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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-12T21:25:03+01:00</updated>
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   <title>•Off 2022• "Boire, baiser, écrire (Un air de Bukowski)" Sur les planches de l'ivresse</title>
   <updated>2022-07-06T09:01:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2022-Boire-baiser-ecrire-Un-air-de-Bukowski-Sur-les-planches-de-l-ivresse_a3329.html</id>
   <category term="Avignon 2022" />
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   <published>2022-07-07T07:33:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il y a chez Oldan, cet homme en noir au regard malicieux et un peu fuyant, quelque chose de Bukowski. La carrure imposante, peut-être, et une grandeur toute délicate, sans doute moins perceptible au premier abord. Et s'ils s'étaient rencontrés ces deux-là ! Que se seraient-ils dit ? Qu'auraient-ils tu d'eux-mêmes par pudeur ou par humilité ? Leurs regards acerbes sur le monde et la nature humaine auraient-ils eu quelques points de convergence, chacun interrogeant l'autre à sa manière ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65870171-46911700.jpg?v=1657090537" alt="•Off 2022• "Boire, baiser, écrire (Un air de Bukowski)" Sur les planches de l'ivresse" title="•Off 2022• "Boire, baiser, écrire (Un air de Bukowski)" Sur les planches de l'ivresse" />
     </div>
     <div>
      Autant de questions que le spectateur se pose tout au long de ce &quot;spectacle-performance&quot; unique en son genre. Du théâtre ? Peut-être pas. Plutôt une confidence intime, celle d'un homme passionné par les mots, de ceux qui touchent l'âme en profondeur si on les écoute bien. Un OVNI. Un électron libre comme on les aime parce qu'on y éprouve en XXL la vie avec un grand V quand elle est mêlée à l'art. Car comme disait si admirablement Bertolt Brecht, <span style="font-style:italic">&quot;Tous les arts contribuent au plus grand de tous les arts, celui de vivre&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Oldan, s'inspirant de Charles Bukowski, c'est de l'eau de roche qui s'écoule dans un tourbillon de liquide rouge. C'est brut ou très raffiné au contraire. Chaque spectateur jugera.       <br />
              <br />
       Oldan a déjà joué &quot;Boire, baiser, écrire&quot; dans le Off d'Avignon il y a quelques années. En ces temps d'avant le Covid où les choses et les gens se sentaient plus légers. Et c'est un coup de cœur artistique que nous avions vécu déjà à ce moment-là. Alors, on en redemande…       <br />
              <br />
       Parmi les inconditionnels de la TV et les amoureux des émissions littéraires, qui ne se souvient pas du passage remarqué de Charles Bukowski sur le plateau d'Apostrophe animé par Bernard Pivot ? C'est par la projection de ce moment médiatique culte que commence le spectacle, un moment médiatique où Charles Bukowski, quitte le plateau ivre, comme souvent, prononçant tant bien que mal à l'animateur des &quot;Au revooooir&quot; cotonneux et distants. L'alcool ayant été sa muse et son combustible toute sa vie durant, et ce, dès ses 16 ans.       <br />
              <br />
       Oldan quittera le plateau lui aussi à un moment du spectacle, laissant les spectateurs seuls dans la salle juste <span style="font-style:italic">&quot;pour aller pisser, parce que la bière, ça fait pisser&quot;</span> comme un hommage affiché et quelque peu provocateur à cet incontournable romancier, nouvelliste, poète américain mort en 1994.       <br />
              <br />
       Mais pour l'instant, il est bien là, Oldan, et il boit lui aussi. Il boit beaucoup, beaucoup. Du vin rouge, puis de la bière, à nouveau du vin rouge. Il ne fait pas semblant. Et comme pour s'excuser de façon subliminale, il grignote à même le sachet quelques chips pour <span style="font-style:italic">&quot;tenir au ventre&quot;</span>.       <br />
              <br />
       Et il raconte Buko. En tout cas, il se l'approprie. Il se métamorphose en lui. À ce titre, on peut se demander ce qui pousse l'artiste de manière générale (comédien, acteur, auteur, danseur) dans ses choix intrinsèques et profonds. Nous n'avons pas interrogé Oldan à ce sujet. Nous l'aurions pu. Nous avons fait le choix de préserver cette part de mystère qui guide le processus créatif de l'artiste et qui le fait avancer chaque jour, encore et encore.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65870171-46911709.jpg?v=1657090612" alt="•Off 2022• "Boire, baiser, écrire (Un air de Bukowski)" Sur les planches de l'ivresse" title="•Off 2022• "Boire, baiser, écrire (Un air de Bukowski)" Sur les planches de l'ivresse" />
