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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-13T02:53:31+02:00</updated>
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   <title>"Céleste, ma planète" Un univers romanesque, métaphore de nos sociétés et des destructions causées par l'homme</title>
   <updated>2022-12-14T20:45:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Celeste-ma-planete-Un-univers-romanesque-metaphore-de-nos-societes-et-des-destructions-causees-par-l-homme_a3473.html</id>
   <category term="Pitchouns" />
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   <published>2022-12-15T06:26:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Deux outils sont à l'œuvre pour nous raconter l'épopée de Céleste, ma planète. L'un est la scénographie, la vidéo, le graphisme et le son qui plongent les héros de cette histoire dans un univers futuriste, dystopie infernale où le monde vertical des gratte-ciel tente d'échapper aux fumées toxiques qui finissent d'achever la planète. Pour l'autre, ce sont les comédiens qui incarnent les différents personnages, le jeu et la narration. Deux univers qui s'emboîtent jusqu'à s'interpénétrer et réussir à faire respirer cette histoire sombre mais illuminée par l'espoir, la jeunesse et l'amour.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69594490-48645795.jpg?v=1671047863" alt=""Céleste, ma planète" Un univers romanesque, métaphore de nos sociétés et des destructions causées par l'homme" title=""Céleste, ma planète" Un univers romanesque, métaphore de nos sociétés et des destructions causées par l'homme" />
     </div>
     <div>
      L'amour, il en est aussitôt question dans la bouche de l'adolescent de 14 ans (incarné par Hugues De la Salle) qui va être le narrateur de sa propre histoire. Cet amour qu'il déclare avoir banni de son cœur depuis des années - pour s'épargner les déceptions - jusqu'au jour où Céleste apparaît dans sa classe… pour disparaître le lendemain. S'engage alors une quête, une enquête, puis une course-poursuite au travers de la ville verticale de verre, de béton et d'écrans où il habite, au 300e étage d'une des innombrables tours.       <br />
              <br />
       Voilà le canevas que l'auteur Timothée de Fombelle utilise pour interroger différents aspects de notre monde : la solitude de la multitude des grandes cités, le délaissement des enfants causé par la pression du travail, la valeur de l'amitié, la quête d'idéal, les sentiments qui vous dépassent et surtout vous font vous dépasser, la folie destructrice de la pollution due aux entreprises d'énergie fossile et, finalement, ce passage toujours en questionnement de l'enfance à l'adulte. Mais le seul réalisme futuriste ne gouverne pas tout le texte du spectacle. Au travers des différents chapitres de cette course-poursuite, palpitent la poésie de l'innocence et les changements possibles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69594490-48645796.jpg?v=1671047889" alt=""Céleste, ma planète" Un univers romanesque, métaphore de nos sociétés et des destructions causées par l'homme" title=""Céleste, ma planète" Un univers romanesque, métaphore de nos sociétés et des destructions causées par l'homme" />
     </div>
     <div>
      Car, comme dans tous bons policiers, il y a les bons (nos deux héros et leurs amis de fortune) et les méchants (les dirigeants des ultra-entreprises dont fait partie la mère du narrateur)… Et même si ce schéma paraît un petit trop binaire, la plume de l'auteur et l'inventivité du dispositif scénique ainsi que la mise en scène ne l'utilisent que pour explorer le sensible le touchant.       <br />
              <br />
       Le dispositif s'appuie sur des vidéos de graphismes bédés projetés sur un écran articulé qui donne à la fois l'illusion d'un immense livre que l'on déploie et l'illusion 3D. C'est une manière habile d'échapper au réalisme et de nous plonger dans l'univers romanesque qui devient métaphore de nos sociétés et des dévastations causées par l'homme sur la planète. Mais, à la fin, l'intelligence triomphe sur l'appât du gain.       <br />
              <br />
       La belle mise en scène de Didier Ruiz donne vie à cette histoire narrative par l'intervention régulière de scénettes entre les personnages (on en voudrait plus) et par l'inventivité des vidéos et de la bande-son. Des trois comédiens, il faut saluer la virtuosité de Mathieu Dion qui se glisse dans la peau d'une dizaine de personnages avec un engagement talentueux extrême. Les enfants et les adultes sortent de la salle, enrichis par les messages à la fois sombres et à la fois pleins d'espoirs que diffuse ce spectacle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Céleste, ma planète"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69594490-48645804.jpg?v=1671047918" alt=""Céleste, ma planète" Un univers romanesque, métaphore de nos sociétés et des destructions causées par l'homme" title=""Céleste, ma planète" Un univers romanesque, métaphore de nos sociétés et des destructions causées par l'homme" />
