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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-08T10:54:25+02:00</updated>
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   <title>"On n'a jamais vu une danseuse étoile noire à l'Opéra de Paris" Les non-danseurs au champ d'honneur</title>
   <updated>2019-12-19T08:52:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/On-n-a-jamais-vu-une-danseuse-etoile-noire-a-l-Opera-de-Paris-Les-non-danseurs-au-champ-d-honneur_a2624.html</id>
   <category term="Danse" />
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   <published>2019-12-19T08:41:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L'inclassable Faizal Zeghoudi crée un objet échappant à toute catégorisation tant vidéo d'archives, chant, musique, théâtre… et danse, s'entremêlent au service d'une volonté déflagrante : bombarder les clichés du racisme pour mieux les faire exploser en plein vol. Maniant sans compter la liberté langagière et corporelle porteuse de dérision assumée, il nous immerge dans un univers électrique propre à faire vaciller les préjugés les mieux ancrés.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40917223-34552161.jpg?v=1576742568" alt=""On n'a jamais vu une danseuse étoile noire à l'Opéra de Paris" Les non-danseurs au champ d'honneur" title=""On n'a jamais vu une danseuse étoile noire à l'Opéra de Paris" Les non-danseurs au champ d'honneur" />
     </div>
     <div>
      Si la ligne de partage qui sépare métaphoriquement les non-danseurs (opprimés de toutes minorités sexuelles ou ethniques) des danseurs (dominants mâles blancs) est clairement perceptible, la profusion chaotique des intensités sonores et visuelles résonne jusqu'à étourdir tant elle ne ménage aucun répit. Sur le plateau nu, cinq interprètes se démènent comme de beaux diables pour faire la peau à l'hydre immonde, prenant tantôt la posture de la provocation avérée, tantôt le masque d'une respectabilité au-dessus de tout soupçon.       <br />
              <br />
       Ces cinq-là nous parlent d'un temps futuriste que nous ne connaissons pas encore - quoique… - où, pour pouvoir parler, faut-il avoir périodiquement recours à des masques suppléant les bugs de la parole carencée en oxygène, saturée de gaz polluant. Cette société de 2029 est en marche irrésistiblement vers &quot;un progrès qui progresse vers sa progression&quot;, se plaisent à répéter en boucle les acteurs-danseurs comme une ritournelle infantile de nature à rassurer ceux qui n'ont plus aucune raison de l'être.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40917223-34552165.jpg?v=1576742597" alt=""On n'a jamais vu une danseuse étoile noire à l'Opéra de Paris" Les non-danseurs au champ d'honneur" title=""On n'a jamais vu une danseuse étoile noire à l'Opéra de Paris" Les non-danseurs au champ d'honneur" />
     </div>
     <div>
      Après une entrée en matière tonitruante visant à déconstruire les a priori des genres sous la forme d'une miss Bordeaux, tutu rose et masque d'oxygène, et d'un danseur masculin, cheveux longs et barbe christique, bustier fort seyant, slip échancré d'où s'échappent deux longues jambes musclées chaussées d'escarpins, la parole fuse, iconoclaste. Il sera question pêle-mêle de découverte sexuelle racontée de manière ludique et jouée de manière &quot;jouissive&quot; (comme pour mettre en abyme le lieu réel de la vulgarité qui ne situe aucunement autour du sexe mais dans les &quot;plaisanteries&quot; racistes), ou encore de la parabole d'un vélo, objet du désir impliquant la course en avant droit dans le mur.       <br />
              <br />
       Mesures anthropométriques - héritées des signalements judiciaires mis au point par Bertillon - auxquelles doit se soumettre le (non)danseur prétendant entrer à l'Opéra renvoyant en écho aux méthodes de pesage et d'évaluation d'hommes et femmes noirs en vue de leur achat par des négriers. &quot;Non-danseurs africains&quot; déclarés personæ non gratæ par le directeur d'une agence immobilière et son personnel servile. Autant de flashs qui complètent et éclairent violemment la partition du monde en deux classes aux intérêts opposés.       <br />
              <br />
