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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-12T15:01:13+01:00</updated>
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   <title>"L'Art d'avoir toujours raison" Et si le théâtre avait la possibilité de changer la réalité ou, du moins, de l'influencer</title>
   <updated>2026-02-16T10:20:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/L-Art-d-avoir-toujours-raison-Et-si-le-theatre-avait-la-possibilite-de-changer-la-realite-ou-du-moins-de-l-influencer_a4480.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2026-02-16T10:20:00+01:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Deux scientifiques issus de la G.I.R.A.F.E, Groupe Interdisciplinaire de Recherche pour l'Accession aux Fonctions Electorales, ou encore Groupe International de Recherche pour Automatiquement Fédérer les Electeurs, prétendent avoir trouvé une méthode, qui, si elle est suivie à la lettre, permet d'emporter n'importe quelle élection.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94378510-65800922.jpg?v=1746544421" alt=""L'Art d'avoir toujours raison" Et si le théâtre avait la possibilité de changer la réalité ou, du moins, de l'influencer" title=""L'Art d'avoir toujours raison" Et si le théâtre avait la possibilité de changer la réalité ou, du moins, de l'influencer" />
     </div>
     <div>
      S'encombrant assez peu d'éthique, tous deux transmettent à un parterre de futurs(es) candidats(es) (le public) tous les outils nécessaires pour réussir une campagne. En prenant exemple sur les grandes personnalités politiques de notre époque, ils répondent aux questions que tout candidat doit se poser s'il espère l'emporter.       <br />
              <br />
       Il ne faut pas nous étonner de la programmation déjà pléthorique de ce spectacle, ni de celle à venir, car le contenu en vaut vraiment la peine, profond, intelligent et interprété avec brio. Mais quelle est la raison profonde de cet engouement ? Quels sont les ingrédients savamment dosés qui font de cette comédie un véritable succès ?       <br />
              <br />
       Et si, à bien y regarder, il s'agissait là d'une explication &quot;purement&quot; didactique et largement pédagogique ? Certes, cela ne surgit pas immédiatement au début du spectacle, ni même plus tard d'ailleurs, car l'écriture et la dramaturgie de Sébastien Valignat et Logan de Carvalho sont, ô combien, fines et subtiles : le public – officieusement de futurs candidats à des élections politiques –, assiste à une vraie-fausse conférence savamment menée par Sébastien Valignat, lui-même, dans le rôle de Bruno Fitou, et Adeline Benamara dans celui de Jane Corrida, linguiste, sémiologue, chercheuse aux Universités de Yale, Cambridge et… Limoges.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94378510-65800923.jpg?v=1746544454" alt=""L'Art d'avoir toujours raison" Et si le théâtre avait la possibilité de changer la réalité ou, du moins, de l'influencer" title=""L'Art d'avoir toujours raison" Et si le théâtre avait la possibilité de changer la réalité ou, du moins, de l'influencer" />
     </div>
     <div>
      D'emblée, le ton est donné. L'humour décalé sera de mise, mais le propos extrêmement profond et sérieux. <span style="font-style:italic">&quot;Le rire me semble un outil nécessaire et efficace dans la vulgarisation&quot;</span>, précise le comédien-dramaturge.       <br />
              <br />
       &quot;Comment accéder au pouvoir dans un État démocratique&quot; ? Tel est le premier débat qui sera soulevé par les deux conférenciers qui s'emparent par ce biais, grâce à une rhétorique bien huilée, de questionnements profonds largement inspirés du célèbre traité de Schopenhauer, &quot;L'Art d'avoir toujours raison&quot;, mais aussi du &quot;Petit cours d'autodéfense intellectuelle&quot; de Normand Baillargeon, &quot;Le Pouvoir rhétorique&quot; de Clément Viktorovitch, ou encore de &quot;60 stratagèmes pour clouer le bec à votre interlocuteur&quot; de Nicolas Tenaillon.       <br />
              <br />
       La démarche de Sébastien Valignat, à la tête de la Compagnie Cassandre depuis 2010, est de mettre l'accent dans ses spectacles sur un questionnement, un étonnement, une inquiétude, et de concevoir des &quot;comédies documentées&quot;, démarche pour le moins singulière en lisière des écritures du réel et immersion dans la lecture de matériaux scientifiques. Il travaille avec des autrices et des auteurs que la question intéresse et, ensemble, ils construisent une pièce qui donne une dimension dramatique à la question.       <br />
              <br />
       L'idée est fort ingénieuse. Il ne pouvait en être autrement le concernant, lui qui a suivi un cursus scientifique et qui a été admis au Capes de Maths… Mais à l'enseignement, il a préféré le théâtre… Bien lui en a pris, car cette dernière pièce est un bijou créatif hors pair. Derrière cette vraie-fausse conférence centrée, cette fois-ci, sur le monde de la politique, se cachent bien subtilement les notions de rhétorique et d'éloquence !       <br />
              <br />
       La politique n'est-elle pas la sphère par excellence du Verbe, du discours et de l'acte de parole le plus ostentatoire et le plus médiatisé ? Cette dimension accordée à l'acte de parole n'est pas pour nous déplaire, car, dans notre monde qui vacille à de nombreux égards, il serait urgent que le Verbe et le Discours soient reconsidérés à leur juste place, eux qui ne sont plus guère enseignés sur les bancs de l'école. Ou si peu !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94378510-65800924.jpg?v=1746544478" alt=""L'Art d'avoir toujours raison" Et si le théâtre avait la possibilité de changer la réalité ou, du moins, de l'influencer" title=""L'Art d'avoir toujours raison" Et si le théâtre avait la possibilité de changer la réalité ou, du moins, de l'influencer" />
     </div>
     <div>
      Le pari était osé. Bruno Fitou et Jane Corrida vont-ils réussir leur pari auprès des futurs candidats ? Sébastien Valignat, Logan de Carvalho et Adeline Benamara vont-ils parvenir à convaincre les spectateurs du pouvoir bien souvent délétère et manipulateur de l'acte de parole ?       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Le point de départ de cette nouvelle création, c'est une inquiétude liée à ce qui me semble être une défiance grandissante vis-à-vis de tout discours, du discours politique notamment. Le CEVIPOP parle de &quot;décennie noire&quot; à ce titre, mais ce n'est pas le seul concerné malheureusement. Le discours scientifique aussi, qui a fait l'objet de totales désinformations au moment de la covid. Notre rapport à la vérité n'a pas fini d'être altéré&quot;</span>, commente l'auteur.       <br />
