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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-10T13:36:32+02:00</updated>
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   <title>Le Festival de Royaumont 2020 aura bien lieu et c'est tant mieux !</title>
   <updated>2020-09-03T16:39:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Festival-de-Royaumont-2020-aura-bien-lieu-et-c-est-tant-mieux-_a2778.html</id>
   <category term="Festivals" />
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   <published>2020-09-03T16:23:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Tous les week-ends du 6 septembre au 31 octobre, le Festival De Royaumont aura bien lieu dans une formule allégée mais toujours riche de la diversité des expressions artistiques et des créateurs qu'il défend depuis longtemps.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/49534537-38505503.jpg?v=1599144192" alt="Le Festival de Royaumont 2020 aura bien lieu et c'est tant mieux !" title="Le Festival de Royaumont 2020 aura bien lieu et c'est tant mieux !" />
     </div>
     <div>
      Une ou deux manifestations par week-end, c'est la formule choisie cette année à Royaumont pour prendre en compte évidemment la situation sanitaire actuelle. Francis Maréchal, directeur général du Festival de Royaumont, tenait à faire renouer le lien rompu entre les artistes et le public depuis le mois de mars 2020. L'abbaye était donc accessible dès juillet aux créateurs et aux jeunes artistes habituellement formés in situ. La programmation 2020 s'adresse comme d'habitude au public fidèle de l'admirable abbaye de Royaumont mais aussi aux scolaires et à un auditoire plus typiquement familial.       <br />
              <br />
       Avec un tarif unique de dix euros (avec placement libre, les premiers arrivés étant les mieux servis), les concerts et spectacles seront donnés dans les grandes salles de l'abbaye avec une jauge limitée, et avec de nouveaux modes de circulation du public sur le site - ceci pour répondre au cahier des charges gouvernemental en temps de pandémie.       <br />
              <br />
       C'est encore et toujours au répertoire de la voix et aux créations dans les domaines de la musique et de la danse que se consacre le festival. Cette année plus de la moitié des créations du festival feront l'objet d'une captation et d'une diffusion. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/49534537-38505539.jpg?v=1599144274" alt="Le Festival de Royaumont 2020 aura bien lieu et c'est tant mieux !" title="Le Festival de Royaumont 2020 aura bien lieu et c'est tant mieux !" />
     </div>
     <div>
      Voici quelques moments forts de cette programmation 2020. Dès le premier week-end, le 6 septembre à 14 h 30 et 17 h, deux concerts de l'Académie Voix Nouvelles (une académie qui fête ses 30 ans) feront la lumière sur 12 jeunes compositeurs et compositrices du monde entier. Des compositeurs et compositrices (encadrés par la violiste Eva Reiter et le compositeur Francisco Filidei, entre autres), qui ont écrit à Royaumont pour la viole de gambe d'Eva Reiter, le Nô de Ryoko Aoki et pour l'ensemble Musikfabrik, ce collectif si talentueux venu de Cologne. Au deuxième concert, un concerto pour violon de Francisco Filidei sera également créé.       <br />
              <br />
       Événement à ne pas rater, coproduit avec la Bibliothèque musicale Mahler, le 13 septembre, à 15 h 30, &quot;Le Chant de la terre&quot; de Gustav Mahler par le Het Collectief dirigé par Gregor Mayrhofer. Avec la mezzo Lucile Richardot et le ténor Yves Saelens, les 15 musiciens du collectif donneront à entendre l'adaptation du sublime chef-d'œuvre écrite pour cette formation (et ces chanteurs) par le chef Reinbert de Leeuw, disparu il y a peu. À cette occasion, le disque enregistré par le chef néerlandais (à qui le concert sera dédié) sort chez le label Alpha.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/49534537-38505582.jpg?v=1599144473" alt="Le Festival de Royaumont 2020 aura bien lieu et c'est tant mieux !" title="Le Festival de Royaumont 2020 aura bien lieu et c'est tant mieux !" />
     </div>
     <div>
