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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-09T19:36:25+02:00</updated>
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   <title>Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !</title>
   <updated>2024-07-25T10:34:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Paris-l-ete-un-puissant-souffle-d-air-frais-artistique-_a4018.html</id>
   <category term="Festivals" />
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   <published>2024-07-25T08:52:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Focus sur deux spectacles de la 8ᵉ édition du festival "Paris l'été" qui s'est déroulée du 3 au 16 juillet avec, pour cette dernière édition, toujours Laurence de Magalhaes et Stéphane Ricordel aux commandes (aujourd'hui à la direction du théâtre du Rond-Point). Comme chaque année, rendez-vous avec la danse, le théâtre, le cirque, la musique et, dans notre article, "La saga de Molière", une création déjantée et joyeuse, ainsi que, dans un tout autre registre, "Jazz club", une odyssée musicale allant de Lester Young à Mulatu Astatke autour de superbes Maquettes de clubs et d'intérieur.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81773255-58840297.jpg?v=1721892320" alt="Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !" title="Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !" />
     </div>
     <div>
      Le festival &quot;Paris l'été&quot;, c'est aussi son décor et ses tréteaux avec une régie souvent très dépouillée et qui transforment des endroits de Paris, comme le lycée Jacques Decour, en lieu culturel et artistique.        <br />
               <br />
       Créée en septembre 2021, &quot;La saga de Molière&quot; est un formidable pied de nez comique et, ô combien déjanté, au Classique. Du moins à Molière. Le propos est avant tout affabulateur, même s'il se nourrit de parts de vérité historiques. Aussi, l'histoire est bousculée, la légende rhabillée, le mythe Molière renversé pour dessiner l'homme à travers une projection toute personnelle de l'autrice et metteuse en scène Johana Giacardi. La distance est maquillée par une légèreté salvatrice de la vie d'un homme qui a transformé le 6ᵉ art en le marquant de son empreinte indélébile au travers de situations, que peut rencontrer toute troupe, rehaussées toujours d'humour.       <br />
               <br />
       C'est vif et joyeux. On assiste à la naissance de Molière, sa rencontre amoureuse avec Madeleine Béjart, puis son amour pour Armande Béjart, la fille de celle-ci. Sa prime jeunesse aussi avec son désir de la scène entre les souhaits d'un père afin qu'il reprenne son métier de tapissier et les compréhensions d'une mère face à son fils. Puis la maturité de l'homme avec ses doutes, ses échecs et ses succès sur les planches. Molière est souvent occulté par Jean-Baptiste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81773255-58840303.jpg?v=1721892384" alt="Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !" title="Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !" />
     </div>
     <div>
      La troupe des Estivants, composée d'Anne-Sophie Derouet, Nais Desiles, Johana Giacardi, Édith Mailaender et Olivia Ouki, vient de Marseille. Alors que le public n'a pas fini de s'installer, chacune explique les scènes aux spectateurs, situés face à elle, qui ne vont pas être jouées dans une pièce qui, au premier abord, semble ne pas avoir commencé. Et pourtant, elle a déjà démarré. Les comédiennes deviennent des protagonistes pour redevenir l'instant d'après des interprètes. Via ces bascules et à dessein, il n'y a souvent pas de frontière nette entre scène et gradins, comédiennes et spectateurs, les unes se mariant aux autres. Le théâtre dans le théâtre est aux premières loges.       <br />
               <br />
       On découvre des &quot;manifestantes de droite&quot;, comme dit dans le texte, scandant <span style="font-style:italic">&quot;Faîtes des enfants, pas des intermittents. Tous à Lourdes, tous à Lourdes !&quot;,</span> les comédiens n'étant pas considérés à l'époque de Molière. Cette fausse plongée historique complètement décalée est un joli pied de nez aux manifestations contre le mariage pour tous et met en écho les peurs et rejets qui sont rencontrés contre toute forme de minorité.       <br />
              <br />
