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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-17T12:52:57+01:00</updated>
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   <title>Caubère et Ferdinand… ou la magie du temps retrouvé…</title>
   <updated>2017-12-06T09:34:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Caubere-et-Ferdinand-ou-la-magie-du-temps-retrouve_a1999.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2017-12-06T08:38:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans "Adieu Ferdinand", Philippe Caubère donne encore chair (pour la dernière fois, dit-il) à un jeune homme né littérairement et à l'impromptu il y a 37 ans. Il a pour nom Ferdinand Faure. Qui est devenu comédien au tout début des années soixante-dix et a pris son indépendance.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18701234-22778216.jpg?v=1512546010" alt="Caubère et Ferdinand… ou la magie du temps retrouvé…" title="Caubère et Ferdinand… ou la magie du temps retrouvé…" />
     </div>
     <div>
      Sa personnalité avance de manière chaotique. Sa sexualité en bandoulière, ses livres dans sa besace. Pris en flagrant délit de cabotinage, en rupture d'avec sa maîtresse en scène, Ariane Mnouchkine.       <br />
              <br />
       Des allusions à la véritable carrière du comédien Philippe Caubère jalonnent les trois épisodes qui constituent le spectacle. Il n'est pas nécessaire de repérer les temps de &quot;l'âge d'or&quot;, de &quot;Lorenzaccio&quot;, des &quot;Trois sœurs&quot; pour goûter son plaisir. Ferdinand est un double du comédien qui décrit sa propre jeunesse comme à travers un roman d'apprentissage. À sa manière. Pleine de verve, un tantinet rouée.       <br />
              <br />
       De la Provence natale au bois de Vincennes, de Paris-Avignon aux plages de l'ouest, à la montée au casino de Namur dans les champs de betterave du Nord, le comédien pousse trois contes, pose les jalons d'un périple. Ferdinand par les anecdotes, les choses vues, découvre et expérimente, en provocateur inconscient, approfondit, en comédien scrupuleux, les pulsions les plus grossières, les raccourcis de pensée et les outrances du monde, les bizarreries des autres qui résonnent en lui. Bête et niais en somme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18701234-22778237.jpg?v=1512546121" alt="Caubère et Ferdinand… ou la magie du temps retrouvé…" title="Caubère et Ferdinand… ou la magie du temps retrouvé…" />
     </div>
     <div>
      Immature et curieux en toutes choses, tel se présente Ferdinand en butte avec ses démons, évitant d'en être la marionnette. Menacé par une beaufitude collante, le personnage s'immerge heureusement dans l'harmonie de la littérature. Ses lectures, ses découvertes irriguent le cours de la vie quotidienne. Melville , Oum Kalthoum, Proust, Dostoiëvski, Musset, Hugo, Tchékhov, Flaubert contrebattent les tendances lourdes d'une vie.       <br />
              <br />
       À chaque épisode, le spectateur est happé par une manière de raconter, de faire confidence extravagante. Découvre des Bidochons en folie. Le personnage vit un méli-mélo qui se transmute en mélodrame joyeux, en épopée picaresque qui conte fleurette aux Thénardiers.       <br />
              <br />
       Il est de ces vieux copains qui ont le bagout, qui tiennent la parole et savent les bonnes histoires. C'est inracontable mais on en pleure de rire. Il y a l'enchevêtrement des rôles et des situations, la manière de raconter et de jouer tout. Instantanément. Sous les éclats de rires francs, clairs et spontanés, &quot;Adieu Ferdinand&quot; illustre les scènes de la vie d'un propre à rien.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18701234-22778244.jpg?v=1512546155" alt="Caubère et Ferdinand… ou la magie du temps retrouvé…" title="Caubère et Ferdinand… ou la magie du temps retrouvé…" />
     </div>
     <div>
      C'est un couillon magnifique qui donne à voir par le petit bout de la lorgnette tout un art du comédien. Qui pour la préparation de ses rôles intègre, dans le jeu, dans un chaos de l'esprit critique, invisibles et structurantes, toutes les outrances… Et les sublime de manière shakespearienne. Être ou ne pas être. Magie du théâtre, comme avers et revers d'une même médaille, Caubère et Ferdinand fusionnent en une seule réalité de la scène.       <br />
              <br />
       Au bout du voyage, au bout de la nuit : la représentation du comédien. Philippe Caubère, &quot;dit Ferdinand&quot;, dans un salut de gloire remercie le public sous les ovations. Mine de rien. Comme s'il lui semblait que c'était lui-même ce dont parlait l'ouvrage. &quot;Adieu Ferdinand&quot; ou le temps retrouvé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Adieu Ferdinand !"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18701234-22779737.jpg?v=1512548649" alt="Caubère et Ferdinand… ou la magie du temps retrouvé…" title="Caubère et Ferdinand… ou la magie du temps retrouvé…" />
