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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-09-05T15:55:47+02:00</updated>
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   <title>Un "Pelléas et Mélisande" au scalpel à Aix-en-Provence</title>
   <updated>2016-07-06T11:25:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-Pelleas-et-Melisande-au-scalpel-a-Aix-en-Provence_a1644.html</id>
   <category term="Lyrique" />
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   <published>2016-07-06T08:19:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Depuis le 2 juillet 2016, le Festival d'Aix-en-Provence met à l'affiche le seul opéra achevé de Claude Debussy, "Pelléas et Mélisande", créé à l'Opéra Comique en 1902. Dans cette nouvelle production du chef-d'œuvre symboliste, la metteure en scène anglaise Katie Mitchell nous propose de contempler le cauchemar de Mélisande, en mettant à nu les corps et les pulsions.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9802228-15834377.jpg?v=1467786822" alt="Un "Pelléas et Mélisande" au scalpel à Aix-en-Provence" title="Un "Pelléas et Mélisande" au scalpel à Aix-en-Provence" />
     </div>
     <div>
      Véritable hapax dans le genre de l'opéra, &quot;Pelléas et Mélisande&quot; est le chef-d'œuvre du symbolisme fin de siècle avec son livret extrait de la pièce (créée en 1893) de Maurice Maeterlinck. Il marque aussi l'aboutissement des innovations musicales du XIXe siècle avec son utilisation de la continuité musicale wagnérienne, des thèmes (caractérisant chaque personnage, mais plus discrètement que chez Wagner) investis de significations symboliques, de la déclamation - par le rôle donné à la prosodie de la langue française, les paroles devenant un vrai instrument à part entière.       <br />
              <br />
       L'histoire ? Dans une atmosphère de légende médiévale, le vieux roi Arkel d'une contrée inquiétante, assiste impuissant à la rivalité de ses petits-fils, les frères Pelléas et Golaud, pour l'amour de l'énigmatique Mélisande. Opéra des forces mystérieuses de l'inconscient mais également à l'œuvre dans le monde (c'est la vision symboliste même), la musique éclaire les ténèbres des personnages, leurs ambiguïtés alors que le &quot;récitatif mélodique&quot; du chant obscurcit plutôt qu'il n'éclaire la fantomatique action sur scène.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9802228-15834434.jpg?v=1467786905" alt="Un "Pelléas et Mélisande" au scalpel à Aix-en-Provence" title="Un "Pelléas et Mélisande" au scalpel à Aix-en-Provence" />
     </div>
     <div>
      Katie Mitchell a choisi de privilégier le point de vue du personnage de Mélisande, qui devient le témoin omniprésent de l'histoire. Une chambre bourgeoise années cinquante ouvrira et clôturera la production où Mélisande en jeune mariée, peut-être abandonnée pendant sa nuit de noces, s'endort au prologue et se réveillera à la fin de l'acte V. C'est donc son rêve inquiétant qu'on nous narrera. Empruntant autant à l'esthétique d'un certain Regie theater qu'à celles de photographes tels Alexander Synaptic ou Matthias Haker, la vision de Katie Mitchell n'emporte pas tout à fait l'adhésion.        <br />
              <br />
       Outre sa difficile lisibilité scénographique (dédoublement du personnage de Mélisande entre une actrice et une chanteuse, l'étrange gémellité des frères Golaud et Pelléas, sorte de double en fait issu d'un même fantasme, des serviteurs qui habillent et déshabillent Mélisande (comme une poupée), et sa volonté de sortir des sentiers déjà arpentés (par exemple, cette esthétique inspirée du symbolisme pictural où Peter Stein ou Bob Wilson avaient brillé) désormais passés de mode, la metteure en scène anglaise peine à retrouver la poésie de l'œuvre en cherchant (bien péniblement) à réinventer la logique du rêve. N'est pas surréaliste qui veut.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9802228-15834442.jpg?v=1467786942" alt="Un "Pelléas et Mélisande" au scalpel à Aix-en-Provence" title="Un "Pelléas et Mélisande" au scalpel à Aix-en-Provence" />