     </div>
     <div>
      Car Oldan est aussi chanteur, parolier, auteur, compositeur et, là aussi, c'est une autre performance : trois spectacles par jour à son actif tout au long du festival. Un exploit…. Oldan s'en défend et il semblerait que lui non plus <span style="font-style:italic">&quot;ne savait pas que c'était impossible. Alors, il le fera&quot;.</span>       <br />
              <br />
        &quot;L'Homme inouï&quot; à 19 h 45 au Théâtre du Verbe Fou, &quot;Oldan en concert, scène occupation&quot; toujours au Verbe Fou à 21 h 45 et, bien sûr, &quot;Boire, baiser, écrire&quot; au Sham's Théâtre à 23 h 15. Relâche les mardis quand même ! À l'occasion de cette performance bukowskienne et anarchique, Oldan propose un verre aux spectateurs du premier rang comme un partage nécessaire à l'acte créatif ou encore un hommage tangible à l'écrivain et à son public. Un public frileux au départ mais qui l'a très vite reconnu comme un grand écrivain.       <br />
              <br />
       Le spectateur ressent de façon palpable le plaisir du comédien à dire Buko (probablement que cet homme-là quand il aime il ne compte pas). Ou peut-être bien qu'il ne nous dit rien à bien y regarder ! Qu'il nous laisse carte blanche et nous laisse à penser librement l'écrivain tourmenté.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;L'idéal serait que Bukowski soit là, sur scène, à lire ses poésies. Mais c'est impossible. Il est mort. Mauvaise nouvelle. Bukowski mort ? Non !&quot;</span>       <br />
              <br />
       Le ton est donné par ces mots d'ouverture car Oldan aime les mots, passionnément et du haut de sa voix caverneuse qui n'est pas sans rappeler celle d'un Bashung ou d'un Arno (eux sont malheureusement morts mais Oldan est bien là), le spectateur se laisse bercer par les confidences du comédien rendant hommage à sa manière à cet écrivain tourmenté, anticonformiste qui, encore une fois, aura mis beaucoup de temps à être reconnu et publié. Osons ici un parallèle entre les deux hommes comme un clin d'œil, car Oldan l'artiste mériterait lui aussi d'être connu bien davantage tant son univers est foisonnant, parfois un peu sombre, mais cet univers cerne tellement finement l'âme humaine. Impossible d'y rester indifférent.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Je suis l'ange noir perché sur mes doutes. Je surveille la route, écrasé, empêché de voler. Je supporte ce corps de cloporte. Dans vos peurs, je me glisse avec douleur et délice&quot;,</span> extrait de &quot;L'Ange Noir&quot;, titre de l'album &quot;Serial K.&quot; d'Oldan sorti en 2015.       <br />
              <br />
       Dans ce spectacle, la dimension littéraire du romancier poète aurait peut-être mérité d'être soulevée davantage. Quelques mots supplémentaires jetés par-ci, par-là, entre deux verres de vin ou deux canettes de bière pour nous enivrer encore plus.       <br />
              <br />
       L'ombre de Charles Bukowski plane sur le plateau du Sham's aux côtés d'Oldan qui susurre et murmure l'homme à sa manière, confronté à sa propre vérité créatrice. C'est tout en délicatesse anarchique. Probablement que Buko aurait apprécié et serait monté sur le plateau pour boire un verre avec lui. Oldan vit. Il boit donc il est en vie. Charles Bukowski n'est plus là. Quoique !       <br />
              <br />
       <b>Vu en avant-première en avril dernier au Théâtre du Verbe Fou dans le cadre de la 3e édition du Festival des Théâtres indépendants à Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Boire, baiser, écrire (Un air de Bukowski)"</b></div>
     <div>
      Texte : Oldan.       <br />
       Mise en scène : Daniel Olive, Roland Abbatecola.       <br />
       Avec : Oldan.       <br />
       Création visuelle : Léo Sam.       <br />
       Par la Compagnie Okside.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 30 juillet 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 23 h 15, relâche le mardi.       <br />
