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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-12T17:30:52+02:00</updated>
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   <title>•Off 2026• "Paris et Miki" L'art et la culture peuvent-ils sauver le monde ? Et, si oui, quel monde doit-on sauver ?</title>
   <updated>2026-08-03T09:49:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Paris-et-Miki-L-art-et-la-culture-peuvent-ils-sauver-le-monde-Et-si-oui-quel-monde-doit-on-sauver_a4620.html</id>
   <category term="Avignon 2026" />
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   <published>2026-07-15T13:02:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est précisément ce questionnement et la recherche de réponses à cette interrogation qui va conduire Michael De Cock, auteur, écrivain, metteur en scène, dramaturge et directeur du KVS de Bruxelles jusqu'en mai dernier*, à nous proposer un road-movie étonnant, dans une joyeuse et enthousiaste célérité, nous conduisant du Rock Werchter au Tomorrowland de Boom en passant par les coulisses du KVS de Bruxelles, par Paris et le Louvre, jusqu’à l’autre bout du monde, au Chili. Ces récits fictionnels – ou non –, agrémentés d'une riche playlist musicale, sont l'occasion de redécouvrir des routes culturelles inattendues qui fondent notre monde d'aujourd'hui.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97353668-67808451.jpg?v=1784113740" alt="•Off 2026• "Paris et Miki" L'art et la culture peuvent-ils sauver le monde ? Et, si oui, quel monde doit-on sauver ?" title="•Off 2026• "Paris et Miki" L'art et la culture peuvent-ils sauver le monde ? Et, si oui, quel monde doit-on sauver ?" />
     </div>
     <div>
      Dans une captivante posture de conteur, Michael De Cock nous propose un voyage faisant dialoguer l'intime et le politique, le récit personnel et les grands mouvements du monde. Cette exploration entre imaginaire débridé – tout autant drôle, ironique qu'émouvante – et folle réalité se construisant sur des chemins aux étapes inattendues, s'enchaînant à toute allure, à la rencontre de personnages réels… Toute ressemblance avec des faits et des personnages existants ou ayant existé est purement volontaire et n'est le fruit d'aucune coïncidence.       <br />
              <br />
       En introduction, dans une forme de conférence participative, l'artiste questionne l'assemblée sur des sujets sans importance, puis autour de thèmes en relation avec l'art, la culture et la politique. Quel est votre film de James Bond préféré ? Quel est le premier livre qui vous a retourné la cervelle ? L'art peut-il sauver le monde ou (de son propre point de vue), mais qu'est-ce qu'on fout de nos vies ? Dans quel pays iriez-vous habiter si le fascisme s'installait chez vous ? Et quelques autres, toutes réponses étant alors lancées en l'air par le public dans une joyeuse cacophonie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97353668-67808524.jpg?v=1784114187" alt="•Off 2026• "Paris et Miki" L'art et la culture peuvent-ils sauver le monde ? Et, si oui, quel monde doit-on sauver ?" title="•Off 2026• "Paris et Miki" L'art et la culture peuvent-ils sauver le monde ? Et, si oui, quel monde doit-on sauver ?" />
     </div>
     <div>
      Les premiers arrêts sur images de ce road-movie se feront au Festival de Werchter en 1987 en compagnie de Julian Cope, The Triffids, The Housemartins, Iggy Pop, Echo and the Bunnymen, The Pretenders, Eurythmics, Peter Gabriel. La halte suivante se fera au festival de musique électronique Tomorrowland en terre flamande. Puis la rencontre avec Paris Hilton conduira Michael De Cock aux coulisses du KVS pour une visite mouvementée avec la financière et jet-seteuse américaine.       <br />
              <br />
       Cette invraisemblable aventure (réel ou non ?), du plateau au gril en passant par les sous-sols et la réserve des costumes (ou Paris revêtira le costume de madame de Tourvel), sera ponctuée de rocambolesques épisodes narratifs et entrecoupée de rencontres référencées et tout autant culturelles avec, sans tous les nommer, James Ensor, Rainer Maria Rilke, Pablo Neruda, Stefan Zweig, Pierre Choderlos de Laclos, Piero della Francesca, etc.       <br />
              <br />
       Michael De Cock possède un extraordinaire talent de conteur, chantant, dansant, cela avec une énergie galvanisante. Il séduit spectatrices et spectateurs, complétant son récit par de régulières et judicieuses adresses à l'assemblée. La scénographie conçue par Stef Depover, riche et inventive, tout en jouant une subtile sobriété, nous laisse découvrir petit à petit les repères visuels servant les propos du performeur comédien.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97353668-67808528.jpg?v=1784114217" alt="•Off 2026• "Paris et Miki" L'art et la culture peuvent-ils sauver le monde ? Et, si oui, quel monde doit-on sauver ?" title="•Off 2026• "Paris et Miki" L'art et la culture peuvent-ils sauver le monde ? Et, si oui, quel monde doit-on sauver ?" />
     </div>
     <div>
