<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.larevueduspectacle.fr" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.larevueduspectacle.fr/</id>
 <updated>2026-09-08T19:58:57+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <icon>https://www.larevueduspectacle.fr/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>"Gypsy" Première en France d'un célèbre opéra-comique américain porté par une distribution des plus talentueuses !</title>
   <updated>2025-04-22T09:42:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Gypsy-Premiere-en-France-d-un-celebre-opera-comique-americain-porte-par-une-distribution-des-plus-talentueuses-_a4201.html</id>
   <category term="Lyrique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88051971-62368192.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-04-22T08:22:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Considérée aux États-Unis comme la sœur aînée des comédies musicales, "Gypsy" est l'histoire d'une artiste burlesque américaine, célèbre dans les années trente jusqu'à sa mort en 1970. Sur une musique de Jules Styne, Laurent Pelly monte un spectacle semi-scénique avec un orchestre partageant le plateau avec les interprètes, où Natalie Dessay incarne avec brio la protagoniste principale, accompagnée d'une distribution qui ferait des envieux.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88051971-62368192.jpg?v=1745252688" alt=""Gypsy" Première en France d'un célèbre opéra-comique américain porté par une distribution des plus talentueuses !" title=""Gypsy" Première en France d'un célèbre opéra-comique américain porté par une distribution des plus talentueuses !" />
     </div>
     <div>
      &quot;Gypsy&quot; est librement inspiré des &quot;Mémoires de Gypsy Rose Lee&quot; (1957) de Rose Louise Hovick (1911-1970), son vrai nom dans la vie civile. Elle fut l'une des plus célèbres artistes du show-business américain de Broadway ainsi que dans l'art de l'effeuillage avec son célèbre numéro de strip-tease.       <br />
              <br />
       En version originale en anglais, l'opéra-comique est surtitré. Il n'avait jamais été joué en France. Oubli gommé aujourd'hui avec Laurent Pelly en charge de la mise en scène, accompagnée du livret d'Arthur Laurents.       <br />
              <br />
       Assise dans un fauteuil blanc en arrière-scène, Rose (Natalie Dessay), entourée des autres protagonistes, est la dernière à apparaître en avant-scène, après qu'ils eurent tous défilé. Cette présentation de la distribution est effectuée à l'entame de l'opéra-comique et fait partie du spectacle, comme si chacun avait été imaginé, alors que la dramaturgie est basée sur le vécu de Gypsy Lee Rose. Ce parti pris permet de mettre en relief sa vie comme si elle n'avait été que représentation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88051971-62368194.jpg?v=1745252722" alt=""Gypsy" Première en France d'un célèbre opéra-comique américain porté par une distribution des plus talentueuses !" title=""Gypsy" Première en France d'un célèbre opéra-comique américain porté par une distribution des plus talentueuses !" />
     </div>
     <div>
      La fable musicale a tous les ingrédients d'une réalité qui peut être vécue, de plus en plus aujourd'hui avec les réseaux sociaux et les émissions de télé-réalité, dans certaines familles. C'est celle d'une mère, Rose, qui a de grandes ambitions artistiques pour ses enfants, June (Medya Zana) et Louise (Neïma Naouri). Possessive, jusqu'à occulter leurs désirs et refuser de les voir grandir et se marier afin de les sacrifier à ses objectifs artistiques, Natalie Dessay interprète superbement Rose en l'incarnant autant comme omniprésente dans leur vie qu'exigeante et dominatrice avec eux.       <br />
              <br />
       L'opéra-comique, découpé en deux actes, se déroule dans les années 1920-1930. Avant d'être une mère, Rose est agente pour ses filles. Ainsi, deux générations d'acteurs, enfants puis devenus adultes, sont sur les planches. Il y a du théâtre, de la danse et du chant lyrique et sur ces trois volets, les artistes brillent de talent.       <br />
              <br />
