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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-15T18:04:36+01:00</updated>
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   <title>"Saccage" Le bulldozer pour rétablir l'Ordre !</title>
   <updated>2020-10-20T09:07:00+02:00</updated>
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   <category term="Théâtre" />
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   <published>2020-10-20T08:55:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Survolant cinquante années de résistances citoyennes, "Saccage" est une pièce militante qui raconte, dans un débridement assumé, les luttes contre un pouvoir étatique. Entre victoires et désillusions, le bilan de ces combats civils est à la fois désespéré et revivifiant. Une bonne goulée d'un poison souverain que l'on appelle la liberté citoyenne.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50752244-39099177.jpg?v=1603178382" alt=""Saccage" Le bulldozer pour rétablir l'Ordre !" title=""Saccage" Le bulldozer pour rétablir l'Ordre !" />
     </div>
     <div>
      Judith Bernard au texte, à la mise en scène et sur le plateau, prône un théâtre en acte. Elle s'intéresse à l'actualité politique, entre points de vue sociologique et réflexion philosophique. Dans cette pièce, ce sont les enclaves de résistances qu'elle met en scène. Celles qui se sont déroulées en France, mais aussi celles du Chiapas et d'autres moins connues comme l'organisation sociale du Rojave, en pays Kurdes. Mais c'est autour de deux grands événements proches de nous que se concentre le spectacle.       <br />
              <br />
       En 1970, après les révoltes de mai 68, l'État français accepte la création de l'Université de Vincennes qui s'installe en quelques mois dans le bois. Celle-ci va regrouper la plupart des intellectuels progressistes de l'époque et ouvrir ses bancs, non seulement aux étudiants mais aussi aux travailleurs. Des libertés jamais connues dans l'enseignement supérieur se développent alors : études politiques, philosophiques et artistiques foisonnent. Mais aussi une forme d'organisation collective inédite.       <br />
              <br />
       Dans les années 2010, l'État décide la construction d'un aéroport géant à Notre-Dame-des-Landes. Commence alors une résistance des habitants, fermiers pour la plupart qui seront bientôt rejoints par des militants de tous bords, écologistes ou autres. Cette mobilisation formera ce qu'on appelle une ZAD (Zone à Défendre) très créative. En quelques années, les zadistes vont développer une véritable organisation sociale, non commerciale et respectueuse de l'environnement, avec le but d'une vie en autarcie plus juste, plus égalitaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50752244-39099189.jpg?v=1603178418" alt=""Saccage" Le bulldozer pour rétablir l'Ordre !" title=""Saccage" Le bulldozer pour rétablir l'Ordre !" />
     </div>
     <div>
      Bref, des bandes de gauchistes. C'est avec cette appellation qui fait peur aux bourgeois que ces expériences inventives vont être vilipendées par des campagnes de presse au service du pouvoir. L'université Paris-Vincennes subira les foudres d'une campagne bien pensante avant d'être &quot;délocalisée&quot; à Saint-Denis à la fin des années soixante-dix, perdant au passage toutes ses vertus, toutes ses exceptions et la moitié de ses étudiants ainsi que quasiment tous ses enseignants connus. Quant aux zadistes de Notre-Dame-des-Landes, à l'abandon du projet d'aéroport en 2018, ils continueront à se retrouver confrontés aux forces de l'ordre et à une volonté de mettre fin à l'expérience.       <br />
              <br />
       &quot;Saccage&quot;, c'est la méthode employée dans ces deux cas particuliers par les gouvernements : en une nuit, l'université de Vincennes est détruite par des bulldozers protégés par la police tandis que dans la ZAD, les cabanes, les constructions, les plantations sont saccagées par les mêmes bulls.       <br />
              <br />
       Ce sont tous ces événements et bien d'autres que la pièce raconte dans une construction faite de sauts énergiques d'un lieu à l'autre. Les quatre comédiens incarnent tous les rôles nécessaires à cette narration, jouant les différents protagonistes de ces révoltes. Une disposition scénique simple emporte le propos d'une époque à l'autre avec quelques accessoires et costumes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50752244-39099198.jpg?v=1603178444" alt=""Saccage" Le bulldozer pour rétablir l'Ordre !" title=""Saccage" Le bulldozer pour rétablir l'Ordre !" />
     </div>
