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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-17T14:58:55+02:00</updated>
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   <title>All the pleasures : un Concert Shakespearien au Festival Berlioz</title>
   <updated>2017-08-31T12:13:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/All-the-pleasures-un-Concert-Shakespearien-au-Festival-Berlioz_a1903.html</id>
   <category term="Concerts" />
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   <published>2017-08-31T12:09:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Depuis le 18 août 2017, la 24e édition du Festival Berlioz a levé le rideau sur une programmation riche pensée autour des séjours londoniens du compositeur romantique et de son exceptionnelle passion pour l'œuvre de William Shakespeare.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16853889-21488289.jpg?v=1504168821" alt="All the pleasures : un Concert Shakespearien au Festival Berlioz" title="All the pleasures : un Concert Shakespearien au Festival Berlioz" />
     </div>
     <div>
      Retour sur un début de festival très réussi avec le fabuleux Concert Shakespearien offert par le Maestro François-Xavier Roth à la tête du Jeune Orchestre Européen Hector Berlioz, l'orchestre-académie du festival et Les Siècles. À réécouter en podcast sur le site de Radio Classique.       <br />
              <br />
       C'est aussi avec le célèbre ensemble de Robert King, The King's Consort, que s'est ouverte cette nouvelle édition du Festival Berlioz. Avec un programme consacré aux œuvres vocales de trois compositeurs anglais emblématiques (dont deux qu'Hector Berlioz a pu entendre lors de ses séjours à Londres) Henry Purcell, Georg-Friedrich Haendel (naturalisé anglais en 1726) et enfin leur héritier au XXe siècle, Benjamin Britten. Tous trois rendant hommage par ode ou hymne à Sainte-Cécile, patronne des musiciens, qu'on fêtait alors.       <br />
              <br />
       La langoureuse invocation à la sainte de Purcell (sur un texte de Christopher Fishburn) et l'hymne sublime a cappella de Britten (&quot;Hymn to St Cecilia&quot; sur un texte de son librettiste W.H. Auden) sont l'occasion de retrouver les qualités qui ont rendu mondialement célèbre l'ensemble, musiciens et chanteurs : une sonorité ronde, un phrasé ciselé pour les ornementations déliées de l'écriture polyphonique et un sentiment spirituel intense valant grâce épiphanique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16853889-21488495.jpg?v=1504170076" alt="All the pleasures : un Concert Shakespearien au Festival Berlioz" title="All the pleasures : un Concert Shakespearien au Festival Berlioz" />
     </div>
     <div>
      Les coups du tonnerre à l'extérieur en cette nuit d'orage semblaient annoncer le fantôme du grand Hector. L'&quot;Ode to St Cecilia&quot; de Haendel (sur un poème de John Dryden) se révèle après l'entracte un vaste oratorio, superbe de bout en bout, au souffle dramatique puissant, relatant l'histoire de la création du monde jusqu'à l'Apocalypse, non sans évoquer l'Harmonie des Sphères (un concept pythagoricien ici christianisé) s'accomplissant grâce à la musique divine et à l'influence de la Bienheureuse. Une leçon de musique aussi, puisque les instruments tels la trompette, la flûte, les violons, l'orgue, la voix y démontrent leur pouvoir tour à tour.       <br />
              <br />
       Le lendemain, le pianiste François-Frédéric Guy achevait son intégrale des Trios avec piano de L. Van Beethoven commencée au festival en 2013. Avec ses complices Xavier Phillips au violoncelle et Jean-Marc Phillips-Varjabédian (le violon du Trio Wanderer) se recompose finement l'art alchimique de tempéraments d'artistes, mais s'expose aussi la variété formelle beethovénienne du genre du trio.        <br />
              <br />
       On sait quel choc représenta pour Berlioz la découverte du compositeur viennois : <span style="font-style:italic">&quot;un monde nouveau en musique&quot;</span>, écrira-t-il dans ses &quot;Mémoires&quot;. Ce sont les derniers trios qu'offre François-Frédéric Guy, spécialiste du répertoire romantique et de Beethoven, qui en a enregistré au disque les trente-deux sonates, les cinq concertos et l'intégrale de la musique de chambre (avec Xavier Phillips justement).       <br />
              <br />
