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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-21T04:20:29+02:00</updated>
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   <title>•Off 2026• "Toute la mer du monde" ou Le poète, c'est celui qui dérobe le feu… comme disait Rimbaud </title>
   <updated>2026-05-14T21:40:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Toute-la-mer-du-monde-ou-Le-poete-c-est-celui-qui-derobe-le-feu-comme-disait-Rimbaud_a4557.html</id>
   <category term="Avignon 2026" />
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   <published>2026-05-15T07:35:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Sommairement, c'est l'histoire d'un homme, un rocker, qui revient sur scène après dix ans d'absence. Plus il en parle de cette absence, moins il chante, mais plus on est embarqué dans sa vie, au parcours intranquille et largement sinueux. Et on oublie qu'on est venu assister à un concert ! Pourtant, Sabine, sa régisseuse "son" à ses côtés, sur le plateau, est là pour l'épauler. Elle fait ce qu'elle peut pour comprendre Delmastro et saisir au vol ses improvisations imprévues.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96562463-67319455.jpg?v=1778783837" alt="•Off 2026• "Toute la mer du monde" ou Le poète, c'est celui qui dérobe le feu… comme disait Rimbaud " title="•Off 2026• "Toute la mer du monde" ou Le poète, c'est celui qui dérobe le feu… comme disait Rimbaud " />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Là, vous n'avez pas vu, mais pendant que je parlais, je pensais en même temps… parce que ça ne se voit pas quand je pense… je fais deux choses à la fois… c'est comme disent les philosophes : &quot;penser suscite souvent l'indifférence générale&quot;… en clair, tout le monde s'en fout quand tu penses&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Ainsi vont les mots des maux d'Alexis Delmastro au fil de ce seul-en-scène aux allures d'ovni extraterrestre, mais tellement ancré dans la réalité. Dans sa réalité à lui, rien qu'à lui, inscrite au creux de longs silences de cinq ans entre chaque création. Parce qu'il en a besoin de ces silences pour continuer à penser en sourdine, même si tout le monde s'en fout, et pour transmettre aussi ! C'est sa recette à lui, une nécessité pour que les choses de l'acte créatif émergent gentiment sur scène, et explosent littéralement, avec brio, comme des pop-corn sucrés.       <br />
              <br />
       Au début du spectacle, dans le noir, des pas résonnent sur la scène, puis un son de guitare et des applaudissements. La lumière apparaît et dévoile une silhouette toute de noir vêtue, perruque décoiffée, noir de jais, blouson en cuir et santiags. Alors, d'une voix grave, l'artiste prend la parole et, en l'espace d'une seconde, un tsunami d'émotions submerge les spectateurs en les enveloppant dans une poésie philosophico-mélancolique de la plus belle teneur.       <br />
              <br />
       Et ce, dès les premiers mots d'Alexis Delmastro, hybrides, morcelés, éparpillés, chantés ou parlés. Peu importe, à vrai dire, car ils sont bien là tous les maux de l'artiste sous ses mots stratosphériquement virevoltants, tantôt aux allures d'un Coluche, d'un Gainsbarre, d'un Stéphane De Groodt ou encore d'un Groucho Marx.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96562463-67319456.jpg?v=1778783869" alt="•Off 2026• "Toute la mer du monde" ou Le poète, c'est celui qui dérobe le feu… comme disait Rimbaud " title="•Off 2026• "Toute la mer du monde" ou Le poète, c'est celui qui dérobe le feu… comme disait Rimbaud " />
     </div>
     <div>
      Son message si particulier et si abscons à la fois nous captive rapidement, sous couvert d'un humour décalé et d'une scénographie pour le moins déjantée. Là où réside surtout sa performance d'acteur, c'est dans son jeu grandement maîtrisé alors que pourtant tout semble improvisé. Du grand art de comédien !       <br />
              <br />
       Comme il aime à le rappeler, Alexis Delmastro vient de nulle part et de partout à la fois. C'est un elfe, un korrigan qui se dissimule derrière les pendrillons d'un plateau aux côtés d'Édouard Baer, par exemple, ou dans les rues, ou ailleurs, mais qui apprécie quand même la lumière des projecteurs. &quot;Toute la mer du monde&quot; fait partie d'un triptyque dans lequel, à chaque fois il <span style="font-style:italic">&quot;fait de la réalité un théâtre&quot;</span>, avec &quot;Mon toit de monde à moi, c'est toi&quot; et &quot;Tout le monde peut en cacher un autre&quot;.       <br />
              <br />
