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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-13T02:22:14+02:00</updated>
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   <title>Faites l'amour… pas des gosses</title>
   <updated>2017-04-26T17:04:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Faites-l-amour-pas-des-gosses_a1788.html</id>
   <category term="Trib'Une" />
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   <published>2017-04-26T11:07:00+02:00</published>
   <author><name>Isabelle Lauriou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Madame Comédie "Bastille" - honneur à la femme - et Monsieur Théâtre "De la ville" ont un point commun : tous deux sont parisiens. Madame Comédie "Bastille" a 32 ans. En pleine force de l'âge. Monsieur "De la ville" est plus âgé. Il est né, paraît-il, au XIXe… Quelle santé !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/12669420-19612192.jpg?v=1493199536" alt="Faites l'amour… pas des gosses" title="Faites l'amour… pas des gosses" />
     </div>
     <div>
      Ils sont invités chez Hôtel &quot;De ville&quot;, se retrouvent au buffet et un dialogue (imaginé) commence entre deux gorgées de pinard…       <br />
              <br />
       <b>Scène 1</b>       <br />
       - Bonsoir Monsieur &quot;De la ville&quot;, vous me reconnaissez ?       <br />
       <span style="font-style:italic">(Hésitation de &quot;De la ville&quot;, puis moue, puis sourire pincé)</span>       <br />
       - Plus ou moins à vrai dire, ravivez-moi à votre souvenir ?       <br />
       <span style="font-style:italic">(Rire de &quot;Bastille&quot;).</span>       <br />
       - Comme vous parlez bien &quot;De la ville&quot;!… Même après deux verres de vin. Nous nous sommes déjà croisés l'an passé. Je suis une admiratrice  de votre théâtre, comme d’ailleurs ceux de tous vos copains ici présents, mais le temps me manque pour m'y rendre cette année. Malheureusement.       <br />
       - Quel dommage ! En effet. À ce propos, avez-vous vu la dernière création de James Thierrée ? Au Rond-Point ? Un bijou. Nous la programmerons sûrement, qui sait ?       <br />
       - C'est toujours mieux de programmer un spectacle quand on l'a vu…       <br />
       <span style="font-style:italic">(Silence gêné de &quot;De la ville&quot;)</span>       <br />
       - C'est original la verrine avec tout un tas de petites choses dedans… <span style="font-style:italic">(un temps)</span> Et alors, le James Thierrée ?       <br />
       - Je ne pouvais pas. <span style="font-style:italic">(À elle-même)</span> Il le fait exprès, je viens de le dire. <span style="font-style:italic">(À &quot;De la ville&quot;)</span> : C'était la première semaine d'exploitation du spectacle &quot;Faites l'amour… pas des gosses&quot; avec le nouveau casting. Peut être en avez vous entendu parler ?       <br />
       <span style="font-style:italic">(Rires de &quot;De la ville&quot; puis légère toux)</span>.       <br />
       - Pardon… Hum… Euh… Vous dites &quot;On ne badine pas avec l'amour&quot; ?       <br />
       <span style="font-style:italic">(Sourire de &quot;Bastille&quot;)</span>       <br />
       - Non &quot;De la ville&quot; j'ai dit : &quot;Faites l'amour… pas des gosses&quot; de Sophie Depooter et Sacha Judaszko, avec Erwan Orain et Élodie Godart.       <br />
       - &quot;Jean-Luc Godard&quot; a une fille alors ?        <br />
       - Non, aucun lien de parenté, c'est &quot;Godart&quot; avec un &quot;T&quot;. Ceci dit, ça se pourrait puisqu'elle est comédienne. Beaucoup de nos artistes &quot;modernes&quot; sont fils ou filles d'acteurs, de metteurs en scène…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/12669420-19612221.jpg?v=1493199604" alt="Faites l'amour… pas des gosses" title="Faites l'amour… pas des gosses" />
     </div>
     <div>
      - Oui ! Enfin… le talent n'est pas toujours héréditaire.        <br />
       - Vous dites ça pour James Thierrée ?        <br />