     </div>
     <div>
      D'après &quot;Céleste, ma planète&quot; de Timothée de Fombelle aux Éditions Gallimard Jeunesse.       <br />
       Mise en scène et adaptation : Didier Ruiz.       <br />
       Avec : Delphine Lacheteau, Hugues De la Salle et Mathieu Dion.       <br />
       Dramaturgie : Olivia Burton.       <br />
       Scénographie : Emmanuelle Debeusscher.       <br />
       Vidéo : Zita Cochet.       <br />
       Créateur lumière : Maurice Fouilhé.       <br />
       Création son : Adrien Cordier.       <br />
       Images animées : Lucien Aschehoug, Aurore Fénié.       <br />
       Costumes : Marjolaine Mansot.       <br />
       Coach vocal : Myriam Assouline.       <br />
       Régie : Jérôme Moisson.       <br />
       Production La compagnie des Hommes.       <br />
       À partir de 9 ans.       <br />
       Durée : 1 h.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69594490-48645859.jpg?v=1671048153" alt=""Céleste, ma planète" Un univers romanesque, métaphore de nos sociétés et des destructions causées par l'homme" title=""Céleste, ma planète" Un univers romanesque, métaphore de nos sociétés et des destructions causées par l'homme" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">8 au 22 décembre 2022.</span>       <br />
       Samedis 10 et 17 à 18 h, dimanches 11 et 18 à 16 h, mardi 20 à 15 h, mercredi 14 à 15 h, mercredi 21 à 15 h et à 19 h, jeudi 22 à 19 h.       <br />
       Scolaires : jeudi 8 à 14 h 30, vendredis 9 et 16 à 10 h, lundi 12 à 10 h et à 14 h 30, mercredi 14 à 10 h, jeudi 15 à 10 h et 14 h 30.       <br />
       Théâtre Dunois, Paris 13e, 01 45 84 72 00.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredunois.org/" target="_blank">&gt;&gt; theatredunois.org</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       13 janvier 2023 : Théâtre André Malraux, Chevilly-Larue (94).       <br />
       21 et 24 avril 2023 : MAIF Social Club, Paris 3e.       <br />
       24 mai 2023 : Théâtre Traversière, Paris 12e.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>"L'Origine du Monde" Oh mesdames couvrez cette vulve "con" ne saurait voir…</title>
   <updated>2022-12-07T08:38:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/L-Origine-du-Monde-Oh-mesdames-couvrez-cette-vulve-con-ne-saurait-voir_a3464.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/69440334-48562548.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-12-07T08:00:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"… par de pareils objets les âmes sont blessées, et cela fait venir de coupables pensées", plaçait Molière dans la bouche de son Tartuffe de 1669 à propos d'un innocent sein découvert... L'autrice suédoise Liv Strömquist, dans une BD époustouflante faisant appel à un humour décapant au service d'un contenu rigoureusement documenté, parcourt en 2014 des siècles de représentation des organes génitaux féminins pour en donner à voir les connotations "scandaleuses". En 2022, ces vignettes d'un corps féminin placé sous le joug d'un patriarcat bardé de ses ignorances, les jeunes comédiens et comédiennes - sous l'impulsion de Claire-Aurore Bartolo, elle aussi issue de la promotion 5 de l'éstba du TnBA - s'en saisissent avec ferveur pour présenter, sur un plateau, la vérité de l'histoire du lieu où s'origine l'humanité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69440334-48562548.jpg?v=1670398236" alt=""L'Origine du Monde" Oh mesdames couvrez cette vulve "con" ne saurait voir…" title=""L'Origine du Monde" Oh mesdames couvrez cette vulve "con" ne saurait voir…" />
     </div>
     <div>
      Mais qu'a-t-elle grand Diable de si maléfique en soi cette vulve honnie au point de disparaître encore en 1972 (cf. sonde spatiale Pioneer de la Nasa) de la représentation d'un homme (muni d'un sexe éloquent) et d'une femme (sans rien à montrer) gravés sur une plaque en aluminium à destination des extraterrestres ? Serait-ce parce que des détenteurs d'un savoir officiel (religieux, médecins, philosophes ; par hasard tous de sexe masculin…) l'ont stigmatisé en règle, cet organe féminin externe, en développant à son égard un rejet tel que les rapports entre hommes et femmes en sont profondément contaminés ?       <br />
              <br />
