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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-10-14T15:16:34+02:00</updated>
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   <title>•In 2021• Entre chien et loup Le loup est dans la bergerie… et la bergerie un repaire de loups…</title>
   <updated>2021-07-11T18:08:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2021-Entre-chien-et-loup-Le-loup-est-dans-la-bergerie-et-la-bergerie-un-repaire-de-loups_a2999.html</id>
   <category term="Avignon 2021" />
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   <published>2021-07-11T17:30:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Lorsque de Paris, en 1641, le philosophe Thomas Hobbes en exil volontaire écrivait "L'homme est un loup pour l'homme", il épinglait la guerre civile qui allait déchirer de l'intérieur son pays, l'Angleterre. Lorsque Christiane Jatahy, née à Rio de Janeiro, elle aussi en exil assumé en France, propose en 2021 à Avignon "Entre chien et loup", elle dénonce a priori les dérives fascisantes de son pays, le Brésil de Jair Bolsonaro… Mais les choses sont-elles si univoques ? Le loup, certes extérieur à la bergerie, n'est-il pas aussi lové dans ses murs, attendant de toute éternité l'occasion de montrer ses crocs aiguisés ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57637312-42671361.jpg?v=1626018685" alt="•In 2021• Entre chien et loup Le loup est dans la bergerie… et la bergerie un repaire de loups…" title="•In 2021• Entre chien et loup Le loup est dans la bergerie… et la bergerie un repaire de loups…" />
     </div>
     <div>
      L'intérêt avec le théâtre-cinéma de Christiane Jatahy, c'est qu'il propose, jusqu'à la confusion parfois, un brassage permanent des écritures scéniques (jeux d'acteurs et vidéos projetées en direct, vidéos préenregistrées se superposant au présent du plateau), mais aussi des niveaux d'interprétation, le tout étant générateur d'intranquillité salutaire. D'emblée, le décor est posé et les caméras branchées ; plateau encombré par le mobilier domestique et grand écran en fond de scène.       <br />
              <br />
       Faisant face aux spectateurs, chaque acteur et actrice se présentent &quot;naturellement&quot;, comme on pourrait le faire dans la vraie vie, l'un, coach autodésigné, distribuant ensuite les rôles (le couple d'un mariage raté, le flambeur addict aux prostituées, l'aveugle faisant comme s'il ne l'était pas, la propriétaire d'une boutique de figurines…). L'enjeu dramatique est, lui aussi, clairement annoncé : <span style="font-style:italic">&quot;Notre travail s'articule autour du concept d'acceptation. On a décidé de partir d'un film, &quot;Dogville&quot; de Lars Von Trier, pour essayer de ne pas se laisser emporter vers la même fin…&quot;.</span> Contrat conclu avec le public, moteur, on tourne…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57637312-42671376.jpg?v=1626018774" alt="•In 2021• Entre chien et loup Le loup est dans la bergerie… et la bergerie un repaire de loups…" title="•In 2021• Entre chien et loup Le loup est dans la bergerie… et la bergerie un repaire de loups…" />
     </div>
     <div>
      Et là, la concorde régnant sur le plateau donne les premiers signes de fissures. Le consensus autour de l'acceptation est d'emblée questionné lorsqu'il s'agit d'accueillir, sur proposition du coach, Gracia. Invitée à descendre des travées pour &quot;intégrer&quot; le groupe, elle ne dit rien d'elle si ce n'est le désir de trouver accueil après avoir dû fuir son pays, le Brésil, où elle ne pouvait plus rester. Dès lors, elle est vécue comme un danger potentiel justifiant, aux yeux de certains, la non-acceptation de sa présence parmi eux.       <br />
              <br />
       Il faudra toute la diplomatie du coach pour que l'expérience ne tourne court. On l'accueillera pour la connaître et ensuite, seulement ensuite, un vote démocratique décidera si on la garde, ou pas… Mais les petites mesquineries individuelles prennent le dessus pour se frayer un passage sous le vernis culturel, gangrénant les relations. Il faudra une nouvelle intervention pour remettre les pendules du temps se détraquant à l'heure de la commisération. Personne ne pensait avoir besoin de l'étrangère en fuite jusqu'à ce qu'ils découvrent que Gracia pouvait apporter à chacun d'eux quelque chose qui lui manquait…       <br />
              <br />
