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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-15T00:49:26+02:00</updated>
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   <title>"Nouveau(x) Genre(s)"… Révéler l'épaisseur de mystère que recèle tout être humain</title>
   <updated>2018-01-31T09:25:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Nouveau-x-Genre-s-Reveler-l-epaisseur-de-mystere-que-recele-tout-etre-humain_a2036.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2018-01-31T09:06:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans une forme de confidence confiante et effrontée, la comédienne et autrice Caroline de Diesbach ne craint pas d'exprimer la densité de son inconscient, troublée qu'elle est par son état, son statut de femme. Avec beaucoup de distance amusée, elle part à la recherche de la cause de ses peurs et de ses blocages.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19845901-23565344.jpg?v=1517386346" alt=""Nouveau(x) Genre(s)"… Révéler l'épaisseur de mystère que recèle tout être humain" title=""Nouveau(x) Genre(s)"… Révéler l'épaisseur de mystère que recèle tout être humain" />
     </div>
     <div>
      Dans &quot;Nouveau(x) genre(s)&quot;, elle se glisse dans l'échancrure du manteau d'Arlequin d'un blanc immaculé, s'empare des pendrillons pour mieux s'en parer, comme lés de tissus précieux qu'elle fait crisser. Faille de soie qu'elle piétine.       <br />
              <br />
       En prenant ainsi l'espace de jeu, elle se défait des signes extérieurs de la féminité et, dans la représentation qu'elle donne d'elle-même, s'offre à l'analyse. Le spectacle est celui des allées et retours chez la psychanalyste (Isabelle Gomez). Et, de manière manifeste par le désir et la jouissance que lui procure le théâtre, la comédienne noue avec le public qui partage ce même désir et cette même jouissance un lien solide.       <br />
              <br />
       Dans la simplicité apparente du dispositif, le spectateur suit le jeu de pistes de l'inconscient, accompagne de son écoute les étapes de la cure. Il est heureux de suivre le personnage qui, grâce aux interruptions momentanées imposées par sa psychanalyste, conquiert le mot précis et la situation juste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19845901-23565411.jpg?v=1517386411" alt=""Nouveau(x) Genre(s)"… Révéler l'épaisseur de mystère que recèle tout être humain" title=""Nouveau(x) Genre(s)"… Révéler l'épaisseur de mystère que recèle tout être humain" />
     </div>
     <div>
      Il est aussi heureux de percevoir que la psychanalyste est une femme aussi midinette que les autres et qu'en bon professionnel, elle est capable d'interrompre la conversation. Que celle-ci dérive vers des idées reçues et convenues (autant d'impasses pour l'interprétation ) ou qu'affleurent le lapsus, le jeu de mot révélateur (autant de pistes ouvertes).       <br />
              <br />
       Et le récit s'élabore, ponctué de chansons. Il est celui d'une histoire personnelle et singulière et celui d'un conte. Aidé par le dispositif du théâtre, le spectateur fait un retour vers le passé toujours actif, entre dans la connaissance de la petite enfance. Cette phase durant laquelle l'enfant qui, par définition est celui qui ne parle pas, effectue tous les apprentissage du langage alors que, de manière paradoxale justement, les mots pour dire les choses, les situations, les sensations n'existent pas encore. Ce qui n'empêche pas l'enfant de voir, ressentir et réfléchir avec tout son bagage. Et l'adulte d'en ressentir les effets.       <br />
              <br />
       Et par l'entremise de cette psychanalyse réussie, sous la transparence affichée dans la révélation des faits, se révèle l'épaisseur de mystère que recèle tout être humain.        <br />
              <br />
       Dans ces capacités de métamorphoses. Celles de la comédienne qui redoublent celles de la femme. Tous les rôles. Il y a aussi en filigrane le mystère de l'amour d'un père pour sa fille et réciproquement. Et d'évidence le mystère d'un théâtre qui sonne comme le comblement heureux d'une faille de soi.       <br />
              <br />
       Le spectateur applaudit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Nouveau(x) Genre(s)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19845901-23565427.jpg?v=1517386471" alt=""Nouveau(x) Genre(s)"… Révéler l'épaisseur de mystère que recèle tout être humain" title=""Nouveau(x) Genre(s)"… Révéler l'épaisseur de mystère que recèle tout être humain" />