       Les costumes sont parfois facétieux, voire lunaires, comme dans le dernier tableau où les comédiennes vont en direction de la lune. Quel rapport avec Molière ? Aucun sauf que la trame s'y prête absolument bien, car elle lie l'absurde et le décalé, portée par une réelle qualité de jeu. Les artistes rentrent, sortent, se maquillent de rouge pour illustrer la mort et de noir et blanc pour incarner la vieillesse. Même la musique est là avec son tout petit clavier noir que l'on voit à peine et sur lequel s'épanchent des doigts pour nous sortir quelques simples mélodies. La représentation est un très beau moment de théâtre frais et joyeux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81773255-58840304.jpg?v=1721892927" alt="Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !" title="Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !" />
     </div>
     <div>
      Autre création avec &quot;Jazz Box&quot; de Cécile Léna qui, dans des espaces réduits de 3m² fermés par un rideau, laisse découvrir de superbes maquettes où le jazz se fait entendre. C'est une véritable odyssée musicale à laquelle nous sommes conviés. On entend ainsi, dans l'un d'eux, une lecture de &quot;L'écume des jours&quot; (1947) de Boris Vian qui a contribué à introduire cette musique en France. Les maquettes sont des intérieurs tels que ceux d'un club de jazz, d'un domicile, d'une sorte de saloon ou un extérieur, comme un toit parisien ou l'entrée du club &quot;Landbird&quot;. Tout un univers feutré s'en dégage, aux lumières changeantes guidant le regard du spectateur sur tel ou tel élément. De grands cartels devant chaque espace racontent quelques moments du Jazz. La création est originale et de très belle facture avec ses maquettes qui dégagent une atmosphère à la fois intime et très personnelle.       <br />
               <br />
       Nous sommes à Chicago, New-York, Casablanca avec son film dans lequel l'on voit, entre autres, Humphrey Bogart et Ingrid Bergman sur une musique de Dooley Wilson, ou à Paris, Cuba ou encore Tokyo. C'est une immersion dans un univers qui laisse place à la propre projection que chacun peut se faire dans un espace aussi réduit qu'intime. Casque aux oreilles, une voix et une atmosphère enveloppent l'écoute quand souffle dans un décor presque cinématographique des plus américains avec ses couleurs sombres et ses lumières tamisées une musique de Lester Young, Barney Willen, Billie Holiday, Charlie Parker, Duke Ellington, Jelly Roll Morton ou Mulatu Astatke pour accompagner rêveries ou pensées. Un délice !       <br />
              <br />
       Les représentations de &quot;La saga de Molière&quot; se sont déroulées les 10, 11 et 12 juillet et &quot;Jazz box&quot; a été exposé du 3 au 13 juillet, le tout au lycée Jacques Decour.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La saga de Molière"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81773255-58840367.jpg?v=1721892966" alt="Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !" title="Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !" />
     </div>
     <div>
      Librement inspiré de &quot;Le Roman de monsieur de Molière&quot; de Mikhaïl Boulgakov.       <br />
       Écriture et mise en scène : Johana Giacardi.       <br />
       Avec : Anne-Sophie Derouet, Nais Desiles, Johana Giacardi, Edith Mailaender, Olivia Oukil       <br />
       Décors et accessoires : Camille Lemonnier.       <br />
       Assistée de Julie Cardile et Edith Mailaender.       <br />
       Création lumière : Lola Delelo.       <br />
       Création costumes : Albane Roche Michoudet, Naïs Desiles, Johana Giacardi et Camille Lemonnier.       <br />
       Collaboratrice artistique : Lisiane Gether.       <br />
       Compagnie Les Estivants.       <br />
       Durée : 1 h 35.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       6 et 7 mars 2025 : Le Safran - Scène Conventionnée, Amiens (80).       <br />
       8 mars 2025 : Théâtre Louis Aragon, Tremblay-en-France (93).       <br />
       11 mars 2025 : Communauté de Communes du Mont des Avaloirs, Pré-en-Pail (53).       <br />
       12 au 14 mars 2025 : La Faiencerie - Scène conventionnée, Creil (60).       <br />
       28 et 29 mars 2025 : Théâtre Brétigny, Brétigny (91).       <br />
       8 au 10 avril 2025 : L'Azimut, Antony (92).       <br />
       22 avril 2025 : Théâtre de La Licorne, Cannes (06).       <br />
       24 avril 2025 : Théâtre de La Colonne, Miramas (13).       <br />
       29 avril 2025 : Théâtre Le Carreau - Scène nationale, Forbach  (57).       <br />
       5 au 7 mai 2025 : Le Cratère - Scène Nationale, Alès (30).       <br />