     </div>
     <div>
      &quot;La Baleine&quot; et &quot;Le Camp naturiste&quot;,       <br />
       deux contes écrits, mis en scène et joués par Philippe Caubère.       <br />
       Après avoir été improvisés 34 ans plus tôt devant la caméra de Pascal Caubère ;       <br />
       et les regards de Clémence Massart et Véronique Coquet.       <br />
       Assistant à l'écriture : Roger Goffinet.       <br />
       Lumière : Claire Charliot.       <br />
       Son : Mathieu Faedda.       <br />
       La Comédie Nouvelle.       <br />
              <br />
       &quot;Adieu Ferdinand !&quot; création 2017.       <br />
       Trois contes en deux soirées spectacles jouées en alternance :       <br />
       - première soirée : &quot;Clémence&quot; (&quot;La Baleine&quot; et &quot;Le Camp naturiste&quot;) ;       <br />
       - deuxième soirée : &quot;Le Casino de Namur&quot; (&quot;Les Pétrieux&quot;).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18701234-22779810.jpg?v=1512548689" alt="Caubère et Ferdinand… ou la magie du temps retrouvé…" title="Caubère et Ferdinand… ou la magie du temps retrouvé…" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 2 décembre 2017 au 12 janvier 2018.</span>       <br />
       Clémence (La Baleine &amp; Le Camp naturiste).       <br />
       2 h 15 sans entracte.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 décembre 2017 au 14 janvier 2018.</span>       <br />
       Le Casino de Namur (Les Pétrieux).       <br />
       1 h 30 sans entracte.       <br />
       En alternance, mardi à 19 h, mercredi, vendredi, samedi à 20 h, dimanche à 16 h ou 20 h.       <br />
       Athénée Théâtre Louis -Jouvet, Grande Salle, Paris 9e, 01 53 05 19 19.       <br />
       <a class="link" href="http://www.athenee-theatre.com/" target="_blank">&gt;&gt; athenee-theatre.com</a>       <br />
              <br />
       Pour ceux qui s'intéressent à l'histoire de Ferdinand Faure, Philippe Caubère a repris en 2016 le premier spectacle (ô combien mythique), créé en 1981 à la Condition des soies à Avignon, dans lequel apparaît pour la première fois le personnage de Ferdinand. Intitulé &quot;La Danse du diable&quot;, cette prestation, filmée par Bernard Dartigues, est éditée, diffusée sous forme de DVD par Malavida.        <br />
               <br />
       <b>● DVD Philippe Caubère &quot;La Danse du diable&quot;.</b>       <br />
       Distribution : Malavida Films.       <br />
       Sortie : 18 décembre.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('contact@malavidafilms.com')" >contact@malavidafilms.com</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.malavidafilms.com/" target="_blank">&gt;&gt; malavidafilms.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>•Molières 2018• "Une chambre en Inde"… contre tous les intégrismes !</title>
   <updated>2018-05-29T12:02:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Molieres-2018-Une-chambre-en-Inde-contre-tous-les-integrismes-_a1725.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/10879777-17995031.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-12-03T12:58:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Reprise Ariane Mnouchkine traite de la place du théâtre dans un monde marqué par les guerres, le terrorisme et un populisme d'exclusion qui rend service à celui-ci. Et elle y répond avec humour et passion.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10879777-17995031.jpg?v=1483429420" alt="•Molières 2018• "Une chambre en Inde"… contre tous les intégrismes !" title="•Molières 2018• "Une chambre en Inde"… contre tous les intégrismes !" />
     </div>
     <div>
      Cornélia (Hélène Cinque) fait partie d'une troupe dont le directeur, M. Lear, a été appréhendé par la police indienne après être monté, nu, sur la statue du Mahatma Gandhi et avoir crié &quot;Artaud&quot;. Il avait &quot;pété les plombs&quot; suite aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Du personnage, de son nom et de son acte, tout est passé à travers le prisme du théâtre ainsi que ses coulisses et ses questionnements.       <br />
              <br />
       Cela se passe dans une chambre en Inde où se trouve Cornélia, souvent allongée. Difficile de démêler ce qui est en dehors, de ce qui est en dedans, de ce qui est de l'imagination ou de la réalité. Tout est imbriqué. Monde et événements s'y logent faisant de ce lieu une incarnation de l'esprit du personnage.       <br />