       - Vous plaisantez, j'espère ? Ce petit est un génie.       <br />
       - Je blaguais &quot;De la ville&quot;, détendez-vous ! Je me permets, entre nous, hein ? de vous dire que j'ai assisté au spectacle &quot;Tabac rouge&quot; et je n'ai rien compris. Bon ! L’avis de &quot;Bastille&quot; j'imagine que &quot;De la ville s'en fout&quot; mais je le dis.       <br />
       - Quel succès pourtant ! Et très grand Denis Lavant.        <br />
       - Il est plutôt petit, Denis, non ?       <br />
       - Vous êtes une marrante ! Si vos troupes prennent l'assaut du plateau avec ce genre de vannes, vous frôlez la révolution, &quot;Bastille&quot;. <span style="font-style:italic">(De la ville s'esclaffe)</span>       <br />
       - Amusant ! Sachez Monsieur, que nous refusons du monde pour &quot;Faites l'amour… pas des gosses&quot;. La pièce est plébiscitée par le public et se joue quasi chaque jour à guichets fermés. Même à Pâques, on a fait complet. Je dirai que le public est… comment vous dites, vous ? Dans votre monde. Ah ! Éclectique. Je suis très fière de cette pièce et nous continuons jusqu'en décembre… imaginez ! &quot;De la ville&quot;, pareille pièce chez vous ? Vous ne seriez pas intéressé ? Ou votre associée &quot;Abbesses&quot;, peut-être ?       <br />
       <span style="font-style:italic">(Étouffement foie gras de &quot;De la ville&quot;)</span>       <br />
       - Et bien… Euh… Non ! C'est trop… Euh… Pas assez… Enfin ! Vous voyez ?       <br />
       - Non ! Pas vraiment. Vous voulez dire pas assez… dansant ?        <br />
       - Exactement ! Notre théâtre aime en effet programmer les ballets contemporains, les spectacles… Euh… La musique du monde… <span style="font-style:italic">(Bastille le coupe)</span>       <br />
       - Et des personnes identifiées… Ah ! Si au nom &quot;Godart&quot; il y avait eu un &quot;D&quot;…       <br />
       - Mais cela n'a rien à voir Madame &quot;Bastille&quot;, on ne programme pas en fonction des lettres de l'alphabet… <span style="font-style:italic">(De la ville ne comprend pas toujours ce qu'il dit)</span> Et, euh… je suis persuadée qu'elle est bourrée de talent, Mélodie Godart, avec un &quot;T&quot; <span style="font-style:italic">(Sourire pincé de &quot;De la ville&quot;)</span>       <br />
       - Exactement. Avec un &quot;T&quot; comme Denis Lavant. Mademoiselle Godart - je me permets cette allusion à Mademoiselle Sarah Bernhardt - Élodie Godart est une jouisseuse de vie et la comédie est son adrénaline. Elle est perfectionniste, généreuse, drôle et vive. Jamais elle n'ennuie le spectateur. Personne ne quitte la salle ni ne baille - j'observe vous savez ! Je ne programme pas n'importe quoi. Une belle nature. Comme son acolyte : Erwan Orain. Du coffre, de l'énergie et un beau visage pour rester poli. À eux deux, ils unissent voix et énergie pour offrir au public ce qu'il est venu chercher : du plaisir. Et je vais vous surprendre mais le public de ma Comédie, cher Monsieur &quot;De la ville&quot;, vient au théâtre et en redemande du plaisir.       <br />
       - Chez nous aussi le public est ravi. Bien que notre sélection puisse vous sembler ciblée. Je crois juste que nos portes ne s'ouvrent pas sur les mêmes horizons. Je crains que le spectacle… là… euh &quot;faites l'amour à Saragosse&quot; se sente… moins à sa place sur notre ligne artistique, vous voyez ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/12669420-19612257.jpg?v=1493199666" alt="Faites l'amour… pas des gosses" title="Faites l'amour… pas des gosses" />
     </div>
     <div>
      - Oui ! Et sans lunettes.       <br />
       <span style="font-style:italic">(De la ville sourit, pincé)</span>       <br />
       - Je sais que vous comprenez. Vous cherchez à me provoquer… Vous êtes une sacrée ! Madame &quot;Bastille&quot;.       <br />
       - Une sacrée ? … Coquine ?        <br />
       - Du tout ! Enfin… tout de même ! Nous sommes à l'hôtel &quot;De ville&quot; Madame &quot;Bastille&quot; !       <br />