       Et c'est là qu'entrent en jeu les trublions contemporains de cette jeune génération d'artistes n'ayant pas froid aux yeux. S'emparant à bras le corps du sujet maudit, dans un flux ininterrompu de complicités ludiques (d'emblée l'actrice butant savoureusement sur l'interdit du mot sexe) et de danses endiablées, ils redonnent vie à ces risibles imposteurs au service d'eux-mêmes, et du patriarcat auquel ils doivent leur situation de dominant. Parmi eux, le célèbre docteur John Harvey Kellogg (incarné avec son paquet en mains) qui, en plus des cornflakes dont il est l'illustre inventeur, avait pour passe-temps favori l'étude obsessionnelle du sexe féminin à protéger… des femmes elles-mêmes, tentées d'y toucher inopinément.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69440334-48562556.jpg?v=1670398298" alt=""L'Origine du Monde" Oh mesdames couvrez cette vulve "con" ne saurait voir…" title=""L'Origine du Monde" Oh mesdames couvrez cette vulve "con" ne saurait voir…" />
     </div>
     <div>
      L'onanisme féminin étant, selon cet éminent savant, la cause de toutes les déficiences mentales et physiques, il n'eut de cesse de vouloir préserver la gent féminine de son penchant diablement nuisible. Ses efforts aboutirent à la prescription d'un remède d'une efficacité reconnue : une application d'acide phénique pur sur le clitoris… L'homme de science mourut en 1943. Bien lui en a pris. Cela lui a évité d'entendre l'un des slogans des féministes de 2022 contre les violences sexistes : <span style="font-style:italic">&quot;Ne me touche pas ! Je m'en charge…&quot;</span>.       <br />
              <br />
       D'autres tableaux tout aussi haut en couleur s'enchaînent. Ainsi le prêche d'un apôtre de la Sainte Église catholique, apostolique et romaine, le dénommé Saint-Augustin (magnifié par sa cape théologique) qui, après avoir confessé avoir pratiqué le sexe dans sa folle jeunesse, renoue avec la fable du péché originel élisant le sexe féminin comme lieu de la dépravation suprême. Sexe marque du diable affectionnant la succion de l'excroissance clitoridienne dans la satanée liturgie des &quot;in-femmes&quot; tentatrices, à la différence des fidèles avalant elles l'hostie consacrée avec la dévotion requise. Pas étonnant alors que la chasse aux sorcières ait conduit au bûcher nombre de ces impies, dotées d'une &quot;mamelle&quot; entre les cuisses, et ce, dans un but de pure prophylaxie chrétienne. Amen.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69440334-48562618.jpg?v=1670398334" alt=""L'Origine du Monde" Oh mesdames couvrez cette vulve "con" ne saurait voir…" title=""L'Origine du Monde" Oh mesdames couvrez cette vulve "con" ne saurait voir…" />
     </div>
     <div>
      Après le temps des Religions, vient le temps des Lumières. Changement de discours, mais effets similaires. La femme n'est certes plus un épigone de Satan, mais devient éduquée et instruite, un être &quot;idéal&quot; sans désirs sexuels... Et que penser de l'axiome de la binarité des sexes (scène d'anthologie de la fabrique du genre sur des poupées castrées à la chaîne) eu égard au cas de la Reine Christine de Suède, dont le tombeau fut ouvert en 1965 pour statuer sur son intersexuation, sa nature de pseudo-hermaphrodite ? Et du cas de la Princesse Marie Bonaparte, jugée elle frigide par le père de la psychanalyse, Sigmund Freud (cigare à la bouche), sous prétexte qu'elle n'atteignait pas l'orgasme vaginal lors des pénétrations assurées par le prince Georges de Grèce et du Danemark en personne… alors que l'orgasme clitoridien qu'elle se procurait par ses propres moyens lui apportait tout le plaisir souhaité ?       <br />
              <br />
       La scène reconstituant en direct le dialogue entre la susmentionnée Princesse, faussement effarée, et son Georges de Prince, imperturbable, relève d'un humour désopilant, l'un des points d'orgue de cette représentation qui ne manque jamais d'esprit facétieux pour faire rire des postures mâles consternantes. À l'égale de celle mettant en scène le père de l'existentialisme, Jean-Paul Sartre (regard divergent chaussé d'épaisses lunettes et pipe à la bouche), assurant dans &quot;L'être et le néant&quot; la nature &quot;trouée&quot; de la femme qui <span style="font-style:italic">&quot;de par la configuration de son sexe physiologique appelle une chair étrangère, la transformant en plénitude d'être par pénétration et dilution&quot;</span>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69440334-48562620.jpg?v=1670398365" alt=""L'Origine du Monde" Oh mesdames couvrez cette vulve "con" ne saurait voir…" title=""L'Origine du Monde" Oh mesdames couvrez cette vulve "con" ne saurait voir…" />
     </div>
     <div>
