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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-21T21:24:30+02:00</updated>
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   <title>Voyage au bout de la nuit avec Rodolphe Burger</title>
   <updated>2016-02-19T11:18:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Voyage-au-bout-de-la-nuit-avec-Rodolphe-Burger_a1547.html</id>
   <category term="Paroles &amp; Musique" />
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   <published>2016-02-17T10:49:00+01:00</published>
   <author><name>Barbara Zauli</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans le silence vespéral de la nuit des marécages de Whitefish Lake, un cerf nous regarde majestueux. Ses yeux sont troubles comme l'eau de cette maudite rivière, dans laquelle nous allons peut-être y laisser la peau. "Kid tu sais? The river wants to trap me!". Mon appareil est prêt et moi aussi. Billy surveille les alentours pâteux de la barque. Il y a sûrement des crocodiles dans cette garbure de rivière.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8963800-14220581.jpg?v=1455703129" alt="Voyage au bout de la nuit avec Rodolphe Burger" title="Voyage au bout de la nuit avec Rodolphe Burger" />
     </div>
     <div>
      Est-ce que le cerf va rester immobile Billy ? Va-t-il laisser le flash immortaliser la crainte qui se cache dans ses yeux ? Ou va-t-il faire demi-tour et disparaître dans le noir de la forêt ? Son cœur bat si fort : tu-tum-tu-tum. Ses yeux vitreux cachent le rythme charnel des battements de son cœur. Sa peau veloutée tremble. Il hésite. Il sent notre présence dans le noir. Son hésitation scande le rythme de nos actions. Allez ! Regarde-moi animal ! Soudain un clic, une vague de lumière blanche et chack ! Billy, je l'ai !       <br />
              <br />
       La salle du musée est pleine. Un cerf empaillé nous regarde. Derrière lui, des images défilent. Il s'agit des images filmées par Frédéric Ramade dans le domaine de Belval. Le décor est celui animalesque et nocturne des photos de George Shiras qui étaient exposées au Musée de la chasse et de la nature jusqu'au 14 février dernier.       <br />
              <br />
       À côté de l'animal, une présence imposante, un homme lit des récits d'aventures peut-être laissés par quelque explorateur ou chamane qui habitait la forêt, chante les bruits de la nuit, fais résonner les gouttes de pluie sur la rivière. Le voilà Rodolphe Burger, cet être qui pourrait très bien passer pour un explorateur des prairies du nord.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8963800-14220709.jpg?v=1455705108" alt="Voyage au bout de la nuit avec Rodolphe Burger" title="Voyage au bout de la nuit avec Rodolphe Burger" />
     </div>
     <div>
      Philosophe et musicien, artiste absolument polyédrique, le voilà mettre en pratique ce que Gilles Deleuze appelait la pensée-musique : la sollicitation de la musique par une pensée transversale qui nous conduit à exploiter les marges, les frontières, à explorer des nouveaux territoires, à apprendre à écouter la voix de notre pensée.       <br />
              <br />
       Une traversée musicale extrêmement hétérogène que celle accomplie par Rodolphe Burger qui se déplace des montagnes ouzbéques jusqu'au chasseur de têtes du Far West, imbibée par la beauté des fleurs d'amandier d'Al-Birwah, ville natale du poète Mahmoud Darwich. Cette fois-ci Rodolphe nous amène avec lui et à travers les photos de George Shiras en voyage au bout de la nuit, dans les forêts de l'Amérique du nord, où les bruits des animaux nocturnes cassent le silence brutal qui ne laisse entendre que le rythme profond de notre respiration.       <br />
              <br />
       La musique se fait alors spectrale, lourde, veloutée comme les ailes d'une chouette qui traverse soudain le ciel ou elle devient parfois silencieuse, distillée comme le bruit d'une plante aquatique animée par le vent. La guitare apparaît forte, virile en répandant ses décharges électriques dionysiaques qui suggèrent l'arrivée d'un péril ou d'une tempête au beau milieu des enregistrements vocaux et des bruits divers que Rodolphe le prestidigitateur musical sort de sa boîte magique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8963800-14220987.jpg?v=1455705965" alt="Voyage au bout de la nuit avec Rodolphe Burger" title="Voyage au bout de la nuit avec Rodolphe Burger" />