     </div>
     <div>
      Texte : Caroline de Diesbach.       <br />
       Mise en scène : Caroline de Diesbach.       <br />
       Avec : Caroline de Diesbach, Isabelle Gomez.       <br />
       Musique : Marielle Tognazzoni, Thierry Epiney, Gilles Normand.       <br />
       Vidéo : Vincent Forclaz, Julien Valentini.       <br />
       Lumière : Jérôme Hugon.       <br />
       Décor : Valérie Margot.       <br />
       Chorégraphie : Géraldine Lonfat.       <br />
       Regard extérieur : Mathilde Braun, Sébastien Ehlinger.       <br />
       Conseiller artistique : Philippe Metz.       <br />
       Compagnie Tecem.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19845901-23565434.jpg?v=1517386512" alt=""Nouveau(x) Genre(s)"… Révéler l'épaisseur de mystère que recèle tout être humain" title=""Nouveau(x) Genre(s)"… Révéler l'épaisseur de mystère que recèle tout être humain" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 22 janvier au 7 mars 2018.</span>       <br />
       Lundi, mardi, mercredi à 21 h, dimanches 20 h (relâches les dimanches 28/01 et 18/02).       <br />
       Manufacture des Abbesses, Paris 18e, 01 42 33 42 03.       <br />
       <a class="link" href="http://www.manufacturedesabbesses.com/" target="_blank">&gt;&gt; manufacturedesabbesses.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Un divan pour la scène" : une proposition maladroite entraînant une confusion des genres et des intentions</title>
   <updated>2017-10-10T06:09:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-divan-pour-la-scene-une-proposition-maladroite-entrainant-une-confusion-des-genres-et-des-intentions_a1939.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/17550995-22019569.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-10-10T05:56:00+02:00</published>
   <author><name>Ludivine Picot</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Un divan pour la scène se présente comme une pièce à tiroirs avec de multiples intrigues. Se profilent les relations sociales qui existent entre les différents personnages, mais qui questionnent également les rapports qui se nouent entre les entités représentées : la patiente avec le thérapeute, la comédienne avec le metteur en scène, la femme avec l'homme et vice-versa, etc.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17550995-22019569.jpg?v=1507607933" alt=""Un divan pour la scène" : une proposition maladroite entraînant une confusion des genres et des intentions" title=""Un divan pour la scène" : une proposition maladroite entraînant une confusion des genres et des intentions" />
     </div>
     <div>
      Une femme vient consulter un psychologue. À peine assise lui explique-t-elle qu'elle ne sait pas bien la raison qui l'a poussée à prendre rendez-vous. Elle tente de parler d'elle, n'y arrive pas. Depuis quand ressent-elle cette difficulté à s'exprimer ? Depuis l'adolescence. Dans la vie, Colombe est comédienne. Le parallèle effectué entre le monde du théâtre et celui de la psychologie est très intéressant. Au théâtre, on se désincarne soi-même pour pouvoir incarner l'autre. On abandonne notre personne pour devenir un personnage. On joue à être quelqu'un d'autre, qui a une autre vie, d'autres pensées et d'autres rêves. On échappe à soi-même.       <br />
              <br />
       La mise en scène est simple et explicite. Deux fauteuils que les comédiens déplacent pour changer d'atmosphère et de situation. Face au public, au centre de la scène et proches l'un de l'autre pour dessiner le cabinet intimiste d'un psychanalyste. La position des sièges reste la même mais le professionnel prend la place du patient lorsqu'il rencontre son superviseur. Les psychologues aussi ont besoin de se confier et d'être conseillé, que ce soit dans leur vie privée ou professionnelle. Les fauteuils sont ramenés de part et d'autre de la scène pour figurer l'espace de jeu du plateau. Le fictif se calque sur le réel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17550995-22019573.jpg?v=1507607975" alt=""Un divan pour la scène" : une proposition maladroite entraînant une confusion des genres et des intentions" title=""Un divan pour la scène" : une proposition maladroite entraînant une confusion des genres et des intentions" />
     </div>
     <div>