              <br />
       Le résultat autour de cette réflexion ô combien essentielle de nos jours est très probant. La complicité entre Sébastien Valignat et Adeline Benamara est visible et fructueuse, eux dont le métier est en partie l'acte de parole et, de préférence, la maîtrise de cette dernière. La présence d'écrans éloquents vient appuyer leurs propos de façon très convaincante. Adeline Benamara est virevoltante de justesse dans son rôle de conférencière surdiplômée &quot;triangulant&quot; et se glosant de mots, de mots, encore de mots…       <br />
              <br />
       Maîtriser son sujet, Sébastien Valignat et Logan de Carvalho l'ont fait brillamment et, si à la sortie du spectacle, vous retenez qu'il est vital que vous sachiez garder un esprit critique, en éveil XXL, sur le monstre médiatique des réseaux sociaux et appréhendiez aussi les méandres de la langue de bois, votre journée devrait être lumineuse et largement ensoleillée. <span style="font-style:italic">&quot;Il faut refuser d'accorder la moindre virgule, le moindre mot à cette entreprise d'exténuation du langage et d'atténuation des cœurs&quot;,</span> souligne le dramaturge.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Art d'avoir toujours raison"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94378510-65800925.jpg?v=1746544501" alt=""L'Art d'avoir toujours raison" Et si le théâtre avait la possibilité de changer la réalité ou, du moins, de l'influencer" title=""L'Art d'avoir toujours raison" Et si le théâtre avait la possibilité de changer la réalité ou, du moins, de l'influencer" />
     </div>
     <div>
      Texte : Logan de Carvalho et Sébastien Valignat.       <br />
       Mise en scène : Sébastien Valignat.       <br />
       Direction d'acteurs : Guillaume Motte.       <br />
       Avec : Maïa Le Fourn et David Guez.       <br />
       Son : Benjamin Furbacco.       <br />
       Vidéo : Benjamin Furbacco et Clément Fessy.       <br />
       Lumières et scénographie : Dominique Ryo.       <br />
       Costumes : Bertrand Nodet.       <br />
       Production : Ki M'aime Me Suive  et la Compagnie Cassandre.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 janvier au 30 mai 2026.</span>       <br />
       Jeudi, vendredi à 21 h et samedi à 18 h 30.       <br />
       Mardi à 19 h à partir du 24 mars. Relâche : 20 février et 12 mai 2026.       <br />
       Théâtre Tristan Bernard, 64, rue du Rocher, Paris 8ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 45 22 08 40.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0003/fChoixSeanceWidget.aspx?idstructure=0003&EventId=130" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatretristanbernard.fr/" target="_blank">>> theatretristanbernard.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>•Off 2025• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme</title>
   <updated>2025-06-12T09:58:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Des-chevres-en-Correze-Un-seul-en-scene-belge-epoustouflant-entre-desespoir-et-optimisme_a4252.html</id>
   <category term="Avignon 2025" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89230434-63126672.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-06-12T09:26:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Charles, confiné volontaire depuis bien avant la pandémie, profite de l'incursion du public dans sa grotte pour s'improviser conteur. Il commence alors à retracer son tumultueux parcours de vie qui l'a poussé à fuir les autres et à se fuir lui-même, dans une vaine tentative pour échapper à la violence de la société.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89230434-63126670.jpg?v=1689090208" alt="•Off 2025• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme" title="•Off 2025• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme" />
     </div>
     <div>
      Mais entre désespoirs et lueurs d'optimisme, c'est surtout l'espèce humaine que l'ermite tente de dépeindre : celle qui est cruelle, celle qui est perdue, celle qui est belle, celle qui pourrait se retrouver. Celle qui serait peut-être bien de laisser derrière la frénésie du monde pour aller élever des chèvres en Corrèze.       <br />
              <br />
       Dimitri Lepage est un auteur et comédien de 29 ans originaire de la province de Liège et est issu de la troisième promotion du Cours Florent Bruxelles. Très intéressé par le monde de l'image, du cinéma et par le travail de la voix, il joue dans de nombreux courts-métrages et aussi dans une série, &quot;Moloch&quot; (2020), diffusée sur Arte.       <br />
              <br />
       Mais c'est surtout sa passion pour l'écriture qui lui réclame beaucoup d'énergie et à laquelle il consacre beaucoup de son temps en tant que comédien, mais surtout auteur, scénariste, relecteur, conseil et aide à la dramaturgie. En 2021, il fonde avec deux autres auteurs et comédiens l'Asbl &quot;Les Chevals de Troie&quot;. C'est en 2022 que son premier spectacle, à la fois en tant qu'auteur et comédien seul en scène, voit le jour : &quot;Des Chèvres en Corrèze&quot;.       <br />
              <br />
       Et en Corrèze, nous y sommes dans ce spectacle ! Projetés dès les premiers instants dans une grotte verdoyante, c'est une immense confession intimiste qui nous est ensuite livrée. Certes, pas de divan ni de cabinet de psy mais, sur le plateau, un fauteuil d'époque sur lequel de la mousse a poussé, symbole d'une civilisation déplacée ou totalement obsolète. Quelques bûches et troncs d'arbres aussi et de nombreux cadavres de bouteilles d'alcool… Ça fait désordre dans cette nature, non ? Mais où sont les chèvres ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89230434-63126671.jpg?v=1689090267" alt="•Off 2025• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme" title="•Off 2025• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme" />
     </div>
     <div>
