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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-09T04:03:36+02:00</updated>
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   <title>"La Perruche"… Un questionnement sur les relations humaines et les valeurs individuelles</title>
   <updated>2017-10-30T09:23:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Perruche-Un-questionnement-sur-les-relations-humaines-et-les-valeurs-individuelles_a1961.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2017-10-30T09:08:00+01:00</published>
   <author><name>Ludivine Picot</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"Un couple attend des amis pour le dîner, mais ceux-ci n'arriveront jamais… S'agit-il d'un accident, d'une séparation, d'un cambriolage ? À chercher les raisons de cette absence, l'homme et la femme se disputent au sujet du couple […], ils enchaînent les quiproquos absurdes et les révélations intimes, remettant en cause […] leur propre couple."     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17928386-22266097.jpg?v=1509351354" alt=""La Perruche"… Un questionnement sur les relations humaines et les valeurs individuelles" title=""La Perruche"… Un questionnement sur les relations humaines et les valeurs individuelles" />
     </div>
     <div>
      C'est le résumé que l'on peut lire concernant le spectacle &quot;La Perruche&quot;. On y va parce que ça nous semble sympathique et amusant. On s'attend à passer un agréable moment.       <br />
              <br />
       La pièce se présente en trois actes, que l'on pourrait presque appeler des rounds. À peine commence-t-elle que la bataille s'enclenche. La femme face à l'homme. Le sexe face à l'amour. L'individu face au couple. Chacun défend ses positions. L'intrigue est mise en valeur par un jeu de lumière simple et efficace. À la fin de chacune des parties, retentit dans la salle un son ayant la menace de la sentence, et s'accordant avec un découpage de lumière ciblant l'un ou l'autre des personnages. La transition est parfaitement assumée par le régisseur Alex Lepinay.       <br />
              <br />
       Cette représentation ne se veut pas la caricature de la différence commune et grossière que l'on peut apposer entre les hommes et les femmes. Nous n'assistons pas à la plaidoirie d'un homme qui se fait le porte-parole de tous les hommes, ni au discours de la femme qui s'érige en tant que représente de la gent féminine. Nous sommes face à un couple, et plus précisément, face à deux personnes, qui ont des avis distincts l'un de l'autre concernant les relations sentimentales.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17928386-22266134.jpg?v=1509351390" alt=""La Perruche"… Un questionnement sur les relations humaines et les valeurs individuelles" title=""La Perruche"… Un questionnement sur les relations humaines et les valeurs individuelles" />
     </div>
     <div>
      La pièce est drôle, vraiment. Elle est drôle parce qu'elle est intelligente. L'humour est bien amené, à la fois facile et subtil. Les reparties de l'un et l'autre des personnages découlent avec aisance et fluidité. Ils se renvoient habilement la réplique. Ni drame ni comédie, cette création se présente comme une réflexion sur la vie.       <br />
              <br />
       Les deux comédiens sont excellents. Ils dégagent tous deux une belle énergie de jeu, maintenue et égale tout au long du spectacle. Leurs interprétations sont à la fois fortes et touchantes. Nous nous prenons d'affection autant pour la femme que pour l'homme car le duo d'acteurs a su rendre ces caractères réels. On est sensible à l'amour qui se défend d'Arié Elmaleh comme on est emporté par le besoin d'épanouissement de Barbara Schulz.       <br />
              <br />
       La pièce provoque les rires, mais elle ne fait pas que ça. Elle est une piste de réflexion sur la notion de relation de couple, d'amour, de sexe mais également d'accomplissement de soi-même. Trouver sa place, garder son individualité, même quand l'on construit quelque chose à plusieurs. L'homme et la femme n'ont pas de noms, ils sont anonymes. Ils sont tout le monde et questionnent le monde. Les personnages sont des corps dans lesquels chacun peut s'implanter, ce qui permet à tous de s'identifier et de se sentir concernés.       <br />
              <br />
       Certains diront d'Audrey Schebat qu'elle est féministe. J'emploierais plutôt le mot humaniste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Perruche"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17928386-22266137.jpg?v=1509351432" alt=""La Perruche"… Un questionnement sur les relations humaines et les valeurs individuelles" title=""La Perruche"… Un questionnement sur les relations humaines et les valeurs individuelles" />