       Les nombreuses séquences parlées et jouées sont étayées par des parcours chorégraphiés échappant à toute mesure. Au rythme trépidant des accords musicaux qui les traversent, les corps se jettent au sol, se tétanisent, se projettent en l'air, dans un combat à mort où seule l'énergie est preuve de vie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40917223-34552168.jpg?v=1576742631" alt=""On n'a jamais vu une danseuse étoile noire à l'Opéra de Paris" Les non-danseurs au champ d'honneur" title=""On n'a jamais vu une danseuse étoile noire à l'Opéra de Paris" Les non-danseurs au champ d'honneur" />
     </div>
     <div>
      Le silence, crime contre l'humanité… Quand le passé est revisité, c'est pour en exhumer des documents d'époque projetés sur grand écran. Joséphine Baker, danseuse, meneuse de revue, métisse à la poitrine dénudée y apparaît se trémoussant en bikini. Mais aussi extraits de l'exposition coloniale de Paris avec ses noirs exhibés aux côtés d'animaux de foire. Ou encore extrait du discours du père de l'école Républicaine, Jules Ferry, chantre de la colonisation, gage de l'éducation blanche occidentale, summum du bon goût universel. Ou agissements fougueux du Colonel de Montagnac en Algérie, adepte du  &quot;Y'a bon les colonies&quot;.       <br />
              <br />
       Non-danseurs de tous les pays, unissez-vous… Loin de se résumer à un mot d'ordre convenu à reprendre en chœur, ce qui est proposé insidieusement aux spectateurs, salle éclairée, est de reprendre sur un ton badin, mine de rien, le chapelet de qualificatifs adressés aux noirs et autres basanés… Et alors que la plupart résistent à la proposition &quot;bon enfant&quot;, quelques-uns entonneront <span style="font-style:italic">&quot;bougnoules, crouilles, conchitas, fatimas, macaques, négros, melons, frisés&quot;</span> comme si de rien n'était. On rigole bien. Expérience en direct de la banalisation (du mal).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Nous ne cessons de progresser vers un monde qui ne cesse de progresser, un monde où les minorités sont majoritairement considérées…&quot;.</span> Performance chorégraphiée, théâtralisée, filmée, faisant fi des convenances et des tabous, &quot;On n'a jamais vu une danseuse étoile noire à l'Opéra de Paris&quot; déconcerte à l'envi. Sa structure chaotique, animée par des interprètes galvanisés, nous précipite hors de notre zone de confort afin d'éprouver dans nos corps &quot;la résistible ascension&quot; du racisme à l'œuvre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"On n'a jamais vu une danseuse étoile noire à l'Opéra de Paris"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40917223-34552173.jpg?v=1576742669" alt=""On n'a jamais vu une danseuse étoile noire à l'Opéra de Paris" Les non-danseurs au champ d'honneur" title=""On n'a jamais vu une danseuse étoile noire à l'Opéra de Paris" Les non-danseurs au champ d'honneur" />
     </div>
     <div>
      Chorégraphie et mise en scène : Faizal Zeghoudi.       <br />
       Texte original : Rémi Bénichou.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Clémence Laboureau.       <br />
       Avec : Anthony Berdal, Marie Commandu, Clémence Laboureau, Cécile Theil-Mourad.       <br />
       Musicien : Lucas Barbier.       <br />
       Composition musicale : Lucas Barbier.       <br />
       Création lumière : Christophe Pitoiset.       <br />
       Costumes : Vincent Dupeyron et Faizal Zeghoudi.       <br />
       Direction technique : Frédéric Bianchi.       <br />
       Compagnie Faizal Zeghoudi.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <b>Spectacle créé le 7 décembre au Théâtre Comoedia à Marmande (47) et représenté du 10 au 13 décembre 2019, au Glob Théâtre, Bordeaux (33).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40917223-34552182.jpg?v=1576742719" alt=""On n'a jamais vu une danseuse étoile noire à l'Opéra de Paris" Les non-danseurs au champ d'honneur" title=""On n'a jamais vu une danseuse étoile noire à l'Opéra de Paris" Les non-danseurs au champ d'honneur" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       7 février 2020 : Espace culturel Roger Hanin, Soustons (40).       <br />
       9 février 2020 : Les Cigales, Luxey (40).       <br />