       Sham's Théâtre, 25, rue Saint-Jean le Vieux, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 65 87 88 88 ou 06 60 96 84 82.       <br />
       <a class="link" href="https://www.festivaloffavignon.com/programme/2022/boire-baiser-ecrire-un-air-de-bukowski-s30060/" target="_blank">&gt;&gt; festivaloffavignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>FAB 2019 "The way you see me" Comme il vous plaira… Corps messagers et/ou yeux compositeurs de sens ?</title>
   <updated>2019-10-28T08:05:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/FAB-2019-The-way-you-see-me-Comme-il-vous-plaira-Corps-messagers-et-ou-yeux-compositeurs-de-sens_a2585.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/38804517-33686381.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-10-28T07:37:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans un décor intimiste d'un blanc immaculé, sur lequel se détachent six performers tout de noir vêtus (lorsqu'ils ne sont pas nus), vont "se jouer" et "rejouer" des tableaux fixes livrant au regard du spectateur des combinaisons différentes du même. Et c'est ce même, décliné à l'envi selon les variations de sexe et d'âge des couples fluctuant au gré des chorégraphies, qui est proposé à l'œil désirant du spectateur-acteur de sa propre création.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/38804517-33686381.jpg?v=1572206457" alt="FAB 2019 "The way you see me" Comme il vous plaira… Corps messagers et/ou yeux compositeurs de sens ?" title="FAB 2019 "The way you see me" Comme il vous plaira… Corps messagers et/ou yeux compositeurs de sens ?" />
     </div>
     <div>
      Le diable est dans les détails… Que va faire de cet écart (é)mouvant le spectateur du studio de création du TnBA convié à &quot;découvrir&quot; les (r)évolutions à l'œuvre dans cette installation performance théâtralisée ? Le metteur en scène Yacine Sif El Islam - ancien élève de l'éstba et acteur dans plusieurs des créations de Catherine Marnas - s'est emparé, avec envie, exigence et gourmandise, de ce questionnement artistique porté par deux autres hommes et trois femmes &quot;faisant corps&quot; avec lui.       <br />
              <br />
       Marcel Duchamp avec ses readymades en avait eu l'audace, <span style="font-style:italic">&quot;le tableau est autant fait par le regardeur que par l'artiste&quot;</span>. Que projetons-nous de nos désirs mis à nu (cf. le titre de l'œuvre maîtresse du même Duchamp, &quot;La Mariée mise à nu par ses célibataires&quot;) dans l'interprétation que nous donnons de ces tableaux vivants ? Se succédant à l'identique - si ce n'est &quot;un écart&quot; dans le choix des interprètes, homme, femme, jeune, moins jeune - ils se prêtent à l'expression de nos fantasmes.       <br />
              <br />
       Placé soit dans les travées, soit pour quelques-uns d'entre eux (miroirs des autres) directement sur la scène située au niveau de la salle, le spectateur est immergé de plain-pied dans le processus créatif. Et son œil avide, excité et curieux, va alors se saisir des combinaisons proposées pour se livrer à ses propres associations qui disent de lui plus qu'il n'est dit par les artistes observant une neutralité sculpturale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/38804517-33686386.jpg?v=1572206498" alt="FAB 2019 "The way you see me" Comme il vous plaira… Corps messagers et/ou yeux compositeurs de sens ?" title="FAB 2019 "The way you see me" Comme il vous plaira… Corps messagers et/ou yeux compositeurs de sens ?" />
     </div>
     <div>
      D'ailleurs, les rares prises de parole sont là pour dire… qu'elles ne diront rien du message à décrypter puisqu'il n'y en a pas. Ou plus exactement, le sens à donner ne précède pas l'œuvre en cours mais résulte de ce que chacun apportera (ou pas) de ses propres projections. D'emblée la prise de parole de l'acteur metteur en scène est édifiante. <span style="font-style:italic">&quot;Je ne parlerai… ni de migration… ni de religion… pas de couscous non plus… je me fiche de savoir si tu aimes le Maroc…&quot;</span>. Suivront deux autres, totalement anecdotiques, sans rapport avec l'enjeu ; toutes sont là pour dire en creux que le non-dit est de mise. À chaque spectateur de &quot;dire&quot;.       <br />
              <br />