      À partir du 19 septembre, une exposition, qui fêtera les 100 ans de la naissance de Boris Vian (&quot;Boris Vian et l'Écume des jours : du roman au film&quot;), débutera dans la Bibliothèque musicale François Lang. Début octobre, le baryton Arnaud Marzorati et sa compagnie Les Lunaisiens viendront livrer, avec la soprano Agathe Peyrat, un tour de chant ironique et frondeur, &quot;Le Code de la Route&quot;, d'après un des enregistrements rares sur vinyle de Boris Vian possédé par la bibliothèque de Royaumont. Un tour de chant qui sera également offert au public scolaire.       <br />
              <br />
       L'ensemble vocal les Métaboles (en résidence à Royaumont), dirigé par Léo Warynski, viendra fêter ses 10 ans d'existence le 20 septembre à 15 h 30 avec un très beau programme centré sur Brahms et ses &quot;Liebeslieder Walzer&quot;. Également accompagnées par les pianofortes de Yoan Héreau et Edoardo Torbiannelli, ces valses chantées composées entre 1869 et 1874 devraient attirer un large public.       <br />
              <br />
       Le Moyen Âge ne sera pas oublié dans l'admirable abbaye cistercienne avec un parcours le 10 octobre pensé autour de Philippe de Vitry et de Guillaume de Machaut, deux compositeurs du XIVe siècle. À 17h, les lauréats chanteurs de la Fondation Royaumont entraîneront les auditeurs dans une déambulation dans l'abbaye avec les instrumentistes afin de faire briller autrement les œuvres de Vitry et Machaut. À 20 h 30, place à l'Ars Nova français. Les poèmes polyphoniques de Guillaume de Machaut seront interprétés par l'ensemble Le Miroir, conduit par Baptiste Romain.        <br />
              <br />
       Citons encore (entre nombreux autres rendez-vous) un spectacle de Caroline Grosjean, chorégraphe et danseuse, &quot;Oural&quot; pour deux danseuses (une création sonore spatialisée de Zidane Boussouf), à destination des familles et du public scolaire ; Bach interprété par Jean-Luc Ho sur six clavecins différents ; le spectacle &quot;Circles&quot; (d'après cinq tableaux de la plasticienne Fabienne Verdier) du flûtiste Jocelyn Mienniel, invitant quatre instrumentistes improvisateurs réagissant à la projection vidéo des œuvres. Ou encore, pour clôturer une si belle édition le 31 octobre, le concert &quot;O Solitude&quot; avec une programmation consacrée évidemment à Henry Purcell, avec l'ensemble Le Consort, dont le claveciniste Justin Taylor et avec Paul-Antoine Benos, un contre-ténor lauréat de Royaumont.       <br />
              <br />
       Une belle édition nous attend donc, qui débute dès ce week-end. Attention, cette année, la réservation se fait uniquement en ligne et au téléphone les mardis et vendredis de 14 h 30 à 16 h 30.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Festival de Royaumont.</b>       <br />
       Musique et danse.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 septembre au 31 octobre 2020.</span>       <br />
       Abbaye de Royaumont.       <br />
       Asnières-sur-Oise (95).       <br />
       Tél. : 01 30 35 58 00.        <br />
       <a class="link" href="https://www.royaumont.com/fr/actualite/festival-2020-le-programme" target="_blank">&gt;&gt; Festival de Royaumont</a>       <br />
       <a class="link" href="https://hub-roy.shop.secutix.com/content?#" target="_blank">&gt;&gt; Billeterie</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Le Fils", une parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension</title>
   <updated>2019-03-04T14:56:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Fils--une-parabole-contemporaine-d-un-roman-de-l-incomprehension_a2352.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/31285090-29550162.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-03-04T12:29:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La jeune femme en jean et corsage bleu pâle qui monte à l'avant scène est une mère de famille. Elle parle d'elle et de son fils, raconte la montée irrésistible au fait divers. Son évolution, son glissement vers les milieux traditionalistes et le suicide de son fils homosexuel dans l'officine de ses parents.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/31285090-29550162.jpg?v=1551708045" alt=""Le Fils", une parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" title=""Le Fils", une parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" />
