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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-12T16:55:01+02:00</updated>
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   <title>"Les Consolantes" Une grande leçon de vie !</title>
   <updated>2025-12-04T17:49:00+01:00</updated>
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   <category term="Théâtre" />
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   <published>2025-12-05T07:26:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La très belle pièce de Pauline Susini nous plonge dans les jours après les attentats du 13 novembre 2015. Face à l'incompréhension parfois de ce qui fait société, à savoir les amis, la famille et l'administration française, parfois, cruellement tatillonne, le combat des victimes, pour qu'elles soient reconnues et acceptées comme telles, est un parcours du combattant. Cette création est un très bel arc-en-ciel d'émotions et de sentiments où se mêlent autant le rire, le désir de vivre que la force intérieure.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93008520-65079639.jpg?v=1764865743" alt=""Les Consolantes" Une grande leçon de vie !" title=""Les Consolantes" Une grande leçon de vie !" />
     </div>
     <div>
      La scénographie découvre un plateau nu recouvert d'une bâche blanche froissée. Un protagoniste (Nicolas Giret-Famin) vient sur scène et présente le contexte de la pièce qui est celui de &quot;l'après&quot; des attentats du 13 novembre 2015. Cette entame fait partie du spectacle qui s'inscrit comme un fil rouge entre l'assistance et les personnages, entre la réalité et la fable qui sont miroirs l'un de l'autre. Ce lien est nourri aussi par les interprètes venant du public, montrant par ce biais que les attentats du 13 novembre auraient pu frapper n'importe qui.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Pauline Susini adopte une dramaturgie dans laquelle les protagonistes et les spectateurs, qui entourent la scène, sont ensemble, les premiers s'installant dans l'assistance ou la quittant pour rejoindre le plateau. Elle est découpée en ruptures scéniques avec une variété de tableaux. Elle met à distance les spectateurs pour les plonger ensuite dans les méandres du quotidien des victimes face à l'administration française et face à leurs relations sociales, familiales et amicales.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93008520-65079649.jpg?v=1764865778" alt=""Les Consolantes" Une grande leçon de vie !" title=""Les Consolantes" Une grande leçon de vie !" />
     </div>
     <div>
      Ce début est situé d'un point de vue extérieur, celui d'être spectateur des attentats, pour nous immiscer ensuite dans leur vie intime, dans des situations aussi diverses qu'un enterrement, qu'un déménagement et qu'une évaluation médicale. La scène du déménagement a été reprise du très beau récit &quot;Déplier le cœur&quot; (2025) d'Aurélie Silvestre dont son compagnon, Matthieu, a été assassiné lors de l'attaque terroriste du Bataclan.       <br />
              <br />
       Qu'est-ce qu'être &quot;victimes d'un attentat&quot; ? Au-delà des mots et de sa définition juridique, c'est son contenu, lié à des vécus, qui est mis en relief. C'est dans ce périmètre, où les vies sociales, familiales, intimes et judiciaires s'imbriquent, que se noue la fable qui fait le lien entre intimité et extimité. Une intimité qui met à nu leurs doutes, leurs perceptions de &quot;l'après&quot; et leurs combats pour se faire reconnaître pour ce qu'elles sont par une administration sourcilleuse et avare de sa confiance, comme si la souffrance, physique et psychique, extrême d'un attentat se mesurait à ce qui est visible ou à la longueur d'une cicatrice.       <br />
              <br />
       La pièce met en exergue ces moments extrêmement pesants. Plusieurs types de protagonistes sont présents tels qu'une épouse, des amis, un avocat et une médecin. On est témoins d'une évaluation faite par cette dernière pour un dédommagement financier en présence de la victime et de son avocat, au travers de négociations avec celui-ci et d'un questionnement médical à celui-là pour essayer de convaincre de la normalité d'une situation, à des fins de réduction des dépenses, situation qui n'est pourtant que terrible et violente.       <br />
              <br />
       Ces différentes composantes sont tenues par un même fil rouge qui est celui des &quot;14 novembre&quot; pour reprendre l'expression d'Aurélie Silvestre*, de cet &quot;après&quot; où ces grands blessés de la vie se retrouvent seuls. Un parcours auquel on ne s'attarde pas généralement, la visibilité à ce sujet n'étant pas ou très peu traitée publiquement.        <br />
              <br />
       Ce qui fait contexte aussi est le lien entre théâtre et la réalité, entre ce qui se joue sur scène et dans le public, entre ce qui est raconté et ce qui est vécu par chacun d'eux. Un enregistrement audio se fait aussi entendre, relayé ensuite par une protagoniste. Le témoignage se transforme en dire, la mémoire devient présente.       <br />
              <br />