       Un homme échange un baiser avec une femme, puis le même avec un homme, une femme, encore une autre s'embrassent à leur tour. Deux hommes luttent ensemble, puis l'un devient l'une, avant qu'elles soient deux à lutter l'une contre l'autre. Ainsi de suite, des situations inter-échangées ; notre regard s'empare de ces micro-changements pour créer notre propre fantasmagorie, fruit de nos filtres personnels.       <br />
              <br />
       Mais l'expérience sensible prend encore force supplémentaire lorsque le dépouillement des corps sociaux mis à nu vient percuter frontalement notre rapport personnel au corps, le nôtre, celui des autres. En effet, la nudité exposée devient alors vectrice d'une authenticité sans fard, flagrante, puisque aucun voile ne vient plus la recouvrir, obligeant chacun à regarder en face ce qui, &quot;normalement&quot;, est de bon ton d'éluder. Confronté à ces corps mis à nu, le &quot;spectateur voyant&quot; prend à son tour le risque de se mettre à nu - lui aussi - au travers des projections qui le dévoilent à lui-même.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/38804517-33686394.jpg?v=1572206556" alt="FAB 2019 "The way you see me" Comme il vous plaira… Corps messagers et/ou yeux compositeurs de sens ?" title="FAB 2019 "The way you see me" Comme il vous plaira… Corps messagers et/ou yeux compositeurs de sens ?" />
     </div>
     <div>
      Lorsque prend fin la performance et que les spectateurs du plateau sont accompagnés en coulisses par les performers ayant &quot;livré&quot; tout d'eux-mêmes, le metteur en jeu invite une spectatrice du premier rang à les rejoindre, actant ainsi la symbiose réussie entre proposeurs et &quot;délivreurs&quot; de sens. Le regard du spectateur, compositeur de sens, a créé l'œuvre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"The way you see me"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/38804517-33686402.jpg?v=1572206606" alt="FAB 2019 "The way you see me" Comme il vous plaira… Corps messagers et/ou yeux compositeurs de sens ?" title="FAB 2019 "The way you see me" Comme il vous plaira… Corps messagers et/ou yeux compositeurs de sens ?" />
     </div>
     <div>
      Installation performée, création 1ère française.       <br />
       Conception : Yacine Sif El Islam (Groupe Apache).       <br />
       Avec : Lucas Chemel, Giulia Deline, Charlotte Ravinet, Gwendal Raymond, Yacine Sif El Islam, Bénédicte Simon, Axel Mandron.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
              <br />
       A été représenté dans le cadre du FAB les 18 et 19 octobre 2019 au TnBA, Bordeaux (33).       <br />
       Le FAB s'est déroulé du <b>4 au 20 octobre 2019.</b>       <br />
       <a class="link" href="https://fab.festivalbordeaux.com/" target="_blank">&gt;&gt; fab.festivalbordeaux.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/FAB-2019-The-way-you-see-me-Comme-il-vous-plaira-Corps-messagers-et-ou-yeux-compositeurs-de-sens_a2585.html" />
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   <title>Dans un processus orgasmique, mettre à jour les liens entre la chair et l'esprit</title>
   <updated>2019-05-08T13:51:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Dans-un-processus-orgasmique-mettre-a-jour-les-liens-entre-la-chair-et-l-esprit_a2392.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/33464222-30835346.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-05-08T13:24:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il est des reprises théâtrales revigorantes. Ainsi "La Fonction de l'orgasme", spectacle créé en 2015, d'après l'essai de Wilhelm Reich, par Constance Larrieu, propose un cheminement théâtral des plus joyeux. La pièce nourrie des derniers éléments de la connaissance de la sexologie contemporaine est portée par une humeur généreuse et enjouée. Le public apprend, comprend et rit.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/33464222-30835346.jpg?v=1557316134" alt="Dans un processus orgasmique, mettre à jour les liens entre la chair et l'esprit" title="Dans un processus orgasmique, mettre à jour les liens entre la chair et l'esprit" />
     </div>
     <div>
      Dans &quot;La Fonction de l'orgasme&quot;, il est question de la rencontre de l'homme et de la femme, de réciprocité des sensations et des sentiments. De la condition humaine et de la joie de vivre. De Liberté.       <br />