       17 mai 2025 : Théâtre Le Sémaphore, Irigny (69).       <br />
       20 au 22 mai 2025 : MC2 -Scène Nationale, Grenoble (38).       <br />
       27 au 31 mai 2025 : Théâtre de Namur, Namur (Belgique).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Jazz box"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81773255-58840368.jpg?v=1721896395" alt="Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !" title="Festival Paris l'été… un puissant souffle d'air frais artistique !" />
     </div>
     <div>
      Conception et réalisation : Cécile Léna.       <br />
       Bande sonore : Loic Lachaize.       <br />
       Création lumière et conception technique : José Victorien.       <br />
       Textes et propositions musicales : Philippe Méziat.       <br />
       Conception et réalisation du module extérieur : Marc Valladon.       <br />
       Administration de production : Morgan Helou.       <br />
       Voix : Elleni Barral Virna, Jonathan Beagley, Christophe Brioul, Alain Chaniot, Cécile Léna, Stéphanie Moussu, Masahide Otani, Étienne Rolin.       <br />
       Durée : 40 minutes.       <br />
       Production : Léna d'Azy.       <br />
       Coproduction OARA - Office Artistique de la Région Nouvelle-Aquitaine, Conseil général des Landes, Théâtre des Quatre Saisons de Gradignan.       <br />
              <br />
       <b>Festival Paris l'été</b>       <br />
       A eu lieu du 3 au 16 juillet 2024.       <br />
       <a class="link" href="https://www.parislete.fr/fr/le-programme" target="_blank">&gt;&gt; parislete.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Phénix Festival Un voyage dans le temps, le jazz et la liberté avec "Pannonica, Baronne du jazz"</title>
   <updated>2023-06-08T12:09:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Phenix-Festival-Un-voyage-dans-le-temps-le-jazz-et-la-liberte-avec-Pannonica-Baronne-du-jazz_a3601.html</id>
   <category term="Festivals" />
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   <published>2023-06-08T10:11:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
New York dans les années cinquante. Quartier des cabarets et des clubs. On y joue du jazz jusqu'à tard dans la nuit. La plupart sont des musiciens noirs. La ségrégation raciale américaine est rayonnante, mais certains parviennent à obtenir une autorisation, un permis, pour jouer dans des cabarets. C'est l'époque de quelques grands noms du jazz : Charlie Parker, Bud Powell, Erroll Garner, Tommy Flanagan, Sonny Clark, Thelonious Monk… La plupart sont là chaque soir, sur scène. C'est au milieu ces années-là, au milieu des nuits chaudes de New York que surgit et s'installa une femme qui devint au fil des années une protectrice, une mécène et une amoureuse de ce monde interlope.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73370781-51067635.jpg?v=1686213595" alt="Phénix Festival Un voyage dans le temps, le jazz et la liberté avec "Pannonica, Baronne du jazz"" title="Phénix Festival Un voyage dans le temps, le jazz et la liberté avec "Pannonica, Baronne du jazz"" />
     </div>
     <div>
      Elle n'a rien à voir avec ce milieu. Blanche, riche, juive, elle fait partie de la famille Rothschild, branche anglaise. Mais celle-ci l'a banni le jour où elle décide de divorcer de son mari, un aristocrate français, pour vivre cette vie nocturne, sans entrave, emportée par la magie de la musique. Ses cinq enfants sont, eux, gardés par le père. Des enfants que la classe sociale va bien formater pour qu'ils perpétuent l'honneur de la famille.       <br />
              <br />
       &quot;Pannonica, Baronne du jazz&quot;, rend hommage à ce personnage singulier que peu de gens connaissent, mais qui est resté une figure mythique du monde des musiciens de jazz. Le texte d'Olivia Elkaim ne tente pas de retracer une biographie linéaire de Pannonica. Au contraire, il nous plonge directement dans l'action, une nuit, à New York, alors qu'elle rentre chez elle en voiture en compagnie de Thelonious Monk. Suite à un contrôle de police, elle et son compagnon sont mis en garde à vue, menacés de poursuite pour détention de stupéfiants, mais aussi certainement parce qu'à cette époque la loi interdisait les relations interraciales entre blancs et noirs, et encore plus entre blanches et noirs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73370781-51067643.jpg?v=1686213617" alt="Phénix Festival Un voyage dans le temps, le jazz et la liberté avec "Pannonica, Baronne du jazz"" title="Phénix Festival Un voyage dans le temps, le jazz et la liberté avec "Pannonica, Baronne du jazz"" />
