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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-11T09:28:47+02:00</updated>
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   <title>"État d'urgence" Quand la comédie met en lumière, avec fougue et panache, qu'il y a "grave" urgence !</title>
   <updated>2026-02-27T16:15:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Etat-d-urgence-Quand-la-comedie-met-en-lumiere-avec-fougue-et-panache-qu-il-y-a-grave-urgence-_a4489.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2026-02-27T15:10:00+01:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Par une belle soirée d'été, Sylvia et Louis reçoivent d'anciens amis pour dîner. Chacun a convié un(e) ami(e) dans l'espoir de faire naître une relation amoureuse. Mais nos deux hôtes viennent d'être cambriolés et les retrouvailles débutent mal. La confusion est générale, la paranoïa post-cambriolage grandissante et la situation déraille largement. Les deux invités(es) survivront-ils à cette soirée ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94970045-66552772.jpg?v=1772202031" alt=""État d'urgence" Quand la comédie met en lumière, avec fougue et panache, qu'il y a "grave" urgence !" title=""État d'urgence" Quand la comédie met en lumière, avec fougue et panache, qu'il y a "grave" urgence !" />
     </div>
     <div>
      Elle n'est pas très conviviale, la coccinelle jaune de l'affiche, et même plutôt repoussante. Elle semble littéralement terrorisée. Mais de quoi a-t-elle peur au juste ? Davantage associée à un vocabulaire politique et sécuritaire qui évoque la menace, la peur et la violence, en plus, elle est jaune. Rien ne va plus ! On est loin de la sympathique coccinelle rouge et inoffensive que nous avons pour emblème depuis longtemps, symbole de douceur, de fragilité, d'innocence. Cette coccinelle, nous la retrouverons à un moment de cette pièce menée tambour battant du début jusqu'à la fin, et nous saisirons davantage le sens de l'affiche…       <br />
              <br />
       &quot;État d'urgence&quot; avec Annabelle Legrand et Martial Courcier à l'écriture, et Tim Remis à la mise en scène, c'est une comédie déjantée qui invite le public à réfléchir sur la place de l'être humain dans une société dominée par l'hyper-sécurité et les abus possibles qui y sont associés.       <br />
              <br />
       Engagée et très contemporaine, derrière les excès traditionnels de la comédie – efficaces quand ils sont justement interprétés comme c'est le cas ici –, le spectateur ne perd pas une miette des agissements des quatre protagonistes et se retrouve confronté à des situations qui ne lui sont pas totalement inconnues…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94970045-66552796.jpg?v=1772202150" alt=""État d'urgence" Quand la comédie met en lumière, avec fougue et panache, qu'il y a "grave" urgence !" title=""État d'urgence" Quand la comédie met en lumière, avec fougue et panache, qu'il y a "grave" urgence !" />
     </div>
     <div>
      Le soir du 22 janvier, les quatre comédiens sur scène étaient au sommet de leur art. Hauts en couleur, volontairement stéréotypés pour faire ressortir leur excentricité, ils évoluent dans un décor trivial hyperréaliste très probant, comme souvent au Café de la Gare. Le moindre détail est source de tension, de quiproquos, de tensions et de soupçons, jusqu'aux tomates servies au dîner, un tiroir mal fermé ou un bruit suspect.       <br />
              <br />
       L'escalade des faits est absurde et la logique des choses disparaît derrière le burlesque et la satire. Mention particulière pour les dialogues surréalistes qui ne font que renforcer l'ensemble énergique et communicatif entre les quatre comédiennes et comédiens.       <br />
              <br />
       La frontière est mince dans ce genre théâtral particulier où il suffit généralement d'un rien pour que les choses dérapent de trop d'extravagances et d'excentricité. Ici, les comédiennes et comédiens frôlent parfois la chose, mais parviennent malgré tout à ne pas tomber dans l'écueil en question. Ceci aurait pu ne pas être gagné, mais il n'en est rien.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94970045-66552797.jpg?v=1772202226" alt=""État d'urgence" Quand la comédie met en lumière, avec fougue et panache, qu'il y a "grave" urgence !" title=""État d'urgence" Quand la comédie met en lumière, avec fougue et panache, qu'il y a "grave" urgence !" />
     </div>
     <div>
      Entre théories complotistes, guérisseuse perchée ayant voyagé aux États-Unis, évocation de fourmis crachant des mygales venimeuses – il fallait y penser –, soupçons de voisinage hystériques, et batterie d'armes lourdes dont l'armoire déborde, les spectateurs rient beaucoup, emportés par le chaos ambiant faisant référence à nos peurs et autres montées politiques à l'ordre du jour. Gageons que certaines personnes dans la salle pourront peut-être se reconnaître en potentiels survivalistes et qu'ils y verront les dégâts que cela peut provoquer. C'est ça aussi la force du théâtre.       <br />
              <br />