       La soprano Natalie Dessay plante généreusement une &quot;Rose&quot; énergique avec des ruptures de jeu qui embrassent tout un spectre d'émotions, car l'ambition de celle-ci a ses échecs, ses succès, ses attentes, ses abandons et ses désillusions. La voix et le jeu de Natalie Dessay sont des atouts artistiques qui lui permettent d'étaler, dans un vaste registre autant théâtral que lyrique, une réelle présence pour ces différents moments.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88051971-62368220.jpg?v=1745252743" alt=""Gypsy" Première en France d'un célèbre opéra-comique américain porté par une distribution des plus talentueuses !" title=""Gypsy" Première en France d'un célèbre opéra-comique américain porté par une distribution des plus talentueuses !" />
     </div>
     <div>
      Sur une musique de Jules Styne, l'orchestre de chambre de Paris, sous la direction de Gareth Valentine, est situé au milieu du plateau, avec des scènes d'opéra-comique qui se déroulent devant ou derrière l'ensemble musical. Rose intervient dès les premières mesures auprès de l'orchestre pour qu'il joue de façon plus rythmée dans un tableau où sa fille June danse. Il devient presque un personnage à part entière, du moins un élément scénographique, au-delà de la musique, très important, donnant un relief aux scènes les situant soit proches, soit plus à distance des spectateurs. Autre moment, celui avec les strip-teaseuses, dans les coulisses de leur spectacle, qui est superbe et tout en rythme avec le chant, entre autres, de Neïma Naouri.       <br />
              <br />
       C'est une très belle comédie musicale, riche dans sa composition musicale et dramaturgique, et dotée d'un délicieux cocktail artistique assuré par une distribution des plus talentueuses.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Gypsy"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88051971-62368223.jpg?v=1745252764" alt=""Gypsy" Première en France d'un célèbre opéra-comique américain porté par une distribution des plus talentueuses !" title=""Gypsy" Première en France d'un célèbre opéra-comique américain porté par une distribution des plus talentueuses !" />
     </div>
     <div>
      D'après &quot;Les mémoires de Gypsy Rose Lee&quot;       <br />
       Comédie musicale en deux actes.       <br />
       Musique : Jules Styne.       <br />
       Livrets : Arthur Laurents.       <br />
       Paroles : Stephen Sondheim.       <br />
       Traduction des dialogues : Agathe Mélinand       <br />
       Direction musicale de l'Orchestre de Chambre de Paris : Gareth Valentine.       <br />
       Mise en scène et costumes : Laurent Pelly.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Paul Higgins.       <br />
       Chorégraphie : Lionel Hoche.       <br />
       Avec : Natalie Dessay, Neïma Naouri, Medya Zana, Daniel Njo Lobé, Antoine Le Provost, Barbara Peroneille, Marie Glorieux, Kate Combault, Juliette Sarre, Rémi Marcoin, David Dumont, Léo Gabriel, Thomas Condemine, Pierre Aussedat.       <br />
       Et la Maîtrise Populaire de l''Opéra Comique.       <br />
       Lumières : Marco Giusti.       <br />
       Scénographie : Massimo Troncanetti.       <br />
       Collaboration aux costumes : Victoria Rastello.       <br />
       Collaboration aux coiffures et maquillages : Daniela Eschbacher.       <br />
       Décor sonore : Aline Loustalot.       <br />
       Design sonore : Unisson Design.       <br />
       Durée : environ 2 h 30 avec un entracte.       <br />
              <br />
       Le spectacle s'est déroulé du 16 au 19 avril 2025 dans la Grande salle Pierre Boulez de la Philharmonie de Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Gypsy-Premiere-en-France-d-un-celebre-opera-comique-americain-porte-par-une-distribution-des-plus-talentueuses-_a4201.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Le Jour où je suis devenue chanteuse black" Une comédie musicale soul et autobiographique hautement réjouissante</title>
   <updated>2023-11-13T12:20:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Jour-ou-je-suis-devenue-chanteuse-black-Une-comedie-musicale-soul-et-autobiographique-hautement-rejouissante_a3756.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/76642965-55131329.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-11-13T11:16:00+01:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans un spectacle drôle, émouvant et coloré, dédié à la mémoire de son grand-père afro-américain de Dallas, Claude Odell Dabbs (1920-2012), Caroline Devismes nous retrace sa propre histoire familiale, entièrement inspirée de faits réels, incroyables, mais vrais ! Épaulée à l'écriture par l'éclectique et inclassable Thomas Le Douarec (dont il faut souligner les déjà très nombreuses créations et interprétations, tous genres confondus), la comédienne convoque son secret familial autour du métissage dont la révélation, à ses huit ans, fut pour elle et sa mère un véritable séisme (sa mère croyant que le grand-père était décédé).     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76642965-55131329.jpg?v=1699872348" alt=""Le Jour où je suis devenue chanteuse black" Une comédie musicale soul et autobiographique hautement réjouissante" title=""Le Jour où je suis devenue chanteuse black" Une comédie musicale soul et autobiographique hautement réjouissante" />
