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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-18T03:21:23+02:00</updated>
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   <title>"George Dandin ou le mari confondu" Nous aussi "confondus" nous sommes…</title>
   <updated>2019-12-23T12:38:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/George-Dandin-ou-le-mari-confondu-Nous-aussi-confondus-nous-sommes_a2626.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2019-12-23T07:34:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Déconcertés à coup sûr, nous ne manquons pas de l'être, nous spectateurs de 2019, face à cette présente proposition, laquelle - si elle est impeccable de savoir-faire académique - manque singulièrement d'audace. En effet la farce de ce campagnard au ventre repu qui, pour avoir voulu épouser un titre de noblesse, se retrouve roulé dans la farine par des aristocrates ruinés, a fait long feu. Aucune modernité ici, plutôt une resucée du théâtre des après-midi scolaires d'antan… Et ce n'est pas la déclaration de Jean-Pierre Vincent (cf. programme de salle, "un tableau de la société française et de ses tensions") qui atténuera un tant soit peu le ressenti.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40982106-34579608.jpg?v=1576951175" alt=""George Dandin ou le mari confondu" Nous aussi "confondus" nous sommes…" title=""George Dandin ou le mari confondu" Nous aussi "confondus" nous sommes…" />
     </div>
     <div>
      Certes, le décor échappe (en partie seulement) au réalisme &quot;gros sabots&quot; avec le choix de la demi-vache monumentale à la Jeff Koons fichée dans le mur de l'ancienne ferme (un zeste de contemporanéité) et des murs carton-pâte où seront projetées, en alternance, les vidéos du rêve versaillais du parvenu contrastant avec celles de ses origines fermières marquées entre autres par un reste de vrai tas de foin.       <br />
              <br />
       Certes, l'interprétation de Vincent Garanger - ôtant et remettant sa dérisoire perruque, symbole de son embarras présent - dans le rôle d'un Dandin obtus et lucide à la fois n'est pas sans force. De même, l'esprit de la farce chez Molière, qui jouait à l'envi des quiproquos et des situations loufoques visibles de l'assistance seule pour déclencher le rire facile des spectateurs (écho des facéties reprises par les comiques du cinéma muet), est pleinement rendu.       <br />
              <br />
       Certes, le tableau de ce petit prétentieux nobiliaire avide de jouir de sa supériorité de classe pour s'approprier tout ce qui porte jupon, et celui tout aussi pathétique du couple d'aristocrates ruinés désireux de se refaire la bourse en vendant leur fille à un roturier, eux qui n'ont que la religion à la bouche, trouvent leur justification. Tout comme le désir de grandeur de pacotille du roturier voulant porter perruque et fonçant lucidement droit vers sa perte - <span style="font-style:italic">&quot;Vous l'avez voulu, vous l'avez voulu, George Dandin, vous l'avez voulu&quot;</span> - est probant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40982106-34579717.jpg?v=1576951642" alt=""George Dandin ou le mari confondu" Nous aussi "confondus" nous sommes…" title=""George Dandin ou le mari confondu" Nous aussi "confondus" nous sommes…" />
     </div>
     <div>
      Certes, encore, la déclamation des désirs bafoués de l'infortunée jeune épouse, objet d'une transaction d'intérêts, ne manque pas de vérité… Mais ceci étant posé, et après avoir constaté les belles lumières, les beaux costumes d'époque, après avoir établi ce constat d'un savoir-faire indiscutable pour faire entendre les attendus de la pièce créée à Versailles le 18 juillet 1668 lors du &quot;Grand divertissement royal&quot;, avec musique de Lully à l'appui (recréée ici), on se demande ce que cela peut apporter quelque trois cent cinquante ans plus tard…       <br />
              <br />
       … si ce n'est fixer à tout jamais les goûts du spectateur à une date qui a fait son temps. Si l'on veut parler des rapports de domination entre les sexes, entre les genres, et des conflictuels rapports de classes qui bouleversent nos sociétés contemporaines, n'y a-t-il pas mieux à faire qu'avoir recours à ce pauvre et pathétique George Dandin - devenu Monsieur de la Dandinière -, si dépassé qu'il en rate même son vrai-faux suicide ?       <br />
              <br />
       Une dame fort respectable laissait échapper, après les applaudissements coutumiers, une remarque éclairante. Elle disait : <span style="font-style:italic">&quot;Ah ! Enfin du Théâtre ! Dommage que l'on n'en voie pas plus ici…&quot;.</span> Certes. Et c'est tant mieux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"George Dandin ou le mari confondu"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40982106-34579719.jpg?v=1576951685" alt=""George Dandin ou le mari confondu" Nous aussi "confondus" nous sommes…" title=""George Dandin ou le mari confondu" Nous aussi "confondus" nous sommes…" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière       <br />
       Mise en scène : Jean-Pierre Vincent, assisté de Léa Chanceaulme.       <br />
       Avec : Vincent Garanger, Étienne Beydon, Anthony Poupard, Elizabeth Mazev, Alain Rimoux, Olivia Chatain, Aurélie Edeline et Matthias Hejnar.       <br />
       Dramaturgie : Bernard Chartreux.       <br />
       Scénographie : Jean-Paul Chambas, assisté de Carole Metzner.       <br />
       Costumes : Patrice Cauchetier, assisté d'Anne Autran.       <br />
       Musique originale : Gabriel Durif, d'après des extraits du &quot;Grand Divertissement Royal de Versailles&quot; (Molière-Lully).       <br />