       Entre comique de situation, humour grinçant, situations rocambolesques, dialogues flamboyants, &quot;État d'urgence&quot; s'inscrit dans la tradition du genre, certes sans grande révolution, mais avec une efficacité bien rodée. C'est une satire sociale entre absurde et théâtre de boulevard où l'humour naît de la paranoïa ambiante et de son absurdité, non vérifiable, mais qui engendre un état mental dont certaines et certains font probablement déjà l'objet…       <br />
              <br />
       Plus de profondeur psychologique dans l'écriture aurait sans doute apporté davantage d'échos autour de nos &quot;peurs modernes&quot; malheureusement légitimes : théories du complot, insécurité, défiance.       <br />
              <br />
       Fort heureusement, l'amour est là et gagne toujours, rempart fragile contre la peur. D'aucuns et d'aucunes pourraient voir aussi dans le survivalisme une forme d'amour, celui qui protège l'autre, par exemple… Certes. Mais ici, c'est un amour plus traditionnel qui parvient à sauver le monde. Celui dont on rêve toutes et tous, simple et traditionnel quand bien même, il est provoqué. Malheureusement, l'amour accordé à la coccinelle est quant à lui largement contrarié !       <br />
              <br />
       Vous ne regarderez sans doute plus vos proches de la même manière en sortant de cette pièce, ni les coccinelles. Mais sachez raison garder quand même…       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"État d'urgence"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94970045-66552832.jpg?v=1772202275" alt=""État d'urgence" Quand la comédie met en lumière, avec fougue et panache, qu'il y a "grave" urgence !" title=""État d'urgence" Quand la comédie met en lumière, avec fougue et panache, qu'il y a "grave" urgence !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Annabelle Legrand et Martial Courcier.       <br />
       Mie en scène : Tim Remis.       <br />
       Avec (en alternance) : Christine Anglio, Mathieu Coniglio, Gino Lazzerini, Timothée Manesse, Aurore Pourteyron, Pier Niccolo Sassetti, Florence Savignat, Santana Susnja.       <br />
       Collaboration artistique : Christophe Rouzeau.       <br />
       Scénographie : Alix Mercier et Tim Remis.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
       Tout public.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 janvier au 28 juin 2026.</span>       <br />
       Lundi à 19 h 30, mardi, jeudi, vendredi et samedi à 21 h 15, le dimanche à 16 h (une semaine sur deux).       <br />
       Café de la Gare, 41, rue du Temple, Paris 4ᵉ.       <br />
       Réservation : 01 42 78 52 51.       <br />
       <a class="link" href="https://cafedelagareparis.com/resa_2/fr/76-urgence" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://cafedelagareparis.com/j/" target="_blank">&gt;&gt; cafedelagareparis.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Etat-d-urgence-Quand-la-comedie-met-en-lumiere-avec-fougue-et-panache-qu-il-y-a-grave-urgence-_a4489.html" />
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  <entry>
   <title>Joël Pommerat réussit une splendide actualisation du "Marius" de Pagnol</title>
   <updated>2025-09-22T20:23:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Joel-Pommerat-reussit-une-splendide-actualisation-du-Marius-de-Pagnol_a4360.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/91259367-64188447.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-09-22T19:24:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est dans un décor hyperréaliste que vont apparaître les personnages principaux de la pièce de Marcel Pagnol. Une boulangerie/salon de thé qui sent le cheap, la loose et la désespérance avec sa vitrine réfrigérée, son percolateur en panne, ses viennoiseries éteintes, ses murs rassis et ses tables. Et puis surtout, derrière le comptoir, avec Marius, qui s'ennuie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91259367-64188447.jpg?v=1758562271" alt="Joël Pommerat réussit une splendide actualisation du "Marius" de Pagnol" title="Joël Pommerat réussit une splendide actualisation du "Marius" de Pagnol" />
     </div>
     <div>
      Le Marius, incarné par Michel Galera, c'est son histoire qui est racontée ici. Pourtant, Marius est ailleurs, hors de sa vie, une vie sans espoir, sevré de désirs. Une ombre dans l'ombre de son père César, le bien-nommé, empereur du domaine de la boulangerie, de l'appartement au-dessus, du peuple des quelques clients fidèles et de son fils.       <br />
              <br />
       Même si l'on connaît les films de la trilogie marseillaise de Marcel Pagnol, le vide statique de l'ouverture de scène crée un appel d'air qui mobilise et provoque une attention extrême pour ce qui va se passer, comme si tout souvenir des fameux films s'effaçait d'un coup pour assister non pas à une adaptation, mais à une nouvelle histoire.       <br />
              <br />
       Joël Pommerat réussit ce tour de force. Ce Marius est autre chose que celui de Pagnol. Contemporain, dégraissé des caricatures marseillaises tout à fait amicales et réussies que Raimu, entre autres, avait balancées dans l'imaginaire collectif et, surtout, centré autour de deux sujets opposés : les amours (et les désirs) et l'argent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91259367-64188448.jpg?v=1758562293" alt="Joël Pommerat réussit une splendide actualisation du "Marius" de Pagnol" title="Joël Pommerat réussit une splendide actualisation du "Marius" de Pagnol" />