       Et puis il y a aussi &quot;Tout le monde pleut&quot;, création 2026, où déjà deux représentations ont eu lieu pour un spectacle… pas encore créé ! Le ton est donné au sujet de notre artiste aux allures de clown poétiquement facétieux qui, dans l'écriture, n'est pas sans rappeler les envolées littéraires d'un Henri Michaux, à certains moments. Des titres ô combien poétiques à la frontière, aussi, de l'Oulipo, des Haïkus japonais qui cherchent à saisir un instant, une sensation, une image du quotidien ou encore des poèmes de Saint-John Perse.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96562463-67319464.jpg?v=1778783892" alt="•Off 2026• "Toute la mer du monde" ou Le poète, c'est celui qui dérobe le feu… comme disait Rimbaud " title="•Off 2026• "Toute la mer du monde" ou Le poète, c'est celui qui dérobe le feu… comme disait Rimbaud " />
     </div>
     <div>
      Dans ce spectacle, Alexis Delmastro revêt des allures de pitre mélancolique et nostalgique, pour le plus grand bonheur des spectateurs. France Cartini, dans le rôle de Sabine, la technicienne son, œuvre en silence et tente tant bien que mal de remettre sur pied ce qui se fracasse sur scène. La complicité des deux artistes est émouvante, bien rodée et très efficace.       <br />
              <br />
       Auteur, compositeur-interprète, Delmastro est un écorché vif qui fait de la réalité et de ses questionnements sa certitude. Celle, peut-être que la vie vaut la peine d'être vécue, que la contemplation du monde est nécessaire, voire indispensable, et que l'amour est le maître du monde.       <br />
              <br />
       Entrez vite au Théâtre l'Albatros, posez-vous sur les ailes d'Alexis pour décoller vers son ailleurs improbable et loufoque, et pour prendre une gigantesque salve d'air qui vous réconciliera avec la Vie et ce qu'il y a tout autour !       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>       <br />
              <br />
       Spectacle vu en avant-première à Paris le 4 mai sur la Péniche &quot;Grande Fontaine&quot;, Quai de l'Oise à Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Toute la mer du monde"</b></div>
     <div>
      Textes : Alexis Delmastro.       <br />
       Guitare et chant : Alexis Delmastro.       <br />
       Musique et figuration : France Cartigny       <br />
       Coach vocal : Muriel Benazeraf.       <br />
       Tout public à partir de 6 ans.       <br />
       Compagnie de l'Autre.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h 30. Relâche le jeudi.       <br />
       Théâtre l'Albatros, Salle Côte rue, 29, rue des Teinturiers, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 86 11 33.       <br />
       <a class="link" href="https://www.festivaloffavignon.com/page/comment-reserver" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Toute-la-mer-du-monde-ou-Le-poete-c-est-celui-qui-derobe-le-feu-comme-disait-Rimbaud_a4557.html" />
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  <entry>
   <title>•Off 2025• "Happy Apocalypse", une fable métaphysique aux airs électro-pop d'une folle inventivité</title>
   <updated>2025-06-11T16:24:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Happy-Apocalypse--une-fable-metaphysique-aux-airs-electro-pop-d-une-folle-inventivite_a4249.html</id>
   <category term="Avignon 2025" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89213618-63116483.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-06-11T16:02:00+02:00</published>
   <author><name>Isabelle Fauvel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Autour du personnage de Perle, premier enfant hybride de l'histoire de l'humanité, issu d'un croisement avec le Varan de Komodo, la nouvelle pièce de Jean-Christophe Dollé questionne la normalité et la place de l'humain dans notre monde standardisé. Une ode à la fragilité, portée avec maestria par six comédiens et trois musiciens, où se croisent êtres composés et personnages fantasques dans un tourbillon psychédélique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89213618-63116483.jpg?v=1749650768" alt="•Off 2025• "Happy Apocalypse", une fable métaphysique aux airs électro-pop d'une folle inventivité" title="•Off 2025• "Happy Apocalypse", une fable métaphysique aux airs électro-pop d'une folle inventivité" />
     </div>
     <div>
      &quot;Happy Apocalypse&quot;, quel bel oxymore ! En quoi la fin du monde pourrait-elle nous réjouir ? À moins que nous envisagions le terme d'Apocalypse dans le sens de &quot;révélation&quot;, du grec ancien &quot;apokálupsis&quot; ? Tel est l'axiome proféré d'entrée de jeu par l'un des personnages principaux, Michael Crawling. Cet homme en fauteuil roulant, atteint d'une maladie neurodégénérative, est astrophysicien. Le 17 juin 1991 a marqué un tournant dans son existence. Il a été témoin d'un phénomène, mathématiquement impossible, qui a bouleversé sa conception du monde : une boule de flipper effectuant exactement le même trajet complexe deux fois de suite. Quid alors des probabilités ?       <br />
              <br />