              <br />
       Sur scène, Constance Larrieu embarque son personnage de conférencière dans toutes les situations où le mot, la chose &quot;orgasme&quot; fait débat. Le livre de Reich, le selfie inquiet, l'enquête auprès des spécialistes, l'escort-girl, le chauffeur de salle de cabaret, le spectateur présent dans la salle, etc., etc. Interrogeant avec tous les atours de la comédie y compris filmique son rapport à l'image, de soi, des autres, la comédienne par l'autofiction et l'autoparodie part en reportage, endosse tous les rôles archétypaux et les fait s'évanouir. Sans jamais tomber dans les pièges tendus par le sujet. Constance Larrieu, en toute légèreté de saltimbanque, avance sur un fil. Sans jamais fasciner, ni faire frémir.       <br />
              <br />
       Toujours à contre-jeu, pitre et contre-pitre, la comédienne fait jaillir sa personnalité, la vérité du message, la vérité de la situation. Fait du théâtre en somme. Et l'enceinte théâtrale ainsi expérimentée devient un laboratoire du vivant qui vaporise les idées reçues et préconçues, les préjugés, les tabous qui séparent, les mensonges de l'érotisme et de la pornographie qui contournent les interdits, la représentation sociale et les postures de dominance qui mentent, les dénis qui enferment dans une intimité inquiète, bref toutes ces barrières érigées entre les hommes et les femmes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/33464222-30835397.jpg?v=1557316187" alt="Dans un processus orgasmique, mettre à jour les liens entre la chair et l'esprit" title="Dans un processus orgasmique, mettre à jour les liens entre la chair et l'esprit" />
     </div>
     <div>
      Progressivement dépouillé de toutes ses appréhensions, le spectateur est mis à l'aise. En parallèle du sujet raconté, la scénographie et le jeu avancent par paliers vers un pic d'énergie théâtrale, de plaisir théâtral. Du premier effleurement tâtonnant de sensibilité à l'acmé de tendresse et de beauté trouvée à deux…       <br />
              <br />
       Finement le spectateur découvre, dans ce quasi &quot;seul en scène&quot;, l'ombre de l'Autre aimé. Autrui. Le comédien et son public. Et la pensée de Reich lui devient familière. Il comprend tout aussi finement comment une énergie primordiale reliant les êtres, celle d'Éros, inscrite dans un processus orgasmique, met à jour les liens entre la chair et l'esprit en dépit des contraintes imposées par les dispositifs sociaux et culturels. La pensée de Reich.       <br />
              <br />
       En dépit des tartufferies algorithmiques de certains réseaux dits sociaux, &quot;La Fonction de l'orgasme&quot; est un spectacle nécessaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Fonction de l'orgasme"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/33464222-30835413.jpg?v=1557316250" alt="Dans un processus orgasmique, mettre à jour les liens entre la chair et l'esprit" title="Dans un processus orgasmique, mettre à jour les liens entre la chair et l'esprit" />
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      Une recherche théâtrale de Didier Girauldon, Constance Larrieu et Jonathan Michel.       <br />
       Sur une idée de Constance Larrieu, inspirée par les écrits de Wilhelm Reich.       <br />
       Mise en scène : Didier Girauldon et Constance Larrieu.       <br />
       Avec : Constance Larrieu.       <br />
       Collaboration artistique et vidéo : Jonathan Michel.       <br />
       Création sonore et musicale : David Bichindaritz.       <br />
       Lumières : Stéphane Larose.       <br />
       Régie plateau : Mohamed Rezki.       <br />
       Création costumes : Fanny Brouste.       <br />
       Réalisation costumes : Hélène Chancerel.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
       Par la Compagnie Jabberwock.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 18 mai 2019.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 45, dimanche à 15 h, samedi 18 mai à 19 h.       <br />
       Relâche le 14 mai.       <br />
       Théâtre La Reine Blanche , Paris 18e, 01 42 05 47 31.       <br />
       <a class="link" href="https://www.reineblanche.com/" target="_blank">&gt;&gt; reineblanche.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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