     </div>
     <div>
      On ne sortira pas d'une maison étouffante au plafond bas, d'un escalier de secours ou d'un pavillon en ruine doté d'une piscine vide. De la mer qui borde le château d'Allemonde, de la fontaine, et de la forêt - vrai personnage maléfique à part entière du livret - ne subsistera qu'un arbre dont les branches et les racines trouent les décors de certains tableaux (il est vrai parfois beaux). C'est bien un théâtre mental asphyxiant où les corps sont révélés jusqu'à la nudité (avec le beau travail aux lumières de James Farncombe) et les âmes réduites aux pulsions des hommes que rêve une héroïne sous influence ou manipulatrice - on ne saura jamais vraiment. Tout onirique qu'il se veuille, ce théâtre de la cruauté ne convient guère à la magie de &quot;Pelléas&quot;.       <br />
              <br />
       Magie qui se trouve heureusement dans la fosse grâce au Philharmonia Orchestra dirigé par le chef finlandais Esa-Pekka Salonen. Choisissant de mettre en lumière la source wagnérienne de l'opéra (bien réelle en dépit des dénégations de son auteur), il redonne au discours musical sa tension dramatique, son lyrisme tragique, et les reliefs puissants des solos et des pupitres (tels les cordes et les vents) - tout en offrant aux chanteurs une écoute maximale dans sa battue.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9802228-15835638.jpg?v=1467796533" alt="Un "Pelléas et Mélisande" au scalpel à Aix-en-Provence" title="Un "Pelléas et Mélisande" au scalpel à Aix-en-Provence" />
     </div>
     <div>
      Son attention à l'architecture générale ne l'empêche pas de faire briller les moirés des tours et détours de la partition, les modulations du langage harmonique, les sonorités inouïes d'un orchestre inventeur de sortilèges. La distribution vocale est à l'avenant. Laurent Naouri est un Golaud exceptionnel, dense, tendu. Le baryton-basse se révèle inoubliable face à la soprano Barbara Hannigan (dont l'avantageuse plastique est bien exploitée, c'est le moins qu'on puisse dire). Celle-ci compose une Mélisande inquiétante, fascinante, même si son chant manque peut-être d'un peu de rondeur coloriste. Stéphane Degout est l'excellent Pelléas que l'on connaît. Citons aussi le bel Arkel de Franz-Josef Selig, l'Yniold de Chloé Briot et la belle incarnation du médecin par la jeune basse Thomas Dear.       <br />
              <br />
       <b>Prochaines dates :</b> <span class="fluo_jaune">7, 13 et 16 juillet 2016 à 19 h 30.</span>       <br />
       Spectacle retransmis en direct sur Arte Concert, The Opera Platform et sur France Musique le <span class="fluo_jaune">7 juillet 2016 à 19 h 30</span>.       <br />
              <br />
       Grand Théâtre de Provence.       <br />
       380, avenue Max Juvénal, Aix-en-Provence (13).        <br />
       Tel : 08 20 922 923.       <br />
              <br />
       <b>Festival d'Aix-en-Provence</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 30 juin au 20 juillet 2016.</span>       <br />
       <a class="link" href="http://festival-aix.com/fr" target="_blank">&gt;&gt; festival-aix.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9802228-15835745.jpg?v=1467797166" alt="Un "Pelléas et Mélisande" au scalpel à Aix-en-Provence" title="Un "Pelléas et Mélisande" au scalpel à Aix-en-Provence" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Pelléas et Mélisande&quot; (1902).</b>       <br />
       Drame lyrique en cinq actes.       <br />
       Musique et livret de Claude Debussy (1862-1918).       <br />
       En français surtitré en français et anglais.       <br />
       Durée : 3 h 30 avec entracte.       <br />
              <br />
       Esa-Pekka Salonen, direction musicale.       <br />
       Katie Mitchell, mise en scène.       <br />
       Lizzie Clachan, décors.       <br />
       Chloe Lamford, costumes.       <br />
       James Farncombe, lumières.       <br />
       Martin Crimp, dramaturge.        <br />
              <br />
       Stéphane Degout, Pelléas.       <br />