       Michael a une grande théorie : <span style="font-style:italic">&quot;Le monde est arrivé au bout de son expansion. Désormais, l'univers rétrécit&quot;.</span> L'univers tout entier est en décroissance, même sa maladie décroît, en arrivera-t-il à constater. Tout s'est inversé. Nous en avons fini avec la croissance. La loi d'anthropie, du chaos… est désormais obsolète. Ce n'est pas une fin, mais un nouveau départ. Dans ce monde en décroissance cosmique, l'être mute, se transforme et redéfinit ses contours. C'est la définition même de la protopie : ni utopique, ni dystopique, la société progresse graduellement grâce aux avancées technologiques qui améliorent le processus naturel d'évolution.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89213618-63116486.jpg?v=1749650745" alt="•Off 2025• "Happy Apocalypse", une fable métaphysique aux airs électro-pop d'une folle inventivité" title="•Off 2025• "Happy Apocalypse", une fable métaphysique aux airs électro-pop d'une folle inventivité" />
     </div>
     <div>
      Michael Crawling a deux sœurs, Natasha et Betty. Natasha, 50 ans, chercheuse en génétique, passionnée de physique quantique, a créé un groupe de recherche pour guérir son frère. Grâce à ses travaux, une voix &quot;intelligente&quot; retransmet les pensées de Michael et permet au malade de communiquer avec le monde extérieur. Betty, la cadette, vit avec Natasha. Mal dans sa peau, elle ne supporte pas les injonctions que la société fait à son corps de femme et s'accroche à sa sœur comme à une bouée. Une chirurgie génitale viendra régler une partie de ses problèmes. Natasha, elle aussi célibataire, a une fille, Perle, premier enfant hybride de l'histoire de l'humanité, issu d'un croisement avec le Varan de Komodo.       <br />
              <br />
       Cette hybridation ayant quelques conséquences fâcheuses (une salive mortelle et une peau semblable à une cotte de mailles), Natasha lui a administré un traitement hormonal dès l'enfance, après qu'elle ait tué son chien en le mordant. Aujourd'hui adulte, Perle a décidé d'arrêter son traitement – source de conflit avec sa mère – et veut assumer pleinement ce qu'elle est, habiter le monde à sa façon : <span style="font-style:italic">&quot;J'suis pas anormale. En fait, y a pas d'anormalité. Tout n'est qu'affaire de classification, n'existe que ce qui est classable, n'existe que ce qui est nommable. Alors puisqu'il faut en passer par là pour exister, je vais me nommer moi-même pour que personne ne cherche à le faire à ma place…&quot;</span>       <br />
              <br />
       Ludovic Martin, un agent de chambre mortuaire fasciné par Natasha, lui, désire se transformer en papillon. <span style="font-style:italic">&quot;Je voudrais devenir un papillon. Je ne pense pas qu'être humain soit la meilleure option.&quot;</span> Pour mener à bien sa transformation, il suit un traitement hormonal et se fait greffer l'un des plus beaux papillons du monde, un uranie de Madagascar. S'il faut vivre, autant que ce soit en beauté, même si ce n'est qu'un seul jour…       <br />
       À ce microcosme en mutation viennent s'ajouter une &quot;plasticienne&quot;, des personnages à têtes d'animaux, une sage-femme à tête d'oiseau, un passager d'avion à tête de chien…, ou un homme à tête de bœuf très content d'avoir trouvé une appellation à sa nouvelle constitution : &quot;bomme&quot; (bœuf-homme).       <br />
              <br />
       À la croisée du théâtre, du concert électro-pop, du conte philosophique et de la fable animale, ce spectacle est tout aussi inclassable que ses personnages. D'une inventivité folle, la poésie et l'humour y côtoient la complexité du réel. C'est visuellement très réussi. Dans un grand ensemble uniformément bleu, de petits espaces colorés surgissent, comme par magie, au fil du récit, révélant des petits mondes : une cuisine jaune citron, une baignoire assortie suspendue dans les airs, une chambre mortuaire, un intérieur d'avion, un wagon de métro, un vestiaire de piscine, un escalier à sous-pente… Les costumes, perruques et masques contribuent à cette beauté visuelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89213618-63116504.jpg?v=1749650713" alt="•Off 2025• "Happy Apocalypse", une fable métaphysique aux airs électro-pop d'une folle inventivité" title="•Off 2025• "Happy Apocalypse", une fable métaphysique aux airs électro-pop d'une folle inventivité" />
     </div>
     <div>
      La musique, interprétée en live par un claviériste, un guitariste/bassiste et un percussionniste, et les chansons font partie intégrante du spectacle. Saluons les compositions musicales de Jean-Christophe Dollé, Noé Dollé, Laurent Guillet et Georges Hubert avec, en point d'orgue, ce très beau moment choral sur la chanson pop &quot;Happy Apocalypse&quot;, avec femme en bleu et personnages dansant à tête d'animaux, ou encore l'entêtant refrain &quot;super men&quot; (car, il est dit que &quot;notre fragilité fera de nous des super héros&quot;).       <br />
              <br />
