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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-17T01:25:37+02:00</updated>
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   <title>De la tragédie honteuse des migrants, Gilbert Ponté extrait le rayonnement lumineux de la vie</title>
   <updated>2018-11-05T15:45:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/De-la-tragedie-honteuse-des-migrants-Gilbert-Ponte-extrait-le-rayonnement-lumineux-de-la-vie_a1926.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/17335031-21848065.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-11-05T15:43:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Elle est frêle comme une adolescente, longiligne, belle. Elle surgit dans la salle voûtée de l'Essaïon transformée pour un court moment, par la magie de la vidéo, en horizon marin où resplendit un soleil sur le point de se coucher. Elle porte un bandeau d'athlétisme sur le front, des baskets et un jogging noir.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17335031-21848065.jpg?v=1506494160" alt="De la tragédie honteuse des migrants, Gilbert Ponté extrait le rayonnement lumineux de la vie" title="De la tragédie honteuse des migrants, Gilbert Ponté extrait le rayonnement lumineux de la vie" />
     </div>
     <div>
      Elle s'appelle Malyka R.Johany et elle va interpréter et raconter la vie de Samia Yuzuf Omar, un personnage réel qui a existé il y a quelques années, dont l'existence est passée du plus haut des rêves au plus noir des cauchemars.       <br />
              <br />
       Une vie pourtant si courte. Samia est née en Somalie en 1991 - pays en guerres constantes, pays en proie aux bandes intégristes - dans une famille nombreuse dont le père meurt assassiné. Samia, à seize ans, doit s'occuper de ses cinq frères et sœurs, mais elle a une passion, la course à pied. Elle court. Elle défie le temps. Si bien, si fort, qu'en 2008 elle est à Pékin avec l'équipe olympique de Somalie et court le demi-fond avec les plus grandes, ses idoles, dans la plus illustre compétition du monde, elle n'a que dix-sept ans. Quatre ans plus tard, les Jeux sont organisés à Londres. Mais elle n'y participera pas.       <br />
              <br />
       La pièce, écrite et mise en scène par Gilbert Ponté, raconte cette période entre la gloire naissante d'une vive jeunesse et une noyade en mer au large des côtes italiennes avec d'autres migrants. Il raconte un gâchis. Une injustice sans nom. Une tristesse à pleurer. Mais pour cela, il prend le parti de s'intéresser à la lumière, la confiance, la force, la volonté et la passion qui ont animé cette jeune femme, qui l'ont poussée, malgré les obstacles, à croire encore en ses chances de participer aux Jeux de Londres, et tenter de rejoindre l'Europe en clandestin, une soif de vivre à tout prix !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17335031-21851266.jpg?v=1506509749" alt="De la tragédie honteuse des migrants, Gilbert Ponté extrait le rayonnement lumineux de la vie" title="De la tragédie honteuse des migrants, Gilbert Ponté extrait le rayonnement lumineux de la vie" />
     </div>
     <div>
      C'est toute la force, l'intelligence et la grâce de ce spectacle que faire apparaître devant nous ce personnage dans tout son éclat. Rien de misérabiliste ici, rien de pathétique, elle est juste une sœur à qui l'on a envie de tendre la main.        <br />
              <br />
       À ce jeu, la jeune actrice Malyka R. Johany est sublime. Elle possède une simplicité qui rend son personnage proche de nous. Elle possède également une grâce physique extrêmement rigoureuse qui rend hommage à la beauté de l'athlétisme. Elle possède pour finir une voix chantée très belle.       <br />
              <br />
       La mise en scène est très fluide. Elle use de quelques accessoires et de projections vidéo bien utilisées qui nous transportent par moments à l'autre bout du monde. Une direction d'acteur rythmée même si parfois le jeu de la comédienne souligne un peu trop le sens de ses mots. Peu importe, ce que l'on comprend avec ce spectacle, c'est toute la fragilité et la beauté des êtres face à des ordres, qu'ils soient économiques, religieux, politiques, tous broyeurs de rêves.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"De Pékin à Lampedusa"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17335031-21851630.jpg?v=1506512370" alt="De la tragédie honteuse des migrants, Gilbert Ponté extrait le rayonnement lumineux de la vie" title="De la tragédie honteuse des migrants, Gilbert Ponté extrait le rayonnement lumineux de la vie" />
     </div>
     <div>
      Texte : Gilbert Ponté.       <br />
       Mise en scène : Gilbert Ponté.       <br />
       Avec : Malyka R. Johany.       <br />
       Lumières : Kosta Asmanis.       <br />
       Costumes : Anne-Marie Molénat.       <br />