     </div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Audrey Schebat.       <br />
       Assistante mise en scène : Emmanuelle Tachoires.       <br />
       Avec : Arié Elmaleh et Barbara Schulz.       <br />
       Scénographe : Edouard Laug.       <br />
       Lumières : Laurent Béal.       <br />
       Costumes : Ariane Viallet.       <br />
       Son : François Peyrony.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 septembre au 21 octobre 2017.</span>       <br />
       Du jeudi au samedi à 19 h, le dimanche à 17 h.       <br />
       <span class="fluo_jaune">À partir du 24 octobre.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h, le dimanche à 17 h.       <br />
       Théâtre de Paris, salle Réjane, Paris 9e, 01 42 80 01 81.       <br />
       <a class="link" href="http://theatredeparis.com/" target="_blank">˃˃ theatredeparis.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"King Kong Théorie", une mise en scène magnifiquement habitée qui colle aux mots de l’auteure enragée</title>
   <updated>2015-07-01T23:05:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/King-Kong-Theorie--une-mise-en-scene-magnifiquement-habitee-qui-colle-aux-mots-de-l-auteure-enragee_a1243.html</id>
   <category term="Trib'Une" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7231082-11102469.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-12-02T17:46:00+01:00</published>
   <author><name>Isabelle Lauriou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Barbara Schulz semble avoir quinze ans. Je suis allée voir "King Kong Théorie", d'abord pour elle. Voilà une comédienne qui, son nom à l'affiche d'une mise en scène, me fait traverser Paris sans problème.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7231082-11102469.jpg?v=1417557584" alt=""King Kong Théorie", une mise en scène magnifiquement habitée qui colle aux mots de l’auteure enragée" title=""King Kong Théorie", une mise en scène magnifiquement habitée qui colle aux mots de l’auteure enragée" />
     </div>
     <div>
      Barbara Schulz est une sacrée actrice, une pure comédienne, à la peau douce, aux traits fins et bien dessinés, au visage délicat au folklore d'expressions, qu'elle accommode au gré des textes qu'elle rencontre sur sa route d'artiste, angéliquement spectaculaire. Oui, Barbara a le visage d'un ange. Alors, quand j'ai appris qu'elle serait l'une des héroïnes de King Kong Théorie - adaptée au théâtre par Vanessa Larré -, j'ai eu comme un vertige. <span style="font-style:italic">She's back on stage. &quot;Barbara, vous m'avez beaucoup manqué ces dernières années ? Où, nom de Freud, étiez-vous donc passée ?&quot;</span> J'ai appris, de sa voix fort sympathique que, pendant quatre ans, elle était allée voir ailleurs, en l'occurrence aux États-Unis.       <br />
              <br />
       Me voilà rassurée. Barbara Schulz est rentrée et peut de nouveau, de son visage sublime, traverser les plateaux des plus beaux théâtres français. Quiconque a assisté au Théâtre Montparnasse à sa prestation époustouflante dans &quot;Paroles et guérison&quot; ne pourrait me contredire. Et le temps, sur elle, ne s'est pas arrêté !       <br />
              <br />
       Je fais barrière direct : je ne suis pas lesbienne. Il est possible, dans nos sociétés où tout va à vau-l'eau, où tout est critiqué, analysé, dénoncé en moins de deux, à travers (entre autres) les réseaux sociaux, qu'une femme qui admire une autre femme ne soit pas une lesbienne. Tout comme il est tout à fait envisageable qu'une femme habillée comme un chef électro du soir au matin ne soit pas non plus lesbienne, au même titre qu'il est évident qu'une femme, aussi jolie soit-elle, habillée d'une courte jupe avec des talons un peu élevés, une note de blush sur ses joues et un cuir pour agrémenter le tout, ne soit ni une prostituée ni une <span style="font-style:italic">&quot;nana qui cherche vraiment à se faire agresser&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7231082-11102477.jpg?v=1417557655" alt=""King Kong Théorie", une mise en scène magnifiquement habitée qui colle aux mots de l’auteure enragée" title=""King Kong Théorie", une mise en scène magnifiquement habitée qui colle aux mots de l’auteure enragée" />
     </div>
     <div>
      Autant dire que le &quot;King Kong Théorie&quot; de Virginie Despentes a fait de l'effet, tant elle propage et débat sur toutes ces idées reçues que cette foutue Société, <span style="font-style:italic">&quot;ô grand pouvoir masculin&quot;</span> majoritairement, tente encore au XXIe siècle de nous faire avaler. Désolée pour le verbe, je n'avais rien d'autre sous la main…       <br />
              <br />