     </div>
     <div>
      Les amours sont nombreuses, diverses, diaphanes parfois. Amour paternel, amour filial, amour tout court, et puis désir charnel, et puis désir de fuir ce lieu mort et ce destin figé qui attend Marius, ce désir de l'horizon sans fin de la mer et des enrôlements sur des navires en partance dans le port juste à côté, la liberté. Et l'argent, fruit du travail ou de lui-même, qui manque d'un côté et qui prospère chez un des clients habitués, Panisse, celui qui tente de transformer le pouvoir de sa richesse en possession de celle qu'il désire, celle qui aime Marius en secret depuis toujours.       <br />
              <br />
       Dans cette ambiance lourde où le silence semble peser à chaque seconde plus implacablement, les corps et les esprits semblent aux aguets, méfiants, en attente, malgré l'apparence bon enfant des saillies échangées qui brillent comme la surface d'un miroir à jamais opaque. De l'âme du sud, le franc-parler, les répliques adroites et hilarantes, et les colères homériques et définitives, la pièce en regorge. Et de ce qu'on cache, par pudeur, par culture, par méfiance du &quot;qu'en dira-t-on&quot;, l'intrigue nous y amène avec tranquillité.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Joël Pommerat est ainsi comme un métronome qui invente un temps fait en alternance de mots, de silences, de regards. Dans l'univers très réaliste de la boulangerie de César, les personnages sont, eux aussi, campés très réalistement, dans une interprétation très retenue, sobre, pleine, qui donne à leurs caractères autant de force et de présence que de fragilité. Ils agissent comme si le temps présent pouvait à loisir s'étendre ou se contracter au rythme des échanges et des sentiments.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91259367-64188449.jpg?v=1758562322" alt="Joël Pommerat réussit une splendide actualisation du "Marius" de Pagnol" title="Joël Pommerat réussit une splendide actualisation du "Marius" de Pagnol" />
     </div>
     <div>
      Cette distribution est un mélange entre anciens détenus devenus comédiens et comédiens professionnels de la compagnie Louis Brouillard. De 2014 à 2022, Joël Pommerat a travaillé avec des prisonniers de la Maison Centrale d'Arles avec lesquels il a construit, entre autres, ce projet de Marius adapté de Pagnol. De ces ateliers est né ce texte, mêlant les personnages et l'intrigue de la pièce de Pagnol aux expériences et aux préoccupations des incarcérés. Ces anciens détenus, intégrés aux comédiens et à la comédienne de la compagnie, créent tous des personnages plantés là sur le plateau du Rond-Point, comme s'ils y avaient toujours été. Puissants, vrais, efficaces.       <br />
              <br />
       Joël Pommerat réussit à créer un équilibre dans le jeu de ses différents interprètes. Ils parviennent à rendre, en écho au décor, un sublime réalisme, fait de douceur et d'éclats, de répliques bravaches et de sincérité à cœur ouvert. Le sensible émeut, les fulgurances verbales et les emportements passionnels provoquent les rires. Rien de machinal, rien de convenu dans le jeu de ces comédiens qui donnent à toute la pièce une fraîcheur captivante.        <br />
              <br />
       Et l'on se prend d'avoir envie de rester vivre encore un peu dans cette boulange pour s'imprégner encore un peu de ce temps qui semble densifier l'air entre les regards, les mots, les gestes pour leur rendre l'importance sensible qu'ils mériteraient.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Marius"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91259367-64188483.jpg?v=1758563163" alt="Joël Pommerat réussit une splendide actualisation du "Marius" de Pagnol" title="Joël Pommerat réussit une splendide actualisation du "Marius" de Pagnol" />
     </div>
     <div>
      Création théâtrale de Joël Pommerat.       <br />
       Librement inspirée de la pièce de Marcel Pagnol.       <br />
       En collaboration avec Caroline Guiela Nguyen et Jean Ruimi.       <br />
       Assistants à la mise en scène : Lucia Trotta et Guillaume Lambert.       <br />
       Avec : Damien Baudry, Élise Douyère, Michel Galera, Ange Melenyk, Olivier Molino ou Redwane Rajel (en alternance), Jean Ruimi, Bernard Traversa, Ludovic Velon.       <br />
       Scénographie et lumière : Éric Soyer.       <br />
       Direction technique : Emmanuel Abate.       <br />
       Direction technique adjointe : Thaïs Morel.       <br />
       Costumes : Isabelle Deffin.       <br />
       Création sonore : Philippe Perrin et François Leymarie.       <br />
       Renfort assistant : David Charier.       <br />
       Régie son : Fany Schweitzer et Philippe Perrin.       <br />
       Régie lumière : Julien Chatenet et Jean-Pierre Michel.       <br />
       Régie plateau : Ludovic Velon.       <br />
       Construction décors : Thomas Ramon – Artom.       <br />
       Accessoires : Frédérique Bertrand.       <br />