       La Birba Compagnie.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       Jusqu'au 9 janvier 2018.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Prolongé jusqu'au 7 janvier 2019</span>       <br />
       Lundi et mardi à 19 h 45.       <br />
       Théâtre Essaïon, Paris 4e, 01 42 78 46 42.       <br />
       <a class="link" href="http://www.essaion-theatre.com/" target="_blank">&gt;&gt; essaion-theatre.com</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Première publication le 29 septembre 2017.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>•Avignon Off 2018• "De Pékin à Lampedusa" De la tragédie honteuse des migrants, extraire le rayonnement lumineux de la vie</title>
   <updated>2018-06-03T08:46:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2018-De-Pekin-a-Lampedusa-De-la-tragedie-honteuse-des-migrants-extraire-le-rayonnement-lumineux-de-la-vie_a2127.html</id>
   <category term="Avignon 2018" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/22525940-25189544.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-05-27T10:12:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Elle est frêle comme une adolescente, longiligne, belle. Elle surgit dans la salle voûtée de l'Essaïon transformée pour un court moment, par la magie de la vidéo, en horizon marin où resplendit un soleil sur le point de se coucher. Elle porte un bandeau d'athlétisme sur le front, des baskets et un jogging noir.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22525940-25189543.jpg?v=1527410153" alt="•Avignon Off 2018• "De Pékin à Lampedusa" De la tragédie honteuse des migrants, extraire le rayonnement lumineux de la vie" title="•Avignon Off 2018• "De Pékin à Lampedusa" De la tragédie honteuse des migrants, extraire le rayonnement lumineux de la vie" />
     </div>
     <div>
      Elle s'appelle Malyka R.Johany et elle va interpréter et raconter la vie de Samia Yuzuf Omar, un personnage réel qui a existé il y a quelques années, dont l'existence est passée du plus haut des rêves au plus noir des cauchemars.       <br />
              <br />
       Une vie pourtant si courte. Samia est née en Somalie en 1991 - pays en guerres constantes, pays en proie aux bandes intégristes - dans une famille nombreuse dont le père meurt assassiné. Samia, à seize ans, doit s'occuper de ses cinq frères et sœurs, mais elle a une passion, la course à pied. Elle court. Elle défie le temps. Si bien, si fort, qu'en 2008 elle est à Pékin avec l'équipe olympique de Somalie et court le demi-fond avec les plus grandes, ses idoles, dans la plus illustre compétition du monde, elle n'a que dix-sept ans. Quatre ans plus tard, les Jeux sont organisés à Londres. Mais elle n'y participera pas.       <br />
              <br />
       La pièce, écrite et mise en scène par Gilbert Ponté, raconte cette période entre la gloire naissante d'une vive jeunesse et une noyade en mer au large des côtes italiennes avec d'autres migrants. Il raconte un gâchis. Une injustice sans nom. Une tristesse à pleurer. Mais pour cela, il prend le parti de s'intéresser à la lumière, la confiance, la force, la volonté et la passion qui ont animé cette jeune femme, qui l'ont poussée, malgré les obstacles, à croire encore en ses chances de participer aux Jeux de Londres, et tenter de rejoindre l'Europe en clandestin, une soif de vivre à tout prix !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22525940-25189544.jpg?v=1506509749" alt="•Avignon Off 2018• "De Pékin à Lampedusa" De la tragédie honteuse des migrants, extraire le rayonnement lumineux de la vie" title="•Avignon Off 2018• "De Pékin à Lampedusa" De la tragédie honteuse des migrants, extraire le rayonnement lumineux de la vie" />
     </div>
     <div>
      C'est toute la force, l'intelligence et la grâce de ce spectacle que faire apparaître devant nous ce personnage dans tout son éclat. Rien de misérabiliste ici, rien de pathétique, elle est juste une sœur à qui l'on a envie de tendre la main.        <br />
              <br />
       À ce jeu, la jeune actrice Malyka R. Johany est sublime. Elle possède une simplicité qui rend son personnage proche de nous. Elle possède également une grâce physique extrêmement rigoureuse qui rend hommage à la beauté de l'athlétisme. Elle possède pour finir une voix chantée très belle.       <br />
              <br />
       La mise en scène est très fluide. Elle use de quelques accessoires et de projections vidéo bien utilisées qui nous transportent par moments à l'autre bout du monde. Une direction d'acteur rythmée même si parfois le jeu de la comédienne souligne un peu trop le sens de ses mots. Peu importe, ce que l'on comprend avec ce spectacle, c'est toute la fragilité et la beauté des êtres face à des ordres, qu'ils soient économiques, religieux, politiques, tous broyeurs de rêves.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"De Pékin à Lampedusa"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22525940-25189545.jpg?v=1506512370" alt="•Avignon Off 2018• "De Pékin à Lampedusa" De la tragédie honteuse des migrants, extraire le rayonnement lumineux de la vie" title="•Avignon Off 2018• "De Pékin à Lampedusa" De la tragédie honteuse des migrants, extraire le rayonnement lumineux de la vie" />