       Il y a aussi un vrai moment comique où nous assistons à l'enterrement d'une victime qui apparaît ensuite habillée en ange descendant du ciel. Elle est excédée par le chant (Célia Rosich) d'une chanson de Johnny Halliday, par les habits portés des présents et par le décor de l'enterrement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93008520-65079656.jpg?v=1764865820" alt=""Les Consolantes" Une grande leçon de vie !" title=""Les Consolantes" Une grande leçon de vie !" />
     </div>
     <div>
      Les sentiments et les émotions des victimes s'expriment à l'aide d'un miroir, celui du public, qui permet une plongée dans leur solitude, leur détresse, leur combat. Le spectacle est un très bel arc-en-ciel de couleurs et d'émotions. Il mêle de la profondeur et de l'humour, des faits et des relations sociales, de la tristesse et du rire, de l'amour et un combat. Elle est une immersion de ce qu'a pu être des jours comme les &quot;14 novembre&quot; avec son lot de tristesse, d'absence, d'incompréhension et de lutte. Et de retour aussi à la Vie, car ces personnages sont riches d'une force et d'une grande humanité où nulle colère, nulle haine ne s'exprime. Une grande leçon de vie !       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* &quot;Nos 14 novembre&quot; par Aurélie Silvestre, Éditions JC Lattès, novembre 2016.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Consolantes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93008520-65079832.jpg?v=1764866346" alt=""Les Consolantes" Une grande leçon de vie !" title=""Les Consolantes" Une grande leçon de vie !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Pauline Susini en collaboration avec les comédiennes et comédiens.       <br />
       Mise en scène : Pauline Susini.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Florence Albaret.       <br />
       Avec : Noémie Develay-Ressiguier, Sébastien Desjours, Nicolas Giret-Famin, Célia Rosich.       <br />
       Création sonore : Loïc Le Roux.       <br />
       Régie son : Olivier Wurth.       <br />
       Scénographie : Camille Duchemin, assistée d'Elmest Poudoulec.       <br />
       Production : Compagnie Les Vingtièmes Rugissants.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>Ce spectacle a été joué les 20 et 21 novembre à la salle Le Grand Parquet, Paris 18ᵉ.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       21 mars 2025 : Scène Prévert, Joinville-le-Pont (94).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Le Munstrum Théâtre présente "Makbeth" : un assassin avec la conscience dans les feux de l'enfer</title>
   <updated>2025-12-01T18:46:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Munstrum-Theatre-presente-Makbeth-un-assassin-avec-la-conscience-dans-les-feux-de-l-enfer_a4416.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2025-12-01T08:31:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jamais Macbeth, le personnage mis au grand jour par Shakespeare, n'aura été autant jeté dans les flammes du doute, du remords et de la peur que dans cette version du Munstrum Théâtre. L'homme est faible, l'homme est un lâche, l'homme se laisse écarteler avec délectation entre son désir de pouvoir et sa crainte de perdre ce pouvoir qui le brûle. S'écartant d'une ombre de celui du dramaturge anglais, celui-ci se nomme Makbeth, avec un k comme kill, et la pièce se permet toutes les libertés avec le texte d'origine et les démesures de la mise en scène et du jeu des actrices et acteurs.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92895434-65025930.jpg?v=1764409595" alt="Le Munstrum Théâtre présente "Makbeth" : un assassin avec la conscience dans les feux de l'enfer" title="Le Munstrum Théâtre présente "Makbeth" : un assassin avec la conscience dans les feux de l'enfer" />
     </div>
     <div>
      Ici, acteurs, actrices, genres, qu'importe. Le Munstrum aime tordre les conventions et se moquer des aspects sérieux de la sphère intellectuelle du Théâtre avec un grand Tais-toi ! Il développe un théâtre de panache, d'effets, de décor, de sons, de visuels, de farce et de pirouettes qui mêle tout ce qu'il est possible de pratiquer sur une scène. L'éventail semble infini et le résultat, qui semble déroutant, déroute effectivement, déstabilise les a priori des spectateurs et les réveille sans cesse.       <br />
              <br />
       Et cela commence par les rôles féminins joués par des hommes, des rôles masculins joués par des femmes, des rôles d'hommes joués par des hommes avec des voix suraigües, et un bouffon clownesque qui vient en avant-scène discutailler avec le public de la réaction des puristes face à ce spectacle que les ténors de l'Université feraient exorciser et jeter au bûcher si l'université était une religion.       <br />
              <br />
       Point de respect de l'œuvre, donc ? Eh oui. Eh non. L'équipe du Munstrum a enfoui les mains jusqu'aux coudes dans le texte de Shakespeare, comme dans une matrice, pour en ressortir un enfant tout dégoulinant. Un enfant nommé Makbeth, dont l'histoire racontée ici sera à la fois la fin et la naissance. Naissance d'un assassin une première fois enfanté par une guerre sanglante dont il ressort couvert de boue et de gloire, promu général à la place de son propre général dont on lui offre la tête, une deuxième fois, à la fin de son histoire, couvert du sang des victimes qui pavèrent son accession vers le pouvoir suprême. Naissance du crime.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92895434-65025931.jpg?v=1764409625" alt="Le Munstrum Théâtre présente "Makbeth" : un assassin avec la conscience dans les feux de l'enfer" title="Le Munstrum Théâtre présente "Makbeth" : un assassin avec la conscience dans les feux de l'enfer" />
