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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-09-08T20:10:35+02:00</updated>
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   <title>•In 2026• "L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan", Mourir cela n'est rien… mourir la belle affaire… mais souffrir, souffrir…</title>
   <updated>2026-07-11T09:19:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2026-L-hors-presence-ou-Chimeres-du-pays-de-Morsan--Mourir-cela-n-est-rien-mourir-la-belle-affaire-mais-souffrir_a4613.html</id>
   <category term="Avignon 2026" />
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   <published>2026-07-10T17:21:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
S'emparant d'un sujet ô combien intranquille – celui de la fin de vie et du droit à mourir dans la dignité –, Tiphaine Raffier propose une fiction aux accents hyperréalistes de nature à transcender le réel pour nous en livrer une version distanciée… Derrière la grande baie vitrée d'un salon-salle à manger d'une maison isolée, située proche de la Fontaine des Chimères, va se jouer le drame dont elle rendra "conte" avec l'acuité du regard dont elle est porteuse. Et nous, spectateurs des tensions déchirant la fratrie réunie autour de leur sœur condamnée, nous deviendrons (à notre insu) partie prenante de ce conflit existentiel.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97301689-67783053.jpg?v=1783697412" alt="•In 2026• "L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan", Mourir cela n'est rien… mourir la belle affaire… mais souffrir, souffrir…" title="•In 2026• "L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan", Mourir cela n'est rien… mourir la belle affaire… mais souffrir, souffrir…" />
     </div>
     <div>
      Placés à la place de &quot;voyeurs&quot;, on découvre la vue en écorché de cette maison avec Laura, de dos dans son fauteuil. Ses deux frères, Simon le plus jeune, Soren l'aîné, et Suzanna, la grande sœur, ont fait le voyage à Morsan pour accompagner le temps qui lui reste à vivre. D'emblée une atmosphère lourde plane sur ce huis clos étouffant, chacune et chacun s'efforçant de feindre la décontraction alors que l'effroi les ronge. Seule la malade semble paradoxalement habitée sereinement la situation, en confiant son choix du graphisme d'un arbre de vie pour décorer son urne funéraire.       <br />
              <br />
       S'occuper, occuper le temps pour combler le silence où bruit l'inexorable échéance. L'un va raconter une anecdote vécue dans le train, l'autre va s'affairer à monter une chaise médicalisée pour la toilette, l'autre obsédé par le temps va se plonger dans &quot;La Montagne magique&quot; de Thomas Mann. Et déjà les mots commencent à manquer à Laura qui, à table, a du mal à porter la cuillère à sa bouche avant de s'étouffer suite à une fausse route. <span style="font-style:italic">&quot;- Éric, ton ancien amoureux, a repris contact ! Il a dû apprendre que… - Que quoi ?&quot;</span>, bientôt suivi d'un cri déchirant les convenances : <span style="font-style:italic">&quot;Arrêtez de me regarder comme ça ! Asseyez-vous et mangez !&quot;.</span> Tout est dit de la souffrance morale de celle qui refuse que sa fratrie la voie déjà comme une morte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97301689-67783054.jpg?v=1783697443" alt="•In 2026• "L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan", Mourir cela n'est rien… mourir la belle affaire… mais souffrir, souffrir…" title="•In 2026• "L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan", Mourir cela n'est rien… mourir la belle affaire… mais souffrir, souffrir…" />
     </div>
     <div>
      Des micros placés dans la cuisine délivreront les conversations de la fratrie concernant le refus de leur sœur d'une place en soins palliatifs, et son choix assumé d'un lit médicalisé à son domicile. Une caméra saisira un gros plan du questionnaire de fin de vie, où se détachent, écrits de la main de Laura, les mots &quot;Je refuse&quot; pendant qu'elle éclatera de rire en écoutant une musique de sa jeunesse. Des morceaux choisis de &quot;La fontaine des Chimères&quot;, l'Argos local – celui qui voit tout – seront lus par le plus jeune frère alors que son aîné résumera lui &quot;La Montagne magique&quot;, tandis que la grande sœur n'arrêtera pas de parler du &quot;baby phone&quot; trahissant l'infantilisation de la malade.       <br />
              <br />
