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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-09T02:02:37+02:00</updated>
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   <title>"Noire"… Héroïne avant l'heure d'une lutte pas encore complètement éteinte</title>
   <updated>2021-07-22T09:13:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Noire-Heroine-avant-l-heure-d-une-lutte-pas-encore-completement-eteinte_a3023.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2021-07-22T08:57:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le festival "Les beaux jours" se déroule du 7 juin au 24 juillet au Nouveau Théâtre de Montreuil. "Noire" en fait partie et raconte l'acte de Claudette Colvin, très jeune militante qui a refusé de laisser sa place à une personne blanche dans un bus avant même Rosa Parks. Autour de cette pièce déclinée graphiquement, est revécue une lutte avec une héroïne oubliée par l'histoire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57851383-42810574.jpg?v=1626938397" alt=""Noire"… Héroïne avant l'heure d'une lutte pas encore complètement éteinte" title=""Noire"… Héroïne avant l'heure d'une lutte pas encore complètement éteinte" />
     </div>
     <div>
      Claudette Colvin… ce nom ne vous dit vraisemblablement rien. C'est une adolescente noire de quinze ans qui a bousculé et fait changer les lois raciales des États-Unis d'Amérique en refusant de céder sa place à une personne blanche dans le bus le 2 mars 1955. C'était avant Rosa Parks (1913-2005) qui avait pris et fait et cause pour Claudette Colvin en la faisant aider par un avocat. Elle s'en souviendra neuf mois plus tard, le 1er décembre 1955, en faisant la même chose et qui aura des répercussions historiques beaucoup plus notoires.       <br />
              <br />
       Elle fut jugée au tribunal pour enfants le 18 mars 1955 et envoyée en prison. Un autre procès appelé &quot;Browder versus Gayle&quot; eut lieu le 11 mai 1956 avec Claudette Colvin et quatre autres femmes de couleur pour lutter contre la ségrégation dans les bus de Montgomery. Le procès fut gagné, deux juges fédéraux sur trois considérant la ségrégation dans les bus en Alabama comme inconstitutionnelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57851383-42810578.jpg?v=1626938433" alt=""Noire"… Héroïne avant l'heure d'une lutte pas encore complètement éteinte" title=""Noire"… Héroïne avant l'heure d'une lutte pas encore complètement éteinte" />
     </div>
     <div>
      L'Histoire oublie les précurseurs parfois. Sans doute trop black avec des cheveux qu'elle ne veut pas lisser comme nombre d'Afro-américains, pas assez religieuse aux yeux de certains ou trop pauvre selon certains historiens. Puis, le fait d'avoir eu un enfant à seize ans, avec une relation non consentie selon elle, la fait renvoyer de son école. Elle ne pouvait pas être emblématique pour certains leaders politiques afin de symboliser cette lutte.       <br />
              <br />
       &quot;Désormais vous êtes noirs&quot;… C'est par ces mots, dès le début de la pièce, qu'est convié le public pour qu'il essaie de ressentir l'oppression, le mépris dont sont victimes les Afro-américains, avec quelques rappels à la réalité &quot;Vous suivez toujours ?&quot;, l'époque semblant d'un autre âge, sans naïveté toutefois, avec un apartheid qui ne disait pas son nom. L'auteure Tania de Montaigne invite ainsi le public à être spect-acteur.       <br />
              <br />
       Lumière sur un tableau blanc en fond de scène sur laquelle, visibles par le biais d'une petite caméra située en plongée d'une longue table côté cour, sont exécutés des dessins pendant la représentation ou exposés des images, des photos, des livres, témoins de l'époque.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57851383-42810595.jpg?v=1626938535" alt=""Noire"… Héroïne avant l'heure d'une lutte pas encore complètement éteinte" title=""Noire"… Héroïne avant l'heure d'une lutte pas encore complètement éteinte" />
     </div>
     <div>
      Il y a un va-et-vient entre ce graphisme et le jeu théâtral. Sophie Richelieu est plusieurs personnages, mimant leurs voix et leurs dégaines comme celle d'un juge, d'un policier, d'un leader politique, de Claudette Colvin, d'un chauffeur de bus ou d'un passager blanc. Les faits sont imagés via des dessins de Charlotte Melly figurant, par exemple, le bus avec ses sièges et sa politique ségrégationniste. Pour éviter qu'un blanc ne se retrouve debout, toute une rangée de personnes noires, au nombre de quatre, doit se lever pour lui laisser sa place. Pas de mélange.       <br />
              <br />
       Le mariage entre dessins, photos, musique, chant et narration donne une densité artistique à plusieurs entrées très intéressantes à cette création car différents chemins artistiques l'y amènent. C'est intelligemment bien mené. Par ces biais qui donnent un timbre émotionnel de très bel acabit, la mise en scène de Lucie Nicolas facilite la lecture de cette pièce.       <br />
