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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-17T13:20:56+02:00</updated>
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   <title>"Notre cher auteur" Quand les labyrinthes de la création théâtrale, entre tensions et illusions, font écho de façon bien fine à ceux du quotidien et des rapports humains</title>
   <updated>2026-04-16T08:18:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Notre-cher-auteur-Quand-les-labyrinthes-de-la-creation-theatrale-entre-tensions-et-illusions-font-echo-de-facon-bien_a4532.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2026-04-15T20:56:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Serge est à la recherche d'une pièce à mettre en scène et à jouer avec Mathilde, dont il est follement amoureux. Il retrouve par hasard Anton, un vieil ami dramaturge renommé, mais réticent, toutefois, à l'épauler suite à plusieurs expériences malheureuses. Pourtant, Anton finit par accepter de lui confier sa dernière pièce intitulée "Feuilles d'automne", à la seule condition que Serge ne change rien à la pièce. Mais c'est sans compter sur Mathilde qui a une tout autre version des choses…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96064322-67021516.jpg?v=1776279737" alt=""Notre cher auteur" Quand les labyrinthes de la création théâtrale, entre tensions et illusions, font écho de façon bien fine à ceux du quotidien et des rapports humains" title=""Notre cher auteur" Quand les labyrinthes de la création théâtrale, entre tensions et illusions, font écho de façon bien fine à ceux du quotidien et des rapports humains" />
     </div>
     <div>
      C'est un véritable moment de comédie truculent, intelligent et ô combien vivant que cette pièce d'Ana-Maria Bamberger, qui se joue à la Scène Parisienne jusqu'au 28 avril. Que c'est jouissif d'y assister. Le public n'en perd pas une miette tant l'énergie des trois comédiens et de la comédienne est incomparable.       <br />
              <br />
       Même celle d'Anton, s'il en est, interprété par François Legrand, énergique à sa manière derrière sa rigidité et ses élans presque tragiques. Le comédien campe avec brio et de façon finement dosée un personnage crédible coincé dans ses frustrations d'auteur et à travers lequel, sans doute, d'aucunes et d'aucuns se reconnaîtront aussi à différents niveaux. N'est-il pas nécessaire, par moments, de savoir lâcher du lest et se débarrasser de ses chaînes pour que la geste créatrice opère au mieux ?       <br />
              <br />
       À bien y regarder, c'est aussi de cela dont parle Ana-Maria Bamberger derrière la simple comédie déjantée et un brin candide. Célèbre dramaturge francophone d'origine roumaine, Ana-Maria Bamberger a auparavant étudié la médecine et travaillé dans la recherche médicale aux États-Unis et en Allemagne. Très active à l'international, la dramaturge a déjà de nombreuses pièces à son actif, largement acclamées par la critique et récompensées par de nombreux prix.       <br />
              <br />
       &quot;Notre cher auteur&quot; est une pièce qui s'inscrit dans un cycle centré sur le personnage d'Anton, commencé avec &quot;Le Paradoxe du désir&quot; en 2024, poursuivi avec &quot;Carpe Diem&quot; en 2025, et autour duquel Ana-Maria Bamberger précise que c'est <span style="font-style:italic">&quot;le ressort de l'imagination et de la réalité qui en est la toile de fond&quot;</span>. Sa réflexion est fine, à bien y regarder, sur les tensions entre identité intime et cadres sociaux contraignants, avec une attention particulière portée aux dynamiques de mémoire et de transmission. &quot;Notre cher auteur&quot; dépasse largement le simple cadre de l'écriture comique, et c'est sans doute cela qui confère à cette création un élan jubilatoire virevoltant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96064322-67021517.jpg?v=1776279772" alt=""Notre cher auteur" Quand les labyrinthes de la création théâtrale, entre tensions et illusions, font écho de façon bien fine à ceux du quotidien et des rapports humains" title=""Notre cher auteur" Quand les labyrinthes de la création théâtrale, entre tensions et illusions, font écho de façon bien fine à ceux du quotidien et des rapports humains" />
     </div>
     <div>
      Mais ce succès est sans compter, aussi et surtout, sur l'énergique comédienne qu'est Marie-Hélène Lentini, véritablement époustouflante dans son interprétation de Mathilde. Pour peu que la pratique des planches ne nous soit pas totalement inconnue, même à petite et modeste échelle, il est impossible de ne pas être admiratif face à la maîtrise de sa geste théâtrale.       <br />
              <br />