     </div>
     <div>
      C'est ainsi que Rodolphe fait revivre les ignares habitants des forêts imprimés dans les photographies de George Shiras et nous amène avec lui &quot;dans un étrange bonheur&quot; <span style="font-style:italic">(1)</span>, non seulement à l'intérieur de la vie nocturne de ces animaux, mais grâce au timbre de sa voix de velours à l'intérieur de nous-mêmes, jusqu'au bout de notre nuit.       <br />
              <br />
       <b>À propos de George Shiras.</b>       <br />
       Son histoire est celle singulière d'une conversion. Né en 1859 à Allegheny en Pennsylvanie et initié jeune à la pêche et à la chasse, George étudie le droit avant de se jeter dans une carrière politique. Il entreprend plusieurs expéditions dans les forêts américaines du Michigan où il peut approfondir sa connaissance du royaume animal et végétal. Passionné par ce dernier, il décide de mettre fin à sa vie de chasseur et de photographier ce monde qui le fascine tant. La photographie prend donc définitivement la place de la chasse.       <br />
              <br />
       L'esthétique, celle de la tuerie. Il s'engage par ailleurs dans une fervente politique écologiste et travaille ensuite comme photographe pour National Geographic. Il se sert des techniques de chasse et en particulier de celles de Indians Ojibways pour s'approcher des animaux (par exemple en traversant le marécage à l'aide d'un canoë). Il utilise également différents types de pièges photographiques offrant au public l'originalité de ses photographies instantanées.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Voir &quot;Je nage&quot;, Rodolphe Burger et Olivier Cadiot (voix de Gilles Deleuze) : cours sur Spinoza donné à Vincennes en mars 1981. CD &quot;Hôtel Robinson&quot; (Dernière Bande).</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Nocturne - Concert de Rodolphe Burger autour de l’exposition George Shira.       <br />
       A eu lieu le 3 février 2016.</b>       <br />
       Musée de la chasse et de la nature, Paris 3e.       <br />
       Avec la collaboration de Dernière Bande et White Light Films.       <br />
              <br />
       <b>Actualité de Rodolphe Burger</b>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">2 avril 2016 à 18 h 30.</span>       <br />
       Conférence Contre-culture autour de l’exposition &quot;Velvet Underground&quot;.       <br />
       Avec Christian Fevret &amp; Rodolphe Burger.       <br />
       Cité de la Musique, Philharmonie 2, Rue Musicale, Paris 19e.       <br />
       Entrée libre. Renseignements : 01 44 84 44 84.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">8 avril 2016 à 20 h 30.</span>       <br />
       &quot;Planétarium Ouzbek&quot; par Rodolphe Burger &amp; Yves Dormoy.       <br />
       Festival Détours de Babel, MC2, Grenoble (38)       <br />
       Renseignements et réservations : 04 76 00 79 00.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">9 et 10 avril 2016.</span>       <br />
       &quot;Billy The Kid I Love You&quot;, western en film.       <br />
       Dessin et musique avec Loo Hui Phang, Philippe Dupuy et Rodolphe Burger.       <br />
       Ferme du Buisson, Noisiel (77), 01 64 62 77 77.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Les Justes"... D'une tension extrême, entre amour et justice</title>
   <updated>2016-01-26T10:34:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Justes-D-une-tension-extreme-entre-amour-et-justice_a1528.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/8833131-13982864.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-01-26T10:15:00+01:00</published>
   <author><name>Barbara Zauli</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"Nous ne sommes pas de ce monde, nous sommes des justes." La voix des justes résonne dans et hors des murs du Théâtre La Loge, mise en scène par Tatiana Spivakova et la compagnie Memento Mori. Après le succès de ses premières représentations, la pièce revient les 23, 25 et 26 février nous éclairer dans cette période de noirceur.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8833131-13982864.jpg?v=1453487211" alt=""Les Justes"... D'une tension extrême, entre amour et justice" title=""Les Justes"... D'une tension extrême, entre amour et justice" />