     </div>
     <div>
      Un courrier des États-Unis permettra à la fillette de le rencontrer avant son décès et, de là, jaillira un désir vertigineux d'une vie future romanesque, chapeautée de musique et de chansons soul.       <br />
              <br />
       Blonde aux yeux bleus et aux cheveux frisés, née à Boulogne-sur-Mer dans le Pas-de-Calais, Caroline Devismes pioche dans sa culture et les nouveaux gènes qu'on lui a attribués pour nous proposer une comédie musicale dans laquelle trois comédiens chanteurs musiciens – dont leur régisseur son et lumière – revisitent tous les moments standards de la musique afro-américaine.       <br />
              <br />
       Les amatrices et amateurs de théâtre connaissent forcément Caroline Devismes, ravissante chanteuse-comédienne-danseuse-musicienne, dernière meneuse de revue des Folies Bergères, et son comparse, Alex Anglio, qui illuminent avec brio et talent la scène parisienne depuis plusieurs années.       <br />
              <br />
       &quot;Le Jour où je suis devenue chanteuse black&quot; est un véritable OTNI (Objet Théâtral Non Identifié) oscillant entre humour musical, cabaret burlesque, drame autobiographique et comédie musicale, dont l'écriture, commencée il y a douze ans, foisonnait d'idées et de propositions en tous sens… Mais il a bien fallu mettre des limites et imposer un cadre face à la vie de Caroline Devismes, tellement foisonnante et inimaginable !       <br />
              <br />
       Ce nouveau spectacle, au Café de la Gare, dont c'est la deuxième version (la première ayant été montée en 2012 pour le Festival d'Avignon) explore, à bien y regarder, le besoin que chacun et chacune d'entre nous a certainement ancré en lui ou en elle : savoir quelles sont nos racines et, finalement, qui on voudrait être…       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Mais nous ne voulions pas traiter avec gravité ce thème de la quête d'identité, comme cela est très souvent le cas ! Nous avons opté bien davantage pour un théâtre burlesque, bardé d'humour autour notamment de certains passages de la vie de Caroline, emplis pour le moins d'émotions fortes. De plus, je crois beaucoup à cette formule magique qui dit que &quot;la liberté naît des contraintes&quot; et aussi à l'art de la rupture (qui fait passer le spectateur du rire aux larmes) et que ce dernier est une recette idéale pour un spectacle idéal&quot;</span>, Thomas Le Douarec.       <br />
              <br />
       Le pari est largement gagné ! Le fabuleux destin de Caroline Devismes, mêlant histoire d'amour, paillettes, chansons de la Motown, musique soul, est remarquablement porté par le talent exceptionnel de la comédienne qui éblouit littéralement le public, lequel a bien du mal à tenir assis sur son fauteuil tant l'énergie sur scène est palpable et virevoltante…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76642965-55131337.jpg?v=1699872366" alt=""Le Jour où je suis devenue chanteuse black" Une comédie musicale soul et autobiographique hautement réjouissante" title=""Le Jour où je suis devenue chanteuse black" Une comédie musicale soul et autobiographique hautement réjouissante" />
     </div>
     <div>
      Les performances de la comédienne et des deux comédiens sont brillantes, comme des diamants bruts, ainsi que punchy et décoiffantes. Caroline Devismes chante à merveille – ses montées dans les aigus sont impressionnantes – et les chansons soul qu'elle interprète emportent l'âme du public sans commune mesure (en anglais &quot;soul&quot; ne signifie-t-il pas &quot;musique de l'âme&quot;).       <br />
              <br />
       Les deux frères de composition du spectacle, Les Sparkling Twins, Medhi Bourayou et Alex Anglio, alias Peter et Stevie Sou – à la fois pianistes, batteurs, chanteurs, danseurs, confidents et amoureux – épaulent bien brillamment la comédienne et séduisent, eux aussi, le public par leur humour décalé et sincère via leurs attitudes ou leurs répliques.       <br />