       Figure emblématique du monde de l'improvisation théâtrale, elle a consacré une grande partie de sa vie à la promotion et au développement de l'improvisation en France, cette pratique scénique difficile, fondée sur la spontanéité et dans laquelle les choses se génèrent dans l'instant grâce aux interactions entre les comédiens et parfois le public. Une très grande école théâtrale. Au risque de nous répéter, le jeu de Marie-Hélène Lentini est ici comme organique, d'une incarnation hautement habitée révélant une totale vérité intérieure. Les deux autres comédiens, Jean-Philippe Azéma et François Nambot, ne sont pas en reste quant à leur énergie communicative respective, largement portée par la vivacité sans failles de la comédienne.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Jean-Philippe Azéma, basée notamment sur un écran en fond de plateau qui diffuse des illustrations enfantines à l'effigie des personnages, crée un élan humoristique indéniable. Cela dit, cette dernière détourne peut-être un peu trop les réelles intentions dramaturgiques de l'auteure, lesquelles restent néanmoins portées positivement par un décor chaleureux, un rythme soutenu et une mise en scène fluide et efficace.       <br />
              <br />
       &quot;Notre cher auteur&quot; est une comédie, certes, mais bien souvent se cache, dans les intentions d'écriture du genre en question, autre chose que les simples intentions de base.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Notre Cher auteur"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96064322-67021525.jpg?v=1776280533" alt=""Notre cher auteur" Quand les labyrinthes de la création théâtrale, entre tensions et illusions, font écho de façon bien fine à ceux du quotidien et des rapports humains" title=""Notre cher auteur" Quand les labyrinthes de la création théâtrale, entre tensions et illusions, font écho de façon bien fine à ceux du quotidien et des rapports humains" />
     </div>
     <div>
      Texte : Ana-Maria Bamberger.       <br />
       Metteur en scène : Jean-Philippe Azéma.       <br />
       Avec : Marie-Hélène Lentini, Jean-Philippe Azéma, François Legrand, François Nambot.       <br />
       Production : Magus Théâtre Productions et Mes Potes et Moi.       <br />
       Tout public.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 20 janvier au 28 avril 2026.</span>       <br />
       Mardi à 19 h 30.       <br />
       La Scène parisienne, Salle 2, 34, rue Richer, Paris 9ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 42 46 03 63.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.lasceneparisienne.com/events/3623" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.lasceneparisienne.com/" target="_blank">&gt;&gt; lasceneparisienne.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Tumulus"… Déroutant et original !</title>
   <updated>2022-12-02T15:04:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Tumulus-Deroutant-et-original-_a3460.html</id>
   <category term="Danse" />
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   <published>2022-12-02T14:45:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans le cadre du festival d'Automne, nous voici emmenés dans un univers à la fois original et profond tant dans sa recherche chorégraphique que scénique. C'est un voyage vers l'infiniment grand et l'infiniment petit aux frontières du vivant et de la mort auquel nous convient François Chaignaud et Geoffroy Jourdain. Danses et chants, de la Renaissance aux années soixante-dix, deviennent compagnons de route pour un spectacle plus que déroutant dans sa quiétude.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69319457-48513858.jpg?v=1669990247" alt=""Tumulus"… Déroutant et original !" title=""Tumulus"… Déroutant et original !" />
     </div>
     <div>
      C'est le silence, parlant, qui interpelle dès les premiers instants et qui rassemble les protagonistes dans un recueillement méditatif sans qu'il soit pour autant celui d'un deuil. Et pourtant, le tumulus qui trône sur scène est un tertre artificiel recouvrant une sépulture. Tout le décor est par ailleurs investi dans ses faces cachées. Les artistes y entrent parfois, au travers de deux issues, font souvent le tour, passent devant, montent dessus pour en redescendre. On y glisse aussi. On y marche sur la crête. Il est appréhendé sous toutes ses coutures. Comme un personnage scénographique, celui-ci est un élément très important et donne au spectacle son allure et sa trajectoire.       <br />
              <br />
       Après le silence, des bruitages se font au travers de tapotements effectués sur les épaules, par exemple, avec la paume des mains. Les interprètes lancent également, pour certains, autour d'eux, dans des trajectoires circulaires, un long lacet marron avec une pierre située à l'extrémité de celui-ci. Cela engendre un bruit particulier, de temps en temps accompagné d'un triangle. Ces sons donnent une atmosphère de quiétude en écho aux volumes de la scénographie. Il s'agit de mettre sur un même plan scénique le tumulus, les personnes, leur silence et ses bruits aux élans poétiques. Et il y a aussi les voix, à la fois puissantes et douces, toujours lyriques, qui portent toute la création.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69319457-48513859.jpg?v=1669990293" alt=""Tumulus"… Déroutant et original !" title=""Tumulus"… Déroutant et original !" />
