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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-13T02:30:43+02:00</updated>
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   <title>"Dance Theatre of Harlem"… né un jour de 1969… d'un "coup de grâce"</title>
   <updated>2026-02-19T10:46:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Dance-Theatre-of-Harlem-ne-un-jour-de-1969-d-un-coup-de-grace_a4483.html</id>
   <category term="Danse" />
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   <published>2026-02-19T10:09:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Si le pasteur afro-américain Martin Luther King n'avait pas été assassiné l'année précédente par un suprémaciste blanc… peut-être qu'Arthur Mitchell – premier danseur étoile afro-américain du New York City Ballet ayant déjà, à l'époque, attiré les foudres d'une Amérique ségrégationniste pour avoir été choisi dans un duo avec une ballerine blanche – ne serait pas revenu au lendemain du 4 avril 1968 dans le quartier noir de son enfance cabossée pour créer, dans le sous-sol d'une église de Harlem, "Dance Theatre of Harlem"… première Compagnie de ballet classique afro-américaine.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94655479-66138659.jpg?v=1771492764" alt=""Dance Theatre of Harlem"… né un jour de 1969… d'un "coup de grâce"" title=""Dance Theatre of Harlem"… né un jour de 1969… d'un "coup de grâce"" />
     </div>
     <div>
      Débutant sa tournée par Bordeaux avant trois autres villes – Roubaix, Paris et Lyon –, cette troupe animée par des valeurs humanistes chevillées au corps revient en France après une longue absence de quelque quarante années. À son programme deux menus en alternance, l'un et l'autre tissés de compositions musicales et dansées à dé-concerter tous les conservatismes établis… si toutefois – improbable vu la réelle politique d'ouverture de l'Opéra National de Bordeaux –, certains de leurs représentants se seraient égarés, ce soir de première, dans les loges du théâtre à l'italienne de la Cité dont Montaigne fut maire (il y a belle lurette, certes…).       <br />
              <br />
       En ouverture des deux programmes (un par soirée), une intervention de Robert Garland, actuel directeur artistique de la troupe, souligne, non sans à-propos, l'ADN de la Compagnie, de ses origines à nos jours. S'exprimant en anglais, puis sa voix doublée en français – belle intention s'inscrivant dans le droit fil de démocratisation du monde du Ballet, chacun n'ayant pas vocation à avoir &quot;naturellement&quot; accès à la langue de Shakespeare –, il rappelle la profession de foi de &quot;Dance Theatre of Harlem&quot; : re-présenter des œuvres classiques, néo-classiques et contemporaines en ayant pour ambition de faire du ballet <span style="font-style:italic">&quot;un langage pour toutes et tous, le ballet appartenant à tout le monde&quot;…</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94655479-66138660.jpg?v=1771492825" alt=""Dance Theatre of Harlem"… né un jour de 1969… d'un "coup de grâce"" title=""Dance Theatre of Harlem"… né un jour de 1969… d'un "coup de grâce"" />
     </div>
     <div>
      Marque de fabrique indéfectible du DTH, la synthèse de la rigueur classique et de l'innovation contemporaine de ballets inspirés présentement par des musiques alternant Carolyn Franklin, Radiohead, Jean-Sébastien Bach et James Blake annonce en ce soir d'ouverture (Programme A) un mixte audacieux propre à exciter l'intérêt.       <br />
              <br />
       La pièce inaugurale, &quot;Return&quot;, nous plonge d'emblée dans la soul explosive de James Brown, l'une des figures du mouvement Black Power, pour des instants de danse radieuse où les corps exultent, dans une alternance de mouvements d'inspiration classique et de dancefloor, de pointes et de déhanchés sensuels. Hommage chorégraphié à &quot;la musique de l'âme&quot;, cette musique adulée dès les années soixante par la jeunesse noire contestataire pour réagir face à la domination de la communauté blanche américaine.       <br />
              <br />
       Dans &quot;Take me with you&quot;, un duo hypnotique, l'inspiration résolument contemporaine s'affirme sur une musique rock alternatif de Radiohead… quand dans &quot;New Bach&quot;, la tradition du ballet classique est complètement assumée, non sans, là encore, quelques clins d'œil à la modernité.       <br />
              <br />
       C'est dans la pièce de clôture, &quot;Blake Works IV (The Barre Project)&quot;, que le point de fusion entre classique et contemporain semble parfaitement atteint. Dans un jeu acrobatique et extatique, William Forsythe invite chaque danseur à &quot;affronter&quot; la barre, symbole de travail et d'exigence. Chacun, en tête-à-tête, dialogue avec elle, se débat puis… s'échappe. L'émotion est palpable.       <br />
              <br />