       On sera confronté en direct à la dégradation de l'état de santé de Laura, à ses cris de douleur, à l'exposition de ses pieds nécrosés. L'interrogatoire mené par un médecin et une infirmière révélera, au-delà des signes inquiétants de perte cognitive de la patiente, les points de vue des soignants sur la fin de vie. Faire la promesse d'éteindre avec une précision toute chirurgicale les zones de douleur… sans pour autant en délivrer la malade en lui permettant d'être libre d'y mettre fin. Mais alors qu'en est-il des dernières volontés de Laura, pourtant consignées noir sur blanc par ses soins ? Pour pouvoir les prendre en compte, faudrait-il encore qu'elle soit &quot;en mesure&quot;, or ses facultés intellectuelles étant endommagées, l'aide à mourir lui sera refusée. Cet interrogatoire exposera aussi au grand jour les dissensions au sein de la fratrie, dissensions sur fond d'angoisse dévorante, chacun coupant la parole à Laura pour dire ce qui relève de ses préoccupations à lui. Ainsi du frère aîné, plus attentif semble-t-il aux désirs de Laura, que la grande sœur, n'ayant de cesse de se substituer à la malade pour tout &quot;gérer&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97301689-67783104.jpg?v=1783697469" alt="•In 2026• "L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan", Mourir cela n'est rien… mourir la belle affaire… mais souffrir, souffrir…" title="•In 2026• "L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan", Mourir cela n'est rien… mourir la belle affaire… mais souffrir, souffrir…" />
     </div>
     <div>
      Le paroxysme de leurs oppositions &quot;fratricides&quot; éclatera autour d'un flacon contenant la potion létale confiée par Laure. Son plus jeune frère qui, pour sa part à refuser le test de dépistage de la maladie neurodégénérative dont va mourir Laura, se fait l'apôtre de la vie à tout prix, en accusant sa sœur et son frère d'être incapables d'assumer le vertige de l'existence en prétendant l'interrompre. On sera témoins aussi du revirement de la grande sœur, déchirant les directives de Laura… qui l'avait pourtant désignée comme &quot;la personne de confiance&quot;.       <br />
              <br />
       Il sera question aussi d'une mystérieuse juge dépositaire d'un &quot;secret de vie&quot; obsédant, venue se réfugier loin du monde dans ce village de Morsan… dont le nom claque comme un indice. Mais aussi d'une histoire mise en abyme, comme celle contenue dans la curiosité du village, &quot;La Fontaine des Chimères&quot;, dépositaire du mythe d'Argos, surveillant de ses mille yeux la nymphe Io transformée par Jupiter en vache, et aspirant à en être délivrée. Ou encore d'un architecte, découpant les maisons du village en ruine pour ouvrir des fenêtres vers l'extérieur.       <br />
              <br />
       Il sera fait appel également à des &quot;tableaux vivants&quot;, précipitant sur le plateau des flash-back dévoilant de manière sensible le parcours suivi par Laure… Exit les bâtonnets, pour humidifier la bouche, proposés par les bons soins de l'infirmière soucieuse du confort pré-mortel… Exit les phrases d'usage prononcées par les accompagnants, <span style="font-style:italic">&quot;Elle ne souffre pas, elle va partir en toute tranquillité&quot;</span>, mais que sait-on de ce qui se joue derrière le visage déjà absent de l'agonisant ?... Critique de l'IA et des nouvelles technologies mises au service d'une médecine de pointe présentée comme panacée… Place à un être de chair et d'os, amoureuse éperdue d'un baiser entrevu et revenant sur les mutilations infligées à son corps de femme dans l'espoir de la vie sauve… Place à son effroi face aux souffrances qui s'annoncent et son désir de la regarder en face, la mort, sans le recours aux mots convenus servant de cercueil… La mort, c'est dégueulasse, ça la fait hurler de rage, aussi sa demande adressée à ses frères et sœur sera sans ambiguïté, le plus beau cadeau qu'ils pourront lui faire en l'aidant à mourir.       <br />
              <br />
       Chacun, confronté à ses propres angoisses, laissera éclater sa rage impuissante. Le plus jeune frère se lancera dans une danse frénétique pour célébrer l'illusion de la vie. Le frère aîné, lui qui s'évertuait à vouloir contrôler le temps, sera en prise avec un déchainement de violences dirigées contre Thomas Mann. La mort, c'est la peau bleue, les ongles noirs et l'odeur de pourriture, <span style="font-style:italic">&quot;Laure tout ce que tu redoutais, c'est produit&quot;.</span> Les hurlements de la sœur aînée la conduiront, elle, à prendre la place de sa sœur sur le lit médicalisé vide de sa présence.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97301689-67783111.jpg?v=1783697505" alt="•In 2026• "L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan", Mourir cela n'est rien… mourir la belle affaire… mais souffrir, souffrir…" title="•In 2026• "L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan", Mourir cela n'est rien… mourir la belle affaire… mais souffrir, souffrir…" />