     </div>
     <div>
      Entre interrogatoires, souvenirs, échanges avec Monk dans la cellule d'à côté, la vie de cette aventureuse aristocrate se dévoile. On y entend surtout un cri de liberté poussé par cette femme enfermée dans un carcan social qu'elle fait voler en éclat pour vivre sa passion, ses passions. Passion pour la musique, passion pour ces hommes capables de lui donner cette musique. Et au fil des ans, elle devient une muse pour beaucoup de ces musiciens (plusieurs d'entre eux lui ont écrit des compositions).       <br />
              <br />
       La très expressive scénographie de Georges Vauraz pose Pannonica au milieu d'un ensemble de gigantesques miroirs brisés. On croit y lire dans leurs reflets les multiples morceaux de la vie de ce personnage. Une vie éclatée qui se déroule dans l'univers luxueux des grands de ce monde, grands par l'argent, puis un peu partout sur la planète à suivre son père dans ses nombreux voyages, et ensuite dans l'univers envoûtant d'autres grands, les grands de la musique, ceux qui ont inventé une partie du jazz que l'on connaît maintenant. Un autre dispositif permet de changer d'espace. Un large cercle portant un long tulle procure des transparences sensuelles au jeu de la comédienne lors de l'évocation de ses amours.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73370781-51067659.jpg?v=1686213649" alt="Phénix Festival Un voyage dans le temps, le jazz et la liberté avec "Pannonica, Baronne du jazz"" title="Phénix Festival Un voyage dans le temps, le jazz et la liberté avec "Pannonica, Baronne du jazz"" />
     </div>
     <div>
      Natacha Régnier donne corps à ce personnage avec fougue, intensité, innocence. Elle en possède à la fois la &quot;classe&quot; comme on dit, mais aussi la rage. Grâce à ses adresses diverses, en dialogue fictif, elle met en jeu tous les autres protagonistes de la pièce : les inspecteurs de police, Thelonious Monk, son mari, ses enfants. Elle réussit à nous convaincre de la force qu'il a fallu à Pannonica pour, à près de quarante ans, découvrir la vie, la vraie, loin des contraintes de son monde. La vie, l'amour, la musique.       <br />
              <br />
       Celle-ci a une part prédominante dans le spectacle. Le compositeur et pianiste Raphaël Sanchez est, lui aussi, sur scène, caché derrière le pan d'un miroir brisé. Il accompagne avec une délicatesse extrême la partition de l'actrice. Cette musique en live apporte une vérité incomparable et bien sûr, une musicalité égale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Pannonica, Baronne du jazz"</b></div>
     <div>
      Texte : Olivia Elkaim.       <br />
       Mis en scène : Christophe Gand.       <br />
       Assistante mise en scène : Lucie Muratet.       <br />
       Avec : Natacha Régnier et Raphaël Sanchez (musique live).       <br />
       Composition musicale : Raphaël Sanchez.       <br />
       Scénographie : Georges Vauraz.       <br />
       Lumières : Denis Koransky.       <br />
       Costumes : Jean-Daniel Vuillermoz.       <br />
       Par la Compagnie CIDD Poduction.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
       Tout public.       <br />
              <br />
       <b>Vu au Studio Hébertot dans le cadre du Phénix Festival. La pièce a été jouée en avant-première au Studio Hébertot, salle partenaire, du 1er au 3 juin 2023.</b>       <br />
       <a class="link" href="https://phenixfestival.com/" target="_blank">&gt;&gt; phenixfestival.com</a>       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 29 juillet 2023.</span>        <br />
       Tous les jours à 15 h 45. Relâche le mardi.       <br />
       Théâtre Le Petit Chien, 76, rue Guillaume Puy, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 84 51 07 48.       <br />
       <a class="link" href="https://www.chienquifume.com/octobre-20142/au-theatre-le-chien-qui-fume/billetterie-essai-14/15h45-pannonica-baronne-du-jazz.htm" target="_blank">&gt;&gt; chienquifume.com</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Tous mes rêves partent…" dans un imaginaire collectif… petite république éphémère…</title>