      Entre imaginaire artistique réalisé et réalité d'une expression de l'art en cours ou à venir, nous est offert là un stand-up très personnel, adapté de son livre &quot;Seule l'imagination peut nous sauver&quot;, se forgeant notamment sur des convictions qu'il eut la possibilité de confronter professionnellement à la direction du KVS... confrontation qu'il poursuivra maintenant au Théâtre de Liège. Son invitation à faire de la culture une priorité politique nous parle où que l'on soit aujourd'hui dans le monde. Il est temps de mettre l'imagination au pouvoir et la création, en tant qu'expression salvatrice de tous les arts, est sans conteste le ferment qui permettra de la cultiver, de la maintenir et de la développer.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Il est depuis cette date à la direction du Théâtre de Liège.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Paris et Miki"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97353668-67808529.jpg?v=1784114240" alt="•Off 2026• "Paris et Miki" L'art et la culture peuvent-ils sauver le monde ? Et, si oui, quel monde doit-on sauver ?" title="•Off 2026• "Paris et Miki" L'art et la culture peuvent-ils sauver le monde ? Et, si oui, quel monde doit-on sauver ?" />
     </div>
     <div>
      Texte : Michael De Cock.       <br />
       Performance : Michael De Cock.       <br />
       Scénographie : Stef Depover.       <br />
       Danse : Bahar Temiz.       <br />
       Graphisme : Nour Abdo.       <br />
       Production : Koninklijke Vlaamse Schouwburg (Théâtre royal flamand de Bruxelles).        <br />
       Tout public à partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 21 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 19 h 20 h. Relâche le jeudi.       <br />
       Théâtre La Manufacture, Salle L'Intra, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 85 12 71.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.lamanufacture.org/spectacle?id_spectacle=615" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://lamanufacture.org/" target="_blank">>> lamanufacture.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       29 au 30 octobre 2026 : Théâtre National du Luxembourg, Luxembourg.       <br />
       12 au 15 janvier 2027 : Théâtre, Liège (Belgique).       <br />
       2 au 4 avril 2027 : Théâtre du Rond-Point, Paris 8ᵉ.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Paris-et-Miki-L-art-et-la-culture-peuvent-ils-sauver-le-monde-Et-si-oui-quel-monde-doit-on-sauver_a4620.html" />
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  <entry>
   <title>•Off 2026• "Le clown comme un poème" Un voyage sidéral vers l'univers du clown et au-delà</title>
   <updated>2026-06-30T17:48:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Le-clown-comme-un-poeme-Un-voyage-sideral-vers-l-univers-du-clown-et-au-dela_a4600.html</id>
   <category term="Avignon 2026" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/97181996-67704217.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-06-30T16:28:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Cela pourrait ressembler à un échange, une discussion devant l'assemblée du public. L'exposition d'une quête, d'une recherche, d'une tentative pour préciser le fond et les contours d'une problématique, d'une expérience. Une table, des verres, un pichet d'eau, deux chaises comme dans tout bon colloque, conférence ou autre séminaire et assis derrière cette table, François Cervantès, auteur, acteur et metteur en scène de théâtre depuis quelques lustres, avec sa compagnie L'entreprise créée en 1986.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97181996-67704217.jpg?v=1782830117" alt="•Off 2026• "Le clown comme un poème" Un voyage sidéral vers l'univers du clown et au-delà" title="•Off 2026• "Le clown comme un poème" Un voyage sidéral vers l'univers du clown et au-delà" />
     </div>
     <div>
      Il y a quelque chose de rationnel et de rassurant dans ce dispositif qui ne fait appel à aucun trucage, aucun effet scénique. Et pourtant, cette simplicité apparente va être transfigurée en toute autre chose. Le sujet de cet entretien est vaste, mystérieux, intime. Il est cependant au centre de quelque chose qui a à voir, non seulement avec la nature humaine, mais aussi avec sa condition de créature pensante. Car mis à part les performances tout à fait prodigieuses et dévastatrices que l'humain réussit à développer avec sa science et son industrie, celui-ci réussit parfois l'exploit prodigieux et créatif de créer quelque chose que l'on peut nommer art.       <br />
              <br />
       L'art, et en particulier l'art qui naît sur une scène de théâtre, questionne, fascine, François Cervantès, et nous-mêmes. En explorant de façon autobiographique une partie de son travail d'homme de théâtre, il nous fait partager le chemin passé à la recherche de cette chose indéfinissable qu'est l'art et spécialement l'art scénique si éphémère, si difficilement reproductible. Et dans ce passé riche et créatif surgit une naissance. Celle du clown Arletti.       <br />
              <br />
       Alors, ce tranquille monologue qui était jusqu'alors très rationnel, tout en étant passionnant, drôle, intelligent, va nous faire accéder à une dimension presque fantastique avec l'arrivée d'Arletti. Arletti est le clown recueilli par Catherine Germain. Arletti s'est révélé à la comédienne au bout d'un long travail d'exploration intérieure et de métamorphose. Maintenant, elle existe totalement. Et elle va parler en compagnie de François Cervantès de ce qu'elle est, de qui elle est, de comment elle existe dans le corps et dans l'esprit de Catherine Germain depuis toutes ces années.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97181996-67704221.jpg?v=1782830136" alt="•Off 2026• "Le clown comme un poème" Un voyage sidéral vers l'univers du clown et au-delà" title="•Off 2026• "Le clown comme un poème" Un voyage sidéral vers l'univers du clown et au-delà" />
