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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-17T12:06:14+02:00</updated>
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   <title>Quand une marionnette énamourée impose son intimité, sa puissance et sa pudeur</title>
   <updated>2017-11-13T06:21:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Quand-une-marionnette-enamouree-impose-son-intimite-sa-puissance-et-sa-pudeur_a1974.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/18179381-22440883.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-11-13T06:06:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Comme on le sait, ou ne le sait pas, depuis la découverte sensationnelle de la galette vinyle de Carmen, d'un certain Georges Bizet*, la recherche avance à grand pas en Turakie. Intensive depuis que l'on a déchiffré que l'amour y est enfant de poème.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18179381-22440883.jpg?v=1510549871" alt="Quand une marionnette énamourée impose son intimité, sa puissance et sa pudeur" title="Quand une marionnette énamourée impose son intimité, sa puissance et sa pudeur" />
     </div>
     <div>
      Dans son laboratoire d'éthologie comportementale, Michel Laubu consacre son énergie à la recherche des parades nuptiales en Turakie. Et face à sa marionnette immobile, stoïque, indifférente, il tente des greffes chimériques qui tombent dans le saugrenu ou l'incongru. Il rapproche les objets, recherche l'en-prise mâle et l'en-prise femelle. Des histoires de robinet et de signes avant-coureurs.       <br />
              <br />
       Le comédien est un bonimenteur de génie, volubile, exalté, au sabir, volapük ou pidgin des plus savoureux. Il est omnipotent et visite sans défaillir les mondes du théâtre. Du tragédien de No au répétiteur slave fatigué de ses cantatrices et chanteurs perdus dans leurs vocalises internationales et paresseuses.       <br />
              <br />
       La manipulation du théâtre d'objets se joue du kitsch, du grotesque et de l'insignifiant. Elle est virtuose.       <br />
              <br />
       Et, dans la rencontre du langage et de la chose, c'est toute la représentation qui explose. Tout peut se réduire, s'anéantir dans des jeux des mots <span style="font-style:italic">antimagrittiens</span> et <span style="font-style:italic">alphonsallaisques</span> : &quot;Car ce cygne est un signe&quot;. Comme en un hommage à Francis Blanche et Pierre Dac.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18179381-22440893.jpg?v=1510550091" alt="Quand une marionnette énamourée impose son intimité, sa puissance et sa pudeur" title="Quand une marionnette énamourée impose son intimité, sa puissance et sa pudeur" />
     </div>
     <div>
      Le public s'esclaffe, le spectateur oublie même la présence de la marionnette qui, à jardin, reste de marbre.       <br />
              <br />
       Jusqu'à ce que, dans l'avancée du spectacle, d'objets en objets, de manières de mains en manières de mains surgisse, sans crier gare, venue de nulle part, la Merveille. Comme en un acte de prestidigitation. La marionnette énamourée, prend le pouvoir, impose sa présence, son intimité et son silence, sa puissance et sa pudeur.       <br />
              <br />
       À peine révélée, un voile, et le rideau se baisse sur la découverte amoureuse.       <br />
              <br />
       C'est la fin de la parade. Michel Laubu a trouvé le cœur de cible, le cœur du public. Le spectateur en reste coi.       <br />
              <br />
       *Voir l'épisode précédent : <a class="link" href="http://www.larevueduspectacle.fr/Les-marionnettes-a-Charleville-Mezieres-une-constellation-d-imaginaires-et-de-talents-inattendus_a1925.html" target="_blank">&quot;Une Carmen en Turakie&quot;</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Parades nuptiales en Turakie"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18179381-22440899.jpg?v=1510550131" alt="Quand une marionnette énamourée impose son intimité, sa puissance et sa pudeur" title="Quand une marionnette énamourée impose son intimité, sa puissance et sa pudeur" />
     </div>
     <div>
      Conception et interprétation : Michel Laubu.       <br />
       Mise en scène : Emili Hufnagel.       <br />