       Le texte, très bien écrit, est d'une grande intelligence, exigeant et engagé, avec situations cocasses, grands moments d'émotion et expressions savoureuses (&quot;je m'en congèle les ovaires&quot;, bien plus rigolote que son pendant masculin). Le tout porté par une troupe talentueuse et merveilleusement au diapason.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Le monde se dirige vers l'harmonie&quot;</span>, s'exclame Michael en se levant de son fauteuil. <span style="font-style:italic">&quot;Nous ne faisons qu'un. Il faudra faire table rase de tous les systèmes, déclasser le monde. L'algorithme est une pensée morte et nous sommes vivants.&quot;</span> Un monde peut-être pas parfait, mais vivant, et où l'art a indéniablement sa place !       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89213618-63116511.jpg?v=1749650790" alt="•Off 2025• "Happy Apocalypse", une fable métaphysique aux airs électro-pop d'une folle inventivité" title="•Off 2025• "Happy Apocalypse", une fable métaphysique aux airs électro-pop d'une folle inventivité" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jean-Christophe Dollé.       <br />
       Mise en scène : Clotilde Morgiève et Jean-Christophe Dollé.       <br />
       Scénographie et costumes : Marie Hervé.        <br />
       Avec : Jean-Christophe Dollé, Clotilde Morgiève, Sol Espeche, Yann de Monterno, Géraldine Roguez, Noé Dollé, Rodrigo Viana, Pierre Martin, Simon Demeslay et la voix de Solenn Denis.       <br />
       Création lumières, création machinerie plateau, régie générale : Simon Demeslay.        <br />
       Musiques : Jean-Christophe Dollé, Noé Dollé, Laurent Guillet et Georges Hubert.       <br />
       Mise en son : Georges Hubert.       <br />
       Chorégraphie : Aurélie Mouihade.       <br />
       Masques : Olga Reis.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 24 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 22 h 35. Relâche le vendredi.       <br />
       Le 11•Avignon, Salle 1, 11, boulevard Raspail, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 84 51 20 10.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('contact@11avignon.com')" >contact@11avignon.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.11avignon.com/" target="_blank">>> 11avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Avec "Palombella Rossa", Mathieu Bauer fait revivre les doutes, les colères, les fantaisies, l'humanité et les flots de mots de Nanni Moretti</title>
   <updated>2025-02-03T18:52:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Avec-Palombella-Rossa--Mathieu-Bauer-fait-revivre-les-doutes-les-coleres-les-fantaisies-l-humanite-et-les-flots-de_a4144.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/86168988-61331997.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-02-03T18:33:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Nicolas Bouchaud apparaît dans le public. C'est Michele, le personnage interprété par Nanni Moretti dans son film sorti en 1989. Il est amnésique suite à un accident d'automobile. Que fait-il là ? Il ne sait pas. Perdu parmi tous les spectateurs, comme s'il avait, pour on ne sait quelle raison, été jeté hors de son rôle, hors de lui-même, hors de scène. Dépouillé de son rôle, on peut dire. Un rôle dans la vie qu'il va tenter de retrouver tout au long du spectacle.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86168988-61331997.jpg?v=1738605466" alt="Avec "Palombella Rossa", Mathieu Bauer fait revivre les doutes, les colères, les fantaisies, l'humanité et les flots de mots de Nanni Moretti" title="Avec "Palombella Rossa", Mathieu Bauer fait revivre les doutes, les colères, les fantaisies, l'humanité et les flots de mots de Nanni Moretti" />
     </div>
     <div>
      Il s'agit à la fois d'une perte de mémoire et d'une sorte de combat pour en retrouver les bribes vitales. Une situation dramatique dont le tragique est vite renversé, mais aussi amplifié par l'humour du cinéaste italien et le jeu tout en délicatesse de Nicolas Bouchaud. Ce combat ne sera pas sanglant, il va se dérouler sous la forme d'un match de water-polo, dans une piscine.       <br />
              <br />
       C'est ce match qui va être la première pierre de cette tentative de reconstruction. L'urgence du présent appelle notre personnage sur scène : c'est l'heure d'enfiler son maillot de bain et son bonnet, et de plonger dans le bassin pour épauler son équipe. Une heure et demie durant laquelle les phases de jeu vont être traversées par des dizaines de personnages et de souvenirs, de réminiscences qui arriveront comme des boules de bowling culbuter les convictions de Michele, et mettre en question tous ses choix, et en premier lieu ses choix politiques puisque Michele est député, député PCI (parti communiste italien), à l'heure de la grande déroute des pays communistes de l'époque (1989, chute du mur de Berlin, Nanni Moretti avait réalisé son film bien avant).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86168988-61331998.jpg?v=1738605523" alt="Avec "Palombella Rossa", Mathieu Bauer fait revivre les doutes, les colères, les fantaisies, l'humanité et les flots de mots de Nanni Moretti" title="Avec "Palombella Rossa", Mathieu Bauer fait revivre les doutes, les colères, les fantaisies, l'humanité et les flots de mots de Nanni Moretti" />