       28 février 2020 : Salle Jean Renoir, Bois colombes (92).       <br />
       10 mars 2020 : L'Atrium, Dax (40).       <br />
       <b>Conférence</b>       <br />
       17 janvier 2020 : salle Jean Renoir, Bois Colombes (92).       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>L'Esprit du Piano à Bordeaux, l'invitation au voyage !</title>
   <updated>2019-11-16T10:01:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/L-Esprit-du-Piano-a-Bordeaux-l-invitation-au-voyage-_a2600.html</id>
   <category term="Festivals" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/39589903-34011260.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-11-16T09:46:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Depuis le 13 novembre, l'édition anniversaire du festival L'Esprit du Piano a démarré en fanfare avec la pianiste et compositrice japonaise Hiromi. À l'image de cette artiste inclassable et vraie aventurière du son, le programme de cette dixième année entend encore et toujours transgresser les frontières.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39589903-34011260.jpg?v=1573895182" alt="L'Esprit du Piano à Bordeaux, l'invitation au voyage !" title="L'Esprit du Piano à Bordeaux, l'invitation au voyage !" />
     </div>
     <div>
      Un festival qui cite Montaigne (et pas seulement parce qu'il est aquitain) ne peut être que passionnant : <span style="font-style:italic">&quot;mieux vaut l'esprit que la force&quot;.</span> Oui. Et mieux vaut les embardées aventureuses que les sentiers battus pourrait-on ajouter. Depuis dix ans, son fondateur et directeur artistique Paul-Arnaud Péjouan en fait son affaire. Cette année encore une quinzaine de concerts - mixant des pointures du jazz pour des Cartes Blanches, des maîtres du piano aux identités originales et de jeunes pousses promises à un grand avenir - promet l'embarquement pour de beaux voyages.       <br />
              <br />
       Ce sera &quot;Glasstronica&quot; le 16 novembre avec la réinvention des œuvres pour piano de Philip Glass interprétées par Bruce Brubaker et remixées grâce aux machines de Max Cooper, un jeune producteur irlandais - une renaissance maximaliste du minimalisme US… Ce sera aussi le lendemain la découverte (pour beaucoup) du jeune pianiste hongrois Benedek Horvàth dans un programme façon arc électrique entre Janàcek, Debussy et Liszt.       <br />
              <br />
       Ces déambulations nocturnes sont bien celles rêvées par Paul-Arnaud Péjean - alias Axel Arno, plasticien intrigant - depuis sa première édition du festival en 2010, offrant coup sur coup le piano d'exception d'Aldo Ciccolini, les griffes jazzy de Tigran Hamasyan et un jeune talent qui s'impose sur scène, David Kadouch. Pour cette année, l'aventure se déclinera encore dans toutes les couleurs du monde.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39589903-34011267.jpg?v=1573895238" alt="L'Esprit du Piano à Bordeaux, l'invitation au voyage !" title="L'Esprit du Piano à Bordeaux, l'invitation au voyage !" />
     </div>
     <div>
      Côté jazz, le public pourra ainsi applaudir le trompettiste Nicolas Gardel et le pianiste Rémi Panossian pour un concert-panorama du Duke (Ellington) à la musique Pop, mais aussi le Monty Alexander Trio et son blues jamaïcain sans oublier le Jacky Terrasson Trio avec le batteur Leon Parker et le bassiste Ugonna Okeguo. Un festival Jazz, électro ? Mais aussi insolemment classique !       <br />
              <br />
       En témoignent les récitals à venir d'Ivo Pogorelich (un fidèle du festival comme beaucoup des artistes programmés et ce, pour le pianiste né à Belgrade, dès 2012 quand il reprit sa carrière après un silence de plus de dix ans), d'Arcadi Volodos (déjà venu en 2015) ou encore de Grigory Sokolov. Des concerts réunissant des interprètes de premier plan avec les forces de l'Opéra de Bordeaux sont également toujours très attendus.       <br />
              <br />