      Puis une voix surgit dont on ne sait où, grave et posée, qui emporte très vite le public, jusqu'au moment où le comédien apparaît, l'embarquant comme par magie dans un bien joli flot d'images fortes et évocatrices : <span style="font-style:italic">&quot;Puisque nous sommes tous ensemble, puisque vous êtes avec moi, je vais vous raconter une histoire. Mais pour ça, on doit essayer de se faire confiance. On va se promettre que personne ne va casser la gueule à personne ni dire des conneries (…) . Comme ça, si tout le monde promet, on pourra se sentir un peu plus en sécurité ! L'impression d'être en sécurité. Mais on se fiche de savoir si c'est vrai ou pas, on se fiche du fait qu'une promesse n'engage jamais personne réellement. De toute manière, il paraît qu'aujourd'hui, c'est aussi important que la vérité. L'impression que les gens ont !&quot;</span> (extrait de la pièce).       <br />
              <br />
       Au fil des mots et du jeu magistralement maîtrisés par le comédien, les chèvres n'apparaissent pourtant toujours pas, mais c'est une brebis égarée que nous découvrons qui témoigne de son grand désarroi généré par un monde qui va mal : crises financières, attentats, confinements, pandémies, inondations, incendies, guerres. Sans compter la culture qui ne va pas bien mieux. <span style="font-style:italic">&quot;Même si tu choisis de manger bio, les nappes phréatiques sont, de toute façon, saturées de glyphosate&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Dimitri Lepage interprète à merveille cet homme en souffrance qui fait entrer à grandes enjambées le spectateur dans son univers intérieur et, comme une sorte de miroir, nous retrouvons dans sa logorrhée virevoltante, non dénuée d'un certain humour, un peu de nous-mêmes à plusieurs reprises. Dans sa grotte, il hurle à pleins poumons et à pleine gorge ce que beaucoup d'entre nous ressentent, mais c'est pourtant à un moment de grande poésie théâtrale que nous assistons !       <br />
              <br />
       C'est sans doute là l'immense magie du théâtre et de ses pouvoirs, surtout quand ce dernier est éprouvé et transmis avec autant de force émotionnelle. Charles s'essouffle face aux dégâts de la société et reste finalement ce petit garçon solitaire qui soulève une grosse pierre sous laquelle il découvre des tas d'insectes grouillants qui le répugnent. Le petit garçon est devenu un homme, mais il est resté fragile, très fragile.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89230434-63126672.jpg?v=1720340343" alt="•Off 2025• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme" title="•Off 2025• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme" />
     </div>
     <div>
      Le conte triste et hautement philosophique que Charles (Dimitri) nous raconte ici, c'est le nôtre, empreint d'une grande humanité et d'un humanisme à la fois inquiétant et optimiste. Paradoxe s'il en est, mais n'est-ce pas là le propre de l'Homme ! Coincé dans des crises d'angoisse qui passent aux yeux des autres pour de la paresse, Charles est la désespérance incarnée et, semblable à un Rabelais, il nous livre sa vision bien sombre de l'humanité et indirectement de la modernité qui n'a pas tenu ses promesses en tant qu'émancipation sociale. Certes, il y a eu les progrès infinis de la science et de la technique.       <br />
              <br />
       Mais l'homme ? Charles, encore une fois, est celui qui hurle qu'il serait bon de restaurer l'Homme dans sa dignité, de repenser l'action et surtout ses représentations intrinsèques et de respecter un tant soit peu les aspirations spirituelles de chacun et chacune.       <br />
              <br />
       Ici, à Avignon, Dimitri Lepage est à sa manière le &quot;Alain Bauer&quot; belge, mais lui, il écrit librement et magnifiquement sur des choses sérieuses et transmet avec brio, tel un conteur des temps modernes, les tourments d'un monde qui vacille.       <br />
              <br />
       C'est un conteur un peu griot, un peu aède qui, de toute évidence,  n'a pas traversé qu'un long fleuve tranquille malgré son jeune âge. Tant mieux, pourrait-on dire, parce qu'il a puisé dans ce dernier la substantifique moelle pour un très très grand moment de théâtre.       <br />
              <br />
       Puisse ce comédien hors pair trouver sous le soleil accablant d'Avignon quelques lueurs d'espoir et admettre quand même que l'humanisme est bien au-delà de toutes les autres valeurs. Dans sa grotte, il cherche désespérément le dernier endroit où ce dernier est encore vivant et derrière une vision bien pessimiste en chante pourtant le los.       <br />
              <br />
       Foi en l'humanisme ! Foi dans le théâtre et ses pouvoirs démesurés ! Il y a tout ça dans ce spectacle remarquable à plusieurs niveaux. Devant l'Episcène où il se produit tous les jours, &quot;Dimitri Charles&quot; (ou peut-être Charles Dimitri), mais, après tout, on s'en fiche, nous confie que son texte est deux fois plus long, mais que pour le plus grand festival de théâtre du monde, il a fallu faire des choix…       <br />
              <br />
       Certes, choisir, c'est renoncer ! Nous aurions pourtant tellement aimé en entendre davantage et nous glisser encore un peu plus longtemps dans sa grotte et y rester longtemps, longtemps…       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Des chèvres en Corrèze"</b></div>
     <div>
      Seul en scène entre conte et théâtre.       <br />
       Texte : Dimitri Lepage.       <br />
       Mise en scène : Jérôme Jacob-Paquay.       <br />
       Avec : Dimitri Lepage.       <br />
       Décor et costumes : Anne-Frédérique Bailly       <br />
       Par la Compagnie Les Chevals de Troie.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Lundi 14 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 11 h 15.       <br />
       Théâtre Episcène, 5, rue Ninon Vallin, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 01 90 54.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('info@episcene.be')" >info@episcene.be</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.episcene.be/" target="_blank">>> episcene.be</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>•Off 2025• "L'Art d'avoir toujours raison" Et si le théâtre avait la possibilité de changer la réalité ou, du moins, de l'influencer</title>
   <updated>2025-05-06T17:31:00+02:00</updated>
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   <category term="Avignon 2025" />
