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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-08T01:44:55+02:00</updated>
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   <title>"Pour le meilleur et pour le dire"… Remettre la parole au centre de la relation amoureuse</title>
   <updated>2019-01-11T09:26:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Pour-le-meilleur-et-pour-le-dire-Remettre-la-parole-au-centre-de-la-relation-amoureuse_a2318.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2019-01-11T09:12:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ça aurait pu être du théâtre de boulevard… mais une écriture nerveuse à l'humour décalé, des dialogues pleins de vivacité et bien rythmés, des jeux de mots parfois hasardeux mais toujours inattendus, une mise en scène construite sur un enchaînement vif et dynamique de courtes séquences et une distribution enthousiaste et énergique en ont décidé autrement. "Pour le meilleur et pour le dire" est la bonne surprise de cette rentrée.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29648460-28608160.jpg?v=1547195938" alt=""Pour le meilleur et pour le dire"… Remettre la parole au centre de la relation amoureuse" title=""Pour le meilleur et pour le dire"… Remettre la parole au centre de la relation amoureuse" />
     </div>
     <div>
      Enchaînements de quiproquos, de non-dits, de situations plus ou moins cocasses structurent assez rapidement une pièce vaudevillesque où l'amour est l'enjeu premier et l'art de la communication le deuxième. Avec, pour final, une joyeuse exception à la règle édictée par les Rita Mitsouko : &quot;les histoires d'amour finissent mal… en général&quot;.       <br />
              <br />
       Histoire de couple, de passion amoureuse, de désir d'enfant… Lui, Julien (Roger Contebardo), éditeur, plus qu'hésitant quant à un engagement sérieux, vulnérable et maître ès sciences des non-dits, ayant encore une séparation non complètement digérée sur l'estomac mais fou amoureux de la gentille et très affective Audrey (Céline Perra), qui, elle, est dotée d'une hypersensibilité joliment développée, illustratrice de livres pour enfants, sous l'emprise d'une horloge biologique à l'urgence insistante… impressionnable, ressentant chaque émotion, chaque contradiction, chaque contrariété dans une dramatisation émotive et exagérée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29648460-28608161.jpg?v=1547195967" alt=""Pour le meilleur et pour le dire"… Remettre la parole au centre de la relation amoureuse" title=""Pour le meilleur et pour le dire"… Remettre la parole au centre de la relation amoureuse" />
     </div>
     <div>
      Voici le fil principal de la pièce quasiment posé, si ce n'est qu'il se voit agrémenté, pour le plaisir voyeur et jovial du spectateur, d'une partition psychanalytique un brin déjanté jouée par la virevoltante et spirituel Tessa Volkine (Mona) ; et d'actions délibérées ou involontaires de l'entourage composé de Coralie, la meilleure amie - pétillante et espiègle Caroline Brésard - et de Sacha, le fils de la psy (Édouard Giard, très juste en jeune adulte en quête d'une &quot;vraie première histoire d'amour&quot;).       <br />
              <br />
       Et cerise sur le gâteau, tous ont en commun, sans le savoir, les consultations chez la même psy, Mona, qui use, dans sa thérapie peu orthodoxe, d'une forme verbale ludique, jonglage virtuose de vocables décomposés/recomposés, jouant de mots à double sens ou analysant le double sens des mots émis volontairement ou par lapsus par le patient.       <br />
              <br />
       La mise en scène imprime immédiatement une cadence rapide à la succession des scènes construites soit sur l'émotion, le sentiment amoureux, la découverte de l'autre, soit sur le rire et la rythmique échevelée de mécanismes théâtraux propres au boulevard ici fort astucieusement utilisés. Les dialogues sont dopés à la vitamine C et l'ensemble des comédiens y va de son énergie pour amplifier une orchestration enjouée et pleine de vivacité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29648460-28608162.jpg?v=1547195996" alt=""Pour le meilleur et pour le dire"… Remettre la parole au centre de la relation amoureuse" title=""Pour le meilleur et pour le dire"… Remettre la parole au centre de la relation amoureuse" />