       Comptant dans le monde clos du Ballet parmi les noms les plus prisés, &quot;Dance Theatre of Harlem&quot; est devenu au cours de ces soixante dernières années une institution incontournable. Offrant jusqu'à notre époque – l'Histoire ayant fâcheuse tendance à bégayer – un démenti aux visées ségrégationnistes de l'Amérique trumpiste, la venue de &quot;Dance Theatre of Harlem&quot; – dans l'Hexagone menacé lui aussi par des relents nauséabonds – fait figure d'événement politique, mais aussi artistique… lui qui s'est donné comme mantra de promouvoir ce dont Jean Vilar et Antoine Vitez rêvaient pour le Théâtre : <span style="font-style:italic">&quot;Un Ballet élitaire pour tous&quot;.</span>       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le mercredi 11 février 2026, soir de Première, à l'Opéra National de Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Dance Theatre of Harlem"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94655479-66138697.jpg?v=1771493010" alt=""Dance Theatre of Harlem"… né un jour de 1969… d'un "coup de grâce"" title=""Dance Theatre of Harlem"… né un jour de 1969… d'un "coup de grâce"" />
     </div>
     <div>
      <b>Représenté du 11 au 15 février 2026 à l'Opéra National de Bordeaux.       <br />
       Programme A (11, 13, 14 et 15 février).</b>       <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Return"</strong></span>       <br />
       Chorégraphie : Robert Garland.       <br />
       Musique : James Brown, Alfred Ellis, Aretha Franklin, Carolyn Franklin.       <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Take Me With You"</strong></span>       <br />
       Chorégraphie : Robert Bondara,        <br />
       Musique : Radiohead.       <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"New Bach"</strong></span>       <br />
       Chorégraphie : Robert Garland.       <br />
       Musique : Jean Sébastien Bach.       <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Blake Works IV (The Barre Project)"</strong></span>       <br />
       Chorégraphie : William Forsythe.       <br />
       Musique : James Blake.       <br />
       Durée : 1 h 45.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94655479-66138790.jpg?v=1771493825" alt=""Dance Theatre of Harlem"… né un jour de 1969… d'un "coup de grâce"" title=""Dance Theatre of Harlem"… né un jour de 1969… d'un "coup de grâce"" />
     </div>
     <div>
      <b>Programme B (14 et 15 février).</b>       <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Higher Ground"</strong></span>       <br />
       Chorégraphie : Robert Garland.       <br />
       Musique : Stevie Wonder.       <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Take Me With You"</strong></span>       <br />
       Chorégraphie : Robert Bondara.       <br />
       Musique : Radiohead.       <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Donizetti Variations"</strong></span>       <br />
       Chorégraphie : George Balanchine.       <br />
       Musique : Gaetano Donizetti.       <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Nyman String Quartet n° 2"</strong></span>       <br />
       Chorégraphie : Robert Garland.       <br />
       Musique : Michael Nyman.       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 19 au 21 février 2026 : Le Colisée, Roubaix (59).       <br />
       Du 26 au 28 février 2026 : Palais des Congrès, Paris (75).       <br />
       Du 5 au 7 mars 2026 : Bourse du Travail, Lyon (69).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94655479-66138806.jpg?v=1771493919" alt=""Dance Theatre of Harlem"… né un jour de 1969… d'un "coup de grâce"" title=""Dance Theatre of Harlem"… né un jour de 1969… d'un "coup de grâce"" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"L'Aventure du petit flûtiste de rien du tout" Quand les incontournables frères Joubert nous enchantent toujours aussi intelligemment</title>
   <updated>2025-11-05T09:23:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/L-Aventure-du-petit-flutiste-de-rien-du-tout-Quand-les-incontournables-freres-Joubert-nous-enchantent-toujours-aussi_a4397.html</id>
   <category term="Pitchouns" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/92307906-64762037.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-11-05T08:50:00+01:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Madame Gentille, femme mélomane et bienveillante, apprend un jour, par le crieur des rues, qu'un flûtiste, un petit flûtiste de rien du tout, vient de s'échapper de l'orchestre symphonique. Ordre est donné par la fanfare des assassins de ne jamais lui offrir l'hospitalité… Seulement, un jour, on frappe à sa porte et elle ouvre. Madame Gentille bravera-t-elle l'interdit et le dénoncera-t-elle comme cela l'est exigé ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92307906-64762037.jpg?v=1762275191" alt=""L'Aventure du petit flûtiste de rien du tout" Quand les incontournables frères Joubert nous enchantent toujours aussi intelligemment" title=""L'Aventure du petit flûtiste de rien du tout" Quand les incontournables frères Joubert nous enchantent toujours aussi intelligemment" />