     </div>
     <div>
      Il fait nuit dans la salle. Des jeunes femmes nous ordonnent d’un ton péremptoire de nous asseoir. Elles parlent russe. Ça ne rigole pas : <span style="font-style:italic">&quot;Заходите! Садитесь! Быстро! Быстро! Снимайте пальто! Сидите тихо! Выключайте ваши телефоны! Быстро! Быстро. У нас мало время !&quot;</span>… C’est-à-dire : <span style="font-style:italic">&quot;Asseyez-vous, vite ! Asseyez-vous ! Enlevez vos vestes ! Restez silencieux ! Éteignez-vos téléphones ! Vite ! Vite ! Nous avons peu de temps ! (…)&quot;.</span>       <br />
              <br />
       C’est ainsi que commence la pièce signée Tatiana Spivakova réadaptation infidèlement fidèle des &quot;Justes&quot; d’Albert Camus.       <br />
              <br />
       Représentée pour la première fois le 15 décembre 1949 au Théâtre Hébertot, la pièce brave deux thèmes d’une complexité extrême qui sont celui on ne peut plus actuel du terrorisme et celui plus vaste de la justice. Écrite en pleine guerre froide, la pièce s’inspire d’un épisode réel raconté dans les Mémoires de Boris Savinkov, &quot;Souvenir d’un terroriste&quot; : le meurtre du grand-duc Serge de Russie par un groupe de jeunes révolutionnaires socialistes qui coûta sa tête à l’un d’entre eux, Ivan Kaliayev, dit Yanek.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Petit retour sur l'histoire</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8833131-14011407.jpg?v=1453797096" alt=""Les Justes"... D'une tension extrême, entre amour et justice" title=""Les Justes"... D'une tension extrême, entre amour et justice" />
     </div>
     <div>
      Moscou. 1905. Un groupe de jeunes socialistes révolutionnaires monte en secret un attentat contre le grand-duc Serge, despote qui met à genoux la ville. Les jeunes révoltés décident donc de sacrifier leurs jeunes vies pour libérer le peuple de la tyrannie et des injustices subies à cause de la folle politique du tyran. Nous les voyons, Dora, Ivan dit Yanek, Boris, Stepan et Alexis comploter dans leur appartement, prêts à mourir pour leurs idées.       <br />
              <br />
       À travers la mise en scène de la préparation secrète de l’attentat, à travers les espoirs de ces jeunes gens, leurs craintes, leurs amours, Camus enchevêtre des thèmes chers à sa pensée philosophique tels que la haine, l’amour, le meurtre, thèmes qui se réunissent afin d’aborder une question extrêmement complexe qui est celle de la justice.       <br />
              <br />
       Nous oscillons du particulier à l’universel, de l’absurde à la révolte, de la réflexion sur le suicide - qui fait dire à Stepan Fedorov, leader du groupe : <span style="font-style:italic">&quot;Pour se suicider, il faut beaucoup s’aimer&quot;</span> - au meurtre.       <br />
              <br />
       Cela à travers les craintes, les hésitations, le courage, le désespoir et les espoirs de ces personnages absolument attachants qui occupent la position ambivalente des meurtriers suicidés et des Justes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un débat philosophique autour du thème de la justice</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8833131-14011635.jpg?v=1453799390" alt=""Les Justes"... D'une tension extrême, entre amour et justice" title=""Les Justes"... D'une tension extrême, entre amour et justice" />
     </div>
     <div>
      Ivan Kiliayev, chargé de lancer la bombe, échoue à la première tentative : en voyant les deux neveux du grand-duc assis à ses côtés dans la calèche, il ne peut pas lancer l’engin : le message résonne clair et fort dans sa conscience : il n’est pas juste de tuer des enfants et, nous, nous sommes des Justes. L’échec ouvre sur un sublime débat philosophique autour du thème de la justice entre Kiliayev et Stepan, furieux suite aux hésitations de son camarade : <span style="font-style:italic">&quot;(...) Parce que Yanek n'a pas tué ces deux-là, des milliers d'enfants russes mourront de faim pendant des années encore&quot;</span>, lance-t-il alors.       <br />