       Production Compagnie Louis Brouillard.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 18 au 28 septembre 2025 .</span>       <br />
       Mardi au vendredi à 20 h 30, samedi à 19 h 30 et dimanche à 15 h.       <br />
       Relâche lundi 22 septembre.       <br />
       Théâtre du Rond-Point, Salle Renaud-Barrault, 2 bis, avenue Franklin D. Roosevelt, Paris 8e.       <br />
       Téléphone : 01 44 95 98 00.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0110/fListeManifs.aspx?idstructure=0110" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredurondpoint.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       22 et 23 octobre 2025 : Théâtre du Passage, Neuchâtel (Suisse).       <br />
       25 au 28 novembre 2025 : Théâtre de Cornouaille, Quimper (29).       <br />
       2 au 4 décembre 2025 : Le Grand R, La-Roche-sur-Yon (85).       <br />
       9 au 11 décembre 2025 : La Passerelle, Saint-Brieuc (22).       <br />
       6 au 23 janvier 2026 : Théâtre National de Bretagne, Rennes (35).       <br />
       29 et 30 janvier 2026 : Le Canal - Théâtre du Pays de Redon, Redon (35).       <br />
       5 au 7 février 2026 : L'Empreinte, Brive-la-Gaillarde (19).       <br />
       21 et 22 mars 2026 : Théâtre de l'Olivier, Istres (13).       <br />
       31 mars au 2 avril 2026 : anthéa, Antipolis - Théâtre d'Antibes, Antibes (06).       <br />
       28 et 29 avril 2026 : Théâtre du Beauvaisis, Beauvais (60).       <br />
       5 et 6 mai 2026 : Les Quinconces et L'Espal, Le Mans (72).       <br />
       27 mai au 6 juin 2026 : Les Célestins, Lyon (69).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>"Chez Raymonde" "De la musique avant toute chose"… parce qu'ainsi les choses sont plus fluides et moins anxiogènes</title>
   <updated>2025-09-12T13:16:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Chez-Raymonde-De-la-musique-avant-toute-chose-parce-qu-ainsi-les-choses-sont-plus-fluides-et-moins-anxiogenes_a4355.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/91066128-64093167.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-09-12T12:49:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
À Plouzermec, dans le Finistère, c'est la révolution ! Les deux tauliers de l'emblématique bar "Chez Raymonde", Jasper et Romuald, risquent de se faire exproprier très prochainement. Loïc Le Guézennec, le maire très conservateur, lance le projet d'extension du parking du centre commercial et, par conséquent, la démolition du bistrot ! Mais ce repaire de poètes, de révoltés et d'irréductibles Bretons n'a pas dit son dernier mot ! Gigi, entraîneuse féministe, Cloarec, le pianiste bègue, et Grand Gwen, l'apprenti comédien, vont prêter main forte aux deux tenanciers, entre roublardises et manigances.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91066128-64093167.jpg?v=1757675237" alt=""Chez Raymonde" "De la musique avant toute chose"… parce qu'ainsi les choses sont plus fluides et moins anxiogènes" title=""Chez Raymonde" "De la musique avant toute chose"… parce qu'ainsi les choses sont plus fluides et moins anxiogènes" />
     </div>
     <div>
      Ils sont dix comédiennes et comédiens, en alternance, pour défendre le propos de cette pièce. Dix complices survoltés(es) et passionnés(es) qui ne ménagent pas leurs efforts pour défendre le rad dans lequel ils ont leurs habitudes, et qui leur tient tant à cœur.       <br />
              <br />
       &quot;Chez Raymonde&quot; est une comédie flamboyante qui se déroule en Bretagne, mais pas n'importe où en Bretagne ! Dans le Finistère, là où rien ne résiste sauf les âmes endurcies ! C'est &quot;le Penn-ar-Bed&quot;, pays des légendes de granit, rude, farouche, mais ô combien magique et accueillant. À la fois un bout du monde, mais aussi une forme de commencement…       <br />
              <br />
       Et ça va commencer, en effet, chez Raymonde ! On va s'insurger de manière vaudevillesque et joyeuse contre &quot;les choses&quot; de la pression urbaine et la disparition des petits commerces de proximité – dont notre pays souffre depuis longtemps déjà –, contre les fréquents coups bas de la politique, les relations familiales pas toujours limpides et, plus globalement, contre une forme de pression sociale, curieusement bien dans l'air du temps à l'heure où nous écrivons cet article ! Rien ne se crée, tout se transforme, s'il en est.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91066128-64093168.jpg?v=1757675506" alt=""Chez Raymonde" "De la musique avant toute chose"… parce qu'ainsi les choses sont plus fluides et moins anxiogènes" title=""Chez Raymonde" "De la musique avant toute chose"… parce qu'ainsi les choses sont plus fluides et moins anxiogènes" />
     </div>
     <div>
      À l'origine de ce projet, &quot;en pure dynamite&quot;, de la Compagnie des Pas Perdus, il y a un artiste grec, mathématicien, et une comédienne bretonne-normande qui se sont rencontrés dans une école de mime parisienne. Ne parlant pas la même langue, ils décident d'utiliser des images, des chansons ou des dessins pour mieux se comprendre, avec un objectif commun : créer des spectacles originaux qui raconteraient la beauté du monde ou la difficulté de vivre ensemble. Le tout, sans oublier l'humour. Mais l'artiste grec est parti vers d'autres cieux et la comédienne a continué à écrire malgré tout. Cette comédienne, c'est Julie Allainmat, également metteuse en scène, autrice, dialoguiste et chanteuse, qui adapte et met régulièrement en scène des spectacles musicaux comme &quot;Il est tard, Léo&quot; au Théâtre 13 ou &quot;Hank&quot; autour de Charles Bukowski.       <br />