     </div>
     <div>
      Et jusqu'à la lumière blanche finale, aveuglante, mais le soleil et la mort peuvent-ils se regarder en face… Nous spectateurs, impliqués dans le drame in situ, vivront en direct les affres de Laure et de sa fratrie. Confrontés à l'innommable de la fin de vie, à des questions touchant à l'essentiel, nous sommes comme irradiés par cette forme théâtrale, artistiquement et dans son récit, au-dessus de tous soupçons. Un soleil noir propre à dessiller nos yeux sur l'humanité de l'aide revendiquée à mourir. Un dernier acte de liberté qui ne peut nous être refusé par d'autres que nous-mêmes.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 8 juillet 2026 à La FabricA d'Avignon, pour la 80ᵉ édition du Festival d'Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97301689-67783155.jpg?v=1783697787" alt="•In 2026• "L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan", Mourir cela n'est rien… mourir la belle affaire… mais souffrir, souffrir…" title="•In 2026• "L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan", Mourir cela n'est rien… mourir la belle affaire… mais souffrir, souffrir…" />
     </div>
     <div>
      France. Création 2026.        <br />
       En français surtitré en anglais.       <br />
       Texte et mise en scène : Tiphaine Raffier.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Mathilde Saillant.       <br />
       Avec : Emma Bolcato, Teddy Chawa, Thomas Gonzalez, Paula Luna, Édith Mérieau, Catherine Mestoussis, Thierry Paret et Adrien Rouyard.       <br />
       Participation vidéo : Hélène Raimbault, Patrick Harivel.       <br />
       Dramaturgie : Lucas Samain.       <br />
       Scénographie : Hélène Jourdan.       <br />
       Lumière : Kelig Le Bars.       <br />
       Vidéo : Vincent Pinckaers.       <br />
       Cadrage : Raphaël Oriol.       <br />
       Son : Hugo Hamman.       <br />
       Musique : Sylvain Jacques.       <br />
       Costumes : Caroline Tavernier, assistée de Paloma Donnini.       <br />
       Maquillage et perruques : Judith Scotto.       <br />
       Régie générale : Olivier Floury.       <br />
       Régie plateau : Nicolas Bignan, Pierre Frenkel.       <br />
       Régie vidéo : Nicolas Morgan.       <br />
       Régie son : Hugo Hamman.       <br />
       Régie lumière : Christophe Fougou.       <br />
       Régie maquillage et perruques : Emmanuelle Flisseau.       <br />
       Construction du décor : Atelier du Nouveau Théâtre Besançon CDN.       <br />
       Traduction anglaise pour le surtitrage : Sophie Troyna-Martins/La Pixelière.       <br />
       Durée : 2 h 30.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon In 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 5, du 7 au 10 juillet 2026.</span>       <br />
       Représenté à 11 h.       <br />
       La Fabrica, La FabricA, 11, rue Paul Achard, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/fr/billetterie" target="_blank">Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/?cat=1001" target="_blank">>> festival-avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97301689-67783157.jpg?v=1783697818" alt="•In 2026• "L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan", Mourir cela n'est rien… mourir la belle affaire… mais souffrir, souffrir…" title="•In 2026• "L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan", Mourir cela n'est rien… mourir la belle affaire… mais souffrir, souffrir…" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       Du 23 septembre au 10 octobre 2026 : Nanterre-Amandiers - CDN, Nanterre (92).       <br />
       14 octobre 2026 : L'Équinoxe - Scène nationale, Châteauroux (36).       <br />
       Du 3 au 5 novembre 2026 : Comédie de Saint-Etienne – CDN, Saint-Etienne (42).       <br />
       17 et 18 novembre 2026 : Comédie de Clermont - Scène nationale, Clermont-Ferrand (63).       <br />
       25 et 26 novembre 2026 : Comédie de Valence, CDN Valence (26).       <br />
       Du 1ᵉʳ au 5 décembre 2026 : TNP, Villeurbanne (69).       <br />
       Du 8 au 10 décembre 2026 : Nouveau Théâtre Besançon - CDN, Besançon (25).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/In-2026-L-hors-presence-ou-Chimeres-du-pays-de-Morsan--Mourir-cela-n-est-rien-mourir-la-belle-affaire-mais-souffrir_a4613.html" />
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   <title>"Ultramarins" Femme au bord de la crise de nerfs sur un océan peuplé des fantômes de sa liberté</title>