              <br />
       Ce dialogue rappelle à maints égards la polémique entre Camus et Sartre.       <br />
              <br />
       D’une intensité troublante apparaît à ce moment le dialogue entre Dora Doulebov, personnage central, cette Janine des &quot;Justes&quot; originairement forgée par Camus pour son aimée Maria Casarès (magistralement interprétée ici par l’actrice et cofondatrice de la compagnie, Christelle Saez), et son amoureux Ivan Kaliayev (interprété en 1949 par Serge Reggiani ; ici par un charnel et puissant Alexandre Ruby). Cet échange montre bien la tension extrême qui parcourt toute l’écriture de la pièce entre amour et justice, refermée dans les mots de Dora : <span style="font-style:italic">&quot;Ceux qui aiment vraiment la justice n’ont pas droit à l’amour. Ils sont dressés comme je suis, la tête levée, les yeux fixes. Que viendrait faire l’amour dans ces cœurs fiers ? L’amour courbe doucement les têtes, Yanek. Nous nous avons la nuque raide.&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8833131-14011960.jpg?v=1453799783" alt=""Les Justes"... D'une tension extrême, entre amour et justice" title=""Les Justes"... D'une tension extrême, entre amour et justice" />
     </div>
     <div>
      La mission est reconduite au surlendemain. Kiliayev assassine le grand-duc. Il est immédiatement capturé et emprisonné. Les camarades pleurent leur Yanek qui sera bientôt pendu. Ils le savent, il n’hésitera pas. Dora est désespérée, mais fière de son amant. Elle sait qu’il ne reviendra pas. En prison, le &quot;terroriste&quot; est exhorté par Skouratov, commandant de la police (brillamment interprété par Tatiana Spivakova), à confesser son crime et dénoncer ses camarades pour avoir la vie sauve. Yanek ne cède pas. Il n’est pas leur prisonnier, explique-t-il, mais leur ennemi.       <br />
              <br />
       En prison, il reçoit une autre visite, celle de la grande-duchesse, sublimement interprétée par une magnétique Viktoria Kozlova, qui vient lui montrer sa souffrance et sa compassion. La duchesse, emplie de son amour chrétien lui offre la grâce. Le jeune, bien que touché par la souffrance de la veuve, refuse drastiquement sa pitié. Le refus du jeune est donc un refus de tout appel, celui d’une justice qui est celle qui le condamne à mort, mais qui n’est pas la sienne et un refus envers la justice de Dieu.       <br />
              <br />
       Yanek meurt fier sous l’échafaud. Dora veut connaître tous les détails de la mort de son amoureux car dit-elle : <span style="font-style:italic">&quot;Ceux-ci m’appartiennent&quot;</span>. Elle soumet au groupe la décision d’être la prochaine à lancer la bombe. <span style="font-style:italic">&quot;Une nuit froide, et la même corde, </span>dit-elle. <span style="font-style:italic">Tout sera plus facile maintenant.&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Justes"</b></div>
     <div>
      Création La Loge 2015-2016       <br />
       Texte : Albert Camus.       <br />
       Mise en scène : Tatiana Spivakova.       <br />
       Avec : Christelle Saez, Viktoria Kozlova, Alexandre Ruby, Amir Elkacem, Julien Urrutia, Mathieu Métral et Tatiana Spivakova.       <br />
       Collaboration artistique: Christelle Saez.       <br />
       Création Lumière : Cristobal Castillo.       <br />
       Création Image/Vidéo : J.Saez.       <br />
       Scénographie: Alexis Diers.       <br />
       Conseillère artistique : Elsa Fabrega.       <br />
       Durée : 1 h 55.       <br />
       Compagnie Memento Mori.       <br />
              <br />
       A été joué du 12 au 15 janvier 2016.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 23 au 26 février 2016.</span>       <br />
       Mardi, jeudi, vendredi à 21 h.       <br />
       La Loge, Paris 11e, 01 40 09 70 40.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lalogeparis.fr/index.php" target="_blank">&gt;&gt; lalogeparis.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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