     </div>
     <div>
      Et c'est la peur, la lâcheté et la folie qui mènent la danse de cette épopée furieuse et déjantée, bien loin de l'honneur et de la justice. Comment cette peur et la prédiction d'une destinée royale vont transformer le vaillant capitaine en monstre sanguinaire sans foi ni loi ? L'ambition du pouvoir, ici, tue et métamorphose les gens ordinaires en monstres.       <br />
              <br />
       La scène du Rond-Point se métamorphose, elle aussi, pour cette pièce en cinémascope. Lumières, scénographie mouvante, fumées magnifiques, lasers, prestidigitations des changements d'une scène qui englobe l'espace jusqu'aux cintres, effets sonores subsoniques, effets visuels titanesques, tout concourt à donner vie aux différents épisodes de l'histoire. Effets comiques également, répliques, attitudes, scènes hilarantes apportent leurs bouffées d'air. Outre la plongée dans l'univers de la pièce, ce déferlement de moyens techniques apporte aussi à de multiples reprises des émotions fortes, comme le sentiment d'effroi ressenti à la fin de la scène d'ouverture de la pièce : scène de guerre magnifiquement terrifiante qui nous plonge à la source même de la folie déclenchée par la violence humaine et touche directement l'imaginaire.       <br />
              <br />
       Dans cette tragi-comédie, tous les interprètes sont masqués comme s'ils dissimulaient leurs expressions, craintifs de cet ordre social où le pouvoir est détenu par un fou paranoïaque. Ce choix de mise en scène de Louis Arene donne à tout le spectacle un air hors du temps qui renvoie aussi bien au passé, qu'à un avenir dystopique, qu'à un présent angoissant, qu'à des guerres permanentes, qu'à des régnants inquiétants, qu'à des fascismes naissants et renaissants, qu'à des mentalités qui ignorent l'empathie et ne misent que sur le pouvoir, l'argent, la force et la peur.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Makbeth"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92895434-65025936.jpg?v=1764409666" alt="Le Munstrum Théâtre présente "Makbeth" : un assassin avec la conscience dans les feux de l'enfer" title="Le Munstrum Théâtre présente "Makbeth" : un assassin avec la conscience dans les feux de l'enfer" />
     </div>
     <div>
      D'après William Shakespeare.       <br />
       Conception : Louis Arene et Lionel Lingelser.       <br />
       Traduction/adaptation : Lucas Samain en collaboration avec Louis Arene.       <br />
       Mise en scène : Louis Arene.       <br />
       Collaboration à la mise en scène : Alexandre Ethève.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Maëliss Le Bricon.       <br />
       Avec : Louis Arene, Sophie Botte, Delphine Cottu, Olivia Dalric, Lionel Lingelser, Anthony Martine, François Praud, Erwan Tarlet.       <br />
       Chorégraphie : Yotam Peled.       <br />
       Dramaturgie : Kevin Keiss.       <br />
       Scénographie : Mathilde Coudière Kayadjanian, Adèle Hamelin, Valentin Paul, Louis Arene.       <br />
       Création lumières : Jérémie Papin, Victor Arancio.       <br />
       Musique originale et création sonore : Jean Thévenin, Ludovic Enderlen.       <br />
       Costumes : Colombe Lauriot Prévost, assistée de Thelma Di Marco Bourgeon et Florian Emma.       <br />
       Masques : Louis Arene.       <br />
       Coiffes : Véronique Soulier Nguyen.       <br />
       Réalisation technique, construction, figuration : Valentin Paul.       <br />
       Effets de fumée et accessoires : Laurent Boulanger.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92895434-65025983.jpg?v=1764409700" alt="Le Munstrum Théâtre présente "Makbeth" : un assassin avec la conscience dans les feux de l'enfer" title="Le Munstrum Théâtre présente "Makbeth" : un assassin avec la conscience dans les feux de l'enfer" />
     </div>
     <div>
      Accessoires, prothèses et marionnettes : Amina Rezig, Céline Broudin, Louise Digard.       <br />
       Renforts accessoires et costumes : Marion Renard, Agnès Zins, Ivan Terpigorev.        <br />
       Stagiaires costumes : Morgane Pegon, Elsa Potiron, Manon Surat, Agnès Zins.       <br />
       Stagiaires lumière : Tom Cantrel, Gabrielle Fuchs.       <br />
       Production Munstrum Théâtre.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 2 h 10 environ.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 20 novembre au 13 décembre 2025.</span>       <br />
       Mercredi, jeudi et vendredi à 19 h 30, samedi à 18 h 30.       <br />
       Théâtre du Rond-Point, Salle Renaud-Barrault, 2 bis, avenue Franklin D. Roosevelt, Paris 8ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 44 95 98 00.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredurondpoint.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Complet. Une liste d'attente est ouverte sur place, une heure avant chaque représentation.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       5 et 6 mars 2026 : Théâtre Le Carreau - Scène nationale de Forbach et de l'Est mosellan, Forbach (57).       <br />