              <br />
       La pièce est une œuvre collective construite autour d'improvisations. Mnouchkine se demandait <span style="font-style:italic">&quot;comment aujourd'hui raconter le chaos d'un monde devenu incompréhensible ? Comment raconter ce chaos sans y prendre part, c'est-à-dire sans rajouter du chaos au chaos, de la tristesse à la tristesse, du chagrin au chagrin, du mal au mal ?&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10879777-17995232.jpg?v=1483434551" alt="•Molières 2018• "Une chambre en Inde"… contre tous les intégrismes !" title="•Molières 2018• "Une chambre en Inde"… contre tous les intégrismes !" />
     </div>
     <div>
      La pièce est composée de scènes dans lesquelles le Terukkuttu s'intègre avec le Mahabharata pour dénoncer la violence faite aux femmes. Celles-ci sont accompagnées de chants et de musiques aux rythmes soutenus ; et certains comédiens sont vêtus de costumes chamarrés aux couleurs vives. L'ailleurs incarne un véritable lieu où le mythe entre par effraction dans la chambre.       <br />
              <br />
       Le jeu est très physique avec des voix projetées qui, tout au long du spectacle, manifestent une réelle dynamique dans laquelle les corps s'expriment avec force. Tous les comédiens sont dans cette configuration spatiale, vocale et corporelle.       <br />
              <br />
       Un téléphone rappelle souvent Cornélia à la réalité. D'un rêve, elle passe à la recherche d'une inspiration, d'un positionnement théâtral pour traiter de la situation géopolitique du monde.       <br />
              <br />
       À travers elle, c'est Mnouchkine qui interpelle, dénonce la maltraitance des femmes, le terrorisme, ses exactions. Elle revendique le théâtre non comme un garrot qui arrêterait les massacres en Irak, en Syrie, en Libye ou ailleurs. Mais comme un Art qui peut délivrer la société de ses peurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10879777-17995839.jpg?v=1483434594" alt="•Molières 2018• "Une chambre en Inde"… contre tous les intégrismes !" title="•Molières 2018• "Une chambre en Inde"… contre tous les intégrismes !" />
     </div>
     <div>
      Il y a une superposition d'espaces-temps, avec le Mahabharata et l'Inde d'aujourd'hui, dans différents lieux, en Arabie Saoudite, dans le désert ou en Islande, où songes et réalités se rejoignent. C'est une pièce-carrefour où l'hindi, le français, l'anglais et l'arabe se mêlent.       <br />
              <br />
       Daech est aussi évoqué, intégré dans l'histoire, dans des propos d'extrémistes truffés de lapsus qui dénotent leurs perversités ou dans un attentat manqué faisant apparaître la figure bête et naïve du terroriste. C'est très comique. Un Irakien, beaucoup plus tragique, explique Daech et le devenir de son pays.       <br />
              <br />
       La fin est directement inspirée du &quot;Dictateur&quot; de Chaplin. Le personnage, maquillé de blanc avec la moustache d'Hitler, prend la parole pour lancer un appel à être ensemble, à lutter contre tous les extrémismes. En lui, c'est l'Art et la Vie qui sont symbolisés pour venir en aide dans ces périodes troublées.       <br />
              <br />
       La note finale est presque idyllique. Mais c'est une belle note d'espoir. Il y a une prise de risque de Mnouchkine de traiter Daech de façon comique pendant une période d'attentats. Et c'est une force de n'avoir fait aucune concession pour briser une peur dans laquelle le terroriste s'emploie à nous enfermer. Le théâtre devient lutte sans pour autant sortir de ses allées de poésie et d'humour.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10879777-17995857.jpg?v=1483434634" alt="•Molières 2018• "Une chambre en Inde"… contre tous les intégrismes !" title="•Molières 2018• "Une chambre en Inde"… contre tous les intégrismes !" />
     </div>
     <div>
      À quoi sert le théâtre ? La question revient souvent dans la bouche de Cornélia. Elle porte l'idée que celui-ci doit avoir toujours raison des extrémismes. Et c'est ce que fait admirablement la superbe troupe du Théâtre du Soleil.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Le terrakkutuu est un art populaire qui englobe toutes les variantes d'une forme de théâtre de rue pratiquée en Inde du sud. Il raconte essentiellement les deux grandes épopées : le Mahabharata et le Ramayana, ainsi que quelques légendes locales dont les protagonistes sont les dieux du Panthéon hindou et des personnages mythiques. Contrairement aux formes traditionnelles indiennes, il se réfère aux textes classiques tamouls. Il a ainsi sa propre manière de raconter les mythes en y incorporant une dimension ritualiste inspirée des croyances locales.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Une chambre en Inde"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10879777-18001917.jpg?v=1483459601" alt="•Molières 2018• "Une chambre en Inde"… contre tous les intégrismes !" title="•Molières 2018• "Une chambre en Inde"… contre tous les intégrismes !" />