              <br />
       Il est vraisemblable que le grand-père de Caroline Devismes, auquel ce spectacle rend hommage, aurait été très fier de découvrir sa petite-fille ainsi métamorphosée en Diva outre-atlantique.       <br />
              <br />
       Un moment incontournable de ce spectacle, savamment mis en scène et interprété, est celui où Caroline revisite ses années passées aux Folies Bergères, à travers lequel le message est loin d'être subliminal : être danseuse de revue n'est pas chose si simple qu'il y paraît ! Loin de là ! Le sourire imposé cache bien souvent de nombreuses contraintes. Mais il faut sourire coûte que coûte, perché sur des talons de 10 cm, avec les baleines des lourdes coiffes qui compriment le corps… À bien y regarder, &quot;Le Jour où je suis devenue chanteuse black&quot; est une création qui sonde surtout le domaine de la fatalité, du destin et des secrets de famille.       <br />
              <br />
       Qu'en aurait-il été si la comédienne n'avait pas appris, un jour, ses origines afro-américaines ou si Thomas Le Douarec n'avait pas croisé le chemin de Medhi et d'Alex ? À n'en point douter, c'eût été un manque notoire pour la vaste scène du spectacle et de la création !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Jour où je suis devenue chanteuse black"</b></div>
     <div>
      Mise en scène : Thomas Le Douarec.       <br />
       Avec Caroline Devismes, Alex Anglio, Mehdi Bourayou et (en alternance) Stéphane Balny ou Odile Huleux ou Dominique Dorei.       <br />
       Arrangements musicaux : Caroline Devismes, Mehdi Bourayou et Alex Anglio.       <br />
       D'après les chansons de Diane Ross and The Supremes, Donna Summer, Gloria Gaynor, Shirley Bassey, Jackson Five, Marvin Gaye, Quincy Jones, Mickael Jackson, etc.       <br />
       Bande son originale : Mehdi Bourayou, avec &quot;Les Désaxés&quot; et Alex Finkin.       <br />
       Voix Off : Laurent Conoir et Pauline Le Douarec.       <br />
       Compagnie Thomas Le Douarec et Protect Artistes Music.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 octobre 2023 au 3 janvier 2024.</span>       <br />
       Mardi et mercredi à 21 h 15. Relâche le mardi 28 novembre 2023.       <br />
       Café de la Gare, Paris 4e, 01 42 78 52 51.       <br />
       <a class="link" href="https://www.cdlg.org/j/" target="_blank">&gt;&gt; cdlg.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Jour-ou-je-suis-devenue-chanteuse-black-Une-comedie-musicale-soul-et-autobiographique-hautement-rejouissante_a3756.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2022• "Boire, baiser, écrire (Un air de Bukowski)" Sur les planches de l'ivresse</title>
   <updated>2022-07-06T09:01:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2022-Boire-baiser-ecrire-Un-air-de-Bukowski-Sur-les-planches-de-l-ivresse_a3329.html</id>
   <category term="Avignon 2022" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/65870171-46911700.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-07-07T07:33:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il y a chez Oldan, cet homme en noir au regard malicieux et un peu fuyant, quelque chose de Bukowski. La carrure imposante, peut-être, et une grandeur toute délicate, sans doute moins perceptible au premier abord. Et s'ils s'étaient rencontrés ces deux-là ! Que se seraient-ils dit ? Qu'auraient-ils tu d'eux-mêmes par pudeur ou par humilité ? Leurs regards acerbes sur le monde et la nature humaine auraient-ils eu quelques points de convergence, chacun interrogeant l'autre à sa manière ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65870171-46911700.jpg?v=1657090537" alt="•Off 2022• "Boire, baiser, écrire (Un air de Bukowski)" Sur les planches de l'ivresse" title="•Off 2022• "Boire, baiser, écrire (Un air de Bukowski)" Sur les planches de l'ivresse" />
     </div>
     <div>
      Autant de questions que le spectateur se pose tout au long de ce &quot;spectacle-performance&quot; unique en son genre. Du théâtre ? Peut-être pas. Plutôt une confidence intime, celle d'un homme passionné par les mots, de ceux qui touchent l'âme en profondeur si on les écoute bien. Un OVNI. Un électron libre comme on les aime parce qu'on y éprouve en XXL la vie avec un grand V quand elle est mêlée à l'art. Car comme disait si admirablement Bertolt Brecht, <span style="font-style:italic">&quot;Tous les arts contribuent au plus grand de tous les arts, celui de vivre&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Oldan, s'inspirant de Charles Bukowski, c'est de l'eau de roche qui s'écoule dans un tourbillon de liquide rouge. C'est brut ou très raffiné au contraire. Chaque spectateur jugera.       <br />