     </div>
     <div>
      Au final, tous essayent de démêler cet imbroglio sentimental, fait de méli-mélo à démêler, de malentendus à éclaircir et d'incommunicabilité aiguë à dissoudre. Sachant que toute règle a ses exceptions (attention spoiler !), l'histoire d'amour, ici, se finit bien… en général !       <br />
              <br />
       Exposition du catalogue des non-dits, de la grande braderie des intentions manquées, des déclarations étouffées dans l'œuf, des silences parlants, des vérités cachées, des lapsus révélateurs, &quot;Pour le meilleur et pour le dire&quot; remet la parole et la communication au centre de tout, nous offrant un intelligent ballet des sentiments à fleur de peau, des émotions évocatrices de la difficulté de communiquer, de la manière d'être ensemble, d'être soi-même, de dire et de se dévoiler à l'autre.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Nota : la pièce est dédiée à Elsa Cayat, la psy de Charlie Hebdo, victime de l’attentat de janvier 2015 et qui se trouvait être la psychanalyste de David Basant. La pièce lui rend hommage à travers le personnage de Mona, qui en est librement inspiré.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Pour le meilleur et pour le dire"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29648460-28608163.jpg?v=1536663611" alt=""Pour le meilleur et pour le dire"… Remettre la parole au centre de la relation amoureuse" title=""Pour le meilleur et pour le dire"… Remettre la parole au centre de la relation amoureuse" />
     </div>
     <div>
      Texte : David Basant et Mélanie Reumaux.       <br />
       Mise en scène : David Basant.       <br />
       Assistante mise en scène : Clara Leduc.       <br />
       Avec : Caroline Brésard, Roger Contebardo, Édouard Giard, Céline Perra, Tessa Volkine.       <br />
       Musique : David Basant et Bruno Souverbie.       <br />
       Scénographe : Alain Lagarde.       <br />
       Lumières : Pierre Peyronnet.       <br />
       Durée : 1 h 20.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 17 janvier au 24 février 2019.</span>       <br />
       Jeudi, vendredi, samedi à 21 h et dimanches à 17 h.       <br />
       Manufacture des Abbesses, Paris 18e, 01 42 33 42 03.       <br />
       <a class="link" href="http://www.manufacturedesabbesses.com/" target="_blank">&gt;&gt; manufacturedesabbesses.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29648460-28608164.jpg?v=1536663602" alt=""Pour le meilleur et pour le dire"… Remettre la parole au centre de la relation amoureuse" title=""Pour le meilleur et pour le dire"… Remettre la parole au centre de la relation amoureuse" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>"Pour le meilleur et pour le dire"… Dissoudre les non-dits pour remettre la parole au centre de la relation amoureuse</title>
   <updated>2018-09-11T13:55:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Pour-le-meilleur-et-pour-le-dire-Dissoudre-les-non-dits-pour-remettre-la-parole-au-centre-de-la-relation-amoureuse_a2233.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/25383588-26688043.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-09-11T12:31:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ça aurait pu être du théâtre de boulevard… mais une écriture nerveuse à l'humour décalé, des dialogues pleins de vivacité et bien rythmés, des jeux de mots parfois hasardeux mais toujours inattendus, une mise en scène construite sur un enchaînement vif et dynamique de courtes séquences et une distribution enthousiaste et énergique en ont décidé autrement. "Pour le meilleur et pour le dire" est la première bonne surprise de la rentrée.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25383588-26688043.jpg?v=1536663253" alt=""Pour le meilleur et pour le dire"… Dissoudre les non-dits pour remettre la parole au centre de la relation amoureuse" title=""Pour le meilleur et pour le dire"… Dissoudre les non-dits pour remettre la parole au centre de la relation amoureuse" />