     </div>
     <div>
      Texte : Gilbert Ponté.       <br />
       Mise en scène : Gilbert Ponté.       <br />
       Avec : Malyka R. Johany.       <br />
       Lumières : Kosta Asmanis.       <br />
       Costumes : Anne-Marie Molénat.       <br />
       La Birba Compagnie.       <br />
       Durée 1 h 10.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2018•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 29 juillet 2018.</span>       <br />
       Tous les jours à 12 h 50, relâche le mercredi.       <br />
       Espace Saint-Martial,       <br />
       2, rue Fabre, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 86 34 52 24.       <br />
       <a class="link" href="http://saint-martial.org/" target="_blank">&gt;&gt; saint-martial.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Un Victor Hugo politique et loufoque qui jette une parole actuelle sur la société de l'argent</title>
   <updated>2018-03-27T08:57:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-Victor-Hugo-politique-et-loufoque-qui-jette-une-parole-actuelle-sur-la-societe-de-l-argent_a2081.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/21155665-24303370.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-03-27T06:07:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le vertueux Victor Hugo jette dans cette pièce de jolis jets d'acide et d'impertinence pour décrire une société dans laquelle l'argent est devenu pouvoir absolu. Difficile de ne pas faire le parallèle avec notre époque qui, plus d'un siècle et demi plus tard, a parfaitement consommé le poison qui lentement fait crever une démocratie de plus en plus impuissante.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/21155665-24303370.jpg?v=1522124862" alt="Un Victor Hugo politique et loufoque qui jette une parole actuelle sur la société de l'argent" title="Un Victor Hugo politique et loufoque qui jette une parole actuelle sur la société de l'argent" />
     </div>
     <div>
      Sur scène : un homme d'affaires qui devient député, un banquier, des huissiers, un délinquant en désir d'honnêteté, une fille-mère, sa fille, son futur gendre et toute une flopée de fausses identités, de passés et de fautes effacés, de façades ravalées, de mains pas très propres, de chantages et de liasses de billets en forme de sésames… et puis il y a le très tonitruant rire de Victor Hugo qui retentit à travers toute l'écriture de cette comédie aussi légère que corrosive.       <br />
              <br />
       Un rire que l'on ressent dans le choix même des personnages et des situations qui flirtent avec l'excès, la caricature puissante, l'incroyable. C'est une ballade indiscrète au cœur de rouages financiers de l'honorabilité qui nous est offerte là. Notre guide ? Un jeune délinquant mal fait pour l'escroquerie et bien décidé à fuir la marginalité pour se construire une vie de travailleur, personnage magnifiquement interprété par Maxime Atmami qui, fuyant la police qui l'a fiché au fer rouge, se retrouve au cœur du drame dans une maison bourgeoise envahie par les huissiers.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/21155665-24303382.jpg?v=1522124929" alt="Un Victor Hugo politique et loufoque qui jette une parole actuelle sur la société de l'argent" title="Un Victor Hugo politique et loufoque qui jette une parole actuelle sur la société de l'argent" />
     </div>
     <div>
      Par son entremise, les secrets, les manipulations et toute une série de scènes épiques vont s'enchaîner devant ses yeux et les nôtres : une découverte du monde des nantis, des affaires, de la politique et de la justice républicaine qui expose la corruption comme mode d'organisation. Pas un pour sauver l'autre, tant et si bien que la seule âme un peu pure est bel et bien ce jeune délinquant qui a fait ses classes en maison de correction et de redressement.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Kheireddine Lardjam prend le texte d'Hugo à bras le corps et l'emporte dans une danse pleine de gourmandise, de rythme et de fantaisie. Les personnages brillent soit par leurs éclats soit par leurs noirceurs, mais ils sont tous hauts en couleurs, dignes de Feydeau ou de Courteline. La scénographie extrêmement modulable, faites de panneaux mobiles sur lesquels les projections inquiétantes se multiplient à mesure que l'action  s'intensifie. Des nuées d'oiseaux de mauvais augures comme une menace sur une société en train de pourrir de l'intérieur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/21155665-24303384.jpg?v=1522124956" alt="Un Victor Hugo politique et loufoque qui jette une parole actuelle sur la société de l'argent" title="Un Victor Hugo politique et loufoque qui jette une parole actuelle sur la société de l'argent" />