     </div>
     <div>
      Il serait vain de vouloir résumer ici toutes les teneurs de ce spectacle rare et touchant. On y ressent une sincérité partagée entre François Cervantès, Arletti et Catherine Germain qui viendra clôturer cette discussion pour parler de sa propre expérience de comédienne et de sa rencontre avec Arletti. À bas mots, à petites touches, avec presque une humilité simple, ces trois protagonistes parviennent à nous faire frôler le merveilleux et nous faire ressentir les étranges chemins parcourus pour arriver à l'art.       <br />
              <br />
       Quelques citations de ce texte riche et éclairant :       <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Quels que soient les époques, les contextes politiques et économiques, le clown, c'est celui qui vient d'ailleurs, c'est l'étranger.&quot;       <br />
       &quot;Et pour moi, celui qui vient d'ailleurs, vraiment, c'est celui qui vient du fond de nous, de notre ciel intérieur, ce magma inconscient, plein d'élans et de désirs.&quot;</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Il y a, en nous, un être intérieur qui désire vivre, mais qui n'a pas accès au monde, et il y a sans doute un travail à faire pour ça.&quot;       <br />
       &quot;L'éternité n'est pas durable. Saint Augustin écrivait, il y a 1 600 ans, &quot;L'éternité n'est peut-être rien d'autre que l'entière et pleine possession de soi en un seul instant&quot;       <br />
       &quot;Au fond de nous, il y a une porte qui ouvre sur le dehors.&quot;       <br />
       &quot;Là, je suis avec vous, mais je ne suis peut-être que le rêve d'une enfant de huit ans, qui va bientôt ouvrir les yeux.&quot;</span>       <br />
              <br />
       À accueillir d'urgence.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le clown comme un poème"</b></div>
     <div>
      De François Cervantès       <br />
       Avec : François Cervantès et Catherine Germain.       <br />
       L'Entreprise - Cie François Cervantès.       <br />
       Tout public à partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 19 h. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre des Halles, 4, rue Noël Biret, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 32 76 24 51.       <br />
       <a class="link" href="https://www.vostickets.fr/Billet/FR/representation-THEATRE_DES_HALLES-33709-0.wb?REFID=QZ0OAAAAAAAAAAAAiQA" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredeshalles.com/" target="_blank">>> theatredeshalles.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Le-clown-comme-un-poeme-Un-voyage-sideral-vers-l-univers-du-clown-et-au-dela_a4600.html" />
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  <entry>
   <title>Cinq jours en l'honneur des trente-trois années d'existence du Cirque Lili… Les adieux de la compagnie Jérôme Thomas</title>
   <updated>2025-09-18T16:59:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Cinq-jours-en-l-honneur-des-trente-trois-annees-d-existence-du-Cirque-Lili-Les-adieux-de-la-compagnie-Jerome-Thomas_a4358.html</id>
   <category term="Cirque &amp; Rue" />
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   <published>2025-09-17T17:54:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Elle vient d'avoir 33 ans. Un bel âge pour une compagnie qui essaima ses créations dans une bonne partie du monde et qui créa "Artrio" (1988), "Extraballe" (1990), "Kulbuto" (1991), "Quipos" (1993) ; puis, viennent trois versions de Hic-Hoc (1995-1997), "4, qu'on en finisse une bonne fois pour toutes avec..." (1998) et enfin Cirque Lili (2001). Aujourd'hui, la Compagnie Jérôme Thomas a parcouru des dizaines de pays avec plus de 300 représentations. Suivirent un florilège de spectacles originaux qui ont fait date dans les archives des spectacles circassiens. Aujourd'hui, la compagnie Jérôme Thomas Cirque Lili va jeter les clefs du chapiteau dans l'Ouche, la rivière qui passe dans Dijon, non loin du lieu où l'homme de cirque a creusé sa piste depuis quelques années.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91167315-64140251.jpg?v=1758127271" alt="Cinq jours en l'honneur des trente-trois années d'existence du Cirque Lili… Les adieux de la compagnie Jérôme Thomas" title="Cinq jours en l'honneur des trente-trois années d'existence du Cirque Lili… Les adieux de la compagnie Jérôme Thomas" />
     </div>
     <div>
      Jérôme Thomas a révolutionné l'art du jonglage, le mot n'est pas trop fort. Il l'a fait sortir du registre étroit de numéro parmi les numéros. &quot;Je ne suis pas un numéro&quot;, hurlait Patrick Mac Goohan dans la série &quot;Le Prisonnier&quot;, ainsi en a-t-il été également pour le jonglage tenu longtemps dans l'étroit registre de la performance et de la virtuosité qui donnait juste l'occasion au public de compter les balles, les massues, les anneaux et d'admirer la vitesse de ces mains aussi précises que des mécaniques. Jérôme Thomas libéra cet art de ce registre pour le transformer en moyen d'expression capable de raconter, d'imager, de projeter l'imaginaire dans une esthétique spectaculaire et une poésie rythmique, mélodique et musicale inconnue jusqu'alors.       <br />
              <br />