       11 et 12 mars 2026 : MC2, Grenoble (38).       <br />
       27 et 28 mars 2026 : Domaine d'Ô, Montpellier (34).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"L'Aventure du petit flûtiste de rien du tout" Quand les incontournables frères Joubert nous enchantent toujours aussi intelligemment</title>
   <updated>2025-11-05T09:23:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/L-Aventure-du-petit-flutiste-de-rien-du-tout-Quand-les-incontournables-freres-Joubert-nous-enchantent-toujours-aussi_a4397.html</id>
   <category term="Pitchouns" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/92307906-64762037.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-11-05T08:50:00+01:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Madame Gentille, femme mélomane et bienveillante, apprend un jour, par le crieur des rues, qu'un flûtiste, un petit flûtiste de rien du tout, vient de s'échapper de l'orchestre symphonique. Ordre est donné par la fanfare des assassins de ne jamais lui offrir l'hospitalité… Seulement, un jour, on frappe à sa porte et elle ouvre. Madame Gentille bravera-t-elle l'interdit et le dénoncera-t-elle comme cela l'est exigé ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92307906-64762037.jpg?v=1762275191" alt=""L'Aventure du petit flûtiste de rien du tout" Quand les incontournables frères Joubert nous enchantent toujours aussi intelligemment" title=""L'Aventure du petit flûtiste de rien du tout" Quand les incontournables frères Joubert nous enchantent toujours aussi intelligemment" />
     </div>
     <div>
      Quel meilleur moyen que celui du conte musical et théâtral pour faire découvrir aux enfants la musique classique ! Surtout lorsque celui-ci est parsemé d'humour, de drôleries et de clowneries fantasques… Quelle idée ingénieuse, aussi, que de faire côtoyer Gabriel Fauré, Vivaldi, Mozart, Beethoven, Debussy, Albinoni ou encore Rimski-Korsakov avec des standards musicaux de variétés comme ceux des &quot;Démons de Midi&quot; du groupe Images ou &quot;Quand on va à Rio&quot; de Dario Moréno.       <br />
              <br />
       Il fallait y penser. Les frères Joubert l'ont fait et d'une manière dont eux seuls ont la recette : ludique, divertissante, réjouissante et libératoire. <span style="font-style:italic">&quot;C'est un spectacle qui semble plausible, mais qui nous transporte dans le rêve sans qu'on s'en rende compte&quot;.</span> Il ne pouvait en être autrement avec ces deux frangins musicalement érudits, Clément et Julien, qui n'en sont pas à leur première en la matière… Loin de là !       <br />
              <br />
       Compositeur, pianiste, violoncelliste et chanteur à ses heures, Julien ne semble jamais s'arrêter, lui qui a déjà composé de nombreuses œuvres pour enfants, comédies musicales, opéras, ou encore des musiques de théâtre, sans compter des adaptations de textes littéraires en musique. Dans un souci de transmission permanent, il a le don de rendre des œuvres connues ou moins connues, intelligibles, vivantes et beaucoup moins formelles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92307906-64762051.jpg?v=1762330414" alt=""L'Aventure du petit flûtiste de rien du tout" Quand les incontournables frères Joubert nous enchantent toujours aussi intelligemment" title=""L'Aventure du petit flûtiste de rien du tout" Quand les incontournables frères Joubert nous enchantent toujours aussi intelligemment" />
     </div>
     <div>
      On se souvient bien sûr de son spectacle &quot;Tout le monde écrit des chansons&quot; ou &quot;Une histoire de la musique en 80 minutes&quot;, balayant plus de 50 000 ans de musique. Une expérience unique qui éveille le sens créatif et les connaissances musicales, même chez les non-mélomanes. Inclassable, intarissable, touche-à-tout, Julien Joubert joue de la musique &quot;debout&quot;, la tête musicalement bien droite et pleine, tout le temps, et peut-être même quand il dort !       <br />
              <br />
       Son frère Clément, quant à lui, est chef d'orchestre et pédagogue. Formé à la flûte, au piano, à la musique de chambre, à l'orchestration, il est salué par de nombreux prix et dirige la Fabrique Opéra Val-de-Loire qui produit, chaque année, un opéra d'envergure à Orléans dans un esprit collaboratif d'amateurs et amatrices avec des musiciennes et musiciens plus aguerris(es). Cette année, c'est à &quot;Carmen&quot; qu'il a accordé la priorité, rassemblant plus de 15 000 spectateurs et spectatrices. Son approche personnelle, misant sur excellence artistique et transmission pédagogique notoires, est une ligne de conduite à laquelle il n'est pas prêt de déroger…       <br />
              <br />
       Alors, comment ne pas être sous le charme de cette nouvelle production du duo Joubert, d'autant plus que, cette fois-ci, ils sont tous les deux sur le plateau, dans une complicité toute aussi émouvante que loufoque. Un besoin de partage, sans doute, pour Julien. Un désir de sororité palpable, d'un côté comme de l'autre, que l'ensemble des interprétations soulève de façon sensible.       <br />
              <br />
       Petits et grands, flûtistes ou pas, mélomanes ou pas, sauront apprécier à leur juste mesure le mélange de légèreté de ce spectacle, sa dimension divertissante, et un fond bien plus profond, oscillant entre narration, musique virevoltante et virtuose.       <br />