     <div>
      Ce qui est mis en avant, ce sont justement ces personnages, leurs quêtes de vérité, de liberté, de sociabilité, de justice. Se retrouvent, dans ces luttes, des intellectuels, des paysans, des écolos, des gens simples ou compliqués, un véritable microcosme social, complet. Une société en phase de re-création comme c'est encore le cas à Notre-Dame-des-Landes pour certains d'entre eux malgré les pressions incroyables du pouvoir pour faire rentrer tout le monde dans le rang et saccager leurs œuvres.       <br />
              <br />
       C'est un spectacle bienfaisant dynamisé par l'énergie et l'implication de tous les interprètes. Le côté instructif prend parfois le pas sur le jeu : le sujet lui-même, tendant à faire déferler les mots, quitte à noyer un peu le spectateur dans cet afflux de dialogues et d'apostrophes. Mais on comprend que c'est l'envie de tout dire, une envie impossible à rassasier, qui fait ainsi déborder le verbe. Mais pour un tel témoignage d'autres possibles fonctionnements sociaux, trop vaut sans doute mieux que pas assez.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Saccage"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50752244-39099223.jpg?v=1603178585" alt=""Saccage" Le bulldozer pour rétablir l'Ordre !" title=""Saccage" Le bulldozer pour rétablir l'Ordre !" />
     </div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Judith Bernard.       <br />
       Avec : Judith Bernard ou Pauline Christophe, Antoine Jouanolou ou Jean Vocat, Marc Le Gall ou David Nazarenko, et Caroline Gay.       <br />
       Création Lumières : Samuel Halfon.       <br />
       Création sonore : Caroline Gay.       <br />
       Scénographie : Aurore Dupuy-Joly.       <br />
       Compagnie ADA-Théâtre.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 octobre au 29 novembre 2020.</span>       <br />
       En raison du couvre-feu, une seule représentation reste programmée chaque semaine,        <br />
       le dimanche à 12 h 15.       <br />
       Manufacture des Abbesses, Paris 18e, 01 42 33 42 03.       <br />
       <a class="link" href="https://www.manufacturedesabbesses.com/" target="_blank">&gt;&gt; manufacturedesabbesses.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Meute"… Petite chronique à vocation municipale de la monstruosité ordinaire</title>
   <updated>2019-02-06T08:34:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Meute-Petite-chronique-a-vocation-municipale-de-la-monstruosite-ordinaire_a2338.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2019-02-06T08:20:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Justice, prévention, répression, procès, détention, incarcération, remise de peine, récidive, réinsertion, probation, réhabilitation… Mots rouages construisant la mécanique d'un système judiciaire que devrait contrôler le citoyen ? Oui, sans doute, par son vote pour des députés qui créent les lois que nous leur suggérons… C'est cette interrogation que porte le texte de Perrine Gérard et que projette Julie Guichard dans sa mise en scène.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30452956-29071354.jpg?v=1549438726" alt=""Meute"… Petite chronique à vocation municipale de la monstruosité ordinaire" title=""Meute"… Petite chronique à vocation municipale de la monstruosité ordinaire" />
     </div>
     <div>
      Une petite ville comme les autres, face à la délinquance et ses délits plus ou moins importants, à ses conséquences et à la nécessaire réinsertion de ses auteurs pour que la communauté puisse avancer, faire que la vie en société soit possible. Ici, ce fut l'incendie criminel d'un bâtiment public qui coûta la vie à deux personnes. Après dix de détention, le coupable sort avec, en perspective d'avenir, une promesse de réinsertion soutenue par un accompagnement policier, féminin et initialement bienveillant.       <br />
              <br />
       Mais l'appel de la vengeance grince le soir à la lisière des quartiers, amplifié, ou pas, par la douleur non éteinte de la sœur d'une des victimes. Et un groupe à la revendication justicière se forme, s'enflamme, commet l'irréparable… S'ensuit, dans une logique imparable, le procès, et les dérives d'une ville entière constituée en meute, qui voulut se faire justice elle-même.       <br />
              <br />
       Les protagonistes ont l'âge des comédiens (ou l'inverse !). Tout comme l'auteure et la metteure en scène, tous trentenaires (peu ou prou). Et dans ce regard, dans cette mise en perspective du système judiciaire, de ses dérapages, de ses excès et de son manque de lucidité, cela prend un sens particulier.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30452956-29071378.jpg?v=1549438757" alt=""Meute"… Petite chronique à vocation municipale de la monstruosité ordinaire" title=""Meute"… Petite chronique à vocation municipale de la monstruosité ordinaire" />