              <br />
       Aujourd'hui, Claudette Colvin a quatre-vingt-un ans. Une rue à Montgomery porte son nom et, depuis 2017, le maire de Montgomery de l'époque, Todd Strange, a déclaré que le 2 mars de chaque année sera le &quot;Claudette Colvin day&quot;, une journée consacrée à sa mémoire. Soixante ans après, les historiens redécouvrent l'action héroïque d'une adolescente de quinze ans face aux lois raciales et ségrégationnistes de la plus grande puissance militaire et économique au monde. Le courage n'a pas d'âge et sait rester humble.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Noire"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57851383-42810618.jpg?v=1626938648" alt=""Noire"… Héroïne avant l'heure d'une lutte pas encore complètement éteinte" title=""Noire"… Héroïne avant l'heure d'une lutte pas encore complètement éteinte" />
     </div>
     <div>
      D'après &quot;Noire : La vie méconnue de Claudette Colvin&quot; de Tania de Montaigne.       <br />
       Adaptation : Lucie Nicolas, Charlotte Melly.       <br />
       Mise en scène : Lucie Nicolas.       <br />
       Avec : Charlotte Melly (dessin en direct et manipulation) et Sophie Richelieu (jeu et chant).       <br />
       Collaboration artistique : collectif F71.       <br />
       Scénographie : Charlotte Melly.       <br />
       Création lumière : Laurence Magnée.       <br />
       Musique, son : Fred Costa.       <br />
       Construction : Max Potiron.       <br />
       Collaboration vidéo : Sébastien Sidaner.       <br />
       Par le Collectif F71.       <br />
       Durée : 1 h 35.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 20 au 23 juillet 2021.</span>       <br />
       Mardi, mercredi et jeudi à 20 h, vendredi à 15 h.       <br />
       Nouveau Théâtre de Montreuil, Salle Jean-Pierre Vernant, Montreuil (93), 01 48 70 48 90.       <br />
              <br />
       <b>Festival &quot;Les beaux jours&quot;</b>       <br />
       Du 7 juin au 24 juillet 2021.       <br />
       <a class="link" href="https://www.nouveau-theatre-montreuil.com/fr/programme/Les-beaux-jours/les-beaux-jours1" target="_blank">&gt;&gt; nouveau-theatre-montreuil.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57851383-42810627.jpg?v=1626938705" alt=""Noire"… Héroïne avant l'heure d'une lutte pas encore complètement éteinte" title=""Noire"… Héroïne avant l'heure d'une lutte pas encore complètement éteinte" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Via Sophiatown… Quand la danse devient un porte-voix politique</title>
   <updated>2014-07-29T18:50:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Via-Sophiatown-Quand-la-danse-devient-un-porte-voix-politique_a1176.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6861139-10487932.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-07-29T17:22:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans sa dernière comédie musicale, la compagnie Via Katlehong Dance nous invite à découvrir deux danses venues des faubourgs de Johannesburg, la pantsula et le gumboot, danses d’expression sociale et politique qui ont émergé dans les années cinquante durant la politique d’Apartheid qui sévissait en Afrique du Sud.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6861139-10487932.jpg?v=1406649545" alt="Via Sophiatown… Quand la danse devient un porte-voix politique" title="Via Sophiatown… Quand la danse devient un porte-voix politique" />
     </div>
     <div>
      Sophiatown a été un quartier multiracial de Johannesburg où noirs, indiens et métis habitaient. Puis, en 1955, l’Apartheid a décidé de séparer les différentes populations en déplaçant, entre autres, les noirs dans le quartier de Soweto.        <br />
              <br />
       Ce sont sur le chant, la danse et la musique que se tisse cette comédie musicale qui retrace l’histoire sociale et politique de Sophiatown. C’est au travers de ce prisme autant politique, mémoriel qu’artistique que nous convie le spectacle autour de la pantsula et du gumboot, sous le prisme de rythmes effrénés et de mouvements dont la géométrie angulaire est inexistante.        <br />
              <br />
       La pantsula est une danse syncopée rapide durant laquelle les bras des danseurs basculent de haut en bas dans des relâchés nourris de mouvements simples et rapides des membres inférieurs et supérieurs. Vifs, les mouvements restent toutefois dans un pré-carré où l’amplitude n’est pas la qualité première. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6861139-10487933.jpg?v=1406650705" alt="Via Sophiatown… Quand la danse devient un porte-voix politique" title="Via Sophiatown… Quand la danse devient un porte-voix politique" />
     </div>
     <div>
      La gestuelle participe à des mouvements rapides. Elle semble ainsi presque esquissée. Et pourtant, tendus, vibrants, ondulés, latéraux, de biais ou frontaux, les mouvements sont de différents ordres et marqués d’un cachet corporel autant dynamique que léger.        <br />
