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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-09T03:59:14+02:00</updated>
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   <title>"Single Mother" Solo fantasque d'une mère célibataire.</title>
   <updated>2024-05-13T11:44:00+02:00</updated>
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   <category term="Trib'Une" />
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   <published>2024-05-13T10:41:00+02:00</published>
   <author><name>Isabelle Lauriou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Muriel Habrard est une bombe à retardement. Une personnalité douce et apaisée qui, soudain, par un geste, un son ou un éclat de rire, surprend, comme la pluie qui, malgré le soleil de la journée, vient encore frapper sur les toits solides du Studio Hébertot !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80227392-57945042.jpg?v=1715593743" alt=""Single Mother" Solo fantasque d'une mère célibataire." title=""Single Mother" Solo fantasque d'une mère célibataire." />
     </div>
     <div>
      Muriel Habrard est une femme à la sympathie palpable. Celle qui parle sur scène avec un naturel impeccable est la même dans la vie quand, une fois le rideau tombé et les applaudissements passés, vient discuter avec elle une spectatrice, je cite : &quot;éblouie&quot;.        <br />
       Tout, chez cette comédienne, fleure le naturel. À l'image de son visuel.       <br />
              <br />
       Une singulière femme qui vient raconter une histoire personnelle dans laquelle d'autres, comme elle ou lui, sauront ou pourront se retrouver.       <br />
              <br />
       Un amour, un mariage, un désir d'enfant. Un et pourquoi pas deux, puis trois ?       <br />
       Un, c'est déjà bien, surtout quand la foudre de la passion s'en est allée du jour au lendemain.        <br />
       L'enfant naît. Le &quot;single&quot; n'est bien qu'un seul morceau sur une piste désormais rayée, brisée par un silence, par l'absence et l'incompréhension quand l'être aimé(e) disparaît.       <br />
              <br />
       L'être tant aimé(e), c'est Delphine, la face B du vinyle, avec qui elle a donné, non sans difficulté, naissance à un bébé. Ce bébé qui grandit et qui, de cette seconde maman, n'a que le souvenir de quelques petits moments partagés pendant quatre années et ensuite, le dessin, pour se l'imaginer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80227392-57945237.jpg?v=1715593799" alt=""Single Mother" Solo fantasque d'une mère célibataire." title=""Single Mother" Solo fantasque d'une mère célibataire." />
     </div>
     <div>
      Quand l'autre mère disparaît, qu'elle ne donne ni nouvelles ni signes de vie, jusqu'à oublier l'anniversaire et les bougies, que reste-t-il à l'autre ? L'autre maman, seule, le cœur serré, démunie, sans notice pour l'accompagner.       <br />
              <br />
       Que reste-t-il à cette mère que n'être et devenir alors qu’une &quot;single mother&quot;.       <br />
              <br />
       La réussite de ce &quot;seule&quot; en scène tient dans le propos universel proposé d'un point de vue très personnel. Il est ici question de deux femmes qui s'aiment, se marient et deviennent donc mamans. L'une part, l'autre reste. Et après ? L'angoisse, l'attente, la colère, la tristesse, la justice et les retors qui s'en mêlent. Puis remonter la pente. Pour l'enfant. Il le faut, elle le vaut tellement.       <br />
              <br />
       Tenir, sourire et continuer à vivre.       <br />
       Tenir, danser et vibrer sur des morceaux, des &quot;singles&quot; et, soudain, éclater comme un soleil qui, enfin, reprend ses quartiers.       <br />
              <br />
       Muriel Habrard est un soleil bien accompagné. À commencer par la sublime musique de Mia Delmaé et la sobriété de la mise en scène, signée Ninon Brétécher.       <br />
              <br />
       &quot;Single Mother&quot;, le solo fantasque d'une mère célibataire, est une tempête de vie qui parvient à convaincre avec naturel et simplicité comme un fil soyeux... en ce mois d'avril pluvieux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Single Mother"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80227392-57945275.jpg?v=1715593864" alt=""Single Mother" Solo fantasque d'une mère célibataire." title=""Single Mother" Solo fantasque d'une mère célibataire." />
     </div>
     <div>
      Texte : Muriel Habrard.       <br />
       Mise en scène : Ninon Brétécher.       <br />
       Avec : Muriel Habrard.       <br />
       Création Lumière : Stéphanie Daniel.       <br />
       Musique : Mia Delmaë.       <br />
       Création sonore : François Vatin.       <br />