       Barbara Hannigan, Mélisande.       <br />
       Laurent Naouri, Golaud.       <br />
       Franz-Josef Selig, Arkel.       <br />
       Sylvie Brunet-Grupposo, Geneviève.       <br />
       Chloé Briot, Yniold.       <br />
       Thomas Dear, le médecin.        <br />
              <br />
       Philharmonia Orchestra.       <br />
       Cape Town Opera Chorus.       <br />
       Marvin Kernelle, Chef de Chœur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9802228-15835775.jpg?v=1467797315" alt="Un "Pelléas et Mélisande" au scalpel à Aix-en-Provence" title="Un "Pelléas et Mélisande" au scalpel à Aix-en-Provence" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Une "Penthesilea" plus Grâce que Furie</title>
   <updated>2015-10-01T09:02:00+02:00</updated>
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   <category term="Lyrique" />
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   <published>2015-10-01T08:40:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L'Opéra national du Rhin programme le septième opéra de Pascal Dusapin "Penthesilea", quelques mois après sa création à La Monnaie de Bruxelles. Avec une belle mise en scène de Pierre Audi et la direction d'orchestre millimétrée de Franck Ollu, la production ne tient pourtant pas tout à fait ses promesses de ténèbres.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8333091-13053179.jpg?v=1443682007" alt="Une "Penthesilea" plus Grâce que Furie" title="Une "Penthesilea" plus Grâce que Furie" />
     </div>
     <div>
      Le sujet du dernier opéra du compositeur Pascal Dusapin est tiré d'un des mythes les plus énigmatiques de la mythologie grecque, celui des amours contrariées et monstrueuses d'Achille et Penthésilée, reine des Amazones, pendant la guerre de Troie. Le livret en allemand, démarqué de la pièce éponyme de Heinrich von Kleist, un drame romantique à la prose de bruit et de fureur de 1808, est co-écrit par le compositeur français avec la dramaturge Beate Haeckl. Action concentrée sur cinq personnages, modernisation de la langue, resserrement du drame des vingt-cinq scènes initiales à treize (dont un prologue et un épilogue), l'opéra se veut une œuvre d'aujourd'hui. Sur la partition en exergue figure d'ailleurs cette citation de la romancière Christa Wolf : <span style="font-style:italic">&quot;Ce n'est pas un beau spectacle, l'ère moderne commence.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Quand le rideau se lève sur la scène plongée dans des ténèbres évoquant un no man's land apocalyptique, champ de bataille désolé où une meute d'amazones rampent et s'effondrent après un énième combat contre les Grecs, Prothoe la confidente de Penthésilée l'avertit du destin qui la menace sur une mélodie filée à la harpe. Vrai prélude et rare calme avant la catastrophe qu'Ulysse tente aussi en vain de détourner du héros Achille. C'est que les deux ennemis jurés s'aiment et sont prêts à transgresser les lois de la guerre et de leurs ancêtres en se laissant vaincre en combat singulier. Penthésilée finira par dévorer le héros qu'elle désire sauvagement après que tous deux ont trahi les leurs - une fin différente de celle du mythe et de la pièce choisie par le compositeur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8333091-13053190.jpg?v=1443682283" alt="Une "Penthesilea" plus Grâce que Furie" title="Une "Penthesilea" plus Grâce que Furie" />
     </div>
     <div>
      Tragédie de la Themis grecque (ou transgression de la loi divine) et des pulsions destructrices mêlant étroitement Eros et Thanatos, forces de désir et de mort, l'opéra de Pascal Dusapin entend aussi nous parler de nous, de notre monde bestial, de la réalité effroyable et éternelle de la guerre de tous contre tous - témoignant ainsi de ce qu'il appelle &quot;son inquiétude au monde&quot;. Avec l'usage des lumières sublimes de Jean Kalman, de la vidéo de Mirjam Devriendt (détaillant le dépeçage et séchage de peaux de chevaux fraîchement écorchés) et des décors superbes de la plasticienne Berlinde De Bruyckere, le metteur en scène Pierre Audi parvient à faire exister le cauchemar monstrueux de &quot;Penthesilea&quot;, à faire vivre ses personnages inexplicables et obscurs et leur inconscient ravageur.       <br />