              <br />
       Oldan a déjà joué &quot;Boire, baiser, écrire&quot; dans le Off d'Avignon il y a quelques années. En ces temps d'avant le Covid où les choses et les gens se sentaient plus légers. Et c'est un coup de cœur artistique que nous avions vécu déjà à ce moment-là. Alors, on en redemande…       <br />
              <br />
       Parmi les inconditionnels de la TV et les amoureux des émissions littéraires, qui ne se souvient pas du passage remarqué de Charles Bukowski sur le plateau d'Apostrophe animé par Bernard Pivot ? C'est par la projection de ce moment médiatique culte que commence le spectacle, un moment médiatique où Charles Bukowski, quitte le plateau ivre, comme souvent, prononçant tant bien que mal à l'animateur des &quot;Au revooooir&quot; cotonneux et distants. L'alcool ayant été sa muse et son combustible toute sa vie durant, et ce, dès ses 16 ans.       <br />
              <br />
       Oldan quittera le plateau lui aussi à un moment du spectacle, laissant les spectateurs seuls dans la salle juste <span style="font-style:italic">&quot;pour aller pisser, parce que la bière, ça fait pisser&quot;</span> comme un hommage affiché et quelque peu provocateur à cet incontournable romancier, nouvelliste, poète américain mort en 1994.       <br />
              <br />
       Mais pour l'instant, il est bien là, Oldan, et il boit lui aussi. Il boit beaucoup, beaucoup. Du vin rouge, puis de la bière, à nouveau du vin rouge. Il ne fait pas semblant. Et comme pour s'excuser de façon subliminale, il grignote à même le sachet quelques chips pour <span style="font-style:italic">&quot;tenir au ventre&quot;</span>.       <br />
              <br />
       Et il raconte Buko. En tout cas, il se l'approprie. Il se métamorphose en lui. À ce titre, on peut se demander ce qui pousse l'artiste de manière générale (comédien, acteur, auteur, danseur) dans ses choix intrinsèques et profonds. Nous n'avons pas interrogé Oldan à ce sujet. Nous l'aurions pu. Nous avons fait le choix de préserver cette part de mystère qui guide le processus créatif de l'artiste et qui le fait avancer chaque jour, encore et encore.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65870171-46911709.jpg?v=1657090612" alt="•Off 2022• "Boire, baiser, écrire (Un air de Bukowski)" Sur les planches de l'ivresse" title="•Off 2022• "Boire, baiser, écrire (Un air de Bukowski)" Sur les planches de l'ivresse" />
     </div>
     <div>
      Car Oldan est aussi chanteur, parolier, auteur, compositeur et, là aussi, c'est une autre performance : trois spectacles par jour à son actif tout au long du festival. Un exploit…. Oldan s'en défend et il semblerait que lui non plus <span style="font-style:italic">&quot;ne savait pas que c'était impossible. Alors, il le fera&quot;.</span>       <br />
              <br />
        &quot;L'Homme inouï&quot; à 19 h 45 au Théâtre du Verbe Fou, &quot;Oldan en concert, scène occupation&quot; toujours au Verbe Fou à 21 h 45 et, bien sûr, &quot;Boire, baiser, écrire&quot; au Sham's Théâtre à 23 h 15. Relâche les mardis quand même ! À l'occasion de cette performance bukowskienne et anarchique, Oldan propose un verre aux spectateurs du premier rang comme un partage nécessaire à l'acte créatif ou encore un hommage tangible à l'écrivain et à son public. Un public frileux au départ mais qui l'a très vite reconnu comme un grand écrivain.       <br />
              <br />
       Le spectateur ressent de façon palpable le plaisir du comédien à dire Buko (probablement que cet homme-là quand il aime il ne compte pas). Ou peut-être bien qu'il ne nous dit rien à bien y regarder ! Qu'il nous laisse carte blanche et nous laisse à penser librement l'écrivain tourmenté.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;L'idéal serait que Bukowski soit là, sur scène, à lire ses poésies. Mais c'est impossible. Il est mort. Mauvaise nouvelle. Bukowski mort ? Non !&quot;</span>       <br />
              <br />