       Dramaturgie : Olivia Burton.       <br />
       Régie plateau et lumières : Hélène Kieffer.       <br />
       Musique (enregistrée) : Lamento della Ninfa de Monteverdi.       <br />
       Arrangement, guitares et clarinettes basses : Laurent Vichard.       <br />
       Voix : Jeanne Crousaud.       <br />
       Construction, accessoires et marionnettes : Michel Laubu et Géraldine Bonneton.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
       Turak Théâtre.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 au 26 novembre 2017.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h, dimanche à 17 h.       <br />
       Le Mouffetard - Théâtre des Arts de la Marionnette, Paris 5e, 01 84 79 44 44.       <br />
       <a class="link" href="http://lemouffetard.com/" target="_blank">&gt;&gt; lemouffetard.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Le personnage de Carmen selon Lucie Digout : une parfaite représentation de la pulsion de vie</title>
   <updated>2017-10-19T14:21:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-personnage-de-Carmen-selon-Lucie-Digout-une-parfaite-representation-de-la-pulsion-de-vie_a1947.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/17734139-22137822.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-10-19T14:21:00+02:00</published>
   <author><name>Ludivine Picot</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La pièce débute par la fin : l'enterrement de Carmen. Elle remercie bien tous les invités d'être présents et est heureuse de les voir ainsi réunis. Puis elle se remémore. Elle raconte : sa vie, ses amis, sa famille, ses amours, ses rêves et ses projets. Une belle rétrospective de l'existence d'une personne qui aurait pu répondre aux prénoms Désir ou Liberté. Ce spectacle a fait partie des finalistes du prix du Théâtre 13 de l'année 2017.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17734139-22137822.jpg?v=1508395167" alt="Le personnage de Carmen selon Lucie Digout : une parfaite représentation de la pulsion de vie" title="Le personnage de Carmen selon Lucie Digout : une parfaite représentation de la pulsion de vie" />
     </div>
     <div>
      La simple évocation du prénom Carmen nous transporte immédiatement dans les rues chaudes de Séville. Sont déployés des vêtements séchant sur des cordes étendues d'un bout à l'autre de la scène. Nous sommes en Andalousie, dans le quartier où vivent Carmen et sa mère. Les contours des immeubles se dessinent tels des traits tirés par un crayon invisible. C'est le temps de l'enfance, puis de l'adolescence. Le temps d'une certaine insouciance, mais qui ne recouvre pas tout à fait la souffrance.       <br />
              <br />
       Carmen, c'est tout d'abord cette enfant, qui devient petit à petit une femme tout en restant une enfant ; c'est une femme-enfant. Une enfant qui joue à se promener dans un champ de fleurs en plastique, à aller en Afrique, à faire des spectacles. Avec Matis et Antoine, ses deux compagnons de jeux, elle survole les années, en compagnie d'un père absent, d'une mère désemparée et d'une histoire de famille morcelée.       <br />
              <br />
       Carmen, c'est cette femme, qui s'enfuit lors de son mariage, et qui se met à suivre un inconnu dans la rue, comme ça, pour voir. Puis qui se met à aimer cet inconnu, qui ne l'est plus. Les tissus colorés laissent place à des toiles toutes aussi éclatantes de vie. Cette pièce nous fait réaliser le pouvoir de la magie du théâtre. Sur une scène, seuls quelques éléments sont présentés pour tout raconter. Les comédiens, avec leurs voix et leurs corps, montent tout un décor. L'imaginaire collectif façonne les différents lieux de rencontres. Comme une toile dont chaque spectateur serait un auteur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17734139-22137833.jpg?v=1508395209" alt="Le personnage de Carmen selon Lucie Digout : une parfaite représentation de la pulsion de vie" title="Le personnage de Carmen selon Lucie Digout : une parfaite représentation de la pulsion de vie" />
     </div>
     <div>
      Jade Fortineau est extraordinaire dans son rôle de fausse ingénue. Elle joue avec une vitalité remarquable. Lucie Digout met ici en scène un récit de vie, l'histoire de la vie de Carmen, de son plus jeune âge jusqu'à la fin de celle-ci. Elle nous présente des instants révélateurs de la personne qu'est Carmen. Il n'aurait probablement pas été possible de choisir une meilleure interprète que Jade Fortineau pour le rôle principal. Elle est Carmen.       <br />