              <br />
       Sous les traits du petit flûtiste, Clément Joubert se détache ici loin de &quot;Carmen&quot;, mais enchante le public de ses notes virevoltantes à la flûte, secondées avec brio par les notes de son frère complice au piano.       <br />
              <br />
       Petits et grands rient beaucoup lors de ce spectacle à la dramaturgie bien huilée – même lors de la Première, le 15 octobre. On suit avec attention les péripéties du petit flûtiste qui rechigne à se cacher dans la cave, ou dans la réserve de décors, pour échapper aux assassins de la fanfare. On savoure le texte sensible et très original d'Éric Herbette, entre le &quot;sorbet d'adagio&quot;, le &quot;tournedos presto&quot; ou encore l'ivresse communicative du fou rire du petit flûtiste éméché.       <br />
              <br />
       Le tout parsemé d'une poésie bien présente, par exemple lors de l'évocation de la théière en argent et porcelaine, et du petit flûtiste amoureux. Saluons aussi le passage des tables de multiplications ! Un grand moment du spectacle qui prend à ce moment-là des allures musicales pédagogiques drôlement intelligentes.       <br />
              <br />
       En sortant de la Comédie Saint-Michel, il est fort probable que vous ne gardiez pas en tête uniquement les clowneries fantasques des deux frères complices, mais bien davantage l'envie de musique, encore et encore, celle qui apporte à la vie une dimension toute nécessaire, bien loin des diktats négationnistes et autoritaires comme celle de la fanfare.        <br />
       Parce que cette dernière est essentielle pour vivre décemment…       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Aventure du petit flûtiste de rien du tout"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92307906-64768250.jpg?v=1762330443" alt=""L'Aventure du petit flûtiste de rien du tout" Quand les incontournables frères Joubert nous enchantent toujours aussi intelligemment" title=""L'Aventure du petit flûtiste de rien du tout" Quand les incontournables frères Joubert nous enchantent toujours aussi intelligemment" />
     </div>
     <div>
      Texte : Éric Herbette.       <br />
       Mise en scène : Clément et Julien Joubert.       <br />
       Avec : Clément et Julien Joubert.       <br />
       Pour toute la famille dès 5 ans.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 15 octobre 2025 au 29 avril 2026.</span>       <br />
       Mercredis 15, 20 et 29 octobre, 17 décembre à 16 h 30 ; mercredis 7, 14 et 28 janvier, 4 et 11 février, 22 et 29 avril à 15 h 15 ; mardi 11 novembre à 14 h ; samedi 22 novembre à 17 h 30 ; dimanche 21 décembre à 15 h 15 ; lundi 6 avril à 15 h 15 et 16 h 30.       <br />
       La Comédie Saint-Michel, 95, boulevard Saint-Michel, Paris 5e.       <br />
       Téléphone : 01 55 42 92 97.       <br />
       <a class="link" href="http://www.comediesaintmichel.fr/?q=node/21" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.comediesaintmichel.fr/" target="_blank">&gt;&gt; comediesaintmichel.fr</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Des représentations supplémentaires auront lieu pendant les vacances de la Toussaint 2025 ainsi que celles de Pâques. Contacter la billetterie du Théâtre pour les connaître.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/L-Aventure-du-petit-flutiste-de-rien-du-tout-Quand-les-incontournables-freres-Joubert-nous-enchantent-toujours-aussi_a4397.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Helsingor, Château d'Hamlet" Un condensé vertigineux de la célèbre pièce dans un lieu exceptionnel</title>
   <updated>2024-05-07T17:46:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Helsingor-Chateau-d-Hamlet-Un-condense-vertigineux-de-la-celebre-piece-dans-un-lieu-exceptionnel_a3896.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/80091062-57875104.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-05-07T16:55:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Hamlet apprend par le spectre de son père défunt, roi du Danemark, que ce dernier a été assassiné par Claudius, son frère. Il simule alors la folie afin de rester au contact de la cour et, pour dénoncer l'assassin monté sur le trône, il organise une représentation du meurtre par des comédiens lors du remariage de sa mère, Gertrude.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80091062-57875104.jpg?v=1715095642" alt=""Helsingor, Château d'Hamlet" Un condensé vertigineux de la célèbre pièce dans un lieu exceptionnel" title=""Helsingor, Château d'Hamlet" Un condensé vertigineux de la célèbre pièce dans un lieu exceptionnel" />
     </div>
     <div>
      Polonius met en garde sa fille Ophélie contre les avances d'Hamlet et espionne une conversation, mais il se fait surprendre et poignarder. Ophélie, de désespoir, se suicide. Hamlet combat en duel Laërte, le frère d'Ophélie. Tous deux sont mortellement blessés, mais avant de mourir, Hamlet parvient à tuer son frère.       <br />
              <br />