   <updated>2025-12-27T14:06:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Ultramarins-Femme-au-bord-de-la-crise-de-nerfs-sur-un-ocean-peuple-des-fantomes-de-sa-liberte_a4437.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/93380420-65283616.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-12-26T12:47:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Quand on est fille d'un commandant de navire, devenu aphasique après une mystérieuse rencontre dans le grand large liquide, et que l'on est soi-même aux commandes d'un équipage exclusivement composé d'hommes, l'héritage peut s'avérer agité… comme l'est l'océan soumis au flux et reflux des vagues venues des tréfonds sous-marins. À partir du roman éponyme de Mariette Navarro, le Théâtre des Chimères (nom bienvenu…) porte au plateau la quintessence de ces correspondances troublantes en confiant à une comédienne idoine le "double jeu" d'être indifféremment la commandante du cargo et la voix d'une narratrice tout aussi troublée que le personnage qu'elle est censée incarner.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93380420-65283616.jpg?v=1766751093" alt=""Ultramarins" Femme au bord de la crise de nerfs sur un océan peuplé des fantômes de sa liberté" title=""Ultramarins" Femme au bord de la crise de nerfs sur un océan peuplé des fantômes de sa liberté" />
     </div>
     <div>
      Parfois, il suffit d'un minuscule et imprévisible grain de sable pour faire dérailler les existences les mieux réglées… Le jour où son équipage émet l'envie innocente, non de larguer les amarres, mais de jeter l'ancre en pleine mer le temps de profiter des douceurs d'un bain, et qu'une voix inconnue, venue des profondeurs d'elle, l'entend dire &quot;d'accord&quot;, l'horlogerie interne du monde qu'elle s'est construit va se dérégler… amenant les spectateurs – aspirés par l'inquiétante étrangeté désormais à l'œuvre – à dériver avec elles (le personnage et la narratrice) aux confins des mondes réel et fantasmé confondus dans la même entité.       <br />
              <br />
       Faire corps avec son navire, avoir un rapport fusionnel avec cette bête de métal dont le bruit des machines résonne en elle comme les battements d'un cœur… et puis soudain être surprise, submergée, par sa voix qui – écho lointain de &quot;Mon rêve familier&quot; de Paul Verlaine – &quot;n'est ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre&quot;… comme si une dissociation entre le sujet présent et l'être de désir sommeillant en elle avait produit une brèche dans laquelle s'était engouffrée la voix du dedans… La voix du désir refoulé sous les sédiments déposés consciencieusement par une éducation si &quot;réussie&quot; qu'elle en était devenue le prolongement d'un père mythique, disparu après avoir rencontré l'indicible océanique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93380420-65283626.jpg?v=1766751112" alt=""Ultramarins" Femme au bord de la crise de nerfs sur un océan peuplé des fantômes de sa liberté" title=""Ultramarins" Femme au bord de la crise de nerfs sur un océan peuplé des fantômes de sa liberté" />
     </div>
     <div>
      Cette envie de nudité transpirant des pores de la peau des hommes enivrés par l'attrait des profondeurs marines, la douceur sensuelle du contact de l'eau sur leurs corps d'hommes rompus aux dures besognes des marins… Restée seule à bord, elle les ressent dans sa propre chair de femme… Sinon pourquoi éprouverait-elle soudain le désir irraisonnable d'aller rejoindre la couchette laissée libre par un officier, de se déshabiller et de se glisser nue dans la couche encore chaude de son absence-présence masculine ? Mais le temps de l'égarement passé, lorsque l'équipage des hommes remonte à bord, c'est la voix maîtrisée de la commandante qui leur parle, leur rappelant avec une gentillesse appuyée que c'est elle, et elle seule, qui tient la barre…       <br />
              <br />
       Sur le plateau recouvert d'une vague géante, tous ces &quot;événements&quot; – transmis au travers des regards diffractés du personnage et de la narratrice alternant leur voix dans le même corps scénique – apparaissent ourdis par le prisme déformant des sensibilités à fleur de peau, hors de toute objectivité. Et lorsque, après la parenthèse paradisiaque du bain de mer, le décompte des passagers en fait apparaître un de plus, on est propulsé aux confins du fantastique… De qui ce mystérieux passager qui s'invite à bord est-il le nom ? Est-il réel ou est-ce un rejeton fantasmé qui subvertirait le sujet pour le mettre face à face avec l'innommable d'un désir auquel on refuse tout droit de cité ? La grande agitation qui gagne l'héroïne la conduit dans la cale où se trouvent les machines. Là, dans un état proche de l'hystérie, elle s'allonge sur le dernier plancher. Elle y retrouve une étrange créature dont le cœur qui bat lui procure une brûlure intense au creux du ventre…       <br />