     </div>
     <div>
      Rendu vulnérable, puisque le corps vêtu simplement d'un maillot et d'un bonnet de pauliste, recouvrer la mémoire s'accompagne alors d'une prise de conscience, comme si le personnage, non seulement revivait ces moments, mais était soudain capable de les regarder de l'extérieur et d'en estimer le prix et la valeur.       <br />
              <br />
       Ce sont un monde en crise, un personnage en crise, une équipe de water-polo dominée par un adversaire bien plus riche en individualités performantes, voilà le cocktail détonnant que Mathieu Bauer parvient à faire tenir sur une scène dans un lieu unique. Féru de cinéma, celui-ci est coutumier de l'adaptation de films pour la scène et ce lieu unique devient, grâce à une scénographie extraordinairement belle et bien pensée ainsi qu'à des projections vidéos qui nous plongent littéralement dans l'eau, un lieu multiple, à la fois piscine, coulisses, vestiaires, buvette, gradins, studio de télévision…       <br />
              <br />
       Sur la droite du plateau, un espace intégré à la buvette pour la musique qui rythme en permanence la pièce. Clémence Jeanguillaume (clavier et chant), Sylvain Cartigny (guitares) et Mathieu Bauer (percussion) jouent ici une partition musicale et théâtrale très importante pour le spectacle. En alternant les interventions sonores, les créations contemporaines et les chansons populaires italiennes, ils provoquent des ruptures, cadencent les actions et ouvrent des espaces nostalgiques, éphémères qui font intégralement partie des traversées de souvenirs qui structurent l'histoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86168988-61332030.jpg?v=1738605551" alt="Avec "Palombella Rossa", Mathieu Bauer fait revivre les doutes, les colères, les fantaisies, l'humanité et les flots de mots de Nanni Moretti" title="Avec "Palombella Rossa", Mathieu Bauer fait revivre les doutes, les colères, les fantaisies, l'humanité et les flots de mots de Nanni Moretti" />
     </div>
     <div>
      Tout l'esprit de Nanni Moretti, avec sa faconde, ses réflexions existentielles et sa poésie sentimentale, trouve sa place dans cette adaptation qui évite autant que possible d'être trop datée dans l'histoire. D'innombrables passages font référence à ce que nous vivons actuellement, peut-être grâce à l'adaptation de Mathieu Bauer ou grâce aux textes d'Anne-James Chaton qui y ont été intégrés, mais aussi peut-être parce que quelque chose de terriblement ressemblant existe de fait entre les bouleversements politiques du monde de 1989 et le délabrement populiste de nos politiques de 2025.       <br />
              <br />
       Que dire d'autre sinon que la mise en scène vive, musicale, visuelle de Mathieu Bauer donne à &quot;Palombella Rossa&quot; un rythme intense. Les changements de lieux, les changements d'époques, les interventions des multiples personnages se font en un éclair. Il s'appuie également sur des actrices, des acteurs et des musiciennes, et des musiciens qui possèdent à la fois des personnalités singulières, fortes, et un sens très travaillé de l'harmonie. Un peu comme dans un sport d'équipe finalement. Et comme le stipule Michele tout au long du spectacle : &quot;Siamo uguali, ma siamo diversi&quot;, nous sommes pareils, nous sommes différents.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86168988-61332037.jpg?v=1738605583" alt="Avec "Palombella Rossa", Mathieu Bauer fait revivre les doutes, les colères, les fantaisies, l'humanité et les flots de mots de Nanni Moretti" title="Avec "Palombella Rossa", Mathieu Bauer fait revivre les doutes, les colères, les fantaisies, l'humanité et les flots de mots de Nanni Moretti" />
     </div>
     <div>
      Une phrase qui peut être prise comme le point commun entre ces deux crises, celle, personnelle, de Michele qui met en balance le passé par rapport au présent, et celle, sociale et partagée, du PC italien de l'époque, qui rappelle plutôt l'unité entre les citoyens.       <br />
              <br />
       &quot;Palombella Rossa&quot; est, pour finir, un beau terrain de jeu sportif et métaphorique où s'affrontent deux visions : celle du rapport de force, de la brutalité, du pouvoir physique et celle de l'esquive, de la feinte, du lob. Visions sombres et visions légères valsent à un rythme rapide pour raconter cette histoire drôle et poignante où la désillusion tente de grignoter vainement toute forme d'espoir et de poésie, sans y parvenir vraiment.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu au Théâtre Molière à Sète (34).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Palombella Rossa"</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86168988-61332048.jpg?v=1738605628" alt="Avec "Palombella Rossa", Mathieu Bauer fait revivre les doutes, les colères, les fantaisies, l'humanité et les flots de mots de Nanni Moretti" title="Avec "Palombella Rossa", Mathieu Bauer fait revivre les doutes, les colères, les fantaisies, l'humanité et les flots de mots de Nanni Moretti" />