     </div>
     <div>
      Quel meilleur moyen que celui du conte musical et théâtral pour faire découvrir aux enfants la musique classique ! Surtout lorsque celui-ci est parsemé d'humour, de drôleries et de clowneries fantasques… Quelle idée ingénieuse, aussi, que de faire côtoyer Gabriel Fauré, Vivaldi, Mozart, Beethoven, Debussy, Albinoni ou encore Rimski-Korsakov avec des standards musicaux de variétés comme ceux des &quot;Démons de Midi&quot; du groupe Images ou &quot;Quand on va à Rio&quot; de Dario Moréno.       <br />
              <br />
       Il fallait y penser. Les frères Joubert l'ont fait et d'une manière dont eux seuls ont la recette : ludique, divertissante, réjouissante et libératoire. <span style="font-style:italic">&quot;C'est un spectacle qui semble plausible, mais qui nous transporte dans le rêve sans qu'on s'en rende compte&quot;.</span> Il ne pouvait en être autrement avec ces deux frangins musicalement érudits, Clément et Julien, qui n'en sont pas à leur première en la matière… Loin de là !       <br />
              <br />
       Compositeur, pianiste, violoncelliste et chanteur à ses heures, Julien ne semble jamais s'arrêter, lui qui a déjà composé de nombreuses œuvres pour enfants, comédies musicales, opéras, ou encore des musiques de théâtre, sans compter des adaptations de textes littéraires en musique. Dans un souci de transmission permanent, il a le don de rendre des œuvres connues ou moins connues, intelligibles, vivantes et beaucoup moins formelles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92307906-64762051.jpg?v=1762330414" alt=""L'Aventure du petit flûtiste de rien du tout" Quand les incontournables frères Joubert nous enchantent toujours aussi intelligemment" title=""L'Aventure du petit flûtiste de rien du tout" Quand les incontournables frères Joubert nous enchantent toujours aussi intelligemment" />
     </div>
     <div>
      On se souvient bien sûr de son spectacle &quot;Tout le monde écrit des chansons&quot; ou &quot;Une histoire de la musique en 80 minutes&quot;, balayant plus de 50 000 ans de musique. Une expérience unique qui éveille le sens créatif et les connaissances musicales, même chez les non-mélomanes. Inclassable, intarissable, touche-à-tout, Julien Joubert joue de la musique &quot;debout&quot;, la tête musicalement bien droite et pleine, tout le temps, et peut-être même quand il dort !       <br />
              <br />
       Son frère Clément, quant à lui, est chef d'orchestre et pédagogue. Formé à la flûte, au piano, à la musique de chambre, à l'orchestration, il est salué par de nombreux prix et dirige la Fabrique Opéra Val-de-Loire qui produit, chaque année, un opéra d'envergure à Orléans dans un esprit collaboratif d'amateurs et amatrices avec des musiciennes et musiciens plus aguerris(es). Cette année, c'est à &quot;Carmen&quot; qu'il a accordé la priorité, rassemblant plus de 15 000 spectateurs et spectatrices. Son approche personnelle, misant sur excellence artistique et transmission pédagogique notoires, est une ligne de conduite à laquelle il n'est pas prêt de déroger…       <br />
              <br />
       Alors, comment ne pas être sous le charme de cette nouvelle production du duo Joubert, d'autant plus que, cette fois-ci, ils sont tous les deux sur le plateau, dans une complicité toute aussi émouvante que loufoque. Un besoin de partage, sans doute, pour Julien. Un désir de sororité palpable, d'un côté comme de l'autre, que l'ensemble des interprétations soulève de façon sensible.       <br />
              <br />
       Petits et grands, flûtistes ou pas, mélomanes ou pas, sauront apprécier à leur juste mesure le mélange de légèreté de ce spectacle, sa dimension divertissante, et un fond bien plus profond, oscillant entre narration, musique virevoltante et virtuose.       <br />
              <br />
       Sous les traits du petit flûtiste, Clément Joubert se détache ici loin de &quot;Carmen&quot;, mais enchante le public de ses notes virevoltantes à la flûte, secondées avec brio par les notes de son frère complice au piano.       <br />
              <br />
       Petits et grands rient beaucoup lors de ce spectacle à la dramaturgie bien huilée – même lors de la Première, le 15 octobre. On suit avec attention les péripéties du petit flûtiste qui rechigne à se cacher dans la cave, ou dans la réserve de décors, pour échapper aux assassins de la fanfare. On savoure le texte sensible et très original d'Éric Herbette, entre le &quot;sorbet d'adagio&quot;, le &quot;tournedos presto&quot; ou encore l'ivresse communicative du fou rire du petit flûtiste éméché.       <br />
              <br />
       Le tout parsemé d'une poésie bien présente, par exemple lors de l'évocation de la théière en argent et porcelaine, et du petit flûtiste amoureux. Saluons aussi le passage des tables de multiplications ! Un grand moment du spectacle qui prend à ce moment-là des allures musicales pédagogiques drôlement intelligentes.       <br />