       Sauf que, après une belle accalmie, la peur s'installant suite à un message reçu dévoilant que la présence parmi eux de la fugitive circule sur les réseaux sociaux, le prix à payer pour accepter qu'elle reste grimpe exponentiellement… Les enchères sont telles que les pulsions primitives s'autorisent d'elles-mêmes trouvant, sur le terreau de la fugitive aux abois, l'occasion de flamber. Et ce qui se montre là appartient au bestiaire originel, jusqu'à l'impensable, l'amoureux y compris réclamant son dû &quot;en nature&quot;…       <br />
              <br />
       Mais pour autant, l'agnelle égarée parmi ces loups, est-elle blanche de tous soupçons de cruauté ? Et si son silence, son acceptation des traitements infligés, son abattement, ses larmes, n'étaient que la marque de la perfidie déguisée d'un passé inavouable augurant d'une dangerosité potentielle ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57637312-42671400.jpg?v=1626019018" alt="•In 2021• Entre chien et loup Le loup est dans la bergerie… et la bergerie un repaire de loups…" title="•In 2021• Entre chien et loup Le loup est dans la bergerie… et la bergerie un repaire de loups…" />
     </div>
     <div>
      Alors, si le fascisme manifeste des régimes durs n'est plus à révéler, avec son cortège de crimes concernant la traque des hommes et femmes dissidents, des membres des communautés LGBT, des étrangers, le fascisme latent menace les démocraties fragiles. Sous les coups de boutoir des peurs orchestrées, elles sont avides de se livrer becs et ongles aux chasses aux sorcières. Ainsi de &quot;L'Ange exterminateur&quot; de Luis Buñuel, où le vernis civilisationnel d'aristocrates bien élevés, exposés à une situation extrême, fond comme neige au soleil.       <br />
              <br />
       Même si l'intention d'inclure directement le public dans le cheminement pouvant transformer le cours de l'histoire du film de Lars Von Trier apparaît de l'ordre du formel, il n'en reste pas moins que le grand mérite de Christiane Jatahy est de nous plonger la tête la première dans la marmite de ce bouillon de culture édifiant. Le loup, les loups en sont démasqués, ils rôdent en chacun, prêts à sortir du bois.       <br />
              <br />
       Si le sociologue Adorno a pu prétendre qu'après Auschwitz, il n'était plus possible d'écrire des poèmes, &quot;Entre chien et loup&quot; démontre que la fin de l'histoire de &quot;Dogville&quot; est compliquée à écrire… de manière différente. Doit-on s'en désespérer… ou, au contraire, trouver dans la lucidité des yeux décillés les raisons d'une colère combative susceptible de faire échec aux fascismes de tous ordres ?       <br />
              <br />
       <b>Vu à L'autre Scène du Grand Avignon à Vedène, le jeudi 8 juillet 2021 à 15 h.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Entre chien et loup"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57637312-42671423.jpg?v=1626019240" alt="•In 2021• Entre chien et loup Le loup est dans la bergerie… et la bergerie un repaire de loups…" title="•In 2021• Entre chien et loup Le loup est dans la bergerie… et la bergerie un repaire de loups…" />
     </div>
     <div>
      Spectacle en français, surtitré en anglais.       <br />
       D'après le film &quot;Dogville&quot; de Lars Von Trier.       <br />
       Adaptation, mise en scène et réalisation filmique : Christiane Jatahy.       <br />
       Assistante mise en scène : Stella Rabello.       <br />
       Avec : Véronique Alain, Julia Bernat, Élodie Bordas, Paulo Camacho, Azelyne Cartigny, Philippe Duclos, Vincent Fontannaz, Viviane Pavillon, Matthieu Sampeur, Valerio Scamuffa.       <br />
       Collaboration artistique : scénographie et lumière, Thomas Walgrave.       <br />
       Direction de la photographie : Paulo Camacho.       <br />
       Musique : Vitor Araujo.       <br />
       Costumes : Anna Van Brée.       <br />
       Vidéo : Julio Parente, Charlélie Chauvel.       <br />
       Son : Jean Keraudren.       <br />
       Collaboration : Henrique Mariano.       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon In 2021•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 12 juillet 2021.</span>       <br />
       Tous les jours à 15 h, relâche les 7 juillet.       <br />
       L'Autre Scène du Grand Avignon, Vedène (84).       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/" target="_blank">&gt;&gt; festival-avignon.com</a>       <br />
       Réservations : 04 90 14 14 14 .