              <br />
       Les autres comédiens sont tout aussi bons dans leurs interprétations. Le jeu est naturel, l'intrigue réelle. On a l'impression de se trouver devant un film tellement l'action est bien amenée et fluide. On commence même à ressentir ce petit papillonnement dans le creux du ventre, typique des salles de cinéma. Quand le spectacle se termine, on en veut encore et on applaudit fortement toute l'équipe.       <br />
              <br />
       La pièce est très influencée par &quot;Carmen&quot;, l'opéra de Bizet, ainsi que la comédie musicale &quot;West Side Story&quot;, et la chorégraphie prend parfois le pas sur la scénographie. La danse se fait l'incarnation de l'énergie révoltée d'une enfant. Elle révèle la sensualité et la solitude fatiguée de la femme abandonnée. Elle unit deux corps étrangers qui s'accordent l'un à l'autre dans une même suite de mouvements.       <br />
              <br />
       Carmen, c'est cet amour, qui est enfant de bohème et qui n'a jamais connu de loi. Carmen c'est une ode à la vie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Carmen, une fable contemporaine"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17734139-22137838.jpg?v=1508395246" alt="Le personnage de Carmen selon Lucie Digout : une parfaite représentation de la pulsion de vie" title="Le personnage de Carmen selon Lucie Digout : une parfaite représentation de la pulsion de vie" />
     </div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Lucie Digout.       <br />
       Avec : Lucie Digout, Jade Fortineau, Julie Julien, Maxime Le Gac-Olanié, Charles Van de Vyver et (en alternance) Emmanuel Besnault et Solal Forte.       <br />
       Scénographie : Juliette Minchin.       <br />
       Assistanat : Justine Chasles.       <br />
       Création Lumière : Roman Mesroua et Valentin Sagat.       <br />
       Compagnie L'Éternel Été.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 au 22 octobre 2017.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 19 h 15, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre de Belleville, Paris 11e, 01 48 06 72 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredebelleville.com/index.php" target="_blank">&gt;&gt; theatredebelleville.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>"Carmen"… Fable moderne cyclothymique</title>
   <updated>2017-10-16T09:24:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Carmen-Fable-moderne-cyclothymique_a1942.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/17663296-22096672.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-10-16T09:11:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La création originale de Lucie Digout conte le parcours passablement chaotique d'une jeune femme, dont le talent et les prédispositions auraient pu l'emmener jusqu'en haut de l'affiche. Sauf que la vie, et ses caprices, laisse parfois peu de prise aux hasards heureux.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17663296-22096672.jpg?v=1508138450" alt=""Carmen"… Fable moderne cyclothymique" title=""Carmen"… Fable moderne cyclothymique" />
     </div>
     <div>
      Chacun sait que Carmen est un opéra (1875) de Bizet (1838-1875) et un film (1983) de Carlos Saura avec Antonio Gades (1936-2004), Christina Hoyos et Paco de Lucia (1947-2014). Actuellement, c'est aussi une jolie pièce de Lucie Digout qui raconte les périodes mouvementées d'une jeune femme, de Paris à New York en passant à Mexico.       <br />
              <br />
       La scénographie est simple et efficace, aux couleurs multiples, et laisse découvrir un atelier de peinture, une maison familiale, une salle de mariage, une place ou les lacis d'une ville. Cet entre-deux entre intérieur et extérieur met en lumière cette frontière entre l'intimité et l'extimité du personnage. La pièce déroule une vie entre bonheur et malheur, succès et échec, estime de soi et perte de confiance, pulsions de vie et de mort.       <br />
              <br />