     </div>
     <div>
      Avec tous les éléments d'un drame de l'incompréhension, le texte est une étude de caractère précis et méthodique qui évite le mélodrame, la caricature ou la charge militante. Par ses silences, il trace en pointillé le cheminement d'une conscience oscillant entre désarroi refoulé et certitudes affichées. En creux se dessine une carte des manques qui tâtonne sans la recherche des causes. Le portrait d'une société refermée sur elle-même.       <br />
              <br />
       Le spectateur en entr'ouvre les portes et découvre la monotonie d'une vie mue par des idées simples. Le temps semble s'être figé dans un idéal tranquille réglé et harmonieux, dans la conformité à la religion jamais remise en cause. La quiétude d'une famille, le statut social, le rite.       <br />
              <br />
       Dans cette histoire, le miroir de la respectabilité et de la notabilité s'embue au fil des jours. Une forme d'ennui ne se dit pas. Les enfants ont grandi mais restent des enfants aux yeux des parents. Une vie de silences que l'on eût qualifié au dix-neuvième siècle de rêve bourgeois. Provincial.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/31285090-29550163.jpg?v=1491460360" alt=""Le Fils", une parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" title=""Le Fils", une parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" />
     </div>
     <div>
      Sur lequel tombe comme un coup de tonnerre dans un ciel d'été, la nouvelle d'une proposition artistique jugée (préjugée) blasphématoire par des forces discrètes et puissantes. Des forces qui vont l'enrôler en toute douceur et persuasion dans l'opposition au projet de loi sur le mariage pour tous.       <br />
              <br />
       La mère qui ne soupçonnait pas que l'union civile, le mariage du code civil, n'était pas que le sacrement religieux du mariage, se découvre alors une vitalité inconnue. Battant le pavé, criant d'euphorie au sein de la foule. Métamorphosée.       <br />
              <br />
       Entre l'expression du &quot;je&quot; et du &quot;elle&quot;, elle est étrangement distanciée. Dissociée même. La comédienne, (Emmanuelle Hiron), qui monte à l'avant-scène avec toute sa jeunesse, se moule dans la voix très posée de son personnage. Et accroît du coup l'effet de distance. Tout se passe comme si cette femme était en recherche de porte-parole, en recherche d'écoute et de connivence. En plaidoirie. N'ayant à l'évidence rien compris du drame que vivait son fils, ni des enjeux politiques qui l'environnent.       <br />
              <br />
       Le spectateur dont la conscience intime est sollicitée applaudit la qualité et le tact de travail. Face à ce spectacle qui apparaît bien comme une parabole contemporaine il lui appartient de trouver du sens à la parole biblique. &quot;Ils ont des yeux et ne voient pas&quot;.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Vu à la maison des métallos.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Fils"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/31285090-29550164.jpg?v=1491460389" alt=""Le Fils", une parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" title=""Le Fils", une parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" />
     </div>
     <div>
      Texte : Marine Bachelot Nguyen.       <br />
       Idée originale, mise en scène, scénographie : David Gauchard.       <br />
       Avec : Emmanuelle Hiron et un enfant claveciniste.       <br />
       Collaboration artistique : Nicolas Petisoff.       <br />
       Lumière : Christophe Rouffy.       <br />
       Son : Denis Malard.       <br />
       Musique : Olivier Mellano.       <br />
       Enregistrement clavecin : Bertrand Cuiller.       <br />
       Voix : Benjamin Grenat-Labonne.       <br />
       Décor : Ateliers du Théâtre de l'Union.       <br />
       Production Cie L'unijambiste.       <br />
       Création : 2017.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
       <a class="link" href="http://www.unijambiste.com/" target="_blank">&gt;&gt; unijambiste.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/31285090-29552268.jpg?v=1551708093" alt=""Le Fils", une parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" title=""Le Fils", une parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 19 mars au 14 avril 2019.</span>       <br />
