<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.larevueduspectacle.fr" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.larevueduspectacle.fr/</id>
 <updated>2026-07-12T17:52:27+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <icon>https://www.larevueduspectacle.fr/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>Dans "Vents Contraires", un vent de révolte souffle sur une bibliothèque assaillie par la censure politique : l'imagination de l'enfance au pouvoir</title>
   <updated>2026-03-16T19:24:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Dans-Vents-Contraires--un-vent-de-revolte-souffle-sur-une-bibliotheque-assaillie-par-la-censure-politique-l-imagination_a4503.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95388925-66721156.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-03-16T17:58:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Une petite bibliothèque municipale comme il en existe dans toutes les villes. Un havre de paix, de silence, de rêve et de réflexion contre les murs duquel se brise la fureur des conflits, du bruit et des angoisses du réel et de l'actualité. Un sanctuaire où la culture prend ses aises, où l'imaginaire déploie ses ailes, où chacun est le bienvenu pour une petite escale au milieu de la frénésie quotidienne. Bref silence, liberté et mondes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95388925-66721154.jpg?v=1773682417" alt="Dans "Vents Contraires", un vent de révolte souffle sur une bibliothèque assaillie par la censure politique : l'imagination de l'enfance au pouvoir" title="Dans "Vents Contraires", un vent de révolte souffle sur une bibliothèque assaillie par la censure politique : l'imagination de l'enfance au pouvoir" />
     </div>
     <div>
      Ils seront cinq personnages à vivre cette aventure de pages et de mots. Trois bibliothécaires de chair et d'os et trois marionnettes, Oscar, au collège, Mona, en âge d'être à l'école primaire, et Aleks, fantôme des rayonnages, qui se rencontrent dans ce lieu. Un lieu qui va leur tenir lieu de refuge pour différentes raisons : la petite Mona y vient tous les jours, elle se plonge dans des romans, comme celui inspiré de la vie de Mary Read, l'une des plus pirates les plus connues du XVIIIᵉ siècle. Oscar y déboule comme malgré lui, sans savoir trop comment il arrive dans cette bibliothèque, puisque dyslexique, il ne lit pas, à peine s'il sait lire. Quant à Aleks…       <br />
               <br />
       Des courtes séquences rythment les jours tranquilles du lieu. La construction du texte de Mike Kenny s'appuie sur cette vie quotidienne, d'ouverture et de fermeture des portes. Séquences de jour où les liens se nouent entre Mona et Oscar, séquences de nuit où Aleks apparaît comme une présence énigmatique et inattendue dans cet univers calme et serein. Et puis cette vie commence à grincer lorsque les lettres de l'administration demandent de retirer certains livres des stocks. C'est le début d'une résistance des trois bibliothécaires, d'une sorte de mise en clandestinité des ouvrages que l'autorité demande de retirer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95388925-66721155.jpg?v=1773682459" alt="Dans "Vents Contraires", un vent de révolte souffle sur une bibliothèque assaillie par la censure politique : l'imagination de l'enfance au pouvoir" title="Dans "Vents Contraires", un vent de révolte souffle sur une bibliothèque assaillie par la censure politique : l'imagination de l'enfance au pouvoir" />
     </div>
     <div>
      Mais &quot;Vents contraires&quot; tente essentiellement de se mettre à hauteur d'enfant pour laisser les liens entre les personnages marionnettiques se nouer d'abord entre cette petite fille Mona, qui préfère s'immerger dans la fiction et qui évite soigneusement de révéler sa vie réelle, sa mère, son domicile et Oscar adolescent qui l'on sent poussé par les autres vers ce lieu refuge, sans qu'il sache ce qu'il vient y chercher, sinon peut-être un peu de paix. Une amitié qui s'appuie sur les livres et plus généralement les fictions comme ressource vitale. Soudain, ces livres, qui sont la charpente de leurs moments d'évasion, sont mis en péril par cette autorité sans visage qui décide de les interdire. Alors les enfants aussi entrent, à leur manière, en résistance.       <br />