       Mais qui est cette Carmen (Jade Fortineau), pris en étau entre des facilités intellectuelles, artistiques et un univers familial où tensions et amour d'une mère prenante (Julie Julien) se disputent l'intelligence et la maturité d'une fille dont les promesses d'avenir n'ont pour obstacle que son vis-à-vis, avec qui il faut faire avec ? &quot;L'enfer c'est les autres&quot; est un peu le leitmotiv de l'univers du personnage où l'amant, la mère, l'ami peut se changer, au gré des circonstances, en haine, colère et fuite.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17663296-22096678.jpg?v=1508138474" alt=""Carmen"… Fable moderne cyclothymique" title=""Carmen"… Fable moderne cyclothymique" />
     </div>
     <div>
      La pièce est très bien écrite. Le spectacle a d'ailleurs été finaliste du Prix du théâtre 13 - Jeunes metteurs en scène 2017. L'humour est au rendez-vous dans des répliques où la concision et le sens des dialogues sont au cordeau. Lucie Digout possède à l'évidence des qualités dramaturgiques, autant dans l'écriture que dans la mise en scène, dont son âge, telle une Carmen théâtrale, reste une promesse d'avenir.       <br />
              <br />
       Les scènes s'enchaînent comme des tranches de vie. Certaines sont très émouvantes avec une bascule de sentiments et de ruptures de jeu où bas et haut se tiennent la main pour suivre les courants cyclothymiques de l'existence.       <br />
               <br />
       La qualité d'interprétation des comédiens est de bel acabit avec, pour Jade Fortineau (Carmen) et Julie Julien (Maria), une incarnation de caractères où les émotions sont parfois poussées à l'extrême et donnent un cachet qualitatif indéniable. Chaque interprète est dans un pré carré à grande échelle de sentiments où la colère, l'infidélité, le détachement, l'amour, brisé ou farouche et les rencontres, souvent incongrues et originales, donnent aux personnages un aspect décalé. Bref, tout est hors normes. Du théâtre dans son essence même.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Carmen, une fable contemporaine"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17663296-22096688.jpg?v=1508138500" alt=""Carmen"… Fable moderne cyclothymique" title=""Carmen"… Fable moderne cyclothymique" />
     </div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Lucie Digout.       <br />
       Avec : Lucie Digout, Jade Fortineau, Julie Julien, Maxime Le Gac-Olanié, Charles Van de Vyver et (en alternance) Emmanuel Besnault et Solal Forte.       <br />
       Scénographie : Juliette Minchin.       <br />
       Assistanat : Justine Chasles.       <br />
       Création Lumière : Roman Mesroua et Valentin Sagat.       <br />
       Compagnie L'Éternel Été.       <br />
       Durée : 1 h 15.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17663296-22096690.jpg?v=1508138522" alt=""Carmen"… Fable moderne cyclothymique" title=""Carmen"… Fable moderne cyclothymique" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 11 au 22 octobre 2017.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 19 h 15, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre de Belleville, Paris 11e, 01 48 06 72 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredebelleville.com/index.php" target="_blank">&gt;&gt; theatredebelleville.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Carmen-Fable-moderne-cyclothymique_a1942.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Carmen" punie ou l'opéra mal aimé au Festival d'Aix</title>
   <updated>2017-07-09T09:39:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Carmen-punie-ou-l-opera-mal-aime-au-Festival-d-Aix_a1861.html</id>
   <category term="Lyrique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/15520833-20780818.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-07-09T00:23:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le metteur en scène Dmitri Tcherniakov propose une réévaluation radicale de l'un des plus célèbres opéras au monde, "Carmen", à l'invitation de la 69e édition du Festival lyrique d'Aix-en-Provence. Desservie par une vision réductrice et sans souffle, la production est cependant sauvée par une distribution vocale séduisante et une interprétation orchestrale fabuleuse.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15520833-20780818.jpg?v=1499553120" alt=""Carmen" punie ou l'opéra mal aimé au Festival d'Aix" title=""Carmen" punie ou l'opéra mal aimé au Festival d'Aix" />