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   <published>2025-05-06T17:11:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Deux scientifiques issus de la G.I.R.A.F.E, Groupe Interdisciplinaire de Recherche pour l'Accession aux Fonctions Electorales, ou encore Groupe International de Recherche pour Automatiquement Fédérer les Electeurs, prétendent avoir trouvé une méthode, qui, si elle est suivie à la lettre, permet d'emporter n'importe quelle élection.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88378474-62606577.jpg?v=1746544421" alt="•Off 2025• "L'Art d'avoir toujours raison" Et si le théâtre avait la possibilité de changer la réalité ou, du moins, de l'influencer" title="•Off 2025• "L'Art d'avoir toujours raison" Et si le théâtre avait la possibilité de changer la réalité ou, du moins, de l'influencer" />
     </div>
     <div>
      S'encombrant assez peu d'éthique, tous deux transmettent à un parterre de futurs(es) candidats(es) (le public) tous les outils nécessaires pour réussir une campagne. En prenant exemple sur les grandes personnalités politiques de notre époque, ils répondent aux questions que tout candidat doit se poser s'il espère l'emporter.       <br />
              <br />
       Il ne faut pas nous étonner de la programmation déjà pléthorique de ce spectacle, ni de celle à venir, car le contenu en vaut vraiment la peine, profond, intelligent et interprété avec brio. Mais quelle est la raison profonde de cet engouement ? Quels sont les ingrédients savamment dosés qui font de cette comédie un véritable succès ?       <br />
              <br />
       Et si, à bien y regarder, il s'agissait là d'une explication &quot;purement&quot; didactique et largement pédagogique ? Certes, cela ne surgit pas immédiatement au début du spectacle, ni même plus tard d'ailleurs, car l'écriture et la dramaturgie de Sébastien Valignat et Logan de Carvalho sont, ô combien, fines et subtiles : le public – officieusement de futurs candidats à des élections politiques –, assiste à une vraie-fausse conférence savamment menée par Sébastien Valignat, lui-même, dans le rôle de Bruno Fitou, et Adeline Benamara dans celui de Jane Corrida, linguiste, sémiologue, chercheuse aux Universités de Yale, Cambridge et… Limoges.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88378474-62606578.jpg?v=1746544454" alt="•Off 2025• "L'Art d'avoir toujours raison" Et si le théâtre avait la possibilité de changer la réalité ou, du moins, de l'influencer" title="•Off 2025• "L'Art d'avoir toujours raison" Et si le théâtre avait la possibilité de changer la réalité ou, du moins, de l'influencer" />
     </div>
     <div>
      D'emblée, le ton est donné. L'humour décalé sera de mise, mais le propos extrêmement profond et sérieux. <span style="font-style:italic">&quot;Le rire me semble un outil nécessaire et efficace dans la vulgarisation&quot;</span>, précise le comédien-dramaturge.       <br />
              <br />
       &quot;Comment accéder au pouvoir dans un État démocratique&quot; ? Tel est le premier débat qui sera soulevé par les deux conférenciers qui s'emparent par ce biais, grâce à une rhétorique bien huilée, de questionnements profonds largement inspirés du célèbre traité de Schopenhauer, &quot;L'Art d'avoir toujours raison&quot;, mais aussi du &quot;Petit cours d'autodéfense intellectuelle&quot; de Normand Baillargeon, &quot;Le Pouvoir rhétorique&quot; de Clément Viktorovitch, ou encore de &quot;60 stratagèmes pour clouer le bec à votre interlocuteur&quot; de Nicolas Tenaillon.       <br />
              <br />
       La démarche de Sébastien Valignat, à la tête de la Compagnie Cassandre depuis 2010, est de mettre l'accent dans ses spectacles sur un questionnement, un étonnement, une inquiétude, et de concevoir des &quot;comédies documentées&quot;, démarche pour le moins singulière en lisière des écritures du réel et immersion dans la lecture de matériaux scientifiques. Il travaille avec des autrices et des auteurs que la question intéresse et, ensemble, ils construisent une pièce qui donne une dimension dramatique à la question.       <br />
              <br />
       L'idée est fort ingénieuse. Il ne pouvait en être autrement le concernant, lui qui a suivi un cursus scientifique et qui a été admis au Capes de Maths… Mais à l'enseignement, il a préféré le théâtre… Bien lui en a pris, car cette dernière pièce est un bijou créatif hors pair. Derrière cette vraie-fausse conférence centrée, cette fois-ci, sur le monde de la politique, se cachent bien subtilement les notions de rhétorique et d'éloquence !       <br />
              <br />
       La politique n'est-elle pas la sphère par excellence du Verbe, du discours et de l'acte de parole le plus ostentatoire et le plus médiatisé ? Cette dimension accordée à l'acte de parole n'est pas pour nous déplaire, car, dans notre monde qui vacille à de nombreux égards, il serait urgent que le Verbe et le Discours soient reconsidérés à leur juste place, eux qui ne sont plus guère enseignés sur les bancs de l'école. Ou si peu !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88378474-62606601.jpg?v=1746544478" alt="•Off 2025• "L'Art d'avoir toujours raison" Et si le théâtre avait la possibilité de changer la réalité ou, du moins, de l'influencer" title="•Off 2025• "L'Art d'avoir toujours raison" Et si le théâtre avait la possibilité de changer la réalité ou, du moins, de l'influencer" />
     </div>
     <div>
      Le pari était osé. Bruno Fitou et Jane Corrida vont-ils réussir leur pari auprès des futurs candidats ? Sébastien Valignat, Logan de Carvalho et Adeline Benamara vont-ils parvenir à convaincre les spectateurs du pouvoir bien souvent délétère et manipulateur de l'acte de parole ?       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Le point de départ de cette nouvelle création, c'est une inquiétude liée à ce qui me semble être une défiance grandissante vis-à-vis de tout discours, du discours politique notamment. Le CEVIPOP parle de &quot;décennie noire&quot; à ce titre, mais ce n'est pas le seul concerné malheureusement. Le discours scientifique aussi, qui a fait l'objet de totales désinformations au moment de la covid. Notre rapport à la vérité n'a pas fini d'être altéré&quot;</span>, commente l'auteur.       <br />
              <br />