       En cette édition anniversaire, l'Orchestre national de Bordeaux-Aquitaine dirigé par l'excellent Paul Daniel accueillera Nelson Goerner. Le pianiste argentin au style très personnel pourra livrer son interprétation du Concerto n°2 (opus 21) de Frédéric Chopin, tandis que l'orchestre offrira les rares Symphonies n°2 d'Elsa Barraine et de César Franck. Philippe Bianconi, le pianiste poète et John Gade (connu aussi comme violoniste et compositeur) seront au rendez-vous du &quot;Requiem allemand&quot; de Brahms avec le Chœur de l'Opéra dirigé par l'infatigable Salvatore Caputo.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39589903-34011272.jpg?v=1573895309" alt="L'Esprit du Piano à Bordeaux, l'invitation au voyage !" title="L'Esprit du Piano à Bordeaux, l'invitation au voyage !" />
     </div>
     <div>
      À l'Amphi 700 de l'Université Bordeaux-Montaigne, où le festival a ranimé la flamme de la musique, et à Sciences Po Bordeaux, il ne faudra par ailleurs manquer sous aucun prétexte Célia Oneto Bensaïd et Marie-Ange Nguci. Comment mieux fêter son anniversaire ?       <br />
              <br />
       <b>L'Esprit du Piano</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 13 novembre au 7 décembre 2019.</span>       <br />
       Principaux concerts à l'Auditorium de l'Opéra et au Théâtre Fémina de Bordeaux.       <br />
              <br />
       <b>Programme complet et réservation :</b>       <br />
       L'Esprit du Piano.       <br />
       Tél. : 05 56 00 85 95.       <br />
       <a class="link" href="http://espritdupiano.fr/" target="_blank">&gt;&gt; espritdupiano.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.opera-bordeaux.com/" target="_blank">&gt;&gt; opera-bordeaux.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/L-Esprit-du-Piano-a-Bordeaux-l-invitation-au-voyage-_a2600.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>FAB 2019 "Souviens-toi des larmes de Colchide" Une fable atemporelle venue de la nuit des temps</title>
   <updated>2019-10-09T17:56:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/FAB-2019-Souviens-toi-des-larmes-de-Colchide-Une-fable-atemporelle-venue-de-la-nuit-des-temps_a2562.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/38086350-33412489.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-10-09T17:07:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Si, en ce soir d'ouverture de festival, des hallucinations projettent, sur l'avant-scène du Glob Théâtre, la mythologie privée de l'héroïne traversée par des voix, le mythe que ces "visions" convoquent cristallise une vérité hors du temps. En effet, cette jeune femme en camisole, allongée sur un lit de fer dans un décor aseptisé de chambre à la blancheur spectrale, et tout entière habitée par son enfant mort et son amour perdu, n'est pas sans rappeler "à plus d'un titre" la figure antique de Médée.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/38086350-33412489.jpg?v=1570548460" alt="FAB 2019 "Souviens-toi des larmes de Colchide" Une fable atemporelle venue de la nuit des temps" title="FAB 2019 "Souviens-toi des larmes de Colchide" Une fable atemporelle venue de la nuit des temps" />
     </div>
     <div>
      Aurore Jacob, l'autrice de ce poème tragique, a produit là un texte puissant plongeant ses rhizomes dans un mystère humain propre à faire vaciller la raison, celui de ces femmes-mères, amantes et aimantes, qui vont jusqu'à (se) sacrifier (à) leur enfant. Que la mort de leur progéniture ait été délibérément perpétrée ou soit le résultat de circonstances qu'elles n'ont pas su contrôler, elle occupe dans leur imaginaire une place telle qu'elle occulte désormais toute autre réalité, au point de leur conférer &quot;légitimement&quot; le statut de monstres.       <br />
              <br />
       Dire qu'il y a du monde dans la tête de cette jeune femme repliée sur elle-même en position de fœtus - dont on apprendra plus tard que le bébé fut frappé de mort subite -, c'est peut dire tant son délire halluciné va recréer autour d'elle les &quot;présences absences&quot; de ce qu'elle fut en tant qu'être désirant. D'abord, une femme aimant séduire, aimant recevoir les caresses et les prodiguer à son compagnon aimé et aimant. Ensuite, une jeune mère accaparée entièrement par la venue au monde de cet enfant sorti de son ventre qui réclamait d'elle une attention continue jusqu'à la priver de ses nuits, et finissant par la couper d'elle-même.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/38086350-33412505.jpg?v=1570548492" alt="FAB 2019 "Souviens-toi des larmes de Colchide" Une fable atemporelle venue de la nuit des temps" title="FAB 2019 "Souviens-toi des larmes de Colchide" Une fable atemporelle venue de la nuit des temps" />