     </div>
     <div>
      Enchaînements de quiproquos, de non-dits, de situations plus ou moins cocasses structurent assez rapidement une pièce vaudevillesque où l'amour est l'enjeu premier et l'art de la communication le deuxième. Avec, pour final, une joyeuse exception à la règle édictée par les Rita Mitsouko : &quot;les histoires d'amour finissent mal… en général&quot;.       <br />
              <br />
       Histoire de couple, de passion amoureuse, de désir d'enfant… Lui, Julien (Roger Contebardo), éditeur, plus qu'hésitant quant à un engagement sérieux, vulnérable et maître ès sciences des non-dits, ayant encore une séparation non complètement digérée sur l'estomac mais fou amoureux de la gentille et très affective Audrey (Céline Perra), qui, elle, est dotée d'une hypersensibilité joliment développée, illustratrice de livres pour enfants, sous l'emprise d'une horloge biologique à l'urgence insistante… impressionnable, ressentant chaque émotion, chaque contradiction, chaque contrariété dans une dramatisation émotive et exagérée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25383588-26688077.jpg?v=1536663276" alt=""Pour le meilleur et pour le dire"… Dissoudre les non-dits pour remettre la parole au centre de la relation amoureuse" title=""Pour le meilleur et pour le dire"… Dissoudre les non-dits pour remettre la parole au centre de la relation amoureuse" />
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     <div>
      Voici le fil principal de la pièce quasiment posé, si ce n'est qu'il se voit agrémenté, pour le plaisir voyeur et jovial du spectateur, d'une partition psychanalytique un brin déjanté jouée par la virevoltante et spirituel Tessa Volkine (Mona) ; et d'actions délibérées ou involontaires de l'entourage composé de Coralie, la meilleure amie - pétillante et espiègle Caroline Brésard - et de Sacha, le fils de la psy (Édouard Giard, très juste en jeune adulte en quête d'une &quot;vraie première histoire d'amour&quot;).       <br />
              <br />
       Et cerise sur le gâteau, tous ont en commun, sans le savoir, les consultations chez la même psy, Mona, qui use, dans sa thérapie peu orthodoxe, d'une forme verbale ludique, jonglage virtuose de vocables décomposés/recomposés, jouant de mots à double sens ou analysant le double sens des mots émis volontairement ou par lapsus par le patient.       <br />
              <br />
       La mise en scène imprime immédiatement une cadence rapide à la succession des scènes construites soit sur l'émotion, le sentiment amoureux, la découverte de l'autre, soit sur le rire et la rythmique échevelée de mécanismes théâtraux propres au boulevard ici fort astucieusement utilisés. Les dialogues sont dopés à la vitamine C et l'ensemble des comédiens y va de son énergie pour amplifier une orchestration enjouée et pleine de vivacité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25383588-26688084.jpg?v=1536663310" alt=""Pour le meilleur et pour le dire"… Dissoudre les non-dits pour remettre la parole au centre de la relation amoureuse" title=""Pour le meilleur et pour le dire"… Dissoudre les non-dits pour remettre la parole au centre de la relation amoureuse" />
     </div>
     <div>
      Au final, tous essayent de démêler cet imbroglio sentimental, fait de méli-mélo à démêler, de malentendus à éclaircir et d'incommunicabilité aiguë à dissoudre. Sachant que toute règle a ses exceptions (attention spoiler !), l'histoire d'amour, ici, se finit bien… en général !       <br />
              <br />
