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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-10T05:17:33+02:00</updated>
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   <title>"Journée de noces chez les Cromagnons", un retour aux sources pour Wajdi Mouawad qui ainsi boucle la boucle et clôt en beauté 30 ans de création</title>
   <updated>2025-05-19T17:02:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Journee-de-noces-chez-les-Cromagnons--un-retour-aux-sources-pour-Wajdi-Mouawad-qui-ainsi-boucle-la-boucle-et-clot-en_a4218.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2025-05-19T16:54:00+02:00</published>
   <author><name>Isabelle Fauvel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour la première fois mise en scène par le dramaturge lui-même, cette pièce de jeunesse, écrite en français à l'âge de 23 ans, alors que son auteur est exilé au Québec, voit aujourd'hui le jour en libanais. Les thèmes récurrents des pièces à venir sont déjà là : la famille, la guerre civile libanaise, la douleur de l'exil, la nostalgie d'un monde perdu… Une pièce qui annonce avec brio les suivantes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88656186-62766211.jpg?v=1747666766" alt=""Journée de noces chez les Cromagnons", un retour aux sources pour Wajdi Mouawad qui ainsi boucle la boucle et clôt en beauté 30 ans de création" title=""Journée de noces chez les Cromagnons", un retour aux sources pour Wajdi Mouawad qui ainsi boucle la boucle et clôt en beauté 30 ans de création" />
     </div>
     <div>
      Une grande pièce en bois clair, vide et impersonnelle. Une mère et son fils se disputent. Il y est question de repas, de salade et de pommes de terre. La salade finit par valser sur le parquet. Le duo a le sang chaud et la verve, méditerranéenne. À leurs cris s'ajoutent le bruit des bombes et la voix monocorde et détachée de Nelly, la fille aînée – narcoleptique, apprendrons-nous plus tard – qui ne cesse de répéter toujours la même phrase : <span style="font-style:italic">&quot;Dimanche prochain, on monte à Berdawné&quot;</span> et dont l'idée fixe consiste à vouloir se rendre dans cette bourgade manger du knefé. Son entourage ne s'en étonne guère et abonde calmement dans le sens de la malade.       <br />
              <br />
       Dans cette atmosphère étrange, la voisine Souhaila vient offrir son aide à grand renfort de marmites. Car une noce se prépare, celle de la somnolente Nelly, et les invités sont attendus.  Alors que l'autre fils, Walter, s'éternise chez le coiffeur et que le père, Néyif, est parti à la boucherie chercher le gigot, Nazha (la mère), Neel (le fils) et la voisine s'affairent à préparer le repas de noces. Les deux ménagères papotent avec entrain sous le bruit des bombes. La boucherie ayant été bombardée, le père revient avec un mouton vivant qu'il va falloir tuer sur place.       <br />
              <br />
       Insolite, mi-tragique, mi-comique, la pièce oscille entre l'absurde et le burlesque, Ionesco et Almodovar. Le summum est atteint lorsque nous découvrons que la noce ne comprend pas de fiancé. Mais, malgré l'absence de fiancé – une broutille qui ne manquera pas de se résoudre au dernier moment, semble penser la famille –, malgré l'orage, les obus, les coupures d'électricité menaçant la cuisson du gigot et les balles des francs-tireurs qui obligent à ramper sous les fenêtres, les préparatifs vont bon train, dans une atmosphère volubile.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88656186-62766212.jpg?v=1747666790" alt=""Journée de noces chez les Cromagnons", un retour aux sources pour Wajdi Mouawad qui ainsi boucle la boucle et clôt en beauté 30 ans de création" title=""Journée de noces chez les Cromagnons", un retour aux sources pour Wajdi Mouawad qui ainsi boucle la boucle et clôt en beauté 30 ans de création" />
     </div>
     <div>
      Puis, changement de décor, et un paysage enneigé nous propulse au Québec, des années plus tard, alors que retentit la chanson de Starmania &quot;Le monde est stone&quot;. Jean, un jeune écrivain en herbe, téléphone à son père de Montréal et, dans une émouvante mise en abyme, le double de l'auteur reprend le récit en cours…       <br />
              <br />
       Cette pièce de jeunesse, écrite en 1991, la deuxième après &quot;Willy Protagoras enfermé dans les toilettes&quot;, contient déjà l'essence des thématiques développées par Wajdi Mouawad dans ses pièces ultérieures : la famille, déployée amplement dans son cycle domestique – &quot;Seuls&quot; (2008), &quot;Sœurs&quot; (2014) et &quot;Mère&quot; (2021) –, et la guerre civile libanaise, présente dans la majorité de ses pièces, à commencer par celles du &quot;Sang des promesses&quot; –  &quot;Littoral&quot; (1997), &quot;Incendies&quot; (2003), &quot;Forêts&quot; (2006) et &quot;Ciels&quot; (2009) –, pour se terminer en apothéose avec &quot;Racine carrée du verbe être&quot; (2022) où l'auteur joue plus que jamais avec maestria de l'enchevêtrement des lieux et des temporalités.       <br />
              <br />
       Car, comme chacun sait, Wajdi Mouawad, né au Liban en 1968, a dû fuir la guerre civile libanaise (1975-1990) à l'âge de huit ans, et émigrer avec sa famille en France, puis au Québec, et la guerre, avec la blessure générée par son déracinement, imprègne une grande partie de son œuvre. Concernant l'histoire du Liban et les différents événements survenus dans ces trois dernières décennies, l'auteur déclare : <span style="font-style:italic">&quot;(…) nous sommes les jouets du destin, mais nous portons en nous, à travers notre expression artistique, la responsabilité de la mémoire&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88656186-62766213.jpg?v=1747666810" alt=""Journée de noces chez les Cromagnons", un retour aux sources pour Wajdi Mouawad qui ainsi boucle la boucle et clôt en beauté 30 ans de création" title=""Journée de noces chez les Cromagnons", un retour aux sources pour Wajdi Mouawad qui ainsi boucle la boucle et clôt en beauté 30 ans de création" />
     </div>
     <div>