              <br />
       Pourtant manquent la grandeur mythique, la folie et la terreur, à cette production belle mais qui n'assène pas le choc espéré. Si la grandeur n'est sans doute plus une catégorie moderne, on attendait à bon droit la commotion que cette histoire de chiennes de l'enfer frottées à des guerriers non moins inhumains promettait. Malgré les étreintes explicites, les cris, le chant, la déclamation hystérique ou chuchotée et les exaspérations d'une partition traversée de paroxysmes et de dissonances jouant sur un continuum en perpétuelle déformation, le spectateur reste étrangement extérieur à ce <span style="font-style:italic">&quot;rêve sinistre&quot;</span> (Ulysse) et à la folie de cette Penthésilée <span style="font-style:italic">&quot;mi Grâce mi Furie&quot;</span> (selon Achille).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8333091-13053218.jpg?v=1443682477" alt="Une "Penthesilea" plus Grâce que Furie" title="Une "Penthesilea" plus Grâce que Furie" />
     </div>
     <div>
      La Penthésilée de la mezzo Natascha Petrinsky n'a pas tout à fait le charisme vocal de l'héroïne - même si son jeu d'actrice est sans défaut. Si la voix est belle (quoique un peu monotone), la chanteuse semble surtout occupée à déjouer les dangers réels de son rôle - exigeant une large tessiture et des aigus redoutables. Le baryton Georg Nigl est un Achille assez sauvage et le baryton-basse Werner Van Mechelen un émouvant Ulysse. À tout le moins, c'est l'alto Éve-Maud Hubeaux qui retient l'attention en incarnant une magnifique Grande Prêtresse. Sa voix de ténèbres a la profondeur, le moiré et la classe d'une reine. C'est elle qui nous bouleverse.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 26 septembre au 1er octobre 2015.</span>       <br />
              <br />
       Opéra national du Rhin,       <br />
       19, Place Broglie, Strasbourg (67).       <br />
       Tél. : 03 68 98 51 80.       <br />
       <a class="link" href="http://www.operanationaldurhin.eu" target="_blank">&gt;&gt; operanationaldurhin.eu</a>        <br />
              <br />
       <b>&quot;Penthesilea&quot; (2015).</b>       <br />
       Opéra en un prologue, 11 scènes et un épilogue.       <br />
       Musique : Pascal Dusapin.       <br />
       Livret : P. Dusapin et Beate Haeckl.       <br />
       En allemand surtitré en français.        <br />
       Durée : 1 h 40 sans entracte.       <br />
              <br />
       ranck Ollu, direction musicale.       <br />
       Pierre Audi, mise en scène.       <br />
       Berlinde De Bruyckere, décors.       <br />
       Wojcieh Dziedzic, costumes.       <br />
       Mirjam Devriendt, vidéo.       <br />
       Marie Martinez, mouvements.       <br />
       Thierry Coduys, dispositif électro-acoustique.       <br />
       Krystian Lada, dramaturgie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8333091-13053247.jpg?v=1443682697" alt="Une "Penthesilea" plus Grâce que Furie" title="Une "Penthesilea" plus Grâce que Furie" />
     </div>
     <div>
      Natascha Petrinsky, Penthesilea.       <br />
       Marisol Montalvo, Prothoe.       <br />
       Georg Nigl, Achilles.       <br />
       Werner Van Mechelen, Odysseus.       <br />
       Eve-Maud Hubeaux, Oberpriesterin.       <br />
       Jaesun Ko, Bote.       <br />
       Patricia Kaehny, Botin, Amazone.       <br />
       Oguljan Karryeva, Amazone.       <br />
              <br />
       Chœurs de l'Opéra national du Rhin.       <br />
       Orchestre philharmonique de Strasbourg.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8333091-13053255.jpg?v=1443682735" alt="Une "Penthesilea" plus Grâce que Furie" title="Une "Penthesilea" plus Grâce que Furie" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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