      Est-ce à dire que toutes ces perles, enfilées avec l'assurance tranquille d'hommes bénéficiant de l'infaillibilité masculine, représentent l'ensemble des représentations du sexe féminin ? Que nenni, l'exception étant toujours là pour confirmer la règle… Sont projetées sur grand écran les statuettes de déesses grecques et égyptiennes exhibant fièrement leur vulve ou, plus près de nous, à Poitiers, ornant les colonnes médiévales d'un couvent, les sculptures de vulves offertes généreusement au toucher des passant(e)s. Et pour rappeler les mystères d'Éleusis où les femmes réunies dans le temple de Déméter se montraient joyeusement leurs parties intimes en dégustant des gâteaux en forme de vulve, les officiant(e)s distribuent au public, mis en appétit, des &quot;vulvettes&quot; à déguster sur place.       <br />
              <br />
       Alors pourquoi donc la vulve fut-elle ostracisée, pour ne pas dire frappée d'interdit, jusqu'à refuser de la nommer ? Peut-être parce que, située stratégiquement au cœur du plaisir sexuel féminin, elle détrône l'homme de ses pouvoirs fantasmés, magnifiant l'autonomie de la femme jusque dans sa jouissance, et lui rendant ainsi un statut d'égalité qui lui avait été dérobé. Un dernier épisode traitera - sur le même ton allègre - des représentations des menstruations dans l'imaginaire collectif, représentations une fois de plus ancrées &quot;à l'encre rouge&quot;  par les stigmatisations de la culture patriarcale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69440334-48562623.jpg?v=1670398397" alt=""L'Origine du Monde" Oh mesdames couvrez cette vulve "con" ne saurait voir…" title=""L'Origine du Monde" Oh mesdames couvrez cette vulve "con" ne saurait voir…" />
     </div>
     <div>
      Ce qui ressort de cette immersion flamboyante dans le royaume des organes intimes féminins, c'est le plaisir libérateur d'être invité à la décapitation d'incongruités sur un plateau de théâtre en liesse. Être ainsi les témoins privilégiés de scènes dévoilant les mille et une vertus du sexe &quot;difemmmé&quot; a forte valeur pédagogique. Une leçon culte d'éducation sexuelle enjouée à partager joyeusement en famille comme l'on dit des productions grand public.       <br />
              <br />
       <b>Spectacle vu le vendredi 2 décembre 2022 au Studio de création du TnBA à Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'origine du monde"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69440334-48562784.jpg?v=1670399373" alt=""L'Origine du Monde" Oh mesdames couvrez cette vulve "con" ne saurait voir…" title=""L'Origine du Monde" Oh mesdames couvrez cette vulve "con" ne saurait voir…" />
     </div>
     <div>
      Librement inspirée de la bande dessinée éponyme de Liv Strömquist, publié en français chez Rackham éditions.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Claire-Aurore Bartolo/Compagnie Il fait belle.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Rémi Fransot.       <br />
       Avec : Mathéo Chalvignac, Margot Delabouglise, Barthélémy Maymat-Pellicane, Danaé Monnot,  Ariane Pelluet.       <br />
       Lumières : Véronique Galindo.       <br />
       Son : Léon Blomme.       <br />
       Régie générale : Pierre Martigne.       <br />
       Plateau : Margot Vincent.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       Production Théâtre national de Bordeaux Aquitaine.       <br />
       Projet accompagné par l’éstba dans le cadre du dispositif Culture Pro 2022 du ministère de la Culture.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 1er au 10 décembre 2022.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 20 h, samedi à 14 h 30 et 19 h.       <br />
       TnBA, Studio de création, Bordeaux, 05 56 33 36 80.       <br />
       <a class="link" href="https://www.tnba.org/" target="_blank">&gt;&gt; tnba.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>"Lucernaire Bonjour !" Chroniques dessinées, savoureuses et humoristiques d'une caissière finement observatrice et joyeusement espiègle</title>
   <updated>2022-02-21T12:08:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Lucernaire-Bonjour--Chroniques-dessinees-savoureuses-et-humoristiques-d-une-caissiere-finement-observatrice-et_a3181.html</id>
