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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-17T01:33:11+01:00</updated>
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   <title>"Thomas joue ses perruques" Tendre et drôle "postiche" des grandeurs et misères de la comédie humaine…</title>
   <updated>2022-12-12T18:56:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Thomas-joue-ses-perruques-Tendre-et-drole-postiche-des-grandeurs-et-miseres-de-la-comedie-humaine_a3471.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2022-12-13T07:34:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ils ont pour prénom Caroline (Caro pour les intimes), Laurence, Benjamin, Stéphanie, Tarek, Isabelle, et… peu importe. On les croise au Super U du coin de la rue ou au Monoprix du quartier, sans les voir (et réciproquement). Mais quand on a pour prénom Thomas et pour nom Poitevin, que l'on a électrisé Instagram par des pastilles virales postées lors du confinement, c'est un don des dieux (qui n'existent pas…) de faire son miel de ces rencontres virtuelles. En naît - sous des postiches capillaires affichés crânement - un seul en scène habité par une foultitude de portraits tout droit sortis des tiroirs de la comédie humaine.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69547552-48616326.jpg?v=1670868051" alt=""Thomas joue ses perruques" Tendre et drôle "postiche" des grandeurs et misères de la comédie humaine…" title=""Thomas joue ses perruques" Tendre et drôle "postiche" des grandeurs et misères de la comédie humaine…" />
     </div>
     <div>
      Cette galerie de personnages hauts en couleurs, toujours brossés avec une tendresse n'excluant aucunement une pointe de dérision, n'existerait pas si elle n'était &quot;chapeautée&quot;  par une créatrice ès-perruques ayant, avec la complicité de sa grande sœur, transformé ces communs accessoires en &quot;éléments de réinvention de soi&quot;. Travaillant la matière capillaire dans le strict cadre d'une charte environnementale écoresponsable que ne démentirait pas Greta, la susnommée se contorsionne de plaisir en présentant ses perruques religieusement alignées en fond de scène sur un maître-autel où elles trônent en majesté. Son concept &quot;créa-tif&quot;, Play &amp; Plug, rejoint les prescriptions de Michel Cymes, le médecin préféré des Français ; c'est peu dire s'il est efficace…       <br />
              <br />
       Tout débute, à son corps défendant, par le témoignage bouleversé d'une (encore) jeune femme (Thomas Poitevin affectionne endosser les rôles féminins, plus originaux) s'épanchant avec moult émotions sur un non-événement survenu près de vingt années plus tôt. Le fol récit de sa sortie nocturne en voiture pour rejoindre à ses dix-huit ans le plus proche Mac Do… À proprement parler, inénarrable… tant rien ne se passe si ce n'est les fantasmes paranormaux s'enchaînant jusqu'à voir surgir le visage rassurant de Jean-Jacques Goldman dans les plis de son peignoir. Sous l'emprise d'un adepte des pratiques ésotériques sollicité en urgence, &quot;ami&quot;  dont elle a bien du mal depuis à prononcer le prénom, elle sera &quot;sauvée&quot; de sa frayeur d'un soir… mais non des liens créés par l'obscur manipulateur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69547552-48616327.jpg?v=1670868121" alt=""Thomas joue ses perruques" Tendre et drôle "postiche" des grandeurs et misères de la comédie humaine…" title=""Thomas joue ses perruques" Tendre et drôle "postiche" des grandeurs et misères de la comédie humaine…" />
     </div>
     <div>
      À la fragilité de cette figure féminine, succède un non moins fragile homme participant à un &quot;stage de revalorisation&quot;, cadeau de sa copine désireuse d'un mâle accompli. Là, affublé d'une perruque à grandes oreilles dominant un poitrail nu, il s'agite en tous sens sous les exhortations en voix off d'un super coach sportif, guerrier des temps modernes, fils des âges farouches. Puis, une directrice d'une scène nationale se tortillant sur sa chaise, rivalisant de précautions oratoires pour annoncer à un porteur de projet artistique qu'il sera programmé, bien sûr ! À l'horizon 2029… dans un dispositif… &quot;particulier&quot;.       <br />
              <br />