              <br />
       Avec &quot;Chez Raymonde&quot;, c'est à la condition humaine qu'elle s'intéresse, à bien y regarder, en collaboration avec Djahîz Gil, enfant de la balle et pianiste-compositeur reconnu, notamment dans &quot;Chère insaisissable&quot; de Sophie Tellier (Trophée musical 2025). Et ce sont des créations musicalement décalées et diverses qui naissent de leurs mots et doigts experts.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91066128-64093172.jpg?v=1757675528" alt=""Chez Raymonde" "De la musique avant toute chose"… parce qu'ainsi les choses sont plus fluides et moins anxiogènes" title=""Chez Raymonde" "De la musique avant toute chose"… parce qu'ainsi les choses sont plus fluides et moins anxiogènes" />
     </div>
     <div>
      S'arrêtera-t-elle un jour, Julie Allainmat, de s'atteler ainsi à l'acte créatif et à la direction d'acteurs ? Espérons bien que non, ou le plus tard possible en tout cas, car, avec ce spectacle, le public est conquis, emporté par la fougue des protagonistes, fougue qui ne s'est heureusement pas arrêtée à la fin de l'été, mais qui se prolonge, comme vents et marées bretons, dans un incessant recommencement. Gageons que Djahîz Gil, pianiste, guitariste, chanteur, auteur, compositeur, interprète, n'est pas prêt non plus de s'arrêter en si bon chemin, ni de continuer à rendre hommage à ses parents.       <br />
              <br />
       Dans ce &quot;rad-repaire&quot; finistérien, tout se bouscule de manière chatoyante et virevoltante et les voix des comédiennes et comédiens rivalisent avec brio en grande justesse et précision, notamment celle d'une femme fatale à la voix de Diva impressionnante, toutes ces vocalises et autres notes de musique visant à piétiner la possible réélection du maire…       <br />
              <br />
       Entre répliques savoureuses, bonne humeur communicative, complicité affichée et protagonistes aussi attachants(es) que déjantés(es), &quot;Chez Raymonde&quot; vous fera passer un moment réjouissant dans lequel <span style="font-style:italic">&quot;l'humour, politesse du désespoir, est de toute évidence l'arme la plus affutée pour parler du monde qui nous entoure&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Gageons que Jean-Claude Sachot, le fidèle papa breton de Julie Allainmat aujourd'hui disparu, chante, lui aussi, de là où il est à présent, et qu'il jauge la qualité lumineuse de ce spectacle et qu'il reconnaît le talent de tout ce petit monde obstiné et brillant.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Chez Raymonde"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91066128-64093315.jpg?v=1757675551" alt=""Chez Raymonde" "De la musique avant toute chose"… parce qu'ainsi les choses sont plus fluides et moins anxiogènes" title=""Chez Raymonde" "De la musique avant toute chose"… parce qu'ainsi les choses sont plus fluides et moins anxiogènes" />
     </div>
     <div>
      Texte : Julie Allainmat.       <br />
       Mise en scène : Julie Allainmat.       <br />
       Avec (en alternance) : Philippe Catoire, Dominique Ratonnat, Laure Sagols, Olivier Balu, Djahîz Gil, Julie Allainmat, Margareta Bluet, Vincent Violette, Chacha, Jean-Jacques Nervest, Thomas Sagols, Jean-Cyprien Chenberg.       <br />
       Musique : Djahîz Gil.       <br />
       Costumes : Aline Vauclin.       <br />
       Voix de Lilou des Bois.       <br />
       Compagnie des Pas Perdus.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 septembre au 30 octobre 2025.</span>       <br />
       Jeudi à 20 h 50. Représentation supplémentaire le 10 octobre à 20 h 50.       <br />
       Relâches les 11 septembre et 2 octobre 2025.       <br />
       Théâtre Essaïon, 6, rue Pierre-au-Lard, Paris 4e.       <br />
       Téléphone : 01 42 78 46 42.       <br />
       <a class="link" href="https://www.billetreduc.com/v2/purchasetunnel#/ShowSelection?eventId=375202&amp;pfid=1" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://essaion-theatre.com/" target="_blank">&gt;&gt; essaion-theatre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Chez-Raymonde-De-la-musique-avant-toute-chose-parce-qu-ainsi-les-choses-sont-plus-fluides-et-moins-anxiogenes_a4355.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Le pire premier rencard de l'Histoire" Une comédie au quatuor virevoltant dont l'humanité déborde bien positivement</title>
   <updated>2025-09-02T20:34:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-pire-premier-rencard-de-l-Histoire-Une-comedie-au-quatuor-virevoltant-dont-l-humanite-deborde-bien-positivement_a4349.html</id>