     </div>
     <div>
      Le tout est dynamique, pertinent, et laisse parler, en contrepoint de la fantaisie éclatante des scènes et des personnages, l'attaque frontale d'Hugo contre une corruption par l'argent qui devient pire que n'importe quelle tyrannie et s'affranchit de toute limite. Un discours qui se lit comme une chronique journalistique de notre époque, sans filtre, copié collé de la force sans âme du libéralisme économique que l'on nomme mondialisation.       <br />
              <br />
       Linda Chaïb - toujours très belle comédienne - crée ici le personnage de la fille-mère victime des huissiers avec l'énergie et le talent qu'on lui connaît, mais rarement dans ce registre excessif où elle montre encore une fois son art, son invention. Azeddine Benamara, dans un autre grand rôle de la pièce, l'homme d'affaires absolument véreux, totalement sans vergogne, ni morale, est crédible des pieds à la tête, et jusqu'au moindre souffle. L'originale création du rôle de l'huissier tient sur les épaules du musicien Romaric Bourgeois (également compositeur des musiques) : guitare et micro HF imposent ses interventions en chansons, rock et rap avec la hauteur et la violence qui incombent à son personnage. Une très belle idée.       <br />
              <br />
       Tout le reste de la distribution se donnent sur scène au même titre que ceux cités ci-dessus. On sent un véritable enjeu sous l'aspect blagueur, cocasse et parfois farce de la pièce. L'investissement de tous sert le spectacle et permet de découvrir ce texte de Victor Hugo, d'en apprécier l'humour, la verve et l'intelligence.  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mille francs de récompense"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/21155665-24303389.jpg?v=1522124984" alt="Un Victor Hugo politique et loufoque qui jette une parole actuelle sur la société de l'argent" title="Un Victor Hugo politique et loufoque qui jette une parole actuelle sur la société de l'argent" />
     </div>
     <div>
      Texte : Victor Hugo.       <br />
       Mise en scène : Kheireddine Lardjam.       <br />
       Avec : Maxime Atmami, Azeddine Benamara, Romaric Bourgeois, Linda Chaïb,  Samuel Churin, Étienne Durot, Aïda Hamri, Cédric Veschambre.       <br />
       Collaboration artistique : Cédric Veschambre.       <br />
       Scénographie et collaboration artistique : Estelle Gautier.       <br />
       Lumière : Victor Arancio.       <br />
       Son : Pascal Brenot.       <br />
       Composition musicale : Romaric Bourgeois.       <br />
       Vidéo : Thibaut Champagne.        <br />
       Costumes : Florence Jeunet.       <br />
       Dessinateur : Jean-François Rossi.       <br />
       Chorégraphe : Bouziane Bouteldja.       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
       Compagnie El Ajouad.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/21155665-24304135.jpg?v=1522134128" alt="Un Victor Hugo politique et loufoque qui jette une parole actuelle sur la société de l'argent" title="Un Victor Hugo politique et loufoque qui jette une parole actuelle sur la société de l'argent" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 22 mars au 8 avril 2018.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, le dimanche à 16 h. Relâches les 1er, 2 et 3 avril.       <br />
       Théâtre de l'Aquarium, La Cartoucherie, Paris 12e, 01 43 74 99 61.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredelaquarium.net/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaquarium.net</a>       <br />
              <br />
       <b>Autres dates</b>       <br />
       Du 27 au 29 mai 2018 : Festival Théâtre en mai, Théâtre Dijon Bourgogne - CDN, Dijon (21).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Comme une horloge bien huilée qui remonte le temps des amours adultères</title>
   <updated>2018-01-24T09:09:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Comme-une-horloge-bien-huilee-qui-remonte-le-temps-des-amours-adulteres_a1929.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2018-01-24T09:09:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
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    <![CDATA[
Reprise "Trahisons", la pièce de Pinter, est devenu un classique du répertoire contemporain. Un style, un mode de jeu que les élèves des écoles de comédie pratiquent chaque année en cours. Car ici, c'est la manière délicate de jouer ces échanges aux allures banales et quotidiennes qui prime sur le fond. Un théâtre du non-dit, du verbe rare, elliptique, où le sous-texte, le regard, le geste retenu valent autant que ce qui est dit, ce qui est joué.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17370184-21877386.jpg?v=1506666106" alt="Comme une horloge bien huilée qui remonte le temps des amours adultères" title="Comme une horloge bien huilée qui remonte le temps des amours adultères" />