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57637312-42671434.jpg?v=1626019290" alt="•In 2021• Entre chien et loup Le loup est dans la bergerie… et la bergerie un repaire de loups…" title="•In 2021• Entre chien et loup Le loup est dans la bergerie… et la bergerie un repaire de loups…" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>        <br />
       30 septembre au 13 octobre 2021 : Comédie de Genève, Genève.        <br />
       18 octobre 2021 : Le Parvis, Ibos (65).       <br />
       21 au 22 octobre 2021 : L'Estive, Foix (09).       <br />
       5 au 6 novembre 202 : Festival Temporada Alta, Salt (17).       <br />
       15 au 16 novembre 2021 : Comédie de Caen (14).       <br />
       20 novembre au 4 décembre 2021 : Théâtre National Populaire (TNP), Villeurbanne (69).       <br />
       11 au 12 janvier 2022 : CDN de Normandie, Rouen (76).       <br />
       18 au 19 janvier 2022 : Scène Nationale du Sud-Aquitain, Bayonne (64).       <br />
       25 au 26 janvier 2022 : Théâtre des Salins, Martigues (13).       <br />
       2 au 4 février 2022 : Théâtre du Nord, Lille (59).       <br />
       22 au 24 février 2022 : Le Maillon, Strasbourg (67).       <br />
       5 mars au 1 avril 2022 : Odéon-Théâtre de l'Europe, Paris.       <br />
       7 avril 2022 : Théâtre du Jura, Delémont (Suisse).       <br />
       5 au 6 mai 2022 : Scènes du Golfe, Vannes (56).       <br />
       18 au 20 mai 2022 : Piccolo Teatro di Milano - Teatro d'Europa, Milan (Italie).       <br />
       3 au 4 juin 2022 : Centre artistique deSingel, Anvers (Belgique).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Noire" Claudette Colvin, une adolescente ordinaire dans l'Amérique ségrégationniste</title>
   <updated>2019-11-14T16:47:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Noire-Claudette-Colvin-une-adolescente-ordinaire-dans-l-Amerique-segregationniste_a2597.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/39519278-33986228.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-11-14T15:55:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ce nom oublié - les leaders noirs antiségrégationnistes, craintifs face au pouvoir blanc, ont préféré retenir celui de sa respectable aînée, Rosa Parks - fut pourtant à l'origine du séisme du 2 mars 1955, lorsque dans le bus de 14 h 30, à Montgomery, dans l'Alabama, cet État du Sud des États-Unis, Claudette Colvin refusa de céder sa place à un passager blanc. Elle avait alors 15 ans. Sur la scène, c'est le parcours de cette adolescente qui va être revécu, pas à pas, l'assemblée de spectateurs étant invitée à devenir elle-même "noire" pour s'approprier l'Histoire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39519278-33986228.jpg?v=1573744847" alt=""Noire" Claudette Colvin, une adolescente ordinaire dans l'Amérique ségrégationniste" title=""Noire" Claudette Colvin, une adolescente ordinaire dans l'Amérique ségrégationniste" />
     </div>
     <div>
      Aux heures tristes où des pyromanes faisant profession de politique instrumentalisent les couleurs de peau et/ou appartenances sociales ou religieuses pour remettre sur le feu les questions identitaires - brandies non comme un creuset du vivre ensemble mais comme l'injonction d'une assimilation à la loi suprême du dominant -, le retour à l'Histoire par le biais d'une histoire &quot;ordinaire&quot; apparaît une urgence. Et lorsqu'il prend pour support un dispositif ingénieux animé par deux comédiennes engagées dans leur art, on en est doublement comblés.       <br />
              <br />
       D'emblée l'adresse faite au public - <span style="font-style:italic">&quot;prenez une profonde inspiration et suivez-moi, soufflez et suivez ma voix, désormais, vous êtes noir, un noir de l'Alabama dans les années cinquante&quot;</span> - par Sophie Richelieu, ancienne élève de l'Estba elle-même noire, introduit à l'expérience d'un théâtre immersif propre à se projeter. Interprétant avec grande conviction les personnages de cette histoire de la violence faite aux noirs un siècle après l'abolition de l'esclavage, elle déborde d'énergie communicative et de créativité bouleversante tant dans le jeu que le chant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39519278-33986290.jpg?v=1573744880" alt=""Noire" Claudette Colvin, une adolescente ordinaire dans l'Amérique ségrégationniste" title=""Noire" Claudette Colvin, une adolescente ordinaire dans l'Amérique ségrégationniste" />
     </div>
     <div>
      Interprétant pêle-mêle les policiers chargés de faire respecter les lois iniques &quot;Jim Crow&quot; fixant arbitrairement la ligne de partage entre blancs et noirs dans les bus, les écoles, les hôpitaux, les salles de spectacle, les restaurants (bref sur l'étendue du territoire), le juge devant qui l'affaire sera portée, le maire blanc de Montgomery (enflure politicienne), et les autres femmes militantes, Jo Ann Gibson Robinson et Rosa Parks, par qui le boycott de bus par les Afro-Américains changera le cours des droits civiques, elle fait aussi entendre de sa voix chaude la musique des chants noirs porteurs d'une révolte vivifiante.       <br />
              <br />
