aux mélodies au souffle sombre ou presque triste selon les chansons. Celles-là s'inscrivent dans un rythme dans lequel les instruments à cordes, comme l'igil, apportent aussi une touche à l'allure reposante et quasiment joyeuse. Les cordes peuvent démarrer et attaquer un lead quand, plus loin, elles peuvent être en appui et glisser sur les paroles. Les traditionnels Kaldak-Khamar, Kongurei et Jin Söörtügjüler paraissent modernes, car Batsükh Dorj y apporte une sonorité presque folk avec des cordes qui font la ligne mélodique.       <br />
              <br />
       C'est un album très riche musicalement où, au-delà de la découverte d'une sonorité et du Khöömei, on découvre le souffle d'une culture dans laquelle la qualité vocale et créative va au-delà de la curiosité, mais d'un besoin de réécouter à de multiples reprises un disque qui vaut sans doute à son compositeur des sillons d'or si les radios en faisaient écho.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77377901-56249555.jpg?v=1702739965" alt=""Ögbelerim – Music for my ancestors"… Blues ancestral de Mongolie des plus modernes !" title=""Ögbelerim – Music for my ancestors"… Blues ancestral de Mongolie des plus modernes !" />
     </div>
     <div>
      <b>● Batsükh Dorj &quot;Ögbelerim - Music for my Ancestors&quot;.</b>       <br />
       Label : Buda Musique.       <br />
       Distribution : Socadisc.       <br />
       Sortie : 20 octobre 2023.       <br />
              <br />
       Batsükh Dorj : chant, khöömei, kargyraa, sygyt, vièle igil, luth doshpuluur, flûte shoor, guimbarde khomus, sabots attinduyou, sifllet nasal khai.       <br />
       Johanni Curtet : chant, kharkhiraa, isgeree khöömii, guitare, luth doshpuluur, guimbarde dan moi.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       13 mars 2024 : Festival Eurofonik, nocturne au Château des ducs de Bretagne*, Nantes (44).       <br />
       22 mars 2024 : La Péniche Spectacle, Rennes (35).       <br />
       20 et 21 avril 2024 : Naadam, Château des ducs de Bretagne*, Nantes (44).        <br />
       23 au 28 avril 2024 : masterclasse, Institut International des Musiques du Monde (IIMM), Aubagne (13).       <br />
       7 mai 2024 : masterclasse, CFMI, Université Rennes 2, Rennes (35).       <br />
              <br />
       * Dans le cadre de l'exposition &quot;Gengis Khan. Comment les Mongols ont changé le monde&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Ogbelerim-Music-for-my-ancestors-Blues-ancestral-de-Mongolie-des-plus-modernes-_a3780.html" />
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  <entry>
   <title>"Chants de l'aube et du soir", la belle harmonie</title>
   <updated>2021-04-13T08:07:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Chants-de-l-aube-et-du-soir--la-belle-harmonie_a2918.html</id>
   <category term="CédéDévédé" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/55444011-41502543.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-04-12T17:50:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Cyril Achard et Melody Louledjian ont superbement œuvré ensemble, lui à la guitare et à la composition, elle au chant pour ce CD. Le résultat est là, poétique et délicat. Ces "Chants de l'aube et du soir" se dégustent finement, sur des textes de Fabrice Hadjadj.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/55444011-41502367.jpg?v=1618244684" alt=""Chants de l'aube et du soir", la belle harmonie" title=""Chants de l'aube et du soir", la belle harmonie" />
     </div>
     <div>
      C'est la belle couverture du CD qui d'abord interpelle, qui donne une envie folle. Et ce titre aussi, qui réveille l'imaginaire. Ce sont de surcroît les personnalités des deux artistes qui intéressent. À l'écoute de leur enregistrement sorti en mars 2021, c'est l'originalité du résultat d'un beau projet qui séduit. Lui, Cyril Achard, est un guitariste et compositeur aixois, dont le premier album &quot;Confusion&quot; est sorti en 1997. Son territoire et ses influences ont toujours été très larges : le jazz, le flamenco, la pop, la musique classique et, depuis quelque temps, ancienne. Depuis 2002, son travail est réservé à la guitare sèche (avec cordes en nylon), sur laquelle il compose des pièces qu'il interprète &quot;aux doigts&quot; uniquement, donc sans plectre.       <br />
              <br />
       Melody Louledjian est cette jeune soprano française d'origine arménienne, déjà reconnue et appelée tant dans les répertoire classiques et contemporains - elle a autant été une mutine Ciboulette à l'Opéra Comique qu'une Carmen applaudie dans &quot;Le Balcon&quot; de Peter Eötvös au Grand Théâtre de Bordeaux (à ses débuts), qu'une chanteuse désormais indispensable par exemple dans &quot;Les Quatre chants pour franchir le seuil&quot; de Gérard Grisey. Mais son propre territoire artistique s'étend bien au-delà de ces déjà larges frontières. Sous le nom de Melody Lou, elle a interprété au CD des chansons française des années trente en s'accompagnant de son accordéon, en compagnie d'un quartet jazz. Bref leur parcours éclectique destinait ces deux-là à se rencontrer et à travailler ensemble.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/55444011-41502537.jpg?v=1618244715" alt=""Chants de l'aube et du soir", la belle harmonie" title=""Chants de l'aube et du soir", la belle harmonie" />
     </div>
     <div>
      Sur les textes de Fabrice Hadjadj, complice de Cyril Achard depuis 2016, les artistes donnent à entendre neuf compositions originales dont la référence se situerait du côté de la mélodie française, celles de Debussy, Ravel et Fauré. Mais pas seulement, car certains morceaux tels que &quot;Les Oiseaux&quot; s'enrichissent de sections plus libres et improvisées. Alors que la guitare n'est jamais traitée comme une simple accompagnatrice mais toujours comme un membre à part entière d'un duo lyrique, l'interprétation de la Soprano donne, quant à elle, une pureté lumineuse à ces évocations. À la fois énigmatiques et poétiques, ces chants nous parlent du cheminement étrange voire inquiétant d'une héroïne amoureuse et mal aimée en retour. Car ces neuf chants peuvent autant se déguster comme des pièces indépendantes, qu'on peut imaginer en retrouver le secret lien qui les relierait.       <br />
              <br />
       Au jeu magnifique de Cyril Achard se marie superbement ce chant (non opératique et c'est bien vu, la formation baroque et contemporaine de la chanteuse étant une bonne école). Les couleurs délicates de la voix très souple de Melody Louledjian s'harmonisent parfaitement avec celles des compositions de Cyril Achard. La Chanteuse orne avec une constante intelligence musicale les mots et les phrases, sur lesquels les accords de la guitare jouent, parfois méditatifs, parfois à la façon d'éclats dansants. Un très beau travail, des plus singuliers.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/55444011-41502543.jpg?v=1618244756" alt=""Chants de l'aube et du soir", la belle harmonie" title=""Chants de l'aube et du soir", la belle harmonie" />
     </div>
     <div>
      <b>● &quot;Chants de l'aube et du soir&quot;.</b>       <br />
       Melody Louledjian, chant.       <br />
       Cyril Achard, guitare, composition.       <br />
       Label : Klarthe.       <br />
       Distribution : [Pias].       <br />
       Sortie : mars 2021.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Chants-de-l-aube-et-du-soir--la-belle-harmonie_a2918.html" />
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