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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-19T12:20:53+02:00</updated>
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   <title>•Off 2025• "Au nom du père, du fils, et de Jackie Chan" Ne laissez pas les circonstances vous contrôler Changez les circonstances</title>
   <updated>2025-07-02T17:01:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Au-nom-du-pere-du-fils-et-de-Jackie-Chan-Ne-laissez-pas-les-circonstances-vous-controler-Changez-les_a4281.html</id>
   <category term="Avignon 2025" />
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   <published>2025-07-02T06:06:00+02:00</published>
   <author><name>Isabelle Lauriou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
N'est-ce pas là un bon présage que de porter comme nom de famille "Fortune" ? Un prénom de bon augure pour ce comédien qui se lance dans une nouvelle aventure. Celle d'un seul en scène où il vient raconter et se livrer pendant une heure et demie. Avant d'assister à ce qu'appelle sa très "smart" metteuse en scène – Anne-Sophie Liban – une mise en espace, j'ai d'abord entendu le texte lors du Festival d'Avignon.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89672235-63365654.jpg?v=1751437626" alt="•Off 2025• "Au nom du père, du fils, et de Jackie Chan" Ne laissez pas les circonstances vous contrôler Changez les circonstances" title="•Off 2025• "Au nom du père, du fils, et de Jackie Chan" Ne laissez pas les circonstances vous contrôler Changez les circonstances" />
     </div>
     <div>
      Un texte avec lequel Matthias Fortune vient nous conter son enfance et sa passion pour un héros qui porte le nom de Jackie Chan. De cette star de ciné, maîtrisant l'art martial, le kung-fu en particulier, il en connaît un rayon, Matthias, enfin, Arthur dans le spectacle. Un spectacle désormais bien vivant, mis en musique et en espace avec sobriété, tact et belle maîtrise des mouvements.       <br />
              <br />
       Arthur a grandi avec les films de Jackie Chan et dit même de lui : <span style="font-style:italic">&quot;qu'il lui a sauvé la vie&quot;.</span> Quelle vie ? Celle d'un petit garçon qui a grandi au milieu d'enfants pas tout à fait comme lui. Des filles et des garçons porteurs d'un handicap que ses parents ont accueilli des années dans une communauté appelée &quot;Le ruisseau tranquille&quot;. C'est beau. Pas uniquement le nom donné à cette association, mais aussi ce désir de venir en aide aux autres, ne pas regarder que son nombril…       <br />
              <br />
       Seulement, le point précis de ce solo, c'est mettre en avant les avantages de vivre dans une famille à la fois précieuse grâce à son engagement auprès de l'autre, mais aussi les inconvénients d'être un enfant, celui de deux parents qui, parfois, oublient le leur. Lui. Matthias. Petit. Matthias devenu Arthur pour le spectacle vivant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89672235-63365655.jpg?v=1751439028" alt="•Off 2025• "Au nom du père, du fils, et de Jackie Chan" Ne laissez pas les circonstances vous contrôler Changez les circonstances" title="•Off 2025• "Au nom du père, du fils, et de Jackie Chan" Ne laissez pas les circonstances vous contrôler Changez les circonstances" />
     </div>
     <div>
      Jackie Chan, c'est PaoPao devenu grand. C'est ce qu'Arthur vient raconter lors de ses séances de psy où, adulte, il atterrit pétri d'angoisses, d'émotions en pagaille, de mots qu'il n'a pas dit, de colères qu'il n'a pas assouvi. Les maux d'un enfant qui s'est trop souvent tu, face à ses parents. C'est si fréquent. En parlant de PaoPao, ce petit garçon élevé à la dure dans une école d'art martial où il restera des années avant d'en sortir haut et grand, il va se battre, combattre, perdre et gagner. Gagner son étoile de star de ciné ! Pour le petit Arthur, c'est un modèle et d'ailleurs lui aussi s'entraîne. Jackie Chan est son héros comme d'autres à son âge voulaient ressembler à Superman !       <br />
              <br />
       Matthias Fortune est un excellent comédien, il se glisse dans la peau de chacun des personnages – les parents, les pensionnaires de l'association, son héros, la psy – avec une certaine dextérité et, tel un Jackie Chan, il excelle en acrobatie et art martial. Il a bossé pour ce seul en scène, cela se voit. C'est là que son solo devient original. Il ne fait pas que raconter sa vie et ses soucis, son corps s'en mêle aussi et il assure sur scène de superbes chorégraphies.       <br />
              <br />
       Dans cette famille &quot;originale&quot; où la communication ne semblait pas être le plat principal, le comédien a su garder le meilleur pour rendre un hommage vibrant à ses parents. Cet ami précieux qu'aura été PaoPao lui a permis l'évasion, le rêve et la passion. Peu à peu, Arthur va se découvrir et quitter le nid pour vivre sa propre vie.       <br />
              <br />
       Quelle vie ! Matthias porte, en effet, un nom de bon présage, il suffit aujourd'hui de le voir exceller sur le plateau et donner au public la meilleure version de lui-même. Celle d'un homme, d'un compagnon, d'un père de famille et tout naturellement d'un comédien accompli !       <br />