       Le résultat autour de cette réflexion ô combien essentielle de nos jours est très probant. La complicité entre Sébastien Valignat et Adeline Benamara est visible et fructueuse, eux dont le métier est en partie l'acte de parole et, de préférence, la maîtrise de cette dernière. La présence d'écrans éloquents vient appuyer leurs propos de façon très convaincante. Adeline Benamara est virevoltante de justesse dans son rôle de conférencière surdiplômée &quot;triangulant&quot; et se glosant de mots, de mots, encore de mots…       <br />
              <br />
       Maîtriser son sujet, Sébastien Valignat et Logan de Carvalho l'ont fait brillamment et, si à la sortie du &quot;11&quot;, vous retenez qu'il est vital que vous sachiez garder un esprit critique en éveil XXL sur le monstre médiatique des réseaux sociaux et appréhendiez aussi les méandres de la langue de bois, votre Festival d'Avignon sera lumineux et largement ensoleillé.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Il faut refuser d'accorder la moindre virgule, le moindre mot à cette entreprise d'exténuation du langage et d'atténuation des cœurs&quot;,</span> souligne le dramaturge. L'Off d'Avignon existe aussi et surtout pour que de telles productions émergent.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Art d'avoir toujours raison"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88378474-62606602.jpg?v=1746544501" alt="•Off 2025• "L'Art d'avoir toujours raison" Et si le théâtre avait la possibilité de changer la réalité ou, du moins, de l'influencer" title="•Off 2025• "L'Art d'avoir toujours raison" Et si le théâtre avait la possibilité de changer la réalité ou, du moins, de l'influencer" />
     </div>
     <div>
      Texte : Sébastien Valignat et Logan de Carvalho.       <br />
       Mise en scène : Sébastien Valignat, assisté de Guillaume Motte.       <br />
       Avec : Adeline Benamara et Sébastien Valignat.       <br />
       Son : Benjamin Furbacco.       <br />
       Vidéo : Benjamin Furbacco et Clément Fessy.       <br />
       Lumières et scénographie : Dominique Ryo.       <br />
       Costumes : Bertrand Noblet.       <br />
       Par la Compagnie Cassandre.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 24 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 17 h 40. Relâche le vendredi.       <br />
       Théâtre 11 • Avignon, 11, boulevard Raspail, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 84 51 20 10.       <br />
       Courriel : <a class="link" href="javascript:protected_mail('contact@11avignon.com')" >contact@11avignon.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.11avignon.com/" target="_blank">>> 11avignon.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       5 septembre 2025 : Théâtre des Cordeliers, Annonay (07).       <br />
       12 septembre 2025 : Théâtre, Crolles (38).       <br />
       Du 30 septembre au 2 octobre 2025 : Villeneuve D'Ascq (59).       <br />
       Mai 2026 : Théâtre Dijon Bourgogne - CDN, Dijon (21).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-L-Art-d-avoir-toujours-raison-Et-si-le-theatre-avait-la-possibilite-de-changer-la-realite-ou-du-moins-de-l_a4211.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"La Trouée - road-trip rural" Un spectacle d'une rare intensité agencé avec brio et maestria par une comédienne investie</title>
   <updated>2024-12-18T15:28:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Trouee-road-trip-rural-Un-spectacle-d-une-rare-intensite-agence-avec-brio-et-maestria-par-une-comedienne-investie_a4108.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/85027237-60667533.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-12-18T14:16:00+01:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Faire son trou, mais où ? Pour les femmes, en zone rurale, rien de simple à ce titre. "La Trouée", seule en scène de la comédienne Cécile Morelle, interroge la place de ces dernières dans cet univers sous forme d'une carte postale tragi-comique des corps de ferme et de culture, là où la Culture est une denrée rare… Ce spectacle, c'est son histoire, à Cécile Morelle, d'origine picarde, et qui cherche encore où se trouve son "chez-soi". Mais c'est l'histoire d'autres femmes aussi qui décident de dialoguer autour de cet univers rural. Dans cet échange se déploient témoignages et souvenirs qui vont constituer une image à la fois sensible et complexe de la ruralité. Pour elles, les femmes…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85027237-60667533.jpg?v=1734529502" alt=""La Trouée - road-trip rural" Un spectacle d'une rare intensité agencé avec brio et maestria par une comédienne investie" title=""La Trouée - road-trip rural" Un spectacle d'une rare intensité agencé avec brio et maestria par une comédienne investie" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Il était une fois une tiot picarde qui voulait travailler dans la &quot;culture&quot; comme sa grand-mère paysanne, mais pas dans un champ de patates, non, plutôt sur un plateau de théâtre. Bottes aux pieds, elle file à la Capitale (…), et de main terreuse, main trayeuse, elle devient main conteuse, main signante, main autrice, main cherchant l'horizon parmi les hautes tours des immeubles citadins.</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(…) Mais, assez vite, les bottes s'usent et les talons hauts des escarpins claquent trop bruyamment sur le bitume parisien ; elles veulent rebrousser chemin, retourner dans le pays de l'enfance, pour faire du théâtre pour ceux d'là-bas, ceux d'chez moi (…).</span>       <br />
              <br />
       Alors la Compagnie Le Compost voit le jour ainsi que le spectacle &quot;La Trouée - Road-Trip rural&quot;.       <br />
       Ces paroles sont celles de Cécile Morelle, comédienne et petite fille d'agricultrice en Picardie qui, de toute évidence, n'a pas supporté le vacarme citadin et lui a préféré les silences de la campagne et, d'une certaine manière, celui des femmes qui y vivent, mais qu'elle trouvera le moyen de faire parler. Toutes ces femmes qui travaillent bien souvent à la ferme dans l'ombre de leurs maris, des &quot;secondes&quot; en fait, des petites mains parallèles, mais toujours là pourtant…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85027237-60667583.jpg?v=1734529563" alt=""La Trouée - road-trip rural" Un spectacle d'une rare intensité agencé avec brio et maestria par une comédienne investie" title=""La Trouée - road-trip rural" Un spectacle d'une rare intensité agencé avec brio et maestria par une comédienne investie" />