       Danse et jonglage mêlés. Embrassés. Intimes. De sa formation au jonglage avec Annie Fratellini et au cabaret début des années quatre-vingt, Jérôme Thomas initie une recherche vers un dialogue, une émulsion entre ces deux arts auxquels il faut ajouter la musique. Une musique live avec laquelle il partage les scènes, avec de multiples collaborations avec des musiciens de l'époque. Et particulièrement le jazz qui fait partie intégrante de ses premières expériences sur scène et pour lesquelles il développe un travail d'improvisation, dialogue permanent entre musique, corps et objets volants.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91167315-64140292.jpg?v=1758127342" alt="Cinq jours en l'honneur des trente-trois années d'existence du Cirque Lili… Les adieux de la compagnie Jérôme Thomas" title="Cinq jours en l'honneur des trente-trois années d'existence du Cirque Lili… Les adieux de la compagnie Jérôme Thomas" />
     </div>
     <div>
      Jongler avec des balles blanches, oui, et les agrès habituels à la discipline, mais aussi avec tous les objets possibles, voire impossibles : cannes, plumes, ballons, sacs plastiques de nos vies communes. Jongler avec les mains, la tête, les coudes, les pieds, les genoux, le dos. Jongler, mais aussi chorégraphier le jeu scénique, développer de véritables mises en scène dans des décors méticuleux, des ambiances profondes, et danser le jonglage au rythme partagé des lancers et des musiciens. Tout ceci dans des créations aux thématiques fortes, inscrites dans les tourments des époques, porteuses de narrations et de rêveries.       <br />
              <br />
       C'est ainsi qu'il invente la pratique de &quot;jonglage cubique&quot; qui consiste à créer la géographie du corps du jongleur, de son environnement par ses deux aspects &quot;jonglé/non jonglé&quot;. C'est l'union entre la danse et le jonglage. Une manière de rendre vivant à chaque seconde l'artiste, le rendre expressif, et par là-même rendre la performance encore plus riche, plus dense et plus parlante. Avec un rapport constant et différencié à chaque instant entre le corps du jongleur et les objets qu'il projette pour faire la nique à la gravitation. Elle est une persistance de volonté dans la plupart des spectacles de Jérôme Thomas, cette lutte contre l'attraction terrestre et cet appel fasciné vers le haut, le ciel, l'aérien. La façon dont il jongle avec les plumes, de paon, d'autruche ou de cygne, inscrit encore plus ce désir de l'envol dans sa démarche.       <br />
              <br />
       Un tel parcours méritait bien les cinq jours d'événements qui ont eu lieu du 10 au 14 septembre en l'honneur des trente-trois années d'existence du Cirque Lili. Un temps fort intitulé &quot;Time&quot; qui a proposé au public dijonnais des impromptus en jonglages et en poésies dans le parc de la Chartreuse, des compagnies circassiennes invitées chaque jour et l'inauguration d'une exposition photographique regroupant les sublimes clichés de Christophe Raynaud de Lage qui capte les créations de la compagnie depuis plus de vingt ans, dans les salles de l'Hostellerie - Centre d'Art Singulier. La projection de trois films complète cette programmation, ainsi qu'une soirée spéciale Jérôme Thomas le samedi 13 septembre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91167315-64140300.jpg?v=1758127379" alt="Cinq jours en l'honneur des trente-trois années d'existence du Cirque Lili… Les adieux de la compagnie Jérôme Thomas" title="Cinq jours en l'honneur des trente-trois années d'existence du Cirque Lili… Les adieux de la compagnie Jérôme Thomas" />
     </div>
     <div>
      Le premier film, un documentaire filmé par Mathias Jund et Jérôme Thomas en 1996 lors d'une tournée du spectacle &quot;Hic-Hoc&quot; dans les pays de l'Est : &quot;Sur les traces d'Andreï Roublev au grand nord&quot;. Un film dont le fil conducteur est une question : qu'est-ce que l'inspiration ?       <br />
              <br />
       Deux autres projections, &quot;Rain/Bow&quot; (2006), une captation du spectacle réalisée par Bruno Lemesle et &quot;Ici&quot; (2010), la captation du spectacle au Théâtre Dijon Bourgogne réalisée par R Productions, donnent un aperçu de la puissance visuelle des spectacles de Jérôme Thomas. Une esthétique très marquée qui s'appuie sur la lumière, les modulations de l'espace scénique et la virtuosité des interprètes.       <br />
              <br />
       La soirée spéciale réunit des partenaires de longue date, des invités français et étrangers, des frères d'armes et des élèves. Ce fut près de cinq heures d'une suite infinie de performances de différents circassiens, jongleurs, acrobates, contorsionnistes… et musiciens, présentée par un maître de cérémonie travesti, personnage venu en droite ligne de l'univers fantaisiste et désinhibé du cabaret. Une soirée dont l'ouverture fut prise en charge par Jérôme Thomas en personne, qui présenta une courte et poignante histoire, seul, incarnant un personnage silhouette, comme une ombre de la rue, couvert d'un long manteau et d'un chapeau à large bord.       <br />
              <br />
       Il va s'emparer et jouer avec différents symboles forts de la carrière du jongleur : plumes de paon qu'il jette aux quatre horizons, film plastique qu'il sort de sa pelisse… couverture de survie qu'il met en vie et dont il se débarrasse comme d'une chrysalide, paillettes qu'il poudroie dans l'espace, celle du spectacle, sable qui s'écoule de ses manches comme le sable des pistes de cirque anciennes, autant de symboles qu'il quitte pour finir par une extinction lente de la lumière qui l'entoure. Une façon de quitter la scène.       <br />