       <b>◙ Isabelle Lauriou</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Titre : phrase de Jackie Chan.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Au nom du père, du fils, et de Jackie Chan"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89672235-63365657.jpg?v=1751439157" alt="•Off 2025• "Au nom du père, du fils, et de Jackie Chan" Ne laissez pas les circonstances vous contrôler Changez les circonstances" title="•Off 2025• "Au nom du père, du fils, et de Jackie Chan" Ne laissez pas les circonstances vous contrôler Changez les circonstances" />
     </div>
     <div>
      Texte : Matthias Fortune.       <br />
       Mise en scène et interprétation : Anne-Sophie Liban.       <br />
       Avec : Matthias Fortune.       <br />
       Chorégraphies combats : Maurice Chan.       <br />
       Chorégraphie danse : Andréa Bescond.       <br />
       Musique originale : Félix Carcone.       <br />
       Musicien et compositeur : Léo Grise.       <br />
       Création lumières : Luc Khiari.       <br />
       Par la Compagnie Le Homard Bleu.       <br />
       Tout public à partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 17 h 40. Relâche le dimanche.       <br />
       Théâtre Artéphile, 7 rue Bourg Neuf, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 32 70 14 02.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('contact@artephile.com')" >contact@artephile.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.artephile.com/" target="_blank">>> artephile.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Ici sont les dragons" Une odyssée révolutionnaire, épique et historique !</title>
   <updated>2025-01-06T18:13:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Ici-sont-les-dragons-Une-odyssee-revolutionnaire-epique-et-historique-_a4117.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/85343620-60835586.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-01-06T06:35:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans une grande épopée dont Ariane Mnouchkine a prévu plusieurs époques, le théâtre du Soleil nous plonge, pour la première époque, dans la Révolution russe. La mise en scène est au plus proche des faits réels de celle-ci, en utilisant les langues anglaise, ukrainienne et russe pour être au diapason des figures célèbres qui y ont pris part, en la combattant ou en la menant.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85343620-60835586.jpg?v=1736107219" alt=""Ici sont les dragons" Une odyssée révolutionnaire, épique et historique !" title=""Ici sont les dragons" Une odyssée révolutionnaire, épique et historique !" />
     </div>
     <div>
      Toujours au rendez-vous, Ariane Mnouchkine, assistée d'Hélène Cixous dans une œuvre collective du Théâtre du Soleil, est fidèle à ses combats, à sa vision du 6ᵉ art et à son exigence artistique où est narrée, sur les planches, une grande épopée historique avec ses décors somptueux, son style de jeu, dans une première époque intitulée &quot;Ici sont les dragons&quot;, et qui en comportera d'autres.       <br />
              <br />
       Pour celle-ci, le spectre temporel s'étale entre 1916 et janvier 1918, diversement situé au Pas-de-Calais, en Picardie, à Kiev, à Petrograd, en Allemagne et en Ukraine de l'Ouest. La pièce relate les événements juste avant et pendant la Révolution russe de 1917, avec la chute du tsar Nicolas II (1868-1918) qui a donné lieu à l'éveil de la démocratie, suivi rapidement par la prise de pouvoir de Lénine (1870-1924) et de sa dictature.       <br />
              <br />
       La scénographie découvre un front de guerre avec son terrain recouvert de nappes givrées et de neige qui tombe par un mécanisme à dessein visible, où un comédien, côté cour, actionne une corde qui fait bouger en hauteur un long plateau fin pour la faire descendre. Situées côté cour, les coulisses du spectacle sont visibles durant toute la représentation. Dans celles-ci, une chorale de chanteurs entonne, durant un moment, un très beau chant. Il y a du théâtre dans le théâtre à de très nombreuses reprises avec la protagoniste principale, la metteure en scène (Hélène Cinque en alternance avec Dominique Jamblet), qui monte parfois sur les planches pour diriger les interprètes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85343620-60835587.jpg?v=1736107256" alt=""Ici sont les dragons" Une odyssée révolutionnaire, épique et historique !" title=""Ici sont les dragons" Une odyssée révolutionnaire, épique et historique !" />
     </div>
     <div>
      La pièce est découpée en douze tableaux avec des décors changeants. Nous sommes en plein cœur d'un processus créateur artistique, la loge de la metteure en scène est située sous l'avant-scène, seul élément fixe dans la scénographie. Autour d'elle, il y a des manuscrits et des livres mettant en exergue un travail de recherche fait pour cette création. Elle doit choisir, ne pouvant tout montrer, comme elle le dit à l'un des personnages, soldat de son statut, qui l'interpelle lors d'une scène, car souhaitant qu'elle fasse référence à Karl Kautsky (1854-1938), homme politique germano-autrichien et théoricien marxiste, et à Nestor Makhno (1888-1934), révolutionnaire ukrainien.       <br />
              <br />
       Qui parle de Karl Kautsky et de Nestor Makhno ? Le comédien, citoyen de son art et porteur de l'engagement politique du Théâtre du Soleil, ou le combattant incarné luttant pour la souveraineté de son pays et militant auprès de Nestor Makhno ? L'interprète, soucieux de ce qu'il joue ou le personnage ? Le 6ᵉ art est mis en abyme sur ce qui relève de l'incarnation, de sa construction et de ses valeurs. Nous sommes ainsi situés dans un entre-deux de ce qui est théâtre dans le théâtre et théâtre dans son propos, de ce qui est joué et de ce qui est dit, les seconds termes bousculant toujours les premiers.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85343620-60835598.jpg?v=1736107293" alt=""Ici sont les dragons" Une odyssée révolutionnaire, épique et historique !" title=""Ici sont les dragons" Une odyssée révolutionnaire, épique et historique !" />