     </div>
     <div>
      Ce qui est profondément troublant, c'est que nous sommes aspirés dans le &quot;dé-lire&quot; de cette jeune femme qui, après avoir égrené les jours, heures et minutes, qui marquent sa bascule dans l'autre réalité, n'en finit pas de ressasser en boucle les fragments d'un discours amoureux interrompu par la mort de l'enfant et le départ du mari… Paroles désarticulées qui résonnent comme autant d'efforts vains réitérés avec rage pour tenter de &quot;recoller les morceaux&quot; d'un bonheur à jamais perdu. Discours diffracté - amplifié - par la présence sur le plateau de deux autres elles-mêmes incarnant les voix successives de la mère parfaite et de l'épouse désirante l'accablant d'adresses peu amènes.       <br />
              <br />
       Qu'a-t-elle fait, elle l'amoureuse désirante, en laissant mourir l'amour que lui portait son compagnon relégué à l'état de fantoche par l'arrivée de l'enfant ? Qu'a-t-elle fait, elle, la mère protectrice, en ne veillant pas plus sur le sommeil de son nourrisson, allant jusqu'à se réjouir le matin même du drame d'avoir enfin pu dormir une nuit complète ? Et puis, l'impensable advenu, ce désir insensé de vouloir tout annuler jusqu'à s'enfermer dans le déni de l'existence de l'enfant - ainsi Macbeth voulant effacer de ses mains les traces du sang de Duncan assassiné par ses soins, mais &quot;ce qui est fait ne peut être défait&quot; (Shakespeare) -, et ce, pour tenter au-delà de toute raison de retrouver la jouissance d'avant l'enfant, celle qu'elle partageait exclusivement avec l'homme qu'elle aimait ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/38086350-33412515.jpg?v=1570548526" alt="FAB 2019 "Souviens-toi des larmes de Colchide" Une fable atemporelle venue de la nuit des temps" title="FAB 2019 "Souviens-toi des larmes de Colchide" Une fable atemporelle venue de la nuit des temps" />
     </div>
     <div>
      Folie typiquement &quot;hystérique&quot;, renvoyant - selon l'étymologie grecque à l'utérus - à la folie des femmes, écartelées de par leur &quot;nature&quot; entre leur double vocation d'enfanter la vie et de jouir &quot;en soi&quot; d'elle ? Ou folie induite par la &quot;culture&quot; d'une société patriarcale assignant prioritairement les femmes à &quot;l'élevage&quot; des nourrissons dont la responsabilité dévorante incomberait au genre féminin ? Quoi qu'il en soit, nature et culture s'étayant l'une l'autre pour se recouvrir, le conflit interne est tel que le vœu secret et inavouable du meurtre de l'enfant pour se retrouver sujet à part entière, désiré et désirant, peut - lorsqu'il trouve dans la réalité sa réalisation accidentelle - faire basculer l'esprit féminin de l'autre côté du miroir.       <br />
              <br />
       La scénographie où le sol de la chambre est recouvert de sable - matériau instable propre à effacer ce qui s'écri(e)t pour aller jusqu'à ensevelir celle qui se débat dans ses sables mouvants - métaphorise &quot;à merveille&quot; le monde qui se dérobe sous les pieds de l'héroïne. De même du cadre du miroir où apparaîtra l'autre d'elle-même, la femme fatale jouissant elle pleinement de son corps.       <br />
              <br />
       Quant au final, où il sera question de cendres, il renverra encore au mythe ancien de Médée trouvant, dans le geste de l'incendiaire, l'acte réparateur lui permettant de &quot;trans-cendre&quot; son destin, elle, petite-fille du soleil, s'envolant vers un univers plus radieux.       <br />
              <br />
       À la beauté poétique d'une tragédie &quot;ordinaire&quot; superbement incarnée par les corps en vibrations, &quot;Souviens-toi des larmes de Colchide&quot; ajoute les ressources du mythe pour atteindre au plus profond de chacun - que l'on soit homme ou femme - l'endroit troublant où se love l'impérieux désir d'exister.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Souviens-toi des larmes de Colchide"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/38086350-33412527.jpg?v=1570548572" alt="FAB 2019 "Souviens-toi des larmes de Colchide" Une fable atemporelle venue de la nuit des temps" title="FAB 2019 "Souviens-toi des larmes de Colchide" Une fable atemporelle venue de la nuit des temps" />