       - Oui Monsieur &quot;De la ville&quot;, et ici on n'aime pas trop la Comédie.       <br />
       - Madame &quot;Bastille&quot;, seriez-vous un tantinet en colère ?       <br />
       - J'adore la question. Elle me rappelle cet homme, le frère de ce producteur là… bref ! Il m'a dit :&quot;je n'ai rien contre vous et votre programmation, Bastille, mais les gens veulent du Racine, du Shakespeare, du Molière…et du Lagarce pour le contemporain. Du texte, du dramaturge français qui sait écrire le théâtre. Avec un grand T. Comme celui d'Élodie Godart, vous voyez ?       <br />
       - Le public doit s’habituer…       <br />
       - Bien sûr… et Shakespeare est français ! <span style="font-style:italic">(Silence)</span> &quot;Apprends ce que tu ignores, c'est à dire tout&quot;        <br />
       - C'est de vous ?       <br />
       - Non ! De Sarah Bernhardt. Bernhard-TE. <span style="font-style:italic">(Un temps)</span> Laissez-moi deviner Monsieur &quot;De la ville&quot;, Sophie Depooter - l’auteure de la pièce - vous la connaissez ?        <br />
       - Euh… Mumm, Depooter… un lien avec Harry ? <span style="font-style:italic">(Il glousse)</span>… Potter ? Vous avez saisi ?       <br />
              <br />
       - Quel humour ! Mettez vous au stand-up ! Je suis certaine que sur deux lignes vous serez déjà subventionné par Hôtel &quot;De ville&quot;. <span style="font-style:italic">(Silence)</span> Bien. Sur ce, je vous salue monsieur &quot;De la ville&quot; et vais d'un pas rapide retrouver mes deux comédiens. À l'heure qu'il est, Élodie Godart et Erwan Orain, ont terminé. Ils méritent un baiser. Venez me voir à l'occasion, pour vous ce sera gratuit. Une place de la &quot;Bastille&quot; pour &quot;De la ville&quot;, ça restera privé. Promis !       <br />
              <br />
       <b>Fin de la première scène.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Faites l'amour… pas des gosses"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/12669420-19612284.jpg?v=1493199708" alt="Faites l'amour… pas des gosses" title="Faites l'amour… pas des gosses" />
     </div>
     <div>
      Texte : Sophie Depooter et Sacha Judaszko.       <br />
       Metteurs en scène : Sophie Depooter, Sacha Judaszko.       <br />
       Avec en alternance : Aline Gaillot ou Elodie Godart, Sam Blaxter ou Erwan Orain.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Jusqu'à fin août 2017.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h 30, samedi à 16 h et dimanche à 15 h et 19 h.       <br />
       Comédie Bastille, Paris 11e, 01 48 07 52 07.       <br />
       <a class="link" href="http://www.comedie-bastille.com/appert/" target="_blank">&gt;&gt; comedie-bastille.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Faites-l-amour-pas-des-gosses_a1788.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Sans temps morts et à mi-mots, Gauthier Fourcade déplie les secrets du temps</title>
   <updated>2015-09-25T19:21:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Sans-temps-morts-et-a-mi-mots-Gauthier-Fourcade-deplie-les-secrets-du-temps_a1053.html</id>
   <category term="Humour" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6285187-9478146.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-09-24T09:08:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Une nuit d'orage, un homme que sa femme a quitté, attend. De cette inactivité naît une réflexion sur le temps qui passe… Une théorie révolutionnaire sur le temps, son origine, sa fonction, sa matière, sa couleur, ses intentions…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6285187-9478146.jpg?v=1391189292" alt="Sans temps morts et à mi-mots, Gauthier Fourcade déplie les secrets du temps" title="Sans temps morts et à mi-mots, Gauthier Fourcade déplie les secrets du temps" />
     </div>
     <div>
      Tout commence par l'histoire, somme toute banale, d'un homme que sa femme a quitté et qui décide de regarder le temps passer.       <br />