     </div>
     <div>
      Autour de Churchill, Kerenski, Lénine, Staline et Trotski, une multitude de protagonistes apparaissent, dont beaucoup oubliés par l'Histoire. Les comédiens portent des masques pour incarner ces figures historiques. Ces accessoires font qu'ils ont un aspect froid et distant entre eux. L'expressivité faciale est donc absente, les humeurs et émotions ne pouvant transparaître. Le jeu verbal semble toujours en décalage entre le dit et le manifesté, mettant en exergue des hommes animés uniquement de calculs politiques. Elle montre ainsi le visage froid et implacable de l'Histoire.       <br />
              <br />
       En arrière-fond, la trame sonore du spectacle est basée sur des enregistrements en langues anglaise, russe et ukrainienne. Sauf pour la metteure en scène, le français est utilisé à de rares exceptions. Elles deviennent le lien essentiel qui relie les événements aux hommes qui les ont décidés. Elles sont ainsi supports d'immixtion d'une période dont elles sont le repère pour être au plus proche des faits. La langue devient ainsi un élément d'authenticité.       <br />
              <br />
       Dans ce rapport à l'autre que les comédiens entretiennent avec leurs personnages, tout passe par la présence physique et le jeu corporel. La fable, dans le cadre d'une optique baignée d'imagination, est ainsi mise en retrait par rapport aux faits réels. Le 6ᵉ art devient témoin historique permettant de combattre mensonges et &quot;faits alternatifs*&quot;. C'est ce qui est mis en exergue dans la première scène, quand la metteure en scène stoppe directement une interview télévisée de Poutine, projetée en arrière-scène, qui raconte sa &quot;vérité&quot;, en tordant les faits.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85343620-60835611.jpg?v=1736107324" alt=""Ici sont les dragons" Une odyssée révolutionnaire, épique et historique !" title=""Ici sont les dragons" Une odyssée révolutionnaire, épique et historique !" />
     </div>
     <div>
      Dans le dernier tableau, elle filme, avec son téléphone portable, le palais d'hiver de Petrograd où la démocratie avait pris ses quartiers pendant quelques mois. La projection est faite en même temps sur grand écran, nostalgique d'une courte période en URSS (Union des Républiques Socialistes Soviétiques) que l'on souhaiterait voir aujourd'hui en Russie, comme dans de nombreux pays sous égide dictatoriale et ailleurs où elle est de plus en plus malmenée par les fake news.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* &quot;Alternative facts&quot; (en V.O.), expression utilisée par la conseillère du président américain Donald Trump, Kellyanne Conway, le 22 janvier 2017, pour minimiser les impacts de l'appréciation à dessein erronée de Sean Spicer, porte-parole de la Maison-Blanche, du nombre de participants, la veille, à l'investiture du président.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ici sont les dragons"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85343620-60849882.jpg?v=1736183306" alt=""Ici sont les dragons" Une odyssée révolutionnaire, épique et historique !" title=""Ici sont les dragons" Une odyssée révolutionnaire, épique et historique !" />
     </div>
     <div>
      <b>Première époque, 1917 : La Victoire était entre nos mains.</b>       <br />
       Création collective du Théâtre du Soleil, en harmonie avec Hélène Cixous.       <br />
       Dirigée par Ariane Mnouchkine.       <br />
       Musique composée par Clémence Fougea, jouée à chaque représentation avec Ya-Hui Liang.       <br />
       Compositions musicales : Dimitri Chostakovitch, Sergueï Prokoviev et Yevhen Adamtsevytch, Ilia Chatrov, Fritz Cohen, César Franck, Reinhold Glière, Gustav Holst, Mykola Leontovytch, Edmund Meisel et Richard Wagner.       <br />
       Comédiens : Hélène Cinque, Dominique Jambert, Nirupama Nityanandan, Aline Borsari, Alice Milléquant, Omid Rawendah, Sébastien Brottet-Michel, Seear Kohi, Andréa Marchant Fernandez, Andréa Formantel Riquelme, Agustin Letelier, Farid Joya, Élise Salmon, Ève Doe-Bruce, Vincent Mangado, Samir Abdul Jabbar Saed, Judit Jancsó, Pamela Marin Munoz, Vincent Martin, Seietsu Onochi, Vijayan Panikkaveettil, Reza Rajabi, Jean Schabel, Shaghayegh Beheshti, Xevi Ribas, Dimitri Leroy, Duccio Bellugi-Vannuccini, Ariane Hime, Maurice Durozier, Astrid Grant, Tomaz Nogueira da Gama, Sava Lolov, Clémence Fougea.       <br />
       Voix : Ira Verbitskaya, Egor Morozov, Judit Jancsó, Martin Vaughan Lewis, Brontis Jodorowsky, Arman Saribekyan, Judit Jancsó, Alexey Dedoborsch, Cyril Boutchenik, Rainer Sievert, Johannes Hamm, Sacha Bourdo, Yuriy Zavalnyouk, Anna Kuzina.       <br />
       Musiciens de l'orchestre : Agustin Letelier, Ya-Hui Liang (percussions), Andréa Marchant Fernandez (saxophone), Vincent Martin (piano), Xevi Ribas (clarinette), Elise Salmon (basse).       <br />