     </div>
     <div>
      Une création collective du Théâtre du Soleil.       <br />
       Dirigée par Ariane Mnouchkine.       <br />
       Musique de Jean-Jacques Lemêtre.       <br />
       En harmonie avec Hélène Cixous. Avec la participation exceptionnelle de Kalaimamani Purisai Kannappa Sambandan Thambiran.       <br />
       Durée : environ 4 heures, entracte inclus.       <br />
       3 h 30 + entracte de 15 minutes les mercredi et jeudi, entracte de 30 minutes les vendredi, samedi et dimanche.       <br />
              <br />
       <b>Pour découvrir la distribution complète :</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10879777-18001948.jpg?v=1483459668" alt="•Molières 2018• "Une chambre en Inde"… contre tous les intégrismes !" title="•Molières 2018• "Une chambre en Inde"… contre tous les intégrismes !" />
     </div>
     <div>
      Du 5 novembre au 31 décembre 2016.       <br />
       Du 3 mars au 21 mai 2017.       <br />
       Du 16 juin au 9 juillet 2017.       <br />
       Du mercredi au vendredi à 19 h 30, samedi à 16 h, dimanche à 13 h 30.        <br />
       Théâtre du Soleil, La Cartoucherie, Paris 12e, 01 43 74 24 08.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-du-soleil.fr/thsol/index.php" target="_blank">&gt;&gt; theatre-du-soleil.fr</a>       <br />
              <br />
       Du 30 mai au 10 juin 2017.       <br />
       Printemps des comédiens,       <br />
       Montpellier, 04 67 63 66 67.       <br />
       <a class="link" href="http://www.printempsdescomediens.com/" target="_blank">&gt;&gt; printempsdescomediens.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée et reprise</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 20 décembre 2017.</span>       <br />
       Au Park Avenue Armory, New York, USA.       <br />
       <a class="link" href="http://armoryonpark.org/programs_events/detail/a_room_in_india" target="_blank">&gt;&gt; armoryonpark.org/programs_events/detail/a_room_in_india</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">À partir du 24 février 2018.</span>       <br />
       Du mercredi au vendredi à 19 h 30, samedi à 16 h, dimanche à 13 h 30.       <br />
       Théâtre du Soleil, La Cartoucherie, Paris 12e, 01 43 74 24 08.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-du-soleil.fr/thsol/nos-actualites/une-chambre-en-inde/article/premiere-le-26-octobre-2016" target="_blank">&gt;&gt; Plus d'infos</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Première publication : 3 janvier 2017.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>"Macbeth" par Mnouchkine… Une mise en scène qui bouscule les lieux et les époques</title>
   <updated>2014-10-20T07:41:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Macbeth-par-Mnouchkine-Une-mise-en-scene-qui-bouscule-les-lieux-et-les-epoques_a1221.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7091280-10857664.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-10-20T07:32:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
[Reprise] Mnouchkine propose une mise en scène où le Temps bouscule les époques faisant de Macbeth une figure tragique éternelle.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7091280-10857664.jpg?v=1413741673" alt=""Macbeth" par Mnouchkine… Une mise en scène qui bouscule les lieux et les époques" title=""Macbeth" par Mnouchkine… Une mise en scène qui bouscule les lieux et les époques" />
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      Vue sur un champ de bataille où trône un monticule de terre. Une troupe de personnes apparaît en poussant des cris d'allégresse. Puis des bruits de guerres couvrent ceux des soldats de la première guerre mondiale. Auparavant, trois sorcières étaient juchées sur ce monticule. Nous vivons tout au long de la pièce, dans un même lieu, différentes époques dont la démarcation est faite soit par les costumes, soit par la scénographie.        <br />
              <br />
       Le verbe des comédiens est basé sur une élocution théâtrale avec des répliques ponctuées de pauses comme pour marquer le tragique des événements. À l'exception de Serge Nicolaï (Macbeth) qui utilise une voix avec différentes tonalités, les personnages sont dans un pré-carré vocal, donnant une marque, une empreinte à leur personnage. Les voix fusent, hautes, comme si les personnages parlaient à des dieux ou des démons. 