              <br />
       En sortant de la Comédie Saint-Michel, il est fort probable que vous ne gardiez pas en tête uniquement les clowneries fantasques des deux frères complices, mais bien davantage l'envie de musique, encore et encore, celle qui apporte à la vie une dimension toute nécessaire, bien loin des diktats négationnistes et autoritaires comme celle de la fanfare.        <br />
       Parce que cette dernière est essentielle pour vivre décemment…       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Aventure du petit flûtiste de rien du tout"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92307906-64768250.jpg?v=1762330443" alt=""L'Aventure du petit flûtiste de rien du tout" Quand les incontournables frères Joubert nous enchantent toujours aussi intelligemment" title=""L'Aventure du petit flûtiste de rien du tout" Quand les incontournables frères Joubert nous enchantent toujours aussi intelligemment" />
     </div>
     <div>
      Texte : Éric Herbette.       <br />
       Mise en scène : Clément et Julien Joubert.       <br />
       Avec : Clément et Julien Joubert.       <br />
       Pour toute la famille dès 5 ans.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 15 octobre 2025 au 29 avril 2026.</span>       <br />
       Mercredis 15, 20 et 29 octobre, 17 décembre à 16 h 30 ; mercredis 7, 14 et 28 janvier, 4 et 11 février, 22 et 29 avril à 15 h 15 ; mardi 11 novembre à 14 h ; samedi 22 novembre à 17 h 30 ; dimanche 21 décembre à 15 h 15 ; lundi 6 avril à 15 h 15 et 16 h 30.       <br />
       La Comédie Saint-Michel, 95, boulevard Saint-Michel, Paris 5e.       <br />
       Téléphone : 01 55 42 92 97.       <br />
       <a class="link" href="http://www.comediesaintmichel.fr/?q=node/21" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.comediesaintmichel.fr/" target="_blank">&gt;&gt; comediesaintmichel.fr</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Des représentations supplémentaires auront lieu pendant les vacances de la Toussaint 2025 ainsi que celles de Pâques. Contacter la billetterie du Théâtre pour les connaître.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Marco Poingt et Carolina Alabau, un pianiste virutose et une voix critalline pour une ambiance soul funk aux accents cubains</title>
   <updated>2025-05-05T21:39:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Marco-Poingt-et-Carolina-Alabau-un-pianiste-virutose-et-une-voix-critalline-pour-une-ambiance-soul-funk-aux-accents_a4210.html</id>
   <category term="Concerts" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88361103-62595692.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-05-05T21:12:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pianiste virtuose, naviguant tant dans le répertoire classique que dans les compositions jazz ou les musiques latino-américaines, voire plus si affinités, cumulant les expériences variées, parfois audacieuses, avec talent, Marco Poingt, après avoir gravi le sommet du Kilimandjaro avec son piano électrique, en mars dernier, sera sur la grande scène de Jazz Ô Château samedi 10 mai à 22 h, avant d'être présent à Royan cet été pour un concert symphonique dans le cadre du festival Un Violon sur le Sable.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88361103-62595692.jpg?v=1746472479" alt="Marco Poingt et Carolina Alabau, un pianiste virutose et une voix critalline pour une ambiance soul funk aux accents cubains" title="Marco Poingt et Carolina Alabau, un pianiste virutose et une voix critalline pour une ambiance soul funk aux accents cubains" />
     </div>
     <div>
      <b>Supposons que je n’ai rien lu sur vous, que je ne vous connaisse pas, comment pourriez-vous vous présenter ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Marco Poingt :</b> Je suis pianiste compositeur. J'ai commencé très tôt le piano, dès l'âge de trois ans. Mon parcours musical se trouve être autant classique que jazz. Pour moi, la musique n'a pas de frontières et je n'ai pas de barrières. J'aime puiser dans ces différents univers, ainsi que dans les différentes sonorités latino-américaines, même dans les musiques de film, et mêler tout cela ensemble pour façonner des compositions riches et métissées.       <br />
              <br />
       J'ai étudié et fait mon master au prestigieux Berklee College of Music (Boston) et c'est dans cette école que j'ai rencontré mon trio avec lequel je joue maintenant depuis quelques années : Pedrinho Augusto (Brésil) à la batterie et Brandon Atwell (États-Unis) à la basse… Notre formation s'enrichit de la présence de la chanteuse espagnole Carolina Alabau.       <br />
              <br />
       <b>Si vous en avez, comment pourriez-vous définir ou parler de vos influences principales ?</b>       <br />
              <br />