       Le ton est donné par ces mots d'ouverture car Oldan aime les mots, passionnément et du haut de sa voix caverneuse qui n'est pas sans rappeler celle d'un Bashung ou d'un Arno (eux sont malheureusement morts mais Oldan est bien là), le spectateur se laisse bercer par les confidences du comédien rendant hommage à sa manière à cet écrivain tourmenté, anticonformiste qui, encore une fois, aura mis beaucoup de temps à être reconnu et publié. Osons ici un parallèle entre les deux hommes comme un clin d'œil, car Oldan l'artiste mériterait lui aussi d'être connu bien davantage tant son univers est foisonnant, parfois un peu sombre, mais cet univers cerne tellement finement l'âme humaine. Impossible d'y rester indifférent.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Je suis l'ange noir perché sur mes doutes. Je surveille la route, écrasé, empêché de voler. Je supporte ce corps de cloporte. Dans vos peurs, je me glisse avec douleur et délice&quot;,</span> extrait de &quot;L'Ange Noir&quot;, titre de l'album &quot;Serial K.&quot; d'Oldan sorti en 2015.       <br />
              <br />
       Dans ce spectacle, la dimension littéraire du romancier poète aurait peut-être mérité d'être soulevée davantage. Quelques mots supplémentaires jetés par-ci, par-là, entre deux verres de vin ou deux canettes de bière pour nous enivrer encore plus.       <br />
              <br />
       L'ombre de Charles Bukowski plane sur le plateau du Sham's aux côtés d'Oldan qui susurre et murmure l'homme à sa manière, confronté à sa propre vérité créatrice. C'est tout en délicatesse anarchique. Probablement que Buko aurait apprécié et serait monté sur le plateau pour boire un verre avec lui. Oldan vit. Il boit donc il est en vie. Charles Bukowski n'est plus là. Quoique !       <br />
              <br />
       <b>Vu en avant-première en avril dernier au Théâtre du Verbe Fou dans le cadre de la 3e édition du Festival des Théâtres indépendants à Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Boire, baiser, écrire (Un air de Bukowski)"</b></div>
     <div>
      Texte : Oldan.       <br />
       Mise en scène : Daniel Olive, Roland Abbatecola.       <br />
       Avec : Oldan.       <br />
       Création visuelle : Léo Sam.       <br />
       Par la Compagnie Okside.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 30 juillet 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 23 h 15, relâche le mardi.       <br />
       Sham's Théâtre, 25, rue Saint-Jean le Vieux, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 65 87 88 88 ou 06 60 96 84 82.       <br />
       <a class="link" href="https://www.festivaloffavignon.com/programme/2022/boire-baiser-ecrire-un-air-de-bukowski-s30060/" target="_blank">&gt;&gt; festivaloffavignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2022-Boire-baiser-ecrire-Un-air-de-Bukowski-Sur-les-planches-de-l-ivresse_a3329.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Shock Corridor"… Ou comment il est fou parfois de n'être pas fou</title>
   <updated>2017-01-24T10:00:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Shock-Corridor-Ou-comment-il-est-fou-parfois-de-n-etre-pas-fou_a1734.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/11026925-18278296.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-01-24T09:32:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Avec "Shock Corridor", Mathieu Bauer propose une adaptation théâtrale du film éponyme de Samuel Füller qui révèle l'envers du décor américain et les dessous du glamour. Une american way of life de la violence. Et particulièrement celle de l'institution psychiatrique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11026925-18278296.jpg?v=1485246863" alt=""Shock Corridor"… Ou comment il est fou parfois de n'être pas fou" title=""Shock Corridor"… Ou comment il est fou parfois de n'être pas fou" />
     </div>
     <div>
      Par les moyens du théâtre, le spectateur est invité à suivre les pistes du film dans une forme de labyrinthe scénographique et dramaturgique dont les jeunes comédiens sortis de l'école de Strasbourg (TNS) s'emparent avec un plaisir manifeste. L'adaptation théâtrale, disons le tout net, est une réussite.       <br />
              <br />
       Il y a tout d'abord la trame du récit filmique : celle d'un journaliste enquêtant sur un crime commis dans un hôpital psychiatrique en se faisant passer pour malade. Au risque de la perte de raison et de la perte de la preuve.       <br />
              <br />
       Il y a aussi le fil biographique de l'auteur reporter de guerre et réalisateur au cigare qui s'insère sans heurts par le biais d'une entrevue-témoignage.       <br />