   <category term="Coulisses &amp; Cie" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/62515816-45288983.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-02-21T11:06:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Derrière le guichet d'un théâtre peut parfois se cacher une personne "extra-ordinaire" possédant d'autres talents que celui consistant à accueillir, avec une humeur dotée d'une bienveillance et d'une patience toutes professionnelles, les spectateurs, espèce aux multiples caractères… Aptitudes ou dons insoupçonnés qui peuvent se dévoiler de manière inattendue comme ce fut le cas au Lucernaire, célèbre lieu culturel du sixième arrondissement parisien, avec Céline Ena, responsable de billetterie, qui se révèle aujourd'hui autrice et dessinatrice !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62515816-45288983.jpg?v=1645439395" alt=""Lucernaire Bonjour !" Chroniques dessinées, savoureuses et humoristiques d'une caissière finement observatrice et joyeusement espiègle" title=""Lucernaire Bonjour !" Chroniques dessinées, savoureuses et humoristiques d'une caissière finement observatrice et joyeusement espiègle" />
     </div>
     <div>
      Originaire de Pau, Céline Ena &quot;monte à la capitale&quot; pour suivre des études de Lettres Classiques et prendre des cours de théâtre. En quête d'un petit boulot, en attendant le décollage de sa carrière artistique et/ou littéraire, elle se retrouve embauchée au Lucernaire, encore alors sous la direction des créateurs du lieu, Christian Le Guillochet et Luce Berthommé. Pour Céline, c'est un heureux signe du destin qui lui ouvre une nouvelle voie professionnelle.       <br />
              <br />
       Ainsi depuis plus de vingt-six ans, derrière son guichet du Lucernaire, Céline Ena répond au téléphone, prend des réservations, se remaquille, vend des tickets de théâtre ou de cinéma, boit du café, donne des renseignements, puis recommence. Ce qui pourrait paraître routinier s'avère riche de rencontres éphémères, parfois surprenantes, de répliques imprévues, voire déconcertantes. Bref, elle ne s'ennuie jamais, transportée par les saynètes qui se jouent tous les jours à son comptoir, drôles, tragiques, inquiétantes… captivantes.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62515816-45289025.jpg?v=1645439498" alt=""Lucernaire Bonjour !" Chroniques dessinées, savoureuses et humoristiques d'une caissière finement observatrice et joyeusement espiègle" title=""Lucernaire Bonjour !" Chroniques dessinées, savoureuses et humoristiques d'une caissière finement observatrice et joyeusement espiègle" />
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      Au fil des années, le sourire toujours rivé aux lèvres, l'œil pétillant, le regard aiguisé et les oreilles affutés, Céline Ena relève, note, consigne ces échanges vécus de visu ou au téléphone dans un petit cahier. Petit à petit, celui-ci s'étoffe d'anecdotes amusantes, touchantes mais aussi agaçantes. Et c'est là qu'interviennent la crise sanitaire et le premier confinement. Le Lucernaire, comme tous les théâtres, ferme ses portes et Céline, comme nous tous, est dans l'obligation de &quot;s'enfermer&quot; chez elle.       <br />
              <br />
       D'un naturel plutôt généreux, c'est alors qu'elle décide de partager ces petites histoires patiemment collectées… et en sélectionne les meilleures, les plus représentatives de l'imagination, de la créativité sans limites de ses clients futurs spectateurs ou simples badauds de passage. Sans compter que ceux-ci peuvent se révéler de véritables et étonnants comédiens… involontaires ! Bien que dessinatrice autodidacte, c'est sous la forme d'un album dessiné qu'elle va retranscrire ces chroniques, historiettes, nous emmenant ainsi à la rencontre de personnages singuliers, parfois drôles, ridicules, exaspérants, naïfs, incultivés ou simplement émouvant.       <br />
              <br />
       Céline Ena s'avère être une fine observatrice et une talentueuse croqueuse des différents caractères du genre humain, de leurs diverses humeurs (irritabilité, extravagante, colère, impatience, séduction, etc.) qu'elle traduit avec finesse grâce à un trait clair, sobre mais suffisamment détaillé pour être éminemment expressif, esquissant avec justesse attitudes, gestique, voire grimaces, laissant le lecteur entrer dans les différentes et courtes séquences (traitement type &quot;planches&quot; BD) et n'hésitant à user d'un humour espiègle pour rendre tous ces personnages encore plus humains, parfois pitoyables, parfois attachants, toujours intéressants… car nous avons peut-être été l'un d'eux un jour…       <br />
              <br />
       Céline Ena est dotée d'un vrai coup de crayon, maîtrisé et créatif - si les textes sont issus d'une collecte de la réalité, les visages des protagonistes ont été &quot;imaginés&quot; - et d'un sens de l'observation doublé (triplé !) d'humour et d'autodérision. Un nouveau talent à découvrir, scrutatrice de comportements théâtraux dans un univers dont on se préoccupe peu habituellement, celui occupé par le public. À quand un deuxième volume ?