       <b>M.P. :</b> Je dirais tout d'abord que c'est déjà tout le répertoire de musique classique, de Bach à Chopin, mais également Rachmaninov… entre autres. Ensuite, je suis influencé par les sons, les rythmes latinos, les ambiances cubaines, la salsa, des musiciens comme Roberto Fonseca ou Omar Sosa. Ce que j'apprécie avec ces derniers, c'est qu'ils associent la culture cubaine à d'autres références musicales. C'est ce type de ligne directrice que j'essaie de suivre, que je veux explorer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88361103-62595714.jpg?v=1746472551" alt="Marco Poingt et Carolina Alabau, un pianiste virutose et une voix critalline pour une ambiance soul funk aux accents cubains" title="Marco Poingt et Carolina Alabau, un pianiste virutose et une voix critalline pour une ambiance soul funk aux accents cubains" />
     </div>
     <div>
      <b>Comment s'est passé la rencontre avec Carolina Alabau ?</b>       <br />
              <br />
       <b>M.P. :</b> Eh bien, nous étions étudiants au même moment à l'école de musique de Boston. Quand je l'ai rencontré, je cherchais une manière de développer mon trio et d'étendre le champ de mes compositions. Après l'avoir écouté chanter, j'ai trouvé sa voix très cristalline, presque insouciante. Cela m'a vraiment touché et il m'a semblé que le côté angélique de sa voix coïncidait bien avec la musique que j'écrivais. Sa présence est un apport artistique aux couleurs latines – entre Espagne, Cuba et Brésil – d'une très grande valeur pour le trio.       <br />
              <br />
       <b>Afin de mieux appréhender votre univers musical, pouvez-vous nous parler de vos autres formations ou participations en dehors de KLT ?</b>       <br />
              <br />
       <b>M.P. :</b> Oui, j'ai beaucoup de projets différents qui vont du piano solo au trio, quartet, jusqu'à l'orchestre symphonique. J'aime aussi avoir des collaborations avec des artistes venus d’horizons variés, de Béatrice Uria Monzon à Omar Sosa, en passant par Lee Ritenour ou Gilberto Gil, ou encore Pablo Fagundès, harmoniciste brésilien, avec qui je viens d'enregistrer un disque intitulé &quot;Harmonia&quot;. D'une manière générale, je suis très curieux et j'ai un goût affirmé pour le dialogue entre les cultures.       <br />
              <br />
       <b>Vos projets ont parfois un aspect un peu plus sportif. Est-ce exact ?</b>       <br />
              <br />
       <b>M.P. :</b> En fait, je ne m'arrête pas à la scène. Étant profondément respectueux de la nature et en quête de dépassement, je pratique aussi les randonnées en haute montagne. Après avoir gravi le Vignemale (3 298 m) avec mon piano électrique pour y donner un concert suspendu dans le temps, je viens d'effectuer l'ascension du Kilimandjaro (5 895 m) avec mon piano sur le dos (du 16 au 21 mars dernier), en collaboration avec l'association Mécénat chirurgie cardiaque. L'objectif de cet exploit est de récolter des fonds pour opérer des enfants atteints de malformations cardiaques qui ne peuvent pas être soignés dans leur pays d'origine, faute de moyens financiers ou techniques. D'ailleurs, je jouerai à Jazz Ô Château l'un des morceaux que j'ai composé là-haut.       <br />
              <br />
       Ce type d'action fait véritablement partie de mon identité artistique. Je veux aller aux sources de mon inspiration, dévoiler les choses qui m'inspirent. Je suis un esprit libre qui fonctionne beaucoup aux coups de cœur, à l'instinct… Je n'ai pas de limites sur mes projets, il suffit que l'un d'entre eux me touche, me parle pour que je fonce.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">À noter qu'à travers son spectacle audiovisuel &quot;Voyage sans frontière&quot;, Marco raconte ces expéditions hors normes – entre musique, altitude et introspection – mêlant récits, images documentaires, compositions originales et témoignages. Ce projet total, à la fois artistique, écologique et humaniste, retrace ses grandes traversées, ses rencontres, mais aussi ses “ascensions” intérieures. La musique devient un fil rouge, un langage universel, capable d'unir les cimes et les cœurs.</span>       <br />
              <br />
       <b>◙ Propos recueillis par Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Marco Poingt et Carolina Alabau</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88361103-62595716.jpg?v=1746472576" alt="Marco Poingt et Carolina Alabau, un pianiste virutose et une voix critalline pour une ambiance soul funk aux accents cubains" title="Marco Poingt et Carolina Alabau, un pianiste virutose et une voix critalline pour une ambiance soul funk aux accents cubains" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Samedi 10 mai 2025 à 22 h.</span>       <br />
       Au Château de Pommorio (Tréveneuc),       <br />
       dans le cadre du 10e festival Jazz Ô Château.       <br />
       <a class="link" href="https://www.jazzochateau.fr/" target="_blank">&gt;&gt; jazzochateau.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>● Marco Poingt &quot;Intuition&quot;.</b>       <br />
       Label : Not on label.       <br />