              <br />
       Le troisième personnage marionnette de cette histoire, Aleks, se dévoile comme l'incursion d'une réalité actuelle. Elle est une réfugiée qui a trouvé refuge dans cette bibliothèque, un peu elle-même était une histoire, un livre, que le lieu devait protéger de la disparition, de l'oubli. Tous les trois, chacun suivant leurs raisons personnelles, vont partir en lutte contre cette censure qui grignote, à chaque nouveau courrier, l'espace de liberté qui les a faits se connaître.       <br />
               <br />
       Les très belles marionnettes, à la fois réalistes et stylisées, créées par Marion Belot assistée de Leslie Bertho, de taille humaine, prennent vie entre les mains des trois interprètes humains comédiennes, comédien et marionnettistes, Maloue Fourdrinier, Sarah Vermande et Simon Moers. Des manipulations qui se font à vue, mais qui sont réalisées de manière si précise que le regard occulte totalement les marionnettistes tant la vie est insufflée aux marionnettes. Fermant les yeux après le spectacle, leurs images semblent des êtres vivants.       <br />
               <br />
       Un travail que Simon Delattre, à la mise en scène, a dirigé avec une précision extrême et qui parvient ainsi à générer une empathie totale avec ces trois enfants. Trois enfants dont on devine une existence difficile et qui, grâce au refuge qu'ils trouvent dans le partage de l'imaginaire puisé dans les livres, peuvent, espérons, changer le monde. Touchant, porteur de sens et inventif, Vents Contraires enjambe le gouffre entre rêve et réalité et crée un vase communicant entre ces deux univers : la puissance de l'un capable de résister à la brutalité de l'autre.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu au Théâtre Massalia, La Friche Belle de Mai, Marseille, le 12 mars 2026.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Vents Contraires"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95388925-66721156.jpg?v=1773682581" alt="Dans "Vents Contraires", un vent de révolte souffle sur une bibliothèque assaillie par la censure politique : l'imagination de l'enfance au pouvoir" title="Dans "Vents Contraires", un vent de révolte souffle sur une bibliothèque assaillie par la censure politique : l'imagination de l'enfance au pouvoir" />
     </div>
     <div>
      D'après un texte de Mike Kenny traduit par Séverine Magois.       <br />
       Mise en scène : Simon Delattre.       <br />
       Dramaturgie, assistant à la mise en scène : Yann Richard.       <br />
       Avec : Maloue Fourdrinier, Sarah Vermande et Simon Moers en alternance avec Guillaume Fafiotte.       <br />
       Scénographie : Tiphaine Monroty.       <br />
       Construction du décor : Marc Vavasseur.       <br />
       Création marionnettes : Marion Belot, assistée de Leslie Bertho (stagiaire aux propositions plastiques).       <br />
       Création lumières : Jean-Christophe Planchenault.       <br />
       Composition musicale : Léopoldine HH.       <br />
       Création son : Julien Lafosse.       <br />
       Création costumes : Elena Bruckert.       <br />
       Régie générale : Jean-Christophe Planchenault.       <br />
       Construction du décor : Marc vavasseur.       <br />
       Régie et accessoires : Morgane Bullet, assistée de Zoé Broneer.       <br />
       Production Rodéo Théâtre.       <br />
       À partir de 8 ans.       <br />
       Durée : 55 minutes.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 17 au 21 mars 2026.</span>       <br />
       Mardi et mercredi à 10 h, jeudi à 10 h et 14 h 30, vendredi à 10 h et 19 h, samedi à 17 h.       <br />
       Théâtre Dunois, 7, rue Louise Weiss, Paris 13ᵉ.       <br />
       Tél. : 01 45 84 72 00.       <br />