      Depuis sa création au début des années quatre-vingt-dix à sa publication en 2011, le texte de &quot;Journée de noces chez les Cromagnons&quot; a évolué au cours des ans et donné lieu à différentes versions. Aujourd'hui, Wajdi Mouawad l'a de nouveau remanié, y ajoutant notamment le personnage de Jean, son double écrivain. Il a aussi choisi de faire jouer la pièce en libanais, par des acteurs libanais, d'en confier la traduction à Odette Makhlouf, une des actrices de &quot;Mère&quot; – puisque lui-même n'écrit plus dans sa langue maternelle –, et d'en assurer, pour la première fois, la mise en scène.       <br />
              <br />
       La pièce embrasse de nombreux registres, avec de savoureux personnages, hauts en couleur et totalement décalés. <span style="font-style:italic">&quot;Je contemple l'horreur avec amusement&quot;, &quot;La guerre est si belle&quot;</span>, profère Nelly qui raconte des horreurs avec pureté et poésie. Car il y a aussi beaucoup de pureté et de poésie dans ce spectacle. D'abord, à travers la très jolie scénographie d'Emmanuel Clolus, la neige qui tombe, les projections vidéo de paysages enneigés et les chaudes lumières de Laurent Matignon, ou encore ce grand tissu blanc tour à tour drap de lit, nappe de banquet ou linceul. Nelly, la belle endormie que <span style="font-style:italic">&quot;seul un étranger saura réveiller&quot;</span>, semble, quant à elle, tout droit sortie de &quot;Underground&quot;, le film d'Emir Kusturica.       <br />
              <br />
       En jupon blanc ou en robe de mariée, coiffée d'un voile transparent, cette belle au bois dormant hors du temps, traverse l'espace tel un fantôme qui planerait au-dessus des tragédies du monde, insufflant charme et légèreté au récit. Les moments de chant sont également de pures merveilles. Saluons, pour finir, l'éblouissante distribution qui porte ce spectacle : Aïda Sabra (la mère), Fadi Abi Samra (le père), Bernadette Houdeib (la voisine), Aly Harkous (le fils), Layal Ghossain (Nelly) et Jean Destrem (l'écrivain). À voir !       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Journée de noces chez les Cromagnons"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88656186-62766214.jpg?v=1747666837" alt=""Journée de noces chez les Cromagnons", un retour aux sources pour Wajdi Mouawad qui ainsi boucle la boucle et clôt en beauté 30 ans de création" title=""Journée de noces chez les Cromagnons", un retour aux sources pour Wajdi Mouawad qui ainsi boucle la boucle et clôt en beauté 30 ans de création" />
     </div>
     <div>
      Spectacle en libanais surtitré en français.       <br />
       Texte : Wajdi Mouawad.       <br />
       Traduction en libanais : Odette Makhlouf.       <br />
       Mise en scène : Wajdi Mouawad.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Cyril Anrep.Avec : Fadi Abi Samra, Jean Destrem, Layal Ghossain, Aly Harkous, Bernadette Houdeib, Aïda Sabra.       <br />
       Dramaturgie et conception du surtitrage : Charlotte Farcet.       <br />
       Scénographie : Emmanuel Clolus.       <br />
       Musique originale : Nadim Mishlawi.       <br />
       Lumières : Laurent Matignon.       <br />
       Son : Annabelle Maillard.       <br />
       Costumes : Isabelle Flosi.       <br />
       Maquillage et coiffures : Cécile Kretschmar.       <br />
       Vidéo : Stéphanie Jasmin.       <br />
       Durée : 2 h.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 avril au 22 juin 2025.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h 30, mardi à 19 h 30 et dimanche à 15 h 30.       <br />
       La Colline Théâtre National, Grand Théâtre, Paris 20e, 01 44 62 52 52.        <br />
       <a class="link" href="https://www.colline.fr/" target="_blank">&gt;&gt; colline.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Golem" Une mosaïque d'histoires et de témoignages à la découverte d'un mythe protecteur</title>
   <updated>2025-03-20T08:05:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Golem-Une-mosaique-d-histoires-et-de-temoignages-a-la-decouverte-d-un-mythe-protecteur_a4173.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/87303714-61954092.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-03-19T18:03:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Fort de son riche parcours cinématographique et artistique, le cinéaste et metteur en scène Amos Gitaï poursuit son exploration théâtrale. Après avoir créé "House" (2023) au Théâtre de la Colline, il investit et traite, dans ces mêmes lieux, la souffrance du peuple juif. Dans une série de parcours de vie, Amos Gitaï s'inscrit dans une approche multilingue et kabbalistique avec la figure protectrice du Golem.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87303714-61954092.jpg?v=1742404810" alt=""Golem" Une mosaïque d'histoires et de témoignages à la découverte d'un mythe protecteur" title=""Golem" Une mosaïque d'histoires et de témoignages à la découverte d'un mythe protecteur" />
     </div>
     <div>
      Lumière tamisée sur une vaste scène. Au-dessus de celle-ci sont suspendus des fragments de pièces d'habitation, comme des restes d'explosions. Ils sont des instantanés figés qui recèlent des moments de vie passés.       <br />
              <br />
       La scénographie est à l'image de ce qui se joue sur scène, avec un narratif découpé entre les protagonistes sur des morceaux d'existence, vécus ou de filiation familiale, qui font boussole pour chacun d'entre eux.       <br />
              <br />
       Sur le plateau, deux planches à roulettes accueillent respectivement une table où est situé le violoniste Alexey Kochetkov avec aussi ses synthés et une autre avec le musicien Kioomars Musayyebi et son santour. Ailleurs, à même le plateau, se trouve un piano avec Florian Pichlbauer. La musique et le chant sont très présents tout du long de la représentation.       <br />
              <br />
       Cela débute d'ailleurs par un chant à la harpe de Marie Picaut, avant même que le public n'ait fini de s'installer. Puis s'enchaînent des récits, des bouts de vies sans qu'ils se recoupent au travers d'une perdition, celle d'une guerre, d'une tragédie que l'on fait revivre par la parole et le souvenir. On y entend de l'hébreu, du yiddish, de l'allemand, de l'arabe, du français, du russe, du ladino (langue judéo-espagnole), de l'espagnol, de l'anglais. Tout est surtitré en français ou en anglais.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87303714-61954094.jpg?v=1742404832" alt=""Golem" Une mosaïque d'histoires et de témoignages à la découverte d'un mythe protecteur" title=""Golem" Une mosaïque d'histoires et de témoignages à la découverte d'un mythe protecteur" />