       Activité de chaque instant, exclusive, prenante, on finit par ne plus voir le temps passer ! De cette longue expérimentation, il en tire une étonnante théorie sur le temps.       <br />
              <br />
       Celle-ci s’élabore alors sur l’observation que fait l’homme du temps qui passe… après le départ de sa femme ! Et l’air de rien (mais dans l’air du temps), Gauthier Fourcade nous entraîne dans un voyage où les temps morts sont absents... mais où beaucoup d’amour est mis dans les mots dits, histoire de faire passer les maux du quotidien.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6285187-9478147.jpg?v=1391189598" alt="Sans temps morts et à mi-mots, Gauthier Fourcade déplie les secrets du temps" title="Sans temps morts et à mi-mots, Gauthier Fourcade déplie les secrets du temps" />
     </div>
     <div>
      Funambule du verbe et jongleur de mots, équilibriste sur le fil du présent, petit à petit, il remonte le temps pour mieux nous dévoiler les secrets de l’enfance et la nostalgie du temps passé. Un parcours au cœur de soi pour mieux se comprendre…        <br />
              <br />
       Au final, on a l’étrange impression que, le temps du spectacle, le temps s’est arrêté. Tous ces petits bouts de temps sont si bien écrits, avec tant de malice verbale, si bien assemblés et mis en espace par François Bourcier en de lumineuses ambiances dorées qu’au bout du compte, Gauthier Fourcade réussit, avec une grande virtuosité, à nous emmener dans son univers intemporel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Secret du temps plié"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6285187-9478149.jpg?v=1391189642" alt="Sans temps morts et à mi-mots, Gauthier Fourcade déplie les secrets du temps" title="Sans temps morts et à mi-mots, Gauthier Fourcade déplie les secrets du temps" />
     </div>
     <div>
      Auteurs : Gauthier Fourcade et Marc Gelas.        <br />
       Mise en scène : François Bourcier.        <br />
       Avec : Gauthier Fourcade.        <br />
       Création Lumières : Romain Grenier.        <br />
       Durée du spectacle : 1 h 25.       <br />
       Spectacle créé en 2006 au Théâtre Buffon (Avignon).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 septembre au 30 novembre 2015. </span>       <br />
       Lundi à 19 h 30.       <br />
       Essaïon Théâtre, Paris 4e, 01 42 78 46 42.        <br />
       <a class="link" href="http://www.essaion-theatre.com" target="_blank">&gt;&gt; essaion-theatre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Retour en forme de comédie sur l’histoire sociale de la femme en France depuis 1945</title>
   <updated>2014-12-24T19:46:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Retour-en-forme-de-comedie-sur-l-histoire-sociale-de-la-femme-en-France-depuis-1945_a1199.html</id>
   <category term="Humour" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6994042-10697663.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-09-17T08:33:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Simone Veil peut veiller tranquille. Sur scène, de façon comique, trois femmes retracent l’évolution sociale et politique de la femme en France de 1945 à aujourd’hui. Ici nul drapeau, seul comme étendard le rire pour dénoncer certains traits d’époques, pas si lointaines, où les femmes étaient bien peu considérées.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6994042-10697663.jpg?v=1410936490" alt="Retour en forme de comédie sur l’histoire sociale de la femme en France depuis 1945" title="Retour en forme de comédie sur l’histoire sociale de la femme en France depuis 1945" />
     </div>
     <div>
      Dès le début du spectacle, une femme (Bonbon) habillée d’une veste jaune et flanquée d’une perruque de serpillière se porte caution culturelle et historique de ce qui va se dérouler sur scène. Le ton humoristique de la pièce est très rapidement donné. Pourtant, au premier abord, le sujet ne prête pas à rire. Il concerne l’évolution sociale de la femme au sortir de la guerre jusqu’à nos jours.        <br />