     </div>
     <div>
      D'après le film de Nanni Moretti et des textes d'Anne-James Chaton.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Mathieu Bauer.       <br />
       Assistante mise en scène : Anne Soisson.       <br />
       Composition musicale et collaboration artistique : Sylvain Cartigny.       <br />
       Avec : Mathieu Bauer, Nicolas Bouchaud, Sylvain Cartigny, Matthias Girbig, Gulliver Hecq, Clémence Jeanguillaume, Jeanne Lepers.       <br />
       Scénographie et costumes : Chantal de la Coste       <br />
       Création sonore : Alexis Pawlak       <br />
       Création vidéo et régie générale : Florent Fouquet       <br />
       Création et régie lumière : Stan-Bruno Valette       <br />
       Images : Matthias Girbig       <br />
       Régie son : Jean-Baptiste Nirascou       <br />
       Avec la collaboration du Cercle des Nageurs Noiséens, club de water-polo de Noisy-le-Sec.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 14 février 2025.</span>       <br />
       Mercredi, jeudi, vendredi à 20 h, samedi à 18 h, dimanche à 16 h.       <br />
       MC93, maison de la culture de Seine-Saint-Denis, Salle Oleg Efremov, Bobigny (93),        <br />
       <a class="link" href="https://www.mc93.com/" target="_blank"></a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       25 et 26 février 2025 : Le Lieu Unique, Nantes (44).       <br />
       10 et 11 mars 2025 : Grand Théâtre, Albi (81).       <br />
       13 mars 2025 : L'Empreinte, Scène Nationale de Brive-Tulle, Brive (19).       <br />
       Du 3 au 14 juin 2025 : Théâtre Silvia Monfort, Paris 15ᵉ.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Avec-Palombella-Rossa--Mathieu-Bauer-fait-revivre-les-doutes-les-coleres-les-fantaisies-l-humanite-et-les-flots-de_a4144.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•In 2022• "The Line is a curve" Kae Tempest, la voix ensorceleuse d'un aède contemporain</title>
   <updated>2022-07-29T09:26:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2022-The-Line-is-a-curve-Kae-Tempest-la-voix-ensorceleuse-d-un-aede-contemporain_a3369.html</id>
   <category term="Avignon 2022" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/66373221-47158515.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-07-29T09:10:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Écho vivant des poètes épiques de la Grèce mythique, Kae Tempest emporte le public de La Cour dans un tourbillon de mots déclamés ou chantés, l'enveloppe de leurs sonorités charmeuses pour séduire jusqu'au bout de la nuit. Une petite musique de mots frappés du sceau de la sincérité à vif qui, à elle seule, au-delà du sens - iel chante en anglais, le plus souvent non traduit -, distille un parfum enivrant. Si on ajoute la présence à ses côtés de Hinako Omori aux claviers qui, plus qu'une complice, fait corps avec le chanteur tutoyant le ciel au-dessus de la Cité des Papes, on se dit que ce moment nimbé de fumerolles évanescentes a quelque chose d'exceptionnel.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66373221-47158515.jpg?v=1659080182" alt="•In 2022• "The Line is a curve" Kae Tempest, la voix ensorceleuse d'un aède contemporain" title="•In 2022• "The Line is a curve" Kae Tempest, la voix ensorceleuse d'un aède contemporain" />
     </div>
     <div>
      Qu'ils soient slamés ou portés par une musique miroir, les mots égrenés créent un trouble ouvrant grand les portes d'un imaginaire performatif. En effet, comme L'Oulipo (Ouvroir de Littérature potentielle) de Raymond Queneau, le chanteur londonien n'a de cesse de faire &quot;éclater&quot; les mots pour en extraire le suc, créant ainsi un vertige exploratoire du monde qui nous englobe. Véritable plaque sensible de nos émotions, iel les traduit en langage poétique, la langue des Muses qui fait sens en s'y abandonnant corps et âme.       <br />
              <br />
       Ces poèmes prennent tous la forme d'une urgence à dire. Tous sont construits sur la figure du cercle, ni début, ni fin, mais une litanie à jamais ininterrompue, un cycle où vie et mort se rejoignent comme deux entités inséparables. Les différents motifs s'enlacent, se distordent, se confondent pour exprimer l'essence de ce qui nous relie au monde. Que ce soit &quot;Salt Coast&quot; où il s'adresse aux vieux fantômes de toujours, &quot;More Pressure&quot; où l'adresse est lui-même (bouleversant cet itinéraire d'une épiphanie vécue), ou encore &quot;People's Faces&quot; où les pires conditions économico-sociales n'aboliront jamais l'humanité d'un visage, l'amour de ce qui est imparfait, l'amour de l'autre, ce même aux visages multiples, et l'essentielle intranquillité, deviennent les moteurs d'un leitmotiv entêtant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66373221-47158521.jpg?v=1659080283" alt="•In 2022• "The Line is a curve" Kae Tempest, la voix ensorceleuse d'un aède contemporain" title="•In 2022• "The Line is a curve" Kae Tempest, la voix ensorceleuse d'un aède contemporain" />