     </div>
     <div>
      C'est un hymne, un chant à la résilience, à la résistance où sont convoquées les histoires des uns et des autres, dont on ignore pour la plupart à quoi elles se rattachent précisément. Il n'y a en effet pas d'ancrage géographique ou temporel. Parfois, elle est filiale quand des figures familiales sont nommées. Par les langues usitées, le metteur en scène et dramaturge Amos Gitaï semble poser un récit qui recouvre un espace-temps de plusieurs siècles allant jusqu'à notre époque contemporaine.       <br />
              <br />
       Ce qui fait lien entre eux tous, au-delà de leur souffrance, est ce Golem, être mythique et imaginaire dans la culture hébraïque, à la combinaison décharnée, recouverte de boue. Les récits se greffent dans un passé, voire un présent, qui ne passe pas, causé par de grandes souffrances et des tragédies. En écho se fait entendre la Shoah et les massacres du 7 octobre. Ces réalités, et d'autres du passé, devenues psychiques, voire physiques, construisent l'existence des personnages avec un passé qui les phagocyte, bouscule leur présent et hypothèque leur futur.       <br />
              <br />
       La scénographie est dans un spectre où elle paraît être en écho à une mise en situation autant psychologique que physique des protagonistes. Nous sommes dans des camaïeux de couleurs ocres, mats et chaudes qui ressemblent à celles de la terre, comme venant d'un monde enseveli avec des vêtements éparpillés au sol. Et c'est dans cette approche scénique que le Golem a toute sa place et sa mesure parmi les autres personnages. Il se glisse entre eux, disparaît pour réapparaître. Figure légendaire, généralement humanoïde, faite d'argile et issue de textes kabbalistiques, le Golem est une créature qui a pour rôle de protéger le peuple juif. Incapable de parole et de libre arbitre, Amos Gitaï l'envisage différemment, en le faisant participer à la narration. Celle-ci est plurielle et multiple. La douleur est présente et diffuse, le spectacle devenant comme un hymne à celle-ci.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87303714-61954150.jpg?v=1742404853" alt=""Golem" Une mosaïque d'histoires et de témoignages à la découverte d'un mythe protecteur" title=""Golem" Une mosaïque d'histoires et de témoignages à la découverte d'un mythe protecteur" />
     </div>
     <div>
      Le jeu est basé sur une forte présence physique des comédiens par le biais de leur corps, voix et costumes caractéristiques. Il n'y a pas d'échanges entre protagonistes. Leurs lieux scéniques ne sont jamais segmentés, traversés, interrompus. Chacun est dans son pré-carré. Ils circulent et bougent dans un espace qui n'est jamais le même pour la plupart, sans qu'il y ait de rencontre. Le drame et la détresse les laissent seuls face à eux-mêmes et aux autres. Tout semble, à dessein, fuyant et fragile, avec la parole qui permet de donner une consistance à ce qui a été perdu, comme un socle sur lequel ils construisent leur vérité.       <br />
              <br />
       Le spectacle est politique, avec une profondeur qui manque tant à notre époque et dont Amos Gitaï est, de façon toujours aussi talentueuse, coutumier.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Golem"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87303714-61954155.jpg?v=1742404878" alt=""Golem" Une mosaïque d'histoires et de témoignages à la découverte d'un mythe protecteur" title=""Golem" Une mosaïque d'histoires et de témoignages à la découverte d'un mythe protecteur" />
     </div>
     <div>
      Spectacle en français, yiddish, allemand, anglais, arabe, espagnol, hébreu, ladino, russe, surtitré en anglais et en français.       <br />
       Texte : Amos Gitaï et Marie-José Sanselme.       <br />
       Mise en scène : Amos Gitaï.       <br />
       Assistantes à la mise en scène : Céline Bodis, Talia De Vries, Anat Golan.       <br />
       Avec : Bahira Ablassi, Amos Gitaï, Irène Jacob, Micha Lescot, Laurent Naouri, Menashe Noy, Minas Qarawany, Anne-Laure Ségla.       <br />
       Musiciens : Alexey Kochetkov (violon et synthés), Kioomars Musayyebi (santour), Florian Pichlbauer (piano).       <br />
       Chanteuses : Dima Bawab, Amandine Bontemps, Zoé Fouray, Sophie Leleu,        <br />
       Voix et harpe : Marie Picaut.       <br />
       Recherche : Rivka Markovitski Gitaï.       <br />
       Lumières : Jean Kalman, assisté de Juliette de Charnacé.       <br />
       Son : Éric Neveux.       <br />
       Scénographie : Amos Gitaï, assisté de Sara Arneberg Gitaï.       <br />
       Coiffures et maquillage : Cécile Kretschmar.       <br />
       Costumes : Fanny Brouste, assistée d'Isabelle Flosi.       <br />
       Patine costumes : Emmanuelle Sanvoisin.       <br />
       Vidéo : Laurent Truchot.       <br />
       Conseiller musical et chef de chœur : Richard Wilberforce.       <br />
       Fabrication des accessoires, costumes et décor : ateliers de La Colline.       <br />
       Durée : 2 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 mars au 3 avril 2025.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h 30, mardi à 19 h 30 et dimanche à 15 h 30.       <br />
       La Colline - Théâtre national, Grand Théâtre, Paris 20e, 01 44 62 52 52.       <br />
       <a class="link" href="https://www.colline.fr/" target="_blank">&gt;&gt; colline.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87303714-61954324.jpg?v=1742405496" alt=""Golem" Une mosaïque d'histoires et de témoignages à la découverte d'un mythe protecteur" title=""Golem" Une mosaïque d'histoires et de témoignages à la découverte d'un mythe protecteur" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87303714-61954339.jpg?v=1742405525" alt=""Golem" Une mosaïque d'histoires et de témoignages à la découverte d'un mythe protecteur" title=""Golem" Une mosaïque d'histoires et de témoignages à la découverte d'un mythe protecteur" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>"Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !</title>