       C'est dans les années 2000, avec l'émergence de la compagnie britannique Punchdrunk, fondée par Félix Barret, que le mouvement du &quot;théâtre immersif&quot; s'est affirmé définitivement. Avant lui, des artistes comme Luca Ronconi ou encore André Engel œuvraient déjà dans ce sens, loin des murs des théâtres classiques et du confort des fauteuils en velours rouge. Dans le présent concept, le spectateur se retrouve plongé dans un monde dont il ne maîtrise pas les contours et dont il ignore les règles.       <br />
              <br />
       C'est autre chose ! Toute autre chose ! Une revisite, en quelque sorte, à la fois du texte, des enjeux de la dramaturgie, du jeu des comédiennes et des comédiens, ou encore de la place du public qui, d'une certaine mesure, devient &quot;le héros du livre&quot; qui se déroule sous ses yeux et peut, à sa guise, suivre dans le dédale du donjon, plutôt Hamlet, ou la reine Gertrude ou encore Ophélie.       <br />
              <br />
       Plus de quatrième mur, en ce soir de Générale immersive du 25 avril, mais &quot;des&quot; quatrièmes murs partout, tout au long de la représentation qui permettent notamment aux spectateurs de se déplacer où ils le souhaitent, sauf pour la scène finale, en extérieur, dans la somptueuse &quot;cour au puits&quot; pavée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80091062-57875105.jpg?v=1715095670" alt=""Helsingor, Château d'Hamlet" Un condensé vertigineux de la célèbre pièce dans un lieu exceptionnel" title=""Helsingor, Château d'Hamlet" Un condensé vertigineux de la célèbre pièce dans un lieu exceptionnel" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Cette circulation du spectateur entre les scènes, aux côtés des personnages, est d'une nouveauté absolue. Cela ne gêne pas la compréhension, mais permet au contraire de revisiter l'œuvre d'une manière nouvelle, passionnante. C'est un travail énorme pour le metteur en scène et les interprètes, mais pour le public, c'est jouissif&quot;</span>, précise Magali Léris.       <br />
              <br />
       À nos yeux, il est quand même largement préférable de connaître l'histoire d'Hamlet si l'on veut appréhender un tant soit peu le spectacle, car le spectateur peut en perdre le fil par moment. Le lieu est déroutant et peut, peut-être, supplanter parfois le jeu des actrices et acteurs. Ou en tout cas dérouter. Cela dit, la magie est là, à plusieurs niveaux, et l'expérience théâtrale qui se déroule au château de Vincennes en ce moment est à ne rater sous aucun prétexte : la tragédie du spectre du Danemark vous embarque dans des couloirs labyrinthiques somptueux, vous fait grimper les dizaines de marches du donjon, fouler de magnifiques tapis d'époque et surtout assister à une proximité inégalée avec les comédiennes et comédiens.       <br />
              <br />
       L'adaptation de la pièce &quot;Hamlet&quot; par Léonard Matton est ici exceptionnelle. Nous avions beaucoup regretté de ne pas avoir pu assister à son adaptation du texte &quot;Le Fléau, mesure pour mesure&quot; de Shakespeare aussi, aux colonnes de Buren en septembre 2023, et pour rien au monde, nous n'aurions raté celle-ci !       <br />
              <br />
       Ce jeudi 25 avril, c'est Gaël Giraudeau qui interprétait le rôle d'Hamlet. Accordons-lui une mention toute particulière tant son jeu est captivant et éblouissant. Les autres interprètes ne sont pas en reste dont on sent très nettement leur plaisir d'être là aux côtés des spectateurs qu'ils frôlent, qu'ils bousculent parfois, aux oreilles desquelles ils hurlent de rage ou de douleur.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Ici, les parcours se déroulent en temps réel dans un espace à six dimensions : une salle du trône, trois chambres, une chapelle, un jardin d'hiver cimetière. L'espace du pouvoir, l'espace de la religion, l'espace de l'intime et les espaces de la tragédie. L'histoire se déroule sur plusieurs mois. L'action débute à la nuit tombée pour ne plus s'arrêter jusqu'à la fin. Plusieurs intrigues se jouent simultanées et s'entrecroisent sans une narration &quot;en arborescence&quot;. Les multiples points de vue entraînent le spectateur dans la tragédie esthétique et métaphysique d'Elseneur, renommée du nom original de la cité danoise : Helsingor&quot;.</span>       <br />
              <br />
       &quot;Être ou ne pas être&quot;, la fameuse réplique de la pièce de Shakespeare résonne de manière flamboyante en ce moment au château de Vincennes, sous la houlette professionnelle hautement expérimentée de Léonard Matton, et fait vivre aux spectateurs une expérience théâtrale unique.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;On peut parler de spectacle organique du fait que l'adaptation se forge sur une intuition en &quot;4D&quot;, l'espace et le temps s'imbriquent, la respiration de l'ensemble des scènes, de chaque personnage, des sons, des musiques, des mouvements (…). Le théâtre n'est pas un art poli : c'est l'art des bacchanales, et je ne souhaite rien tant que retrouver dans mes spectacles cette puissance épique séculaire&quot;,</span> indique encore Léonard Matton.       <br />
              <br />
       Le pari est hautement gagné, cher Léonard. Le spectateur est envoûté, sous le charme d'une pièce monumentale qu'il pourrait bien en plus redécouvrir ou appréhender différemment, voire en être subjugué.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Helsingor, Château d'Hamlet"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80091062-57875109.jpg?v=1715095698" alt=""Helsingor, Château d'Hamlet" Un condensé vertigineux de la célèbre pièce dans un lieu exceptionnel" title=""Helsingor, Château d'Hamlet" Un condensé vertigineux de la célèbre pièce dans un lieu exceptionnel" />