     </div>
     <div>
      <b>Dans le cadre du Festival des Arts de Bordeaux.</b>       <br />
       Texte : Aurore Jacob (paru aux Éditions Koïnè, septembre 2019).       <br />
       Mise en scène et dramaturgie : Anne-Laure Thumerel.       <br />
       Avec : Clara Ponsot, Deborah Joslin, Maxime Roy.       <br />
       Voix interactive : Anne Laure Thumerel.       <br />
       Scénographie et lumière : Thibault Seyt.       <br />
       Création vidéo : Maxime Roy, Germain Le Carpentier.       <br />
       Son : Antoine Souchav.       <br />
       La Pépinière du Soleil Bleu &amp; Glob Théâtre (projet lauréat).       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 12 octobre 2019.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 20 h, samedi à 19 h et dimanche à 14 h 30.       <br />
       Glob Théâtre, Bordeaux, 05 56 69 85 13.       <br />
       <a class="link" href="http://www.globtheatre.net/" target="_blank">&gt;&gt; globtheatre.net</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/FAB-2019-Souviens-toi-des-larmes-de-Colchide-Une-fable-atemporelle-venue-de-la-nuit-des-temps_a2562.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Chronique d'une folie douce, perception truculente et libertaire de la vie d'une femme hors normes</title>
   <updated>2018-02-05T11:20:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Chronique-d-une-folie-douce-perception-truculente-et-libertaire-de-la-vie-d-une-femme-hors-normes_a2040.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/19958564-23633563.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-02-05T11:04:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Seule, assise au milieu de la scène, en robe de mariée, mi-tulle mi-bulles, tout en légèreté, petit bout de femme-enfant, bouille mutine et expressive, cheveux et chaussons roses, elle attend, sous la protection de robes à l'identique vocation matrimoniale et d'une farandole d'objets aux allures vintage, et à usage phonographique, le sosie de Jean-Louis Maclaren, hypothétique ancien amant mais réel pourvoyeur de rêves de caresses sensuelles et jouissives.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19958564-23633563.jpg?v=1517825544" alt="Chronique d'une folie douce, perception truculente et libertaire de la vie d'une femme hors normes" title="Chronique d'une folie douce, perception truculente et libertaire de la vie d'une femme hors normes" />
     </div>
     <div>
      Attente sans cesse renouvelée de celui qui viendra la rendre à nouveau heureuse, lui donnera l'impression d'exister, de vaincre la solitude… ou ne viendra pas... n'est-il d'ailleurs jamais venu ? Alors, pour meubler le temps qui passe, elle parle, elle disserte, pérore, s'évade de palabres en dithyrambes existentiels. Cause de rien et de tout, d'anecdotes insignifiantes comme de choses à l'apparence anodine mais essentielle à la femme qu'elle est, était ou espérait être, à la fois construction intime d'un être fragile et harangue épicé, railleuse sur les êtres et les situations qui traversent sa vie.       <br />
              <br />
       Son flot/flux de paroles est fluide, le verbe est nature, vert souvent <span style="font-style:italic">-&quot;il va voir sa vieille, ouais, il va tirer un coup&quot; ; &quot;ça tringlait dans les rideaux de la salle à manger&quot; -</span>, parfois roulant sur le sable fin, parfois sur la rocaille. Le phrasé est claire, musical, quelquefois usant avec adresse et espièglerie de la mélodie propre aux accents méditerranéens.       <br />
              <br />
       Le récit peut paraître décousu mais elle se raconte, comme une enfant bavarde qui ne vous lâche pas la grappe... De temps en temps, elle glisse un vinyle dans l'ogre discographique d'où sort la rengaine d'une chanson populaire illustratrice de ses vagues à l'âme amoureux… &quot;Avventura&quot; et &quot;Le prix des allumettes&quot; (Stone et Charden), &quot;Tous les bateaux, tous les oiseaux&quot; (Michel Polnareff), &quot;Viens, viens&quot; (Marie Laforêt) ou encore &quot;L'été indien&quot; (Joe Dassin).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19958564-23633712.jpg?v=1517825569" alt="Chronique d'une folie douce, perception truculente et libertaire de la vie d'une femme hors normes" title="Chronique d'une folie douce, perception truculente et libertaire de la vie d'une femme hors normes" />