   <category term="Humour" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/90862662-63995906.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-09-02T20:24:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Corinne et Marc se rencontrent pour la première fois en présentiel après s'être déjà contactés sur un site de rencontres. C'est la femme de Marc, fraîchement ménopausée, qui lui a conseillé de s'inscrire… Ils n'ont pas l'air d'être faits l'un pour l'autre, ces deux-là. D'ailleurs, ils ne semblent même pas savoir exactement ce qu'ils font là, dans ce café. La serveuse et le patron du bar, de leur côté, ont leurs propres problèmes. Le monde et la société aussi. Alors, ça empire…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90862662-63995906.jpg?v=1736974108" alt=""Le pire premier rencard de l'Histoire" Une comédie au quatuor virevoltant dont l'humanité déborde bien positivement" title=""Le pire premier rencard de l'Histoire" Une comédie au quatuor virevoltant dont l'humanité déborde bien positivement" />
     </div>
     <div>
      Est-ce qu'on peut encore rencontrer des gens nouveaux quand tout le monde est en colère ? On aimerait penser que &quot;oui&quot;. Mais là, ce n'est pas gagné ! Cela est toujours une prise de risque qui s'avère ici de très grande envergure !       <br />
              <br />
       Décidément, la pandémie et les confinements en ont bouleversé bien des choses sur la planète Terre, notamment notre rapport aux autres ! Mais, fort heureusement, ils ont malgré tout favorisé la création et l'enfermement a fait émerger de nouvelles idées chez bon nombre d'artistes.       <br />
              <br />
       Ce fut le cas pour Jérémy Manesse qui, de toute évidence, en a eu des idées plein la tête, à ce moment-là. De son tsunami prospectif, une idée majeure a survécu : celle de &quot;notre incommunicabilité croissante concernant les sujets qui fâchent, que ce soit avec nos proches ou avec de parfaits inconnus&quot;.       <br />
              <br />
       Ainsi, son nouveau spectacle est né avec une idée de base : celle des difficultés de la vie de couple, de sa solidité toute relative au fil du temps qui passe, surtout lorsqu'on est presque cinquantenaires ! Un marronnier, s'il en est.       <br />
              <br />
       Mais plusieurs autres petites branches se sont greffées sur ce marronnier du jardin cloisonné de Jérémy Manesse et elles ont fleuri. D'autres concepts tels que le féminisme, la politique, les conflits de générations ou encore l'inaction climatique et l'écoanxiété ont germé petit à petit.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;J'avais en tête l'humeur des pièces de Jaoui et Bacri et, en ligne de mire, l'espoir qu'on arrive à se parler un peu mieux ; et, surtout, que les spectatrices et les spectateurs réfléchissent un peu à tout ça, longtemps après avoir quitté la salle…&quot;</span>       <br />
              <br />
       N'est-ce pas là, aussi, un des pouvoirs suprêmes de l'acte théâtral ?! Mais le pari est toujours hasardeux lorsqu'il s'agit de comédie, <span style="font-style:italic">&quot;cet exercice redoutablement difficile&quot;</span>, comme le souligne la metteuse en scène, Ludivine de Chastenet.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90862662-63995907.jpg?v=1736974132" alt=""Le pire premier rencard de l'Histoire" Une comédie au quatuor virevoltant dont l'humanité déborde bien positivement" title=""Le pire premier rencard de l'Histoire" Une comédie au quatuor virevoltant dont l'humanité déborde bien positivement" />
     </div>
     <div>
      Avec sa nouvelle création, la huitième précisément, c'est pourtant un pari largement gagné pour Jérémy Manesse, lui qui est pratiquement né sur les planches du mythique Café de la Gare, que sa propre mère, Catherine Signaux, dite Sotha, a fondé en 1969, son père, Philippe Manesse, en étant le directeur.       <br />
              <br />
       Cette nouvelle pièce ne s'inscrit pas exclusivement dans le registre de la comédie, loin de là. Contrairement à ce que le titre pourrait laisser présager, et en marge aussi du registre plus traditionnel du Café de la Gare auquel nous étions habitués.       <br />
              <br />
       Les quatre personnages de la pièce, comme chacune et chacun d'entre nous, ont de nombreux problèmes, de nombreux questionnements tels que l'état de notre pays, la déliquescence de la gauche, l'écologie et la &quot;maison qui brûle&quot;, les relations amoureuses compliquées, voire impossibles, le patriarcat, le capitalisme, les attentats potentiels ou bien réels, la famille et son incapacité à s'y dire les choses les plus élémentaires. Bref : ce spectacle virevoltant et attachant est un miroir de notre société actuelle sous tension, fracturée, et ô combien vacillante.       <br />
              <br />
       Le personnage de Marc, interprété de mains de maître par Jérémy Manesse lui-même, constitue un solide pilier dramaturgique au spectacle, lequel est remarquablement porté par un texte incisif et taillé au cordeau qui emporte le public comme sur des montagnes russes en ne lui laissant aucun répit.       <br />
              <br />