       Du mardi au dimanche à 18 h 30.       <br />
       Relâche : 24 mars et 9 avril.       <br />
       Théâtre du Rond-Point, Salle Jean Tardieu, Paris 8e, 01 44 95 98 21.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredurondpoint.fr/index.htm" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tournée</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/31285090-29552291.jpg?v=1551708195" alt=""Le Fils", une parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" title=""Le Fils", une parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">5 mars 2019 :</span> Théâtre municipal, Coutances (50).       <br />
       <span class="fluo_jaune">7 mars 2019 :</span> Théâtre de Lisieux Pays d'Auge, Lisieux (14).       <br />
       <span class="fluo_jaune">25 avril 2019 :</span> Tournée GRAND T/Espace culturel Sainte-Anne, Saint-Lyphard (44).       <br />
       27 avril 2019 : Les Dominicains de Haute-Alsace, Guebwiller (68).       <br />
       30 avril 2019 : L'Atelier à spectacle - Scène conventionnée de l'Agglo du Pays de Dreux, Vernouillet (78).       <br />
       9 et 10 mai 2019 : La Maison du Théâtre - Finistère à Brest en partenariat avec Le Quartz - Scène nationale, Brest (29).       <br />
       14 mai 2019 : La Ferme de Bel Ebat - Théâtre de Guyancourt (78).       <br />
       16 mai 2019 : Théâtre du Champ au Roy, Guingamp (22).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Bruits de guerre : Saint-Simon en campagne aux Invalides</title>
   <updated>2017-11-01T12:42:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Bruits-de-guerre-Saint-Simon-en-campagne-aux-Invalides_a1962.html</id>
   <category term="Concerts" />
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   <published>2017-11-01T11:42:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La saison musicale des Invalides (et son cycle "Confidences et complaintes de soldats") s'est ouverte Salle Turenne à l'Hôtel national des Invalides avec un spectacle conçu par le claveciniste Olivier Baumont et consacré à la musique qu'a pu connaître l'officier Saint-Simon durant sa carrière de soldat. L'auteur des fameux "Mémoires", devenu duc et pair de France à la mort de son père en 1693, servit en effet Louis XIV de 1691 à 1702.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17968317-22299476.jpg?v=1509535627" alt="Bruits de guerre : Saint-Simon en campagne aux Invalides" title="Bruits de guerre : Saint-Simon en campagne aux Invalides" />
     </div>
     <div>
      Olivier Baumont n'est pas seulement un des plus grands clavecinistes français, il est aussi un chercheur et un écrivain doué, auteur de plusieurs ouvrages dont un consacré à la musique dans les &quot;Mémoires&quot; de Saint-Simon <span style="font-style:italic">(1)</span>. Émaillé d'extraits de ces mémoires couvrant sa période militaire lus avec gourmandise par le comédien Denis Podalydès, le concert offrait un aperçu d'œuvres de compositeurs français des XVIIe et XVIIIe siècles composées en temps de guerre et de paix. Ces &quot;Bruits de guerre&quot; <span style="font-style:italic">(2)</span> et autres airs &quot;militaires&quot; pour clavecin ou petite formation orchestrale forment un répertoire quelque peu oublié aujourd'hui - cependant très en vogue à l'époque baroque.       <br />
              <br />
       Le sociétaire de la Comédie-Française ouvre le spectacle (et le terminera) par le rappel des derniers mots solennels de Louis XIV à son arrière petit-fils, le dauphin <span style="font-style:italic">(3)</span> rappelant les vertus de la paix ; ultime conseil aux portes de l'éternité d'un roi guerrier. Accompagné des violons volubiles de Julien Chauvin et Tami Troman, de la viole d'Atsushi Sakaï (quelque peu imprécise au début), le clavecin d'Olivier Baumont réalise la basse continue du &quot;Bruit d'armes&quot; du Prologue de l'acte cinq de &quot;David et Jonathas&quot; de Marc-Antoine Charpentier (1688). C'est le premier exemple brillant de la soirée de cette musique imitative des instruments d'une marche à la guerre : trompettes, timbales, tambours et hautbois.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17968317-22299506.jpg?v=1509535683" alt="Bruits de guerre : Saint-Simon en campagne aux Invalides" title="Bruits de guerre : Saint-Simon en campagne aux Invalides" />