              <br />
       Mais ce n'était que les adieux au Cirque Lili. Jérôme Thomas ne clôt pas ici sa carrière, mais compte encore transmettre son art aux jeunes générations. À partir d'octobre 2025, il sera le directeur artistique du cours triennal pour artiste de cirque contemporain de l'Académie Cirko Vertigo à Grugliasco, fondée et dirigée par Paolo Stratta. Un passage important, présenté en conférence de presse à Paris et qui intervient à un moment crucial pour le développement de l'Académie (basée dans le Piémont) et du cirque contemporain en Italie et en Europe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91167315-64140305.jpg?v=1758127413" alt="Cinq jours en l'honneur des trente-trois années d'existence du Cirque Lili… Les adieux de la compagnie Jérôme Thomas" title="Cinq jours en l'honneur des trente-trois années d'existence du Cirque Lili… Les adieux de la compagnie Jérôme Thomas" />
     </div>
     <div>
      Pour rendre cette collaboration encore plus spéciale : Jérôme Thomas a fait don à l'Académie du légendaire Cirque Lili, chapiteau historique, symbole de sa poétique, qui deviendra un espace de création, de spectacle et d'étude pour les nouvelles générations d'artistes. Il est aussi administrateur délégué du pôle cirque de la SACD.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       <b>"Time"</b>       <br />
       S'est déroulé du 10 au 14 septembre 2025.       <br />
       Cirque Lili et l'Hostellerie- Centre d'Art Singulier, Dijon.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Le programme des spectacles présentés :</strong></span>       <br />
              <br />
       <b>"Why"</b> par la Compagnie Blucinque - Caterina Mochi Sismondi.       <br />
              <br />
       <b>"Soñar y nada más"</b> parr la Cie Sens Dessus Dessous - Jive Faury et Aurélie Galibourg.       <br />
              <br />
       <b>"Entre - Cordes"</b> par la Cie Modogrosso - Alexis Rouvre et Deborah Colucci.       <br />
              <br />
       <b>"Assis"</b> par la Cie Jérôme Thomas - Jérôme Thomas et Christian Maes.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Soirée spéciale Jérôme Thomas</strong></span>       <br />
              <br />
       <b>"Temps artistique et convivial, Performances"</b> de Jérôme Thomas et Jive Faury.       <br />
       Avec : Alexis Rouvre, Lise Pauton, Martin Schwietzke, Markus Schmid, Simon Anxolabéhère, Jérôme Thomas, Jive Faury, Juana Ortega Kippes, Christian Maes, Antoine Lenoble.       <br />
              <br />
       À la Barrière : <b>Les Samedis Jonglés.</b>       <br />
              <br />
       <b>"Time to tell"</b> par la Compagnie Unijambiste - Martin Palisse et David Gauchardau.       <br />
       <b>"Performance"</b> par Lise Pauton et Bertrand Binet.       <br />
              <br />
       <b>"Time L'Expo"</b>, qui réunit les photos de Christophe Raynaud de Lage, sera visible à l'Hostellerie - Centre d'Art Singulier jusqu'au 1er octobre 2025.       <br />
       Exposition conçue par Élodie Jarrier.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Cinq-jours-en-l-honneur-des-trente-trois-annees-d-existence-du-Cirque-Lili-Les-adieux-de-la-compagnie-Jerome-Thomas_a4358.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Lauréats 2025 du dispositif Auteurs d'Espaces créé par la SACD</title>
   <updated>2025-03-06T16:48:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Laureats-2025-du-dispositif-Auteurs-d-Espaces-cree-par-la-SACD_a4164.html</id>
   <category term="Cirque &amp; Rue" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/86997922-61794107.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-03-06T16:33:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Réunie le 25 février dernier en présence de Frédéric Fort, conseiller Arts de la Rue SACD, la commission du dispositif Auteurs d’Espaces a sélectionné cinq projets parmi les cinquante-deux reçus. Les cinq créations seront présentées dans l'un des trois festivals partenaires : Chalon Dans la Rue, le Festival International de Théâtre de Rue d'Aurillac et Cergy, Soit ! Un dispositif unique dédié aux arts de la rue.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86997922-61794107.jpg?v=1741275683" alt="Lauréats 2025 du dispositif Auteurs d'Espaces créé par la SACD" title="Lauréats 2025 du dispositif Auteurs d'Espaces créé par la SACD" />
     </div>
     <div>
      En partenariat avec les festivals incontournables du répertoire des arts de la rue, le dispositif Auteurs d'Espaces créé par la SACD, présente et accompagne une sélection de spectacles d'auteurs et d'autrices "arts de la rue", textuels ou non textuels, fixes ou déambulatoires, valorisant cette écriture spécifique distincte du théâtre dans la rue.       <br />
              <br />