     </div>
     <div>
      Sur le papier, l'idée semble irrésistible : qui ne voudrait profiter d'une relecture scénique originale (pour en renouveler l'approche) du chef-d'œuvre de Georges Bizet créé en 1875 à l'Opéra Comique ? Ne s'agit-il pas de l'un de ces rares opéras dont chacun peut citer (voire chanter) tel ou tel air devenu un hit : &quot;L'amour est un oiseau rebelle&quot; - autoportrait livré par la gitane à l'acte un – ou l'air de Don José, amoureux qui vole de déconvenue en déconvenue (&quot;La fleur que tu m'avais jetée&quot;) ?       <br />
              <br />
       Très connue, trop connue selon le metteur en scène russe, cette œuvre - qu'il a longtemps refusée de son propre aveu - serait pleine de &quot;curiosités touristiques&quot;, de &quot;poncifs mièvres&quot;, bref &quot;un mythe&quot; qui ne parlerait plus du tout à notre modernité &quot;amère&quot; et sans &quot;aucune innocence&quot;.       <br />
              <br />
       Soit. Quand le spectateur s'installe dans la belle salle à l'acoustique idéale du Grand Théâtre de Provence, c'est avec un préjugé favorable qu'il découvre le décor d'un salon aux fauteuils et au plafonnier sans style déterminé et aux murs revêtus de ce marbre rosé dont on habillait les bâtiments fonctionnels dans les années soixante, avec sorties de secours signalées (on ne sortira pas de cette prison mentale).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15520833-20780846.jpg?v=1499553247" alt=""Carmen" punie ou l'opéra mal aimé au Festival d'Aix" title=""Carmen" punie ou l'opéra mal aimé au Festival d'Aix" />
     </div>
     <div>
      Comme ce spectateur est un amateur éclairé qui ne voudrait pas passer à côté d'une intention scénique peut-être inspirée quoique annoncée difficile, il lit la note d'intention du livret (dont certaines expressions sont citées ci-dessus). Elle est titrée par le metteur en scène russe &quot;Vivre intensément&quot; (p. 15).       <br />
              <br />
       Et c'est là que le bât blesse pendant au moins la première partie du spectacle (comprenant les trois premiers actes), avant l'entracte où le spectateur risque d'éprouver un ennui mortel. Vivre intensément cette œuvre (délectable ailleurs) ne sera guère aisé. La faute à un récit-cadre inventé par Tcherniakov qui imagine qu'un couple recourt à la troupe d'acteurs (ou de patients, on ne saura jamais) d'une clinique censée redonner le goût de vivre et son appétence sexuelle au mari.        <br />
              <br />
       Ainsi, ils sont tous invités à se glisser dans les personnages de l'opéra en costumes de ville sur lequel une étiquette signale leur nom d'emprunt. Recourant aux procédés du vaudeville, les faux Don José ou Morales lisent les didascalies du livret de l'opéra voire leurs paroles. Un peu comme des enfants et leur &quot;on dirait que nous sommes à Séville et…&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15520833-20780863.jpg?v=1499553304" alt=""Carmen" punie ou l'opéra mal aimé au Festival d'Aix" title=""Carmen" punie ou l'opéra mal aimé au Festival d'Aix" />
     </div>
     <div>
      Plus grave. Le directeur de la clinique (rôle d'un acteur) intervient sans arrêt pour dissiper l'illusion théâtrale et interdire tout envol lyrique : pas question avec Tcherniakov de se laisser aller à apprécier le spectacle - puisque le génie de Bizet déborde en permanence la vision peine-à-jouir du metteur en scène. Et ce n'est pas une grotesque intervention d'un (faux) GIGN sur scène (sans aucune justification dans l'histoire réécrite) qui effacera cette impression pénible d'une production laborieuse, conçue contre l'opéra plutôt que pour lui.       <br />
              <br />
       Ce retour constant à la réalité prosaïque a également des conséquences regrettables sur les chanteurs, réduits à ne pas épouser la cause de leurs personnages avant le dernier acte (le plus intéressant dans ce naufrage). Demeure l'impression que le ténor Michael Fabiano chante trop fort dès qu'il devient Don José, comme s'il lui fallait rattraper le temps perdu (sans parler de sa diction assez problématique).        <br />
              <br />