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62515816-45289839.jpg?v=1645442782" alt=""Lucernaire Bonjour !" Chroniques dessinées, savoureuses et humoristiques d'une caissière finement observatrice et joyeusement espiègle" title=""Lucernaire Bonjour !" Chroniques dessinées, savoureuses et humoristiques d'une caissière finement observatrice et joyeusement espiègle" />
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      <b>• &quot;Lucernaire Bonjour !&quot;</b>       <br />
       Autrice : Céline Ena.       <br />
       Éditeur : L'Harmattan.       <br />
       Date de publication : 1er septembre 2021.       <br />
       Broché - format : 15,5 x 24 cm, 72 pages.       <br />
       <a class="link" href="https://www.editions-harmattan.fr/livre-Lucernaire_bonjour_celine_ena-9782343221847-68339.html" target="_blank">&gt;&gt; editions-harmattan.fr</a>
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   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Lucernaire-Bonjour--Chroniques-dessinees-savoureuses-et-humoristiques-d-une-caissiere-finement-observatrice-et_a3181.html" />
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   <title>Sur la piste du Marsupilami : Houba top !</title>
   <updated>2012-04-17T16:59:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Sur-la-piste-du-Marsupilami-Houba-top-_a591.html</id>
   <category term="Coin de l’œil" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4099560-6221729.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-04-16T17:59:00+02:00</published>
   <author><name>Gérard Biard</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
On a tout en nous quelque chose du Marsupilami. En tout cas, nous sommes nombreux à avoir rêvé de le rencontrer pour de bon. Alain Chabat vient de donner vie à ce fantasme d’enfance. Et, par la même occasion, de rendre un très bel hommage à un dessinateur de génie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4099560-6221697.jpg?v=1334592602" alt="Sur la piste du Marsupilami : Houba top !" title="Sur la piste du Marsupilami : Houba top !" />
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     <div>
      Flash back. Nous sommes en 1969, j’ai dix ans, et pour mon anniversaire, mes parents m’offrent quelques albums de BD. Parmi eux, entre un Lucky Luke et un Astérix, &quot;Le nid des Marsupilami&quot; de Franquin. J’y découvre un animal extraordinaire, générateur d’une hilarité instantanée, que tous les enfants - et pas mal d’adultes - voudraient avoir pour compagnon.       <br />
              <br />
       À peine l’album refermé, je fais un gros caprice : je veux aller au zoo voir un Marsupilami pour de vrai. Ma mère a le plus grand mal à me faire admettre qu’un petit singe à fourrure jaune tachetée de noir, doté d’une queue de plusieurs mètres de long, qui a un nombril mais est ovipare, qui avale des piranhas comme on dévore des cacahuètes, qui est amphibie et rigole quand il prend un coup de jus de 300 volts, et qui, en prime, est capable de parler par mimétisme, comment dire… ça n’existe pas. Énorme déception. Le Père Noël, je m’en foutais complètement, mais le Marsupilami, non, ce n’est pas possible…
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4099560-6221729.jpg?v=1334593328" alt="Sur la piste du Marsupilami : Houba top !" title="Sur la piste du Marsupilami : Houba top !" />
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     <div>
      Fin du flash back, retour au présent. Nous sommes dans une salle qui projette le dernier film d’Alain Chabat. Je découvre, quarante ans plus tard, que maman m’avait menti : le Marsupilami existe ! Il est là, sur l’écran, pour de bon, ce n’est pas un dessin, il bouge, il saute, il nage, il crie &quot;Houba !&quot;, il bouffe des piranhas, il cogne des militaires, il fait des câlins à la Marsupilamie…        <br />
              <br />