   <updated>2018-04-07T11:38:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Tous-mes-reves-partent-dans-un-imaginaire-collectif-petite-republique-ephemere_a2091.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/21401227-24453118.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-04-07T11:15:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Quel bel espace de liberté que cette bibliothèque là ! Dans "Tous mes rêves partent de gare d'Austerlitz" (mise en scène de Marjorie Nakache), l'auteur Mohamed Kacimi donne à partager les instants de liberté de Zélie, Rosa, Lily, Barbara, Frida, Marylou. Ce petit groupe d’amies qui se rencontrent à l'abri des regards, pour suivre un programme simple : rire, fumer, boire et rêver. Le spectateur partage leur vitalité, leur joie, leur gaîté.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/21401227-24453118.jpg?v=1523094382" alt=""Tous mes rêves partent…" dans un imaginaire collectif… petite république éphémère…" title=""Tous mes rêves partent…" dans un imaginaire collectif… petite république éphémère…" />
     </div>
     <div>
      La salle est un peu grise, elle est celle d'une prison, et les amies, au passé très chargé, sont des détenues condamnées. Provocatrices ou trop nature, extraverties, elles forment une micro-société où s'agglutinent toutes les tensions de la société contemporaine. La prison comme un chaudron. Le club bibliothèque comme exutoire. Qui prend très vite l'allure d'un club happening avant de se polir en club théâtre : découverte de l’œuvre d'Alfred de Musset aidant.       <br />
              <br />
       Les allées et venues des filles, leurs tempéraments, leurs petits vices et leurs gros soucis, les trafics qui passent sous les tables, les récits trop à durs à dire pour n'être pas enfouis profond, tout cela perturbe les opérations de récolement. L'ensemble prend la forme d'un vaudeville trépidant.       <br />
              <br />
       C'est que les comédiennes sont pétulantes, explosives, subtiles. Elles s'emparent avec gourmandise et respect de leurs personnages : ces femmes, ces prisonnières. Elles osent aborder sans complexe, par une forme de réalisme pur, les différents tabous, préjugés et interdits qui enferment les femmes et plus précisément les êtres humains d’aujourd’hui dans des catégories et des archétypes.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/21401227-24453202.jpg?v=1523094412" alt=""Tous mes rêves partent…" dans un imaginaire collectif… petite république éphémère…" title=""Tous mes rêves partent…" dans un imaginaire collectif… petite république éphémère…" />
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      Chaque scène est l'occasion de les faire exploser au profit de véritables caractères animés par le sens de la justice et de la fraternité (pardon sororité). Grâce à leur action, les récits dormant dans les pages des livres, les désirs inavoués fusionnent dans un imaginaire collectif. Celui du théâtre, cette petite république éphémère.       <br />
              <br />
       Le spectateur ébloui assiste à l'apparition de vrais personnages contemporains, populaires, qui choisissent de dissoudre, par le rire partagé, les murs imaginaires. C'est ce chemin de la catharsis qu'ont choisi de suivre ces Scapins au féminin. Le spectateur applaudit très fort.
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     <div><b>"Tous mes rêves partent de gare d'Austerlitz"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/21401227-24453216.jpg?v=1523094449" alt=""Tous mes rêves partent…" dans un imaginaire collectif… petite république éphémère…" title=""Tous mes rêves partent…" dans un imaginaire collectif… petite république éphémère…" />
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      Texte : Mohamed Kacimi.       <br />
       Mis en scène : Marjorie Nakache.       <br />
       Avec : Jamila Aznague, Gabrielle Cohen, Olga Grumberg, Marjorie Nakache, Marina Pastor et Irène Voyatzis.       <br />
       Décor : Jean Michel Adam.       <br />
       Costumes : Nadia Remond.       <br />
       Lumière : Lauriano De La Rosa.       <br />
       Son : Théo Errichiello.       <br />
       Régisseurs : Hervé Janlin et Rachid Baha.       <br />
       À partir de 13 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 mars au 13 avril 2018.</span>       <br />
       Mardi, vendredi et samedi à 20 h 45, jeudi à 14 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Studio-Théâtre, Stains (93), 01 48 23 06 61.       <br />
       <a class="link" href="https://www.studiotheatrestains.fr/newsite/" target="_blank">&gt;&gt; studiotheatrestains.fr</a>
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     <br style="clear:both;"/>
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