       <a class="link" href="https://hub-dun.shop.secutix.com/selection/event/date?productId=10229381842661" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredunois.org/" target="_blank">&gt;&gt; theatredunois.org</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       10 et 11 avril 2026 : Les Bords de Scène - Espace Jean Lurçat, Juvisy-sur-Orge (91).       <br />
       13 et 14 octobre 2026 : Maison de la culture - Scène Nationale, Bourges (18).       <br />
       13 et 14 novembre 2026 : Points communs - Nouvelle scène nationale de Cergy Pontoise et du Val-d'Oise, Cergy (95).       <br />
       26 et 27 novembre 2026 : Théâtre des Salins - Scène nationale, Martigues (13).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Dans-Vents-Contraires--un-vent-de-revolte-souffle-sur-une-bibliotheque-assaillie-par-la-censure-politique-l-imagination_a4503.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"L'Origine du Monde" Oh mesdames couvrez cette vulve "con" ne saurait voir…</title>
   <updated>2022-12-07T08:38:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/L-Origine-du-Monde-Oh-mesdames-couvrez-cette-vulve-con-ne-saurait-voir_a3464.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/69440334-48562548.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-12-07T08:00:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"… par de pareils objets les âmes sont blessées, et cela fait venir de coupables pensées", plaçait Molière dans la bouche de son Tartuffe de 1669 à propos d'un innocent sein découvert... L'autrice suédoise Liv Strömquist, dans une BD époustouflante faisant appel à un humour décapant au service d'un contenu rigoureusement documenté, parcourt en 2014 des siècles de représentation des organes génitaux féminins pour en donner à voir les connotations "scandaleuses". En 2022, ces vignettes d'un corps féminin placé sous le joug d'un patriarcat bardé de ses ignorances, les jeunes comédiens et comédiennes - sous l'impulsion de Claire-Aurore Bartolo, elle aussi issue de la promotion 5 de l'éstba du TnBA - s'en saisissent avec ferveur pour présenter, sur un plateau, la vérité de l'histoire du lieu où s'origine l'humanité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69440334-48562548.jpg?v=1670398236" alt=""L'Origine du Monde" Oh mesdames couvrez cette vulve "con" ne saurait voir…" title=""L'Origine du Monde" Oh mesdames couvrez cette vulve "con" ne saurait voir…" />
     </div>
     <div>
      Mais qu'a-t-elle grand Diable de si maléfique en soi cette vulve honnie au point de disparaître encore en 1972 (cf. sonde spatiale Pioneer de la Nasa) de la représentation d'un homme (muni d'un sexe éloquent) et d'une femme (sans rien à montrer) gravés sur une plaque en aluminium à destination des extraterrestres ? Serait-ce parce que des détenteurs d'un savoir officiel (religieux, médecins, philosophes ; par hasard tous de sexe masculin…) l'ont stigmatisé en règle, cet organe féminin externe, en développant à son égard un rejet tel que les rapports entre hommes et femmes en sont profondément contaminés ?       <br />
              <br />
       Et c'est là qu'entrent en jeu les trublions contemporains de cette jeune génération d'artistes n'ayant pas froid aux yeux. S'emparant à bras le corps du sujet maudit, dans un flux ininterrompu de complicités ludiques (d'emblée l'actrice butant savoureusement sur l'interdit du mot sexe) et de danses endiablées, ils redonnent vie à ces risibles imposteurs au service d'eux-mêmes, et du patriarcat auquel ils doivent leur situation de dominant. Parmi eux, le célèbre docteur John Harvey Kellogg (incarné avec son paquet en mains) qui, en plus des cornflakes dont il est l'illustre inventeur, avait pour passe-temps favori l'étude obsessionnelle du sexe féminin à protéger… des femmes elles-mêmes, tentées d'y toucher inopinément.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69440334-48562556.jpg?v=1670398298" alt=""L'Origine du Monde" Oh mesdames couvrez cette vulve "con" ne saurait voir…" title=""L'Origine du Monde" Oh mesdames couvrez cette vulve "con" ne saurait voir…" />
     </div>
     <div>