       Exposition du catalogue des non-dits, de la grande braderie des intentions manquées, des déclarations étouffées dans l'œuf, des silences parlants, des vérités cachées, des lapsus révélateurs, &quot;Pour le meilleur et pour le dire&quot; remet la parole et la communication au centre de tout, nous offrant un intelligent ballet des sentiments à fleur de peau, des émotions évocatrices de la difficulté de communiquer, de la manière d'être ensemble, d'être soi-même, de dire et de se dévoiler à l'autre.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Nota : la pièce est dédiée à Elsa Cayat, la psy de Charlie Hebdo, victime de l’attentat de janvier 2015 et qui se trouvait être la psychanalyste de David Basant. La pièce lui rend hommage à travers le personnage de Mona, qui en est librement inspiré.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Pour le meilleur et pour le dire"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25383588-26688154.jpg?v=1536663611" alt=""Pour le meilleur et pour le dire"… Dissoudre les non-dits pour remettre la parole au centre de la relation amoureuse" title=""Pour le meilleur et pour le dire"… Dissoudre les non-dits pour remettre la parole au centre de la relation amoureuse" />
     </div>
     <div>
      Texte : David Basant et Mélanie Reumaux.       <br />
       Mise en scène : David Basant.       <br />
       Assistante mise en scène : Clara Leduc.       <br />
       Avec : Caroline Brésard, Roger Contebardo, Édouard Giard, Céline Perra, Tessa Volkine.       <br />
       Musique : David Basant et Bruno Souverbie.       <br />
       Scénographe : Alain Lagarde.       <br />
       Lumières : Pierre Peyronnet.       <br />
       Durée : 1 h 20.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 27 août 2018 au 2 janvier 2019.</span>       <br />
       Lundi, mardi et mercredi ) 21 h, dimanche à 20 h, relâche les 23, 24 et 25 décembre.       <br />
       Manufacture des Abbesses, Paris 18e, 01 42 33 42 03.       <br />
       <a class="link" href="http://www.manufacturedesabbesses.com/" target="_blank">&gt;&gt; manufacturedesabbesses.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25383588-26688161.jpg?v=1536663602" alt=""Pour le meilleur et pour le dire"… Dissoudre les non-dits pour remettre la parole au centre de la relation amoureuse" title=""Pour le meilleur et pour le dire"… Dissoudre les non-dits pour remettre la parole au centre de la relation amoureuse" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
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   <title>•Avignon Off 2017• "Au bout du monde"… Quand les langues se délient… Pour aller au bout des mots</title>
   <updated>2017-07-27T15:50:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2017-Au-bout-du-monde-Quand-les-langues-se-delient-Pour-aller-au-bout-des-mots_a1883.html</id>
   <category term="Avignon 2017" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/16032162-21019909.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-07-25T10:30:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Une histoire naît… Comme un apprentissage, un parcours exploratoire, une initiation à la rencontre… Deux êtres se parlent, se murmurent, se chamaillent, se cabrent, s'éloignent, s'apprennent, se comprennent et s'enlacent… Comme un perturbateur, un stimulateur, un troisième jacasse. Aller au bout de la communication… Comme une utopie réalisée, une symbiose charnelle au-delà du langage…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16032162-21019909.jpg?v=1500971759" alt="•Avignon Off 2017• "Au bout du monde"… Quand les langues se délient… Pour aller au bout des mots" title="•Avignon Off 2017• "Au bout du monde"… Quand les langues se délient… Pour aller au bout des mots" />
     </div>
     <div>
      Sur scène, un bar, aux contours réalistes, et un poste factice avec vrai présentateur, éructant dans une forme quasi foraine des phrases à la vulgarité télévisuelle avérée, entre lancements de jeu d'une idiotie navrante et commentaires stériles de match de foot à l'imbécilité récurrente. Écran miroir d'une langue devenu mercantile et triviale qui, dans une manière d'opposition, valorise la poétique d'une autre aux visées séductrices dans l’arène bistrotière où s'affrontent les deux autres protagonistes dans l'espoir d'un éventuel avenir amoureux.       <br />
              <br />
       Dans ce futur imaginée, où justement l'essence du langage ne serait plus un obstacle pour des inconnus venant de mondes depuis longtemps séparés, même s'ils connurent la même genèse humaine mais dont les évolutions divergèrent, les uns étant pris par les savoirs et la connaissance, les autres par le travail et la survie, se crée une agrégation inattendue.       <br />
