<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.larevueduspectacle.fr" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.larevueduspectacle.fr/</id>
 <updated>2026-03-08T03:47:28+01:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <icon>https://www.larevueduspectacle.fr/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>"L'absence de guerre"… Une cuisine politique anglaise peu épicée</title>
   <updated>2019-01-23T12:44:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/L-absence-de-guerre-Une-cuisine-politique-anglaise-peu-epicee_a2328.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/30021075-28815750.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-01-23T11:59:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La pièce raconte la phase finale des élections anglaises de 1992 lors de laquelle le parti travailliste, donné vainqueur jusqu'aux dernières minutes, échoua face aux conservateurs menés par John Major.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30021075-28815750.jpg?v=1548242220" alt=""L'absence de guerre"… Une cuisine politique anglaise peu épicée" title=""L'absence de guerre"… Une cuisine politique anglaise peu épicée" />
     </div>
     <div>
      L'auteur David Hare s'inspire de ces faits réels, dont il a suivi tous les événements de campagne, pour dresser un réquisitoire sans pitié sur le monde de la politique anglaise et, plus généralement, sur les dérives que les grands partis politiques européens effectuent pour se prostituer auprès des pouvoirs médiatiques de plus en plus puissants.       <br />
              <br />
       Dans le cercle étroit de la garde rapprochée du candidat travailliste George Jones, où s'agitent divers conseillers mais surtout les fidèles de la première heure, arrive une nouvelle conseillère en communication. L'image et le discours sont au centre des préoccupations.       <br />
              <br />
       Entre le chef du parti et son second, c'est une joute de fraternels ennemis qui se joue, mais surtout une soumission totale dans les déclarations faites à la presse, aux paroles communes, aux discours préétablis et aux interdits de sujet : le discours du parti sur les grands thèmes sociétaux doit être non seulement concordant mais identique à la syllabe près. Non, nous ne sommes pas dans un régime totalitaire, mais dans un l'un des fleurons historiques de la démocratie : l'Angleterre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30021075-28815767.jpg?v=1548242252" alt=""L'absence de guerre"… Une cuisine politique anglaise peu épicée" title=""L'absence de guerre"… Une cuisine politique anglaise peu épicée" />
     </div>
     <div>
      Nous voici dans la petite cuisine des coulisses de ceux qui visent le pouvoir. Mais aussi dans la dénonciation de l'emprise des médias qui privilégient la forme sur le contenu au point que le contenu politique lui-même devient plus un argument de vente que de conviction. Les coulisses, dans la politique comme au théâtre, sont des no man's land à mi-chemin entre l'intime et le public : un lieu trouble où l'angoisse et la frénésie peuvent exploser, mais où l'on ne sait pas toujours si ce qui s'y déroule est réel ou joué.       <br />
              <br />
       Aurélie Van Den Daele use du procédé de retransmissions en direct sur un écran géant qui domine la scène pour évoquer cet entre-deux où le sincère fait des galipettes avec le factice. Toute la mise en scène est une circulation entre des couloirs, un arrière-plan vitré et le plateau représentant le bureau de campagne, froid et fonctionnel. Des inserts en très gros plans dévoilent ou doublent les scènes, les apartés. Une manière de démultiplier les angles, de créer une frénésie d'images et de sons, de mettre en mouvement permanent les différents épisodes de cette envolée vers la victoire où les petites guerres et les jeux d'influences ne font que proliférer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30021075-28815780.jpg?v=1548242274" alt=""L'absence de guerre"… Une cuisine politique anglaise peu épicée" title=""L'absence de guerre"… Une cuisine politique anglaise peu épicée" />
     </div>
     <div>
      À vouloir tout montrer, tout animer, la pièce et la mise en scène tendent pourtant à faire beaucoup de bruit pour rien (puisqu'il est beaucoup fait référence à Shakespeare). On s'attache au détail, on évite les fractures, et cette volonté cinématographique de rythme, de course, de construction en montage digne d'un thriller télé fait spectacle : c'est un show, que le texte lui-même dénonce.       <br />
              <br />
       Cela ne touche en rien la qualité du travail scénographique, filmique, sonore, très léché, ni l'extrême et totalement convaincante implication des comédiens qui, en virtuoses, passent du jeu avec la caméra au jeu pour le public en salle. Un bel écrin pour une belle danse, mais dont les qualités formelles effacent la cruauté et la violence de la politique et de la guerre médiatique évoquées ici.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'absence de guerre"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30021075-28815788.jpg?v=1548242303" alt=""L'absence de guerre"… Une cuisine politique anglaise peu épicée" title=""L'absence de guerre"… Une cuisine politique anglaise peu épicée" />
     </div>
     <div>
      Texte : David Hare.       <br />