       Durée : 2 h 45 avec l'entracte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85343620-60849904.jpg?v=1736183282" alt=""Ici sont les dragons" Une odyssée révolutionnaire, épique et historique !" title=""Ici sont les dragons" Une odyssée révolutionnaire, épique et historique !" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Jusqu'au 27 avril 2025.</span>       <br />
       Du mercredi au vendredi à 19 h 30, samedi à 15 h et dimanche à 13 h 30.       <br />
       Relâches exceptionnelles : 25 décembre 2024, puis du 1ᵉʳ au 7 janvier 2025 inclus.       <br />
       Théâtre du Soleil, Cartoucherie de Vincennes, Paris 12ᵉ, 01 43 74 24 08.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-du-soleil.fr/fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-du-soleil.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…</title>
   <updated>2024-09-27T12:39:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Mothers-A-Song-for-Wartime-Les-voix-chantees-plus-fortes-que-le-bruit-des-chars_a4051.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/83079134-59531858.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-09-27T11:55:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
On voudrait tellement y croire… Et à entendre résonner les voix de ces ukrainiennes, biélorusses et polonaises, unies par la même détermination combative, on est gagnés par leur émotion… qui devient nôtre. En effet, comment pouvoir résister à ces chants véhiculant, sur des musiques traditionnelles, tant la beauté innocente du monde que l'effroi provoqué aujourd'hui par les viols promus au rang d'arme de guerre ? Résister c'est exister. Et si sombre est le propos, il est éclairé par la fabuleuse énergie de ces "guérillères ordinaires" ne cédant devant rien.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83079134-59531855.jpg?v=1720861963" alt=""Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" title=""Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" />
     </div>
     <div>
      Tout commence par un rêve ayant traversé les temps… Un rêve doux, celui porté par un chant apaisant pour temps de guerre. Un rêve naïf – mais essentiel – mettant en scène un petit oiseau apportant, avec la venue du printemps, l'espoir. Faisant corps entre elles, propulsant à leur tête une petite fille pétillante de vie faisant figure de proue, elles avancent et reculent au rythme d'une vague pérenne qu'aucune force, fût-elle armée, ne pourra arrêter. Mais les vagues, même les plus tranquilles d'entre elles, ont aussi pour effet d'effacer les traces inscrites dans le sable. Le flux et le reflux de la mémoire humaine ne fonctionnent pas autrement, ils effacent toutes traces d'horreurs &quot;impensables&quot;. Ainsi en est-il de l'amnésie, symptôme post-traumatique des temps guerriers.       <br />
              <br />
       &quot;Sur la paix&quot;, projeté sur la façade monumentale du Palais, ouvre le temps du partage, celui du chant de beignets traditionnels, celui des douceurs à déguster en toute fraternité, en dansant, s'embrassant. &quot;Sur la violence&quot;, lui succède apportant dans les plis de ses paroles la souffrance d'une enfant implorant sa mère de la sauver. Un cri déchirant, avec en contrepoint une berceuse enfantine contrastant avec l'extrême violence vécue. &quot;Sur le viol&quot; intensifie encore l'horreur en rappelant que le viol concerne essentiellement les femmes, mais aussi les hommes, n'épargnant aucun âge. De un à quatre-vingt-cinq ans, comme le révèlent les consultations gratuites mises en place pour recueillir la parole des victimes de la soldatesque russe, ayant banalisé la pratique du viol pour démultiplier la souffrance en l'étendant à la vie entière de la victime. Les chorégraphies désarticulées et vindicatives du chœur des femmes &quot;parlent&quot; alors autant de la douleur qui les submerge que de leur colère de combattantes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83079134-59531856.jpg?v=1720862011" alt=""Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" title=""Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" />
     </div>
     <div>
      Et l'Europe dans tout ça ? Scandale qu'elle soit si éloignée de l'Ukraine. Déclaration d'amour proclamée par le chœur, <span style="font-style:italic">&quot;l'amour est plus fort que la mort&quot;</span>. Et la révolte plus importante que la passivité face au malheur, <span style="font-style:italic">&quot;Le rôle des pleureuses sur des os ne nous suffit plus. Notre chant ne s'arrêtera pas&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Viendra l'heure des &quot;Mothers monologues&quot;, chacune énonçant son prénom et la ville d'Ukraine qu'elle a dû fuir, Kyiv, Soumy, Irpin, Kharkiv… Elle fera part ensuite de ses goûts ordinaires, de ce qui la constitue comme être de désirs, un sujet pleinement vivant que les atrocités guerrières n'ont pas réussi à détruire… Même si elles savent, ces femmes, que la guerre survivra en elles à la paix.       <br />
              <br />
       Moments sensibles portés par ces chants chorégraphiés à la force expressive amplifiée par la solennité des lieux. Moments partagés avec les spectateurs faisant communauté avec ces héroïnes ordinaires n'ayant rien rabattu de leurs aspirations… Et même si, l'émotion (réelle) ressentie dans ce haut lieu de La Cour d'Honneur résonnant des bruits et fureurs de représentations mythiques se dissipera (peut-être pas, allez savoir…) au premier mistral venu, cette forme chorale est de nature à réveiller notre assoupissement chronique… pour hisser notre légitime indignation à la hauteur de l'énergie déployée par ces guérillères exemplaires.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       <b>Vu le mercredi 10 juillet 2024 dans la Cour d'honneur du Palais des papes, Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mothers, A Song for Wartime"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83079134-59531857.jpg?v=1720862046" alt=""Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" title=""Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" />