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7091280-10857665.jpg?v=1413741677" alt=""Macbeth" par Mnouchkine… Une mise en scène qui bouscule les lieux et les époques" title=""Macbeth" par Mnouchkine… Une mise en scène qui bouscule les lieux et les époques" />
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     <div>
      À la fois mouvante, vive et rapide, la gestuelle corporelle se nourrit de mouvements aussi courts qu'amples donnant à la pièce de très beaux moments vivaces. Cela court, glisse, parle, hurle. Même si le jeu est très corporel, la parole reste reine. Une gourmandise sèche, souvent tragique, presque théâtrale habite le débit des comédiens. La scénographie est la passerelle unissant les mondes intérieur et extérieur, l'intimité et l'extimité des personnages. C'est cette relation entre le corps, la parole et la scénographie qui fait la force de la mise en scène de Mnouchkine.       <br />
              <br />
       Mnouchkine a fait de Macbeth un théâtre-carrefour situé à plusieurs époques dans lequel le contemporain se dispute au classique, le militaire à l'homme élégant, le populaire à l'aristocrate. Elle mélange les époques, les lieux sans pour autant violer la trame historique de la pièce. Ainsi, défilent sur scène le salon du roi entouré de photographes avec des appareils argentiques, un champ de guerre investi par des soldats de la première guerre mondiale ou Macbeth devant un PC portable. Bien que la lumière scénique reste souvent tamisée, un mélange vestimentaire de couleurs vives, claires ou sombres apporte un éclairage psychologique aux personnages. 
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7091280-10857718.jpg?v=1413741914" alt=""Macbeth" par Mnouchkine… Une mise en scène qui bouscule les lieux et les époques" title=""Macbeth" par Mnouchkine… Une mise en scène qui bouscule les lieux et les époques" />
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     <div>
      Le Temps et les Lieux sont bousculés. La pièce est sous le signe de l'hétérogénéité et du mouvement. Mnouchkine a choisi d'ajouter à la trame shakespearienne une touche de superposition entre Temps, Lieux et Personnages faisant du Présent un moment presque imaginaire. La pièce se trouve ainsi comme projetée dans un univers mêlé de contes et de tragédie historique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Macbeth"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7091280-10857719.jpg?v=1413742018" alt=""Macbeth" par Mnouchkine… Une mise en scène qui bouscule les lieux et les époques" title=""Macbeth" par Mnouchkine… Une mise en scène qui bouscule les lieux et les époques" />
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     <div>
      Texte : William Shakespeare.       <br />
       Traduction et mise en scène : Ariane Mnouchkine.       <br />
       Musique : Jean-Jacques Lemêtre.       <br />
       Avec l'ensemble de la troupe du Théâtre du Soleil.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Reprise à partir du 8 octobre 2014.</span>       <br />
       Mercredi, jeudi, vendredi à 19 h 30, samedi à 13 h 30 et à 19 h 30, dimanche à 13 h 30.       <br />
       Relâche lundi et mardi.       <br />
       Relâches exceptionnelles : mercredi 26, jeudi 27, vendredi 28 novembre puis jeudi 25 et vendredi 26 décembre.       <br />
       Théâtre du Soleil, Cartoucherie de Vincennes, Paris 12e, 01 43 74 24 08.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-du-soleil.fr" target="_blank">&gt;&gt; theatre-du-soleil.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7091280-10857727.jpg?v=1413742157" alt=""Macbeth" par Mnouchkine… Une mise en scène qui bouscule les lieux et les époques" title=""Macbeth" par Mnouchkine… Une mise en scène qui bouscule les lieux et les époques" />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Macbeth-par-Mnouchkine-Une-mise-en-scene-qui-bouscule-les-lieux-et-les-epoques_a1221.html" />
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  <entry>