      L'onanisme féminin étant, selon cet éminent savant, la cause de toutes les déficiences mentales et physiques, il n'eut de cesse de vouloir préserver la gent féminine de son penchant diablement nuisible. Ses efforts aboutirent à la prescription d'un remède d'une efficacité reconnue : une application d'acide phénique pur sur le clitoris… L'homme de science mourut en 1943. Bien lui en a pris. Cela lui a évité d'entendre l'un des slogans des féministes de 2022 contre les violences sexistes : <span style="font-style:italic">&quot;Ne me touche pas ! Je m'en charge…&quot;</span>.       <br />
              <br />
       D'autres tableaux tout aussi haut en couleur s'enchaînent. Ainsi le prêche d'un apôtre de la Sainte Église catholique, apostolique et romaine, le dénommé Saint-Augustin (magnifié par sa cape théologique) qui, après avoir confessé avoir pratiqué le sexe dans sa folle jeunesse, renoue avec la fable du péché originel élisant le sexe féminin comme lieu de la dépravation suprême. Sexe marque du diable affectionnant la succion de l'excroissance clitoridienne dans la satanée liturgie des &quot;in-femmes&quot; tentatrices, à la différence des fidèles avalant elles l'hostie consacrée avec la dévotion requise. Pas étonnant alors que la chasse aux sorcières ait conduit au bûcher nombre de ces impies, dotées d'une &quot;mamelle&quot; entre les cuisses, et ce, dans un but de pure prophylaxie chrétienne. Amen.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69440334-48562618.jpg?v=1670398334" alt=""L'Origine du Monde" Oh mesdames couvrez cette vulve "con" ne saurait voir…" title=""L'Origine du Monde" Oh mesdames couvrez cette vulve "con" ne saurait voir…" />
     </div>
     <div>
      Après le temps des Religions, vient le temps des Lumières. Changement de discours, mais effets similaires. La femme n'est certes plus un épigone de Satan, mais devient éduquée et instruite, un être &quot;idéal&quot; sans désirs sexuels... Et que penser de l'axiome de la binarité des sexes (scène d'anthologie de la fabrique du genre sur des poupées castrées à la chaîne) eu égard au cas de la Reine Christine de Suède, dont le tombeau fut ouvert en 1965 pour statuer sur son intersexuation, sa nature de pseudo-hermaphrodite ? Et du cas de la Princesse Marie Bonaparte, jugée elle frigide par le père de la psychanalyse, Sigmund Freud (cigare à la bouche), sous prétexte qu'elle n'atteignait pas l'orgasme vaginal lors des pénétrations assurées par le prince Georges de Grèce et du Danemark en personne… alors que l'orgasme clitoridien qu'elle se procurait par ses propres moyens lui apportait tout le plaisir souhaité ?       <br />
              <br />
       La scène reconstituant en direct le dialogue entre la susmentionnée Princesse, faussement effarée, et son Georges de Prince, imperturbable, relève d'un humour désopilant, l'un des points d'orgue de cette représentation qui ne manque jamais d'esprit facétieux pour faire rire des postures mâles consternantes. À l'égale de celle mettant en scène le père de l'existentialisme, Jean-Paul Sartre (regard divergent chaussé d'épaisses lunettes et pipe à la bouche), assurant dans &quot;L'être et le néant&quot; la nature &quot;trouée&quot; de la femme qui <span style="font-style:italic">&quot;de par la configuration de son sexe physiologique appelle une chair étrangère, la transformant en plénitude d'être par pénétration et dilution&quot;</span>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69440334-48562620.jpg?v=1670398365" alt=""L'Origine du Monde" Oh mesdames couvrez cette vulve "con" ne saurait voir…" title=""L'Origine du Monde" Oh mesdames couvrez cette vulve "con" ne saurait voir…" />
     </div>
     <div>
      Est-ce à dire que toutes ces perles, enfilées avec l'assurance tranquille d'hommes bénéficiant de l'infaillibilité masculine, représentent l'ensemble des représentations du sexe féminin ? Que nenni, l'exception étant toujours là pour confirmer la règle… Sont projetées sur grand écran les statuettes de déesses grecques et égyptiennes exhibant fièrement leur vulve ou, plus près de nous, à Poitiers, ornant les colonnes médiévales d'un couvent, les sculptures de vulves offertes généreusement au toucher des passant(e)s. Et pour rappeler les mystères d'Éleusis où les femmes réunies dans le temple de Déméter se montraient joyeusement leurs parties intimes en dégustant des gâteaux en forme de vulve, les officiant(e)s distribuent au public, mis en appétit, des &quot;vulvettes&quot; à déguster sur place.       <br />