     </div>
     <div>
      Il s'agit ici d'un théâtre de fiction mais puisant dans une documentation fort bien renseignée et portant une approche novatrice, sortant des conventions pour poser des questions qui peuvent déranger car ancrées, volontairement ou involontairement, dans une actualité plus générale.       <br />
              <br />
       Les réflexions posées par l'auteure - alimentées par les échanges permanents avec les différents artistes participant à cette création et tout au long de celle-ci - prennent aujourd'hui une tournure imprévue, non envisagée, inconcevable au moment de l'écriture, en entrant involontairement en résonance avec la réalité citoyenne des gilets jaunes, posant eux aussi, de manière cruellement concrète, les problématiques des inégalités sociales, de la justice punitive, expéditive, de la répression aveugle… et aveuglante…       <br />
              <br />
       &quot;Meute&quot; pose, dans un acte théâtral tout d'abord violent, rapide, nerveux, puis plus posé comme une recherche en état de naissance, une question centrale : ce qui ne peut être permis au niveau de la nation, représentation globale régie par les règles de la justice républicaine, peut-il être transgressé à l'échelon d'une ville, microcosme facilitant/autorisant une déformation de la démocratie, et peut-on, par voie de conséquence, instaurer une déviance, le &quot;se faire justice soi-même&quot; ? Résultat généré par un groupe, une meute - tribu ou communauté - qui conteste, transgresse, se met à l'écart de règles et de normes en vigueur dans un système social donné.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30452956-29071398.jpg?v=1549439023" alt=""Meute"… Petite chronique à vocation municipale de la monstruosité ordinaire" title=""Meute"… Petite chronique à vocation municipale de la monstruosité ordinaire" />
     </div>
     <div>
      Au final, dans le cheminement de cette société crépusculaire, en acceptation de l'avènement de la monstruosité ordinaire, naît la pensée d'un nouveau combat. &quot;Diminuer le nombre d'emprisonnements provisoires, développer, mieux organiser, structurer la réinsertion&quot; émane du discours du député-maire de la ville imaginée à l'assemblée nationale.&quot; Le débat est lancé, mais le citoyen par forcément impliqué.        <br />
              <br />
       &quot;Meute&quot;, Perrine Gérard, Julie Guichard, la compagnie Le Grand Nulle Part, artistes sensibles et catalyseurs, se font lanceurs d'alertes sur nos dérives et dérivations actuelles mais aussi sur les réactions, violentes souvent, qu'elles génèrent… Un bel exemple d'une nouvelle et jeune pensée artistique…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Meute"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30452956-29071439.jpg?v=1549439059" alt=""Meute"… Petite chronique à vocation municipale de la monstruosité ordinaire" title=""Meute"… Petite chronique à vocation municipale de la monstruosité ordinaire" />
     </div>
     <div>
      Texte : Perrine Gérard.       <br />
       Mise en scène : Julie Guichard.       <br />
       Collaboration artistique : Perrine Gérard.       <br />
       Avec : Liza Blanchard, Joseph Bourillon, Ewen Crovella, Manon Payelleville, Mathieu Petit, Arthur Vandepoel.       <br />
       Scénographie : Camille Allain Dulondel.       <br />
       Composition musicale : Guillaume Vesin et Quentin Martinod.       <br />
       Costumes : Sigolène Pétey, assistée de Sarah Chabrier.       <br />
       Lumières : Arthur Gueydan.       <br />
       Son : Guillaume Vesin.       <br />
       Durée : 2 h 15 environ.       <br />
       Résidence de création.       <br />
       Coproduction Théâtre National Populaire, Compagnie Le Grand Nulle Part.       <br />
       &quot;Meute&quot; est lauréat de l'aide à la création de textes dramatiques - ARTCENA.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 23 janvier au 8 février 2019.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30, sauf le jeudi à 20 h, dimanche à 16 h.       <br />
       TNP Villeurbanne, Petit théâtre, salle Jean-Bouise, 04 78 03 30 00.       <br />
       <a class="link" href="https://www.tnp-villeurbanne.com/" target="_blank">&gt;&gt; tnp-villeurbanne.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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