     </div>
     <div>
      Le parcours de Cécile Morelle, déjà bien rempli, s'est partagé entre sa participation à &quot;Morbid&quot; de Paravidini en 2010, son statut d'élève comédienne à la Comédie-Française en 2011-2012 où elle côtoie Catherine Hiegel, Jérôme Deschamps, Éric Ruf ou encore Anne Kessler, son assistanat aux côtés de Chloé Duong pour le spectacle &quot;Peau d'âne, la chasse à la Loge&quot;, ou encore une formation de masques en bois auprès d'Étienne Champion et du jeu masqué avec Christophe Patty.       <br />
       Sans omettre son jeu régulier dans plusieurs spectacles, un diplôme de l'École de clown &quot;Le Samovar&quot; à Bagnolet, et un titre de professeure de Théâtre.       <br />
              <br />
       Il va sans dire qu'à un moment, Cécile Morelle a ressenti le besoin de retrouver ses racines paysannes, et, peut-être, de peaufiner différemment son statut de femme, sa sphère féminine, pour découvrir qui elle est véritablement.       <br />
              <br />
       Qui d'entre nous n'a pas cherché à savoir exactement d'où nous venons ? Quelles sont nos racines ? Nos origines ? Celles et ceux qui s'interrogent à ce titre, celles et ceux qui chaussent leurs bottes aussi, ou à l'inverse leurs escarpins ou leurs &quot;Derby&quot;, ou empruntent encore d'autres voies alternatives, tentent toujours de trouver une réponse.       <br />
              <br />
       Parce qu'il s'agit là d'une question essentiellement existentielle. Cécile Morelle fait partie de ces gens-là qui pensent que le rapport à nos racines joue un rôle majeur dans le fondement de notre identité.       <br />
              <br />
       Pour ce faire, elle a sillonné le territoire picard pour récolter une quarantaine de témoignages divers dont, en premier, celui de sa grand-mère, Mado : <span style="font-style:italic">&quot;Je ne suis pas agricultrice. Pour la société, je ne suis rien. Je ne suis même pas considérée comme une mère au foyer. Je suis femme de paysan.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Comme Madeleine, bon nombre de ces femmes étaient dépourvues de statut et étaient juste, en effet, femmes d'agriculteurs ! Qu'en est-il aujourd'hui ? Les choses pour elles ont-elles progressé ?       <br />
       Avant même le début du spectacle – à moins que, bien entendu, ce dernier ne soit commencé… –, munie d'une longue perche micro, la comédienne arpente la salle et interroge certains spectateurs et certaines spectatrices sur leurs origines, leurs souvenirs qui y sont liés, des odeurs, ou encore des sons qui leur restent en mémoire.       <br />
              <br />
       D'emblée, le &quot;naturel&quot; de la comédienne, associé à l'ingénuité de la chose, plonge immédiatement le public dans un propos dont l'authenticité transparaît. Certaines réponses émeuvent ou font sourire. En tout cas, chacun et chacune se sent concerné(e). Ce fut incontestablement notre cas et, à notre tour, des images surgissent et nous émeuvent aussi : celle de la mécanique bruyante de la traite des vaches, du papier à mouches dans la cuisine, de l'odeur du café et du fumier qui, même rentrés à la ville, était toujours présente… La boue sur les chaussures, et puis surtout, la terre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85027237-60667590.jpg?v=1734529621" alt=""La Trouée - road-trip rural" Un spectacle d'une rare intensité agencé avec brio et maestria par une comédienne investie" title=""La Trouée - road-trip rural" Un spectacle d'une rare intensité agencé avec brio et maestria par une comédienne investie" />
     </div>
     <div>
      La terre, présente sur le plateau, sous forme d'une motte imposante, brune et comme sensuelle, dans laquelle la comédienne plonge littéralement son corps, l'embrasse, à sa manière, ou, encore, la jette violemment sur un grand panneau blanc, et en fait surgir des mots simples et puissants à la fois. &quot;Au commencement, il y a les routes, et au bout des routes, il y a les grandes fermes&quot;, Raymond Depardon.       <br />
              <br />
       Puis, dans le reste du spectacle, la comédienne s'empare avec une dextérité remarquable du plateau, sur lequel la scénographie d'Albert Morelle, d'une originalité hyper-réaliste à l'Edgar Hopper, emporte le public. La mise en scène oscille, grâce à des trouvailles exceptionnelles, entre grande poésie et autres moments plus engagés et revendicateurs.       <br />
              <br />
       Mais rien d'ostentatoire dans ce brillant road-trip, l'écueil du tragique eût pourtant été possible. Rien ne relève du registre de la colère affichée, non plus, dans cette carte postale hautement émouvante. Tout est finement évoqué, et apporté à nos oreilles attentives avec intelligence, poésie brillamment interprétée par Cécile Morelle.       <br />
              <br />
       Un très beau moment d'inventivité dramaturgique est à relever particulièrement : celui où, dos au public, la comédienne baisse délicatement son tee-shirt et son body, dans une sorte de mise à nu tangible, et où des vidéos créatives sont projetées à même la plaine charnelle de son dos qu'elle nous offre pudiquement.       <br />
              <br />
       Les multiples talents de la comédienne, pour celles et ceux qui pratiquent, un tant soit peu, l'art de la comédie, relèvent d'une performance, à nos yeux, rarement égalée, comme l'imitation de Pépé ou celle de Natacha Négliani !       <br />
              <br />
       &quot;La Trouée, Road-Trip rural&quot;, c'est une seule en scène, certes, mais c'est du théâtre vrai, charnel et comme organique à certains moments.       <br />
       &quot;Les plaines sont gorgées de plein qu'on ignore !&quot;       <br />
       À la fin du spectacle, debout sur cette motte de terre, à bien y regarder &quot;universelle&quot;, Cécile Morelle se jette corps et âme dans une logorrhée de &quot;paroles-images&quot; dont on se demande si elle s'arrêtera à un moment ! Quelque chose de presque hypnotique émerge d'elle. Un besoin de dire.       <br />
       Elle dit, et nous, nous l'entendons à sa juste valeur. Une réelle performance de comédienne.       <br />
              <br />