       Sortie : 16 décembre 2023.       <br />
              <br />
       Piano et composition : Marco Poingt.       <br />
       Basse : Brandon Atwell.       <br />
       Batterie : Pedrinho Augusto.       <br />
       Voix : Carolina Alabau.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Marco-Poingt-et-Carolina-Alabau-un-pianiste-virutose-et-une-voix-critalline-pour-une-ambiance-soul-funk-aux-accents_a4210.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Come Bach" Un concert insolite pour explorer Bach sur tous les tempos !</title>
   <updated>2024-12-27T12:23:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Come-Bach-Un-concert-insolite-pour-explorer-Bach-sur-tous-les-tempos-_a4112.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/85169821-60751713.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-12-27T08:40:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est un très joli périple artistique que propose le metteur en scène Gérard Rauber qui fait voyager les compositions de Bach dans des champs musicaux et théâtraux facétieux. Composé d'un quatuor d'artistes, le spectacle rivalise d'humour en mariant, entre autres, du classique et des chansons de variété et à texte.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85169821-60751713.jpg?v=1735250818" alt=""Come Bach" Un concert insolite pour explorer Bach sur tous les tempos !" title=""Come Bach" Un concert insolite pour explorer Bach sur tous les tempos !" />
     </div>
     <div>
      Elles sont quatre et enchaînent, pendant une heure quinze, de la musique classique, essentiellement baroque, avec Bach, une composition de Saint-Saëns et des chansons, dont, parfois, certaines sont liées ou s'inspirent du compositeur et musicien allemand, comme celles, entre autres, de Maxime Le Forestier, Marie-Paule Belle et François Morel. Une contrebassiste (Amandine Dehant ou Jeanne Bonnet), une pianiste (Claude Collet ou Christine Fonlupt), une hautboïste - également au cor anglais - (Anne Regnier ou Ariane Bacquet) et une chanteuse soprano (Anne Baquet) animent, aux sens propre et figuré, toute la représentation.       <br />
               <br />
       Le spectacle a un côté déjanté, les compositions de Bach étant bousculées dans leur trame, autant dans les instruments utilisés que dans les chants qui l'accompagnent, avec, notamment, &quot;Badinerie&quot; repris vocalement et de plus en plus en accéléré par nos quatre interprètes à tour de rôle. Quand, plus loin, la &quot;Toccata en ré mineur&quot; est jouée en chœur avec quatre petits claviers reliés par un tube fin aux bouches des artistes. Elles sont assises et donnent, à travers, entre autres, cette scène, une connotation populaire du compositeur allemand lui permettant d'être accessibles à tous, mélomanes ou néophytes. L'approche du metteur en scène Gérard Rauber est de proposer un style de jeu où les facéties sont portées autant par la voix que les instruments, avec un jeu corporel très marqué de nos artistes, élément essentiel sur lequel les tableaux sont construits.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85169821-60751735.jpg?v=1735250857" alt=""Come Bach" Un concert insolite pour explorer Bach sur tous les tempos !" title=""Come Bach" Un concert insolite pour explorer Bach sur tous les tempos !" />
     </div>
     <div>
      Tout est mouvement avec un quatuor qui montre un visage artistique de Bach, à la fois festif et cocasse. Dès l'entame du spectacle, le pendant comique apparaît avec un répondeur téléphonique, un rapport à l'espace à dessein débridé et des chansons, parfois en chœur, souvent amusantes. Le compositeur allemand est ainsi appréhendé au travers de l'humour, de la gestuelle et du chant. Anne Baquet se prend, par exemple, à chanter de façon presque à tue-tête, en longeant plusieurs fois la scène.       <br />
              <br />
       Le spectacle est séquencé en plusieurs tableaux. Nous traversons les époques dans une approche toute personnelle de l'œuvre de Bach. Chaque morceau est revisité. Quand celui-ci est pour une flûte, c'est un hautbois, une contrebasse ou un piano qui est aux commandes. Au-delà des instruments, c'est aussi sa structure mélodique qui est bousculée. Le chant y a une part très importante et joue de cocasserie. Chanter et jouer Bach musicalement et théâtralement, c'est s'immiscer dans un univers où la créativité et l'audace doivent être au rendez-vous. Et elles le sont.       <br />
              <br />
       La disposition des artistes sur scène et leurs déplacements regorgent de dynamisme, contrebalancés par des moments où le tempo se love parfois dans un rythme lent, créant ainsi différentes ruptures. Et puis faire redécouvrir Bach ne dispense pas d'apporter une touche pédagogique avec une explication sur le contrepoint, effectuée avec amusement. Seul moment qui n'est d'ailleurs pas forcément nécessaire à la trame du spectacle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85169821-60752939.jpg?v=1735250947" alt=""Come Bach" Un concert insolite pour explorer Bach sur tous les tempos !" title=""Come Bach" Un concert insolite pour explorer Bach sur tous les tempos !" />