       Auteurs d'Espaces invite par ailleurs les spectacles de rue à s'ouvrir à l'ensemble des répertoires du spectacle vivant, ainsi qu'aux artistes venus de tous horizons afin de mettre en lumière la richesse des correspondances entre les arts. Avec ce partenariat tissé avec des festivals de renom, Auteurs d'Espaces est un dispositif qui répond parfaitement aux ambitions de la SACD et de son action culturelle, à savoir aider à créer et à diffuser les œuvres des autrices et auteurs de tous ses répertoires.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">"Cette année encore les nombreuses candidatures au dispositif Auteurs d'Espaces ont fait la preuve que les Arts de la Rue regorgent de propositions novatrices et proposent des dramaturgies ambitieuses dédiées à l'Espace Public dans des formes aussi variées que pertinentes.</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Ainsi, le cinéma immersif, la chorégraphie participative, le cirque permanent, le conte roboratif du terroir, ou le théâtre comme contre-célébration ; se jouant de l'actualité comme de nos questionnements millénaires, maniant aussi bien l'humour qu'excitant la crainte et la pitié, invitant le public à se mêler à l'acte artistique dans des scénographies in situ et des propos in foro ; représenteront le choix de la commission 2025 à Chalon, Aurillac et Cergy. Toute jeune compagnie, ou compagnie confirmée, venant d'une région ou d'une autre, et dirigée majoritairement par des autrices. Nous leur souhaitons de belles rencontres avec les publics à venir, toujours plus nombreux chaque année lors de ces festivals"</span>, précise Frédéric Fort.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Les 5 projets lauréats</strong></span>       <br />
       <b>Au Festival Chalon dans la rue à Chalon-sur-Saône du 17 au 20 juillet 2025 :</b>       <br />
       "Campement" de Valentina Santori ; Paul Cretin ; Sylvain Pascal ; Thomas Dequidt ; Pierrick Bonjean ; Pietro Selva Bonino, Association Incubateur.       <br />
       "Métamortem" de Maryne Lanaro, Collectif Grand Dehors.       <br />
              <br />
       <b>Au Festival International de Théâtre de Rue à Aurillac du 20 au 23 août 2025 :</b>       <br />
       "En attendant la Vague" de Jean-Marc Besenval et Florentin Guesdon, Espèces d'Espaces.       <br />
       "Friterie mon ami.e" de Lesli Baechel et César Roynette, Compagnie Bonjour Désordre.       <br />
              <br />
       <b>Au festival Cergy, Soit ! à Cergy du 12 au 21 septembre 2025 :</b>       <br />
       "K.O - s p o r t" de Zoé Pannier, Supersueurs.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Le jury de la commission</strong></span>       <br />
       Le jury de la commission Auteurs d'Espaces était composé de deux autrices et un auteur : Juliette Hecquet (Notre Insouciance), Aïcha Touré, Pascal Le Guennec (Oposito). Ainsi que d'une programmatrice et deux programmateurs : Lucile Chesnais Slootman (Festival Chalon dans la rue) ; Sébastien Bris (Festival Cergy Soit !) et Frédéric Remy (Festival International de Théâtre de Rue d'Aurillac).       <br />
              <br />
       <b>Photo :</b> Friterie bricolée N°5 Hénin-Beaumont, capitale française de la convivialité // avril 2023 // Centre culturel L'Escapade à Hénin-Beaumont // Les résidents du foyer d'adultes en situation de handicap, Le Bord des eaux, activent la friterie et Radio patate. La friterie est accessible à tous © Clément Martin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Laureats-2025-du-dispositif-Auteurs-d-Espaces-cree-par-la-SACD_a4164.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Le Lavoir Moderne Parisien" Les arts au service de la cité !</title>
   <updated>2024-04-30T18:03:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Lavoir-Moderne-Parisien-Les-arts-au-service-de-la-cite-_a3891.html</id>
   <category term="Coulisses &amp; Cie" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/79821507-57740070.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-04-26T16:55:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est un de ces lieux dont on aimerait entendre beaucoup plus souvent les échos dans le monde du spectacle. Appelé "Les petites Bouffes" par Peter Brook, le Lavoir Moderne Parisien est aussi riche de son passé que de ses ambitions actuelles et futures. Passage en revue d'une structure, baromètre du monde et de notre société, qui en épouse les soubresauts pour en combattre ses rectitudes et sa violence. Dans un échange croisé avec Khalid Tamer et Julien Favart, visite de l'intérieur de cet endroit artistique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79821507-57740070.jpg?v=1714144729" alt=""Le Lavoir Moderne Parisien" Les arts au service de la cité !" title=""Le Lavoir Moderne Parisien" Les arts au service de la cité !" />
     </div>
     <div>
      C'est un lieu chargé de son histoire où Zola aurait pu poser sa plume pour écrire &quot;L'Assommoir&quot; (1876) tant l'endroit respire une époque dans laquelle les années semblent avoir épousé les murs, mais aussi les combats, ceux du Lavoir Moderne Parisien (LMP), pour un enrichissement et un échange culturels accueillant l'étranger ou le voisin de palier. Anciennement était situé un lavoir à son rez-de-chaussée actuel, la structure en garde encore aujourd'hui un témoignage avec une scène de 10 m x 10 m habillée de murs, aux briques blanches, soutenus par des poutres en bois. La jauge est de 70 personnes. Au premier étage se découvre une grande salle presque rectangulaire où se déroulent épisodiquement quelques expositions et répétitions.       <br />
              <br />