       Ce plein de choses à dire sur nos racines, nous l'avons toutes et tous en nous. Il y a celles et ceux qui ont le talent de pouvoir les partager… Qui ont appris à le faire. Pour les autres, conservez-les en vous, brossez-les dans le sens de leurs poils, parce que ce sont elles qui nous font tenir debout, et garder la tête haute.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Trouée - road-trip rural"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85027237-60667594.jpg?v=1734529686" alt=""La Trouée - road-trip rural" Un spectacle d'une rare intensité agencé avec brio et maestria par une comédienne investie" title=""La Trouée - road-trip rural" Un spectacle d'une rare intensité agencé avec brio et maestria par une comédienne investie" />
     </div>
     <div>
      Texte : Cécile Morelle.       <br />
       Mise en scène : Cécile Morelle.        <br />
       Avec : Cécile Morelle.       <br />
       Collaboration dramaturgique et technique de collectage : Anne Marcel et Fred Billy.       <br />
       Regard dramaturgique : Marie Vayssière, Chloé Duong, Zelda Bourquin et Anne-Christine Tinel.       <br />
       Collaboration à la mise en scène : Chloé Duong et Édouard Peurichard.       <br />
       Collaboration chorégraphique : Édouard Peurichard, Valérie Oberleithner et Marie- Pierre Pirson.       <br />
       Création vidéo animée : Édouard Peurichard.       <br />
       Création photographique : Lucile Corbeille.       <br />
       Illustration : Philippine Brenac.       <br />
       Conception scénographie : Albert Morelle.       <br />
       Composition musicale : Arthur de Bary.       <br />
       Régie son : Tristan Chaillou et Rémi Ghestin.       <br />
       Création Lumière et régie : Leslie Sozansky et Luc Degassart.       <br />
       Collaboration à la mise en rue : Christophe Châtelain.       <br />
       Regards et conseils précieux : Paola Rizza, Alexandre Del Perugia, Annabelle Sergent, Olivier Tirmarche.       <br />
       Compagnie Le Compost.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
              <br />
       <b>Spectacle vu le mercredi 11 décembre 2024 dans le cadre de la 16ᵉ édition du Festival Impatience 2024 ayant eu lieu au théâtre 13 à Paris.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">4 février 2025 :</span> Ville de Méru (60).       <br />
       <span class="fluo_jaune">8 février 2025 :</span> Théâtre de la Genette Verte, Florac (48).       <br />
       <span class="fluo_jaune">11 février 2025 :</span> Théâtre, Cusset (03).       <br />
       6 mars 2025 : MLC, Gauchy (02).       <br />
       8 mars 2025 : CC des 7 Vallées, Hesdin (62).       <br />
       Du 24 au 29 mars 2025 : L'Ernée (53).       <br />
       1ᵉʳ et 2 avril 2025 : Théâtre le Rayon Vert, Saint-Valéry-en-Caux (76).       <br />
       13 mai 2025 : Théâtre le Strapontin (version rue), Pont Scorff (56).       <br />
       15 mai : CC du Mont-Saint-Michel, Avranches (50).       <br />
       23 et 24 mai 2024 Le Safran (en itinérance sur le territoire), Amiens (80).       <br />
       Du 20 au 25 août 2025 : Festival des arts de la rue (version rue), Aurillac (15).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/La-Trouee-road-trip-rural-Un-spectacle-d-une-rare-intensite-agence-avec-brio-et-maestria-par-une-comedienne-investie_a4108.html" />
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   <title>•Off 2024• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme</title>
   <updated>2024-07-09T09:26:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Des-chevres-en-Correze-Un-seul-en-scene-belge-epoustouflant-entre-desespoir-et-optimisme_a3990.html</id>
   <category term="Avignon 2024" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81409424-58642020.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-07-07T09:42:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Charles, confiné volontaire depuis bien avant la pandémie, profite de l'incursion du public dans sa grotte pour s'improviser conteur. Il commence alors à retracer son tumultueux parcours de vie qui l'a poussé à fuir les autres et à se fuir lui-même, dans une vaine tentative pour échapper à la violence de la société.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81409424-58642018.jpg?v=1689090208" alt="•Off 2024• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme" title="•Off 2024• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme" />
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     <div>
      Mais entre désespoirs et lueurs d'optimisme, c'est surtout l'espèce humaine que l'ermite tente de dépeindre : celle qui est cruelle, celle qui est perdue, celle qui est belle, celle qui pourrait se retrouver. Celle qui serait peut-être bien de laisser derrière la frénésie du monde pour aller élever des chèvres en Corrèze.       <br />
              <br />
       Dimitri Lepage est un auteur et comédien de 29 ans originaire de la province de Liège et est issu de la troisième promotion du Cours Florent Bruxelles. Très intéressé par le monde de l'image, du cinéma et par le travail de la voix, il joue dans de nombreux courts-métrages et aussi dans une série, &quot;Moloch&quot; (2020), diffusée sur Arte.       <br />
              <br />
       Mais c'est surtout sa passion pour l'écriture qui lui réclame beaucoup d'énergie et à laquelle il consacre beaucoup de son temps en tant que comédien, mais surtout auteur, scénariste, relecteur, conseil et aide à la dramaturgie. En 2021, il fonde avec deux autres auteurs et comédiens l'Asbl &quot;Les Chevals de Troie&quot;. C'est en 2022 que son premier spectacle, à la fois en tant qu'auteur et comédien seul en scène, voit le jour : &quot;Des Chèvres en Corrèze&quot;.       <br />
              <br />
       Et en Corrèze, nous y sommes dans ce spectacle ! Projetés dès les premiers instants dans une grotte verdoyante, c'est une immense confession intimiste qui nous est ensuite livrée. Certes, pas de divan ni de cabinet de psy mais, sur le plateau, un fauteuil d'époque sur lequel de la mousse a poussé, symbole d'une civilisation déplacée ou totalement obsolète. Quelques bûches et troncs d'arbres aussi et de nombreux cadavres de bouteilles d'alcool… Ça fait désordre dans cette nature, non ? Mais où sont les chèvres ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81409424-58642019.jpg?v=1689090267" alt="•Off 2024• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme" title="•Off 2024• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme" />