       Virginie Despentes décrit, écrit et crie. Sur scène, c'est Anne Azoulay, magnifiquement habitée et superbement dessinée, qui se colle aux mots de l'auteure enragée. Je la cite : <span style="font-style:italic">&quot;Entre la féminité telle que vendue dans les magazines et celle de la pute, la nuance m'échappe toujours. Et, bien qu'elles ne donnent pas clairement leurs tarifs, j'ai l'impression d'avoir connu beaucoup de putes, depuis&quot;</span>. Et sur ce point, que je rejoins, je me pose souvent cette question : &quot;Comment les rédactrices en chef de magazines (ce sont pourtant des femmes) peuvent contribuer aussi à cela. Véhiculer l'image de la femme comme bout de viande, qu'on refourguerait au premier lion libéré de sa cage ? Tout comme dénoncer sur une demi-page les diktats minceur de notre époque, tout en affichant en &quot;Une&quot; la nouvelle &quot;anorexico-modèle&quot; du moment ! Contradiction totale des journaux dits &quot;féminins&quot; dont il est recommandé de s’en passer… à la fois pour les neurones et la santé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7231082-11102495.jpg?v=1417557696" alt=""King Kong Théorie", une mise en scène magnifiquement habitée qui colle aux mots de l’auteure enragée" title=""King Kong Théorie", une mise en scène magnifiquement habitée qui colle aux mots de l’auteure enragée" />
     </div>
     <div>
      &quot;King Kong Théorie&quot;, c'est aussi comprendre pourquoi… encore aujourd'hui, si peu de livres, de témoignages, de documentaires, de longs métrages ne parlent du viol ? Expérience et traumatisme vécus par l'auteure. Pourquoi ce trauma et ses témoins, nombreux, n'apparaissent quasi nulle part. Ou, une fois ou deux, comme ça, dans un média à qui on laisse une place de &quot;dernier invité&quot; de la soirée, quand tout le monde est déjà couché. Pourquoi, hypocritement, faire une journée spéciale de &quot;la violence faite aux femmes&quot; ? Si ce n'est pour les occulter le restant de l'année. Cela me rappelle cette &quot;Une&quot; de magazine avec un mannequin… ronde ! L'article en-dessous stipulait que ces femmes étaient d'abord des femmes, et qu'elles devaient aussi être mises en avant. &quot;Blablabla marketing&quot; qui a duré une semaine. Et depuis ? Quoi ? On continue à parler régime, à afficher des filles en <span style="font-style:italic">slim</span> 34, aspergées d'huile de coco et les rondes deviennent progressivement des minces pour se conformer à la tendance (notamment dans ce &quot;chaud business&quot;). Bref ! Je m'emporte un peu. Pendant la seconde guerre mondiale, la résistance française était composée de 15 à 20 % de femmes. Combien de temps a-t-il fallu attendre pour qu'enfin la Société toute entière le reconnaisse ? Le début des années soixante-dix et c'est elles-mêmes qui se sont donné le droit d'en parler. <span style="font-style:italic">&quot;Faut point bousculer les hommes !&quot;</span>       <br />
              <br />
       Si vous n'avez pas lu &quot;King Kong Théorie&quot;, allez-voir cette pièce, conseil de chroniqueuse et de femme imparfaite. Si vous avez lu &quot;King Kong Théorie, allez-voir cette pièce car Vanessa Larré, au-delà d'avoir su bien l'adapter, l'a aussi subtilement et élégamment mise en scène. Si, comme à moi, Barbare Schulz vous a manquée, allez-voir cette pièce. Enfin, si vous êtes une femme, mariée ou pas, amoureuse ou pas, lesbienne ou pas, féministe ou pas, allez-voir cette pièce.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Dites bien que sans elles la moitié de notre travail aurait été impossible&quot;</span>, Colonel Rol Tanguy (Déclaration concernant les femmes résistantes, faite après la libération).       <br />
              <br />
       Vous voyez qu'une femme sait, elle, rappeler la grande qualité que peut avoir un homme…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"King Kong Théorie"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7231082-11102510.jpg?v=1417557758" alt=""King Kong Théorie", une mise en scène magnifiquement habitée qui colle aux mots de l’auteure enragée" title=""King Kong Théorie", une mise en scène magnifiquement habitée qui colle aux mots de l’auteure enragée" />
     </div>
     <div>
      Texte :  Virginie Despentes.       <br />
       Adaptation : Valérie de Dietrich et Vanessa Larré.       <br />
       Mise en scène : Vanessa Larré.       <br />
       Avec : Anne Azoulay, Valérie de Dietrich et Barbara Schulz.       <br />
       Durée du spectacle : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">À partir du 2 octobre 2014.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h.       <br />
       La Pépinière Théâtre, Paris 2e, 01 42 61 44 16.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatrelapepiniere.com/index.php" target="_blank">&gt;&gt; theatrelapepiniere.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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