       Les Femen y ont installé leur camp d'entraînement international en 2012. Elles en ont fait leur premier siège français international. Le LMP est une structure où les arts entrent par la grande porte. C'est le rachat de son bail effectué en 2014 par la compagnie théâtrale &quot;Graines de Soleil&quot;, afin d'éviter la transformation du lieu par le propriétaire pour d'autres finalités, qui a permis sa pérennité. Il est une chambre d'écho qui fait entendre la voix des uns, des autres, des plus faibles, des opprimés et des oubliés, pour faire cohabiter des mondes de plus en plus séparés par une ignorance et une peur irrationnelle, à penser les plaies avant de les panser au travers de l'Art. Quoi de mieux que la musique, la chanson, le théâtre et la danse pour porter ce combat qui est devenu encore plus urgent aujourd'hui ? Le LMP se donne à cœur de faire découvrir un Autre et Ailleurs dans cet Ici.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79821507-57740079.jpg?v=1714144787" alt=""Le Lavoir Moderne Parisien" Les arts au service de la cité !" title=""Le Lavoir Moderne Parisien" Les arts au service de la cité !" />
     </div>
     <div>
      Situé dans le XVIIIe arrondissement de Paris, c'est le seul théâtre du quartier de la Goutte d'Or, niché dans la rue Léon, à proximité d'une rue commerçante et passante, celle d'Oran. L'endroit incarne la vision de Khalid Tamer et Julien Favart, respectivement directeur et codirecteur et directeur artistique du LMP, de faire acte d'Art dans un quartier populaire délaissé, entre autres, par la culture. Ils sont l'autre visage du 6ᵉ art, et complémentaire à celui de la Comédie-Française, en étant en écho perpétuel avec ce qui fait le monde actuel. Les deux bureaux et la loge des artistes, avec sa cuisine attenante, sont à l'image de l'approche simple et directe de l'équipe. Cette simplicité laisse place à une vraie exigence sur la programmation et les ambitions artistiques de la structure.       <br />
              <br />
       Avec un flair artistique indéniable et détecteur de talents, le LMP accompagne les jeunes artistes encore habillés du manteau de l'inexpérience et de la robe de la &quot;première&quot; fois. Pour Khalid Tamer : <span style="font-style:italic">&quot;Souvent, nous allons prendre des risques, là où beaucoup de théâtres aujourd'hui financièrement ne prendront pas beaucoup de risques, car nous, en fait, on est un peu la première feuille en pariant sur un jeune artiste&quot;.</span> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79821507-57740331.jpg?v=1714146488" alt=""Le Lavoir Moderne Parisien" Les arts au service de la cité !" title=""Le Lavoir Moderne Parisien" Les arts au service de la cité !" />
     </div>
     <div>
      Pour Julien Favart : <span style="font-style:italic">&quot;On se pose la question du public, bien évidemment. Faire du théâtre, mais pour qui et comment ? (…) Comment élargir, trouver un nouveau public ? (…) Nous proposons un miroir au public de ce qui se passe sur scène et qui ressemble à la société actuelle et c'est dans ce sens-là, qu'on accompagne le renouvellement avec les nouvelles écritures, avec les nouveaux artistes, avec les émergents. Et là-dedans, on a un regard attentif (…). C'est quand même assez compliqué pour quelqu'un qui débarque à Paris et qui ne connaît personne d'être programmé (…) On est capable de lui offrir sa chance et une programmation&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Là, sont passés, entre autres, encore inconnus, Valère Novarina, Joël Pommerat, les Têtes Raides, Abd Al Malik. Et aussi Youssou N'Dour, Biyouna. <span style="font-style:italic">&quot;Tous les rejetés qui, à un moment, ne sont pas d'accord avec des règles qui se disent d'Art et c'est pour ça que l'Art est vaste.&quot;</span> Alors, le LMP les accueille comme Lola Lafon, <span style="font-style:italic">&quot;car, oui, il fallait la défendre&quot;</span>, ou Brigitte Fontaine, <span style="font-style:italic">&quot;à une époque où tout le monde n'en voulait pas&quot;</span>. <span style="font-style:italic">&quot;On est un endroit où on va toujours chercher ceux qui ont une nouvelle forme poétique à dire, à défendre, que ce soit en théâtre, en danse, en musique&quot;</span>, rappelle Khalid Tamer.       <br />
              <br />
       Ici, se jouent des <span style="font-style:italic">&quot;spectacles qui racontent le monde&quot;</span>. Ainsi, en précurseur et avant tout le monde, en 2005-2006 jusqu'en 2010, le LMP avait programmé la pièce &quot;Les soldats inconnus&quot; pour faire sortir de l'oubli la figure des tirailleurs sénégalais, des goumiers marocains et des soldats inconnus de la Seconde Guerre mondiale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79821507-57751205.jpg?v=1714242260" alt=""Le Lavoir Moderne Parisien" Les arts au service de la cité !" title=""Le Lavoir Moderne Parisien" Les arts au service de la cité !" />
     </div>
     <div>
      Pour Khalid Tamer, <span style="font-style:italic">&quot;la France est comme un fleuve avec ses rivières et, aujourd'hui, ses diasporas&quot;.</span> Le LMP fait du <span style="font-style:italic">&quot;théâtre politique dans le sens poétique du mot, mais pas dans le sens gauche-droite-vert. À partir du moment qu'on est sur le plateau, c'est un acte&quot;.</span> Et cet acte se multiplie depuis des années dans leur programmation, leurs festivals et événements. C'est ce qui fait leur marque de fabrique.       <br />
               <br />
       Au nombre de ceux-ci, le LMP organise &quot;Le Banquet Culture de la rue Léon&quot; où depuis cinq ans, il ouvre ses portes à la rue et à ses nombreux passants, ses visiteurs et curieux du moment, autour de spectacles et d'un repas partagé le samedi soir. Le tout gratuitement. Artistes de stand-up, de la rue et de la scène, des concerts, de la musique investissent le quartier de la Goutte d'Or. Les arts sont offerts à tous et au plus grand nombre.        <br />