              <br />
       Quant à la fin du voyage, au bout de ses désirs, elle réserve d'autres péripéties révélatrices de ce qui, à la faveur de cette traversée tumultueuse, se joue et rejoue de son arrimage à la figure du père. Désir de s'en émanciper pour se délester des attachements primaires. Désir de faire advenir en elle la femme que, jusque-là, elle n'a pas osé laisser vivre… &quot;Ultramarins&quot;, un conte fabuleux servi sur un plateau par une passeuse aux pouvoirs ultra-humains.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le samedi 6 décembre 2025 au Lieu sans nom de Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93380420-65289769.jpg?v=1766840133" alt=""Ultramarins" Femme au bord de la crise de nerfs sur un océan peuplé des fantômes de sa liberté" title=""Ultramarins" Femme au bord de la crise de nerfs sur un océan peuplé des fantômes de sa liberté" />
     </div>
     <div>
      Texte : Mariette Navarro       <br />
       Adaptation : Catherine Mouriec et Patxi Uzcudun.       <br />
       Mise en scène : Patxi Uzcudun.       <br />
       Stagiaire assistante à la mise en scène : Émilie Duval.       <br />
       Avec : Catherine Mouriec.       <br />
       Création lumière : Pantxo Claverie.       <br />
       Création sonore : Karina Ketz.       <br />
       Par le Théâtre des Chimères.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       Création du spectacle, en présence de Mariette Navarro, les vendredi 28 février et samedi 1ᵉʳ mars 2025 aux Découvertes à Biarritz.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du 4 au 7 décembre 2025 au Lieu sans nom, 12 rue de Lescure à Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93380420-65289784.jpg?v=1766840194" alt=""Ultramarins" Femme au bord de la crise de nerfs sur un océan peuplé des fantômes de sa liberté" title=""Ultramarins" Femme au bord de la crise de nerfs sur un océan peuplé des fantômes de sa liberté" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       23 janvier 2026 : Le Microphone, Tarnos (40).       <br />
       14 février 2026 : Espace culturel Mendi Zolan, Festival Solo en scène, Hendaye (64).       <br />
       2 avril 2026 : Théâtre Francis Planté, Orthez (64).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Ultramarins-Femme-au-bord-de-la-crise-de-nerfs-sur-un-ocean-peuple-des-fantomes-de-sa-liberte_a4437.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Journal d'un corps" Mémoires d'outre-corps, là où l'homme prend racine…</title>
   <updated>2023-04-25T09:28:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Journal-d-un-corps-Memoires-d-outre-corps-la-ou-l-homme-prend-racine_a3576.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/72398623-50373510.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-04-25T08:52:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Alors qu'une litanie de dates, scandant les âges de l'existence d'un homme passé le plus naturellement du monde de vie à trépas, s'affichent sur un panneau médian, l'acteur - Jean-Marie Broucaret, lui au mieux de sa forme - parcourt avec envie ce marathon à haute intensité romanesque. Adapter à la scène l'œuvre éponyme de Daniel Pennac (quelque quatre cents pages) n'est en effet pas mince épreuve… surtout lorsque l'on sait que la metteure en scène, Catherine Mouriec, a pour charge de diriger au plateau son mentor susnommé du Théâtre des Chimères dont elle assure désormais la direction artistique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72398623-50373510.jpg?v=1682407508" alt=""Journal d'un corps" Mémoires d'outre-corps, là où l'homme prend racine…" title=""Journal d'un corps" Mémoires d'outre-corps, là où l'homme prend racine…" />
     </div>
     <div>
      Marquant un temps d'arrêt, chaussant ostensiblement ses lunettes, le comédien - mine réjouie - adresse un regard complice vers la salle. Ce rite introduira immanquablement chacun des six épisodes, créant d'emblée le lien entre les personnages qu'il s'emploie à faire vivre et nous, spectateurs d'un drame (au sens théâtral d'action se déroulant jusqu'à un dénouement) existentiel émaillé de saillies picaresques qui ne sont pas sans nous parler intimement… Liasse du journal en main - celui du défunt dont il a fait &quot;cadeau post mortem&quot; à sa fille -, le narrateur incarné par l'acteur va ainsi allègrement parcourir aventures et mésaventures, toutes contées - y compris les plus tragiques - avec un humour distancié rendant savoureux et vivifiants les incidents et accidents de vie.       <br />
              <br />