     </div>
     <div>
      Puis Denis Podalydès lit le rappel que fait Saint-Simon (alors Vidame de Chartres) des circonstances de son entrée - grâce à son père - dans l'un des deux régiments de Mousquetaires en 1691. Rappel suivi de la &quot;Marche des Mousquetaires gris&quot; pour clavecin de Michel Corrette, extraite du Livre VIII des &quot;Amusements du Parnasse&quot; (1772).        <br />
              <br />
       La carrière de Saint-Simon s'égrène précisément avec ses mots mis en musique : 1692, il participe au siège de Namur en 1692 puis à la Bataille de Steinkerque - bataille qui donne lieu à une sonate de François Couperin (&quot;ordinaire de la musique du roi&quot; et &quot;Maître de clavecin des Enfants de France&quot;) avec ses parties notées &quot;Gayement&quot; ou &quot;Mouvement des Fanfares&quot;. Olivier Baumont s'y montre à la hauteur de celui qu'on appela &quot;Couperin le Grand&quot;, en virtuose imaginatif de l'instrument.       <br />
              <br />
       Les dates défilent, restituant les aléas de la vie militaire, des combats de l'Armée des Flandres et de ses maréchaux, que raconte avec esprit Saint-Simon jusqu'à sa démission en 1702 - fâché de n'avoir pas été reconnu selon lui à sa juste valeur par le Roi-Soleil - puisqu'une promotion décisive lui échappe. Les plaisantes figurations sonores telles la &quot;Boute-selle&quot; <span style="font-style:italic">(4)</span>, &quot;La Charge&quot; ou encore l'&quot;Allégresse des Vainqueurs&quot; animent tant &quot;La Triomphante&quot; du même Couperin que &quot;Les Caractères de la Guerre&quot; (1718) de Jean-François Dandrieu, organiste de la Chapelle Royale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17968317-22299570.jpg?v=1509536412" alt="Bruits de guerre : Saint-Simon en campagne aux Invalides" title="Bruits de guerre : Saint-Simon en campagne aux Invalides" />
     </div>
     <div>
      &quot;Les Caractères de la Paix&quot; de Pierre-Claude Foucquet (1751) concluent avec brio un spectacle passionnant qui vient rappeler ce que l'on sait peu : la richesse de la carrière de soldat du Duc de Saint-Simon comme celle des œuvres de salon écrites en écho aux brillants bruits d'armes louis-quatorziens.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Olivier Baumont est l'auteur notamment de &quot;À l'Opéra, Monsieur ! La musique dans les &quot;Mémoires&quot; de Saint-Simon&quot; (L'Infini Gallimard, 2015) et &quot;La Musique à Versailles&quot; (Actes Sud, 2007).       <br />
       (2) Le &quot;Bruit de guerre&quot; est ce moment où tous les instruments doivent sonner ensemble pendant une marche militaire pour effrayer l'ennemi.       <br />
       (3) Le 26 août 1715, Louis XIV sur son lit d'agonie déclare au Dauphin : &quot;Mon cher enfant, vous allez être le plus grand roi du monde, n'oubliez jamais les obligations que vous avez à Dieu. Ne m'imitez pas dans les guerres ; tâchez de maintenir toujours la paix avec vos voisins, de soulager votre peuple autant que vous pourrez …&quot;. Il meurt le premier septembre.        <br />
       (4) La &quot;Boutte-selle&quot; est le signal à la trompette pour seller les chevaux et mettre en marche l'armée, ici imité par l'orchestre.</span>       <br />
              <br />
       <b>Cycle &quot;Confidences et complaintes de soldats&quot;.</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 13 octobre 2017 au 28 janvier 2018.</span>       <br />
              <br />
       <b>Programme complet :</b>       <br />
       <a class="link" href="http://www.musee-armee.fr/accueil.html" target="_blank">&gt;&gt; musee-armee.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Bruits-de-guerre-Saint-Simon-en-campagne-aux-Invalides_a1962.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Telemann, maître des "Goûts réunis", au Festival Terpsichore</title>
   <updated>2017-10-25T16:28:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Telemann-maitre-des-Gouts-reunis--au-Festival-Terpsichore_a1954.html</id>