     </div>
     <div>
      Puis une voix surgit dont on ne sait où, grave et posée, qui emporte très vite le public, jusqu'au moment où le comédien apparaît, l'embarquant comme par magie dans un bien joli flot d'images fortes et évocatrices : <span style="font-style:italic">&quot;Puisque nous sommes tous ensemble, puisque vous êtes avec moi, je vais vous raconter une histoire. Mais pour ça, on doit essayer de se faire confiance. On va se promettre que personne ne va casser la gueule à personne ni dire des conneries (…) . Comme ça, si tout le monde promet, on pourra se sentir un peu plus en sécurité ! L'impression d'être en sécurité. Mais on se fiche de savoir si c'est vrai ou pas, on se fiche du fait qu'une promesse n'engage jamais personne réellement. De toute manière, il paraît qu'aujourd'hui, c'est aussi important que la vérité. L'impression que les gens ont !&quot;</span> (extrait de la pièce).       <br />
              <br />
       Au fil des mots et du jeu magistralement maîtrisés par le comédien, les chèvres n'apparaissent pourtant toujours pas, mais c'est une brebis égarée que nous découvrons qui témoigne de son grand désarroi généré par un monde qui va mal : crises financières, attentats, confinements, pandémies, inondations, incendies, guerres. Sans compter la culture qui ne va pas bien mieux. <span style="font-style:italic">&quot;Même si tu choisis de manger bio, les nappes phréatiques sont, de toute façon, saturées de glyphosate&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Dimitri Lepage interprète à merveille cet homme en souffrance qui fait entrer à grandes enjambées le spectateur dans son univers intérieur et, comme une sorte de miroir, nous retrouvons dans sa logorrhée virevoltante, non dénuée d'un certain humour, un peu de nous-mêmes à plusieurs reprises. Dans sa grotte, il hurle à pleins poumons et à pleine gorge ce que beaucoup d'entre nous ressentent, mais c'est pourtant à un moment de grande poésie théâtrale que nous assistons !       <br />
              <br />
       C'est sans doute là l'immense magie du théâtre et de ses pouvoirs, surtout quand ce dernier est éprouvé et transmis avec autant de force émotionnelle. Charles s'essouffle face aux dégâts de la société et reste finalement ce petit garçon solitaire qui soulève une grosse pierre sous laquelle il découvre des tas d'insectes grouillants qui le répugnent. Le petit garçon est devenu un homme, mais il est resté fragile, très fragile.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81409424-58642020.jpg?v=1720340343" alt="•Off 2024• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme" title="•Off 2024• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme" />
     </div>
     <div>
      Le conte triste et hautement philosophique que Charles (Dimitri) nous raconte ici, c'est le nôtre, empreint d'une grande humanité et d'un humanisme à la fois inquiétant et optimiste. Paradoxe s'il en est, mais n'est-ce pas là le propre de l'Homme ! Coincé dans des crises d'angoisse qui passent aux yeux des autres pour de la paresse, Charles est la désespérance incarnée et, semblable à un Rabelais, il nous livre sa vision bien sombre de l'humanité et indirectement de la modernité qui n'a pas tenu ses promesses en tant qu'émancipation sociale. Certes, il y a eu les progrès infinis de la science et de la technique.       <br />
              <br />
       Mais l'homme ? Charles, encore une fois, est celui qui hurle qu'il serait bon de restaurer l'Homme dans sa dignité, de repenser l'action et surtout ses représentations intrinsèques et de respecter un tant soit peu les aspirations spirituelles de chacun et chacune.       <br />
              <br />
       Ici, à Avignon, Dimitri Lepage est à sa manière le &quot;Alain Bauer&quot; belge, mais lui, il écrit librement et magnifiquement sur des choses sérieuses et transmet avec brio, tel un conteur des temps modernes, les tourments d'un monde qui vacille.       <br />
              <br />
       C'est un conteur un peu griot, un peu aède qui, de toute évidence,  n'a pas traversé qu'un long fleuve tranquille malgré son jeune âge. Tant mieux, pourrait-on dire, parce qu'il a puisé dans ce dernier la substantifique moelle pour un très très grand moment de théâtre.       <br />
              <br />
       Puisse ce comédien hors pair trouver sous le soleil accablant d'Avignon quelques lueurs d'espoir et admettre quand même que l'humanisme est bien au-delà de toutes les autres valeurs. Dans sa grotte, il cherche désespérément le dernier endroit où ce dernier est encore vivant et derrière une vision bien pessimiste en chante pourtant le los.       <br />
              <br />
       Foi en l'humanisme ! Foi dans le théâtre et ses pouvoirs démesurés ! Il y a tout ça dans ce spectacle remarquable à plusieurs niveaux. Devant l'Episcène où il se produit tous les jours, &quot;Dimitri Charles&quot; (ou peut-être Charles Dimitri), mais, après tout, on s'en fiche, nous confie que son texte est deux fois plus long, mais que pour le plus grand festival de théâtre du monde, il a fallu faire des choix…       <br />
              <br />
       Certes, choisir, c'est renoncer ! Nous aurions pourtant tellement aimé en entendre davantage et nous glisser encore un peu plus longtemps dans sa grotte et y rester longtemps, longtemps…       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Des chèvres en Corrèze"</b></div>
     <div>
      Seul en scène entre conte et théâtre.       <br />
       Texte : Dimitri Lepage.       <br />
       Mise en scène : Jérôme Jacob-Paquay.       <br />
       Avec : Dimitri Lepage.       <br />
       Décor et costumes : Anne-Frédérique Bailly       <br />
       Par la Compagnie Les Chevals de Troie.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 juin au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h 30. Relâche le lundi.       <br />
       Théâtre Episcène, 5, rue Ninon Vallin, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 01 90 54.       <br />
       <a class="link" href="https://www.episcene.be/" target="_blank">&gt;&gt; episcene.be</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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