       Collaboratrice artistique : Jessee de Vrée.       <br />
       Accessoiriste : Bénédicte Farago.       <br />
       Chorégraphie : Viola Chiarini.       <br />
       Production : Compagnie Synapses.       <br />
       À partir de 11 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 27 avril au 16 juin 2024.</span>       <br />
       Samedi à 21 h et dimanche à 14 h 30.        <br />
       Studio Hébertot, Paris 17e, 01 42 93 13 04.       <br />
       <a class="link" href="https://studiohebertot.com/" target="_blank">&gt;&gt; studiohebertot.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Mine de rien" L'indien, le fils et la mère : l'équation à un inconnu</title>
   <updated>2024-02-15T19:18:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Mine-de-rien-L-indien-le-fils-et-la-mere-l-equation-a-un-inconnu_a3821.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/78387194-56899591.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-02-15T17:35:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dur dur quand on est un peu "gogol" (pas au sens des mathématiques, mais de l'argot) de résoudre une équation familiale dont l'inconnu, la figure du père, tonitrue par son absence… Alors le fils attardé demande fiévreusement à la mère excédée – végétant dans un fauteuil roulant après s'être esquinté le dos à briquer les parquets des autres – de lui raconter encore et encore "l'histoire de l'Indien qui l'a fabriqué"… Ces deux-là, ils ont en gros sur leur cœur solitaire, alors ils tentent de combler leur béance en occupant leur temps à se chamailler rudement… Pourtant, leur cœur, il est gros comme ça…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78387194-56899591.jpg?v=1708021082" alt=""Mine de rien" L'indien, le fils et la mère : l'équation à un inconnu" title=""Mine de rien" L'indien, le fils et la mère : l'équation à un inconnu" />
     </div>
     <div>
      Mise en scène et interprétée de manière &quot;ahurissante&quot; par Jérémy Barbier d'Hiver, pour ce qui est du fils un peu neuneu, et par Julie Teuf, dans le rôle de la mère en fauteuil, particulièrement expressive, même hébétée, &quot;Mine de rien&quot; emprunte à plusieurs registres son inspiration. Mêlant joyeusement le côté souriant de la comédie légère à celui plus noir de la tragédie du quotidien, elle est plus profonde – mine de rien – qu'elle ne pourrait le paraître.       <br />
              <br />
       Sur un plateau plongé dans une semi-obscurité, où l'on distingue de dos un fauteuil roulant, s'ouvre en fond de scène une porte d'où s'échappe un rai de lumière laissant entrapercevoir deux mains furtives accrochées au chambranle. Se découpant dans l'embrasure, une tête d'indien ornée de son imposante coiffe à plumes d'aigles fait une apparition subliminale… avant d'être engloutie par les ténèbres qui la contenaient. Ce tableau inaugural &quot;éclaire&quot; la quête de ce grand enfant sans père à laquelle répond le malaise d'une mère s'arcboutant derrière un mutisme de façade.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78387194-56899594.jpg?v=1708021107" alt=""Mine de rien" L'indien, le fils et la mère : l'équation à un inconnu" title=""Mine de rien" L'indien, le fils et la mère : l'équation à un inconnu" />
     </div>
     <div>
      L'entrée en scène tonitruante du fils, courant dans tous les sens sur une musique à fond la caisse, criant à tue-tête le nom d'un chanteur célèbre – &quot;Jean-Jacques !&quot; – résonne comme un cadeau adressé à sa génitrice qu'il voudrait bien sortir de sa torpeur. Il tentera même de faire danser le fauteuil où elle est avachie… Alors, prenant appui sur le public présent, il pressera sa mère de raconter pourquoi on est rassemblés tous ici ce soir, pour entendre… &quot;l'Histoire&quot; ! Celle d'une famille comme beaucoup d'autres où l'on n'a pas tout dit.       <br />
              <br />
       Il faudra du temps, et du temps encore, pour que soit dit ce qui résiste. En attendant, les digressions s'enchainent joyeusement… Pour boucher le gouffre de l'absent, un bol de céréales est gloutonnement avalé avec de précieuses recommandations sur le paquet qu'il faut refermer soigneusement, <span style="font-style:italic">&quot;sinon c'est mou&quot;</span>. Et pourtant – jetant un regard attendri à sa mère écroulée dans son fauteuil – il aime bien les trucs mous, le fils, d'ailleurs il lui torche le nez et, nous prenant à témoin, il s'extasie devant le sourire qui s'affiche alors sur son visage. <span style="font-style:italic">&quot;C'est comme les animaux, on sait pas s'ils sourient. C'est vrai, regarde les lions, on sait pas. Les éléphants bleus, on sait