       Surgit du noir scandant les tableaux, un jeune-homme incarné avec grande justesse. Atteint de troubles psychiques, il semble dialoguer avec son ami imaginaire et les écureuils peut-être, leur contant avec beaucoup d'humour - et un sacré bon sens ! - comment il a su manipuler son thérapeute… Puis, dans l'obscurité feutrée d'une nuit, on entend murmurer une bourgeoise névrosée osant chuchoter à l'oreille de son mari endormi, ce que jamais elle ne pourrait lui confier éveillé. Et ce dont il s'agit n'a rien à voir avec quelques fantaisies inavouables, mais avec sa détestation des références dont il est bon de se réclamer dans un dîner branché…       <br />
              <br />
       Personnage en disant long encore sur les conventions sociétales que celui du frère aîné du marié s'apprêtant à convoler avec un homme. Le discours qu'il prononce en la circonstance est pétri d'amour fraternel, mêlé à une gêne palpable lorsqu'il se laisse aller à quelques plaisanteries au goût douteux. En se lançant corps et biens dans un flash-back retraçant <span style="font-style:italic">&quot;l'appétit précoce de son petit frère pour le sexe fort&quot;</span>, il est amené - non sans tendresse, mais ce mot peut rimer aussi avec maladresse - à évoquer quelques anecdotes, &quot;amusantes&quot;… d'un certain point de vue. Les nuances subtiles, relevant de l'équilibre du funambule, entre le versant de l'amour qu'il porte sincèrement à son cadet et celui de l'embarras occasionné par le franchissement d'un tabou familial, sont superbement rendues.       <br />
              <br />
       Et pour chute, celle de la rencontre supposée posthume avec un dieu - femme il va s'en dire - d'un père peu enclin à s'en laisser compter. Avant de trépasser ou pas, cet ancien des forces spéciales n'a pas sa pareille pour délivrer à sa  fille adulte quelques vérités bien senties sur la manière dont les névroses se reproduisent en milieu familial.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69547552-48616362.jpg?v=1670868169" alt=""Thomas joue ses perruques" Tendre et drôle "postiche" des grandeurs et misères de la comédie humaine…" title=""Thomas joue ses perruques" Tendre et drôle "postiche" des grandeurs et misères de la comédie humaine…" />
     </div>
     <div>
      Ainsi de tableau en tableau, de perruque en perruque, on parcourt avec grâce et humour les méandres d'une comédie humaine à jamais riche de situations risibles, voire carrément drolatiques tant elles cristallisent des travers récurrents. Mais si désopilants soient ces représentants d'une humanité à portée de nous, ils sont éminemment attendrissants. Ce sont leurs faiblesses mêmes qui nous rapprochent d'eux… et nous les font aimer sous l'effet de l'empathie sans réserve que leur témoigne l'auteur de &quot;Les Désespérés ne manquent pas de panache !&quot;. Ce titre, donné par Thomas Poitevin à son tout premier seul en scène présenté à Avignon en 2018, à plus d'un titre lui colle étonnamment bien à la peau…       <br />
              <br />
       <b>Vu le mardi 6 décembre au Carré-Colonnes - Scène Nationale à Blanquefort (33). A été représenté du mardi 6 au jeudi 8 décembre 2022.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Thomas joue ses perruques"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69547552-48616375.jpg?v=1670868218" alt=""Thomas joue ses perruques" Tendre et drôle "postiche" des grandeurs et misères de la comédie humaine…" title=""Thomas joue ses perruques" Tendre et drôle "postiche" des grandeurs et misères de la comédie humaine…" />
     </div>
     <div>
      Texte : Thomas Poitevin, Hélène François, Stéphane Foenkinos, Yannick Barbe.       <br />
       Mise en scène : Hélène François.       <br />
       Avec : Thomas Poitevin.       <br />
       Avec les voix de : Thomas Poitevin et Micky Sébastian.       <br />
       Régie générale (en alternance) : Thibault Marfisi, Jean-Vincent Delaere.       <br />
       Création lumières : Bastien Courthieu.       <br />
       Création son : Guillaume Duguet.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">14 décembre 2022 :</span> Auditorium, Seynod (74).       <br />
       <span class="fluo_jaune">16 décembre 2022 :</span> Espace Des Arts, Chalon-Sur-Saône (71).       <br />
       5 janvier 2023 : Espace Alphonse Daudet, Coignères (78).       <br />
       7 janvier 2023 : Théâtre Georges Simenon, Rosny-sous-Bois (93).       <br />
       10 janvier 2023 : Quai 9, Lanester (56).       <br />
       12 janvier 2023 : Théâtre, Saint-Lo (50).       <br />
       14 janvier 2023 : Le Figuier Blanc, Argenteuil (78).       <br />
       18 et 19 janvier 2023 : Le Grand R, La-Roche-Sur-Yon (85).       <br />
       21 janvier 2023 : Salle Avel Dro, Plozevet (29).       <br />