       Après avoir donné vie au meilleur Astérix <span style="font-style:italic">live</span> - et le seul de la trilogie qui ne fasse pas injure aux talents comiques de Goscinny -, Chabat récidive et réalise cette fois un vrai fantasme de gosse. Le sien, sans nul doute, mais aussi celui de tous ceux qui ont lu, relu et <span style="font-style:italic">rerelu</span> les albums de Franquin en rêvant de voir un jour, &quot;pour de vrai&quot;, le Marsupilami mettre une rouste à des galonnés d’opérette, faire de la voltige accroché à sa queue, aller à la pêche aux poissons carnivores, faire ami-ami avec un reporter maladroit et un héros aux allures de gamin… Tout y est. Chabat ne rate aucune des scènes incontournables, de la découverte du nid à la naissance des bébés marsu, en passant par la vision iconique de l’animal perché en haut de son interminable queue, sur fond de forêt palombienne.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4099560-6221760.jpg?v=1334593761" alt="Sur la piste du Marsupilami : Houba top !" title="Sur la piste du Marsupilami : Houba top !" />
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      Bien sûr, la patte des Nuls est là, avec ces séquences décalées et parfois un peu foutraques, qui sentent la déconnade entre copains partis en vrille sans d’autre souci que de se faire plaisir. Avec, aussi, ce numéro magistral de transformiste, exécuté par un Lambert Wilson visiblement bien décidé à tourner la page austère &quot;Des hommes et des dieux&quot;. Avec, surtout, <span style="font-style:italic">LA</span> scène. Une scène moins enfantine, certes, mais indéniablement potache, et qui mérite largement sa place au Panthéon des grands moments de délire nonsensique. Rien de spectaculaire, juste trois ingrédients - un mini-chien ridicule, la tête de Jamel et une idée audacieuse -, mais le résultat déclenche un fou rire difficilement contrôlable.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4099560-6221787.jpg?v=1334594116" alt="Sur la piste du Marsupilami : Houba top !" title="Sur la piste du Marsupilami : Houba top !" />
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      Oui, &quot;Sur la piste du Marsupilami&quot; porte la marque de son réalisateur - ce qui est la moindre des choses. Mais, avec sa ribambelle de mouflets qui entourent les héros, avec ses animaux colorés, avec ses méchants grotesques, avec son dictateur fleur bleue, avec ses péripéties irréelles, il porte aussi la marque de Franquin et de son univers faussement naïf. Franquin, artiste et créateur de génie, écolo, pacifiste et indéfectiblement du côté des antihéros - bien avant que tout ceci ne devienne tendance -, dont l’un des rêves était sans doute de permettre aux enfants de grandir sans devenir de tristes adultes &quot;responsables&quot; et gris. Qu’il soit rassuré : si par malchance ou par erreur nous le sommes devenus, Alain Chabat nous offre un épatant billet de retour.       <br />
              <br />
       Allez, tous ensemble avec l’autre Alain, Souchon - qui aurait fait il y a quelques années un très crédible Gaston Lagaffe : <span style="font-style:italic">&quot;J'ai dix ans / Je sais que c'est pas vrai mais j'ai dix ans / Laissez-moi rêver que j'ai dix ans / Si tu fais chier l’Marsu, hé / T’ar ta gueule à la récré !&quot;</span>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4099560-6221818.jpg?v=1334594945" alt="Sur la piste du Marsupilami : Houba top !" title="Sur la piste du Marsupilami : Houba top !" />
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      <b>● Sur la piste du Marsupilami</b>       <br />
       Réalisation : Alain Chabat.       <br />
       Scénario : Alain Chabat et Jeremy Doner, d’après l’œuvre originale de Franquin.       <br />
       Directeur de la photographie : Laurent Dailland A.F.C.       <br />
       Avec : Jamel Debbouze, Alain Chabat, Fred Testot, Lambert Wilson, Géraldine Nakache, Liya Kedebe, Patrick Timsit, Aïssa Maïga, Jacques Weber et The Great Khali.       <br />
       En salles depuis le 4 avril 2012.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4099560-6221862.jpg?v=1334595027" alt="Sur la piste du Marsupilami : Houba top !" title="Sur la piste du Marsupilami : Houba top !" />
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