       À l'écoute des Trio n° 8 et vaste Trio n° 7 opus 97 dit &quot;L'Archiduc&quot;, et au cheminement marqué par les Trios n° 11 et 9 (à l'unique mouvement &quot;Allegretto&quot;), l'écriture se révèle dans toute sa complexité et ses variations. Du plaisant au plus sobrement tourmenté, des plus simples associations aux effets plus amplement orchestraux, Beethoven explore toutes les possibilités de cette forme qu'il a expérimentée dès 1791. Le piano de François-Frédéric Guy, virtuose et sensible, y montre un art de la narration comme de la méditation, idéalement secondé par des cordes aux caractères bien affirmés.       <br />
              <br />
       Le soir, dans l'auditorium rénové du Château Louis XI, le magicien François-Xavier Roth réalise un vieux rêve de Berlioz (jamais réalisé de son vivant) à la tête du Jeune Orchestre Européen Hector Berlioz (le JOEHB), l'orchestre-académie du festival depuis 2009, composé de jeunes étudiants européens ici encadrés par les solistes des Siècles (l'orchestre sur instruments d'époque du Maître fondé en 2003). Un &quot;Concert Shakespearien&quot; que le Generalmusikdirektor de Cologne (et Chef invité principal du London Symphony Orchestra jusqu'en 2018) a mis au point avec Bruno Messina selon les vœux du compositeur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16853889-21488552.jpg?v=1504170550" alt="All the pleasures : un Concert Shakespearien au Festival Berlioz" title="All the pleasures : un Concert Shakespearien au Festival Berlioz" />
     </div>
     <div>
      Le génie symphonique d'Hector Berlioz est, c'est peu de le dire, supérieurement infusé par les œuvres du grand dramaturge élisabéthain. <span style="font-style:italic">&quot;Tout avec Berlioz (…) devient drame&quot;</span>, remarquait Paul Dukas ; d'où l'inéluctabilité de la rencontre avec l'univers de Shakespeare pour celui qui formait selon le poète Théophile Gautier l'un des piliers de la Trinité romantique avec V. Hugo et E. Delacroix.       <br />
              <br />
       Après la &quot;Grande Ouverture du Roi Lear&quot; (1831), et ses continuelles ruptures tonales, deux extraits de &quot;Lélio ou le Retour à la vie&quot; (&quot;Monodrame lyrique&quot; de 1831 appartenant avec la &quot;Symphonie Fantastique&quot; aux &quot;Episodes de la Vie d'un Artiste&quot;) mettent en scène avec un imposant choeur (les impeccables Spirito, Jeune Choeur Symphonique et Choeur d'oratorio de Lyon) le récit de Lélio (c'est-à-dire le compositeur lui-même) dans une œuvre qui échappe à tout classement.        <br />
              <br />
       Une quasi épopée évoquant &quot;La Damnation de Faust&quot;, qui fait la part belle au sens des dynamiques comme à celui du drame de François-Xavier Roth. Une perfection d'interprétation qui éclate avec &quot;La Mort d'Ophélie&quot; bouleversante et la &quot;Marche funèbre pour la dernière scène d'Hamlet&quot; (extraite de &quot;Tristia&quot;), à la grandeur extraordinaire, avec ses tambours hors scène et ses coups de tonnerre créés cette fois par l'orchestre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16853889-21489225.jpg?v=1504173983" alt="All the pleasures : un Concert Shakespearien au Festival Berlioz" title="All the pleasures : un Concert Shakespearien au Festival Berlioz" />
     </div>
     <div>
      Après l'entracte, cinq extraits de &quot;Roméo et Juliette&quot;, la troisième symphonie de Berlioz composée en sept mois en 1839, ne sont pas moins impressionnants. Berlioz la trouve &quot;grandiose, passionnée, pleine de fantaisie aussi&quot;. On ne saurait le contredire. Dans ce mi-opéra, mi-cantate pour orchestre et chœurs, le compositeur révèle un génie mélodique rare, un lyrisme parfois délicat et offre de superbes pages lumineuses ou orageuses que la direction de François-Xavier Roth révèle avec un art parfait de miniaturiste comme de fresquiste.        <br />
              <br />
       L'ouverture de &quot;Béatrice et Bénédict&quot; (d'après &quot;Beaucoup de bruit pour rien&quot;) composée en 1862 déploie sa riche texture orchestrale en finale d'un superbe concert transcendé par l'art d'un Chef emmenant au sommet son orchestre (qui sonne homogène), et la voix toujours fascinante du récitant Daniel Mesguich lisant des extraits des &quot;Mémoires&quot; comme des drames à la source de l'inspiration berliozienne.        <br />
              <br />