     </div>
     <div>
      Ses paroles jetées dans la nuit résonnent d'une humanité mise à nu qui parle en nous, là où on ne croyait pas obligatoirement être. Se laisser surprendre… Ainsi de ces mots fulgurants, <span style="font-style:italic">&quot;laisse-toi surprendre… J'ai vu la vérité dans les boucles de la fille qui s'évapore… Elle a dit ne t'en fais pas mec… Arrête de paniquer…&quot;</span>, ce lâcher prise salutaire pour advenir à une certaine idée de soi toujours (é)mouvante. La beauté de cette force fragile, c'est qu'elle s'enracine dans la recherche d'une vérité sans tabou.       <br />
              <br />
       &quot;The Line is a curve&quot; et la courbe de tes mots fait le tour de nos cœurs… <span style="font-style:italic">&quot;À certaines heures de la nuit/Quand le cœur de la ville s'est endormi/Il flotte un sentiment comme une envie/Ce rêve en nous, avec ses mots à lui&quot;</span>, clamait un autre chanteur populaire des années quatre-vingt, Johnny Halliday, dans son poème fleuve &quot;Quelque chose de Tennessee&quot;. Eh bien ce soir, pour ce récital de clôture sous le ciel bleu d'Avignon, c'est ce que nous avons ressenti en écoutant danser les mots du poète contemporain… Quelque chose de Kae Tempest/Y'a quelque chose en nous de Kae Tempest…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"The Line is a curve"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66373221-47158528.jpg?v=1659080404" alt="•In 2022• "The Line is a curve" Kae Tempest, la voix ensorceleuse d'un aède contemporain" title="•In 2022• "The Line is a curve" Kae Tempest, la voix ensorceleuse d'un aède contemporain" />
     </div>
     <div>
      Texte, musique : Kae Tempest.       <br />
       Avec : Kae Tempest (voix) et Hinako Omori (claviers).       <br />
       Lumière : Franki McDade, Louisa Smurthwaite.       <br />
       Son : Maxine Gilmore, Frank Wright.       <br />
       Régie : Fanny Deroff.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
       Les extraits littéraires surtitrés sont tirés des ouvrages de Kae Tempest, &quot;Les Nouveaux anciens&quot; et &quot;Etreins-toi&quot;, publiés en langue française par L'Arche Éditeur dans les traductions de D' de Kabal et Louise Bartlett (2017, 2021).       <br />
              <br />
       <b>•Avignon In 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Mardi 26 juillet 2022.</span>       <br />
       Représenté à 22 h.       <br />
       Cour d'Honneur du Palais des Papes, place du Palais, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/" target="_blank">&gt;&gt; festival-avignon.com</a>       <br />
       Réservations : 04 90 14 14 14.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       18 novembre 2022 : Le MeM, Rennes (35).       <br />
       19 novembre 2022 : La Condition Publique, Roubaix (59).       <br />
       20 novembre 2022 : Le Lieu Unique, Nantes (44).       <br />
       29 novembre 2022 : La Cigale, Paris 18e.       <br />
       10 décembre 2022 : Le Krakatoa, Mérignac (33).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66373221-47158533.jpg?v=1659080456" alt="•In 2022• "The Line is a curve" Kae Tempest, la voix ensorceleuse d'un aède contemporain" title="•In 2022• "The Line is a curve" Kae Tempest, la voix ensorceleuse d'un aède contemporain" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/In-2022-The-Line-is-a-curve-Kae-Tempest-la-voix-ensorceleuse-d-un-aede-contemporain_a3369.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Le clavier bien tempéré" Un Baroque bien contemporain !</title>
   <updated>2022-04-21T08:39:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-clavier-bien-tempere-Un-Baroque-bien-contemporain-_a3228.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/63908428-45973226.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-04-21T07:47:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Voilà un mariage très audacieux entre Bach et la danse contemporaine. Le pianiste français Pierre-Laurent Aimard accompagné des artistes japonais Teshigawara et Sato nous dévoilent, au travers de leurs arts respectifs, une création majeure du compositeur allemand où les notes font un écho superbe aux gestiques.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63908428-45973226.jpg?v=1650478686" alt=""Le clavier bien tempéré" Un Baroque bien contemporain !" title=""Le clavier bien tempéré" Un Baroque bien contemporain !" />
     </div>
     <div>
      Sur scène est un long piano noir avec lequel le pianiste Pierre-Laurent Aimard interprète quatorze préludes de l'œuvre &quot;Le clavier bien tempéré&quot; (Das Wohltemperierte Klavier) de Jean-Sébastien Bach (1685-1750). Cette création musicale, bien qu'elle n'ait été que manuscrite du vivant du compositeur, est composée de deux cycles de vingt-quatre préludes et fugues. Ces deux recueils ont été composés pour le premier en 1722 pour être revu et corrigé par le compositeur jusqu'à sa mort, et le second en 1744. Chaque livre débute par la tonalité de do majeur, se poursuit par celle de do mineur, suivie de do dièse majeur et ainsi de suite, jusqu'à parcourir toute la gamme chromatique des vingt-quatre modes majeurs et mineurs.       <br />