   <updated>2024-09-10T17:05:00+02:00</updated>
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   <category term="Théâtre" />
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   <published>2024-09-04T10:06:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans une superbe création où le dramaturge, metteur en scène et comédien Wajdi Mouawad marie imagination et vécu, nous nous retrouvons dans une chronologie de près de 75 ans dans des lieux aussi différents que Beyrouth, Montréal, Paris, Rome et Livingstone avec, au cœur de celle-ci, la double explosion tragique du port de Beyrouth en 2020. Dans ces épisodes bousculés, le dramaturge pose un regard aussi lucide, poétique que scientifique sur ces impondérables qui ponctuent et peuvent influer toute une vie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220937.jpg?v=1667980515" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      Lumières sur une scénographie sombre balayée par des clartés blanches dans un jeu de clairs-obscurs. Elle est mouvante durant toute la représentation et laisse découvrir, selon les moments, des salles construites en forme de triangle toujours ouvertes pour inviter le regard du public à entrer dans celles-ci, tout autant que dans l'intimité des protagonistes. Cette dernière est verbalisée aussi par des mots, des colères et des silences. Tout est à nu. On se livre au travers de souffrances parfois tues, mais toujours dites.       <br />
              <br />
       Ce sont plusieurs générations de familles qui se rencontrent ou se retrouvent à des endroits et des époques différents. Paris, Montréal, Livingstone, Beyrouth, les scènes s'échelonnent dans un espace-temps et dans des lieux géographiques étendus. Celui-ci s'étire d'août 1978 où Talyani a 10 ans jusqu'en août 2052 où il a 74 ans avec un centre dramatique démarrant le 4 août 2020, avec la double explosion dans le port de Beyrouth, jusqu'au 8 août 2020. Le bilan a été de 215 morts et 6 500 blessés. Cet espace-temps s'étale sur une durée dramaturgique d'une semaine, la pièce étant découpée du lundi au dimanche avec, pour chacun des jours, une action, une date et plusieurs lieux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220938.jpg?v=1667980552" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      Dans cette étendue autant temporelle, psychologique que culturelle, reste accrochée la souffrance des caractères qui s'exprime autour de la colère, de l'incompréhension, du manque d'amour, du mépris, de la violence, de l'amour non exprimé, de l'amour qui s'exprime. Ce que montre Mouawad est qu'au travers des événements, souvent marqués par l'impondérable même quand la tragédie ne s'y mêle pas, fait que l'histoire d'une vie ou d'une famille peut être changée, voire transfigurée complètement. Une maladie qu'on pourrait croire cancéreuse alors que c'est un simple furoncle où l'horaire d'un vol pour Paris ou Rome a transformé la vie de nos personnages ainsi que celle de Wajdi Mouawad qui se raconte aussi dans cette création.       <br />
               <br />
       Le jeu des comédiens est très physique et est axé sur la voix qui est souvent projetée, lancée. On se crie dessus, on se bouscule, on s'ignore ou on s'aime. Talyani (Wajdi Mouawad, Jérôme Kircher) est incarnée par deux protagonistes aussi différents l'un de l'autre comme le blanc l'est du noir ou le coton de la soie. Et donc nous sommes à la croisée de deux histoires. Quand l'un est calme, serein, l'autre est violent, méprisant, divorçant de la vie quand le premier en est attaché. L'histoire de chacun, leur rapport à soi et aux autres sont marqués de coups, de béquilles, d'entorses à leur vie avec un rapport au père, fréquemment absent physiquement ou symboliquement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220939.jpg?v=1667980654" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      Le hasard, une rencontre, un instant font que les ruisseaux se séparent pour se jeter dans un autre fleuve. C'est dans ce tournoiement des événements que la création prend de l'épaisseur avec son voile de mystère. Tout tourne autour de la souffrance et d'amours non dites ou échouées dans les écueils du mutisme.       <br />
              <br />
       &quot;L'important n'est pas de guérir mais de vivre avec ses maux&quot;, ces mots de Camus (1913-1960) peuvent être l'écho de la trame dramaturgique de la seconde partie, car, dans celle-ci, les personnages font face à leurs problèmes là où la première partie les faisait voir comme les subissant et en souffrant sans que ceux-là ne disparaissent pour autant. Autre moment est ce cours donné sur la relativité restreinte d'Einstein (1879-1955) par Joane (Julie Julien) qui donne un éclairage au titre de cette œuvre avec le chiffre irrationnel, √2, comme tout irrationnel qui recouvre toute une infinité de nombres dans un espace mathématique extrêmement réduit entre deux décimales. L'infiniment grand logé dans l'infiniment petit comme le cours d'une vie influé par un petit hasard.       <br />
              <br />
       La voix est l'aiguillon des émotions et s'apparente à un baromètre de celles-ci, des sentiments tiraillés par des conflits internes qui traversent continuellement la vie de tous les protagonistes. Les planches deviennent, au travers de déplacements importants et de rares pauses, le lieu de figuration et de transformation de ces conflits où, autour de courts solos de trompettes qui accompagnent avec beaucoup de suavité certaines fins de scènes, ils closent la pièce dans un rare, voire le seul, moment d'espoir et de gaité.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Racine carrée du verbe être"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220940.jpg?v=1667980687" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Wajdi Mouawad.       <br />
       Assistante et assistant à la mise en scène : Valérie Nègre et Cyril Anrep.       <br />