pas…&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Se bousculant dans la tête du jeune homme, déferleront les souvenirs de ses jeux innocents avec un petit copain, ses pensées tendres pour une jeune fille et l'odeur de son shampooing, sa complicité avec un papy passé bêtement un jour sous les roues d'une voiture en allant acheter sa baguette… Divagations heureuses interrompues par les grognements de la mère se réveillant pour, d'un coup de langue éloquent, réclamer à boire. Alors, après avoir tété la gourde pour rongeurs qui lui est tendue, elle émergera de son hébétement pour se jeter goulûment sur le bol de céréales préparées par son rejeton, suivies d'un saucisson géant croqué à pleines dents… Fils et mère réunis dans le même dénuement et trouvant dans la nourriture dont ils se gavent un moyen de combler leur manque animal, viscéral, tout en laissant échapper, au-delà des mots fleuris qu'ils s'adressent, de petits gestes affectueux trahissant combien dans cette traversée commune chacun est indispensable à l'autre.       <br />
              <br />
       Pressée par le fils prenant à nouveau à témoin le public, la mère finira par raconter ce jour merveilleux de Carnaval où, déguisés en indiens, blaguant jusqu'à plus soif – <span style="font-style:italic">&quot;Moi, Mohican !&quot; &quot;Moi, célibataire !&quot;</span> –, &quot;ils&quot; s'étaient plu, avaient entonné une chanson de Jean-Jacques dans un karaoké, s'étaient retrouvés ensuite au lit, sans grand succès (<span style="font-style:italic">&quot;son machin, il a rien voulu savoir ; il a croisé un cow-boy c'est pour ça qu'il fait le mort !&quot;</span>) avant de pouvoir &quot;conclure&quot; aux premières heures de l'aube, <span style="font-style:italic">&quot;à l'heure où les indiens attaquent&quot;</span>… Et après ? Après, c'est une tout autre histoire, une histoire moins drôle qu'elle aura bien du mal à raconter la mère, s'empêtrant dans des détails mensongers trahissant sa peine de femme délaissée avec un bébé dans son ventre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78387194-56899731.jpg?v=1708021787" alt=""Mine de rien" L'indien, le fils et la mère : l'équation à un inconnu" title=""Mine de rien" L'indien, le fils et la mère : l'équation à un inconnu" />
     </div>
     <div>
      La vérité de l'absence du père révélée, le secret de fabrication enfin délivré à ce <span style="font-style:italic">&quot;garçon plein de vie&quot;</span> qu'elle a tenu seule à garder, les petits noms de <span style="font-style:italic">&quot;gogol&quot;</span> et de <span style="font-style:italic">&quot;monstre&quot;</span> échangés entre eux résonneront de toute la tendresse du monde. <span style="font-style:italic">&quot;Bon&quot;</span>, laissera laconiquement échapper la mère à la toute fin, allégée enfin du lourd secret, tandis que son grand fils s'envolera joyeusement vers le fond de scène ouvrant grand… sur l'espace à l'air libre de la place du théâtre.       <br />
              <br />
       Cette fable contemporaine joliment mise en jeu, convoquant humour au second degré et tendresse pudiquement masquée, dévoile en filigrane les enjeux sensibles d'une situation n'ayant elle rien d'exceptionnel, celle d'une jeune femme laissée en plan ayant délibérément choisi d'élever seule son enfant aimé. Ainsi, sur un plateau nu – où les éclairages sculptent entre ombres et lumières l'atmosphère –, c'est un pan de la comédie humaine ordinaire, cruelle et drôle à la fois comme peut l'être l'existence commune, que donnent à voir ces deux &quot;cœurs simples&quot; interprétés avec une générosité touchante.       <br />
              <br />
       <b>Vu le mardi 6 février à la Salle Vauthier du TnBA de Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mine de rien"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78387194-56899775.jpg?v=1708021815" alt=""Mine de rien" L'indien, le fils et la mère : l'équation à un inconnu" title=""Mine de rien" L'indien, le fils et la mère : l'équation à un inconnu" />
     </div>
     <div>
      Conception : Jérémy Barbier d'Hiver.       <br />
       Avec : Jérémy Barbier d'Hiver, Julie Teuf.       <br />
       Direction d'actrice et d'acteur : Richard Perret.       <br />
       Collaboration artistique : Lucas Chemel.       <br />
       Musique : Igor Quezada.       <br />
       Régie son : Nicolas Dubois.       <br />
       Régie lumière : Nicolas Dubois.       <br />
       Production déléguée : Cie Florence Lavaud/Chantier Théâtre.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du mardi 6 au samedi 10 février 2024 au TnBA de Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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