       26 et 27 janvier 2023 : Théâtre Jacques Bodoin, Bourg-en-Bresse (01).       <br />
       Du 31 janvier au 18 février 2023 : Théâtre du Rond-Point, Salle Renaud-Barrault, Paris.       <br />
       21 février 2023 : Théâtre  du Velain, Villefontaine (38).       <br />
       24 février 2023 : Centre Culturel L'aqueduc, Dardilly (69).       <br />
       28 février et 1er mars 2023 : Scène nationale du Sud Aquitain, Bayonne (64).       <br />
       4 mars 2023 : La Capellia, La-Chapelle-sur-Erdre (44).       <br />
       7 mars 2023 : Espace Culturel Boris Vian, Les Ulis (91).       <br />
       10 mars 2023 : Théâtre Jean Marais, Saint-Gratien (80).       <br />
       11 mars 2023 :  Salle Cassin, Lardy (91).       <br />
       14 mars 2023 :  L'onde, Vélizy (78).       <br />
       16 mars 2023 : Théâtre du Fil de L'eau, Pantin (93).       <br />
       17 mars 2023 :  Le Tangram, Evreux (27).       <br />
       20 mars 2023 : Fontainebleau (77).       <br />
       22 mars au 1er avril 2023 : Théâtre de la Toison D'or, Bruxelles (Belgique).       <br />
       4 avril 2023 : Théâtre Sénart, Lieusaint (77).       <br />
       5 avril 2023 : Forum Jacques Prévert, Carros (06).       <br />
       7 avril 2023 : Le Printemps du Rire, Toulouse (31).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Pelléas et Mélisande" Théâtre du symbolisme où le poète décrit une tension, une hésitation au noir</title>
   <updated>2020-03-06T15:54:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Pelleas-et-Melisande-Theatre-du-symbolisme-ou-le-poete-decrit-une-tension-une-hesitation-au-noir_a2677.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/43408110-35833778.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-03-06T15:39:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans la pièce de Maurice Maeterlinck, "Pelléas et Mélisande", l'histoire n'est pas claire. Des mots ne se prononcent pas. Des silences interrompent les scènes dont l'enchaînement est abrupt. Les protagonistes, dont on ne sait rien, ou si peu, eux-mêmes ont leurs silences, leur destin brutal. La pièce est symboliste et, depuis l'origine, elle est confrontée aux écueils de la représentation de l'espace, du corps, du temps, des énergies, aux maniérismes du geste, aux couleurs de la voix.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43408110-35833778.jpg?v=1583507257" alt=""Pelléas et Mélisande" Théâtre du symbolisme où le poète décrit une tension, une hésitation au noir" title=""Pelléas et Mélisande" Théâtre du symbolisme où le poète décrit une tension, une hésitation au noir" />
     </div>
     <div>
      Dans sa mise en scène, Julie Duclos prend le parti de ne pas s'appuyer sur le texte pour bâtir l'enchaînement du jeu et, se concentrant sur les situations, suit le déroulement des scènes en les rationalisant. Ce faisant, elle banalise le récit tout en accentuant sa fragmentation. Le spectacle avance avec les éléments scéniques du temps : la vidéo et les boîtes superposées. Propre et dans l'air du temps, la mise en scène n'approfondit pas les scènes et leurs articulations. Ce théâtre contemporain se contente de visualiser les recoins d'une maison de poupées sans s'interroger sur l'aspect symbolique que peuvent revêtir certains détails, notamment la chevelure de Mélisande et le sens des événements que ce détail enclenche. Elle déroule une apparence d'histoire familiale.       <br />
              <br />
       Le spectateur, lui, a faim d'action, d'une action qui ne vient pas et qui n'est pas montrée mais qui existe pourtant. Une action qui est ailleurs. Elle est dans ce qui n'est pas dit et n'est pas exprimé. Dans les silences d'une jeune fille du nom de Mélisande éperdue dans une forêt profonde aux longs cheveux et aux yeux immenses qui jette sa couronne de princesse à l'étang. Les silences d'un chasseur, Golaud, égaré, ému mais homme de colère. Les silences d'une contrée humide aux rivages embrumés, à l'eau croupissante. Les silences autour des rumeurs de disettes, de guerre. Les silences autour d'une succession à assurer, d'un enfant à naître, d'une maladie lancinante.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43408110-35833779.jpg?v=1583507292" alt=""Pelléas et Mélisande" Théâtre du symbolisme où le poète décrit une tension, une hésitation au noir" title=""Pelléas et Mélisande" Théâtre du symbolisme où le poète décrit une tension, une hésitation au noir" />
     </div>
     <div>