       Les jeunes étudiants du JOEHB, à l'école endurante du service berliozien, se seront faits les dignes serveurs du culte qu'on doit au compositeur romantique (qui mérite tant qu'on gravisse la colline sacrée de La Côte-Saint-André). Cette académie, entièrement dévouée à la cause grâce aux trésors de la transmission, est décidément une bien belle idée.       <br />
              <br />
       <b>Festival Berlioz</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 18 août au 3 septembre 2017.</span>       <br />
       Programme complet et réservations :       <br />
       AIDA, 38, place de la Halle, La Côte-Saint-André (38).       <br />
       Tel : 04 74 20 20 79.       <br />
       <a class="link" href="http://www.festivalberlioz.com/" target="_blank">&gt;&gt; festivalberlioz.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Exposition &quot;Berlioz à Londres&quot; du 10 juin au 30 septembre 2017.</b>       <br />
       Musée Berlioz.       <br />
       69, rue de la République, La Côte-Saint-André (38).        <br />
       Entrée gratuite.       <br />
       <a class="link" href="http://www.musee-hector-berlioz.fr/" target="_blank">&gt;&gt; musee-hector-berlioz.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Un Faust cosmique à Bastille</title>
   <updated>2015-12-31T15:24:00+01:00</updated>
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   <category term="Lyrique" />
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   <published>2015-12-16T17:34:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Depuis le 8 décembre, c'est le grand retour de "La Damnation de Faust" à l'Opéra national de Paris après quinze ans d'absence, initiant un cycle consacré à Berlioz sur plusieurs saisons. Avec un plateau vocal de rêve et une roborative mise en scène du letton Alvis Hermanis, l'opéra français brille au firmament de la modernité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8669090-13682915.jpg?v=1450284582" alt="Un Faust cosmique à Bastille" title="Un Faust cosmique à Bastille" />
     </div>
     <div>
      Après Lyon et la production de David Marton, c'est au tour de l'Opéra de Paris de programmer la &quot;légende dramatique en quatre parties&quot; du compositeur Hector Berlioz créée sans aucun succès en 1846 à l'Opéra Comique. Depuis, cette œuvre étrange à mi-chemin entre l'opéra et l'oratorio (un &quot;opéra de concert&quot;) - réputée difficile à mettre en scène de par l'hétérogénéité de ses tableaux sans réel continuum dramatique - a imposé son génie propre grâce à une fascination intacte pour la légende du docteur Faust, à une partition tant brillante que fantasque et à une écriture vocale raffinée.       <br />
              <br />
       Qu'est-ce que cette &quot;Damnation de Faust&quot; au livret-poème co-écrit par Berlioz avec le journaliste Almire Gandonnière à partir de la traduction de Nerval du &quot;Faust&quot; de Goethe ? Une œuvre métaphysique et philosophique, burlesque et tragique, composée &quot;par monts et par vaux à travers les bois et les champs&quot; <span style="font-style:italic">(1)</span> par le compositeur élu par Théophile Gautier pour figurer dans sa sainte Trinité des Romantiques par excellence (avec Hugo et Delacroix). Une autobiographie lyrique d'un autodidacte génial et maudit, ce héros quasi shakespearien dont Debussy remarquera beaucoup plus tard que &quot;ses libertés harmoniques&quot; en effraient encore beaucoup <span style="font-style:italic">(2)</span>. Un maître de l'écriture instrumentale et grand rénovateur du chant français qui commence son &quot;Faust&quot; à la fois intime et épique par l'écriture du grand air du savant de la quatrième partie (&quot;Invocation à la nature&quot;) conçu comme un pur manifeste berliozien :
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8669090-13682973.jpg?v=1450284756" alt="Un Faust cosmique à Bastille" title="Un Faust cosmique à Bastille" />
     </div>
     <div>
      &quot;Oui, soufflez, ouragans ! Criez, forêts profondes !       <br />
       Croulez, rochers ! Torrents, précipitez vos ondes !       <br />
       À vos bruits souverains ma voix aime à s'unir.&quot;       <br />
              <br />