       Les quatre comédiens s'emparent de l'écriture de façon virevoltante, avec brio et de remarquables incarnations. Le tout est finement agencé, divertissant, jouissif. On rit, on sourit, on est attendri, très attentif, ému. On éprouve par moments de la compassion, mais surtout, on réfléchit. On réfléchit beaucoup. À la fois pendant la représentation qui file à toute vitesse et dont on voudrait qu'elle ne s'arrête pas, mais notamment après, tel que le souhaitait l'auteur.       <br />
              <br />
       &quot;Le pire premier rencard de l'histoire&quot; est très loin d'être le pire moment que vous passerez au théâtre. La scénographie d'Alix Mercier associée à la mise en scène de Ludivine de Chastenet et à une écriture finement juste et rebondissante constituent, en cette nouvelle année, un réel moment de plaisir théâtral.       <br />
       À ne rater sous aucun prétexte…       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>       <br />
              <br />
       Vu le lundi 6 janvier 2025 au Café de la Gare, Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Pire Premier rencard de l'histoire"</b></div>
     <div>
      Texte : Jérémy Manesse.       <br />
       Mise en scène : Ludivine de Chastenet.       <br />
       Avec : Odile Huleux, Jérémy Manesse, Florent Aumaître ou Jean Vocat, Laure Haulet.       <br />
       Scénographie : Alix Mercier.       <br />
       Décors : Yohann Chemmoul.       <br />
       Création sonore : Louen Poppé.       <br />
       Collaboration musicale : Sarah Manesse.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 septembre au 31 décembre 2025.</span>       <br />
       Lundi et mardi à 19 h 30, vendredi et samedi à 21 h 15, dimanche à 16 h en septembre.       <br />
       En octobre : lundi à 19 h 30, mardi 7 et 21 à 21 h 15, jeudi 23, vendredi et samedi à 21 h 15, dimanche à 16 h.       <br />
       En novembre : lundi 3 et mardi 4 à 21 h 15, mercredi au samedi à 21 h 15, dimanche à 16 h.       <br />
       En décembre : 3 au 6, 16, 19 et 20, 30 à 21 h 15, 7 et 21 à 16 h, 15 à 19 h 30       <br />
       15, 22, 29 à 19 h 30, 31 à 18 h.       <br />
       Café de la Gare, Paris 4e, 01 42 78 52 51.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('cdlg5@wanadoo.fr')" >&gt;&gt; contact mail</a>       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('groupe.cdlg@gmail.com')" >&gt;&gt; nfos et reservations groupes</a>       <br />
       <a class="link" href="https://cafedelagareparis.com/j/" target="_blank">&gt;&gt; cdlg.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-pire-premier-rencard-de-l-Histoire-Une-comedie-au-quatuor-virevoltant-dont-l-humanite-deborde-bien-positivement_a4349.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Le pire premier rencard de l'Histoire" Une comédie au quatuor virevoltant dont l'humanité déborde bien positivement</title>
   <updated>2025-01-17T09:24:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-pire-premier-rencard-de-l-Histoire-Une-comedie-au-quatuor-virevoltant-dont-l-humanite-deborde-bien-positivement_a4127.html</id>
   <category term="Humour" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/85589167-60985706.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-01-17T07:23:00+01:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Corinne et Marc se rencontrent pour la première fois en présentiel après s'être déjà contactés sur un site de rencontres. C'est la femme de Marc, fraîchement ménopausée, qui lui a conseillé de s'inscrire… Ils n'ont pas l'air d'être faits l'un pour l'autre, ces deux-là. D'ailleurs, ils ne semblent même pas savoir exactement ce qu'ils font là, dans ce café. La serveuse et le patron du bar, de leur côté, ont leurs propres problèmes. Le monde et la société aussi. Alors, ça empire…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85589167-60985706.jpg?v=1736974108" alt=""Le pire premier rencard de l'Histoire" Une comédie au quatuor virevoltant dont l'humanité déborde bien positivement" title=""Le pire premier rencard de l'Histoire" Une comédie au quatuor virevoltant dont l'humanité déborde bien positivement" />
     </div>
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      Est-ce qu'on peut encore rencontrer des gens nouveaux quand tout le monde est en colère ? On aimerait penser que &quot;oui&quot;. Mais là, ce n'est pas gagné ! Cela est toujours une prise de risque qui s'avère ici de très grande envergure !       <br />
              <br />
       Décidément, la pandémie et les confinements en ont bouleversé bien des choses sur la planète Terre, notamment notre rapport aux autres ! Mais, fort heureusement, ils ont malgré tout favorisé la création et l'enfermement a fait émerger de nouvelles idées chez bon nombre d'artistes.       <br />
              <br />
       Ce fut le cas pour Jérémy Manesse qui, de toute évidence, en a eu des idées plein la tête, à ce moment-là. De son tsunami prospectif, une idée majeure a survécu : celle de &quot;notre incommunicabilité croissante concernant les sujets qui fâchent, que ce soit avec nos proches ou avec de parfaits inconnus&quot;.       <br />
              <br />
       Ainsi, son nouveau spectacle est né avec une idée de base : celle des difficultés de la vie de couple, de sa solidité toute relative au fil du temps qui passe, surtout lorsqu'on est presque cinquantenaires ! Un marronnier, s'il en est.       <br />