     </div>
     <div>
      Les déplacements sont effectués dans des gestiques où les mouvements alternent, basculent par petites touches. Là, ce sont des pas sur la plante des pieds qui font progresser les interprètes, les postérieurs à mi-hauteur, jambes arquées. Plus loin, ce sont des corps qui marchent de façon synchronisée. Après le silence, les voix apparaissent, superbes de lyrisme. Elles accompagnent les trajets et donnent une couleur chaude aux gestiques. Très souvent en écho, parfois en canon, elles sont superbes de pureté avec un parfum de sainteté, comme un appel au ciel.       <br />
              <br />
       Ce sont des chants polyphoniques a cappella franco-flamands, italiens, anglais et allemands d'époques aussi différentes que ceux de la Renaissance et des années soixante-dix. On s'assoit, on se lève, on saute à pieds joints, on chante, on devient mutique et on se regroupe. Pour s'arrêter et redémarrer. Ces ruptures de jeu donnent une dynamique à la création.       <br />
              <br />
       Dans ces différentes attitudes, il y a une espèce de recueillement. C'est l'appréhension d'une fin ultime au travers de soi et, par ricochet, des autres, portée par un lyrisme puissant. Les costumes sont toujours variés, de couleurs vives ou sombres, longs ou courts, larges ou collants à la peau. Ils se changent un moment en couleur de peau où dans des gestiques courbes, les troncs se courbent à l'arrière jusqu'à la taille ou restant tout droit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69319457-48513931.jpg?v=1669990401" alt=""Tumulus"… Déroutant et original !" title=""Tumulus"… Déroutant et original !" />
     </div>
     <div>
      La gestuelle est très recherchée avec des déplacements originaux où la plante des pieds tapote le sol ou s'y glisse, le tout accompagné par un tronc et des membres qui bougent avec, pour les bras, des tressaillements, des positions anguleuses où le coude devient une articulation un peu tournante, toujours de biais sur la longitude. Les mouvements, parfois en trio, sont très variés avec des corps faisant des tours sur eux-mêmes. La file indienne est également déclinée.       <br />
              <br />
       Chacun est le partenaire d'un alter ego ou d'un ensemble. On est seul, mais accompagné avec, pour chacun, une présence autant vocale que corporelle dans laquelle chaque artiste est montré dans son individualité. Il y a aussi de jolis cercles qui sont formés où les interprètes se prennent par la main, tout en chantant et dansant, souvent affublés d'un chapeau.       <br />
              <br />
       C'est très beau avec de très jolis tableaux où le groupe bouge avec, parfois, un protagoniste qui se détache pour faire une gestuelle où chacun regarde comme spectateur ce qui se passe. Le mariage entre singulier et pluriel est superbe autant par son homogénéité que par ses surprises. Le spectacle est très original. C'est léger, frais comme un souffle sur une peau.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Tumulus"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69319457-48513943.jpg?v=1669990463" alt=""Tumulus"… Déroutant et original !" title=""Tumulus"… Déroutant et original !" />
     </div>
     <div>
      Conception : François Chaignaud et Geoffroy Jourdain.       <br />
       Avec : Simon Bailly, Mario Barrantes Espinoza, Florence Gengoul, Myriam Jarmache, Evann Loget-Raymond, Marie Picaut, Alan Picol, Antoine Roux-Briffaud, Vivien Simon, Maryfé Singy, Ryan Veillet, Aure Wachter, Daniel Wendler.       <br />
       Dramaturgie Baudouin Woehl.       <br />
       Lumière : Philippe Gladieux et Anthony Merlaud.       <br />
       Scénographie : Mathieu Lorry-Dupuy.       <br />
       Assistant à la direction musicale : Louis Gal.       <br />
       Assistante à la chorégraphie : Anna Chirescu.       <br />
       Création costumes : Romain Brau.       <br />
       Régie générale et lumière : Anthony Merlaud ou Marinette Buchy.       <br />
       Régie son : Aude Besnard, Camille Frachet, Alban Moraud, Jean-Louis Waflart.       <br />
       Régie plateau : Laure Montagné ou François Boulet.       <br />
       Régie costumes : Alejandra Garcia ou Cara Ben Assayag.       <br />
       Production : Mandorle productions et la Cie Les Cris de Paris.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du 24 au 27 novembre 2022.</b>       <br />
       Dans le cadre du Festival d'Automne à Paris.       <br />
       Grande Halle de La Villette, Paris 19e.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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