      Ces silences qui font que Mélisande ne peut être heureuse. Mélisande est sans mélodie, elle n'est pas Ondine ni Mélusine ni Ophélie.       <br />
              <br />
       Le texte est attentif aux détails concrets qui environnent les personnages. Ce sont ces annotations d'apparence anodine qui signalent la présence des pulsations d'émotion d'autant plus exacerbées qu'elles sont pointées par la sur-présence de signes typographiques, la redondance des mots et les ruptures qu'elles entraînent. Comme des didascalies inversées, le texte délivre des symptômes, ceux de la gêne de la présence (la tension, l'attirance, la répulsion, les aimantations) ; il décrit une perception du monde indicible. Le récit invisible de la peur qui n'a pas de délivrance, un conte qui l'anéantirait.       <br />
              <br />
       Le choix du nom des personnages eux-mêmes - Pelléas, Arken, Golaud, Yniold, Mélisande - sont, dans leurs consonances et leur graphie, comme une approximation de contes sans lien entre eux. Grecs, celtiques, germaniques : on ne sait. Mais leur rapprochement dans une même histoire appelle des parcelles de mémoire, des réminiscences mais aussi, dans leur approximation, des hésitations, des manques, des manques aux contes. Des manques à l'intime rendus tangibles par la sensation de la présence, la vibration qu'exerce sur soi l'autre, le saisissement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43408110-35833872.jpg?v=1583507317" alt=""Pelléas et Mélisande" Théâtre du symbolisme où le poète décrit une tension, une hésitation au noir" title=""Pelléas et Mélisande" Théâtre du symbolisme où le poète décrit une tension, une hésitation au noir" />
     </div>
     <div>
      Maurice Maeterlinck ne souligne-t-il pas dans son agenda de 1891 : <span style="font-style:italic">&quot;Exprimer surtout cette sensation d'emprisonnés, d'étouffés, de haletants en sueur qui veulent se séparer, s'en aller, s'écarter, fuir, ouvrir, et qui ne peuvent pas bouger. Et l'angoisse de cette destinée contre laquelle ils se heurtent la tête comme contre un mur et qui les serre de plus en plus étroitement l'un contre l'autre&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Par ce théâtre dit du symbolisme, le poète, dans le mouvement même de l'écriture, décrit une tension, une hésitation au noir. Dans cette tant triste histoire, Mélisande n'est pas Yseult et Pelléas n'est pas Tristan. D'un certain point de vue est donné à feuilleter un livre d'images de rêves lourds, celui de la légende de Gaulod l'inhospitalier.       <br />
              <br />
       À l'évidence, l'espace scénique et symbolique proposé par la mise en scène ne restitue pas les tensions entre les êtres, les épaisseurs du temps, la nervosité inquiète présentes dans l'œuvre de Maurice Maeterlinck. Et, de fait, évite la confrontation avec le caractère symboliste de la pièce.       <br />
              <br />
       Le spectateur déçu reste sur sa faim.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Pelléas et Mélisande"</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43408110-35833873.jpg?v=1583507367" alt=""Pelléas et Mélisande" Théâtre du symbolisme où le poète décrit une tension, une hésitation au noir" title=""Pelléas et Mélisande" Théâtre du symbolisme où le poète décrit une tension, une hésitation au noir" />
     </div>
     <div>
      Texte : Maurice Maeterlinck.       <br />
       Mise en scène : Julie Duclos.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Calypso Baquey.       <br />
       Avec : Vincent Dissez, Philippe Duclos, Stéphanie Marc, Alix Riemer, Matthieu Sampeur, Émilien Tessier ; et Clément Baudouin, Sacha Huyghe, Eliott Le Mouël (les enfants en alternance).       <br />
       Scénographie : Hélène Jourdan.       <br />
       Lumière : Mathilde Chamoux.       <br />
       Vidéo : Quentin Vigier.       <br />
       Son Quentin Dumay       <br />
       Costumes Caroline Tavernier       <br />
       Collaboration artistique : Calypso Baquey       <br />
       Coordination technique : Sébastien Mathé.       <br />
       Production Compagnie L’'In-quarto.       <br />
       Durée : 1 h 50.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 25 février au 21 mars 2020.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Odéon Théâtre de l'Europe, Ateliers Berthier, Paris 17e, 01 44 85 40 40.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-odeon.eu/#" target="_blank">&gt;&gt; theatre-odeon.eu</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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