      Colombe travaille le rôle d'Elvire, personnage de la pièce &quot;Dom Juan&quot;. Elvire, c'est l'amante trahie et abandonnée par celui qu'elle aime, qui décide d'entrer au couvent pour sauver son âme. Elle prie Dom Juan de bien vouloir se repentir pour son salut. Le metteur en scène et la comédienne en sont au moment où la femme blessée implore l'amoureux perdu. Les avis sur l'interprétation des sentiments et de la volonté d'Elvire à ce moment divergent.       <br />
              <br />
       L'un voit en elle une femme qui ne cesse d'être dominée par sa passion et qui cherche à retourner auprès de Dom Juan ; l'autre est persuadée qu'il n'en est rien, qu'elle a tiré un trait sur leurs relations et qu'elle ne cherche qu'à lui faire entendre raison. Avec le personnage d'Elvire et le lien qui existe avec Dom Juan, on se rapproche de l'image que Colombe se fait d'elle-même et de son rapport avec les hommes.       <br />
              <br />
       Au fil du récit psychanalytique, la figure du metteur en scène semble se transposer à celle de Dom Juan, homme égoïste et manipulateur qui ne vit que pour son bon plaisir sans se soucier des autres. Si tel était l'objectif de la pièce, de façonner un personnage qui reprend les traits de ce célèbre séducteur, il aurait probablement dû le faire transparaître plus explicitement dans les intentions d'Erwann envers Colombe. Là, nous n'apercevons qu'un simple flirt anodin entre deux adultes et la réaction de Colombe nous semble disproportionnée et incompréhensible.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17550995-22019576.jpg?v=1507608017" alt=""Un divan pour la scène" : une proposition maladroite entraînant une confusion des genres et des intentions" title=""Un divan pour la scène" : une proposition maladroite entraînant une confusion des genres et des intentions" />
     </div>
     <div>
      Certains choix de mise en scène gênent quant à l'appréhension du spectacle. Nous sommes dans une comédie analytique où tous les personnages sont dotés de traits psychologiques crédibles. Pourtant, Julia paraît tout droit sortie d'un autre spectacle. Elle n'est pas naturelle ; elle exagère tout : sa façon de parler, de marcher et de se comporter. Elle nous donne l'impression qu'il existe deux directions d'acteurs pour cette même pièce, deux directions relativement opposées.       <br />
              <br />
       La pièce débute sur un bon jeu d'acteur, où chacun campe son personnage avec aisance et pertinence. Les transitions entre les différentes scènes sont rapidement et parfaitement effectuées. Mais l'on a le sentiment que les comédiens se sont perdus en chemin et ont pris des routes différentes les unes des autres. Naturel, comique, caricatural, extraverti, sobre, dramatique… les genres se bousculent. Les intentions du metteur en scène ne sont pas assez nettes pour le public parce que peut être trop évidentes pour celui qui est à la fois auteur, acteur et organisateur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Un divan pour la scène"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17550995-22019579.jpg?v=1507608047" alt=""Un divan pour la scène" : une proposition maladroite entraînant une confusion des genres et des intentions" title=""Un divan pour la scène" : une proposition maladroite entraînant une confusion des genres et des intentions" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jean-Luc Solal.       <br />
       Mise en scène : Jean-Luc Solal, assisté de Bérengère de Pommerol.       <br />
       Avec : José Da Silva, Grégory Ondet, Olga Shuvalova, Jean-Luc Solal, Claire Tatin.       <br />
       Scénographie : Olivier Prost.       <br />
       Musique originale : Patrick Rivière.       <br />
       Costumes : Alexia et Marylin.       <br />
       Créatrice lumières : Catherine Richaud.       <br />
       Compagnie Théâtre de la Promesse.       <br />
       Durée : 1 h 50.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 septembre au 29 octobre 2017.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 19 h (semaines paires) ou 21 h (semaines impaires),        <br />
       dimanche à 19 h.       <br />
       Théâtre Le Funambule, Paris 18e, 01 42 23 88 83.       <br />
       <a class="link" href="http://www.funambule-montmartre.com/" target="_blank">˃˃ funambule-montmartre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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