       Septembre 1936. 12 ans, bientôt 13. L'événement fondateur, le nœud gordien aux origines de ce journal, la scène primitive ancrée en lui… Une peur sacrilège ressentie alors que, attaché à un arbre par ses coreligionnaires lors d'un jeu scout, sa raison perd pied à la vue d'une fourmilière prête - s'imagine-t-il - à dévorer ses entrailles. L'humiliation causée alors par ses sphincters lâchant prise sous l'effet de la terreur. Le renvoi honteux du camp scout… Autant de traumatismes à expurger en décrétant que le corps ne sera plus jamais soumis à l'emprise de l'imagination via la tenue d'un journal assurant les frontières entre corps et esprit.       <br />
              <br />
       29 octobre 2010. 87 ans, 19 jours. L'annonce de la fin imminente. La peur enfin vaincue.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72398623-50373512.jpg?v=1682407535" alt=""Journal d'un corps" Mémoires d'outre-corps, là où l'homme prend racine…" title=""Journal d'un corps" Mémoires d'outre-corps, là où l'homme prend racine…" />
     </div>
     <div>
      Entre ces deux dates, vivra couchée sur le papier et debout devant nous une saga familière, peuplée de personnes aimantes et aimées, à part la mère revêche et peu amène. Il y aura Dodo, le petit frère imaginaire, avec lequel il dialogue jusqu'à ses derniers mots. Violette, sa Nounou qui lui &quot;a donné corps&quot; et à qui il voue une passion filiale. Son père complice, rentré gazé de la Grande Guerre, disparu à ses dix ans, secondé par l'Oncle Georges qui prendra soin de lui. Mona, &quot;la femme majuscule&quot; mère de ses enfants, Bruno et Lison l'héritière de ce journal. Suzanne la Québécoise libérée, à l'accent chaleureux et auteure de sa première expérience sexuelle. Fanche, l'amie résistante. Tijo, le neveu truculent de Violette, personnage brûlant sa vie et ami de cœur. Sans oublier son cher petit-fils, Grégoire, dont il a déterminé - aux rires de ce dernier - sa double vocation : celle de médecin, pour sauver son grand-père, et celle d'homosexuel, pour enfant être allé voir en sa compagnie un film avec un acteur beau mec…       <br />
              <br />
       Toutes et tous constituent le combustible hautement inflammable de cette épopée irradiant l'espace-temps de quelque soixante-quinze années. Interprétés avec humour - et un amour palpable - par le comédien les incarnant tour à tour avec gourmandise, les personnages grandissent, trébuchent, se relèvent, exultent et meurent pour certains. Ainsi va la vie qu'à la fin, on meurt. Mais la mort, lorsqu'elle clôt une existence vécue avec envie, n'est en rien tragique, elle est à vivre comme une ponctuation de ce qui a été.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Tu ne ressembles absolument à rien !&quot;</span> avait crié la mère, très colère après le renvoi de son rejeton du camp scout. Ce à quoi le père, s'il avait été encore de ce monde, lui aurait répondu : <span style="font-style:italic">&quot;Un garçon qui ne ressemble absolument à rien, c'est très intéressant ça !&quot;.</span> L'écorché vif (sic) du Petit Larousse devint illico le modèle identificatoire du héros de cette histoire. Après l'expérience fondatrice de l'éjaculation nocturne, il expérimentera celle du  &quot;passage de l'équilibriste&quot;, ce moment hautement jouissif au bord du cratère, juste avant l'apothéose de l'éruption. De ces exploits naîtra  un jeu de l'oie érotique, avec un pot commun destiné à financer le dépucelage de cette confrérie en quête de féminin. Plus tard, ce jeu de l'oie sera remis à Grégoire, le petit-fils, le consolant d'avoir été surpris <span style="font-style:italic">&quot;se prenant en main&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Ainsi en va-t-il des transmissions éducatives vécues sans tabou ni tromperie. Et lorsque devenu jeune homme, en lisant &quot;Le Contrat social&quot; (sic), il constate un raidissement soudain de son sexe, c'est pour souligner la surprise qu'aurait été celle de Jean-Jacques Rousseau s'il avait pu voir l'effet produit par son ouvrage savant. L'humour à fleur de peau… De même, lorsque tétanisé par une jeune fille dénudée s'offrant à lui, son sexe pointe aux abonnés absents, c'est pour déplorer qu'entre les jambes de l'écorché de Monsieur Larousse, il n'y ait rien, une absence abyssale de réponse à ses interrogations existentielles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72398623-50373591.jpg?v=1682407961" alt=""Journal d'un corps" Mémoires d'outre-corps, là où l'homme prend racine…" title=""Journal d'un corps" Mémoires d'outre-corps, là où l'homme prend racine…" />
     </div>
     <div>