     </div>
     <div>
      Nous basculons autant dans les grands classiques que dans la légèreté et l'humour. Ils sont revisités, avec espièglerie, dans des humeurs et approches contemporaines. Tout est sous l'effet de la surprise, chaque scène apportant son lot d'éclats. Beaucoup d'inspiration dans ce spectacle avec un canevas, celui de bousculer les codes et de faire du piano, de la contrebasse et du hautbois des alliés autant de &quot;Si j'avais un marteau&quot; (1963) que de Bach et Saint-Saëns.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Come Bach"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85169821-60752948.jpg?v=1735251015" alt=""Come Bach" Un concert insolite pour explorer Bach sur tous les tempos !" title=""Come Bach" Un concert insolite pour explorer Bach sur tous les tempos !" />
     </div>
     <div>
      Mise en scène : Gérard Rauber.       <br />
       Avec : Anne Baquet (voix), Claude Collet ou Christine Fonlupt (piano), Amandine Dehant ou Jeanne Bonnet (contrebasse), Anne Regnier ou Ariane Bacquet (Hautbois et cor anglais).       <br />
       Production : Compagnie Le Renard.       <br />
       Coréalisation : Théâtre Le Lucernaire.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 13 novembre 2024 au 12 janvier 2025.</span>       <br />
       Relache : 25 décembre 2024 et 1er janvier 2025.       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 17 h.       <br />
       Théâtre Lucernaire, Théâtre Noir, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="https://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Come-Bach-Un-concert-insolite-pour-explorer-Bach-sur-tous-les-tempos-_a4112.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Body Concert" Des rythmes au centuple qui nous emportent entre légèreté chorégraphique et puissance musicale</title>
   <updated>2024-11-28T09:58:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Body-Concert-Des-rythmes-au-centuple-qui-nous-emportent-entre-legerete-choregraphique-et-puissance-musicale_a4091.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/84560928-60375154.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-11-28T06:29:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La compagnie Ambiguous Dance Company, créée en 2007, vient de Corée du Sud. Le créateur et chorégraphe Boram Kim propose une vision du 6ᵉ art où, dans ce spectacle, le mélange des genres permet une large cohabitation, entre hip-hop et danse classique, où le danseur devient un médium à la fois neutre et froid, comme un automate et proche avec quelques expressions théâtrales sur une musique très dansante, où les artistes tombent le masque pour rejoindre le public. Dans cet entre-deux, le rythme devient tension et répétition.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84560928-60375154.jpg?v=1732726615" alt=""Body Concert" Des rythmes au centuple qui nous emportent entre légèreté chorégraphique et puissance musicale" title=""Body Concert" Des rythmes au centuple qui nous emportent entre légèreté chorégraphique et puissance musicale" />
     </div>
     <div>
      Cela démarre dans l'assistance. Ils sont sept danseurs et certains d'entre eux sont répartis dans la salle avant qu'apparaisse, le rideau levé, l'autre partie de la troupe. Une musique dansante bat son plein comme dans une boîte de nuit. Les interprètes ne se privent pas, à ce moment-là, de créer une relation avec le public en s'approchant de lui, comme pour la fin du spectacle. Lunettes noires, cheveux cachés, aucune expressivité ne se dégage d'eux. Ils sont habillés de façon identique, avec un costume blanc et noir. Ils sont comme des automates. Toute humanité semble en être retirée dans leurs larges mouvements géométriques, angulaires, vifs, hachés.       <br />
              <br />
       Le tronc fait pilier, de même que les hanches dans des bascules avec lesquelles les corps se plient de haut en bas, de la tête aux pieds sur un axe horizontal. L'axe vertical est parfois investi, dont une fois avec les têtes au contact du sol, le tronc glissant sur le plateau avec un déport de l'épaule droite qui fait vriller le corps telle une virgule. Puis, la gestuelle s'effectue de la même manière sur l'épaule gauche.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84560928-60375165.jpg?v=1732726639" alt=""Body Concert" Des rythmes au centuple qui nous emportent entre légèreté chorégraphique et puissance musicale" title=""Body Concert" Des rythmes au centuple qui nous emportent entre légèreté chorégraphique et puissance musicale" />
     </div>
     <div>