     </div>
     <div>
      Conception et mise en scène : Marta Górnicka.       <br />
       Assistantes à la mise en scène : Maria Wierzbicka, Bazhena Shamovich.       <br />
       Avec : Liza Kozlova, Palina Dabravoĺskaja, Svitlana Onischak, Kateryna Taran, Svitlana Berestovska, Vidana Blonska, Sasha Cherkas, Yuliia Ridna, Natalia Mazur, Aleksandra Sroka, Katarzyna Jaźnicka, Bohdana Zazhytska, Anastasiia Kulinich, Hanna Mykhailova, Katerina Aleinikova, Elena Zui-Voitekhovskaya, Kamila Michalska, Maria Robaszkiewicz, Polina Shkliar, Ewa Konstanciak, Volha Kalakoltsava.       <br />
       Livret : Marta Górnicka et ensemble (ukrainiens, biélorusses, polonais).       <br />
       Musique : Marta Górnicka.       <br />
       Dramaturgie : Olga Byrska, Maria Jasińska.       <br />
       Scénographie : Robert Rumas.       <br />
       Assistante à la chorégraphie : Maria Bijak.       <br />
       Chorégraphie : Evelin Facchini.       <br />
       Lumière : Artur Sienicki.       <br />
       Vidéo : Michał Jankowski.       <br />
       Costumes : Joanna Załęska.       <br />
       Collaboration musicale : Wojciech Frycz.       <br />
       Coaching vocal : Joanna Piech-Sławecka.       <br />
       Conseil d'ethnomusicologie urkainienne : Anna Ohrimchuk.       <br />
       Conseil sur les jeux d'enfants ukrainiens : Venera Ibragimova.       <br />
       Traduction pour le livret : Cecile Bocianowski (français), Aleksandra Paszkowska (anglais).       <br />
       Traduction pour le surtitrage : Cécile Bocianowski (français), Aleksandra Paszkowska (anglais).       <br />
       Durée : 1 h.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83079134-59531858.jpg?v=1720862072" alt=""Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" title=""Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 15 au 19 octobre 2024.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 20 h 30, samedi à 19 h 30.       <br />
       Théâtre du Rond-Point, Salle Renaud-Barrault, Paris 8ᵉ, 01 44 95 98 00.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredurondpoint.fr/index.htm" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       24 et 25 octobre 2024 : Festival Contre-Sens, TNP, Villeurbanne (69).       <br />
       2 novembre 2024 : Maxim Gorki Theater, Berlin (Allemagne).       <br />
       7 novembre 2024 : Euro-scene Leipzig Theatre Festival, Leipzig (Allemagne).       <br />
       18 novembre 2024 : The National Festival of Directing Art Interpretations, Katowice (Pologne).       <br />
       30 novembre et 1ᵉʳ décembre 2024 : Théâtre Powszechny, Varsovie (Pologne).       <br />
       6, 7 et 12 décembre 2024 : Festival International Divine Comedy, Cracovie (Pologne).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83079134-59531859.jpg?v=1720863590" alt=""Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" title=""Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Mothers-A-Song-for-Wartime-Les-voix-chantees-plus-fortes-que-le-bruit-des-chars_a4051.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Le fléau" Immersion théâtrale shakespearienne totale !</title>
   <updated>2024-08-30T19:44:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-fleau-Immersion-theatrale-shakespearienne-totale-_a4034.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/82472395-59158862.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-08-29T11:05:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans une très belle adaptation, reprenant en grande partie "Mesure pour mesure", Léonard Matton fait de Shakespeare un grand moment d'intensité de théâtre immersif où le spectateur se retrouve au beau milieu de la cour d'honneur du Palais-Royal, entouré de personnages en proie à des passions aussi contraires que la pruderie, la débauche, la fidélité et la trahison.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82472395-59158862.jpg?v=1724923713" alt=""Le fléau" Immersion théâtrale shakespearienne totale !" title=""Le fléau" Immersion théâtrale shakespearienne totale !" />
     </div>
     <div>
      Cela démarre comme un récit, écrit puis joué avec comme préalable un réquisitoire des autorités ecclésiastiques à une ville, Vienne, qui fourmillerait de débauches et de mensonges. Mais avant même ce récit, le cadre est posé dans un mail envoyé aux spectateurs avant la représentation, puis lors de la réception du public effectuée par le bourreau masqué de la cité. L'essentielle de la trame est celle de &quot;Mesure pour mesure&quot; (1604) de Shakespeare et intégrant plusieurs scènes de &quot;Timon d'Athènes&quot;.       <br />
               <br />