       S'articulant à son jeu, sa complice blanche Charlotte Melly lui offre la scénographie en train de se construire comme un roman graphique. Debout derrière une table, &quot;armée&quot; de feutres, pinceaux et encres de chine, elle réifie avec brio les personnages et leur décor, mêlant les vues des champs cotonniers des exploitations sudistes ou celle de noirs pendus se faisant face. Une caméra filme et projette sur grand écran le décor en cours de réalisation, écran qui se prolonge au sol comme pour ménager une marche entre l'histoire racontée et le commentaire présent. L'effet de réel est bluffant : le temps aboli, la ségrégation fait irruption dans notre réalité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39519278-33986318.jpg?v=1573745397" alt=""Noire" Claudette Colvin, une adolescente ordinaire dans l'Amérique ségrégationniste" title=""Noire" Claudette Colvin, une adolescente ordinaire dans l'Amérique ségrégationniste" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, lorsque l'actrice &quot;écrit&quot; rageusement avec son micro utilisé comme stylet les majuscules sonores de NOIRE - peintes par sa complice -, un choc vibratoire parcourt la salle pour inscrire dans les corps la négritude violentée. Les photos qui suivent, exhibant les multiples pancartes discriminatoires (Rest Rooms Colored/White ; We Serve White's Only No Spanish or Mexicans, etc.), accentuent l'immersion dans l'univers quotidien d'un noir de l'Alabama ségrégationniste, devenant nôtre, comme nous devenons &quot;noirs de Montgomery&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;Séparés mais égaux&quot;, telle était l'exorbitante hypocrisie des blancs dominants pour faire accepter aux noirs l'impensable ségrégationniste. Mimant théâtralement les postures à adopter dans les bus pour se cantonner à la place qui leur était assignée (à l'arrière, et si seulement un blanc ne venait pas occuper l'un des sièges de la rangée), l'actrice se lance dans une suite épuisante de &quot;assis debout assis debout assis debout&quot;. Jusqu'aux rêves des enfants noirs - se réveiller blancs - qui portaient la trace de l'infamie vécue dans la chair et l'âme.       <br />
              <br />
       Alors, lorsque au terme de cette histoire véridique d'une jeune fille anonyme et rebelle, jugée peu exemplaire aux yeux mêmes des mâles noirs (elle sera enceinte d'un homme marié, ce qui déplaît fort à la communauté noire religieuse, choquée dans ses convictions puritaines empruntées aux blancs), le mouvement de boycott des bus de la ville orchestré par des figures féminines (et un jeune pasteur inconnu répondant au nom de Martin Luther King) se traduira par les tracts manuscrits jetés à la volée, ouvrant la voie à la fin - officielle - de la ségrégation, on se dit que l'exemple de Claudette Colvin est présentement à méditer…       <br />
              <br />
       Question de couleurs… du noir au jaune, la désobéissance civile ouvreuse de droits, prônée dès 1849 par un certain Henry David Thoreau vent debout contre l'esclavage des noirs, serait-elle l'apanage d'héroïnes anonymes ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Noire"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39519278-33986433.jpg?v=1573745435" alt=""Noire" Claudette Colvin, une adolescente ordinaire dans l'Amérique ségrégationniste" title=""Noire" Claudette Colvin, une adolescente ordinaire dans l'Amérique ségrégationniste" />
     </div>
     <div>
      D'après &quot;Noire, la vie méconnue de Claudette Colvin&quot; de Tania de Montaigne (Éditions Grasset, 2015, prix Simone Veil).       <br />
       Adaptation : Lucie Nicolas et Charlotte Melly.       <br />
       Mise en scène : Lucie Nicolas.       <br />
       Collaboration artistique : collectif F71.       <br />
       Avec : Sophie Richelieu (jeu et chant) et Charlotte Melly (dessin en direct et manipulation).       <br />
       Scénographie et dispositif vidéo : Charlotte Melly.       <br />
       Création lumière : Laurence Magnée.       <br />
       Musique et son : Fred Costa.       <br />
       Construction décors : Max Potiron.       <br />
       Collaboration dispositif vidéo : Sébastien Sidaner.       <br />
       Régie générale et lumière : Emeric Teste et Coralie Pacreau (en alternance).       <br />
       Régie son : Clément Roussillat et Lucas Chasseré (en alternance).       <br />
       Stagiaire en dramaturgie : Pauline Allier-Carolo.       <br />
       Administration de production : Gwendoline Langlois.       <br />
       Production : La Concordance des Temps/collectif F71.       <br />
       Spectacle tout public à partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 30.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39519278-33986445.jpg?v=1573745478" alt=""Noire" Claudette Colvin, une adolescente ordinaire dans l'Amérique ségrégationniste" title=""Noire" Claudette Colvin, une adolescente ordinaire dans l'Amérique ségrégationniste" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 5 au 16 novembre 2019.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 20 h, samedi à 19 h.       <br />
       TnBA - Studio de création, Bordeaux, 05 56 33 36 80.       <br />
       <a class="link" href="https://www.tnba.org/" target="_blank">&gt;&gt; tnba.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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