       Scandale à l'opéra Bastille dès la première : le metteur en scène Alvis Hermanis a choisi une adaptation contemporaine du mythe. C'est pourtant une trahison pertinente et intelligente de la légende noire romantique. Exit le diable et ses diableries, Dieu et ses anges, les cornues d'alchimiste et les costumes bavarois, le Faust moderne, c'est le scientifique Stephen Hawking, mondialement célèbre pour sa maladie de Charcot et son cerveau brillant emprisonné dans un corps-tombeau, capable d'initier les projets les plus fous comme ce voyage sans retour pour coloniser la planète Mars - qui sert de trame à ce spectacle.       <br />
              <br />
       Faust, Méphistophélès et Marguerite matérialisent alors sur scène les rêves visionnaires du savant américain épris d'absolu incarné ici par le danseur Dominique Mercy. Notons que Hawking est toujours à la recherche d'une équation qui expliquerait l'univers tout entier en une &quot;Théorie du Tout&quot; : &quot;la religion d'un athée intelligent&quot; <span style="font-style:italic">(3)</span>. Un nouvel hubris bien prêt de se réaliser avec ce projet Mars One à l'horizon 2025 <span style="font-style:italic">(4)</span>. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8669090-13683030.jpg?v=1450285374" alt="Un Faust cosmique à Bastille" title="Un Faust cosmique à Bastille" />
     </div>
     <div>
      Quand le spectacle commence avec une scène séparée horizontalement en deux espaces, l'un confiné pour une humanité menacée d'extinction - cages de verre, prison et laboratoire - figurant un monde devenu inhabitable, l'autre un cosmos infini réservoir de vie aux images dues à l'art de la vidéaste Katrina Neiburga <span style="font-style:italic">(5)</span>, nous sommes &quot;un jour avant de quitter la planète&quot;. Ce sera parfois beau, à l'occasion d'une froideur clinique, et toujours passionnant.       <br />
              <br />
       Outre qu'elle résout avec brio les problèmes de représentabilité scénique de cette &quot;Damnation de Faust&quot;, la proposition d'Alvis Hermanis est d'un grand intérêt - et qui soutient sans faille le nôtre pendant les deux heures vingt du spectacle. Une métaphysique des temps présents incarnée soutenue par la musique, la danse, le cinéma, les chœurs (un personnage en soi) et un plateau vocal d'exception. L'orchestre cisèle une onde poétique ou exalte le torrent berliozien sous la baguette d'un chef très à l'écoute des chanteurs. La chorégraphie inventive et belle, due à Alla Sigalova, n'embarrasse jamais le propos mais l'explicite. Les chœurs de l'Opéra de Paris confirment ici les exploits réalisés pour le &quot;Moses und Aron&quot; de Schönberg avec une verve, une précision et une puissance vraiment impressionnantes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8669090-13683101.jpg?v=1450285542" alt="Un Faust cosmique à Bastille" title="Un Faust cosmique à Bastille" />
     </div>
     <div>
      Avec les chanteurs le bonheur est total - à condition d'accepter qu'ils soient quelque peu éclipsés par le dispositif grandiose imaginé par Hermanis. Bryn Terfel interprète avec brio un Méphistophélès chef de projet de Mars One, avec gourmandise et autorité. La mezzo Sophie Koch émeut aux larmes avec une Marguerite enflammée si digne d'être aimée. Et le ténor Jonas Kaufmann reprend, avec un art exceptionnel, un de ses rôles emblématiques. Parvenu à une osmose rare avec un public acquis d'avance à sa cause, c'est bien lui qui le ravit sans peine pour le transporter au comble de la volupté - revivifiant magistralement avec un charisme scénique rare l'âme du romantisme le plus brûlant <span style="font-style:italic">&quot;anywhere out of the world !&quot;</span>.       <br />
              <br />
       <b>Notes :</b>       <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Hector Berlioz Mémoires 1870.       <br />
       (2) Claude Debussy Berlioz et M. Gunsbourg in &quot;Gil Blas&quot; 8 mai 1903.       <br />
       (3) Selon ses propres mots.       <br />
       (4) Cent personnes ont été sélectionnées dans le monde pour rejoindre Mars en 2025. Le détail du projet et les portraits de quelques-uns des volontaires pour ce voyage sans retour sont projetés au début du spectacle.       <br />
       (5) Avec des images extraites de films de la NASA, du CNES, de documentaires - entre autres.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8669090-13683129.jpg?v=1450285579" alt="Un Faust cosmique à Bastille" title="Un Faust cosmique à Bastille" />
     </div>
     <div>