       Avec : Maïté Bufala, Madalina Constantin, Jade Fortineau, Jérémie Galiana, Delphine Gilquin, Julie Julien, Jérôme Kircher, Norah Krief, Maxime Le Gac Olanié, Wajdi Mouawad, Lucile Roche et Anna Sanchez en alternance, Nathanaël Rutter, Richard Thériault, Raphael Weinstock.       <br />
       Et les enfants en alternance : Colin Jolivet, Meaulnes Lacoste, Théodore Levesque, Balthazar Mas-Baglione, Ulysse Mouawad, Adrien Raynal, Noham Touhtouh.       <br />
       Dramaturgie : Charlotte Farcet et Stéphanie Jasmin.       <br />
       Scénographie : Emmanuel Clolus.       <br />
       Lumières : Éric Champoux.       <br />
       Costumes : Emmanuelle Thomas assistée de Léa Delmas.       <br />
       Couture : Anne-Emmanuelle Pradier.       <br />
       Maquillages et coiffures : Cécile Kretschmar.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220941.jpg?v=1667980722" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      Conception vidéo : Stéphane Pougnand.       <br />
       Dessins : Wajdi Mouawad et Jérémy Secco.       <br />
       Musique : Pawel Mykietyn.       <br />
       Conception sonore : Michel Maurer, assisté de Sylvère Caton et Julien Lafosse.       <br />
       Accompagnement des enfants : Achille di Zazzo.       <br />
       Fabrication des accessoires, costumes et décor : ateliers de La Colline.       <br />
       Durée : 6 h, soit trois parties ponctuées de deux entractes.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">13 et 14 septembre 2024 :</span> Festival La Bâtie, Château Rouge - Scène conventionnée, Annemasse (74).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 20 septembre au 22 décembre 2024.</span>       <br />
       Jeudi et vendredi à 17 h 30, samedi à 16 h et dimanche à 13 h 30.       <br />
       • Durée 6h incluant 2 entractes.       <br />
       La Colline - Théâtre national, Grand Théâtre, Paris 20e, 01 44 62 52 52.       <br />
       <a class="link" href="https://www.colline.fr/" target="_blank">&gt;&gt; colline.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220942.jpg?v=1725465858" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Racine-carree-du-verbe-etre-Demonstration-magistrale-_a4038.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Par la mer (quitte à être noyées)" Une odyssée poétique et humaniste, à la fois grave et optimiste</title>
   <updated>2023-06-07T11:13:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Par-la-mer-quitte-a-etre-noyees-Une-odyssee-poetique-et-humaniste-a-la-fois-grave-et-optimiste_a3599.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/73343694-51044070.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-06-07T10:41:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans une pièce très joliment écrite d'Anaïs Allais Benbouali, le souffle de la poésie nous amène vers les rives de la Méditerranée avec trois femmes que tout sépare et que rien ne prédisposait à se rencontrer. Se basant sur quelques éléments biographiques de sa vie, l'autrice et metteure en scène nous fait vivre un bout de la destinée de personnages que l'espoir arrime avec gaillardise au tragique du quotidien.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73343694-51044070.jpg?v=1686128763" alt=""Par la mer (quitte à être noyées)" Une odyssée poétique et humaniste, à la fois grave et optimiste" title=""Par la mer (quitte à être noyées)" Une odyssée poétique et humaniste, à la fois grave et optimiste" />
     </div>
     <div>
      Lumière tamisée sur une scénographie sombre. Deux personnages sortent sans bruit d'une semi-obscurité. Le silence accompagne les premiers déplacements. Une voix off démarre, celle de Lounia (Majida Ghomari). La poésie s'empare du plateau. Tout ne sera que prose poétique dans cette incarnation. La dramaturgie dans les répliques est d'un autre crayon, plus direct, sans enjolivure, avec un goût de goudron et de plage. Celui de la marche, de l'odyssée, de la route qui a fait débarquer Assia (Asmaa Samlali) chez Houda (Louise Belmas) par le biais non volontaire de Max (Gaëlle Clérivet).        <br />
              <br />
       Lounia est une figure invisible et présente pour paraphraser Victor Hugo (1802-1885). Elle est cette voix d'outre-tombe qui a rejoint la Méditerranée juste après sa mort dans une volonté funéraire. À travers elle, c'est un dialogue qui s'installe entre les mondes du vivant et de l'au-delà, de la terre et de la mer, voire d'une mère à sa fille et d'une ancêtre à sa descendance. Dans ses différentes figures, c'est aussi celle des profondeurs de la mer que l'on entend, en écho à ceux qui la traversent lors d'un exil souvent douloureux, tragique, de personnes venues &quot;d'un pays sans pays&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73343694-51044071.jpg?v=1686128785" alt=""Par la mer (quitte à être noyées)" Une odyssée poétique et humaniste, à la fois grave et optimiste" title=""Par la mer (quitte à être noyées)" Une odyssée poétique et humaniste, à la fois grave et optimiste" />
     </div>
     <div>
      Anaïs Allais Benbouali, l'autrice et metteure en scène, s'est inspirée de ce qu'elle a vécu, en travaillant aussi avec ses comédiennes sur le texte. Elle poursuit la démarche qu'elle avait entreprise dans son spectacle &quot;Au milieu de l'hiver, j'ai découvert en moi un invincible été&quot; (2018) qu'elle avait présenté à la Colline, pièce où la jeune Lilas renouait avec ses racines algériennes.       <br />
              <br />
       Ici, ce sont trois femmes que rien ne présageait à se rencontrer. Le hasard n'est jamais hasard dans une dramaturgie qui sait rendre écho même de tout signal faible. Sauf que dans la création d'Anaïs Allais Benbouali, il en est la trame, l'axe, l'ossature qui s'invite dans le quotidien de personnes de différents horizons autant géographiques, sociaux que culturels. Ces différences concernent une distance géographique proche, entre Max et Houda, et distante pour Assia avec la Méditerranée comme frontière.       <br />
              <br />