      Changeant de siège lorsqu'il s'adresse à Lison, le narrateur-acteur dans les épisodes consacrés à la maturité et à la vieillesse accumulera - avec le même humour malicieux - les penchants hypocondriaques démesurés du héros dont il se fait le porte-parole mimétique. Un moment d'exception, celui de l'ablation du polype obstruant sa narine gauche, à se tordre… de rire, tant les mimiques du comédien relèvent d'un art expressionniste élaboré. Quand viendront les atteintes du corps se faisant pour de vrai défaillant, le bail signé avec lui s'achevant, la surabondance un brin complaisante des détails fournis généreusement pourrait apparaître superfétatoire… sauf que l'humour, omniprésent, aide fabuleusement à faire passer la pilule.       <br />
              <br />
       À roman-fleuve, feuilleton théâtral idoine. Le spectateur téméraire avait le choix entre la version intégrale de sept heures de représentation, agrémentées de quelques respirations, et la formule &quot;light&quot; de trois soirées complètes regroupant chacune deux épisodes d'une heure dix minutes. À notre connaissance, aucun de ceux ayant eu la curiosité de pousser les portes du charmant petit Théâtre des Beaux-Arts n'a succombé à ce déluge de mots articulés à un corps vibrant de ces vies minuscules transcendées.       <br />
              <br />
       Tout au contraire, porté non sans bonheur par la verve des péripéties s'enchainant au rythme des événements tramant une existence &quot;extra-ordinaire&quot; bornée par les pertes inéluctables et les ravissements extrêmes, le spectateur devient personnage auto-proclamé de cette saga sortie de l'imaginaire fécond de l'auteur de &quot;Terminus Malaussène&quot;. Une sorte d'incorporation vivifiante à portée de main.       <br />
              <br />
       <b>Vu les mercredi 12 (épisodes 1 et 2),  jeudi 13 (épisodes 3 et 4) et vendredi 14 avril 2023 (épisodes 5 et 6) au Théâtre des Beaux-Arts de Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Journal d'un corps"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72398623-50373650.jpg?v=1682407996" alt=""Journal d'un corps" Mémoires d'outre-corps, là où l'homme prend racine…" title=""Journal d'un corps" Mémoires d'outre-corps, là où l'homme prend racine…" />
     </div>
     <div>
      Texte : Daniel Pennac.       <br />
       Mise en scène : Catherine Mouriec.       <br />
       Avec : Jean-Marie Broucaret.       <br />
       Création lumière : Laurent Davaille.       <br />
       Par le Théâtre des Chimères.       <br />
       Durée : 7 h dans sa version intégrale et en trois soirées de 2 h 20 chacune.       <br />
              <br />
       A été représenté du mercredi 5 au samedi 8 avril et du mercredi 12 au samedi 15 avril 2023, comme suit : le mercredi à 20 h (épisodes 1 et 2), le jeudi à 20 h (épisodes 3 et 4), le vendredi à 20 h (épisodes 5 et 6) et l'intégrale le samedi de 15 h à 23 h 30.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       2 décembre 2023 : épisodes 3, 4, 5 et 6 à la Médiathèque de Pey (40)
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Journal-d-un-corps-Memoires-d-outre-corps-la-ou-l-homme-prend-racine_a3576.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Pégase et Icare… Entre ciel et terre</title>
   <updated>2018-06-03T12:57:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Pegase-et-Icare-Entre-ciel-et-terre_a1262.html</id>
   <category term="Cirque &amp; Rue" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7339529-11295968.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-01-10T10:33:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La famille Gruss et les Farfadais présentent un spectacle créé autour des figures mythiques de Pégase et d'Icare dans des numéros équestres et aériens où grâce, force et volupté s'associent avec bonheur.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7339529-11295968.jpg?v=1420884336" alt="Pégase et Icare… Entre ciel et terre" title="Pégase et Icare… Entre ciel et terre" />
     </div>
     <div>
      La rencontre a eu lieu il y a plusieurs mois, quand la famille Gruss, écuyers depuis six générations, a contacté les Farfadais pour créer un spectacle pour les Equestriades d'Orange de 2014. D'un côté l'aérien investi par les Farfadais, de l'autre, les Gruss pour la relation à la terre et, qui plus est, au cheval.       <br />
              <br />
       Pégase naît au cou de la gorgone Méduse après que celle-ci a été décapitée par Persée. Quant à Icare, fils de Dédale, il s'échappe avec son père du labyrinthe du Minotaure en construisant des ailes de cire. Mais à la différence de son père qui vole non loin de la mer, Icare frôle d'un peu trop près le soleil et tombe dans la mer.       <br />
              <br />