              <br />
       Il y a enfin la montée à la surface des seconds rôles du cinéma qui ont trouvé dans &quot;Shock Corridor&quot; le court rôle de pleine lumière dont rêvent toute une vie ceux qui font carrière en bordure des projecteurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11026925-18278379.jpg?v=1485247213" alt=""Shock Corridor"… Ou comment il est fou parfois de n'être pas fou" title=""Shock Corridor"… Ou comment il est fou parfois de n'être pas fou" />
     </div>
     <div>
      Ces itinéraires, ces bribes de vie s'entremêlent et se nouent et se cristallisent dans des instants musicaux, un éclat de jeu individuel ou un mouvement d'ensemble.       <br />
              <br />
       Dans cette convention d'un théâtre construit déconstruit, le spectateur est sollicité de tous côtés. Le spectacle a la texture dense, variée, virtuose. Sans rupture de rythme, il est digne d'une comédie musicale ou d'un thriller.       <br />
              <br />
       Et dans le parcours mental, dans le dédale suggéré, le même spectateur éprouve le plaisir assez anglo-saxon de l'enquête et de la découverte de différents indices. Il repère comment d'une manière sournoise ou brutale une société façonne ses bordures et ses marges, pose la frontière entre le fou et le sain d'esprit. Comment le théâtre peut jouer avec les ambiguïtés. Comment il est fou parfois de n'être pas fou.       <br />
              <br />
       Mathieu Bauer, avec ses jeunes comédiens, propose le franchissement du miroir. Le spectateur applaudit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Shock Corridor"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11026925-18278427.jpg?v=1485247448" alt=""Shock Corridor"… Ou comment il est fou parfois de n'être pas fou" title=""Shock Corridor"… Ou comment il est fou parfois de n'être pas fou" />
     </div>
     <div>
      Adaptation, mise en scène et scénographie : Mathieu Bauer.       <br />
       Collaboration artistique et composition : Sylvain Cartigny.       <br />
       Avec : Youssouf Abi-Ayad, Éléonore Auzou-Connes, Clément Barthelet, Romain Darrieu, Rémi Fortin, Johanna Hess, Emma Liégeois, Thalia Otmanetelba, Romain Pageard, Maud Pougeoise, Blanche Ripoche, Adrien Serre.       <br />
       Dramaturgie : Thomas Pondevie.       <br />
       Son : Auréliane Pazzaglia.       <br />
       Lumière : Stan-Bruno Valette, Marie Bonnemaison.       <br />
       Costumes : Léa Perron.       <br />
       Plateau et accessoires : Laurence Magnée.       <br />
       Décor réalisé par les ateliers du TNS.       <br />
       Durée : 1 h 45.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11026925-18278624.jpg?v=1485248012" alt=""Shock Corridor"… Ou comment il est fou parfois de n'être pas fou" title=""Shock Corridor"… Ou comment il est fou parfois de n'être pas fou" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 10 janvier au 4 février 2017.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h. Samedi 21 à 15 h, dimanche 29 à 17 h. 1er, 2 et 3 février à 21  h.       <br />
       Relâche : 15, 22, 23 et 30 janvier.       <br />
       Nouveau Théâtre de Montreuil, salle Maria Casarès, Montreuil (93), 01 48 70 48 90.       <br />
       <a class="link" href="http://www.nouveau-theatre-montreuil.com/" target="_blank">&gt;&gt; nouveau-theatre-montreuil.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Shock-Corridor-Ou-comment-il-est-fou-parfois-de-n-etre-pas-fou_a1734.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Young Adult : l’éternelle jeunesse est un naufrage</title>
   <updated>2012-04-06T19:13:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Young-Adult-l-eternelle-jeunesse-est-un-naufrage_a584.html</id>
   <category term="Coin de l’œil" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4072783-6179560.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-04-06T18:12:00+02:00</published>
   <author><name>Gérard Biard</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il y a pire que refuser de vieillir : ne pas arriver à grandir. Si, dans "Juno", Jason Reitman filmait une adolescente très mature, dans "Young Adult", au contraire, il s’intéresse aux fantasmes, mi-eau de rose, mi-bourbon sec, d’une adulte qui rêve d’avoir toujours de l’acné.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4072783-6179560.jpg?v=1333729621" alt="Young Adult : l’éternelle jeunesse est un naufrage" title="Young Adult : l’éternelle jeunesse est un naufrage" />