      <b>Diffusion en direct le </b><span class="fluo_jaune">17 décembre 2015 à 19 h 45</span> dans les salles UGC (et autres).       <br />
       <b>Prochaines dates : </b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">17, 23 et 29 décembre 2015 à 19 h 30.        <br />
       20 et 27 décembre 2015 à 14 h 30.</span>       <br />
       Captation diffusée sur Culture Box à partir du 18 décembre.       <br />
       Diffusion sur France Musique le 2 janvier 2016 à 19 h.       <br />
              <br />
       Opéra national de Paris - Bastille, 08 92 89 90 90.       <br />
       Place de la Bastille Paris 12e.       <br />
       <a class="link" href="http://www.operadeparis.fr" target="_blank">&gt;&gt; operadeparis.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;La Damnation de Faust&quot; (1846).</b>       <br />
       Légende dramatique en 4 parties.       <br />
       Musique : Hector Berlioz (1803-1869).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8669090-13683169.jpg?v=1450285836" alt="Un Faust cosmique à Bastille" title="Un Faust cosmique à Bastille" />
     </div>
     <div>
      Poème du compositeur et d'Almire Gandonnière d'après la traduction par Gérard de Nerval du &quot;Faust&quot; de Goethe.       <br />
       Livret en français surtitré en français et en anglais.       <br />
       Durée : 2 h 40 avec entracte.       <br />
              <br />
       Philippe Jordan, direction musicale.       <br />
       Alvis Hermanis, mise en scène, décor.       <br />
       Christine Neumeister, costumes.       <br />
       Gleb Filshtinsky, lumières.       <br />
       Katrina Neiburga, vidéo.       <br />
       Alla Sigalova, chorégraphie.       <br />
       Christian Longchamp, dramaturgie.       <br />
       José Luis Basso, chef des chœurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8669090-13683197.jpg?v=1450286006" alt="Un Faust cosmique à Bastille" title="Un Faust cosmique à Bastille" />
     </div>
     <div>
      Sophie Koch, Marguerite.       <br />
       Jonas Kaufmann, Faust (du 8 au 20 décembre).       <br />
       Bryan Hymel, Faust (du 23 au 29 décembre).       <br />
       Bryn Terfel, Méphistophélès.       <br />
       Edwin Crossley-Mercer, Brander.       <br />
       Sophie Claisse, Voix céleste.       <br />
       Dominique Mercy, Stephen Hawking.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Un tour du monde de Berlioz en Chambre</title>
   <updated>2014-05-24T11:02:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-tour-du-monde-de-Berlioz-en-Chambre_a1115.html</id>
   <category term="Concerts" />
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   <published>2014-05-23T10:55:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La Chambre Philharmonique fête en ce moment ses dix ans d’existence en une grande tournée qui s’achève le 27 mai à la Cité de la Musique. Ces musiciens issus des meilleures formations européennes nous régalent d’un florilège Berlioz. Manière d’illustrer sur instruments d’époque la grande diversité de composition du maître du Romantisme.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6662067-10050060.jpg?v=1400921985" alt="Un tour du monde de Berlioz en Chambre" title="Un tour du monde de Berlioz en Chambre" />
     </div>
     <div>
      Formation rare, vraie utopie pour interprètes de caractère, la Chambre Philharmonique créée sous l’impulsion du chef  Emmanuel Krivine fête ses dix ans d’existence. Pour rappel, tous les musiciens ont le même statut (chef ou instrumentistes) et se recrutent par cooptation : affinités musicales et liens d’amitié exigés ! Les recherches techniques appropriées pour chaque époque des œuvres jouées constituent un fil rouge dans l’histoire de la Chambre Philharmonique, réputée pour sa quête du timbre inédit. Cette communauté musicale de passionnés défend tous les répertoires y compris contemporains.       <br />
              <br />