   <title>À la fois léché et à la diable, un "Macbeth" qui évacue le surnaturel et surexpose la réalité</title>
   <updated>2014-05-13T10:44:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/A-la-fois-leche-et-a-la-diable-un-Macbeth-qui-evacue-le-surnaturel-et-surexpose-la-realite_a1109.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6621448-9988589.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-05-12T10:30:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
1964, 2014 : le Théâtre du Soleil - Société coopérative ouvrière de production* - a cinquante ans… Et en interrogeant "Macbeth" écrit en 1606, il sent de nouveau le mal sourdre à la surface d’un monde contemporain dont les différents pouvoirs s’exacerbent.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6621448-9988589.jpg?v=1399970162" alt="À la fois léché et à la diable, un "Macbeth" qui évacue le surnaturel et surexpose la réalité" title="À la fois léché et à la diable, un "Macbeth" qui évacue le surnaturel et surexpose la réalité" />
     </div>
     <div>
      Macbeth, vaillant à la guerre, prend peur aux marches du pouvoir qu’il rêve (et conquiert probablement en sous-main depuis longtemps). Poussé par d’obscures forces, ainsi que par lady Macbeth, il devient roi, tout puissant et craint par ses sautes de fureur. Il commet crimes sur crimes et meurt enfin. Haï. Macbeth a le goût du sang.       <br />
              <br />
       La pièce de Shakespeare marque les étapes de cette montée de l’ubris dans un monde où les mots et les sorts comme autant de bulles à la surface de la raison pervertissent le jugement. Le texte, s’il fait apparaitre les forces, laisse en suspens les réponses aux questions sur les causes. Il appartient au spectateur de résoudre l’énigme et de s’interroger sur les origines du pouvoir, sa légitimité, sa folie et sa volupté.       <br />
              <br />
       Est-ce le milieu physique (ici les landes écossaises) qui rend fou ? Avec ses effets sur les consciences ? La peur qu’il génère et propage chez les habitants ? La superstition des habitants ? Ou bien est-ce le goût du sang, stade primitif et sauvage d’une nature humaine, qui a surpris Macbeth lors de son premier combat ? Ou bien est-ce tout simplement un état de nerf ? État de carence ? Le manque de sommeil qui fait interpréter toute parole et bruit en signe divinatoire ? Ou bien tout simplement le désir d’accaparement des richesses corrélé à la peur de manquer est-il si fort qu’il use de stratagèmes, et vise à impressionner et faire passer pour un mal sacré (ou plutôt satanique) qui ne frapperait que certains individus élus des comportements opportunistes ? Et faire croire à tous qu’ils sont des César ?       <br />
              <br />
       Inspiré par le monde moderne et la théâtralité la plus archaïque, le &quot;Macbeth&quot; du Théâtre du Soleil est brossé à fresques. À la fois léché et à la diable, tout le dispositif évacue l’aspect surnaturel des scènes de sortilèges et surexpose la réalité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6621448-9988590.jpg?v=1399970511" alt="À la fois léché et à la diable, un "Macbeth" qui évacue le surnaturel et surexpose la réalité" title="À la fois léché et à la diable, un "Macbeth" qui évacue le surnaturel et surexpose la réalité" />
     </div>
     <div>
      Si les sorcières sont des paillasses et les décors réduits à des rideaux qui voilent et dévoilent les scènes au lointain, les accessoires sont naturalistes. Les tapis, lampadaires, rambardes, meubles meublant aident à composer autant d’occasions de clichés contemporains. Ces images que tout pouvoir veut imposer à la conscience des peuples par l’entremise de journalistes <span style="font-style:italic">embedded</span> adeptes de <span style="font-style:italic">selfies</span>… ou de paparazzi choisis.       <br />
              <br />