     </div>
     <div>
      Grandir n’est pas forcément donné à tout le monde. Pour certains et pour certaines, qui veulent se persuader qu’on a tous les jours quinze ans, la chose paraît carrément hors de portée. C’est le cas pour Mavis Gary, auteure de romans pour adolescents - mais sans vampires - fraîchement divorcée et en pleine crise alcoolo-dépressive. Bien qu’ayant allègrement dépassé la trentaine, elle veut croire à toute force que la vie se déroule comme dans les histoires nunuches qu’elle imagine et que le monde appartient aux post-pubères intrépides.        <br />
              <br />
       Ainsi, lorsqu’elle apprend que Buddy Slade, qui fut son <span style="font-style:italic">boyfriend</span> au lycée, vient d’avoir une petite fille, elle décide de retourner à Mercury, le bled de son enfance, qu’elle avait pourtant fui à toutes jambes pour s’installer à Minneapolis. Son but : arracher l’ex-élu de son cœur à son mariage et à ses devoirs de jeune père. Car pour elle, ça crève les yeux, ils sont faits l’un pour l’autre et il n’attend que sa venue, le cœur battant et la lèvre humide…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4072783-6179575.jpg?v=1333731301" alt="Young Adult : l’éternelle jeunesse est un naufrage" title="Young Adult : l’éternelle jeunesse est un naufrage" />
     </div>
     <div>
      Après l’adolescente 100 % hors normes mais 200 % responsable de &quot;Juno&quot; et le pré-quinquagénaire pris à son propre jeu cynique de &quot;In the Air&quot;, Jason Reitman dresse ici le portrait d’une trentenaire un brin fracassée. Une magnifique proie à psy, dont la vie intime consiste à se mettre minable un soir sur deux et à se réveiller aux côtés d’un bellâtre dont elle a oublié le nom, et qui, du jour au lendemain, prend la ferme décision de devenir l’héroïne d’une romance à la noix.       <br />
              <br />
       Dans ce rôle ingrat, Charlize Theron explose une fois encore l’écran - sans la métamorphose physique de &quot;Monster&quot;, toutefois -, composant un personnage à la fois hilarant et pathétique : une sorte de Bridget Jones trash et limite psychotique, lâchée dans le quotidien conventionnel de la middle-class du Minnesota, et montée en boucle comme le vieux tube des nineties qu’elle réécoute inlassablement sur la cassette-audio que lui avait offert Buddy.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4072783-6179658.jpg?v=1333731942" alt="Young Adult : l’éternelle jeunesse est un naufrage" title="Young Adult : l’éternelle jeunesse est un naufrage" />
     </div>
     <div>
      À travers la confrontation de deux &quot;idéaux&quot;, celui, complètement fantasmé et déconnecté de la réalité, d’une fauteuse de trouble social en plein déni, et celui, parfaitement terre-à-terre, d’une population qui n’aspire qu’à incarner la &quot;normalité&quot;, Jason Reitman et sa scénariste Diablo Cody illustrent à merveille la schizophrénie d’une Amérique qui veut continuer à croire en ses rêves - tout est possible, il suffit de le vouloir - tout en s’obstinant dans le conservatisme - ne changeons rien.        <br />
              <br />
       En cela, &quot;Young Adult&quot; s’inscrit dans la plus pure tradition de ce cinéma indépendant américain qui, sous couvert de comédies de mœurs douces-amères aux personnages cocasses, en profite pour ausculter un pays tourmenté et rempli de contradictions. À l’heure où les prétendants à l’investiture républicaine font assaut de sermons apocalyptiques et où la loi sur la couverture santé obligatoire voulue par Obama est attaquée par rien moins que 26 états devant la Cour suprême, il ne fait aucun doute que Mavis Gary n’est pas la seule, aux États-Unis, à refuser de grandir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4072783-6179701.jpg?v=1333732388" alt="Young Adult : l’éternelle jeunesse est un naufrage" title="Young Adult : l’éternelle jeunesse est un naufrage" />
     </div>
     <div>
      <b>● Young Adult</b>       <br />
       Réalisation : James Watkins.       <br />
       Scénario : Diablo Cody.       <br />
       Directeur de la photographie : Eric Steelberg.       <br />
       Avec : Charlize Theron, Patton Oswalt, Patrick Wilson, Elizabeth Reaser, Colette Wolfe, Jill Eikenberry, Richard Bekins.       <br />
       En salles depuis le 28 mars 2012. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Young-Adult-l-eternelle-jeunesse-est-un-naufrage_a584.html" />
  </entry>
</feed>