       La voix de Lounia nous invite vers un au-delà qui donne à la pièce une dimension autre, celle d'un conte qui peut autant se réfléchir, se lire, se regarder que se voir. La vidéo accompagne d'ailleurs certains tableaux, dont le dernier avec une jolie musique de Julie Roué. Ce sont aussi, au travers de ces protagonistes de chair et d'os, trois autres personnages qui nourrissent la trame de cette pièce, à savoir la Mort, la Rencontre et la Solidarité. Ces entités, à tour de rôle, impriment sur la fable un point de vue où, à l'inverse du vaudeville, la porte s'ouvre pour ne pas se refermer. Ou si peu. Elle s'ouvre à un moment pour faire revenir Max sur son ancien lieu d'habitation. Elle s'ouvre aussi pour faire entrer Houda dans sa nouvelle demeure et pour accueillir ensuite Assia.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73343694-51044077.jpg?v=1686128826" alt=""Par la mer (quitte à être noyées)" Une odyssée poétique et humaniste, à la fois grave et optimiste" title=""Par la mer (quitte à être noyées)" Une odyssée poétique et humaniste, à la fois grave et optimiste" />
     </div>
     <div>
      Il s'agit de quoi au démarrage ? D'une vente à Houda d'une maison que Max cède. Quelques vices de construction déclarés, selon l'ex-propriétaire, mais non vu, mettent celle-ci un peu en rogne. Des pluies s'abattent dans un séjour où l'on voit que le toit n'a pas fait ses bons offices. Elle se retrouve dans une situation délicate avec une demeure nouvellement achetée, mais protégeant peu. Ou pas. Dans ce rapport à l'autre de contraintes, l'obligation morale de Max d'être présente noue un dialogue entre elles deux. Dialogue difficile, parfois rêche et expéditif. N'est pas généreux qui veut.       <br />
              <br />
       Et il faut aujourd'hui un certain courage moral, civique et social dans une époque dure et mêlée qui condamne, en France, honteusement à la justice et aux extrémismes, ceux qui sont solidaires des &quot;migrants&quot;, terme employé à mauvais escient pour des personnes vivant des situations autrement plus cruelles et sordides qu'une simple migration afin d'anesthésier toute forme de solidarité. Solidarité devenue délit quand, en Méditerranée, près de 9 000 personnes, depuis 2018, ont péri pour non-assistance à personne en danger dans un continent appelé Europe et dans un pays comme la France, qui a oublié ces dernières années d'être terre d'accueil, d'asile et des droits de l'homme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73343694-51044084.jpg?v=1686128863" alt=""Par la mer (quitte à être noyées)" Une odyssée poétique et humaniste, à la fois grave et optimiste" title=""Par la mer (quitte à être noyées)" Une odyssée poétique et humaniste, à la fois grave et optimiste" />
     </div>
     <div>
      Le temps de la pièce est celui du présent, du passé et d'un avenir que nos protagonistes espèrent à des degrés différents et dans une même optique, celui de changer de vie. Pour Max, il s'agit de refermer un pan de son histoire ; pour Houda, d'en ouvrir un nouveau ; pour Assia, de le fuir pour se construire un nouvel élan. De ces trois approches, c'est aussi celui d'un &quot;passé qui ne passe pas&quot; et qui est appréhendé dans ses douleurs qui ne se disent pas. Ou si peu. Ou de façon différente. Quand les deux premières sont portées par un petit brin d'espoir, pour la troisième, c'est l'espérance qui la guide.        <br />
              <br />
       Œuvre autant littéraire que théâtrale, le lien au langage est marqué par un vécu. Max est parfois prise d'un débit très soutenu et qui ne s'arrête pas comme pour déverser un trop-plein. À l'inverse, Houda a une élocution directe, concise et un peu à l'emporte-pièce. Elles deux sont dans un rapport à l'autre sans ambages quand, pour Assia, elle est la plus sereine et la plus calme, presque optimiste tout en vivant une situation difficile où elle a fui son pays, se retrouve seule, sans argent et prenant avec philosophie ce qui lui arrive. Quand le présent tape à la porte de chacune d'elles, celle-ci s'ouvre avec surprise, angoisse ou espoir pour faire de cet instant qui dérange au début Houda et Max, une action d'écoute et d'ouverture vers Assia.       <br />
              <br />
       La voix off de Lounia s'apparente à une lecture de ses mémoires. Elle est aussi la mémoire de ce qui ne s'oublie pas. Dans cette poésie où la pensée baigne dans une réflexion bien articulée, c'est tout un pan de mots corsetés d'un beau souffle chaud qui fait retentir ses inflexions comme perdues dans un songe. La pièce est d'un beau calibre d'écriture. Elle est à la fois grave et porteuse d'un optimisme certain où s'ouvrir à l'autre devient gage d'une belle promesse de responsabilité citoyenne et humaniste pour le vivre-ensemble.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Par la mer (quitte à être noyées)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73343694-51044086.jpg?v=1686128890" alt=""Par la mer (quitte à être noyées)" Une odyssée poétique et humaniste, à la fois grave et optimiste" title=""Par la mer (quitte à être noyées)" Une odyssée poétique et humaniste, à la fois grave et optimiste" />
     </div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Anaïs Allais Benbouali.       <br />
       Avec : Gaëlle Clérivet, Louise Belmas, Asmaa Samlali et la voix de Majida Ghomari.       <br />
       Collaboration artistique : Guillaume Lavenant.       <br />
       Dramaturgie : Charlotte Farcet.       <br />
       Scénographie : Lise Abbadie.       <br />
       Création sonore : Benjamin Thomas.       <br />
       Musique originale : Julie Roué.       <br />
       Création lumières : Julien Jaunet.       <br />
       Regard chorégraphique : Sofian Jouini.       <br />
       Costumes : Tiphaine Pottier.       <br />
       Création vidéo : Marie Giraudet.       <br />
       Vidéo mer : Lise Abbadie.       <br />
       Construction du décor : Florentin Guesdon.       <br />
       Regard complice : Élise Vigier et Cécile Favereau.       <br />
       Production La Grange aux Belles.       <br />
       Durée : 1 h 30.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73343694-51044087.jpg?v=1686128914" alt=""Par la mer (quitte à être noyées)" Une odyssée poétique et humaniste, à la fois grave et optimiste" title=""Par la mer (quitte à être noyées)" Une odyssée poétique et humaniste, à la fois grave et optimiste" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 23 mai au 18 juin 2023.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h, mardi à 19 h et dimanche à 16 h.       <br />