       Les jeux s’appuient sur la médiane axiale, partent du lointain ou bien jaillissent d’un vomitoire (situé au milieu du public) qui monte à l’avant-scène. Le centre de la scène est occupé périodiquement par des tapis, autant d’occasion de bivouacs et d’étalages de soi ; ou des bulles de terre remontées des enfers qui de simples monticules deviennent point sublime à rendez-vous secrets, tertre de commandement, piédestal ou bunker. Lieux de pouvoir. Par essence immobiles, ils statufient. Cette disposition scénique tend à immobiliser l’action et n’en mesure que les états et résultats.       <br />
              <br />
       C’est ainsi que, dans cette histoire, les princes offrent leur image pour les couvertures glacées des magazines à <span style="font-style:italic">pipeolettes</span> : les héros descendant sur le tarmac, le carré VIP, la vie paisible au jardin d’hiver, joyau de vacances digne de Baltimore, le bal de jet set pour l’intronisation du nouveau roi Macbeth, des terrasses branchées de Londres pour les exilés.       <br />
              <br />
       Les envers du décor sont tout aussi léchés qui présentent des chorégraphies pour clips de sorcières en zombies et des scènes de crime protégées des curieux par des paravents tachés de sang.       <br />
              <br />
       Cette mise en scène de &quot;Macbeth&quot; tend un miroir du monde actuel. Ses miroitements sculptent comme un comportement standardisé à défaut d’être rationnel, tel que le conçoit le pouvoir contemporain. En privilégiant ainsi le visible sur l’invisible, le risque est grand de voir se réduire les sortilèges propre à l’effet théâtre quand le rythme et les métamorphoses ne sont pas au rendez-vous.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Les entrées-sorties des protagonistes sont encadrées par des changements de décors à vue. Effectuées avec vivacité par les figurants, petit peuple des serviteurs qui devrait être affairé ou effaré selon l’ambiance, et des &quot;kogen&quot; sont comme autant de coups de ballet sur la musique de Jean-Jacques Lemêtre.       <br />
              <br />
       Dans l’état des premières représentations, l’ensemble donne la sensation d’un systématisme et souffre d’un manque de personnification des rôles secondaires dans les effets collectifs qui nuit au développement dramatique des scènes. Ce qu’Ariane Mnouchkine avait si bien réussi avec la mise en scène des &quot;Atrides&quot;.       <br />
              <br />
       À l’évidence, les comédiens dans ce dispositif doivent aller au fond d’eux même, conquérir le rythme de l’élasticité, faire montre de nervosisme, entrer dans l’état d’ubris que déjà approchent Serge Nicolaï dans la traversée de son rôle de Macbeth, Nirupama Nityanandan dans la scène au bain de lady Macbeth, Maurice Durozier dans la jouissance égotiste de roi bourgeois, Vincent Mangado en Banquo devenu spectre, Duccio Bellugi-Vannuccini en fils de roi imberbe qui fantasme déjà toutes ses turpitudes…       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* En mai 1964, dix étudiants (Georges Donzenac, Myrrha Donzenac, Martine Franck, Gérard Hardy, Philippe Léotard, Ariane Mnouchkine, Roberto Moscoso, Jean-Claude Penchenat, Jean-Pierre Tailhade, Françoise Tournafond) fondent la &quot;Société coopérative ouvrière de production, le Théâtre du Soleil&quot; à laquelle chacun verse une participation de 900 Francs.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Macbeth"</b></div>
     <div>
      Texte : William Shakespeare.       <br />
       Traduction et mise en scène : Ariane Mnouchkine.       <br />
       Musique : Jean-Jacques Lemêtre.       <br />
       Avec l'ensemble de la troupe du Théâtre du Soleil.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">À partir du 30 avril 2014.</span>       <br />
       Mercredi, jeudi, vendredi à 19 h 30, samedi à 13 h 30 et à 19 h 30, dimanche à 13 h 30.       <br />
       Théâtre du Soleil, Cartoucherie de Vincennes, Paris 12e, 01 43 74 24 08.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-du-soleil.fr/thsol/index.php" target="_blank">&gt;&gt; theatre-du-soleil.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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