   <category term="Concerts" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/17854228-22215576.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-10-25T16:15:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L'édition 2017 du Festival Terpsichore s'est terminée brillamment par un concert dédié au compositeur Georg Philipp Telemann. Avec l'Ensemble Masques, le flûtiste Julien Martin et le contre-ténor Damien Guillon ont donné la pleine mesure de leur immense talent.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17854228-22215576.jpg?v=1508941174" alt="Telemann, maître des "Goûts réunis", au Festival Terpsichore" title="Telemann, maître des "Goûts réunis", au Festival Terpsichore" />
     </div>
     <div>
      Telemann (1681-1767) fut un le compositeur allemand le plus célèbre de son temps, ce qu'on a du mal à se représenter à notre époque. Et pourtant, fêté à travers toute l'Europe, il s'illustra par une carrière variée et fut un champion du cumul des mandats principalement dans les villes hanséatiques allemandes et en Prusse au XVIIIe siècle.       <br />
              <br />
       Pratiquement autodidacte, il ajouta à son prestige de compositeur les postes de directeur d'opéras (premier poste à vingt-cinq ans), de chef d'orchestre, de fondateur d'ensembles, de cantor, et même de premier violon quelquefois. Il créa aussi la première société de concerts payants ouverts à un large public (dès 1704 avec le Collegium Musicum) à Leipzig.       <br />
              <br />
       Son œuvre démesurée (il compose son premier opéra à douze ans) comprend plus de six mille œuvres, dont la plupart sont perdues. Les spécialistes dénombrent tout de même quarante-neuf Passions, une quarantaine d'opéras et près de deux mille cantates. La réputation européenne de Telemann ne survécut cependant pas au-delà du XVIIIe siècle et c'est timidement qu'on se prend de ce côté-ci du Rhin à réévaluer son œuvre, toujours dans l'ombre du génie de Bach (du moins jusqu'ici).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17854228-22215636.jpg?v=1508941293" alt="Telemann, maître des "Goûts réunis", au Festival Terpsichore" title="Telemann, maître des "Goûts réunis", au Festival Terpsichore" />
     </div>
     <div>
      Pour la quatrième édition du Festival Terpsichore, dont les concerts se donnent dans des lieux historiques et charmants de la capitale, son directeur artistique Skip Sempé a choisi de faire la part belle aux cordes et aux voix. Pour le dernier concert du festival, le 12 octobre, l'Ensemble Masques dirigé par Olivier Fortin accompagnait le flûtiste à bec Julien Martin et le contre-ténor Damien Guillon. Dans la belle Église Saint-Thomas d'Aquin, l'esprit du concert intime était préservé (au cœur de l'identité de Terpsichore) non sans rendre justice au grand théâtre musical de Telemann grâce au talent des deux solistes.       <br />
              <br />
       Alternant compositions instrumentales et vocales, la soirée permettait au profane de découvrir un échantillon de l'inventivité prolifique du compositeur. Débutant par le &quot;Concerto Polonois&quot; composé comme il se doit après un voyage en Pologne (en 1706), les musiciens de l'ensemble en livrent une version un peu sage, lissant quelque peu l'origine populaire de son inspiration.       <br />
              <br />
       Mais ils excellent bientôt, emportés par le flûtiste surdoué Julien Martin, qui conjugue virtuosité ébouriffante et jeu brillant dans la &quot;Suite en La mineur&quot; (TWV 55 :a2). Cette très belle pièce, vrai manifeste des &quot;Goûts réunis&quot;, propre à l'écriture du compositeur qui n'aime rien tant que l'alliage - celui du style français et de la follia italienne (se concluant par une &quot;Polonaise&quot; ici) - offre un passionnant dialogue aux cordes et à la flûte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17854228-22215690.jpg?v=1508941437" alt="Telemann, maître des "Goûts réunis", au Festival Terpsichore" title="Telemann, maître des "Goûts réunis", au Festival Terpsichore" />
     </div>
     <div>