       La Colline -Théâtre national, Paris 20e, 01 44 62 52 52.       <br />
       <a class="link" href="https://www.colline.fr/" target="_blank">&gt;&gt; www.colline.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Par-la-mer-quitte-a-etre-noyees-Une-odyssee-poetique-et-humaniste-a-la-fois-grave-et-optimiste_a3599.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"House"… à demeure !</title>
   <updated>2023-04-10T19:39:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/House-a-demeure-_a3553.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/72006405-50143575.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-04-10T12:10:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ayant réalisé une trilogie cinématographique documentaire en 1980, 1997 et 2005, Amos Gitaï la met aujourd'hui en scène au Théâtre La Colline. Le thème est l'expropriation d'une maison d'un Palestinien par un Israélien. Dans ce face-à-face d'une pratique colonisatrice qui a encore cours actuellement, le réalisateur projette un regard croisé, lucide et critique d'une situation où la perception des uns et des autres sont comme l'avers et l'envers d'un événement tragique et cruel d'un côté et source de conflits de l'autre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72006405-50143575.jpg?v=1680953043" alt=""House"… à demeure !" title=""House"… à demeure !" />
     </div>
     <div>
      La scène laisse découvrir des échafaudages. Au centre, deux maçons en train de tailler et de monter des pierres pour la construction d'une maison. Celle d'un Israélien en lieu et place de celle d'un Palestinien qui est Mahmoud Dajani. C'est toute la trame de cette œuvre à laquelle Amos Gitaï donne une visibilité, à la fois lucide et souvent teintée d'émotions, de chaque personnage.       <br />
              <br />
       Ces échafaudages se transforment au fil du spectacle en refuges pour les comédiens et les musiciens qui y prennent place ou ils les utilisent en tapant en rythme sur les barreaux lors d'un moment de percussions effectué pendant quelques minutes par l'ensemble des interprètes. Cela génère un rythme très soutenu unissant dans un même élan tout le groupe.       <br />
              <br />
       La pièce, mise en scène par Amos Gitaï, est tirée de ses trois documentaires, &quot;House&quot;, le premier, puis &quot;House in Jerusalem&quot; et &quot;News from Home/News from House&quot;. Le biais pris par le réalisateur et metteur en scène est de confronter deux visions du monde d'un même élément, celle d'une maison. Elle représente ce qui nous rattache à un quartier, une ville, une culture, une histoire, un pays. Et une famille.
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72006405-50143615.jpg?v=1680953070" alt=""House"… à demeure !" title=""House"… à demeure !" />
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      C'est dans un foyer que se noue, se crée, se vit la cellule familiale. Là où retentissent les cris des bébés, les chamailleries des enfants, des adolescents, de l'amour et des disputes des parents. Là où s'ouvrent à la vie l'espoir d'un futur et les promesses de l'aube. C'est aussi sur ce foyer que deux visions se confrontent, celle d'une expropriation et celle d'une lutte résignée, car désespérée.       <br />
              <br />
       Amos Gitaï rappelle, dans cette création, la &quot;Loi sur la propriété des absents&quot; (1950) qui ne s'applique qu'aux Palestiniens. Elle accorde à l'État d'Israël le pouvoir de confisquer et de saisir à ceux-ci leurs propriétés et leurs biens qu'ils ont été forcés de laisser derrière eux en 1948, après leur exorde forcé, lors de la création de ce pays. Cette loi s'applique jusqu'à encore aujourd'hui uniquement pour tout Arabe de nationalité israélienne.       <br />
              <br />
       La pièce est racontée au travers de récits personnels, dramatiques et cruels pour les Palestiniens et conflictuels pour les Israéliens. Sans que cela s'exprime avec une violence verbale ou physique. Une seule fois, le ton monte et rapidement redescend. Peu de faits historiques énoncés, à l'exception du massacre de Deir Yassin contre les Palestiniens qui a eu lieu le 9 avril 1948. Ce qui fait Histoire dans la fable est ce qui est dit par les protagonistes au travers de leur périple, voyage, déplacement ou tragédie.
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72006405-50143760.jpg?v=1680953252" alt=""House"… à demeure !" title=""House"… à demeure !" />
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      Derrière ceux-ci, il y a une trame de lucidité, de raison, parfois de recul. Ou de colère et d'émotion. Ou encore de résignation combative. Tout se mêle dans une vaste gamme d'émotions tenue par la nostalgie des uns, la tragédie des autres. Le verbe fait autorité quand le travail manuel, celui de tailler et monter des pierres, fait résignation. Ce sont ses deux versants qui montrent, métaphoriquement, un pays qui s'étend et se construit, malgré eux, par le travail de ceux qui en sont dépossédés.       <br />
              <br />
       Chaque protagoniste se présente en racontant un bout de sa vie, toujours à l'origine d'un exode voulu ou forcé. L'une vient de Suède, a vécu en Turquie, l'autre d'Algérie. Ou d'Israël depuis 23 ans. Ou d'ailleurs. Et hypothétiquement des territoires occupés pour les maçons palestiniens, si expulsés de leurs demeures. Les scènes se déroulent à Jérusalem Ouest. La Shoah fait aussi son apparition dans un propos d'un des protagonistes Hiérosolymitains pour rappeler le génocide subi par les Juifs, ou pour rappeler que les Arabes n'en sont pas responsables.       <br />
              <br />
       L'œuvre est équilibrée, salvatrice par rapport à une situation qui se nourrit actuellement d'un extrémisme politique et religieux exacerbé comme tout extrémisme. Elle donne la parole aux deux parties. Ils ne se parlent pas, sauf une seule fois. Ils sont séparés physiquement par un travail et un rapport social, celui d'être manœuvres ou propriétaires. Dominés et dominants. C'est un regard croisé entre l'occupant et l'occupé, le colon et le colonisé, l'oppresseur et l'opprimé.