              <br />
       Deux univers, deux langues &quot;anciennes&quot;, l'intello du voyageur et la populo de la serveuse… Une troisième, celle d'aujourd'hui, vulgaire et médiocre, projetée, éjaculée par son organe reproducteur qu'est la télévision... télé-réalité caricaturale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16032162-21020002.jpg?v=1500971843" alt="•Avignon Off 2017• "Au bout du monde"… Quand les langues se délient… Pour aller au bout des mots" title="•Avignon Off 2017• "Au bout du monde"… Quand les langues se délient… Pour aller au bout des mots" />
     </div>
     <div>
      Mais eux ne sont déjà plus dans le réel, usant de mots… pour briser les frontières, celle de l'incommunicabilité sociale, celles tribales, familiales ou intimes. Déconstruisant leurs solitudes, ils édifient entre eux, petit à petit, un isthme amoureux… une nouvelle aventure à vivre entre rêve et réalité.       <br />
              <br />
       Et dans ce déferlement de phrases, d'intentions, d'émotions, d'attouchements, se jouent en transparence notre humanité d'aujourd'hui et ses incompréhensions, ses incapacités à la communication, à l'acceptation (à l'accueil) de l'autre. Dans une manière de démonstration sous-jacente, le langage et ses différents signes apparaissent ici comme un risque de prétexte à nos dénis, à nos replis sur soi… que finit par vaincre, dans une utopie théâtrale, l'amour !       <br />
              <br />
       Ayant accordé chacun leurs instruments intérieurs, Sterenn Guirriec, Daniel Mesguich et Alexis Consolato jouent la partition avec justesse, vivacité ; et savent parfois (pour le couple) exposer, avec une sensibilité maîtrisée, une densité émotionnelle subtilement pudique et tendue. Un satisfécit particulier à Daniel Mesguich qui, tant dans son interprétation que dans sa mise en scène, se met réellement, dans une belle intelligence avec le texte, au service de celui-ci.       <br />
              <br />
       In fine, sur une trame qui semble d'une évidente simplicité, la pièce offre au spectateur une réflexion sur nos dérives intellectuelles, nos excès de signifiants prenant le dessus sur nos ressentis émotionnels, nos tendances à d'inédits amphigourismes qui peuvent lentement pourrir nos cerveaux… À nous donc d'y prendre garde !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Au bout du monde"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16032162-21020022.jpg?v=1500971877" alt="•Avignon Off 2017• "Au bout du monde"… Quand les langues se délient… Pour aller au bout des mots" title="•Avignon Off 2017• "Au bout du monde"… Quand les langues se délient… Pour aller au bout des mots" />
     </div>
     <div>
      Texte : &quot;La Langue&quot;, Olivier Rolin.       <br />
       Mise en scène : Daniel Mesguich (avec l'aide de Caroline Marcadé).       <br />
       Avec : Sterenn Guirriec, Daniel Mesguich, Alexis Consolato.       <br />
       Costumes : Dominique Louis.       <br />
       Lumières et sons : Daniel Mesguich, assisté de Gaylord Janvier.       <br />
       Décors : Camille Ansquier.       <br />
       Régie : Florent Ferrier.       <br />
       Production Miroir et Métaphore.       <br />
       Durée 1 h 30.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16032162-21020037.jpg?v=1500971914" alt="•Avignon Off 2017• "Au bout du monde"… Quand les langues se délient… Pour aller au bout des mots" title="•Avignon Off 2017• "Au bout du monde"… Quand les langues se délient… Pour aller au bout des mots" />
     </div>
     <div>
      <b>•Avignon Off 2017•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 30 juillet 2017.</span>       <br />
       Tous les jours à 12 h 15 (relâche le lundi).        <br />
       Théâtre du Chêne Noir, Salle Léo Ferré,       <br />
       8 bis, rue Sainte-Catherine, Avignon.        <br />
       Réservations : 04 90 86 74 87.       <br />
       <a class="link" href="http://www.chenenoir.fr/" target="_blank">&gt;&gt; chenenoir.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2017-Au-bout-du-monde-Quand-les-langues-se-delient-Pour-aller-au-bout-des-mots_a1883.html" />