       La superbe Stéphanie d'Oustrac, qui a les qualités idoines pour donner une Carmen d'anthologie avec son mezzo moiré et brillant et sa personnalité fantasque, ne peut défendre de manière continue un personnage qu'on lui propose de quitter sans cesse. La proposition de Tcherniakov se résume vite à un enjeu d'occupation du plateau : qui veut rester à tout prix (Don José), qui veut déserter mais en est empêchée (Carmen), qui peut y faire effraction (tout le monde).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15520833-20782926.jpg?v=1499585360" alt=""Carmen" punie ou l'opéra mal aimé au Festival d'Aix" title=""Carmen" punie ou l'opéra mal aimé au Festival d'Aix" />
     </div>
     <div>
      Comme la fille qui se mue épisodiquement en Carmen, on ressent une impression d'étouffement dans un espace restreint ; sensation qui s'impose irrémédiablement - mais sans la cruauté effective voulue. C'est pour cela que le metteur en scène russe passe à côté de sa volonté de relecture vertigineuse de l'opéra. Le récit promet une explication finale pleine de menaces apparemment effrayantes (mais tues) aux événements, et celle-ci ne survient jamais. Ce n'était qu'un &quot;jeu&quot; : tout ça pour ça ?       <br />
              <br />
       Heureusement les seconds rôles (moins affectés par la durée dramaturgique) sont souvent excellents (Gabrielle Philiponet/Frasquita, Virginie Verrez/Mercedes, Christian Helmer/Zuniga) comme le chœur Aedes, vraiment délectable. Le travail effectué avec Mathieu Romano est décidément remarquable. L'autre grand bonheur de la soirée, c'est l'Orchestre de Paris. En petite formation (telle qu'à la création en 1875), les solistes et les pupitres excellent sous la direction passionnante de Pablo Heras-Casado, brodant une soierie raffinée et riche, neuve à l'oreille pour cette partition. C'est de la fosse que viendront les rares frissons chichement consentis par ce spectacle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15520833-20782938.jpg?v=1499585396" alt=""Carmen" punie ou l'opéra mal aimé au Festival d'Aix" title=""Carmen" punie ou l'opéra mal aimé au Festival d'Aix" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 4 juillet au 20 juillet 2017.</span>       <br />
       Grand Théâtre de Provence.       <br />
       380, avenue Max-Juvénal Aix-en-Provence.       <br />
       Tél. : 08 20 922 923.       <br />
       <a class="link" href="http://festival-aix.com/fr" target="_blank">&gt;&gt; festival-aix.com</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Carmen&quot; (1875).</b>       <br />
       Opéra-comique en 4 actes et en langue française.       <br />
       Musique de G. Bizet.       <br />
       Livret de H. Meilhac et L. Halévy.       <br />
       Dialogues parlés réécrits par D. Tcherniakov.       <br />
       Durée : 3 h avec un entracte.       <br />
              <br />
       Pablo Heras-Casado, direction musicale.       <br />
       Dmitri Tcherniakov, mise en scène, décors et costumes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15520833-20782966.jpg?v=1499585701" alt=""Carmen" punie ou l'opéra mal aimé au Festival d'Aix" title=""Carmen" punie ou l'opéra mal aimé au Festival d'Aix" />
     </div>
     <div>
      Gleb Filshtinsky, lumières.       <br />
       Stéphanie d'Oustrac, Carmen.       <br />
       Michael Fabiano, Don José.       <br />
       Elsa Dreisig, Micaëla.       <br />
       Michael Todd Simpson, Escamillo.       <br />
       Gabrielle Philiponet, Frasquita.       <br />
       Virginie Verrez, Mercédès.       <br />
       Christian Helmer, Zuniga.       <br />
       Pierre Doyen, Moralès.        <br />
       Guillaume Andrieux, Le Dancaïre.       <br />
       Mathias Vidal, Le Remendado.       <br />
       Chœur Aedes.       <br />
       Mathieu Romano, Chef de chœur.       <br />
       Maîtrise des Bouches-du-Rhône.       <br />
       Samuel Coquard, Chef de chœur.       <br />
       Orchestre de Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Carmen-punie-ou-l-opera-mal-aime-au-Festival-d-Aix_a1861.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Une "Carmen" sombre et sexy à Bastille</title>
   <updated>2017-03-16T15:52:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Une-Carmen-sombre-et-sexy-a-Bastille_a1766.html</id>