     </div>
     <div>
      Création immersive d'après &quot;Hamlet&quot; de William Shakespeare.       <br />
       Adaptation et traduction : Léonard Matton.       <br />
       Mises en espaces : Léonard Matton.       <br />
       Collaboration artistique, dramaturgie : Camille Delpech.       <br />
       Avec (en alternance ) : Anthony Falkowsky ou Thomas Gendronneau, Roch-Antoine Albaladéjo ou Loïc Brabant, Zazie Delem ou Claire Mirande, Benjamin Brenière, Gaël Giraudeau ou Stanislas Roquette, Cédric Carlier ou Laurent Labruyère, Mathias Marty ou Matthieu Protin​, Jérôme Ragon ou Hervé Rey, Camille Delpech ou Marjorie Dubus, Dominique Bastien ou Jean-Loup Horwitz, Michel Chalmeau ou Jacques Poix-Terrier.       <br />
       Régie lumières : Mohammed Mokkaddemini, Ugo Perez, Chloé Roger.       <br />
       Création univers sonore : Enzo di Meo, Clément Hubert, Claire Mahieux.       <br />
       Création musicale : Claire Mahieux.       <br />
       Conception costumes : Jérôme Ragon, Mathilde Canonne, Antoine Rabier.       <br />
       Maître d'armes : Pierre Berçot.       <br />
       Décors et accessoires : A2R Compagnie - Antre de Rêves.       <br />
       Par la Compagnie Emersion (fondée en 2022).       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 26 avril au 25 mai 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h 30. Relâche : le lundi.       <br />
       Château de Vincennes, Centre des monuments nationaux (CMN).       <br />
       Entrée face au 18, avenue de Paris, Vincennes (94).       <br />
       <a class="link" href="https://www.emersionprod.com/helsingor-chateau-hamlet" target="_blank">&gt;&gt; emersionprod.com</a>       <br />
              <br />
       Ce spectacle a été créé en juin 2018 et s'est joué jusqu'en décembre 2018 au &quot;Secret&quot; à Paris 5ᵉ, une ancienne usine de 1200 m², et y a réuni plus de 10 000 spectateurs.       <br />
       Au Château de Vincennes, il s'agit d'une reprise jouée aussi en 2019 et en 2021.       <br />
       <a class="link" href="https://www.emersionprod.com/" target="_blank">&gt;&gt; Réservations uniquement en ligne</a>       <br />
              <br />
       À noter pour les futurs festivaliers d'Avignon 2024 que la pièce &quot;Le Fléau, mesure pour mesure&quot; se jouera au Fort-Saint-André, CMN de Villeneuve-lez-Avignon du 9 au 13 juillet 2024.       <br />
       Puis au Domaine National du Palais Royal (CMN) à Paris du 14 août au 7 septembre 2024.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Helsingor-Chateau-d-Hamlet-Un-condense-vertigineux-de-la-celebre-piece-dans-un-lieu-exceptionnel_a3896.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2022• "Augustin Mal n'est pas un assassin" Chronique d'un salaud ordinaire empreinte d'une pointe de monstruosité</title>
   <updated>2022-05-27T15:39:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2022-Augustin-Mal-n-est-pas-un-assassin-Chronique-d-un-salaud-ordinaire-empreinte-d-une-pointe-de-monstruosite_a3258.html</id>
   <category term="Avignon 2022" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/64935438-46446031.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-05-27T15:28:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L'art de la dénégation… Formuler ses désirs, ses pensées, ses sentiments jusqu'ici refoulés, édifiant les multiples frustrations… et continuer à s'en défendre en niant que ceux-ci peuvent nous appartenir. Explorer ce fossé qui sépare ce qu'on dit et ce qu'on fait. Porter un regard sur cette subjectivité qui, dans le texte de Julie Douard, est poussée jusque dans ses derniers retranchements et qui peut conduire aux pires extrêmes. Mais ici pas d'affect, ni de jugement, l'analyse a la rigueur et la puissance du travail de l'entomologiste. Metteur en scène et comédien s'évertue à retranscrire cet examen quasi chirurgical d'une partie sombre de l'âme humaine… Avec succès !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64935438-46446031.jpg?v=1650191125" alt="•Off 2022• "Augustin Mal n'est pas un assassin" Chronique d'un salaud ordinaire empreinte d'une pointe de monstruosité" title="•Off 2022• "Augustin Mal n'est pas un assassin" Chronique d'un salaud ordinaire empreinte d'une pointe de monstruosité" />
     </div>
     <div>
      Nouvelle collaboration avec l'auteur Julie Douard pour Olivier Lopez, metteur en scène et directeur de La Cité Théâtre à Caen. Celle-là même qui nous fit le découvrir en 2001 avec sa pièce &quot;Ferdinand l'impossible&quot;. Olivier Lopez exécute à nouveau ici la partition du seul en scène et offre à François Bureloup - un comédien doté d'un jeu au large spectre émotionnel et aux riches et étonnantes subtilités interprétatives - un rôle aux ambiguïtés et paradoxes peu communs, opposant l'apparente normalité de l'anonyme lambda, le monsieur tout le monde, notre voisin, et le potentiel désordre intérieur de cet individu quelconque pouvant le conduire à une forme de folie dévastatrice et à des actes monstrueux.       <br />
              <br />