              <br />
       Des histoires se jouent entre trois femmes (Karina Marimon, Hélène Serres, Vanina Sicurani) situées à trois époques différentes et retracent les évolutions sociales et politiques des femmes en France, juste après la guerre, dans les années soixante-dix, quatre-vingt-dix puis en 2014. De la considération sociale et politique des femmes à certaines de ces périodes, un Moyen-âge de l’esprit ne reste pas très loin.        <br />
              <br />
       L’écriture de la pièce est ponctuée de jeux de mots et est portée par le jeu très marqué des comédiennes qui, sans jamais frôler la caricature, donne, avec talent, toute l’envergure à la pièce. Le jeu de Bonbon est incarné de mimiques, d’une gestuelle et d’une élocution très marquées. Karina Marimon, Hélène Serres, Vanina Sicurani plantent chacune un personnage différent pour chaque période, truculente d’humour et de vérité historique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6994042-10697665.jpg?v=1410942258" alt="Retour en forme de comédie sur l’histoire sociale de la femme en France depuis 1945" title="Retour en forme de comédie sur l’histoire sociale de la femme en France depuis 1945" />
     </div>
     <div>
      Chaque scène laisse place à trois points de vue croisés d’une même époque. C’est celui de Bonbon, &quot;caution culturelle et historique&quot; de la pièce et d’une cohabitation idéologique entre deux femmes qui ont les mêmes idéaux et une troisième qui a un point de vue différent, celui d’être en retrait ou en contestation. La pièce pour autant est très claire dans son déroulé avec une scénographie simple où les trois femmes sont assises sur un canapé et où Bonbon est située à une table côté cour.        <br />
              <br />
       Les rappels historiques comiques de Bonbon, toujours à bon escient, entrecoupent, sans bousculer l’histoire, la pièce. C’est frais et léger. Les jeux de mots, les situations décalées, autant du côté de l’histoire proprement dite que du côté historique, sont saupoudrés d’humour. Un humour qui se nourrit de finesse et de jeux de mots où les comédiennes jouent d’imitations et de personnages très marqués. À l’exception de Bonbon, elles incarnent des modes de pensées qui s’habillent d’un état d’esprit d’époque pas aussi lointain. Ce qui donne lieu à réfléchir sur notre société qui, encore aujourd’hui, est conservatrice dans le regard social et politique qu’elle a, entre autres, de la femme.       <br />
              <br />
       Ce sont des histoires qui cohabitent avec l’Histoire qui cohabitent avec l’humour qui cohabitent avec finesse !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Et pendant ce temps Simone veille !"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6994042-10698197.jpg?v=1410942648" alt="Retour en forme de comédie sur l’histoire sociale de la femme en France depuis 1945" title="Retour en forme de comédie sur l’histoire sociale de la femme en France depuis 1945" />
     </div>
     <div>
      Une pièce de Corinne Berron, Bonbon, Hélène Serres, Vanina Sicurani et Trinidad.       <br />
       Sur une idée folle de Trinidad.       <br />
       Avec : Bonbon, Karina Marimon, Hélène Serres et Vanina Sicurani.       <br />
       Collaboration artistique : Corinne Berron.       <br />
       Texte des chansons : Trinidad.       <br />
       Arrangements musicaux : Michaël Lapie.       <br />
       Costumes : Marc Clément.       <br />
       Création Lumière : Rosemay Lejay.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 18 septembre au 3 janvier 2015.</span>       <br />
       Mardi au samedi à 21 h, séance supplémentaire le samedi à 17 h, dimanche à 17 h.       <br />
       Comédie Bastille, Paris 11e, 01 48 07 52 07.       <br />
       <a class="link" href="http://www.comedie-bastille.com/appert/" target="_blank">&gt;&gt; comedie-bastille.com</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Retour-en-forme-de-comedie-sur-l-histoire-sociale-de-la-femme-en-France-depuis-1945_a1199.html" />