       Le théâtre est immersif de bout en bout, sauf au début où trois groupes de spectateurs se séparent en suivant une hallebarde, portée par un personnage, arborant un type de masque offert respectivement à chaque groupe. Ensuite, chaque spectateur se retrouve assis, debout, en face, en hauteur de moments théâtraux qui se déroulent en parallèle à différents endroits. Libre aux spectateurs d'assister à une scène en son entièreté ou partiellement, chacun pouvant la quitter pour en rejoindre une autre au moment voulu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82472395-59158863.jpg?v=1724923736" alt=""Le fléau" Immersion théâtrale shakespearienne totale !" title=""Le fléau" Immersion théâtrale shakespearienne totale !" />
     </div>
     <div>
      La cour d'honneur du Palais-Royal est segmentée symboliquement comme des rues grâce à certains personnages avec leurs interpellations, leurs propos ou leurs éclats qui amènent le public sur d'autres espaces où le pouvoir et la loi, le châtiment, la débauche et la religion ont leur quartier. Elle tient lieu de scénographie à elle toute seule. Les éclairages sont effectués au travers de petites lanternes posées sur des colonnes de Buren.       <br />
              <br />
       Pas de décor sauf un établi, sorte de cabaret, derrière lequel sont situés les créateurs musicaux Thalie Amossé et Laurent Labruyère avec Jean-Baptiste Barbier-Arribe, chantant ensemble des chansons galantes et grivoises des XVIe et XVIIe siècles et jouant de percussions, flûtes anciennes, guitares électrique et acoustique ainsi que d'un synthétiseur.       <br />
              <br />
       Vienne est en proie au puritanisme sans concession d'Angelo, un juge strict aux ordres de Vincentio, le Duc de la ville, parti officiellement pour une mission diplomatique, face à une supposée ou réelle débauche de ses habitants, du moins assurément de certains d'entre eux.       <br />
               <br />
       Les temporalités sont bousculées et imbriquées, le passé pouvant être aussi bien le futur, ou l'inverse, quand le présent s'inscrit immanquablement dans chacun des tableaux. La chronologie de ceux-ci est commandée par l'attention d'un rire, d'un cri ou d'une réplique pendant les pérégrinations scéniques des spectateurs. Au final, la fable se tient de bout en bout.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82472395-59158887.jpg?v=1724923861" alt=""Le fléau" Immersion théâtrale shakespearienne totale !" title=""Le fléau" Immersion théâtrale shakespearienne totale !" />
     </div>
     <div>
      Chaque comédien plante un personnage qui est soit un compagnon de débauche ou d'infortune, soit un représentant de Vienne ou de l'église, soit une victime de ces deux autorités. Chaque protagoniste se retrouve face aux souffles, intérieurs ou extérieurs, de ses passions, de ses tourments et de ses contradictions. Tout est exubérance, exaltation, souffrance, fidélité et trahison, la tiédeur des sentiments n'étant pas de mise.       <br />
               <br />
       Dans ce va-et-vient perpétuel entre pruderie et lubricité, châtiment et pardon, le jeu des acteurs est un engagement physique total. Il est marqué par une force et une présence accompagnées d'une gestuelle affirmée où les mouvements deviennent barométriques des émotions multiples qui traversent les protagonistes.        <br />
              <br />
       Les voix sont portées haut comme des drapeaux quand les corps se dressent comme des hampes. On passe d'une détresse à une libération, d'un pleur à une chanson, d'un engagement à une trahison, de l'amour à un acte sexuel abusif, d'une honte refusée à une mort probable.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82472395-59158888.jpg?v=1724923889" alt=""Le fléau" Immersion théâtrale shakespearienne totale !" title=""Le fléau" Immersion théâtrale shakespearienne totale !" />
     </div>
     <div>
      Difficile de lister le jeu de tous les interprètes qui est, pour chacun d'eux, aussi fort en intensité qu'en talent. Pour être très injuste, nous mettons en exergue juste le jeu de Marjorie Dubus (Isabella), superbe de truculence. Sa voix, portée avec force et soutenue par la finesse de son corps, habillant ainsi une fausse fragilité, allie superbement, dans ses deux composantes, soumission et rébellion face à une église dont le maillon faible est la petitesse d'âme et la lubricité de son représentant. Les dix-sept comédiens déroulent avec talent et fougue un jeu qui mêle un large spectre de passions et d'émotion.       <br />
              <br />
       Dans ce théâtre immersif, l'invitation est souvent faite au public de participer dans ce qui se joue ici et maintenant. Le vice devient l'avocat de la vertu quand il se drape dans ses costumes hypocrites. La religiosité se targue d'abstinence quand elle n'est que langueur inassouvie jusqu'au pêché de chair absolu.        <br />
               <br />
       C'est une très belle réussite avec un jeu d'acteur total où le verbe de Shakespeare s'entend jusqu'aux déplacements des comédiens.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le fléau"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82472395-59159069.jpg?v=1724924901" alt=""Le fléau" Immersion théâtrale shakespearienne totale !" title=""Le fléau" Immersion théâtrale shakespearienne totale !" />
     </div>
     <div>
      D'après &quot;Mesure pour mesure&quot; de William Shakespeare.       <br />
       Adaptation, traduction, mise en espaces : Léonard Matton.       <br />
       Avec : Marjorie Dubus, Jean-Baptiste Le Vaillant, Mathias Marty, Jacques Poix-Terrier, Roch-Antoine Albaladéjo, Zazie Delem, Jérôme Ragon, Maxime Chartier, Justine Marçais, Camille Delpech, David Legras, Laurent Labruyère, Drys Penthier, Jean-Loup Horwitz, Dominique Bastien, Jean-Baptiste Barbier-Arribe, Thalie Amossé, Floriane Delahousse, Carla Girod ou Maelys Simbozel.       <br />