      Tout est dans la force et l'endurance, comme dans cette chorégraphie où un danseur, torse nu, fait des bascules de son tronc de façon répétitive jusqu'à épuisement. Cela devient même machinal, les corps devenant des mécanismes presque automatiques, les regards étant absents, cachés par les lunettes noires, avec des mouvements toujours répétitifs. Dans cette approche machinale, tout ce qui se joue sur scène, gestes et déplacements, se multiplie par répétition de manière systématique avec des danseurs quasiment identiques.       <br />
              <br />
       Ce qui fait parfois penser à la solitude, c'est lorsqu'un interprète se retrouve seul sur scène. Le solo est presque à rebrousse-poil, chaque artiste étant un élément d'un mécanisme plus important que lui. Il est de temps en temps esseulé, souvent de lui-même, lorsque de temps en temps certains mouvements deviennent répétitifs jusqu'à l'excès, comme délaissé de sa fatigue ou d'un élan qui l'emporte en dehors du groupe.       <br />
              <br />
       Le solo met l'interprète dans une configuration où l'attention du public devient plus importante, la musique s'arrêtant pour marquer cet état. Car ce qui se joue essentiellement sont des séries qui s'enchaînent et non des identités qui s'affichent. C'est l'espace qui confère à chacun son caractère propre quand il s'en approprie un à lui et que son corps devient expressif par ses attitudes et ses gestiques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84560928-60375166.jpg?v=1732726681" alt=""Body Concert" Des rythmes au centuple qui nous emportent entre légèreté chorégraphique et puissance musicale" title=""Body Concert" Des rythmes au centuple qui nous emportent entre légèreté chorégraphique et puissance musicale" />
     </div>
     <div>
      Dans une chorégraphie, des épaules s'abaissent et se montent, des expressions faciales se dessinent où la surprise et l'attente se lisent. L'humour est là, au rendez-vous. Et l'humanité des artistes se dessine dans ce qui se joue sur un espace réduit où ils sont disposés de façon séquentielle, comme pour marquer un rapport distant et toujours présent entre eux. Personne ne se touche et tous restent toujours à proche distance. C'est presque théâtral, même si les positions des uns et des autres restent dans un périmètre étroit de la scène.       <br />
               <br />
       La création chorégraphique est un mélange de danses où se marient du hip-hop, de la danse contemporaine et des figures de danse classique avec quelques jolies pointes, le tout sur un tempo toujours très rythmé. Il existe ainsi une cohabitation de gestuelles tirant à la fois au ciel et au sol, avec de rares moments de grâce et beaucoup de tension, oscillant entre, parfois, de la légèreté et très souvent de la force. Dans cette hybridation des contraires, l'axe d'équilibre est toujours le tronc et les hanches sur lesquels les membres supérieurs prennent leur envol. Durant la représentation, le spectateur peut être emporté autant par la musique que par les chorégraphies.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Body Concert"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84560928-60375167.jpg?v=1732726704" alt=""Body Concert" Des rythmes au centuple qui nous emportent entre légèreté chorégraphique et puissance musicale" title=""Body Concert" Des rythmes au centuple qui nous emportent entre légèreté chorégraphique et puissance musicale" />
     </div>
     <div>
      Chorégraphie : Boram Kim.       <br />
       Danseurs : Kyum Ahn, Hak Lee, SeonHwa Park, JaeHee Shin, JinHo Park, DeokYong Kim, ShinWoo Lee.       <br />
       Lumières : DaeDoo Bae.       <br />
       Son : HyungRok An.       <br />
       Régisseur : SangHoon Kim.       <br />
       Productrice : HeeJin Lee.       <br />
       Directrice de tournée : Dasol Park.       <br />
       Par la Compagnie Ambiguous Dance Company.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       Ce spectacle a été présenté du 20 au 23 novembre 2024 dans la salle Renaud-Barrault du théâtre du Rond-Point, Paris 8ᵉ.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredurondpoint.fr/index.htm" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84560928-60375234.jpg?v=1732726729" alt=""Body Concert" Des rythmes au centuple qui nous emportent entre légèreté chorégraphique et puissance musicale" title=""Body Concert" Des rythmes au centuple qui nous emportent entre légèreté chorégraphique et puissance musicale" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       29 novembre 2024 : Théâtre André Malraux, Rueil-Malmaison (92).        <br />
       3 décembre 2024 : Romans Scènes, Romans-sur-Isère (26).        <br />
       19 mars 2025 : Théâtre Olympia Arcachon, Arcachon (33).        <br />
       27 mars 2025 : Théâtre du Passage, Neuchâtel (Suisse).       <br />
       29 mars 2025 : Théâtre la Coupole, Saint-Louis (68).       <br />
       1ᵉʳ avril 2025 : L'Avant Seine, Colombes (92).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Body-Concert-Des-rythmes-au-centuple-qui-nous-emportent-entre-legerete-choregraphique-et-puissance-musicale_a4091.html" />
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