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   <title>Un couple presque parfait</title>
   <updated>2013-02-01T18:08:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-couple-presque-parfait_a832.html</id>
   <category term="Trib'Une" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5186159-7737259.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-02-01T16:54:00+01:00</published>
   <author><name>Isabelle Lauriou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C’est drôle un couple. Il en est beaucoup question en ce moment. Dans la rue justement. L’autre jour, un dimanche à paris. Sous un ciel bleu, j’ai côtoyé des couples en hiver, des couples divers. Un homme et une femme, un homme et un homme, une femme et une femme. Des couples quoi. Qui s’aiment. Avec des hauts avec des bas. Oui aux ébats, aux combats mais à bas, les débats. Cela devient pénible.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5186159-7737259.jpg?v=1359735618" alt="Un couple presque parfait" title="Un couple presque parfait" />
     </div>
     <div>
      Ils s’aiment et il n’y a rien à dire. Ou presque.       <br />
       Oui. Tiens ! Parlons-en de l’amour. À l’heure où chacun y va de son refrain, il y a quelque part dans une salle à Paris, la comédie Bastille, un  couple très drôle. Un homme et une femme qui se prennent la tête. Rien d’anormal ! Quand on s’aime. Il y a des hauts et puis des bas. Débats, sur le plateau du théâtre : il y en a. Une fois n’est pas coutume, ceux-là sont irrésistibles.       <br />
              <br />
       Ils s’aiment et là, j’ai très envie de l’écrire.       <br />
              <br />
       De la Place de la Bastille à la Comédie Bastille, il y a quelques pas. Sur la place, ça se chamaille en criant, au théâtre ça se titille en chantant. Et quand vient le final, tout rendre dans l’ordre. Ou presque, évidemment.       <br />
              <br />
       L’amour c’est ça : des hauts, des bas. Au théâtre c’est tout cela. Ce couple presque parfait qui en impose est, du début à la fin, en totale symbiose. Un homme, une femme et de nombreux personnages incarnés avec brio.       <br />
              <br />
       La femme, les femmes plutôt, sont jouées par la &quot;bellissima&quot; Camille Bardery. Superlatif italien qui lui va bien.       <br />
              <br />
       Ah ! Camille. Que de belles choses ce prénom me rappelle. Un prénom qui, j’avoue, lui sied à merveille.       <br />
              <br />
       J’aime bien ce prénom : Camille. Il va aussi bien aux garçons qu’aux filles et me rappelle de bons moments. Je dis Camille, j’écris ton nom et je me revois comme une gamine devant toi. Toi qui chantes : <span style="font-style:italic">&quot;j’ai sur le bout de la langue un mot qui me brûle, un mot qui m’embrouille&quot;.</span> Ah ! Amour, toujours. Définitivement j’aime ce prénom. Camille. Surtout chez ce garçon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5186159-7737414.jpg?v=1359737479" alt="Un couple presque parfait" title="Un couple presque parfait" />
     </div>
     <div>
      Et la fille maintenant. Camille Bardery. Silhouette élancée, allure stylée, port de tête assuré. Camille, comédienne chic aux talents multiples. Si j’étais une femme qui aimait les femmes,  j’aimerais être son capitaine. Ses yeux brillants, inlassablement, me guideraient et je serais la plus heureuse des &quot;women&quot;. Voilà qui est dit, Camille. Elle regarde la vie plutôt du bon côté. Cela saute aux yeux, Comédie Bastille. Elle nous embarque et nous donne en retour ce que le théâtre a offert de plus beau aux femmes : des répliques bien écrites et admirablement ciselées. Maîtrisées sur la scène avec subtilité et finesse. Camille Bardery, je dois aussi l’avouer, possède cette diction impeccable dont beaucoup d’acteurs, sortis tous droit des écrans de télé, devraient s’inspirer. Être acteur, c’est un métier. Si le couple est &quot;presque&quot; parfait, les comédiens sont quant à eux, entièrement pros à n’en pas douter.       <br />