       Traduction : Dominique Hollier.       <br />
       Mise en scène : Aurélie Van Den Daele, artiste associée du théâtre de l'Aquarium.       <br />
       Avec : Émilie Cazenave, Grégory Corre, Julien Dubuc (cadreur plateau), Grégory Fernandes, Julie le Lagadec, Alexandre le Nours, Sidney Ali Mehelleb, Marie Quiquempois, Victor Veyron.       <br />
       Collaboration artistique : Mara Bijeljac.       <br />
       Scénographie lumière/vidéo, son : Collectif Invivo (Chloé Dumas, Julien Dubuc, Grégoire Durrande).       <br />
       Binôme scénographie : Charles Boinot.       <br />
       Costumes : Élisabeth Cerqueira.       <br />
       Stagiaires assistants : Thibaut Besnard &amp; Pauline Labib.       <br />
       Par le Deug Doen Group.       <br />
       Durée : 2 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 janvier au 3 février 2019.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de l'Aquarium, La Cartoucherie, Paris 12e, 01 43 74 99 61.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredelaquarium.net/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaquarium.net</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/L-absence-de-guerre-Une-cuisine-politique-anglaise-peu-epicee_a2328.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Sonnets"… Sur les chemins d'une sophistication pleine de tact de délicatesse</title>
   <updated>2016-12-15T11:16:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Sonnets-Sur-les-chemins-d-une-sophistication-pleine-de-tact-de-delicatesse_a1721.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/10780359-17798275.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-12-14T14:00:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"… il manque un art à nos yeux, ils peignent ce qu'ils voient ; rien du cœur..."* Il est possible que l'on ne connaisse jamais les réels protagonistes des poèmes d'amour attribués à Shakespeare. Peu importe…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10780359-17798275.jpg?v=1481722308" alt=""Sonnets"… Sur les chemins d'une sophistication pleine de tact de délicatesse" title=""Sonnets"… Sur les chemins d'une sophistication pleine de tact de délicatesse" />
     </div>
     <div>
      De cette Renaissance anglaise, plus que toutes les autres, touchée par la mélancolie, il persiste à travers les siècles cet hommage étonnant fait à la beauté et à l'être aimé. Et l'orgueilleuse idée réalisée par la matière même de ces sonnets que les mots du poète expriment à jamais l'Amour et son éternité. En dépit même de la loi implacable qui veut que tout s'étiole et s'évanouisse.       <br />
              <br />
       C'est à la lueur d'une chandelle, juchés sur un tertre de terre meuble couvert de &quot;mille-fleurs&quot;, que Louise Moaty et Romain Falik échangent la parole et le chant, la voix humaine et le luth, les mots de William Shakespeare et les notes de John Dowland son contemporain.       <br />
              <br />
       Les deux artistes révèlent une très grande sensibilité au propos et entrent en communion. Par le timbre des voix, le son de l'instrument et l'ombre des corps, le luth devient chimère avec quatre mains et deux têtes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La maîtrise de la scène se dissimule sous une apparente naïveté de la forme et, par l'union réussie des corps et des sons, dans le désir de silence et d'écoute exprimé, se trouve restitué le sentiment de Merveilleux. Qui est l'objet même du spectacle.       <br />
              <br />
       Le spectateur, par les chemins d'une sophistication pleine de tact de délicatesse, est porté sur les rives d'une sensibilité oubliée : son intimité.       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">* Sonnet 24 de William Shakespeare.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Sonnets"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10780359-17798565.jpg?v=1481722397" alt=""Sonnets"… Sur les chemins d'une sophistication pleine de tact de délicatesse" title=""Sonnets"… Sur les chemins d'une sophistication pleine de tact de délicatesse" />
     </div>
     <div>
      Mise en scène : Louise Moaty.       <br />
       Conception musicale : Thomas Dunford.       <br />
       Avec : Louise Moaty (comédienne), Thomas Dunford ou Romain Falik (luth).       <br />
       Scénographie : Louise Moaty &amp; Christophe Naillet. Traduction : Louise Moaty &amp; Raphaël Meltz. Regard sur la mise en scène : Geoffroy Carey. Accompagnement vocal : Claire Lefilliâtre. Costumes : Julia Brochier. Création lumière : Christophe Naillet.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
       Cie Les Mirages.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 au 16 décembre 2016.</span>       <br />
       Lundi, mercredi et vendredi à 20 h 30, mardi et jeudi à 19 h 30.       <br />
       Maison de la Culture, Amiens (80), 03 22 97 79 77.       <br />
       <a class="link" href="http://www.maisondelaculture-amiens.com/" target="_blank">&gt;&gt; maisondelaculture-amiens.com</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">27, 28 et 29 janvier 2017</span> : Théâtre de Caen, Église Notre-Dame de la Gloriette, Caen (14).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Sonnets-Sur-les-chemins-d-une-sophistication-pleine-de-tact-de-delicatesse_a1721.html" />
  </entry>
</feed>