      Le &quot;Divertimento en La&quot;, composé l'année de la mort de Telemann (1767), éclaire l'évolution du compositeur, à qui on reconnaîtra plus tard la faculté d'avoir jeté un pont entre esthétiques baroque et classique. Pour les arias et cantates sacrées choisies pour ce concert, dont certaines sont parfois défendues sur scène et au disque par nos contre-ténors, c'est au genre de l'opéra qu'ils font penser irrésistiblement.       <br />
              <br />
       Quand Damien Guillon, superbe timbre et chant habité, ornemente l'aria &quot;Entzückende lust&quot; (une cantate de communion), brillent alors les prestiges d'une mélodie d'inspiration italienne à l'orchestration raffinée. Lignes artistes et sonorité sensuelle envahissent l'espace pour ce &quot;Plaisir adorable&quot; (traduction du titre) jusqu'à la conclusion extatique (&quot;dass sie recht ein Himmelsparadies&quot;) avec l'art habituel du contre-ténor.       <br />
              <br />
       Même merveille dans les passages de la cantate (tirée d'une Passion) &quot;Der am Ölberg Zagende Jesus&quot;. Avec &quot;Die stille Nacht umschloss den Kreis der Erden&quot; (La nuit silencieuse encerclait la terre) et un sens dramatique admirable, Damien Guillon donne la hauteur voulue à ce drame suspendu (avec les traits rythmiques des cordes).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17854228-22215703.jpg?v=1508941494" alt="Telemann, maître des "Goûts réunis", au Festival Terpsichore" title="Telemann, maître des "Goûts réunis", au Festival Terpsichore" />
     </div>
     <div>
      Entre exaltation (&quot;Mein Vater ! Wenn dir's wohlgefällt&quot;) et récitatifs inspirés, ce théâtre spirituel toujours élégant et parfois grandiose donne le frisson. C'est tout le génie du chanteur, en osmose avec les musiciens de Masques, de le ressusciter, à la fois si terrestre et pourtant céleste.       <br />
              <br />
       <b>Festival Terpsichore.</b>       <br />
       <a class="link" href="http://www.terpsichoreparis.com/" target="_blank">&gt;&gt; terpsichoreparis.com</a>       <br />
              <br />
       Georg Philipp Telemann &quot;Cantates &amp; Concerti&quot;.       <br />
       .Julien Martin, flûte à bec.       <br />
       Damien Guillon, contre-ténor.       <br />
       Ensemble Masques :       <br />
       Cecilia Bernardini, Tuomi Suni, violons.       <br />
       Kathleen Kajioka, alto.       <br />
       Mélisande Corriveau, violoncelle, basse de viole.       <br />
       Benoît Vanden Bemden, contrebasse.       <br />
       Olivier Fortin, clavecin.        <br />
              <br />
       Concert retransmis ultérieurement sur France Musique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Telemann-maitre-des-Gouts-reunis--au-Festival-Terpsichore_a1954.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Avignon Off 2017• "Le Fils" : Parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension</title>
   <updated>2017-06-15T08:37:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2017-Le-Fils-Parabole-contemporaine-d-un-roman-de-l-incomprehension_a1827.html</id>
   <category term="Avignon 2017" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/14585029-20366312.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-06-12T06:43:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La jeune femme en jean et corsage bleu pâle qui monte à l'avant scène est une mère de famille. Elle parle d'elle et de son fils, raconte la montée irrésistible au fait divers. Son évolution, son glissement vers les milieux traditionalistes et le suicide de son fils homosexuel dans l'officine de ses parents.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/14585029-20366312.jpg?v=1491460330" alt="•Avignon Off 2017• "Le Fils" : Parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" title="•Avignon Off 2017• "Le Fils" : Parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" />
     </div>
     <div>
      Avec tous les éléments d'un drame de l'incompréhension, le texte est une étude de caractère précis et méthodique qui évite le mélodrame, la caricature ou la charge militante. Par ses silences, il trace en pointillé le cheminement d'une conscience oscillant entre désarroi refoulé et certitudes affichées. En creux se dessine une carte des manques qui tâtonne sans la recherche des causes. Le portrait d'une société refermée sur elle-même.       <br />
              <br />