     </div>
     <div>
      C'est la deuxième fois que Catherine Marnas met en scène ce texte de Serge Valletti, avec la même comédienne, Martine Thinières. Recréer pour confronter deux réalités, deux époques à presque vingt d'écart. Et analyser le niveau de résistance du comique de l'absurde souvent aliéné, contextualisé à une période précise. <span style="font-style:italic">&quot;Rions-nous des mêmes choses aujourd’hui ? Ai-je la même légèreté ? Avons-nous la même confiance dans le monde pour pouvoir le bousculer, le basculer cul par-dessus tête avec la même gourmandise libertaire ?&quot;</span>, interroge-t-elle.       <br />
              <br />
       Sans aucun doute, différemment… mais la pièce n'a pas vieilli. Et la mise en scène renouvelée de Catherine Marnas, avec une interprète se jouant avec subtilité des excès fantaisistes contenus dans la prose si particulière et marquée au fer rouge sudiste de Serge Valletti, décrypte toujours avec beaucoup d'intelligence les variations rythmiques et follement déconcertantes de la tchatche méridionale dont l'auteur use pour nous narrer les agréments et les désagréments, le boire et déboire des paumés, des déjantés, des gens de rien, du peuple ordinaire, de ceux à l'extravagance incomprise…       <br />
              <br />
       &quot;Marys' à minuit&quot; est la chronique d'une folie douce, d'une perception décalée de la réalité… le rêve d'un amour imaginé, d'une romance espérée. Histoire d'une femme hors normes. Et si la rivière tumultueuse de phrases semble sans queue ni tête, on se rend vite compte que (se) raconter offre la possibilité d'exister, de partir, de voyager, de s'échapper du réel, de sa désespérance, du quotidien. Maryse quitte le port, largue les amarres, s'offre la liberté que seules les galéjades, les extravagances, une certaine forme de folie permettent. Et on part avec plaisir naviguer avec elle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Marys' à minuit"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19958564-23633718.jpg?v=1517825591" alt="Chronique d'une folie douce, perception truculente et libertaire de la vie d'une femme hors normes" title="Chronique d'une folie douce, perception truculente et libertaire de la vie d'une femme hors normes" />
     </div>
     <div>
      Texte : Serge Valletti.       <br />
       Mise en scène : Catherine Marnas.       <br />
       Avec : Martine Thinières.       <br />
       Son : Madame Miniature.       <br />
       Scénographie : Carlos Calvo.       <br />
       Durée estimée : 1 h.       <br />
       Production Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 23 janvier au 9 février 2018.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 20  h, samedi à 19 h.       <br />
       TnBA - Théâtre du Port de la Lune, Studio de création, Bordeaux (33), 05 56 33 36 80.       <br />
       <a class="link" href="http://www.tnba.org/accueil" target="_blank">&gt;&gt; tnba.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Chronique-d-une-folie-douce-perception-truculente-et-libertaire-de-la-vie-d-une-femme-hors-normes_a2040.html" />
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  <entry>
   <title>Thibault Cauvin et sa guitare-monde</title>
   <updated>2022-09-03T15:50:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Thibault-Cauvin-et-sa-guitare-monde_a1496.html</id>
   <category term="CédéDévédé" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/8625788-13603682.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-12-07T16:27:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le jeune guitariste français Thibault Cauvin vient de graver son dernier opus chez Sony enregistré en trois jours en avril 2015. Éclectique et brillant, ce CD sobrement titré du nom de l'artiste devrait enfin l'imposer au grand public en France tandis qu'on se l'arrache depuis longtemps sur toutes les scènes du monde.     <div>