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   <title>Quand l'envers des maux donne l'envie des mots...</title>
   <updated>2014-03-22T15:38:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Quand-l-envers-des-maux-donne-l-envie-des-mots_a1085.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6449123-9725285.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-03-20T11:03:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il y a trois ans, nous découvrions la compagnie La Savaneskise à l'occasion de leur premier spectacle, une version audacieuse et rock'n roll des "Précieuses Ridicules" de Molière. Cette jeune troupe est de retour sur scène avec une émouvante et optimiste création sur les handicaps liés à la parole et, d'une manière générale, sur l'incommunicabilité... Un des maux du siècle.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6449123-9725285.jpg?v=1395396514" alt="Quand l'envers des maux donne l'envie des mots..." title="Quand l'envers des maux donne l'envie des mots..." />
     </div>
     <div>
      Quand les mots sont mis à mal faute de pouvoir lutter contre les maux quotidiens de l'incommunicabilité. Des handicaps que l'on maudit à la recherche des mots à dire, les êtres se confrontent à l'apprentissage de l'autre, de son existence (volonté d'exister) et à l'exploration des passerelles qu'offre le langage pour exprimer ce que l'on est, donc se reconnaître et s'accepter.       <br />
              <br />
       Ariane Brousse, comédienne révélée dans le premier spectacle de la compagnie, auteure de la pièce, signe ici une comédie moderne sur des sujets graves mais sans jamais tomber dans la fatalité/facilité ; et construite sur la trame du quotidien, sans effets spectaculaires mais avec une densité alimentée par des touches d'onirisme. &quot;L’Envers des maux&quot; est un monde où se confronte deux générations (mère/fille) face à des handicaps, cette lutte de tous les jours générant un soutien mutuel, une quasi dépendance que l'on pourrait imaginer favoriser les échanges mais finalement, au fil du temps, faussant voire annihilant toutes formes de communication.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6449123-9725286.jpg?v=1395396597" alt="Quand l'envers des maux donne l'envie des mots..." title="Quand l'envers des maux donne l'envie des mots..." />
     </div>
     <div>
      Entre la mère et la fille, la communication est comme un ciment qui les lie, les rendant dépendantes l'une de l'autre par le biais de leur handicap, bégaiement pour la mère, épilepsie et défaut de mémorisation des mots pour la fille. Mais la relation est très vite altérée par leur volonté différente, opposée, de remédier à leur &quot;problème&quot; privant celle-ci, dans une première partie de la pièce, d'évolution. La libération, ouverture à un nouveau monde &quot;guéri&quot;, passera inexorablement par la prise d'indépendance de l'une vis-à-vis de l'autre.       <br />
              <br />
       Jane, la mère, est caissière et muette au boulot... Atteinte de fort bégaiement, elle ne parle qu'avec sa fille, Clémentine. Celle-ci prend des cours de chant et rêve de coucher ses mots sur des mélodies ; et de se débarrasser de ses maux rythmés d'absences et de convulsions chroniques.       <br />
       Le jeune homme, François, son amoureux, est avocat/juriste. Il a une grande facilité d'élocution mais un phrasé ampoulé. Il est au chômage, sans doute pour cause d'utilisation abusive de propos professionnels mais stéréotypés. Il trouve du boulot à partir du moment où il se réapproprie ses propres mots, redevenant/retrouvant la définition de lui-même.       <br />
              <br />
       S'agissant ici d'une écriture d'espérance, c'est dans les actions de Clémentine que viendront les solutions : par le cadeau fait à sa mère de cours d'amélioration de l'élocution (on pense au &quot;Discours d'un roi&quot; de Tom Hooper) et par la volonté de construire un couple et d'avoir un enfant... Quand les maux s'effacent, les mots prennent vie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6449123-9725321.jpg?v=1395396845" alt="Quand l'envers des maux donne l'envie des mots..." title="Quand l'envers des maux donne l'envie des mots..." />