       Le spectateur en entr'ouvre les portes et découvre la monotonie d'une vie mue par des idées simples. Le temps semble s'être figé dans un idéal tranquille réglé et harmonieux, dans la conformité à la religion jamais remise en cause. La quiétude d'une famille, le statut social, le rite.       <br />
              <br />
       Dans cette histoire, le miroir de la respectabilité et de la notabilité s'embue au fil des jours. Une forme d'ennui ne se dit pas. Les enfants ont grandi mais restent des enfants aux yeux des parents. Une vie de silences que l'on eût qualifié au dix-neuvième siècle de rêve bourgeois. Provincial.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/14585029-20366313.jpg?v=1491460360" alt="•Avignon Off 2017• "Le Fils" : Parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" title="•Avignon Off 2017• "Le Fils" : Parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" />
     </div>
     <div>
      Sur lequel tombe comme un coup de tonnerre dans un ciel d'été, la nouvelle d'une proposition artistique jugée (préjugée) blasphématoire par des forces discrètes et puissantes. Des forces qui vont l'enrôler en toute douceur et persuasion dans l'opposition au projet de loi sur le mariage pour tous.       <br />
              <br />
       La mère qui ne soupçonnait pas que l'union civile, le mariage du code civil, n'était pas que le sacrement religieux du mariage, se découvre alors une vitalité inconnue. Battant le pavé, criant d'euphorie au sein de la foule. Métamorphosée.       <br />
              <br />
       Entre l'expression du &quot;je&quot; et du &quot;elle&quot;, elle est étrangement distanciée. Dissociée même. La comédienne, (Emmanuelle Hiron), qui monte à l'avant-scène avec toute sa jeunesse, se moule dans la voix très posée de son personnage. Et accroît du coup l'effet de distance. Tout se passe comme si cette femme était en recherche de porte-parole, en recherche d'écoute et de connivence. En plaidoirie. N'ayant à l'évidence rien compris du drame que vivait son fils, ni des enjeux politiques qui l'environnent.       <br />
              <br />
       Le spectateur dont la conscience intime est sollicitée applaudit la qualité et le tact de travail. Face à ce spectacle qui apparaît bien comme une parabole contemporaine il lui appartient de trouver du sens à la parole biblique. &quot;Ils ont des yeux et ne voient pas&quot;.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Vu à la maison des métallos.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Fils"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/14585029-20366314.jpg?v=1491460389" alt="•Avignon Off 2017• "Le Fils" : Parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" title="•Avignon Off 2017• "Le Fils" : Parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" />
     </div>
     <div>
      Texte : Marine Bachelot Nguyen.       <br />
       Idée originale, mise en scène, scénographie : David Gauchard.       <br />
       Avec : Emmanuelle Hiron et un enfant claveciniste.       <br />
       Collaboration artistique : Nicolas Petisoff.       <br />
       Lumière : Christophe Rouffy.       <br />
       Son : Denis Malard.       <br />
       Musique : Olivier Mellano.       <br />
       Enregistrement clavecin : Bertrand Cuiller.       <br />
       Voix : Benjamin Grenat-Labonne.       <br />
       Production L’unijambiste.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
       <a class="link" href="http://www.unijambiste.com/" target="_blank">&gt;&gt; unijambiste.com</a>       <br />
              <br />
       <b>●Avignon Off 2017●</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 26 juillet 2017.</span>       <br />
       Tous les jours à 13 h 10 (relâche les 12 et 19 juillet).       <br />
       Théâtre de La Manufacture - Collectif contemporain,       <br />
       2 rue des Écoles, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 82 20 47.        <br />
       <a class="link" href="http://www.lamanufacture.org/" target="_blank">&gt;&gt; lamanufacture.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2017-Le-Fils-Parabole-contemporaine-d-un-roman-de-l-incomprehension_a1827.html" />
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