       Lumière/vidéo : Benjamin Nesme.       <br />
       Son : Benjamin Furbacco.       <br />
       Maquillage : Suzanne Pisteur.       <br />
       Régie générale : Xavier Libois.       <br />
       Réalisation costumes : Atelier Caraco.       <br />
       Construction décor et accessoires : Les Ateliers du Préau avec Cyrille Florchinger et Clémentine Pignal.       <br />
       Durée : 1 h 50.       <br />
       À partir de 13 ans.       <br />
       Production 2019 Studio Libre, Compagnie A L'Envi.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40982106-34579723.jpg?v=1576951721" alt=""George Dandin ou le mari confondu" Nous aussi "confondus" nous sommes…" title=""George Dandin ou le mari confondu" Nous aussi "confondus" nous sommes…" />
     </div>
     <div>
      Spectacle créé au Préau - Centre Dramatique National de Normandie.       <br />
              <br />
       <b>A été joué au TnBA, Bordeaux, du 10 au 14 décembre 2019.</b>       <br />
              <br />
       Dates de tournée 2020 : calendrier en cours de réalisation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>"Mademoiselle Julie"  Une marche des passions vers l'échafaud</title>
   <updated>2019-06-05T08:47:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Mademoiselle-Julie-Une-marche-des-passions-vers-l-echafaud_a2412.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/34486316-31520118.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-06-05T08:31:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Comme un oiseau en cage qui, à l'ouverture de la porte, est sauvagement sacrifié. Ainsi du sort d'une jeune aristocrate qui, lors d'une fête de la Saint-Jean, croit pouvoir dominer son valet et sa cuisinière et jouir des effets de la liberté qu'elle découvre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/34486316-31520108.jpg?v=1559717384" alt=""Mademoiselle Julie"  Une marche des passions vers l'échafaud" title=""Mademoiselle Julie"  Une marche des passions vers l'échafaud" />
     </div>
     <div>
      Dans &quot;Mademoiselle Julie&quot;, August Strindberg place deux personnages dans un huis clos étouffant. La jeune maitresse et le valet, tous deux travaillés par des sentiments contradictoires jusqu'au vertige. L'auteur décrit la résistance des préjugés de caste (diffusés jusque dans l'esprit des serviteurs) face à la pulsion incontrôlée des corps. La cage est solide. La jouissance vire au sacrifice.       <br />
              <br />
       L'écriture de la pièce est implacable. Chaque action de Julie se retourne contre elle. Et d'une scène d'ivresse au sein d'une fête, d'une danse reconduite naît un corps-à-corps cruel, un duel, un combat sans merci et cynique. Entre les convenances et les désirs, entre les rêves et les réalités, les distorsions s'affirment et deviennent fatales.       <br />
              <br />
       Sur scène, dans la mise en scène de Julie Brochen, Anna Mouglalis est Julie, avec sa voix rauque et chaude, son engagement physique entier, sans coquetterie ni minauderies. Elle est une enfant-femme tyrannique, un garçon manqué fragile.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/34486316-31520114.jpg?v=1559717419" alt=""Mademoiselle Julie"  Une marche des passions vers l'échafaud" title=""Mademoiselle Julie"  Une marche des passions vers l'échafaud" />
     </div>
     <div>
      Avec Xavier Legrand en valet rationnel et opportuniste, le duel atteint des sommets. Les comédiens accompagnent la vérité du texte. Et Julie Brochen qui met en scène donne à l'espace de la scène une dimension de tableau réaliste réussi. Intervenant elle-même comme cuisinière rigoriste, elle est un faire valoir discret des deux protagonistes. Elle est aussi le tiers qui ne peut être exclu. La parole d'autorité.       <br />
              <br />
       Étrangement, cette proposition théâtrale est découpée en actes, ponctuée par des transitions en chansons enregistrées. Qui apparaissent comme plaquées en dépit de leur intention de marquer des paliers dans la progression dramatique et d'affirmer une dimension de théâtre naturaliste. Un léger excès de mode &quot;variété&quot; sans doute, au risque de briser le rythme de la pièce.       <br />
              <br />
       Ce nonobstant celle-ci progresse de manière spectaculaire vers la tragédie. Elle décrit la décomposition d'un état bravache qui, de faux apaisements en peurs successives, débouche sur l'effroi et un silence pesant. Comme une marche à l'échafaud et le couperet final. Le public est saisi.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mademoiselle Julie"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/34486316-31520118.jpg?v=1559717447" alt=""Mademoiselle Julie"  Une marche des passions vers l'échafaud" title=""Mademoiselle Julie"  Une marche des passions vers l'échafaud" />
     </div>
     <div>
      Texte : August Strindberg.       <br />
       Traduction : Terje Sinding.       <br />
       Mise en scène : Julie Brochen.       <br />
       Avec : Anna Mouglalis, Xavier Legrand, Julie Brochen.       <br />
       Lumières : Louise Gibaud.       <br />
       Création sonore : Fabrice Naud.       <br />
       Scénographie, costumes : Lorenzo Albani.       <br />
       Durée: 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 28 mai au 30 juin 2019.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Relâche : 21 et 25  juin.       <br />
       Théâtre de l'Atelier, Paris 9e, 01 46 06 49 24.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-atelier.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-atelier.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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