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     <div>
      L'histoire elle-même semble toute convenue : deux amis, l'un éditeur, l'autre agent d'auteur. La femme du premier a une longue liaison avec le second. Avec ce lien d'amitié, ce lien amoureux et ce lien matrimonial se tissent une tapisserie de l'apparence qui dissimule les secrets, un voile fait de sentiments contradictoires.       <br />
              <br />
       Pourtant, l'originalité de cette pièce de Pinter tient dans sa construction. L'histoire commence par la fin et va remonter dix années de la vie intime de ces trois personnages. Elle tient également à la sobriété, on pourrait même dire le formalisme des scènes. Ce sont avant toute chose des Anglais de la classe moyenne haute, préoccupés par les apparences, les qu'en-dira-t-on, la politesse.       <br />
              <br />
       Une propreté toute javellisée des échanges. Des contacts. Des habitudes. Une organisation pratique des tromperies d'une grande méticulosité, réaliste. Ce sont de ces passions amicales et amoureuses totalement à l'opposée du feu et des flammes des passions latines.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17370184-21877414.jpg?v=1506666153" alt="Comme une horloge bien huilée qui remonte le temps des amours adultères" title="Comme une horloge bien huilée qui remonte le temps des amours adultères" />
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      D'où la difficulté pour des comédiens du continent de s'emparer de ces êtres aux pulsions si peu sanguines et de distiller ce jeu fait de presque rien, de ce presque rien qui dans une seconde de silence éclate comme le son d'un tambour. Ici, le metteur en scène, Christophe Gand, a bien fait les choses. Une distribution et une direction d'acteur au millimètre qui fait palpiter la pièce et fascine le spectateur dans cette quête à rebours de ces histoires d'amour.       <br />
              <br />
       Gaëlle Billaut-Danno interprète une Emma sensible, qui a la vertu singulière de rajeunir en direct, sans effet artificiel, juste par ce bel investissement dans l'incarnation du personnage. François Feroleto, qui joue Robert son mari, est impressionnant de justesse, autant dans les silences, dans les regards que dans les attitudes, et dans une scène de beuverie extrêmement maîtrisée.       <br />
              <br />
       Yannick Laurent, Jerry l'amant, l'ami, celui vers qui convergent les amours et les amitiés crée un personnage peut-être un peu plus influençable que les deux autres, un peu plus humain du coup, mais un peu moins stylisé.       <br />
              <br />
       Des changements de décors légèrement chorégraphiés, musicalisé, permettent à la pièce de fonctionner comme une mécanique huilée, sans heurts. Une très belle réussite que d'être parvenu à rendre passionnant et touchant ces scènes où le non-dit est comme un soupir sans cesse retenu ; et où les caractères, malgré une sorte de cynisme un peu blasé, apparaissent comme des êtres dont la pudeur empêche de dévoiler les blessures.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Trahisons"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17370184-21877415.jpg?v=1506666188" alt="Comme une horloge bien huilée qui remonte le temps des amours adultères" title="Comme une horloge bien huilée qui remonte le temps des amours adultères" />
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     <div>
      Texte : Harold Pinter (L'Arche éditeur est agent théâtral du texte représenté).       <br />
       Traduction : Éric Kahane        <br />
       Mise en scène : Christophe Gand.       <br />
       Avec : Gaëlle Billaut-Danno, François Feroleto, Yannick Laurent.       <br />
       Scénographie : Goury.       <br />
       Décor : Claire Vaysse.       <br />
       Costumes : Jean-Daniel Vuillermoz.       <br />
       Lumières : Alexandre Icovic.       <br />
       Coq Héron Productions.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       Jusqu'au 8 octobre 2017.       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h, dimanche à 18 h.       <br />
       Théâtre du Lucernaire, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Reprise</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 24 janvier au 18 mars 2018.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h, le dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre du Lucernaire, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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