              <br />
       Mais plusieurs autres petites branches se sont greffées sur ce marronnier du jardin cloisonné de Jérémy Manesse et elles ont fleuri. D'autres concepts tels que le féminisme, la politique, les conflits de générations ou encore l'inaction climatique et l'écoanxiété ont germé petit à petit.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;J'avais en tête l'humeur des pièces de Jaoui et Bacri et, en ligne de mire, l'espoir qu'on arrive à se parler un peu mieux ; et, surtout, que les spectatrices et les spectateurs réfléchissent un peu à tout ça, longtemps après avoir quitté la salle…&quot;</span>       <br />
              <br />
       N'est-ce pas là, aussi, un des pouvoirs suprêmes de l'acte théâtral ?! Mais le pari est toujours hasardeux lorsqu'il s'agit de comédie, <span style="font-style:italic">&quot;cet exercice redoutablement difficile&quot;</span>, comme le souligne la metteuse en scène, Ludivine de Chastenet.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85589167-60985707.jpg?v=1736974132" alt=""Le pire premier rencard de l'Histoire" Une comédie au quatuor virevoltant dont l'humanité déborde bien positivement" title=""Le pire premier rencard de l'Histoire" Une comédie au quatuor virevoltant dont l'humanité déborde bien positivement" />
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      Avec sa nouvelle création, la huitième précisément, c'est pourtant un pari largement gagné pour Jérémy Manesse, lui qui est pratiquement né sur les planches du mythique Café de la Gare, que sa propre mère, Catherine Signaux, dite Sotha, a fondé en 1969, son père, Philippe Manesse, en étant le directeur.       <br />
              <br />
       Cette nouvelle pièce ne s'inscrit pas exclusivement dans le registre de la comédie, loin de là. Contrairement à ce que le titre pourrait laisser présager, et en marge aussi du registre plus traditionnel du Café de la Gare auquel nous étions habitués.       <br />
              <br />
       Les quatre personnages de la pièce, comme chacune et chacun d'entre nous, ont de nombreux problèmes, de nombreux questionnements tels que l'état de notre pays, la déliquescence de la gauche, l'écologie et la &quot;maison qui brûle&quot;, les relations amoureuses compliquées, voire impossibles, le patriarcat, le capitalisme, les attentats potentiels ou bien réels, la famille et son incapacité à s'y dire les choses les plus élémentaires. Bref : ce spectacle virevoltant et attachant est un miroir de notre société actuelle sous tension, fracturée, et ô combien vacillante.       <br />
              <br />
       Le personnage de Marc, interprété de mains de maître par Jérémy Manesse lui-même, constitue un solide pilier dramaturgique au spectacle, lequel est remarquablement porté par un texte incisif et taillé au cordeau qui emporte le public comme sur des montagnes russes en ne lui laissant aucun répit.       <br />
              <br />
       Les quatre comédiens s'emparent de l'écriture de façon virevoltante, avec brio et de remarquables incarnations. Le tout est finement agencé, divertissant, jouissif. On rit, on sourit, on est attendri, très attentif, ému. On éprouve par moments de la compassion, mais surtout, on réfléchit. On réfléchit beaucoup. À la fois pendant la représentation qui file à toute vitesse et dont on voudrait qu'elle ne s'arrête pas, mais notamment après, tel que le souhaitait l'auteur.       <br />
              <br />
       &quot;Le pire premier rencard de l'histoire&quot; est très loin d'être le pire moment que vous passerez au théâtre. La scénographie d'Alix Mercier associée à la mise en scène de Ludivine de Chastenet et à une écriture finement juste et rebondissante constituent, en cette nouvelle année, un réel moment de plaisir théâtral.       <br />
       À ne rater sous aucun prétexte…       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>       <br />
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       Vu le lundi 6 janvier 2025 au Café de la Gare, Paris.
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     <div><b>"Le Pire Premier rencard de l'histoire"</b></div>
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      Texte : Jérémy Manesse.       <br />
       Mise en scène : Ludivine de Chastenet.       <br />
       Avec : Odile Huleux, Laure Haulet, Jérémy Manesse, Florent Aumaître.       <br />
       Scénographie : Alix Mercier.       <br />
       Décors : Yohann Chemmoul.       <br />
       Création sonore : Louen Poppé.       <br />
       Collaboration musicale : Sarah Manesse.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 janvier au 29 juin 2025.</span>       <br />
       Lundi à 19 h 30, mardi, jeudi, vendredi, samedi à 21 h 15 et dimanche à 16 h.       <br />
       Relâches exceptionnelles les lundis 28 avril et 26 mai et dimanche 15 juin.       <br />
       Représentations supplémentaires les mercredis 30 avril, 28 mai et le dimanche 8 juin à 20 h.       <br />
       Café de la Gare, Paris 4e, 01 42 78 52 51.       <br />
       <a class="link" href="https://www.cdlg.org/j/index.php" target="_blank">&gt;&gt; cdlg.org</a>
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