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72006405-50143761.jpg?v=1680953285" alt=""House"… à demeure !" title=""House"… à demeure !" />
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      La parole est à la modération, juste équilibre entre des parties qui peuvent difficilement cohabiter, la colonisation n'étant que violence, physique et moral, et mépris. Un focus est fait sur ce qui alimente une haine chez les colonisés au travers des domiciles. Ceux-ci concernent la démolition des maisons des Palestiniens, des refus de permis de construire et de la mise en place de colonies, dont des rapporteurs des Nations Unis en 2023 souhaitent qu'Israël en soit tenu responsable.       <br />
              <br />
       La représentation est entrecoupée de chants, apportant une rupture dans le jeu et surtout un élan, une fraîcheur à la représentation, permettant de la dénouer de son tragique. Le récit est ainsi rythmé par deux chants en chœur dont une fois par tous les interprètes.       <br />
              <br />
       Le jeu se décline par le biais de quatre approches, la première est émotionnelle et dans le narratif, la deuxième dans le chant, la troisième dans la musique, la quatrième dans le dialogue entre voisins ou dans une dispute franche entre les maçons et les propriétaires. Beaucoup de propos sont tenus en solo. Rares sont les échanges entre les protagonistes, montrant ainsi des univers séparés, chacun avec son histoire, ses drames et ses tragédies, son amour du pays en destruction pour les uns ou (re)trouvé pour les autres, les deux faces d'une même pièce qui ne se regardent pas.
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72006405-50161802.jpg?v=1681140466" alt=""House"… à demeure !" title=""House"… à demeure !" />
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      Lors du seul changement de décor, un rideau transparent descend avec un texte écrit dessus qui posent des questions sur les à-côtés de grands moments historiques du monde, sur les coulisses de l'Histoire nous interpellant pour ne pas nous arrêter uniquement à la face visible de celle-ci. Mais de déporter son regard sur les aspects cachés, ignorés ou tus dans les actualités. La question de la haine est posée aussi lors d'une discussion un peu violente un moment entre l'un des Israéliens et l'un des deux Palestiniens où celui-ci lance <span style="font-style:italic">&quot;pourquoi êtes-vous toujours surpris que nous puissions avoir de la haine ?&quot;.</span> Pas de réponse apportée. Moment de lucidité permettant de faire prendre conscience d'un côté du ressenti de l'autre côté. Comme pour cette Hiérosolymitaine venue de Suède et expliquant qu'elle ne peut pas refaire l'Histoire, qu'elle ne veut pas la refaire, mais qu'il faudrait pourtant la corriger.       <br />
              <br />
       Le spectacle est en anglais, arabe, français, hébreu, yiddish et surtitré en anglais et en français. Dans ces temps durs et mêlés, la voix d'Amos Gitaï est une vraie respiration. <span style="font-style:italic">&quot;Mon travail est un geste civique&quot;</span> comme il le rappelle. &quot;House&quot; avait été interdit en Israël à sa sortie. De son approche militante, critique de son propre pays, cette œuvre est aussi une espérance incarnée dans cette maison qui se construit, à l'élaboration d'une cohabitation dans un même espace entre deux peuples qui se combattent. Quand les politiques tablent sur le racisme, le mépris et l'exclusion, c'est aux rêves et à la création artistique de bousculer les impossibles. Avec les citoyens !
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     <div><b>"House"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72006405-50161803.jpg?v=1681140499" alt=""House"… à demeure !" title=""House"… à demeure !" />
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      Spectacle en anglais, arabe, français, hébreu, yiddish, surtitré en anglais et en français.       <br />
       Tirée de la trilogie &quot;La Maison&quot;, &quot;Une maison à Jérusalem&quot; et &quot;News from Home News from House&quot; de Amos Gitaï        <br />
       Texte et mise en scène : Amos Gitaï.       <br />
       Adaptation texte : Marie-José Sanselme et Rivka Gitaï.       <br />
       Assistantes à la mise en scène : Talia de Vries et Anat Golan.       <br />
       Avec : Bahira Ablassi, Dima Bawab, Benedict Flinn, Irène Jacob, Alexey Kochetkov, Micha Lescot, Pini Mittelman, Kioomars Musayyebi, Menashe Noy, Laurence Pouderoux en alternance avec Riselène Pince, Minas Qarawany, Atallah Tannous, Richard Wilberforce.       <br />
       Scénographie : Amos Gitaï, assisté de Philippine Ordinaire.       <br />
       Costumes : Marie La Rocca, assistée d'Isabelle Flosi.       <br />
       Lumières : Jean Kalman.       <br />
       Son : Éric Neveux.       <br />
       Chef de cœur : Richard Wilberforce.       <br />
       Collaboration vidéo : Laurent Truchot       <br />
       Maquillage et coiffures : Cécile Kretschmar.       <br />
       Préparation et régie surtitres : Katharina Bader.       <br />
       Construction du décor : atelier de La Colline - théâtre national.       <br />
       Durée : 2 h 20.
     </div>
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72006405-50161815.jpg?v=1681140527" alt=""House"… à demeure !" title=""House"… à demeure !" />
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      <span class="fluo_jaune">Du 14 mars au 13 avril 2023.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h 30, mardi à 19 h 30 et dimanche à 15 h 30.       <br />
       Relâche le dimanche 19 mars.       <br />
       La Colline - Théâtre National, Grand Théâtre, Paris 20e, 01 44 62 52 52.       <br />
       <a class="link" href="https://www.colline.fr/<span class="fluo_jaune">Du" target="_blank">&gt;&gt; colline.fr</a> 14 mars au 13 avril 2023.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h 30, mardi à 19 h 30 et dimanche à 15 h 30.       <br />
       Relâche le dimanche 19 mars.       <br />
       La Colline - Théâtre National, Grand Théâtre, Paris 20e, 01 44 62 52 52.       <br />
       <a class="link" href="https://www.colline.fr/" target="_blank">&gt;&gt; colline.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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