       Collaboration artistique et dramaturgie : Camille Delpech.       <br />
       Chorégraphies : Jean-Baptiste Barbier-Arribe.       <br />
       Scénographie : Julie Mahieu.       <br />
       Création musicale : Thalie Amossé et Laurent Labruyère.       <br />
       Costumes : Chouchane Abello et le Conservatoire du costume, assistée de Jean Doucet.       <br />
       Accessoires : Julie Mahieu.       <br />
       Régie générale : Stéphane Maugeri et Matthieu Desbourdes.       <br />
       Tout public à partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 1 h 35.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82472395-59159075.jpg?v=1724924938" alt=""Le fléau" Immersion théâtrale shakespearienne totale !" title=""Le fléau" Immersion théâtrale shakespearienne totale !" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 16 août au 7 septembre 2024.</span>       <br />
       Du 16 au 30 août à 20 h 30 ; du 31 août au 7 septembre à 20 h ; nocturnes supplémentaires à 22 h 30 les 31 août et 7 septembre.       <br />
       Domaine du Palais Royal, place Colette, Paris 1er, 01 47 03 92 16.       <br />
       <a class="link" href="https://www.domaine-palais-royal.fr/agenda/le-fleau" target="_blank">&gt;&gt; domaine-palais-royal.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-fleau-Immersion-theatrale-shakespearienne-totale-_a4034.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•In 2024• "Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…</title>
   <updated>2024-07-13T11:24:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2024-Mothers-A-Song-for-Wartime-Les-voix-chantees-plus-fortes-que-le-bruit-des-chars_a4002.html</id>
   <category term="Avignon 2024" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81531983-58715109.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-07-13T10:40:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
On voudrait tellement y croire… Et à entendre résonner dans la fastueuse Cour du Palais des papes les voix de ces ukrainiennes, biélorusses et polonaises, unies par la même détermination combative, on est gagnés par leur émotion… qui devient nôtre. En effet, comment pouvoir résister à ces chants véhiculant, sur des musiques traditionnelles, tant la beauté innocente du monde que l'effroi provoqué aujourd'hui par les viols promus au rang d'arme de guerre ? Résister c'est exister. Et si sombre est le propos, il est éclairé par la fabuleuse énergie de ces "guérillères ordinaires" ne cédant devant rien.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81531983-58715109.jpg?v=1720861963" alt="•In 2024• "Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" title="•In 2024• "Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" />
     </div>
     <div>
      Tout commence par un rêve ayant traversé les temps… Un rêve doux, celui porté par un chant apaisant pour temps de guerre. Un rêve naïf – mais essentiel – mettant en scène un petit oiseau apportant, avec la venue du printemps, l'espoir. Faisant corps entre elles, propulsant à leur tête une petite fille pétillante de vie faisant figure de proue, elles avancent et reculent au rythme d'une vague pérenne qu'aucune force, fût-elle armée, ne pourra arrêter. Mais les vagues, même les plus tranquilles d'entre elles, ont aussi pour effet d'effacer les traces inscrites dans le sable. Le flux et le reflux de la mémoire humaine ne fonctionnent pas autrement, ils effacent toutes traces d'horreurs &quot;impensables&quot;. Ainsi en est-il de l'amnésie, symptôme post-traumatique des temps guerriers.       <br />
              <br />
       &quot;Sur la paix&quot;, projeté sur la façade monumentale du Palais, ouvre le temps du partage, celui du chant de beignets traditionnels, celui des douceurs à déguster en toute fraternité, en dansant, s'embrassant. &quot;Sur la violence&quot;, lui succède apportant dans les plis de ses paroles la souffrance d'une enfant implorant sa mère de la sauver. Un cri déchirant, avec en contrepoint une berceuse enfantine contrastant avec l'extrême violence vécue. &quot;Sur le viol&quot; intensifie encore l'horreur en rappelant que le viol concerne essentiellement les femmes, mais aussi les hommes, n'épargnant aucun âge. De un à quatre-vingt-cinq ans, comme le révèlent les consultations gratuites mises en place pour recueillir la parole des victimes de la soldatesque russe, ayant banalisé la pratique du viol pour démultiplier la souffrance en l'étendant à la vie entière de la victime. Les chorégraphies désarticulées et vindicatives du chœur des femmes &quot;parlent&quot; alors autant de la douleur qui les submerge que de leur colère de combattantes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81531983-58715114.jpg?v=1720862011" alt="•In 2024• "Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" title="•In 2024• "Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" />
     </div>
     <div>
      Et l'Europe dans tout ça ? Scandale qu'elle soit si éloignée de l'Ukraine. Déclaration d'amour proclamée par le chœur, <span style="font-style:italic">&quot;l'amour est plus fort que la mort&quot;</span>. Et la révolte plus importante que la passivité face au malheur, <span style="font-style:italic">&quot;Le rôle des pleureuses sur des os ne nous suffit plus. Notre chant ne s'arrêtera pas&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Viendra l'heure des &quot;Mothers monologues&quot;, chacune énonçant son prénom et la ville d'Ukraine qu'elle a dû fuir, Kyiv, Soumy, Irpin, Kharkiv… Elle fera part ensuite de ses goûts ordinaires, de ce qui la constitue comme être de désirs, un sujet pleinement vivant que les atrocités guerrières n'ont pas réussi à détruire… Même si elles savent, ces femmes, que la guerre survivra en elles à la paix.       <br />