       La force du texte de Julie Douard, intelligemment mis en scène par Olivier Lopez, est de balader le spectateur entre dégoût et empathie, entre rejet et compassion pour cet homme ordinaire à qui on pourrait parfois ressembler, du moins dans le déclaratif et la potentielle capacité, dans des circonstances de grande frustration, de peur, de colère ou de douleur, à passer du &quot;côté obscur de la force&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64935438-46446032.jpg?v=1650191159" alt="•Off 2022• "Augustin Mal n'est pas un assassin" Chronique d'un salaud ordinaire empreinte d'une pointe de monstruosité" title="•Off 2022• "Augustin Mal n'est pas un assassin" Chronique d'un salaud ordinaire empreinte d'une pointe de monstruosité" />
     </div>
     <div>
      Augustin se raconte, parle de sa solitude, de ses habitudes, de ses relations au travail, de sa propreté maniaque, de la nécessité de maitriser sa denture car révélatrice de la personnalité, revendiquant une perfection surannée, habillée en pull sans manches gris. Mais cet homme qui paraît ordinaire l'est-il vraiment ? C'est dans cette banalité commune que se construisent les petites horreurs indicibles naissant d'un être en proie aux manques affectifs, cherchant à comprendre la morale et les règles tacites qui régissent les rapports humains et la société.       <br />
              <br />
       Voix claire, diction parfaite, sans tension durant toute la représentation, François Bureloup capte l'attention en assénant avec une conviction déconcertante tant ses préceptes sortis tout droit de son vade-mecum personnel que le récit des situations vécues et des actes commis. La narration portée par le comédien est quelquefois blanche, sans affect, donnant une dimension supplémentaire à l'horreur qui peut poindre, notamment lors de la séquestration et du viol de Gigi qu'il rencontre aux réunions d'un groupe de parole.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64935438-46446033.jpg?v=1650268526" alt="•Off 2022• "Augustin Mal n'est pas un assassin" Chronique d'un salaud ordinaire empreinte d'une pointe de monstruosité" title="•Off 2022• "Augustin Mal n'est pas un assassin" Chronique d'un salaud ordinaire empreinte d'une pointe de monstruosité" />
     </div>
     <div>
      L'association artistique Douard, Lopez et Bureloup produit un seul en scène dense, maîtrisée, fluide. Porté par une écriture précise, développant à certains moments détails et précisions, ces dernières étant parfois dotées d'une forme d'humour, d'une dérision dont le personnage n'a pas conscience. Le récit ne laisse pas indifférent, malgré l'apparente insignifiance des propos assénés, prenant parfois des allures conférencières, dans une démonstration se voulant anodine, mais laissant se dessiner des anfractuosités inquiétantes d'où naissent ces petites monstruosités ordinaires.        <br />
              <br />
       Ce monologue théâtral nous emmène dans les méandres de la pensée intime et personnelle d'un être qui aurait pu être simplement intelligent, drôle, charmeur, ouvert et tolérant, mais dont la part d'ombre révèle un lâche harceleur, kidnappeur et violeur… La proposition d'Olivier Lopez est une traversée réussie dans les désordres intérieurs et les souffrances accumulées qui &quot;nous interroge sur la solitude de notre société et sur sa capacité à générer des monstres.&quot;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Augustin Mal n'est pas un assassin"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64935438-46446034.jpg?v=1650268564" alt="•Off 2022• "Augustin Mal n'est pas un assassin" Chronique d'un salaud ordinaire empreinte d'une pointe de monstruosité" title="•Off 2022• "Augustin Mal n'est pas un assassin" Chronique d'un salaud ordinaire empreinte d'une pointe de monstruosité" />
     </div>
     <div>
      Texte : Julie Douard (P.O.L. éditeur, 2020).       <br />
       Mise en scène : Olivier Lopez.       <br />
       Avec : François Bureloup.       <br />
       Création lumière : Louis Sady.       <br />
       Régie lumière : Nikita Haluch.       <br />
       Costumes : Laëtitia Guiral.       <br />
       Tout public à partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
       Production La Cité Théâtre.       <br />
       <a class="link" href="https://www.lacitetheatre.org/" target="_blank">&gt;&gt; lacitetheatre.org</a>       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 26 juillet 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h 30, relâche les 13 et 20 juillet.       <br />
       Théâtre des Halles - Hors les murs, Conservatoire du Grand Avignon, 1-3, rue du Général Leclerc, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 32 76 24 51.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredeshalles.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredeshalles.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 7 au 11 novembre 2022 : Le Volcan - Scène nationale, Le Havre (76).       <br />
       Du 9 au 12 mai 2023 : L'Archipel - Scène conventionnée, Granville (50).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2022-Augustin-Mal-n-est-pas-un-assassin-Chronique-d-un-salaud-ordinaire-empreinte-d-une-pointe-de-monstruosite_a3258.html" />
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