              <br />
       Alors pourquoi donc la vulve fut-elle ostracisée, pour ne pas dire frappée d'interdit, jusqu'à refuser de la nommer ? Peut-être parce que, située stratégiquement au cœur du plaisir sexuel féminin, elle détrône l'homme de ses pouvoirs fantasmés, magnifiant l'autonomie de la femme jusque dans sa jouissance, et lui rendant ainsi un statut d'égalité qui lui avait été dérobé. Un dernier épisode traitera - sur le même ton allègre - des représentations des menstruations dans l'imaginaire collectif, représentations une fois de plus ancrées &quot;à l'encre rouge&quot;  par les stigmatisations de la culture patriarcale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69440334-48562623.jpg?v=1670398397" alt=""L'Origine du Monde" Oh mesdames couvrez cette vulve "con" ne saurait voir…" title=""L'Origine du Monde" Oh mesdames couvrez cette vulve "con" ne saurait voir…" />
     </div>
     <div>
      Ce qui ressort de cette immersion flamboyante dans le royaume des organes intimes féminins, c'est le plaisir libérateur d'être invité à la décapitation d'incongruités sur un plateau de théâtre en liesse. Être ainsi les témoins privilégiés de scènes dévoilant les mille et une vertus du sexe &quot;difemmmé&quot; a forte valeur pédagogique. Une leçon culte d'éducation sexuelle enjouée à partager joyeusement en famille comme l'on dit des productions grand public.       <br />
              <br />
       <b>Spectacle vu le vendredi 2 décembre 2022 au Studio de création du TnBA à Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'origine du monde"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69440334-48562784.jpg?v=1670399373" alt=""L'Origine du Monde" Oh mesdames couvrez cette vulve "con" ne saurait voir…" title=""L'Origine du Monde" Oh mesdames couvrez cette vulve "con" ne saurait voir…" />
     </div>
     <div>
      Librement inspirée de la bande dessinée éponyme de Liv Strömquist, publié en français chez Rackham éditions.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Claire-Aurore Bartolo/Compagnie Il fait belle.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Rémi Fransot.       <br />
       Avec : Mathéo Chalvignac, Margot Delabouglise, Barthélémy Maymat-Pellicane, Danaé Monnot,  Ariane Pelluet.       <br />
       Lumières : Véronique Galindo.       <br />
       Son : Léon Blomme.       <br />
       Régie générale : Pierre Martigne.       <br />
       Plateau : Margot Vincent.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       Production Théâtre national de Bordeaux Aquitaine.       <br />
       Projet accompagné par l’éstba dans le cadre du dispositif Culture Pro 2022 du ministère de la Culture.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 1er au 10 décembre 2022.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 20 h, samedi à 14 h 30 et 19 h.       <br />
       TnBA, Studio de création, Bordeaux, 05 56 33 36 80.       <br />
       <a class="link" href="https://www.tnba.org/" target="_blank">&gt;&gt; tnba.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/L-Origine-du-Monde-Oh-mesdames-couvrez-cette-vulve-con-ne-saurait-voir_a3464.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Quand un Généralissime rêve de danser le Lac des cygnes</title>
   <updated>2012-01-12T16:04:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Quand-un-Generalissime-reve-de-danser-le-Lac-des-cygnes_a490.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/3654354-5351488.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-01-12T15:00:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Matei Visniec, auteur roumain né en 1956, célébré, eut la chance, alors que sévissait la dictature, de pouvoir s’exiler et de créer en France. Il est devenu expert à déjouer les pièges de la censure. Son œuvre tout en retournement ironique a une manière bien à elle de s’interroger sur la nature du Mal, montrer la liberté de la création, la bêtise redoutable de la censure et, hélas, son effet dévastateur sur le psychisme du créateur. Hautement comique et virtuose, sa matière théâtrale est de cauchemar farcesque, de comédie tragique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3654354-5351488.jpg?v=1326379463" alt="Quand un Généralissime rêve de danser le Lac des cygnes" title="Quand un Généralissime rêve de danser le Lac des cygnes" />