       Les numéros tournent autour de ces deux figures mythiques qui se complètent dans les deux éléments auxquels ils peuvent être attachés ou symbolisés, la terre pour Pégase et les airs pour Icare. C'est un mariage entre terre et air, entre acrobaties sur des chevaux et numéros aériens à l'aide, entre autres, d'une corde ou d'un cerceau. L'eau est aussi présente dans le spectacle avec un numéro aquatique où quatre acrobates font des figures autour d'une cuve remplie d'eau.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7339529-11296017.jpg?v=1420885148" alt="Pégase et Icare… Entre ciel et terre" title="Pégase et Icare… Entre ciel et terre" />
     </div>
     <div>
      Autant les numéros avec les chevaux sont faits avec rapidité et dynamisme, autant les numéros aériens sont faits avec grâce et volupté.       <br />
              <br />
       Les premiers numéros équestres, avec des sauts et des jonglages sur les chevaux, n'offrent pas une difficulté particulière. Toutefois, lors de la deuxième partie, les numéros sont beaucoup plus complexes avec, entre autres, une figure où des acrobates, sur deux niveaux, représentent une croix éclatée sur les chevaux. De même, une série de sauts d'obstacles, avec cette fois-ci l'homme qui saute en lieu et place du cheval, et le cheval en lieu et place de l'obstacle, est effectué avec un saut de haie, une composition effectuée avec cinq chevaux.        <br />
              <br />
       Les numéros s'enchaînent avec pour chacun un timbre, un parfum, un accent, tonique, fort, acrobatique, gracieux ou encore athlétique tel celui sur lequel un acrobate, tel un gymnaste, utilise deux taquets à l'aide de ses bras pour former des positions d'équilibre. Ceux-ci sont faits avec grâce et une &quot;lenteur&quot; calculée rendant l'exercice difficile et virtuose.       <br />
              <br />
       En arrière-scène et à hauteur, l'orchestre de Sylvain Rolland accompagne le spectacle avec les chants de Barbara Nicoli donnant aux différents numéros, de sa voix claire, un accent angélique.        <br />
              <br />
       L'union de la famille Gruss et des Farfadais pour cette création est un mariage entre volupté et acrobatie, rapidité et délicatesse.... Force et Grâce !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Pégase et Icare"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7339529-11296062.jpg?v=1420885654" alt="Pégase et Icare… Entre ciel et terre" title="Pégase et Icare… Entre ciel et terre" />
     </div>
     <div>
      Directeur artistique : Stéphane Haffner.       <br />
       Régisseurs son et lumière : Antony Etienne, Vincent Ribes.       <br />
       Régisseurs tableaux : Alexandre Haffner, Claudia Fama.       <br />
       Maquettes-costumes : Bruno Fatalot, Florent Boyer.       <br />
              <br />
       Chef d'orchestre : Sylvain Rolland.       <br />
       Musiciens : Julien Bonnard, Christophe Gonnet, Ivan Kobak, Cyril Moret, Massimo Murgia, Pascal Rioux-Balzano, Nicolas Sausseau, Smaël Shérif, Julien Teissier       <br />
       Chanteuse : Barbara Nicoli.       <br />
              <br />
       Avec Alexis Gruss, Gipsy Gruss, Stephan Gruss, Nathalie Gruss, Firmin Gruss, Maud Florees, Tony Florees, Alexandre Gruss, Charles Gruss, Louis Gruss, Joseph Gruss, Alan Florees, Sarah Florees, Francesco Fratellini, Andrew Florees, Erica Bailey, Louise Gibb, Kevin Gibbs, Kyle Kier, Svetlana Lobova, Daniela Vairo, Emiliano Simeoni.       <br />
       Durée : 2 h 25 avec entracte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7339529-11296085.jpg?v=1420886684" alt="Pégase et Icare… Entre ciel et terre" title="Pégase et Icare… Entre ciel et terre" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 18 octobre 2014 au 1er mars 2015.</span>       <br />
       jeudi 22 et 29 janvier à 20 h, vendredi 16 et 30 janvier à 20 h.       <br />
       Samedi de janvier à 20 h, dimanche de janvier à 16 h.       <br />
       Mercredi 18 et 25 février à 15 h. Jeudi et vendredi de février à 20 h.       <br />
       Samedi de février à 16 h et 20 h, sauf le 7 seulement à 20 h.       <br />
       Dimanche de février et 1er mars à 16 h.       <br />
              <br />
       Chapiteau Alexis Gruss, Carrefour des cascades , Porte de Passy, Paris 16e.       <br />
       Navette gratuite à partir de la sortie n° 2 du métro 10, station Porte d'Auteuil.       <br />
       <a class="link" href="http://www.alexis-gruss.com" target="_blank">&gt;&gt; alexis-gruss.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7339529-11297403.jpg?v=1420908609" alt="Pégase et Icare… Entre ciel et terre" title="Pégase et Icare… Entre ciel et terre" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Pegase-et-Icare-Entre-ciel-et-terre_a1262.html" />
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