              <br />
       Ces deux recueils sont l'une des œuvres les plus importantes de la musique classique. Ils ont été étudiés et admirés par de très grands compositeurs comme Mozart (1756-1791), Haydn (1732-1809), Beethoven (1770-1827) ou Chopin (1810-1849).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63908428-45973330.jpg?v=1650478725" alt=""Le clavier bien tempéré" Un Baroque bien contemporain !" title=""Le clavier bien tempéré" Un Baroque bien contemporain !" />
     </div>
     <div>
      Pour accompagner le pianiste Pierre-Laurent Aimard, les danseurs et chorégraphes japonais, Rihoko Sato et Saburo Teshigawara, tous deux originaires de Tokyo, enchaînent à tour de rôle des moments de danse en solo. Cela débute par Teshigawara, l'allure presque chancelante, comme porté par l'atmosphère tel un corps debout, mais presque sans vie. De ses attitudes, l'aspect humain est quasiment occulté par celui à dessein d'un pantin. Se dessine en effet sur scène une allure pantomimique dont la force gravitationnelle semble s'être évaporée pour être accueillie par le souffle des airs.       <br />
              <br />
       La démarche est faussement maladroite, parfois élégante avec de légères ondulations corporelles pour essayer de trouver un équilibre. Torse et jambes nus, habillé d'un simple boxer noir ou peut-être d'un maillot de bain, le danseur, tout au long de la représentation, prend du volume, son corps devenant plus ancré au sol même s'il est toujours aérien avec les membres supérieurs bien décollés du tronc et une position des jambes parfois arquée. Ses mouvements deviennent de plus en plus sûrs, avec une gestique prenant de l'allure et de l'élégance. Saburo Teshigawara finit par avoir des figures plus poétiques dans ses formes et ses assises.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63908428-45973331.jpg?v=1650478762" alt=""Le clavier bien tempéré" Un Baroque bien contemporain !" title=""Le clavier bien tempéré" Un Baroque bien contemporain !" />
     </div>
     <div>
      Rihoko Sato, tout habillé de noir, a de son côté des mouvements beaucoup plus vifs et rapides. Les membres supérieurs plongent vers le sol, la paume des mains, bien ouverte et presque tranchante, fait quelques plongées vers les planches comme celle d'une faux qui cisaillerait les airs. Les mouvements des jambes suivent en se déplaçant rapidement. La danseuse tourne parfois sur elle-même en faisant des demi-tours. Les gestiques sont pleines de fougue. La chorégraphie est très physique dans sa gestuelle quand celle de Teshigawara l'est dans ses déplacements et ses attitudes. L'une est beaucoup plus mouvante dans ses trajets quand l'autre est plus statique.       <br />
              <br />
       Autant dans la vitesse, les déplacements que la gestuelle, les deux chorégraphies sont antinomiques sans être toutefois réellement opposées. Elles se complètent même, comme miroir inversé l'une de l'autre. Quand le premier a le geste posé et très aérien, la seconde est très vive et ancrée au sol. Quand l'un sort de scène, l'autre arrive. Parfois, les deux se rejoignent, mais il n'y a pas de dialogue, d'interaction entre eux. Comme isolés l'un de l'autre. Ils ne se rencontrent pas sauf une seule fois, mais à distance, presque à dos tournés. Ce va-et-vient se poursuit durant toute la représentation, faisant que chaque artiste incarne et exprime à tour de rôle par leurs gestes, Bach.       <br />
              <br />
       Il y a un mariage audacieux entre la musique du compositeur allemand et les chorégraphies de Teshigawara et Sato, partenaires artistiques depuis plus de vingt-cinq ans. Le baroque embrasse la modernité, une modernité toujours aussi surprenante surtout quand elle est accompagnée par Bach !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le clavier bien tempéré" </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63908428-45973372.jpg?v=1650479420" alt=""Le clavier bien tempéré" Un Baroque bien contemporain !" title=""Le clavier bien tempéré" Un Baroque bien contemporain !" />
     </div>
     <div>
      Extraits.       <br />
       Compositeur : Jean-Sébastien Bach.       <br />
       Chorégraphie, danse : Saburo Teshigawara.       <br />
       Chorégraphie, danse : Rihoko Sato.       <br />
       Piano : Pierre-Laurent Aimard.       <br />
       Conception lumières : Saburo Teshigawara.       <br />
       Coordination technique, régie lumières : Sergio Pessanha.       <br />
       Durée : 1 heure.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du 12 au 14 avril 2022, du mardi au jeudi à 20 h 30 à la Philharmonie de Paris.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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