   <category term="Lyrique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/11396322-19010685.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-03-16T15:05:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Du 10 mars au 14 avril, puis en juin et juillet, l'Opéra de Paris met à l'affiche la "Carmen" fêtée et décriée de Calixto Bieito, une production qui a fait le tour du monde en vingt ans. Si plusieurs chanteurs se partageront les rôles célébrissimes de Bizet, le mois de mars est réservé au premier Don José de notre ténor national Roberto Alagna à Paris, et aux débuts de l'impressionnante mezzo Clémentine Margaine dans la noble maison. Un couple explosif et fascinant pour une relecture tranchante d'un des opéras les plus joués au monde.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11396322-19010685.jpg?v=1489674484" alt="Une "Carmen" sombre et sexy à Bastille" title="Une "Carmen" sombre et sexy à Bastille" />
     </div>
     <div>
      &quot;Carmen&quot; est donné pour la première fois en 1875. Trois mois après sa création à l'Opéra Comique, Georges Bizet meurt à trente-sept ans. Il ne saura jamais que les personnages de son drame entrent dans la légende et qu'ils ne quitteront plus la scène - et que tous les airs, du premier chœur &quot;Sur la place&quot; au dernier lamento du brigadier Don José sur le cadavre de la belle gitane (&quot;Ah Carmen ! Ma Carmen adorée…&quot;), figureront parmi les plus populaires de l'histoire de l'opéra. Le plaisir d'entendre encore et toujours cette envoûtante partition ne se dément pas, comme celui que nous prenons à revivre les étapes de ce chemin de croix de la passion - tragique, forcément tragique.       <br />
              <br />
       C'est que l'invention y est géniale : Bizet sait parfaitement rehausser les airs hispanisants au parfum d'ailleurs avec des harmonies savantes. Il montre brillamment, en pleine maturité de son art, que l'invention mélodique et la richesse de l'orchestration rehaussent un drame à l'efficacité redoutable : du prélude déjà parcouru de thèmes antagonistes, menaçants ou joyeux, au déroulement implacable d'un courant passionnel qui traverse quatre actes, déroulant ses morceaux de bravoure et ses délicates stations - à la fois ancrés (pour ne pas dire datés) dans leur époque (&quot;Parle-moi de ma mère…&quot;) et universels, approfondis dans un parfait mélange de styles et de registres.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11396322-19010861.jpg?v=1489674737" alt="Une "Carmen" sombre et sexy à Bastille" title="Une "Carmen" sombre et sexy à Bastille" />
     </div>
     <div>
      Que se passe-t-il, de surcroît, quand un metteur en scène espagnol se saisit de cette œuvre avec l'intention avérée d'en expurger tout folklore pour la dénuder jusqu'à l'os, bref la libérer de tous les clichés qui l'encombrent ? Il nous livre une proposition passionnante en choisissant d'en montrer la contemporanéité. Exit les danses pittoresques, les éventails et autres castagnettes (qu'on entendra depuis la fosse). Le livret est par ailleurs coupé de trois airs sans grand intérêt, qui ralentissent l'action.        <br />
              <br />
       Dans une Espagne que Calixto Bieito ramène à ses démons et à ses totems (taureaux géants ponctuant les bords des routes, arènes désertées et tauromachie provinciale, gitans devenus des marginaux cantonnés dans des parkings, soldats peut-être échappés du franquisme), machisme et pulsions de mort ont la part belle - comme le désir de mort qui hante toute passion. Une mise en scène de ténèbres (avec le beau travail de A. Rodriguez Vega) qui jette une lumière crue sur les personnages, écartelés entre leurs élans sexuels irrépressibles, leur culpabilité et leur désir d'affranchissement.       <br />
              <br />
       En cette première s'ajoute une autre tension : Roberto Alagna fait annoncer qu'il est souffrant mais chantera quand même. Son impossibilité à monter dans les aigus (et singulièrement jusqu'au si bémol dans l'air fameux &quot;La fleur que tu m'avais jetée&quot;), son évidente souffrance et sa vaillance vont pourtant servir le personnage : il est un Don José jusqu'au-boutiste, il brûle sur scène. Et il frôle l'accident dans un saut (pourtant prévu, mais plein de fougue) depuis le capot d'une des voitures. Le ténor donne tout - mais serait-il une star sans cette générosité ? La soirée donne l'impression rare que l'expérience intime du chanteur rejoint la fragilité de son rôle. Héroïque et déchirant, il nous bouleverse de bout en bout.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11396322-19010934.jpg?v=1489674768" alt="Une "Carmen" sombre et sexy à Bastille" title="Une "Carmen" sombre et sexy à Bastille" />