              <br />
       Comme le dit Khalid Tamer, <span style="font-style:italic">&quot;c'était l'époque de Molière où tout se finissait en banquet, en repas. Nous, on commence par ce banquet culturel notre année&quot;.</span> Le LMP accueille et accompagne aussi d'autres festivals comme celui de musique classique, &quot;La semaine classique du Lavoir&quot;, au sein de ses locaux, porté par l'association &quot;Le Ponton des Arts&quot;. C'était la 5ᵉ édition en 2023. Il y a aussi le festival &quot;Écarts&quot;, organisé par le Bureau des Arts de Sciences Po Paris, qui réunit une sélection de projets portés par de jeunes compagnies étudiantes.       <br />
               <br />
       Se déroule aussi &quot;Le Lavoir en famille&quot; qui est une programmation jeune public, créée en partenariat avec les Tréteaux de France et avec le CDN de Sartrouville. C'est la deuxième édition cette année. Trois spectacles sont proposés aux jeunes enfants, de 3-4 ans à 8 ans, et à leur famille durant les vacances scolaires.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79821507-57751646.jpg?v=1714246440" alt=""Le Lavoir Moderne Parisien" Les arts au service de la cité !" title=""Le Lavoir Moderne Parisien" Les arts au service de la cité !" />
     </div>
     <div>
      Autre festival, &quot;Africapitales&quot; a pour objectif de mettre en relation artistique et culturelle, Paris avec une capitale du continent africain. Il y a eu Bamako (2022) puis Kigali (2023) et Cotonou (2024). L'année prochaine, ce sera Dakar. Ce festival fait un éclairage d'un pays de l'Afrique qui est appréhendée, en règle générale, avec une grande myopie, comme un vaste bloc noir, sans faire de nuances et de distinctions entre les pays. Là, un focus est effectué sur une capitale d'un État africain dont Paris, grâce et avec le LMP, accueille les artistes pour des représentations durant un mois et où ensuite, le festival se poursuit dans la capitale conviée avec des danseurs, comédiens et musiciens français. C'est un véritable échange qui s'opère entre les deux villes, les deux nations, les deux continents.       <br />
               <br />
       &quot;Habiter le monde&quot; est un vaste projet qui a été pensé après la COVID quand la Mairie de Paris avait préempté le LMP en 2020 et où durant les six saisons précédentes, &quot;Graines de Soleil&quot; avait continué son travail de programmation exigeante afin de le faire vivre. &quot;Habiter le monde&quot; se donne l'ambition de <span style="font-style:italic">&quot;savoir comment faire parler le monde à travers l'Art et d'ouvrir les portes à toutes les cultures et toutes les langues&quot;.</span> Ce qui a donné naissance à des festivals comme, entre autres, &quot;Africapitales&quot;.       <br />
              <br />
       Dans un futur proche, l'objectif est de faire venir des spectacles européens. Dans la même veine, c'est celui aussi mené actuellement avec le ministère de la Culture et l'Institut du Monde Arabe, pour avoir des représentations de trois pièces de langue arabe en 2024. Et puis autre ambition, et non des moindres, <span style="font-style:italic">&quot;celui de travailler avec d'autres espaces en France (…) et de faire des centres nationaux du quartier&quot;.</span>       <br />
               <br />
       Actuellement, l'équipe est en médiation avec la Mairie de Paris.       <br />
              <br />
       Nous espérons pouvoir les retrouver l'année prochaine et encore de nombreuses années pour continuer &quot;Habiter le monde&quot; et faire perdurer le Lavoir Moderne Parisien avec une programmation aussi exigeante et audacieuse.       <br />
               <br />
       L'interview s'est déroulée le vendredi 19 avril dans les locaux du Lavoir Moderne Parisien avec Julien Favart et, à distance, avec Khalid Tamer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le Lavoir Moderne Parisien</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79821507-57751661.jpg?v=1714246529" alt=""Le Lavoir Moderne Parisien" Les arts au service de la cité !" title=""Le Lavoir Moderne Parisien" Les arts au service de la cité !" />
     </div>
     <div>
      Fabrique des émergences créatives - Théâtre, musique et danse.       <br />
       35, rue Léon, Paris XVIIIe, 01 46 06 08 05.       <br />
       <a class="link" href="https://lavoirmoderneparisien.com" target="_blank">&gt;&gt; lavoirmoderneparisien.com</a>       <br />
              <br />
       <b>L'équipe du Lavoir Moderne Parisien</b>       <br />
       Directeur : Khalid Tamer.       <br />
       Co-directeur et directeur artistique : Julien Favart.       <br />
       Directrice artistique adjointe : Anaïs Robbe.       <br />
       Directeur technique : Mathieu Rodride.       <br />
       Administratrice : Sarah Janin.       <br />
       Chargée de coordination, production et développement local : Jeanne Jezequel.       <br />
       Chargée de billetterie et des relations publiques : Nattie Tweh.       <br />
       Assistante chargée de communication : Zélie Martinez-Almoyna.       <br />
       Chargé d'accueil et des compagnies : Zakariae Heddouchi.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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