              <br />
       Moments sensibles portés par ces chants chorégraphiés à la force expressive amplifiée par la solennité des lieux. Moments partagés avec les spectateurs faisant communauté avec ces héroïnes ordinaires n'ayant rien rabattu de leurs aspirations… Et même si, l'émotion (réelle) ressentie dans ce haut lieu de La Cour d'Honneur résonnant des bruits et fureurs de représentations mythiques se dissipera (peut-être pas, allez savoir…) au premier mistral venu, cette forme chorale est de nature à réveiller notre assoupissement chronique… pour hisser notre légitime indignation à la hauteur de l'énergie déployée par ces guérillères exemplaires.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       <b>Vu le mercredi 10 juillet 2024 dans la Cour d'honneur du Palais des papes, Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mothers, A Song for Wartime"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81531983-58715132.jpg?v=1720862046" alt="•In 2024• "Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" title="•In 2024• "Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" />
     </div>
     <div>
      &quot;Mothers, A Song for Wartime&quot;       <br />
       Pologne - Création 2023.       <br />
       Conception et mise en scène : Marta Górnicka.       <br />
       Assistantes à la mise en scène : Maria Wierzbicka, Bazhena Shamovich.       <br />
       Avec : Katerina Aleinikova, Svitlana Berestovska, Sasha Cherkas, Palina Dabravolskaja, Katarzyna Jaźnicka, Volha Kalakoltsava, Ewa Konstanciak, Liza Kozlova, Anastasiia Kulinich, Natalia Mazur, Kamila Michalska, Hanna Mykhailova, Valeriia Obodianska, Svitlana Onischak, Yuliia Ridna, Maria Robaszkiewicz, Polina Shkliar, Aleksandra Sroka, Mariia Tabachuk, Kateryna Taran, Bohdana Zazhytska, Elena Zui-Voitekhovskaya.       <br />
       Libretto : Marta Górnicka &amp; Ensemble.       <br />
       Musique : Marta Górnicka.       <br />
       Dramaturgie : Olga Byrska, Maria Jasińska.       <br />
       Scénographie : Robert Rumas.       <br />
       Assistante à la chorégraphie : Maria Bijak.       <br />
       Chorégraphie : Evelin Facchini.       <br />
       Lumière : Artur Sienicki.       <br />
       Vidéo : Michał Jankowski.       <br />
       Costumes : Joanna Załęska.       <br />
       Collaboration musicale : Wojciech Frycz.       <br />
       Coaching vocal : Joanna Piech-Sławecka.       <br />
       Conseil d'ethnomusicologie urkainienne : Anna Ohrimchuk.       <br />
       Conseil sur les jeux d'enfants ukrainiens : Venera Ibragimova.       <br />
       Traduction pour le libretto : Cecile Bocianowski (français), Aleksandra Paszkowska (anglais).       <br />
       Régie plateau : Bazhena Shamovich.       <br />
       Régie surtitre : Zofia Szymanowska.       <br />
       Traduction pour le surtitrage : Cécile Bocianowski (français), Aleksandra Paszkowska (anglais).       <br />
       Durée : 1 h.
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     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81531983-58715133.jpg?v=1720862072" alt="•In 2024• "Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" title="•In 2024• "Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" />
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      <b>•Avignon In 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">A été joué du 9 au 11 juillet 2024.</span>       <br />
       Représenté à 22 h.       <br />
       Cour d'honneur du Palais des papes, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 14 14 14, tous les jours de 10 h à 19 h.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com" target="_blank">&gt;&gt; festival-avignon.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       15 et 16 août 2024 : Zürcher Theater Spektakel, Zurich (Suisse).       <br />
       29 et 30 août 2024 : La Comédie, Genève (Suisse).       <br />
       1er septembre 2024 : Maxim Gorki Theater, Berlin (Allemagne).       <br />
       5 et 6 octobre 2024 : Teatr Powszechny, Varsovie (Pologne).       <br />
       Du 9 au 11 octobre 2024 : TnBA, Bordeaux (33).       <br />
       Du 15 au 19 octobre 2024 : Théâtre du Rond-Point, Paris.       <br />
       24 et 25 octobre 2024 : Festival Sens Interdits, Lyon (69).       <br />
       2 novembre 2024 : Maxim Gorki Theater, Berlin (Allemagne).       <br />
       7 novembre 2024 : Euro-scene Leipzig Theatre Festival, Leipzig (Allemagne).       <br />
       18 novembre 2024 : The National Festival of Directing Art Interpretations, Katowice (Pologne).       <br />
       Du 30 novembre au 1er décembre 2024 : Teatr Powszechny, Varsovie (Pologne).       <br />
       Du 6 au 12 décembre 2024 : International Divine Comedy Theatre Festival, Cracovie (Pologne).
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81531983-58715260.jpg?v=1720863590" alt="•In 2024• "Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" title="•In 2024• "Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" />
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