              <br />
       De Feydeau en passant par Ribes, de Tardieu à Courteline… le public jubile. On en redemande, l’hiver est si long… Rire par les temps qui courent, ce que c’est épatant, bon sang !       <br />
              <br />
       Rire avec Camille Bardery, rire toujours et encore avec David Bottet.       <br />
              <br />
       L’homme, les hommes plutôt, sont interprétés par le &quot;molto carino&quot; David Bottet. Charmant en italien. Adjectif insuffisant : époustouflant, ce comédien.       <br />
              <br />
       Si j’étais un homme, j’aimerais être son amant d’un soir, d’un soir d’hiver. Sa voix reconnaissable entre autres gens aimables me guiderait pas à pas et je serais le plus heureux des &quot;lovers&quot;.       <br />
              <br />
       Cet élan d’amour dominical et marcher pour la liberté m’ont totalement inspirée.        <br />
       C’est un comédien incroyable David Bottet. Il rentre sur scène et voilà qu’on est scotché. Il n’arrête jamais, enfile les répliques avec facilité, sachant parfaitement respirer. Encore un conseil à suivre de très près. Il est un comédien remarquable d’intensité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5186159-7737477.jpg?v=1359738657" alt="Un couple presque parfait" title="Un couple presque parfait" />
     </div>
     <div>
      Alors que dire d’autre de ce couple presque parfait. Qu’il fait un couple parfait en vrai, puisque pas tout à fait comme on pouvait l’imaginer avant d’entrer. Il ne ressemble à aucun autre, il est unique, c’est bien en cela que ce couple est fantastique. Camille est grande et lui plus petit, ils s’en amusent, c’est délicieux à regarder.       <br />
              <br />
       Ils s’aiment ces deux-là et reprennent à cœur joie les plus belles répliques de théâtre, ils chantent, ils crient, se cherchent et se titillent. On s’amuse. On se reconnaît même un peu. C’est la comédie à Bastille.       <br />
              <br />
       On en redemande. On revient même les voir. Quand on aime, on ne compte pas.       <br />
              <br />
       C’est beau un couple qui se chamaille, qui claque une porte puis qui se réconcilie. C’est beau et ça peut durer toute une vie.       <br />
              <br />
       Éros, dieu de l’amour, a brillé un dimanche dans les rues de Paname. Admirant de loin des couples d’hommes et de femmes s’enlacer sous un ciel bleu printanier.       <br />
              <br />
       Éros ne le sait peut-être pas mais brillaient non loin de là, sur un plateau, deux splendides comédiens. Se donnant la réplique devant un bon public et pour la deux cent cinquantième fois, au moins.       <br />
              <br />
       Quel bonheur ! De donner au public comme ça.       <br />
              <br />
       &quot;Quel plaisir quand on nous aime comme ça ! Quand on nous aime, quand on nous aime, comme ça.&quot;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Un couple presque parfait"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5186159-7737502.jpg?v=1359738658" alt="Un couple presque parfait" title="Un couple presque parfait" />
     </div>
     <div>
      Une comédie mise en scène par Anne-Jacqueline Boush et David Bottet.       <br />
       D'après des textes de Ribes, Tardieu, Obaldia, Courteline et Feydeau.       <br />
       Avec : Camille Bardery et David Bottet.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 17 janvier au 30 mars 2013.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h 30, dimanche à 17 h.       <br />
       Comédie Bastille, Paris 11e, 01 48 07 52 07.       <br />
       <a class="link" href="http://www.comedie-bastille.com/appert/" target="_blank">&gt;&gt; comedie-bastille.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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