              <br />
       Les pas sont déportés sur les côtés donnant une latitude aux bras qui épousent de biais un espace faisant du tronc l’axe fixe des mouvements avant que des tremblements n’apparaissent le long du visage des danseurs ou à l’extrémité de leurs membres inférieurs et supérieurs.        <br />
              <br />
       Rien n’est académique dans cette danse, académisme dans le sens où la gestuelle est portée par les mouvements comme résultat ou conséquence de ceux-ci. Les mouvements portent la gestuelle donnant un influx, un rythme second aux membres qui fait que celle-ci semble mourir à chaque fin de mouvements pour renaître ensuite au suivant. Le jeu théâtral est aussi très présent où les danseurs, par des attitudes faciales et corporelles, donnent aux mouvements un timbre de joie et de bonne humeur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6861139-10487971.jpg?v=1406650851" alt="Via Sophiatown… Quand la danse devient un porte-voix politique" title="Via Sophiatown… Quand la danse devient un porte-voix politique" />
     </div>
     <div>
      La seconde danse, le gumboot, était un code qu’utilisaient les mineurs noirs entre eux car ils étaient interdits de parole devant les propriétaires blancs. Le gumboot s’est forgé une identité corporelle en élaborant un mode d’expression développé, devenant &quot;langage&quot; corporel, qui a donné lieu ensuite à une danse. Tout se joue sur les membres inférieurs revêtus de bottes et sur lesquels les mains viennent taper pour donner du rythme et des tonalités différentes sur le plastique des bottes. Les mouvements des bras et des mains vont du bas vers le haut dans une posture où le dos du danseur est souvent courbé.        <br />
              <br />
       Les bottes deviennent autant instrument de musique que &quot;ballerine&quot;. Un même instrument devient le fil conducteur de la musique et de la danse. Les mineurs ont fait de leur outil de travail un Art comme réponse originale et inventive pour faire d’une force d’exploitation un instrument d’émancipation. La botte, outil aliénant du travailleur, devient une émancipation artistique.        <br />
              <br />
       La pantsula et le gumboot sont habillés de spontanéité, de naturel et d’expressivité. Le spectacle est aussi accompagné de chants et de musique, au travers du clavier, du saxophone et de percussions         <br />
              <br />
       La danse devient le porte-voix d’une expression et d’une revendication d’un peuple. Elle est ainsi la digne représentante d’un Art qui joue et qui a joué avec succès un rôle dans les faubourgs de Johannesburg comme outil d’épanouissement politique, culturel et social. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Via Sophiatown"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6861139-10488034.jpg?v=1406651983" alt="Via Sophiatown… Quand la danse devient un porte-voix politique" title="Via Sophiatown… Quand la danse devient un porte-voix politique" />
     </div>
     <div>
      Par la compagnie Via Katlehong Dance.       <br />
       Directeur artistique : Buru Mohlabane.       <br />
       Chorégraphe : Vusi Mdoyi avec la collaboration de Mpho Molepo et toute l’équipe de Via Katlehong Dance.       <br />
       Costumes : Dark Dindie.       <br />
       Lumières : Alix Veillon.       <br />
       Scénographie et direction technique : David Hlatshwayo.       <br />
       Chant et narration : Nomathamsanqa Baba, Thembinkosi Hlophe.       <br />
       Musiciens : Jackson Vilakazi, Muzi Radebe.       <br />
       Percussions : Tshepo Nchabeleng, Vuyani Feni.       <br />
       Avec : Tshepo Nchabeleng, Vuyani Feni, Mandlenkosi Fanie, Vusi Mdoyi, Mbali Nkosi, Matshidiso Mokoka, Boitumelo Tshupa, Thembinkosi Hlophe.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 14 juillet au 3 août 2014.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30, dimanche à 17 h.       <br />
       Avec le festival Paris Quartier d'été.       <br />
       Théâtre de la Cité Internationale, Paris 14e, 01 43 13 50 50.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredelacite.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelacite.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       2 septembre 2014 : Festival Oriente Occidente, Rovereto (Italie).       <br />
       18 novembre 2014 : Espace Michel-Simon, Noisy-le-Grand (93).       <br />
       21 novembre 2014 : Théâtre de la Renaissance, Mondeville (14).       <br />
       25 au 27 novembre 2014 : MC2, Grenoble (38).       <br />
       29 novembre 2014 : Ma scène nationale, Montbeliard (25).       <br />
              <br />
       13 mars 2015 : Les Salines, scène nationale, Martigues (13).       <br />
       17 mars 2015 : Théâtres en Dracénie, Draguignan (83).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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