       Pour son anniversaire, l’orchestre a choisi de programmer trois œuvres de Hector Berlioz correspondant à trois genres musicaux distincts et trois périodes de la vie du compositeur français. Quand il écrit sa &quot;Symphonie fantastique&quot; en cinq mouvements, Berlioz a vingt-sept ans, au même âge Hugo s’impose avec son &quot;Hernani&quot; sur scène, Delacroix présente sa &quot;Liberté guidant le Peuple&quot;. Ce sera la sainte Trinité romantique qu’évoquera Théophile Gautier. Hector Berlioz, idole des &quot;Jeunes Turcs&quot; et de Franz Liszt, va écrire quelques-unes des plus belles pages de la musique française : cet émouvant cycle &quot;Les Nuits d’été&quot; en 1841 (sur des poèmes de Gautier justement) et plus tard, en 1860, l’opéra &quot;Béatrice et Bénédict&quot; dont la Chambre Philharmonique interprète l’Ouverture. À Paris, des élèves du Conservatoire de Paris nous offriront la &quot;Slava’s Fanfare&quot; de Maurice Dutilleux, grand admirateur (comme tous les compositeurs qui le suivirent) du père des &quot;Troyens&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6662067-10050061.jpg?v=1400922092" alt="Un tour du monde de Berlioz en Chambre" title="Un tour du monde de Berlioz en Chambre" />
     </div>
     <div>
      <b>Dernières dates :</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Lundi 26 mai 2014 à 19 h 30.</span>       <br />
       Au Cadogan Hall de Londres, Royaume-Uni.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Mardi 27 mai à 20 h. </span>       <br />
       À la Cité de la Musique, 01 44 84 44 84.                                                         <br />
       221, avenue Jean Jaurès, Paris 19e.                                                                                       <br />
              <br />
       La Chambre Philharmonique.         <br />
       Emmanuel Krivine, direction.       <br />
       Michèle Losier, mezzo-soprano.       <br />
       <a class="link" href="http://www.philharmoniedeparis.com/" target="_blank">&gt;&gt; philharmoniedeparis.com</a>     
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Des concerts de l'Orchestre de Paris à ne pas rater pour fêter Noël</title>
   <updated>2013-12-09T19:22:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Des-concerts-de-l-Orchestre-de-Paris-a-ne-pas-rater-pour-feter-Noel_a1029.html</id>
   <category term="Concerts" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6122966-9143542.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-12-09T18:44:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les 11 et 12 décembre, le jeune chef d’orchestre Mikko Franck dirige l’Orchestre de Paris pour la fameuse 7e Symphonie de Chostakovitch dite "Leningrad", salle Pleyel. Les 17 et 18 décembre, c’est le chef qui monte, Alain Altinoglu, qui prendra les rênes de l’orchestre pour un programme romantique autour de Berlioz, Mendelssohn et Tchaïkovski. Le mardi 17, le concert est donné sous la Pyramide du Louvre et sera gratuit comme chaque année.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6122966-9143542.jpg?v=1386612192" alt="Des concerts de l'Orchestre de Paris à ne pas rater pour fêter Noël" title="Des concerts de l'Orchestre de Paris à ne pas rater pour fêter Noël" />
     </div>
     <div>
      On se souvient du &quot;Tristan&quot; magistral qu’a dirigé le jeune chef finlandais l’an dernier, remplaçant au pied levé Myung-Whun Chung à la tête de l’Orchestre de Radio-France (dont il va prendre la tête en 2015). C’est en habitué de l’Orchestre de Paris que Mikko Franck, déjà adoubé par toutes les grandes formations internationales, revient à Pleyel pour un programme passionnant. Il nous proposera sa vision de la mythique &quot;Symphonie n° 7&quot; de Dimitri Chostakovitch dont la partition est commencée par le compositeur sous les bombes lors du siège de Leningrad (sa ville natale) par l’armée allemande en 1941. Alors qu’il fait partie des personnalités qu’on évacue par les airs (comme la poétesse Anna Akhmatova), la symphonie achevée sera diffusée un peu plus tard par haut-parleurs aux habitants de la ville à qui elle est dédicacée. Habitants qui sont alors livrés à la famine et aux destructions.       <br />
              <br />
       Devenue symbole de la Résistance pendant la Grande Guerre Patriotique, elle lui permet de vivre un relatif retour en grâce auprès de Staline qui détestait ses œuvres trop éloignées du canon réaliste-soviétique imposé à l’Union des Compositeurs officiels. Pour celle-ci, il obtiendra le prix Staline, la plus haute distinction.       <br />
              <br />