     </div>
     <div>
      La Carmen ténébreuse et inflammable de Clémentine Margaine n'impressionne pas moins. Voix somptueuse, présence scénique sauvage, la mezzo ne donne ni dans la joliesse, ni dans la coquinerie. Sa Carmen est un animal dangereux, poussé dans ses derniers retranchements. Trash et irrésistible, pas effrontée mais frontale. Alexandra Kurzak est, quant à elle, une superbe Micaela : son grand air (&quot;Je dis que rien ne m'épouvante&quot;) tout en émotion témoigne d'une fraîcheur et d'une passion qu'autorise un soprano agile. Tous les autres rôles sont à l'avenant, joyaux d'une équipe majoritairement française. Citons aussi Vannina Santoni (Frasquita) et Antoinette Dennefeld (Mercédès), charmeuses en diable.       <br />
              <br />
       Le chef Bertrand de Billy, qui a remplacé au pied levé Lionel Bringuier quelques jours avant la première, dirige avec une autorité complice un orchestre qui le suivrait où qu'il veuille se risquer. Mais il refuse les effets faciles et tonitruants en cohésion avec la mise en scène, en déployant un tissu aux couleurs raffinées, sachant faire briller les pupitres, singulièrement les cordes, les bois et les cuivres. C'est debout que l'orchestre tout entier le remerciera par des applaudissements mérités.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11396322-19011128.jpg?v=1489675312" alt="Une "Carmen" sombre et sexy à Bastille" title="Une "Carmen" sombre et sexy à Bastille" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">25 représentations du 10 mars au 16 juillet 2017.</span>       <br />
       <b>Distributions et dates à voir sur le site de l'Opéra de Paris.</b>       <br />
       <a class="link" href="http://www.operadeparis.fr" target="_blank">&gt;&gt; operadeparis.fr</a>       <br />
              <br />
       Diffusion en léger différé le 16 juillet 2017 sur Culturebox et France 3.       <br />
       Radiodiffusion en direct le 16 juillet 2017 sur Radio Classique.       <br />
              <br />
       Opéra national de Paris.       <br />
       Place de la Bastille, Paris 12e.       <br />
       Tél. : 08 92 89 90 90.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Carmen&quot; (1875).</b>       <br />
       Opéra en quatre actes.       <br />
       Musique de Georges Bizet (1838-1875).       <br />
       Livret de Henri Meilhac et Ludovic Halévy d'après P. Mérimée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11396322-19011141.jpg?v=1489675367" alt="Une "Carmen" sombre et sexy à Bastille" title="Une "Carmen" sombre et sexy à Bastille" />
     </div>
     <div>
      En français surtitré en français et anglais.       <br />
       Durée : 3 h 20 avec un entracte.       <br />
              <br />
       Bertrand de Billy, direction.        <br />
       Calixto Bieito, mise en scène.       <br />
       Alfons Flores, décors.       <br />
       Mercè Paloma, costumes.       <br />
       Alberto Rodriguez Vega, lumières.       <br />
              <br />
       Clémentine Margaine, Carmen.       <br />
       Roberto Alagna, Don José.       <br />
       Alexandra Kurzak, Micaela.       <br />
       Roberto Tagliavini, Escamillo.       <br />
       Vannina Santoni, Frasquita.       <br />
       Antoinette Dennefeld, Mercédès.       <br />
       Boris Grappe, Le Dancaïre.       <br />
       François Rougier, Le Remendado.       <br />
       François Lis, Zuniga.       <br />
       Jean-Luc Ballestra, Moralès.       <br />
       Alain Azérot, Lillas Pastia.       <br />
              <br />
       Orchestre et Chœurs de l'Opéra de Paris.       <br />
       Maîtrise des Hauts-de-Seine.       <br />
       Chœur d'enfants de l'Opéra de Paris.       <br />
       José Luis Basso, chef des chœurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Une-Carmen-sombre-et-sexy-a-Bastille_a1766.html" />
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