     </div>
     <div>
      La mise en scène de Pénélope Lucbert suit parfaitement le choix optimiste du texte d'Ariane Brousse. Sa composition scénique construite en deux espaces de jeu (renforçant l'identification des situations, des relations et leurs évolutions), avec la présence du titre &quot;L'Envers des maux&quot; en lettres de néon centré en fond de scène (dont le rythme de clignement des lettres rappelle les crises de la fille) à la luminosité soit dure soit douce, permet les fusions/effusions et les évitements. Elle sait créer un juste équilibre entre le langage et les images, laissant échapper une ou deux séquences décalées, caricaturées mais gérant toujours parfaitement la bascule entre réalité et onirisme.       <br />
              <br />
       Elle est aidée en cela par la musique d'Oscar Clark jouée en direct (cela semble devenir, pour notre plus grand plaisir, une marque de fabrique de la compagnie) et le jeu de très grande qualité de l'ensemble des comédiens. L’interprétation de Julie Ravix, dans le rôle de la mère, est remarquable, toute en justesse sur une palette mêlant la dureté, la fragilité, la honte, la gêne, allant jusqu'au rayonnement solaire dans les séquences rêvées. Elle donne une réelle intensité à un personnage plein de violence au début et découvrant la joie et le sourire au final.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6449123-9725323.jpg?v=1395396845" alt="Quand l'envers des maux donne l'envie des mots..." title="Quand l'envers des maux donne l'envie des mots..." />
     </div>
     <div>
      Une autre mention spéciale à Ariane Brousse, auteure mais toujours comédienne, qui nous prouve à nouveau son indéniable et unique talent... celui d'allier un jeu d'une incroyable juvénilité à une énergie maîtrisée d'une surprenante maturité. Passant d'un caractère d'adolescente enthousiaste et rêveuse à celui de femme volontaire en recherche de guérison et en désir d'enfant, elle joue une magnifique partition en notes d'émotions et de furtive vulnérabilité.       <br />
              <br />
       &quot;L’Envers des maux&quot; est une belle réussite basée sur une manière &quot;jeune&quot; et contemporaine de traiter certains de nos problèmes actuels. Mêlant intelligemment mots durs, mots doux, mots d'humour, l'histoire finit par se conjuguer en mode de fable et se clôt par une berceuse en forme &quot;d'un mot pour l'autre&quot;... Et les maux guéris donnent ainsi la vie aux mots du bonheur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L’Envers des maux"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6449123-9725324.jpg?v=1395396890" alt="Quand l'envers des maux donne l'envie des mots..." title="Quand l'envers des maux donne l'envie des mots..." />
     </div>
     <div>
      Texte : Ariane Brousse.       <br />
       Mise en scène : Pénélope Lucbert.       <br />
       Avec : Ariane Brousse (La Fille), Ivan Herbez (Le Jeune homme), Julie Ravix (La Mère), Jean-Claude Jay (Le Médecin), Édouard Michelon (Le Présentateur télé), Oskar Clark (piano, guitare, sons).       <br />
       Création musicale et musique live : Oscar Clark.       <br />
       Création son : Clément Roussillat.       <br />
       Création lumière : Dan Imbert.       <br />
       Scénographie : Sarah Bazennerye.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6449123-9725336.jpg?v=1395396948" alt="Quand l'envers des maux donne l'envie des mots..." title="Quand l'envers des maux donne l'envie des mots..." />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 5 février au 30 mars 2014.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h 30, dimanche à 17 h.       <br />
       Le Lucernaire, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lucernaire.fr/beta1/index.php" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Quand-l-envers-des-maux-donne-l-envie-des-mots_a1085.html" />
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