      C'est un double CD que vient de publier Sony qui a signé depuis quelques années déjà l'un des plus brillants guitaristes français de sa génération. Le label, qui a demandé à Thibault Cauvin <span style="font-style:italic">&quot;le plus beau disque de guitare que l'on puisse rêver d'écouter&quot;</span>, a laissé carte blanche à l'artiste pour le premier CD et choisi d'en graver un deuxième avec des reprises de ses précédents opus. C'est au total plus de vingt morceaux que peut découvrir l'amateur de la guitare dans tous ses états dont quatorze nouveaux enregistrements.       <br />
              <br />
       L'occasion de comprendre par quels chemins le jeune bordelais - titulaire dès ses vingt ans d'un nombre astronomique de prix aux meilleurs concours internationaux - a pu atteindre une telle maîtrise de son instrument. À le voir jouer comme à l'entendre, on comprend que la guitare du luthier Jean-Luc Joie est bel et bien depuis longtemps une extension de son corps et de son cœur.       <br />
              <br />
       Difficile d'imaginer que ce bosseur passionnément modeste, presque timide sur scène, en concert, mais d'une intensité rare, a parcouru le vaste monde depuis son plus jeune âge pour jouer à guichets fermés dans plus de cent-vingt pays. Certes, nul n'est prophète en son pays mais il est tout de même invraisemblable que ce trentenaire n'ait pas encore la reconnaissance du grand public français. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Celle dont il jouit ailleurs, jusque dans les contrées les plus lointaines. Espérons que la tournée suivant la parution du disque répare notre coupable inconséquence. Nous avons pu l'entendre, et c'est heureux, dans plusieurs émissions radiophoniques ces dernières semaines. Car qui a pu faire éclater une telle virtuosité et un tel rapport amoureux et spirituel à la guitare depuis Andres Segovia ou Alexandre Lagoya ?       <br />
              <br />
       Et le voyage que nous propose Thibault Cauvin est souverainement ambitieux et varié. Les arrangements sont souvent de son cru, de la &quot;Danza Espanola n°1&quot; de Manuel de Falla - un manifeste très personnel ici extrait de la &quot;Vida Breve&quot; - ouvrant le premier CD, à la mélancolie d'Augustin Barrios Mangore (&quot;Waltz n°3&quot; opus 8). D‘un &quot;Capricho Arabe&quot; entêtant de l'inévitable Tarrega à la guitare baroque et dansante de Gaspar Sanz (&quot;Canarios&quot;) en passant par Villa-Lobos et d'enthousiasmantes transcriptions de la &quot;Gymnopédie n°1&quot; de Satie ou une des &quot;Variations Goldberg&quot; de Bach (celle de la bande originale du film &quot;Le Patient anglais&quot;), le programme fait briller toutes les possibilités techniques de l'instrument (un vrai orchestre on le sait) dans une confondante variété de climats, de pays, d'époques et de styles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8625788-13603682.jpg?v=1449502662" alt="Thibault Cauvin et sa guitare-monde" title="Thibault Cauvin et sa guitare-monde" />
     </div>
     <div>
      Couleurs, recherches expressives et évidence du talent s'admirent aussi dans le jeu habité de Thibault Cauvin avec les reprises du deuxième disque, vrai témoignage d'une vie artistique dédiée à une guitare à la personnalité plus que &quot;classique&quot;. De live anciens avec Antonio Carlos Jobim &quot;A felicidade&quot; qu'on croit entendre pour la première fois aux enregistrements des sonates de Scarlatti sans oublier la fameuse &quot;Cavatina&quot; de Stanley Myers illustrant les films de Michael Cimino ou les pièces composées par ses amis (Sébastien Vachez, Mathias Duplessy, Carlo Domeniconi) et son père (&quot;Rocktypicovin&quot;), tout enchante, emporte et invite à un émouvant voyage-monde.       <br />
              <br />
       <b>● Thibault Cauvin &quot;Thibault Cauvin&quot;.</b>       <br />
       Double CD Édition Deluxe.       <br />
       Sortie : 25 septembre 2015.       <br />
       Label : Sony Classical.       <br />
       Distribution : Sony Music.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Thibault-Cauvin-et-sa-guitare-monde_a1496.html" />
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