     </div>
     <div>
      C’est pourquoi &quot;Richard trois n’aura pas lieu&quot;, qui décrit les affres de Meyerhold* mettant en scène le &quot;Richard trois&quot; de William Shakespeare dans la Russie de Staline, est un petit chef d’œuvre.       <br />
              <br />
       De la matière russe, le metteur en scène, accompagné de ses comédiens vifs et enthousiastes, retient la joie débridée et exaltée ainsi que la mélancolie contrastée.       <br />
              <br />
       Le spectateur découvre ainsi le pittoresque d’une troupe de comédiens en répétition confrontés à l’académisme du genre romantique érigé en dogme révolutionnaire. Au réalisme grave de l’éducation du prolétariat s’oppose le réalisme complice du rire et du sourire. C’est par sa propagation que le spectateur apprend, comprend combien le genre compassé officiel devient un cauchemar esthétique et social, comment la connaissance des ressorts du pas de l’oie est le privilège du Généralissime et condamne à mort le saltimbanque qui veut jouer (et apporter en toute générosité) de la fluidité à cette biomécanique-là.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3654354-5351526.jpg?v=1326379691" alt="Quand un Généralissime rêve de danser le Lac des cygnes" title="Quand un Généralissime rêve de danser le Lac des cygnes" />
     </div>
     <div>
      À cet égard, le rêve formulé d’un Généralissime dansant le lac des cygnes est un chef d’œuvre digne d’une anthologie.       <br />
              <br />
       &quot;Richard trois n’aura pas lieu&quot; reposant sur une mise en abyme est une leçon de théâtre d’une extrême lucidité où même le rideau de fer du théâtre joue un rôle… Le public applaudit.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*Meyerhold (1874 1940) après avoir rompu avec le théâtre réaliste de Stanislavski fut le chef de file de l’avant-garde russe. Moderne, il s’intéressait aux formes populaires du cirque, du mime et du théâtre asiatique. Il définit dans l’esthétique constructiviste les règles d’une biomécanique propre au théâtre. Il fut condamné par Staline</span>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Richard trois n’aura pas lieu, ou scènes de la vie de Meyerhold"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3654354-5351575.jpg?v=1326380612" alt="Quand un Généralissime rêve de danser le Lac des cygnes" title="Quand un Généralissime rêve de danser le Lac des cygnes" />
     </div>
     <div>
      Texte : Matei Visniec.       <br />
       Mise en scène : David Sztulman.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Diane Dumon.       <br />
       Scénographie : Emmanuel Mazé et Nicolas Hanny.       <br />
       Avec : Ludovic Adamcik, Audrey Beaulieu, Natacha Bordaz, Samuel Bousbib en alternance avec Raphaël Hadida, Liina Brunelle, Angélique Deheunynck, Pierrick Dupy, André-Xavier Fougerat, Nicolas Hanny, Yves Jégo, Eliot Lerner, Pierre Maurice, Laëtitia Méric, Tchavdar Penchev et Patrick Piard.       <br />
       Lumières : Pierre Daubigny.       <br />
       Durée : 1 h 20 sans entracte.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Spectacle du 3 janvier au 12 février 2012.</span>       <br />
       Mardi, jeudi et samedi à 19 h 30, mercredi et vendredi à 20 h 30, dimanche à 15 h 30.       <br />
       Théâtre 13/Jardin, Paris 13e (Métro Glacière), 01 45 88 62 22.       <br />
       &gt;&gt; <a class="link" href="http://theatre13.com/index.php" target="_blank">theatre13.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Quand-un-Generalissime-reve-de-danser-le-Lac-des-cygnes_a490.html" />
  </entry>
</feed>