       L’autre grand compositeur russe à l’honneur lors de ces deux soirées de concert sera Serge Prokofiev et son &quot;Concerto n°3 pour piano&quot;. Et pour l’exécuter rien moins que le légendaire pianiste géorgien Alexander Toradze, de retour après quelques années d’absence de la scène. Son enregistrement des cinq concertos pour piano de Prokofiev pour le label Phillips, interprété avec l’Orchestre de Kirov sous la direction de Valery Gergiev, a fait date. Autant dire que la perspective d’écouter ce virtuose spécialiste des compositeurs russes est enthousiasmante. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6122966-9143543.jpg?v=1386612442" alt="Des concerts de l'Orchestre de Paris à ne pas rater pour fêter Noël" title="Des concerts de l'Orchestre de Paris à ne pas rater pour fêter Noël" />
     </div>
     <div>
      Quelques jours plus tard, l’Orchestre de Paris accueille le jeune chef français Alain Altinoglu, choisi pour remplacer Pierre Boulez souffrant (comme Mikko Franck avant lui en décembre 2012 !). Alain Altinoglu l’a déjà dirigé avec succès cet été à Aix-en-Provence. Comme chaque année à Noël, un concert est offert aux mélomanes sous la Pyramide du Louvre le 17 décembre. Le public est invité à s’asseoir par terre sans autre forme de procès (prévoyez un coussin !). Là encore le programme est emballant pour ce concert d’une heure sans entracte. La 6e Symphonie dite &quot;Pathétique&quot; de Piotr Tchaïkovski scellera les retrouvailles de l’orchestre avec Altinoglu qui poursuit son ascension sur toutes les grande scènes d’opéras du monde.       <br />
              <br />
       La &quot;Symphonie n°6&quot; - et dernière du compositeur de Saint-Pétersbourg (qui ne s’appelle pas encore Leningrad) - est son chef-d’œuvre noir, aux contrastes saisissants et au lyrisme puissant - exacte transcription des déchirures qui le hantèrent sa vie durant. Sera donnée également l’Ouverture du &quot;Carnaval romain&quot; de Hector Berlioz, démarquée de son opéra &quot;Benvenuto Cellini&quot;. Le lendemain, salle Pleyel, sera ajouté à ce programme le &quot;Concerto n°2 pour violon&quot; de Félix Mendelssohn, le compositeur de Leipzig. C’est la violoniste allemande Isabelle Faust qui sera chargée de porter haut les couleurs du Romantisme mendelssohnien sur son Stradivarius de 1704, joliment surnommé &quot;La Belle au bois dormant&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6122966-9143553.jpg?v=1386612442" alt="Des concerts de l'Orchestre de Paris à ne pas rater pour fêter Noël" title="Des concerts de l'Orchestre de Paris à ne pas rater pour fêter Noël" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Concerts les 11 et 12 décembre 2013 à 20 h.</span>       <br />
       Salle Pleyel, 01 42 56 13 13.       <br />
       252, rue du faubourg Saint-Honoré, Paris 8e.       <br />
       <a class="link" href="http://www.sallepleyel.fr/francais/accueil.aspx" target="_blank">&gt;&gt; Salle Pleyel</a>        <br />
              <br />
       Serge Prokofiev, Concerto n° 3 pour piano et orchestre.       <br />
       Dimitri Chostakovitch, Symphonie n° 7 &quot;Leningrad&quot;.       <br />
               <br />
       Orchestre de Paris.       <br />
       Mikko Franck, direction.       <br />
       Alexander Toradze, piano.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Concert le 17 décembre à 20 h (entrée libre).</span>       <br />
       Pyramide du Louvre.       <br />
       Entrée par la Pyramide, le passage Richelieu et la galerie du Carrousel.       <br />
       <a class="link" href="http://www.louvre.fr/" target="_blank">&gt;&gt; Le Louvre</a>       <br />
              <br />
       Piotr Tchaïkovski, Symphonie n° 6 &quot;Pathétique&quot;.       <br />
       Hector Berlioz, Ouverture du &quot;Carnaval romain&quot;.       <br />
              <br />
       Orchestre de Paris.       <br />
       Alain Altinoglu, direction.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Concert le 18 décembre à 20 h.</span>       <br />
       Salle Pleyel (voir ci-dessus).       <br />
              <br />
       Piotr Tchaïkovski, Symphonie n° 6 &quot;Pathétique&quot;.       <br />
       Hector Berlioz, Ouverture du &quot;Carnaval romain&quot;.       <br />
       Félix Mendelssohn, Concerto n° 2 pour violon et orchestre.       <br />
              <br />
       Orchestre de Paris.       <br />
       Alain Altinoglu, direction.        <br />
       Isabelle Faust, violon. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Des-concerts-de-l-Orchestre-de-Paris-a-ne-pas-rater-pour-feter-Noel_a1029.html" />
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